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 Lettre ouverte aux fourbes ducaux

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Gypsie

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Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Lettre ouverte aux fourbes ducaux   Sam 18 Oct - 17:03

Selene2rr a écrit:
Citation :
Au Duc du Bourbonnais-Auvergne
Aux membres du Conseil Ducal du Bourbonnais-Auvergne
Au Fourbe Sénéchal Jardin83
Aux armées Ducales prêtes à nous égorger
Au peuple du Bourbonnais-Auvergne
Au sang de nos frères et sœurs martyrs



Nous, Sélène d’Hambers, Caïte de la confrérie Libertad, écrivons cette lettre afin de vous faire part de notre mécontentement concernant votre récente ingérence dans les affaires concernant directement nos proches.

Non content d’avoir organisé la vile attaque sur son Excellence Dame Apolonie d'orval, bourgmestre de Moulins. qui a failli perdre la vie, à laquelle vous aviez donné parole de ne point nous attaquer lors de notre traversée, et ce contre sa et notre propre parole de ne point commettre quelconque délit en vos terres ; vous venez de mortellement blesser un des nôtres, Sieur Hijikata à la sortie de la ville de Polignac, alors que celui-ci, médecin de son état me rejoignait pour un suivi médical, étant enceinte et faible de santé. Et ce alors que vous aviez été prévenu de sa venue, en compagnie de deux femmes qui ont réussit à échapper à l’assaut de vos hommes de main.

De source sûre l’armée est Auvergnate avec appartenance au Duché. Soit vos armées sont dirigées par votre Sénéchal à l’insu de toute consultation Ducale, soit le Duc lui-même n’a aucune parole. Dans le doute, et ayant perdu toute confiance en vos hauts dignitaires, ma propre parole est ainsi retirée. Sachant que toute armée ducale est menée sous la responsabilité de son Duc, si litige entre Duc et Capitaine, l’Armée se doit d’écouter son Duc avant tout sous peine de Haute Trahison.

A partir de ce jour le Duché du Bourbonnais-Auvergne est déclaré ennemi de notre confrérie et sera notre prochain point de mire, nous venions en paix et vous avez versé le sang de notre famille. On ne touche pas impunément à la famille Libertad sans en subir les conséquences, surtout avec autant de fourberie en jouant sur la confiance au nom de l’amitié que vous avez souillée.

Nous sommes mercenaires, pilleurs et assassins soit, mais nous avons une parole et un honneur envers tout ce qui touche de près ou de loin l’un des nôtres. En l’occurrence, Dame Apolonie étant maire de Moulins et amie de nombreuses personnes importantes ou non du Duché du Bourbonnais-Auvergne, nous nous étions engagés à être tranquille, ce qui fut chose faite.

Nous avons même participé à la défense de la ville de Moulins contre l’armée soit disant félonne et sous l’incapacité d’un Duc et son Conseil Ducal à gérer un duché et ses armées. Mais nous réclamons tout de même des excuses publiques de votre part, le dédommagement des victimes, voir la démission du Duc et surtout le limogeage du Sénéchal et du Capitaine des Armées, tout en vous laissant dans la crainte de nous revoir en vos terres mais cette fois-ci, avec des intentions moins amicales.


Faict à Moulins, le 14 septembre 1456.

Sélène Dame d’Hambers,

Caïte de Libertad.




Apolonie a écrit:
Apolonie, dame d’Orval a écrit:

Aux Auvergnats,
Au Duc du Bourbonnais-Auvergne,
Au Conseil ducal,
A la COBA,
A Moulins et ses habitants,
A la Confrérie Libertad,
Aux miens ou ceux qui le furent,


Moi, Apolonie, dame d’Orval, Bourgmestre de Moulins, déclare avoir aimé ce duché plus que tout et lui avoir consacré ma vie. En tant que diplomate, tribun, en tant que sergent de la COBA et en tant que maire. Haut et fort j’affirme que j’ai servi le Bourbonnais-Auvergne et ses habitants du mieux que je l’ai pu.

J’admets avoir des accointances avec certaines compagnies franches. J'admets avoir été et être encore Sentinelle. J’admets considérer Libertad comme une famille bien que ne faisant pas partie de la Confrérie officiellement.

Lorsque la loi martiale fut décrétée, j’ai demandé pour mon frère qui arrivait, et qui n’est pas libertadien, un laisser-passer. Avant qu’il entre sur nos terres. J’ai fait la même chose pour les quelques membres de Libertad qui devaient passer rapidement à Moulins avant de filer vers d’autres horizons. Devant la méfiance des autorités, je me suis d’abord sentie déçue. Qu’on ne m’accorde pas la confiance que j’octroie à ma terre m’a surprise. Mais j’ai compris les raisons, et que mes amis puissent faire peur. J’ai donc donné ma parole, et Libertad la sienne à travers moi, qu’aucun acte délictueux ne serait commis. On m’a donné les laissers passers. Ils sont entrés en Bourbonnais Auvergne. A peine une petite dizaine de personnes : une femme enceinte, deux jeunes mariées, un ange. Quand ils sont enfin arrivés à Moulins, c’était pour me trouver plus que grièvement blessée, à tel point qu’on m’a cru morte, au bas de mes remparts dont j’avais pourtant vanté le calme, la sérénité et la beauté.

Là encore, j’ai défendu mon duché. J’ai, naïvement, pensé que la discussion et le calme permettraient de résoudre une situation critique. J’ai voulu avoir confiance en notre Conseil, notre Duc et notre armée. Mon état de santé m’a privé de communication hier et aujourd’hui, et en ouvrant les yeux ce soir… Je retrouve une terre dévastée. J’apprends qu’on a attaqué un groupe qui n’avait rien fait. Sous prétexte qu’ils sont fichés Libertad. Un ami, un proche, qui m’a sauvé la vie en Gascogne, est grièvement blessé.

La situation s’envenime et touche aujourd’hui toutes les facettes du duché. Des nobles, aux paysans, en passant par la COBA et le Conseil. Des gens désinformés se fâchent sans prendre le temps de demander aux principaux intéressés les faits. Je n’ai jamais menti de ma vie, je n’ai jamais trahi ma terre, et les rares personnes à être venues me trouver savent que je ne refuse jamais une explication.

On m’accuse d’avoir refusé une armée : j’admets ne pas avoir autorisé Jardin à entrer. Je l’ai clairement dit avant. Et je ne le nie pas. Les raisons étaient simples : il peut défendre la ville des remparts, pas besoin d’entrer dans la ville. D’autant qu’il n’y avait aucune menace sur Moulins. Le Duc et le Prévôt savaient que je la refusais. Ont interdit qu’on y entre. Je n’ai donc pas désobéi. Puisque mes raisons ont été admises. Je n’en veux pas pour autant à Jardin. Malentendu ou pas, la situation n’est pas si limpide qu’on puisse considérer un seul homme comme responsable de ce gâchis.

Aujourd’hui, je me sens trahie par la terre que j’ai servie si longtemps. Aujourd’hui je suis déçue par ceux que j’ai toujours considérés comme les miens. Aujourd’hui je suis dépit et désillusion. Je me sens piteuse d’avoir tant vanté le Bourbonnais à des gens qui n’y ont trouvé que douleur et attaques alors qu’ils venaient en paix. Je me sens contrite d’avoir soutenu ma terre envers et contre leurs raisons, alors que baignant dans mon sang ils me disaient que ce n’était plus chez moi. Je me sens salie d’avoir porté si haut les couleurs d’une Auvergne qui ne reconnait pas les siens. Dont les dirigeants préfèrent s’entredéchirer et s’auto-saper plutôt que de travailler à la grandeur d’un duché qui pourtant le mérite.

Aujourd’hui, je renonce officiellement à mon poste de Consul du Bourbonnais-Auvergne et demande à Son Excellence Fabien74 de bien vouloir accepter ma démission de la Chancellerie du Bourbonnais-Auvergne pour laquelle je travaillais ardemment depuis plus d’un an. Je ne peux plus décemment représenter un duché auquel je ne crois plus.

Aujourd’hui je demande officiellement à la Confrérie Libertad si elle veut bien m’accepter en son sein. Eux qui comme moi n’ont qu’une parole. Eux qui comme moi savent respecter leurs engagements. Eux qui savent reconnaitre les leurs et les défendre. Je ne les suivrai pas dans une éventuelle attaque de l’Auvergne, car je suis toujours issue de cette terre qui m’a vue naître, mais je ne les empêcherai plus d’y entrer avec des intentions belliqueuses. Un lien est rompu ce soir.

A vous qui me lisez, cessez de vous regarder le nombril, de ne suivre aveuglément que celui que vous connaissez. L’information, c’est le savoir. Les choix se prennent en fonction du savoir. Arrêtez de tout croire, et faites vous vos opinions. La COBA de feu mon fiancé, la COBA de Willen, celle dans laquelle j’ai servi, ce n’est pas celle que je vois aujourd’hui. Le Bourbonnais-Auvergne, ce n’est pas une série de luttes intestines. C’est une solidarité, c’est une famille, c’est une vision, une idée de grandeur et de respect. Je me considèrerai auvergnate quand ces valeurs auront repris leur place icelieu. Ce n’est pas le cas actuellement.

A Moulins !
A ceux de bonne volonté !
A ma famille, aux miens, aux auvergnats !
Salud y Libertad !

Apolonie, dame d’Orval
Maire de Moulins.

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