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 Guide Culturel du Bourbonnais Auvergne

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Jojolasage
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MessageSujet: Guide Culturel du Bourbonnais Auvergne   Mar 26 Juin - 19:10

Ce guide est le fruit du travail de l'Ambassadrice Dame Garsende, et a été révisé et complété en partie par Messire Pharacae de par sa charge de Chambellan.

Juin 1455



Guide culturel du Bourbonnais Auvergne

HISTOIRE DU BOURBONNAIS-AUVERGNE


    L'Auvergne féodale

      L'histoire de l'Auvergne se confond alors avec celle de la France. La pax romana n'est plus discutée. A la fin de l'Empire d'Occident, le poète Sidoine Apollinaire, préfet de Rome, devient évêque de Clermont et organise la résistance contre les envahisseurs wisigoths.
      Le christianisme s'est déjà largement implanté avec sa cohorte de saints et de martyrs qui sont à l'origine des implantations d'abbayes et de prieurés qui en dépendent ( saint Géraud d'Aurillac, La Chaise-Dieu, Sauxillanges, Menat, Mozac, Saint-Flour... ) Il se crée tout un maillage d'églises et de monastères, avant même qu'en 1095, Urbain II, venu prêcher à Clermont, n'ait entraîné par ses propos enflammés les petits seigneurs sur le chemin de la croisade.

      La vision de la Terre Sainte les détourne enfin de leurs conflits incessants, attachés à se disputer la réalité du pouvoir du haut de leur nid d'aigle, perché à l'embouchure de chaque vallée. Au 12è siècle, les seigneurs auvergnats se sentent tiraillés entre l'allégeance au roi de France ou au duc d'Aquitaine. Le comte d'Auvergne possède la Basse Auvergne sauf Clermont, qui demeure le fief de l'évêque. Philippe Auguste réduira les possessions comtales à quelques terres autour de leur nouvelle capitale, Vic-le-Comte. Au siècle suivant, l'Auvergne fait partie de l'apanage d'Alphonse de Poitiers, installé à Riom, tandis que le 28 mai 1262, jour de la Pentecôte, Philippe III le Hardi épouse en grande pompe Isabel d'Aragon, en la cathédrale de Clermont.

      L'Auvergne connaît les heures sombres des guerres de Cent Ans, avec son cortège de pillages, d'incendies, de famines et d'épidémies. On assiste alors à la montée en charge des Bourgeois, soucieux d'obtenir leur charte de franchise qui leur permet d'entourer de murailles leur " bonne ville ". On dénombre dix-neuf villes franches : 13 en Basse-Auvergne dont Clermont et Montferrand, encore distinctes, Riom, Billom, Issoire, Brioude, Auzon, Ebreuil, Saint-Germain-Lembrom, Aigueperse, Cusset, Langeac et Saint-Pourçain, et six en Haute-Auvergne dont Saint-Flour, Aurillac, Maurs, Mauriac, Salers et Chaudes-Aigues. Ces villes franches bien fortifiées résistent aux assauts des troupes anglaises et des bandes de pillards.


    Histoire de la maison de Bourbon

      Le premier seigneur connu fut Adhémar (ou Aymar), au Xe siècle. Icelui acquit le château de Bourbon qui donna son nom à la famille, ou Maison de Bourbon. Peu d'éléments nous viennent de cette sombre époque.

      La première maison des Bourbon prit fin en 1200 avec la mort d'Archambault VIII. Il ne laissa qu'une héritière, Mahaut de Bourbon dont l'époux, Guy II de Dampierre, ajouta Montluçon aux possessions des seigneurs de Bourbon, étendues vers les rives du Cher au cours des XIe et XIIe siècles.

      La seconde maison des Bourbon commença en 1218 avec Archambault IX, fils de Guy II de Dampierre et Mahaut de Bourbon, puis avec Archambault X, leur petit-fils. Ce dernier mourut à Chypre en 1249 au cours d'une croisade. Le Bourbonnais passa alors à la maison de Bourgogne.

      En 1272, Béatrix de Bourgogne (1258-1310), dame de Bourbon, épousa Robert de France (1256-1318), comte de Clermont, fils du roi Louis IX (Saint-Louis). Ce fut le début de la grande maison des Bourbon qui donna les rois de France à partir de Henri IV.

      Les Bourbon avaient conclu une alliance avec le pouvoir royal. Ils avaient mis leurs forces au service du roi, profitant ainsi de la position géographique du Bourbonnais situé entre le domaine royal et les duchés d'Aquitaine et d'Auvergne. Cette alliance, ainsi que le mariage de Béatrix de Bourgogne et Robert de France, facilitèrent l'essor et la prospérité du Bourbonnais. En 1327, il fut d'ailleurs érigé en duché-pairie par le roi Charles le Bel.


    Naissance du Bourbonnais-Auvergne

      En 1360, l'Auvergne échoit au duc Jean de Berry, fils de Jean II le bon qui la transmet à son gendre, le duc de Bourbon dont les résidences s'établissent à Montluçon puis à Moulins. Les sires de Bourbon se trouvent donc à la tête d'un important Etat féodal mais, François 1er leur confisque l'Auvergne et le Bourbonnais à la suite de la trahison du connétable de Bourbon.

      L'histoire actuelle du Bourbonnais-Auvergne est désormais connue dans l'historial.



HISTOIRE DES VILLES DU BOURBONNAIS-AUVERGNE


    Clermont, anciennement Clairmont

      Clairmont était le nom que prit en 848 — en référence au château fort de Clarus Mons — la ville auvergnate d' Arvernis, qui avait elle-même succédé au IIIe siècle à l'ancienne ville gallo-romaine d' Augustonemetum (latinisation du nom gaulois Nemossos formée par adjonction du nom de l'empereur Auguste), en prenant le nom — comme cela s'était beaucoup pratiqué dans d’autres villes de Gaule à cette époque — du peuple que ses murs abritaient, Augustonemetum ayant elle-même pris la suite dans le courant du Ier siècle de l'ancienne capitale des Arvernes, connue dans l' Antiquité sous le nom de Nemossos (terme gaulois désignant un « bois sacré »).

      Nemossos devait être au départ un petit village gaulois, que l'on situe sur la butte où a été construite l'actuelle cathédrale de Clermont-Ferrand, qui prit de l'importance, au point d'être qualifiée par Strabon, au début du Ier siècle de « métropole » des Arvernes. Il était situé non loin du plateau de Gergovie, où, au cours de la guerre des Gaules, Vercingétorix avait — quelque temps avant de capituler à Alésia — repoussé les assauts des légions romaines de Jules César, lors du siège de Gergovie, en 52 av. J.-C..
      Pendant l'époque gallo-romaine, la ville s'est développée, et on estime qu'elle comptait au IIe siècle de 15 000 à 30 000 habitants, ce qui faisait d'elle une des villes les plus peuplées de la Gaule romaine.
      La ville est épiscopale depuis le Ve siècle, époque à laquelle l'évêque Namatius (Saint Namace) fit construire une cathédrale romane longuement décrite par Grégoire de Tours. Un autre personnage emblématique de cette période est Sidoine Apollinaire, qui, à la tête du diocèse de 468 à 486, organisa la résistance à l'envahisseur wisigoth, mais ne put empêcher la prise de contrôle de la ville et son intégration au royaume wisigoth jusqu'en 507.
      Le 8 novembre 535, s'ouvre à Arvernis (Clermont) le premier Concile de Clermont, avec la participation de quinze évêques, dont Césaire d'Arles, Saint Nizier, évêque de Trèves et Saint Hilaire, évêque de Mende. Seize décrets y ont été pris, notamment le second canon qui rappelle que la dignité épiscopale, le fait de devenir évêque, doit être accordée en fonction des mérites et non à la suite d'intrigues.
      Clermont connut après la disparition de l' Empire romain et pendant tout le Haut Moyen Âge une période sombre, marquée par les pillages dont elle fut l'objet de la part des peuples qui envahirent la Gaule et ne fut pas épargnée par les Vikings lors de l'affaiblissement de l'Empire carolingien. Elle fut ravagée par les Normands une première fois en 864, et alors que l'évêque Sigon entreprenait sa reconstruction, elle l'est de nouveau en 898 (ou 910, selon certaines sources).
      L’évêque Étienne II fit bâtir une nouvelle cathédrale romane à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Elle a été consacrée en 946 mais fut détruite lors de la construction de la cathédrale gothique actuelle à l'exception des tours (qui seront remplacées au XIXe siècle par les tours actuelles) et de certains éléments de la crypte (toujours visible).
      En 1095, lors du second concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade.
      En 1120, à la suite des crises successives qui opposèrent les comtes d'Auvergne aux évêques, qui régnaient sans partage sur la ville de Clermont, et pour contrecarrer leur pouvoir, le comte d' Auvergne Guillaume VI décida de construire, sur une butte voisine propice aux fortifications, une ville rivale. C'est ainsi que la cité de Montferrand vit le jour, sur le modèle des bastides du Sud-Ouest, ces villes nouvelles du Midi, construites entre le XIIe et le XIIIe siècles.

      Cathédrale de Clermont

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MessageSujet: Re: Guide Culturel du Bourbonnais Auvergne   Mar 26 Juin - 19:24

Bourbon, dite l'Archambault :

    L'agglomération antique de Bourbon se trouve dans la cité des Bituriges et dépend donc à cette époque de Bourges (Avaricum). Ancienne capitale de la seigneurie de Bourbon (avant Moulins), la ville doit son nom à ses seigneurs, dont neuf portèrent le nom d'Archambault, pendant une période qui alla du Xe au XIIe siècle. Le bourg devint une puissante forteresse, agrémentée de quinze tours.


    Forteresse de Bourbon, ancien siège de la dynastie des Bourbon


Moulins

    Au delà d'une ville Moulin était surtout la capitale d’un petit comté :

    La première mention d'habitations dans un lieu se nommant Moulins remonte à 990 bien que son histoire féodale soit peu claire.

    Moulins et sa région possède une forte concentration d'églises romanes, où se retrouvent les caractéres architecturaux des anciens diocèses d'Auvergne, de Bourgogne et du Berry qui se partageainet le Bourbonnais.
    Ces trois influences se retrouvent dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Souvigny, qui a marqué de son empreinte les églises voisines: portails de Besson, Chemilly, Trevol, les chapiteaux de l'église Siant-Marc de Souvigny et Saint-Pierre d'Yzeure.

    Très vite, la ville se développa tant économiquement que culturellement. Ainsi, Moulins se vit pourvoir au cours de notre siècle d'un chœur de d'un grand beffroi symbole de la prospérité de la ville.

    Désormais, c'est sous la bannière du Bourbonnais-Auvergne que Moulins va de l'avant.
    Le Jacquemart de Moulins, achevé en cette année de 1455.


Montluçon

    Durant la période Gallo-Romaine est établi une forteresse romaine à l'emplacement de cette ville. (Légion Octava-Augusta.). Toutefois la première mention d'un Monte Lucii ne remonte qu'au XIe siècle. C'est Guillaume, fils d'Archambaud IV de Bourbon, qui construit le château. Au XIVe siècle, Louis II de Bourbon reconstruit château et remparts.


    Château de Montluçon.


Aurillac

    L’origine d'Aurillac (Aureliacum) remonte sûrement à l'époque gallo-romaine mais elle n'est réellement connue qu'à partir de 856, année de naissance du Comte Géraud. Ce dernier, patron de la cité, voit le jour au château d'Aurillac, dont son père est le seigneur. Vers 900, Géraud fonde une abbaye bénédictine qui plus tard portera son nom. C’est dans ce monastère qu’étudiera Gerbert, premier pape français sous le nom de Sylvestre II. La ville s’est d’abord constituée autour d’un noyau initial situé à proximité immédiate de l’abbaye. De forme circulaire, cette première unité urbaine est encore reconnaissable. Géraud meurt vers 910 mais son rayonnement est tel dans la population d'Aurillac et des environs qu’au fil des siècles et encore de nos jours, Géraud est un prénom de baptême répandu. C’est au treizième siècle que s'organisent des coutumes municipales, malgré l'opposition des abbés de l’époque. L’influence de ces derniers s’achèvera par la victoire des consuls et la prise du château de Saint-Étienne en 1255. Au treizième et quatorzième siècles, Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglois .


    Sur les berges de la Jordane, Aurillac.


Thiers

    Les origines de Thiers sont obscures et auréolées de légende. Le nom primitif, "Tjern" ou "Thiern" serait de langue celtique et signifierait "chef" ou "seigneur".

    Au début du XI ème siècle, l’organisation de la ville de Thiers est assez complexe : dans la plaine, le monastère du Moutier, fondé à une date inconnue à l’emplacement de l’église Saint Symphorien et donné en 1011 à l’abbaye de Cluny, est le centre d’une agglomération monastique dont l’Abbé est le seigneur. La ville haute, entourée d’une enceinte, s’organise autour d’un château initialement occupé par un seigneur laïc vassal du Comte d’Auvergne, de l’église Saint Genès confiée à un chapitre de chanoines à partir de 1016 et de l’église Saint Jean, érigée sur l’éperon rocheux dominant la Durolle.

    Actuellement, Thiers est réputée pour son art de la coutellerie.

    Ruelles au cœur de Thiers.


Polignac

    Les vicomtes héréditaires du Velay possèdent depuis le XIème siècle, le chateau de Polignac. Ainsi ils en prennent le nom et y font leur résidence ordinaire jusqu'au début du XVIIème siècle. Ces vicomtes de Polignac joueront un rôle de premier plan en Velay jusqu'à nos jours. Autour de leur place forte principale, ils batîssent ou acquièrent de très grandes forteresses autour desquelles naissent bourgs et villages ainsi que la ville de Polignac.

    Dans leur forteresse de Polignac, le logis seigneurial est sans doute reconstruit en dur au XIIéme siècle, époque où une lutte sans merci oppose les polignacs aux évêques du Puy à propos des péages sur la route de pélerinage. Il est restauré et agrandi à la fin du XVème siècle ou au début du suivant. Le donjon, désigné comme la "grosse tour" dans les sources anciennes, est construit par Randon Armand X, vicomte de 1385 à 1421.

    Actuellement, Polignac fait partie intégrante du Bourbonnais-Auvergne.


    Polignac et son château.


Montbrison

    L’histoire de Montbrison commence au Moyen Age et elle est intimement liée à celle des Comtes de Forez.

    Guillaume III a fondé en 1090 un hôpital qui fut transféré en 1217 sur les berges du Vizézy à l’emplacement où il se trouve encore aujourd’hui, même s’il a depuis perdu sa vocation initiale. A cette époque s’élevait un château sur la butte du Calvaire, il était dominé par un imposant donjon et entouré d’une double enceinte construite par Guy II, château dont subsistent quatre tours et une muraille, au pied du Collège Victor de Laprade, rue Claude Henrys et rue des Prisons ainsi qu’une seule tour, la tour de la Barrière.

    Guy IV a paré Montbrison de son plus beau joyau : la collégiale Notre Dame d’Espérance dont la première pierre fût posée le 23 novembre 1226. La salle héraldique de la Diana) monument unique en France fût construite en 1295 par Jehan 1er et décorée à l’occasion de son mariage avec Alix de Viennois de 1728 caissons.


    Gravure authentique représentant Montbrison.


Montpensier

    En 1384, Jean de Berry (juin 1357 à Vincennes-15 juin 1416 à l'hôtel de Nesles à Paris) achète le comté de Montpensier au seigneur de Ventadour pour 40 000 francs (monnaie de l'époque). Montpensier est alors un petit village, parmi les villes d'Aigueperse et d'Usson.
    [Hrp : Aucune histoire sur le village même qui comporte actuellement 320 habitants]

    Toutefois, Montpensier est devenu partie intégrante du Bourbonnais-Auvergne.


    Gravure représentant la butte de Montpensier.


Murat

    Grace à sa position stratégique, Murat se développa à partir du Xe siècle et fut très prospère aux XIIe siècle et XIIIe siècle. Au XIVe siècle, Murat était une véritable ville fortifiée: à l'abri de ses murailles dites "Castrum apud castrum de Murat" (forteresse appuyée au rocher de Murat), elle constituait une cité active (foires et marchés, auberges, artisanat, professions libérales) et un nœud routier important.


    Sur les hauteurs, Murat.

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