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 Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:33

--Caprice a écrit:
[rp]De Montluçon à Montpensier :[/rp]

Un groupe de voyageurs reconnaissable à ses paquets hissés sur le dos d’une ânesse grise entra en forêt d'Evenstart à Montluçon par le petit chemin de terre maintes fois empruntés mais ce qui était moins habituel est que sur le dos de la bête se trouvait aussi un panier avec un jeune enfant, un bébé de 8 mois en ce moment endormi par le pas cadencé de l’ânesse.

Et quand on regardait les voyageurs, ce qui n’était pas banal non plus c’était de voir un homme âgé et une jeune femme. Ils n’avaient pas l’air de marchands, ils n’avaient pas l’air de vagabonds mais peut-être de pèlerins ? En quête de rencontres plus enrichissantes humainement que matériellement.

Ils se tenaient assez proches comme des amis de longue date ce qui était aussi étonnant vu le peu de temps en réalité. Mais on pouvait voir en eux une confiance installée, une envie de partager au risque de provoquer par l’image qu’il pouvait donner : un vieil homme reconnu charmant dans son village surtout par la gente féminine et une jeune mère qui aurait dû être sage avec les soucis déjà vécus mais qui prenait le risque de cette aventure en souriant à la vie, en lui souriant à lui son tendre nouvel ami.
Sibille a écrit:
Voilà Opus, nous y sommes… l’entrée de cette forêt marque le passage à une vie d’aventure. Je suis contente de la vivre avec toi et j’espère que tu ne regretteras pas de la vivre toi aussi.

Il lui répondit avec son calme habituel, leurs paroles au fur et à mesure de la marche s’assourdissaient, s’éloignaient couvertes par le bruit des oiseaux nocturnes et de la forêt.

La nuit passa ainsi tranquillement, Sibille savait que les premiers jours, il fallait se ménager, les muscles seraient endoloris, tout le corps souffrirait pendant quelques temps, elle utiliserait ses connaissances pour faire que cette souffrance soit la plus courte et la moins gênante jusqu’à ce que tout devienne naturel, pas après pas, prendre le rythme correspondant aux grands voyageurs.

Enfin, Montpensier apparût et c’est en souriant que Opus arriva dans son village… faisant signe aux gardes des portes de la ville.


Opus, ici je te laisse guide, tu es chez toi, dis moi où nous pouvons nous reposer, nous nourrir et mettre Caprice, je te suis. Elle se laissa emmener dans les différentes ruelles, regardant avec curiosité et essayant de se souvenir de son dernier passage.
Agna a écrit:
Agna qui se promenait de bon matin comme à son accoutumé crut reconnaitre au loin une silhouette qu'elle connaissait bien. Elle stoppa net son avancée pour être sur de ne pas se tromper.

"Non c'est pas vrais il est revenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu"

Agna se mit à courrir en direction du couple et de l'ane qu'elle voyait au loin et sauta dans les bras à Opus.

"Vieux brigand tu mériterais que je te tonde ..... partir sans rien dire....je me suis fait un sang d'encre moi....."

Puis Agna remit les pieds sur terre et salua la Dame qu'elle pensait avoir déjà vu mais elle n'en était pas sur du tout. Elle se mit à caresser l'ane.

"Aaaaaaaaaaaaaah mais c'est une fifille.... mais c'est mon Cabotin qui va être content... Si vous ne savez pas ou le loger amener le au p'tit coin des célibataires j'en connait un qui va être tout content de lui présenter les paturages de Montpensier" Agna éclata de rire
Sibille a écrit:
Sibille avait pris le licol en main de Caprice et avait vu son ami Opusone perdre au moins dix ans de sa longue vie à courir vers son amie de Montpensier en souriant.

Elle sourit à les voir ainsi, cela faisait chaud au cœur de voir que les habitants n’oubliaient pas leurs amis. Elle rendit son salut à cette dame et écouta la remarque qu’elle fit…


Heu… bien le bonjour madame, que dîtes vous ? Mettre Caprice avec un Cabotin ? Oh je pense que même s’ils seraient heureux à cette idée, il ne faille pas tenter la nature, Caprice a un chargement précieux et le trajet prévu est bien long vous savez. Maintenant si une solide barrière les sépare, je vous remercie de l’invitation pour elle… et pour nous aussi bien évidemment.

Elle se mit à rire de concert, attendant qu’Opus la guide vers ce petit coin des célibataires…

Euh juste une question ? Ce petit coin est-il bien respectable pour une mère et son bébé ? Je ne voudrai pas avoir à jouer de mon arme favorite pour préserver ma réputation. Nous allons à l’encontre des gens pour faire connaissance et profiter de la richesse des échanges mais pas dans ce cadre là. Petit clin d’œil à Opus et à la dame et elle se mit à avancer au pas de l’ânesse vers le centre de Montpensier.
Agna a écrit:
Agna avait écouté religieusement la Dame Sibille.

"mais dame nous pourrons la mettre dans l'enclos des moutons et la elle sera à l'abri des assauts si il y a de mon Cabotin. Quand au p'tit coin ne vous faites pas de soucis il se situe dans mon jardin et ce n'est que ma vieille remise que j'ai aménagé pour que les villageois viennent s'y retrouver bavarder et prendre des collations ensemble. Loin de moi qu'il s'y passe des choses pas respectables; et si cela venait à arriver c'est à coups de bottes aux fesses que je les chasserai. Vous ètes mon invité. je vais aller sur ce pas chercher du lait pour ce petit bout d'homme."

Agna salua la Dame et son ami Opus et parti au pas de charge pour aller querir du lait fraichement tiré.
Opusone a écrit:
Opus avait entendu les cris d'Agna.

Citation :
"Vieux brigand tu mériterais que je te tonde ..... partir sans rien dire....je me suis fait un sang d'encre moi....."

Si elle s'est fait du souci, c'est quelle tient à moi se dit-il dans son for intérieur.

Heureuse sensation, Opus était aux anges. Il avait le plaisir de voir qu'Agna semblait heureuse de son retour. Il avait le bonheur de pouvoir se faire rencontrer ses meilleures amies. Il espérait bien que Sibille et Agna sauraient s'entendre.

Ne vous en faites pas pour les ânes. Les ânes ça me connait. Je vais faire en sorte que Caprice et Cabotin s'entendent comme j'espère que vous vous entendrez mes amies.

Opus pris Agna dans ses bras et lui fit plein de bisous.

Je te laisse maintenant à tes occupations de "grenouille de bénitier". A bientôt Agna, avec ta permission je ferais découvrir ton petit coin à Sibille.

La caravane formée de Sibille, Opus, Caprice portant le petit Winbill entra dans Montpensier.
--Barack a écrit:

Barack était heureux qu'Opus soit rentré de voyage. Il s'inquiétait quand même.

C'est quoi ce retour avec une belle jeune femme, un bébé et un âne
Faudra que j'écoute aux portes pour savoir ce qu'ils mijotent

Barack avait aimé la manière dont Sibille l'avait acueilli. Il avait eu plus de peine avec Caprice, mais entre chien et âne, il faut du temps pour se comprendre

Elle est belle et sympa Sibille, la copine d'Opus. J'espère qu'elle restera.
Opusone a écrit:
Confidences d'Opus
Opus était ravi, mais inquiet du déroulement de sa vie depuis son retour à Montpensier.
Ravi de voir que Sibille s'intégrait à la vie de Montpensier, qu'elle fraternisait avec Agna, qu'elle connaissait de nombreuses personnes croisées en taverne, qu'elle semblait avoir récupéré de ses souffrances passées.
Inquiet de savoir s'il saurait, lui, petit maraîcher d'âge plus que mûr, séduire à long terme son amie. Il ne s'agissait pas séduction amoureuse, mais bien de la séduction nécessaire à vivre ce pélerinage en confident, en partenaire et compagnon de route. Saurait-il garder Sibille près de lui encore quelques semaines, quelques mois ou quelques années.

Opus rédigea une liste des choses indispensables à faire avant le départ:
- rendre sa maison plus accueillante. Il allait passer voir Rosée pour qu'elle lui prépare des bouquets pour la maison.
- préparer ses bagages sans oublier quelques effets indispensables tels que sandales, médicaments, musique, etc. Il ne faut pas oublier d'acheter un chapeau.
- examiner les sabots de Caprice pour voir s'il devait être soigné avant le départ
- prendre une gamelle pour Barack
- préparer couvertures et matériel pour abriter le petit Win
- emporter une bouteille d'absinthe
- laisser un message à Mélissanne (en retraite) pour l'informer de son départ

La liste était longue et elle devait être encore complétée.

Faut pas que j'oublie de dire à Agna qu'elle peut faucher l'herbe de mon pré si elle en a besoin pour ses moutons. Et aussi cueillir les grappes de raisins qui vont être mûres début octobre.


Pas simple de partir en pélerinage pour quelques semaines ou quelques mois
Sibille a écrit:
Confidences de Sibille :

Quelques jours que Sibille se trouvait à Montpensier déjà, quelques jours et pourtant il lui semblait plusieurs semaines déjà…

Le temps défilait et elle s’apercevait un pincement au cœur que Montluçon ne lui manquait pas pour le moment. L’accueil ici était chaleureux, convivial. Les habitants, les voyageurs se croisaient, les anciens parlaient avec les nouveaux. Elle avait connu son village un temps comme celui-ci, on le nommait même Montluçon la ville des amoureux tant il y faisait bon vivre. Des remords ? En avait-elle de l’avoir laissé au moment où le village aurait eu besoin encore d’elle peut-être.


Mais Opus m’a fait remarqué justement qu’il y a de cela quelques semaines je restais seule en forêt, seul endroit où je me sentais chez moi. Une proposition ? Elle ne voulait pas pour l’instant y penser. Laisser faire le destin du voyage tout d’abord, voir ce qu’il lui réserverait et ensuite décider mais pas tout de suite, pas dans l’euphorie d’un début de voyage agréable.

Elle commença à noter dans son recueil :

    - Ces quelques jours passés à Montpensier m’ont permis de reprendre confiance en un avenir ; je ne veux pas pour l’instant le voir trop loin, je laisse faire le destin.
    - Opus est toujours attentionné et charmant ; un grand-père adoptif attentif au bien être de Winbill ; un tendre ami, un confident… Petit à petit son âge s’estompe et j’apprécie de plus en plus sa compagnie. J’espère le connaître de plus en plus.
    - Le destin a voulu que je rencontre en taverne mon correspondant qui est devenu maintenant Seigneur de Glénat mais pour moi il sera toujours Ninja mon correspondant. Il a vérifié en tant que médecin si ma blessure à la tête s’était bien remise. Toujours charmant, j’ai été ravie de le rencontrer en vrai. Il m’a laissé un mot pour m’accompagner en voyage.



Elle referme doucement le recueil, souhaitant y mettre d’autres pensées bientôt.
Sibille a écrit:
[rp]Depart de Montpensier[/rp]

Sibille avait suivi Opus pour la visite du haut du village, des falaises et le paysage qu’elle découvrit la ravit totalement. Le soleil était déjà avancé mais pas totalement plein et les couleurs étaient magnifiques.

« Cela fait bientôt 4 mois que je suis arrivé à Montpensier. J'y ai pris quelques racines. Sans toi Sibille, j'y resterais. Mais ça me fait tellement plaisir de partir avec toi que je ne regrette rien. »

Je sais que tu es bien ici et j’espère bien que tu ne regretteras rien. Voyager, faire la rencontre des autres, tu verras, c’est souvent un bonheur. D’ailleurs c’est bien en retour de voyage que nous nous sommes connus. Sinon comment un petit maraîcher aurait trouvé un intérêt de venir voir une petite meunière du village à côté ?

Elle se mit à rire en le regardant réfléchir… « Nous reviendrons ici un jour, ma belle. »

J’y compte bien et en entier. Maintenant je ne sais pas à ce moment là, ce que je ferai… Elle laissa sa phrase en suspens, ayant eu une pensée aux propositions qu’on lui avait faites puis chassa cela de son esprit, elle avait le temps d’y penser. Elle donna sa main à Opus et ils rentrèrent pour se préparer.

Caprice fut scellée, Winbill nourrit et couché dans son petit panier attaché sur le dos de l’ânesse, les paquets divers et variés contenant vêtements un peu de nourriture et nécessaire à cette grande marche sans oublié des couvertures pour les nuits à la belle étoile.

Et voilà le petit groupe repartit vers de belles aventures humaines.
Opusone a écrit:
Confidences d'Opus

Première réelle journée de voyage. Belle journée !!!
Sibille a su dès le premier jour prendre les initiatives qui s'imposaient. Et je découvre que je n'ai pas besoin de décider. Je peux apprendre à lâcher prise.

Sibille ose quelques provocations. C'est magnifique !!!

J'ose croire que notre relation s'améliore, s'approfondit, se bonifie au jour le jour. Comme les bons vins !!!

Winbill, Caprice et Barack donnent l'impression d'avoir déjà adopté un rythme de croisière.

Sibille me semble rayonnante. Bien loin de ses tristesses, de ses désespoirs entraperçus à Montluçon.

J'espère qu'elle osera peu à peu me confier ses peines, ses difficultés, ses angoisses, ses peurs. J'aimerai tant que notre relation se construise sur des valeurs qui me sont chères:
- Transparence
- Confiance
- Compassion
- Ecoute
- Solidarité

Ce pélerinage nous sera bénéfique.
J'ai confiance. Je me sens bien avec ma belle amie Sibille.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:34

--Winbill a écrit:
Depuis quelques jours, on me promène dans un panier d’osier sur une drôle de chose qui a une odeur assez forte mais qui est chaude et qui en marchant me berce… J’essaye dès que je suis là dedans, de résister, mais le sommeil m’envahit à chaque fois et dès que cette chose s’arrête on descend mon panier et là je vois ma maman, la mienne rien qu’à moi qui me sourit et me parle doucement…

Je suis heureux d’entendre sa voix, elle me rassure tout de même, car cette chose qui bouge sans arrêt j’ai bien essayé de lui tirer quelques poils mais je l’ai entendu crier très fort déjà, peut-être que quelqu’un d’autre lui a tirer les poils aussi…


Enfin quand maman me prend dans ses bras, je sens son cœur et je sens son parfum et même si je tente encore de trouver le lait dans son sein nourricier, je sais bien que c’est fini que maintenant j’ai droit à cet engin là un peu dur mais alors qu’est-ce que c’est bon ce que maman met dedans… du coup, je profite encore de sa peau à ma maman mais juste pour de tendres câlins. En ce moment, ils sont plus longs quand on s’arrête et plus intenses. Je le sens maman va mieux… elle n’a plus la respiration coupée quand elle pleure et au contraire je l’entends rire à nouveau ce qui me secoue un peu mais bon… surtout quand le monsieur là est près de nous…

J’aime bien aussi les bras de cet homme qui est près de nous, à qui je tire la barbe… C’est tout doux, mes petits doigts essayent d'en prendre quelques uns. Il a une voix aussi très calme et douce et je sais qu’il aime être près de nous.

Je tente maintenant de me faire comprendre bababa...baba
j’aimerai bien lui parler moi à cet homme mais rien à faire, il rit mais ne comprend rien…

Ah aujourd’hui j’ai été voir une autre dame avec une petite fille, elles étaient très gentilles mais où elle est ma maman ? Je joue, je ris, je pleure un peu aussi mais je ne la vois pas revenir. Heureusement j’ai toujours la bonne chose à boire dans l’engin dur que j’essaye de mastiquer mais ça fait mal ça…
--Basine a écrit:
[rp]Dans la salle principale de l’auberge à Thiers :[/rp]

Basine avait cédé à l’envie de sa fille Doda. Celle-ci depuis quelques temps lui demandait de sortir pour jouer avec les autres enfants du village mais la mère avait ses raisons…

Ecoute Doda, je t’ai dit déjà à plusieurs reprises que je ne souhaitais pas que tu te fasses remarquer… tu le sais ? Je t’ai expliqué pourquoi… On ne doit pas nous reconnaître ici.

Bon allez, on va aller prendre l’air un peu avec le bébé… il est si mignon ce petit Winbill.

Allez vient maintenant, ne traîne pas des pieds, prendre le soleil nous fera du bien à tous mais pas question que tu ailles courir avec les autres là bas… On va aller voir aussi au poste de police s’ils n’ont pas de nouvelle…

Voila la jeune femme accompagnée de sa fille et un bébé dans les bras qui se dirige vers le panneau d’affichage du village… Là les yeux regardent avides de renseignements lorsque une main à la gorge Basine voit ce qu’elle redoutait entre tout…

Vite Doda, vite… nous devons rentrer et faire nos paquets… Il est là, il est à Thiers… il nous cherche sûrement.

La jeune mère tire l’enfant à sa suite et sans réfléchir arrivée à l’auberge prend dans sa chambre ses maigres affaires, habille sa fille en petit garçonnet, laissant sur la commode quelques écus pour le loyer et un mot...

Citation :
A Dame Sibille,

Madame, je ne vous ai pas retrouvé pour vous rendre le petit Winbill et je dois partir sur le champ. Je ne souhaitais pas faire ceci mais il le faut… votre fils est mon sauve conduit pour partir… On ne recherche pas de femme avec deux enfants…Je vous enverrai plus tard un mot pour vous dire où je me trouve… Je prendrai bien soin de votre fils n’ayez crainte, je ne lui veux aucun mal..

Basine…

Le mot vite expédié, la mère et les enfants quittent rapidement l’auberge et sortent aussi vite du village.
Opusone a écrit:
Confidences d'Opus

Rentré dans la chambre, Opus ne se doutait pas de l'horrible drame qui allait survenir. La fuite de la nourrice d'un jour de Winbill, l'emportant avec elle.

Il avait simplement invité Sibille à dîner avec lui en tête à tête. Avant cela, il avait ouvert un livre qu'il avait emporté avec lui.

Il avait laissé à Sibille le poème suivant:
Citation :
Ce que tu es belle.

La nuit dort doucement sur toi.
La lune reflète sur ta peau
Comme si elle te serrait dans ses bras.
Ce que tu es belle jamais je n'ai vu un tableau aussi beau.

La plus magnifique des roses
N'arrive à t'égaler.
Tu dors près de moi, c'est l'apothéose
Ce que tu es belle, mon regard je ne peux détacher.

L'ombre et la lumière peuvent s'affronter,
Jamais ils ne pourront te dissimuler.
Leurs manteaux n'atteindront jamais tes coteaux
Ce que tu es belle, gracieuse encore plus que le plus charmeur des oiseaux.

Dort ma belle, douce sarcelle
Que tes rêves me portent sur le bout de leurs ailes.
Laisse-moi apprendre à te connaitre encore un bout d'éternité
Ce que tu es belle quand je peux te regarder.
Sibille a écrit:
Confidences de Sibille :

Cher journal, plus les jours passent, plus j’apprécie les rencontres que je fais. Voyageurs ou habitants, chacun ouvre un instant son cœur et m’offre la richesse des relations humaines. J’apprends que partout, des gens souffrent mais que partout aussi les petits bonheurs reprennent le dessus et que la vie continue.

Rencontres avec des habitantes taquines qui profitent de la vie et de leur amitié, avec des notables qui me permettent de parler de gens que j’apprécie qui ont beaucoup compté pour le duché. Avec tact et savoir vivre, doucement les gens se confient. J’aime être une voyageuse à ce moment là, ne prenant pas partie pour l’un ou pour l’autre, seulement à discuter de ce qui a valeur à mes yeux. Petit pincement au cœur tout de même, cela implique que je me détache doucement de mon propre village et cela me fait un peu peur je l’avoue.


Moments d’intimité aussi, qui mettent mes émotions à fleur de peau… Un poême, une invitation à dîner ce soir. Serais-je guérie ? Je crois qu’il me faut encore un peu de temps… j’ai peur que mon côté fou ne soit pas objectif… Dois-je me laisser aller ? Une ombre pour l’instant, pas sur mes sentiments mais sur ma condition de mère… première journée où je confie mon fils pour me reposer. Est-ce que toutes les mères ressentent cela ? ou mauvais pressentiment ?

Je vais essayer de finir la journée en beauté en tendresse et amitié, continuer à faire connaissance avant de repartir vers une nouvelle destination dès demain…
Sibille a écrit:
[rp]Diner à l’auberge de Thiers jeudi en soirée :[/rp]

Une invitation à dîner, discussions sur le voyage, sur la vie entre amis. Les vins faisaient aussi leur effet, elle sentait ses joues se réchauffer. Elle profita un instant que le tavernier passe à proximité pour le héler…

Aubergiste, s’il vous plaît ? Avez-vous vu la dame avec la petite fille ce soir ? Elle se nomme Basine et avait la garde de mon fils aujourd’hui ?
Le tavernier se gratta la tête et tournant la tête de gauche à droite vit que Sibille s’inquiétait…

J’vais aller voir là haut tite dame, vous inquiétez pas. Elle est là depuis quelques jours déjà mais vient pas toujours manger ici, c’est un peu cher pour elle. Il fit une grimace en évoquant cela mais ajouta : j’reviens tout de suite après et je lui dis de descendre. Il posa les cruches de vin sur les tables des convives et s’éloigna d’un pas rapide.

Sibille respira un grand coup, rassurée en partie quand Opus lui prit la main et qu’elle vit ses yeux plus pétillants que jamais… Elle écouta ses derniers mots qu’il lui chuchota presque
« Jamais je n’ai vécu ce sentiment et je ne sais pas ce qu’il signifie. » Un baiser sur la main et ses yeux tantôt tendres s’étaient transformés. Elle le regarda intensément, cherchant ses mots, sa main dans la sienne, sentant doucement son cœur s’accélérer quand l’aubergiste revint essoufflé, blanc et plutôt paniqué.

M’dame, M’dame… de l’autre bout de la pièce il commençait à parler ne masquant à personne ce qui le troublait… Sibille se redressa lâchant la main d’Opus et faisant tomber sa chaise dans un grand bruit puis attendit que l’aubergiste traverse la pièce, elle savait… il s’était passé quelque chose. Elle empoigna l’aubergiste par sa chemise… mais parlez !!!! Où est passé mon fils, où est Basine ? Elle s’était mise à élever le ton et le pauvre aubergiste bégaya…

Ben…. elllle… ellle… est …. plus là… . Y’a plus personne là haut… j’ai trouvé ça… Il lui tendit le mot trouvé dans la chambre de Basine qu’il avait apparemment lu ce qui le mettait dans cet état.

Citation :
A Dame Sibille,

Madame, je ne vous ai pas retrouvé pour vous rendre le petit Winbill et je dois partir sur le champ. Je ne souhaitais pas faire ceci mais il le faut… votre fils est mon sauve conduit pour partir… On ne recherche pas de femme avec deux enfants…Je vous enverrai plus tard un mot pour vous dire où je me trouve… Je prendrai bien soin de votre fils n’ayez crainte, je ne lui veux aucun mal..

Basine…

Sibille lu rapidement le mot qui lui échappa des mains et elle fondit en larmes…Winbill !!!! Elle partit en pleurs et en courant vers les escaliers…Win !!!! Basine !!!! Elle ouvrit toutes les portes non condamnées à clé, dérangeant parfois les clients mais peu lui importait… Arrivée dans leur chambre, Barack sentit que quelque chose n’allait pas et vint aussitôt vers elle, agité…Elle prit le chien par le cou et sanglota, le serrant contre elle…

Où est-elle partie ? Qu’est ce qui lui a pris ? Les larmes s’écoulaient intarissables. C’est ma faute, je n’aurai pas dû le laisser ainsi pour me reposer…Un sauve conduit ? Rechercher une femme avec deux enfants ? Mais de quoi elle parlait…

Elle se redressa et repartit en trombe suivit de Barack, descendant les marches aussi vite qu’elle le pouvait… Elle faillit heurter Opus qui venait à son encontre…

Opus, il faut faire quelque chose, il faut aller au poste de police…il faut faire le tour du village, il faut…. Peut-être que Barak peut aussi suivre sa piste ? Je ne sais plus… Aides-moi… Elle se souvint avoir vu dans la chambre de Basine un mouchoir oublié. Elle remonta les marches quatre à quatre et alla le chercher…dans l’espoir que cette odeur, Barack pourrait la suivre. Elle retrouva Opus sur le pallier… S’il te plaît, faisons nos bagages dès ce soir pour être prêt à partir sur sa piste, je ne pourrai dormir sans le retrouver.

Elle regarda son ami, qui l’a pris dans ses bras un moment pour la réconforter. Puis ils se dirigèrent vers leur chambre firent aussi vite qu’ils le purent leurs paquets, laissant à l’aubergiste de quoi payer la chambre et le repas et des consignes qu’il devait leur envoyer s’il avait des nouvelles. Ils iraient au poste de police, aux remparts attendant le mot de Basine ou bien la piste trouvée par Barack.

********************************************************

Caprice fut harnachée très vite, l’ânesse et le chien Barack suivaient docilement le couple qui marchait d’un pas rapide, motivés par l’angoisse. Aucune parole entre eux, Sibille les yeux embués, préparait en tête le mot qu’elle mettrait au poste de police car elle pensait n’y voir personne à cette heure.

Arrivés devant la maréchaussée, Sibille entra laissant Opus garder l’ânesse. Elle trouva parchemin, plume et encre et écrivit.

Citation :

Maréchal,

Je me nomme Sibille et je viens de Montluçon avec un ami Opusone de Montpensier. Nous nous étions installés à l’auberge du « coin du pré » et afin de nous reposer, j’ai confié mon fils Winbill à une dame installée là avec sa fille pour la journée Elle m’avait fait bonne impression, l’aubergiste m’avait dit qu’elle était là depuis plusieurs jours, une femme sérieuse. Mais voilà le mot que j’y ai trouvé ce soir… et la dame et sa fille partis avec mon fils…

Je compte faire le tour du village pour le chercher, je ne peux me résoudre à ne rien faire. J’ai aussi un mouchoir de la dame que je compte faire sentir à notre chien.

Merci de faire le nécessaire pour aller voir l’aubergiste y prendre la description de la dame et nous tenir au courant… Nous nous dirigeons vers les remparts avant de partir si rien ne nous laisse penser qu’elle est encore à Thiers.

Sibille.

Elle laissa le mot de Basine en évidence et rejoignit le groupe. Toute la nuit, ils parcourent les rues et épuisés s’arrêtent aux remparts de Thiers pour reprendre leurs esprits, du repos et faire le point sur ce qu’ils devaient tenter.
--Basine a écrit:
[rp]Sur les chemins en partant de Thiers[/rp]

Basine avait parcouru un long trajet déjà, sa fille déguisée en garçonnet et le bébé accroché à elle, qui s’époumonait à corps et à cris pour montrer que sa mère lui manquait…

Allez petit, tout va bien, je ne te ferai rien de mal… calmes-toi... demain nous serons dans un autre village, on se reposera et je te ferai prendre un bon bain chaud, nous jouerons avec Doda dans l’eau et tu auras ton lait.

La femme essayait de prendre une voix la plus douce possible, pour calmer sa peur. Elle gardait un bon rythme malgré le poids de son paquet en plus du bébé et régulièrement motivait sa fille qui portait elle aussi un petit sac de toile.

Allez Doda, courage, demain matin, nous prendrons une chambre et nous écrirons un mot à la maman du petit Win. Une caresse au bébé et une autre à sa fille.

Et puis tu te rappelles n’est-ce pas ? tu es un petit garçon et tu te nommes Donatien…et lui c’est ton petit frère, pour l’instant… et moi je me nomme euh… je ne sais pas moi, dis moi le nom que tu souhaites…

La petite fille trouva son prénom horrible mais réfléchit et aima le fait que sa mère lui donne le choix pour son propre prénom… hum maman, tu pourrais t’appeler Asa ? comme la maman de mon amie tu sais là bas… La petite sourit à sa mère et garda pour elle ses souvenirs, elle savait le mal que cela faisait à sa mère.

D’accord Do… Donatien, je suis Asa maintenant…Allons, ne traînons pas…
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:35

Beths a écrit:
[rp]Thiers, bureau de la maréchaussée[/rp]


Beths était revenue dans sa ville, elle aurait du en être heureuse. Or des éléments à la Prévôté la souciait fort.

Elle revenait tout juste du chateau, de la prévoté d'ailleurs.

Elle entra dans son bureau, enfin, elle sourit, dans leur bureau, elle n'était plus seule désormais, et alla jusqu'à sa table.

La une lettre s'y trouvait.

Elle s'en étonna ... il n'y avait rien lorsqu'elle était parti.
Et où donc était son collègue.
Qu'importe.

La personne ne voyant personne au poste eut la très bonne idée de laisser un mot qu'elle prit la peine de lire.

Sa lecture achevée, elle fronça les sourcils ... un enlèvement d'enfant!! Par Aristote! C'était une atrocité.
Elle connaissait de nom Dame Sibille de Montluçon, mais elle ne se rappelait pas l'avoir déjà croiser.

Hum ... bien évidemment qu'elle s'occuperait de cette affaire.

Elle allait d'abord faire un tour au poste des douanes. Une femme avec deux enfants serait-elle passée ?
Elle se rendrait ensuite à ladite auberge ... qu'elle n'avait pas souvenir de connaitre à Thiers ... hum .. un nouveau commerce ?

Prenant ses affaires et la lettre, elle sortit de son bureau



[rp]Les rues de Thiers[/rp]


Beths sortait tout juste de son bureau, la lettre de Dame Sibille en main, se mordant un doigt.

Ma par où commencer une telle enquête ?!

Un enlèvement d'enfant !

Malgré son expérience à la maréchaussée et à la douane, Beths se sentait un peu désemparée. Qu'importe. Commençons par le commencement. Il faudrait interroger le poste de douane, aller dans la taverne, interroger les villageois.

En parlant de villageois, elle était dans les rues de Thiers. Elle trouverait bien des personnes à interroger avant de gagner l'auberge ...

Elle croisa d'abord un couple, apparemment des personnes qui venaient d'arriver vu leur état de fatigue, elle s'approcha d'eux.



Gente Dame, Messire, soyez les bienvenus à Thiers. Vous semblez être des voyageurs.
Laissez moi me présenter, Dame Beths, maréchale et douanière de cette ville. Vous avez du apercevoir mon collègue au poste des douanes. C'est une habitude que vous devez connaitre, dans chacune des villes, nous demandons à ce que les voyageurs décline leur identité.


Beths reprit un peu son souffle après cette grande tirade

Bref, rassurez vous, aucun soucis vous concernant, je ne vous retiendrai pas longtemps.

toutefois une affaire grave me fait vous interroger.

Une Dame, enfin Dame ...



Beths grimaça et se racla la gorge

Une maraude a enlevée un petit garçon. Et je les recherche.
Je m'en allais chercher la description de cette femme, mais en attendant et en arrivant sur Thiers, car je suppose que vous arrivez aujourd'hui vu votre état de fatigue ...


Beths ne peut s'empêcher un petit sourire bienveillant


Auriez vous vu une femme avec deux petits enfants ? une petite fille, la sienne, et un petit garçon, fils d'une Dame respectable qui s'est fait enlever ?
Opusone a écrit:
Toute la nuit, ils parcourent les rues et épuisés s’arrêtent aux remparts de Thiers pour reprendre leurs esprits, du repos et faire le point sur ce qu’ils devaient tenter.

Opus était atterré. Une si belle journée qui finissait aussi mal. Il ne fallait pas désespérer et continuer à chercher.

Sibille, reste là avec Caprice. Je vais continuer les recherches avec l'aide de Barack. Donne moi le mouchoir de Dame Basine que tu as récupéré. Nous allons quadriller systématiquement la ville de Thiers pour chercher des traces.

Ne te désespère pas, nous allons les retrouver.

Opus passa une corde au cou de Barack. Il prit dans ses poches quelques quignons de pain, en montrant bien à Barack, qu'il emportait une récompense.

Barack s'était assis devant Opus attendant la récompense. Opus lui fit sentir le mouchoir.

Cherche Barack, cherche ....... l'ordre retentit clair et ferme dans la nuit.

Barack avait souvent joué au jeu de la recherche. Il se mit sur ses 4 pattes, renifla au 4 coins de l'horizon et prit le parti de suivre les remparts à l'Est. Opus le suivait tenant la corde tenant lieu de laisse.
Beths a écrit:
[rp]Les rues de Thiers[/rp]


Las, ni l'homme, ni la femme, bref aucun des deux voyageurs n'avait vu quoi que cela soit ...
Toutefois l'adage que le monde est décidément bien petit se vérifia. L'homme était celui qui l'avait pigeonné pour savoir si les frontières étaient toujours ouvertes! Il était donc arrivé à Thiers avec sa petite famille.
Si l'heure n'avait été aussi grave, elle aurait ri.

Se souvenant des bonnes manières, elle les accueilli chaleureusement à Thiers, mais elle avait à faire, et elle les laissa rapidement.

Au détour d'une place, une autre surprise l'attendait ...



SEVE!


Un franc sourire éclaire ses traits, un visage connu

Contente de te revoir.
Tu n'es que de passage ?

Seve, aurais tu vu une Dame ? Euh ...
présenté ainsi, si elle ne riait pas ... et puis un déclic


Ah mais tu dois connaitre!!!

Dame Sibille! De Montluçon!! Son fils a été enlevé par une femme!! Je recherche cette mécréante. Elle est donc avec deux enfant une petite fille, la sienne, et le fils de Siblille.

Je ne sais pas encore à quoi elle ressemble, j'allais aller en taverne pour faire un portrait papier.


Voyant l'air inquiet et interrogateur de Seve...


Tiens regarde! C'est la lettre de Dame Sibille

Elle lui tendit le parchemin qu'elle avait eu dans son bureau, et pendant que Seve lisait ...


M'aiderais tu Seve ? Au moins pour la journée ?

Beths sait que Seve et elle ont eu des mots et que très certainement Seve doit encore lui en vouloir. Mais Seve avait une âme de maréchale, et la justice devait faire partie de sa vie ...

Leurs regards se croisèrent et elles se comprirent parfaitement. Seve l'aiderait, chacune aller chercher dans des directions différentes et un point serait fait plus tard ... en taverne.

En attendant, elle n'avait toujours pas récupéré son matériel pour établir des portraits. Vu que sans cela, elle n'avait aucune chance de les retrouver, et puis, elle pourrait donner l'alerte, transmettre ce portrait à ses collègues de la prévôté ... Elle couru jusqu'à son office.

Ayant rassemblé tout ce qu'il lui fallait, elle ressorti de son bureau, le poste de police, quand, sur les marches, elle tomba nez à nez avec ... Nehwin!



Neh .. Nehwin ?!


Il avait du croiser Seve car il était déjà au courant de l'enlèvement du petit.
A son tour, il proposa son aide. Elle ne put s'empêcher de sourire. Quoi qu'on en dise, un maréchal restera toujours un maréchal, qu'il ait ou non démissionner. Lorsqu'un coeur avait partagé la prévoté, cela restait gravé.

Toutefois elle fronça un sourcil devant tant d'insistance, étrange. La raison réelle arriva bien vite lui fit écarquiller les yeux


CO ?? CO ... COMMENT ?!

Ton fils ???

Mais??!!!



Et là Beths se tut. Que dire ? Que pouvait elle dire ? Rien, la vie était ainsi. Si Nehwin affirmait que cet enfant était le sien, alors il était sien.

Elle observa le visage de Neh ... oui, il ne mentait pas.

Elle poussa un petit soupire. Décidément cette affaire se compliquait de plus en plus. Son regard se posa alors su un point au loin au dessus de l'épaule de Nehwin, le soleil avait parcouru du chemin depuis le début de la journée. Il fallait s'activer.


Très bien. Alors oui tu vas m'aider.

Je comptais aller voir Dame Sibille pour établir un portrait de l'enleuveuse. De l'enfant aussi.

Accompagne moi si tu le souhaites. Sinon, interroge les villageois.



Sans plus attendre sa réponse, elle descendit la marche qui lui restait avant d'attendre le sol et partit vers l'auberge indiquée par Dame Sibille.



[rp]Auberge du coin du près[/rp]


Elle poussa la porte et entra. Le temps de laisser ses yeux s'habituer à la petite obscurité ... et elle put découvrir cette nouvelle auberge qu'elle ne connaissait pas.
Décors chaleureux, cheminée immense dans le fond de la salle, quelques fleurs sur les tables. Cela lui plu.

Quelques personnes étaient la

Avançant d'un pas encore pour se faire remarquer elle toussota et prit la parole



Bonjour, je cherche Dame Sibille, est elle la ?
--Winbill a écrit:
[rp]Après un long chemin, mais je sais pas où...[/rp]

Il s’était mis à pleurer pas par faim, il avait le ventre plein, ni parce que ses langes étaient mouillés, la dame là, elle s’occupait bien de lui… il était tout propre et même que la tite fille là qui joue avec ses mains ben elle le faire rire pendant qu’il a les fesses à l’air…


Il s’était mis à pleurer simplement car les voyages il était habitué maintenant sur le dos de la bête là qui criait bizarrement au chaud dans son panier ou bien sur la hanche de sa maman dans le grand tissu qu’elle met autour de son cou et qui le tien bien fort dans le dos et surtout qui porte son odeur à sa maman…

Elle est bien gentille la dame mais il veut sa maman, il veut son câlin avant de dormir, ses caresses sur le ventre pour ne plus y avoir mal…. Alors il pleure longtemps, longtemps de plus en plus doucement puis ben il est petit encore alors il s’endort…

Tout d’un coup, il sent le froid on le sort de l’endroit où il s’est calé sur le dos de la dame, on le pose sur un lit tout froid… il ouvre grand les yeux et voit la dame encore et puis le soleil qui rentre dans la chambre et qui le fait cligner des yeux…


Mais il est où là ? Il a faim en plus… Alors qu’est-ce-qu’il fait ?
Ben il pleure encore… vu que quand il parle personne ne le comprend… Ba.bababa…
--Basine a écrit:
[rp]Vendredi à l’aube, arrivée à Montbrisson : [/rp]

Elles avaient marché toute la nuit, épuisées la mère et la fillette déguisée avaient trouvé dans le quartier le plus pauvre, là où peu de gens venaient questionner de peur d’un mauvais coup, une petite pension de famille très discrète…

La jeune femme avait remis juste avant d’entrer les boucles de sa fille dans le bonnet qu’elle l’obligeait à porter et regarda l’allure, un gros paletot sur le dos, des braies trop grandes et des chausses déformées… Elle lui sourit et lui fit une caresse…


Donatien, tu es très beau…
La fillette fit une grimace puis enfin un sourire, elle savait bien que sa mère faisait cela pour elle… Au début elle ne comprenait pas pourquoi elles devaient fuir de village en village mais lorsqu’elle avait vu dans plusieurs postes de police l’affiche où l’on recherchait son père, elle avait compris que c’était plus prudent de suivre sa mère sans contester.

Sa mère entra donc rassurée dans la petite pension qui avait l’air propette tout de même. Une vieille femme l’accueillit et ne lui posa aucune question quand à savoir pourquoi une femme seule arrivait à l’aube avec deux marmots. Elle lui tendit une clé, lui indiquant la chambre en lui disant que ses vieilles articulations ne pouvaient la conduire là haut qu’ils trouveraient bien tout seul. Puis voyant le jeune enfant s’accrocher à sa mère, elle ajouta…


- J’ai fait du pain tout chaud, descendez après, vous pourrez manger un bout.
- Merci bien madame, je vais m’occuper du petit et on redescend avec plaisir mais je préfère que l’on mange dans la chambre.

La vieille femme ne tiqua pas, des cachottiers elle en voyait souvent et fit un signe de tête entendu.

La femme et les enfants arrivèrent à la chambre et c’est soulagée qu’elle fit glisser le bébé de son dos sur le lit mais celui-ci lui n’était pas ravi et se mit presque aussitôt à pleurer.


- Dis m’man… Asa
un petit sourire... On va dormir ici ? On va rester longtemps ? et puis pourquoi Win il pleure comme ça ?
- Et bien tu sais, il est petit, il a un peu peur et il a peut-être faim lui aussi. Faut être gentil avec lui d'accord ?

Elles s’occupèrent de Winbill et une fois celui-ci calmé redescendirent chercher du pain chaud et du lait sans traîner. La journée, elles restèrent enfermées. Doda jouant avec Win le temps que Basine reprenne des forces et écrive un mot comme promis. Le parchemin fait, elle le tendit à Doda…

- Donatien, tu veux bien porter ça à la vieille en bas ? lui dire qu’il faut que ça parte en urgence mais sans rien lui dire d’autre d’accord ?
- D’accord M’man… je cours très, très vite et je reviens.


Citation :
Dame Sibille,

Je tiens déjà à vous rassurer, Winbill va très bien, il a bien bu son lait et je fais tout, pour qu’il se repose le plus possible. Il joue avec ma fille et rit aux éclats…

Je vais maintenant vous avouer le pourquoi de ma fuite espérant qu’en tant que mère, vous me comprendrez, espérant votre pardon.

Il y a déjà plusieurs années mon époux, le père de Doda est devenu violent avec nous… le manque de travail, l’alcool, les mauvaises rencontres ont fait de cet homme si doux, un homme aigri, qui ne supportait pas le moindre bruit lorsqu’il rentrait au petit matin, ayant traîné toute la nuit dans les tavernes. J’ai essayé de tout faire pour que nous ne manquions de rien, j’avais appris dans ma jeunesse nombres choses et me proposait comme dame de compagnie auprès des grands de notre village mais il n’y avait jamais assez d’écus à la maison, tout partait en alcool. Il me reprochait de me faire exploiter, moi qui venait de leur monde, il se reprochait d’être un moins que rien et au moindre cri de Doda, il levait la main sur elle, sans la poser jusqu’au jour ou… là j’ai compris que je ne pouvais rien pour lui mais que je devais sauver mon enfant. J’ai pris le nécessaire à notre fuite et j’ai tout fait pour me faire oublier, parcourant des lieues m’éloignant de mes racines de plus en plus. J’ai appris par hasard sur une affiche que la vie dissolue de mon mari l’avait conduit à presque tuer un homme, qu’il avait été condamné à plusieurs années de prison. J’ai honte mais j’avoue que j’étais plus tranquille, jusqu’à ce qu’il s’évade par je ne sais quel moyen. Les affiches se sont à nouveau montrées et ma peur à nouveau revenue, depuis je suis à nouveau sur les routes pour notre plus grand malheur… Je sais que ce n’est pas une vie mais je n’ai rien trouvé d’autre, ma famille m’ayant répugné du fait de ma mésalliance.

Vous êtes la première à qui je me confie, je ne mérite pas votre pitié pour ce que je vous ai fait mais espère votre pardon. Je me trouve dans une petite pension de famille dans le village de Montbrisson pour l’instant mais au vu des affiches, il se rapproche et je suis terrifiée. Je passerai tous les soirs à la fin des vèpres à l’église de Montbrisson avec Winbill pour vous le rendre mais si, il revient… je devrai repartir malheureusement.

Pardon… pardon pour tout…. Je ferai tout pour que votre fils aille bien comme si c’était le mien, comme ma propre fille. Basine.
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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:36

L'aubergiste, incarné par Sibille a écrit:
[rp]Auberge de Thiers…[/rp]

L’aubergiste avait passé la nuit à répondre aux questions très précises de la maréchale, pour faire le portrait de la ravisseuse.

Au petit matin, l’œil hagard, il proposa à la maréchale un bol de soupe dont il humait les parfums... Sa femme avait passé la tête dans la salle, vu l’insigne épinglée sur la maréchale et fait un signe à son époux… comprenant que vu l’affaire, il n’avait pas le choix.


Un tit bol de souplette ? m’dame la maréchale ? Elle acquiesça sans mot dire, toute à ses pensées.

Il se leva allant chercher deux bols fumants et vu le pigeon qui roucoulait à la fenêtre. Il posa les ustensiles sur la table et alla voir le message.

Oh mais vl’a donc le message de la …
Il s’énervait, un coup de sang lui mis le rouge aux joues.

Faut que je le porte vite… à la dame Sibille, j’ai promis.
Il alla tout de même montré le message à la maréchale mais resta inflexible, elle lui avait demandé à lui de le lui porter. Il mit son paletot sur les épaules, avala tout debout le bol de soupe manquant de s’ébouillanter et couru aux remparts…

[rp]Aux remparts :[/rp]

Traversant au pas de charge la ville de Thiers, il arriva tout rougeaud et tout essoufflé. Il n’y avait personne à cette heure là et vit sans mal l’ânesse grise et près d’elle une forme assise à même le sol, dos au mur, la cape relevée cachant le visage mais c’était bien c’elle qu’il cherchait…

Dame Sibille, dame Sibille…vl’a le mot de Basine, son pigeon est arrivé ce matin…j’ai couru vous l’apporter…


Il vit la jeune mère se lever d’un bond au nom de Basine et lui prendre des mains le message pour le lire avidement. Elle le remercia puis le laissa repartir, ce qu’il fit sans se faire prier.
Sibille a écrit:
[rp]Aux remparts de Thiers [/rp]

« Dame Sibille, dame Sibille…vl’a le mot de Basine, son pigeon est arrivé ce matin…j’ai couru vous l’apporter… »

Malgré la fatigue, le manque de confort, à ces mots, elle se releva aussitôt, prenant le mot, l’arrachant même des mains de l’aubergiste.

Elle le remercia rapidement et lut le message…


Le pardon, elle me demande le pardon… A Montbrisson… à l’église…

Elle attrapa le licol de l’ânesse. Allez vite Caprice, faut y aller… Winbil est là bas faut le retrouver… Elle parlait tout haut pour se rassurer la dernière partie du message la terrifiait…

On va chercher Opus et Barack, ils doivent être épuisés les pauvres…
Elles longèrent le mur de pierre des remparts de la ville, regardant les gens doucement se mettre en train pour la journée, travailler, se nourrir. Rien ne lui importait à ce moment là et elles finirent par retrouver leurs compagnons de voyage.

Opus… j’ai eu un message regarde. Elle lui tendit le mot, le regarda inquiète il avait l’air épuisé… Tu vas bien ? Tu peux me suivre ? je ne veux pas attendre je veux partir maintenant.

Elle lui fit une bise et le vit bomber le torse pour la rassurée…
Merci, heureusement que tu es là. Elle lui prit la main et ils sortirent de la ville direction Montbrisson.
Beths a écrit:
[rp]Auberge « Au coin du pré » Jeudi tard dans la soirée.[/rp]


Elle était arrivée dans l'auberge où la femme avait été vue pour la dernière fois.
Amusée, enfin, si l'on peut dire, elle remarqua après coup qu'un homme était en train de nettoyer l'âtre de la cheminé. Et elle avait surpris le pauvre homme en s'exprimant. Elle grimaça en pensant que cela devait faire mal quand même de se cogner la tête contre de telles briques.

Elle prit un sourire angélique tout en montrant ses insignes.

Elle poussa un petit soupire d'exaspération lorsqu'il lui appris que Dame Sibille était déjà repartie avec armes et bagages.

En attendant, elle avait du travail, cet homme allait l'aider en lui décrivant la vile femme qui avait enlevé le fils de Dame Sibille.

Elle s'installa à une table, sortit son divers attirail, parchemin, plume, encrier, et le portrait commença en fonction des souvenirs de l'aubergiste. De temps à autre elle le regardait et l'encourageait du regard.

Hum cheveux plus clairs que les siens, bon ben facile, c'était blond donc.
Pas très grande, visage rond, petite bouche, cheveux blonds ...

Petit à petit la description prenait forme.

Petit à petit l'heure avançait et il était déjà fort tard



Voilà, je vois rien d’autre.


C'est parfait mon brave. Allez vous coucher, je reste là pour finir mon travail si vous le voulez bien.


Un regard étrange envoyé, qu'importe, Beths reste penchée sur ses parchemins. Elle a un avis de recherche à établir, et puis cela lui évite de penser à autre chose.


[rp]Auberge de Thiers, le lendemain matin[/rp]

Elle s'était endormie, assise sur la chaise, la tête au creux de ses bras eux même posés sur la table.
C'est ainsi que la trouva le tavernier. Il la réveilla doucement avec un bol de soupe. Un regard et un sourire de remerciement, oui elle en avait besoin.
Toutefois elle n'avait pas finit, il fallait qu'elle parachève le travail.

Soudain l'homme revint la trouver avec une lettre de la vile femme qui enlevait les petits!


QUOI ?!
Elle est à Montbrisson?

Mon brave, allez prevenir Sibille, et moi j'envoie mon avis de recherche à tous


Aussitôt dit, aussitôt fait, l'homme partit vers les remparts, et elle vers son bureau de maréchale


[rp]Poste de la maréchaussée de Thiers, le vendredi [/rp]

Elle avait finit le portrait, restait à préparer l'avis ... bon son dessin n'était pas exceptionnel, il fallait bien l'admettre, toutefois, il était ressemblant, enfin, surement un peu. Et puis c'est son suzerain qui lui avait appris à dessiner, alors bon, c'était à lui qu'il fallait s'adresser si son portrait n'était pas parfait.

Quelques instant plus tard, elle avait finit et admira son travail



Citation :
Oyez, oyez, gentes Dames et doux Sires du Bourbonnais Auvergne,

La maréchaussée recherche une vile scélérate, une femme, qui a enlevé l'enfant de Dame Sibille.

D'après les divers témoins, la femme répond à la description suivante :

De petite taille, habillée d'une jupe bleue et d'un corset, ses cheveux blonds lui arrivant jusqu'à mi-dos, le visage rond, bouche relativement petite.

Et voila le portrait de cette femme avec l'enfant qu'elle a enlevé :




Cette femme a été aperçu la dernière fois à Montbrisson, si vous la voyez, prenez aussitôt contact avec un membre de la maréchaussée!

Merci de m'avoir écoutée.

Beths
Maréchale de Thiers.


Note : C'est mon suzerain Althiof qui m'a appris à dessiner à la prévôté.


En voyant le résultat, elle ne put s'empêcher de pouffer de rire, malgré la gravité de la situation.

Il ne lui restait plus qu'à trouver un pigeon pour transmettre cet avis à Montbrisson ...

Pourvu que cette femme y soit toujours, et pourvu que Dame Sibille retrouve son petit.

D'ailleurs Dame Sibille, elle allait lui écrire aussi. Elle reprend plume et parchemin



Citation :
Dame Sibille,

Je n'ai trouvé trace de cette femme à Thiers. Toutefois je sais de source sûre qu'elle est à Montbrisson.
J'ai donc préparé un avis de recherche que je transmets à mes collègues de Montbrisson pour qu'ils vous aident dans vos recherches.

Je souhaite ardemment que votre petit vous soit rendu.

Bien à vous,
Beths
Maréchale de Thiers


Il lui restait à aller trouver des pigeons postiers.
Sibille a écrit:
Confidences de Sibille

Sibille sentait qu’elle perdait pied… elle qui avait pour l’habitude de tout contrôler ou presque, elle se décida à écrire un peu dans son journal afin de mettre ses idées au clair.

Cher journal, nous étions à Thiers tout se passait si bien, Opus et moi nous profitions d’un moment au calme d’une charmante auberge et j’avais eu confiance en cette femme pour garder le temps de notre repos, quelques heures seulement cette journée de jeudi maudit, mon petiot, ma chair, mon si doux Winbill. Mais comme à chaque fois, lorsque tout va bien pour moi, ce n’est que de courte durée. Je m’en veux, je n’aurai pas dû croire que j’avais droit au bonheur, laisser mes émotions me guider, donner ma confiance. C’est de ma faute si aujourd’hui, on m’a enlevé Win. Malgré le fait que j’ai revu quelques amis de Montluçon qui me disent le contraire. D’ailleurs parmi ce groupe il y a …. non, je n’ose imaginer sa réaction, si par miracle la vie de son fils l’intéressait.

Nous sommes partis le soir même, la maréchale ayant promis de faire des recherches sur Thiers et notre chien Barack ayant confirmé le message de la maraude. Elle était à Montbrisson. Ereintés nous voilà dans ce village. Opus ne veut pas prendre de repos et continue avec son chien à poursuivre les recherches. Je m’inquiète aussi pour lui, il veut paraître vaillant mais à son âge… Je me demande si ceux qui me tiennent à cœur n’ont que la seule option de s’éloigner de moi pour leur sauvegarde, si je n’attire pas le malheur sur quiconque veut me suivre.

Elle avait fini d’écrire et lasse, par s’endormir dans le grand fauteuil de l’auberge du Drakkar où ils avaient posé leurs bagages.
--Basine a écrit:
[rp]Dans une petite pension d'un quartier assez reculé de Monbrisson[/rp]
Basine et Doda s’étaient suffisamment reposées, Winbill jouait tranquillement regardant le soleil faire des dessins sur le grand lit où il était posé.

- Do… Donatien, je vais aller voir la vieille femme en bas, lui proposer de travailler pour elle, afin qu’en échange, elle nous garde ici en secret… Tu comprends ?

- Oui maman

- Je te confie Win, il n’a pas faim, il est propre, tu fais juste attention qu’il ne tombe pas et tu es gentille avec lui…


Doda adorait le bébé et se sentait grande maintenant avec ce genre de responsabilités, tout sourire elle répondit. - Oui maman, promis.

Basine fit un baiser sur le front de sa fille et un sur celui du petit Win et descendit l’escalier. Elle trouva la vieille toujours assise derrière son comptoir.

Madame, j’ai quelque chose à vous proposer… Je vois que vous avez du mal, vos articulations, à faire les tâches ménagères de cette pension. Alors si vous me promettez quelque chose, je veux bien vous aider contre le repas de mon fils et moi-même et un peu de lait pour le bébé. Elle scruta la vieille qui avait l’air intéressé et qui hocha la tête pour dire qu’elle était d’accord. Alors voilà… je fuis mon mari qui est violent et alcoolique et je ne compte pas qu’il me trouve pour me voler mon… mes enfants. Si vous voyez quelqu’un à ma recherche, je veux que vous dîtes que vous n’avez jamais vu femme et enfants ici…. Dans ce quartier si, enfin ici… et puis que vous me dîtes si il y a une sortie à l’arrière que je puisse partir au cas ou.

La vieille accepta l’arrangement et indiqua derrière le comptoir une porte au fond de la cuisine.

- Par là, vous avez une cours fermée qui a une porte qui donne sur une ruelle le long des remparts… y’a des maréchaux qui veillent à la porte des remparts plus loin mais ils s’en moquent ici d’une femme et de ses marmots…


- Très bien, alors je commence tout de suite. Elle prit de quoi faire le ménage et suivit les directives de la vieille qui n’hésita pas à lui faire faire les tâches les plus difficiles mais Basine n’avait pas le choix, elle attendait l’heure des vêpres avec fébrilité et de s’occuper, lui calmait les nerfs.
--Barack a écrit:
Voilà que ce voyage qui avait bien commencé devenait un cauchemar. Moi, Barack, chien d'Opus, je n'avais quasi plus le temps de dormir.

J'ai besoin de 18 heures de sommeil moi !!

On a quitté en vitesse l'auberge de Thiers, sans le petit Win. On m'a fait bosser pour que je retrouve sa trace.

Dés que j'ai senti qu'il était sorti par la porte de la ville qui mène à Montbrisson, on a chargé Caprice, l'ânesse. On a marché et presque courru jusqu'à Montbrisson.

A peine arrivé, Opus m'a fait à nouveau le "coup du mouchoir", de la piste à retrouver.


J'en ai marre et je rêve de ronger un os de gigot, couché devant la cheminée de l'Auberge du Drakkar de Dame Ladyday.

Entre nous, je crois que Dame Ladyday n'aime pas trop les chiens. Mais je vous promets qu'elle changera d'avis après quelques jours. Je m'yconnais en séduction, comme mon maître.

Encore une confidence: ça m'embète qu'on ait perdu Winbill, je l'aimais bien ce bébé.
--Basine a écrit:
[rp]Eglise de Montbrisson :[/rp]

Basine prit sa longue cape et le bébé dans ses bras fut couvert en grande partie par celle-ci, la capuche relevée elle aussi, ils seraient protégés du vent et des curieux.

La mère chargée et la fillette descendirent au rez-de-chaussée de la pension où ils avaient trouvé refuge et décidèrent de passer par l’arrière pour tester la sortie par la cour. Basine au son du clocher avait repéré l’église et elles s’en approchèrent doucement passant près des gardes qui ne relevèrent même pas la tête vers elles, occupés à chercher un endroit pour y commencer la soirée à l’abri du vent qui se levait.


Avant de traverser le parvis empierré devant l’église, Basine stoppa Doda du bras scrutant chaque personne. Il était l’heure de la fin des vêpres mais la cloche n’avait pas sonnée l’appel aujourd’hui… le jour déclinait déjà pourtant. Une sensation, un malaise firent frissonner Basine de tous ses membres…

Un homme sortit de l’église et s’approcha d’un chien, elle se força à bien les regarder, elle croyait les reconnaître… c’était le compagnon de voyage de dame Sibille et son chien…

Ils sont là pensa-t-elle mais en même temps une voix se fit entendre résonnant contre les murs de pierre des maisons et de l’église…

« Ah elle ne perdait rien pour attendre, la carne ! Qu’est-ce qu’il allait lui mettre, quand il l’aurait retrouvée ! Et elle pourrait crier : il ne la lâcherait pas avant d’y avoir épuisé ses forces ! » « C’était-y donc sa faute, si l’emploi allait toujours aux mêmes ? »

« Et puis, non ! Des forces, il faudrait aussi qu’il en garde pour mettre une danse à Doda, sa fille. Cette petiote exaspérante, quasi muette, qui le fixait toujours d’un regard imbécile. A croire que sa femme et lui avaient engendré une idiote ! »

« A ceux-là aussi, ils leur feraient payer un jour…. Tiens, ce maraud avec son bel affublement qui venait de manquer de peu de le bousculer avec son chien …. Pour qui se prenait-il ? »


Cette voix, elle l’aurait reconnu entre mille, même plus rauque qu’à ses souvenirs mais les mots, l’intonation…

Elle resta là, un moment figée… à l’abri d’une encoignure, tenant fortement la main de sa fille… tétanisée…


Non… pas lui… et le bébé… Son esprit dût réagir vivement… il n’était pas question pour elle, même pour remettre l’enfant qu’elle prenne le moindre risque de croiser son époux, encore moins dans l’état ou il semblait être.

Elle recula, tenant toujours sa fille, retenant son souffle, priant pour que Winbill reste sage, retenant même le bruit de ses chausses sur les pavés et dès qu’elle le put, elle pressa le pas entraînant tout le monde à nouveau dans la cour arrière de la pension pour rejoindre sa chambre et réfléchir à ce qu’elle devait faire.
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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:37

--Barack a écrit:
Barack avait enfin pu dormir un peu pendant que sibille et Opus étaient allé manger la "poule au pot" de Dame Ladyday. Il avait d'abord rôdé près des cuisines et on lui avait jeté un bel os de gigot et quelques couennes de lard.

Ils sont sympa dans cette auberge. J'espère qu'on y restera quelques jours.

Il hésitait à refaire une nouvelle sieste, à rôder pour aller à la rencontre de quelque belle chienne de passage ou à aller continuer seul à chercher Winbill dans les quartiers de la ville.

Bon, je vais sortir un peu et peut-être joindre l'utile à l'agréable. Retrouver Winbill ou trouver une compagne d'un soir.

La queue haut dressée, Barack se faufila hors de la cour de l'Auberge du Drakkar à la découverte de la vie nocturne de Montbrisson.
--Marfray a écrit:
Marfray cherchait toujours…..

A proximité de l’église, il avait bien aperçu de loin une femme, dont la tournure lui rappelait celle de son épouse mais, las, non, elle était accompagnée d’un garçonnet et tenait dans ses bras un enfantelet : cela ne pouvait être Basine…. "A moins, à moins que la gueuse, depuis qu’ils ne s’étaient vus, se soit faite engrosser par quelque maraud. Mais non ! Il fallait bien reconnaître à Basine cette qualité : elle avait toujours été vertueuse ! Sans grand mérite d’ailleurs : puisqu’on ne pouvait pas dire qu’elle aimait beaucoup à se livrer aux choses de l’amour ! Et puis, ce garçonnet présent à ses cotés… Décidemment, cela ne pouvait être Basine !"

Sentant la soif le tenailler derechef, Marfray entra dans la taverne la plus proche, s’assit à une table près d’une fenêtre pour pouvoir continuer de guetter les passants et commanda un pot de vinasse.
--Basine a écrit:
Au petit matin Basine avait questionné un gamin du quartier qui apportait le pain à la pension et qui faisait le tour de toutes les auberges…

Une dame avec un homme et un chien ? Oui il les avait vu. Leur porter un mot, oui ça pouvait se faire.
Les quelques piécettes devant le nez, il secoua la tête de bas en haut et prit le message qu’il apporta aussi sec à l’auberge du Drakkar. Il chercha la dame qui lui donnait parfois une figue à manger en ce moment mais ne la trouva pas, quand il vit l’homme au chien…

M’sieur, y’a une dame qui m’a donné ça pour vous.
Il donne le mot et se met à courir à toutes jambes c’était convenu, il ne devait pas être attrapé et questionné et personne ne le remarqua à cette heure matinale, seule l’homme qui promenait le chien.

Citation :
Dame Sibille,

Malheureusement mon époux a retrouvé mes traces et je n’ai pu hier honorer ma promesse mais j’y étais à l’église, je vous le promets… j’y étais et j’ai vu l’homme qui vous accompagne avec son chien d’ailleurs.

Je ne peux rester ici plus longtemps, j’ai peur et je dois reprendre la route plus au sud. Je ne peux vous dire pour l’instant où exactement, prenez le sud vous-même, je vous indiquerai dès que je serai en sûreté où je suis exactement. Votre fils va bien, il se tient presque assis seul pour jouer avec ma fille, je prends le plus grand soin de lui, comme je vous l’ai promis…

Pardonnez-moi, je suis perdue si je reste ici plus longtemps. Basine.

Après avoir envoyé son mot et fait un minimum de tâches ménagères pour que la vieille respecte sa part du marché, celle ou il fallait qu’elle ne dise rien bien sûr. Basine remonta voir les enfants. Elle avait apporté avec elle de quoi se nourrir ce qu’ils firent dans un calme particulier… le calme que l’on n’aime pas voir se rompre car l’on sait que ce qui suivra sera désagréable.

Basine souriait à Doda qui essayait de tenir la corne perçée emplit de lait pour Winbill. Celui-ci avait l’air intéressé par le morceau de pain qu’elle tenait dans sa main.


Dis donc toi, tu voudrais changer de ton lait on dirait…
Elle lui tendit un morceau de pain bien sec qu’il se mit à mâchouiller heureux… Hum tu as les joues rouges aussi, tu nous sortirais des dents que je ne serai pas étonnée… Ta mère sera heureuse de te voir grandir tu sais ?

Elle mit doucement son doigt sur la gencive de Win et sentit une petite pointe et il essaya même de lui garder le doigt, le prenant pour le pain.
Et bien je crois que je vais mettre de côté les morceaux les plus durs pour toi… pour le voyage.

Doda la regarda inquiète… Oui Doda, nous devons repartir, il n’y a rien à faire avec ton … père qui traîne je ne peux rien faire ici… Nous allons prendre toutes nos affaires, je vais laisser un peu d’argent ici pour la chambre et nous sortirons sans rien dire par l’arrière, j’ai vu les gardes en milieu de journée, ils se relèvent et dorment à moitié, la digestion sans doute.

Elle changea le nourrisson lui laissant le pain pour se faire les dents et remis tout dans les sacs. Winbill sur le dos, le sac sur l’épaule et la cape sur l’ensemble, elle prit la main de Doda et elles sortirent sans réveiller la vieille qui ronflait derrière le comptoir à l’entrée. Elles sortirent discrètement ayant regardé avant si personne n’était en vue et en longeant les murs des remparts, elles arrivèrent à la porte où elles firent un signe de salutation au garde avachi. Celui-ci sans réfléchir, ne voyant qu’une femme et son garçonnet ouvrit la porte et les laissa partir.

Elles marchèrent normalement pour ne pas intriguer le garde puis augmentèrent la cadence. Basine voulait faire le maximum de trajet avant la nuit, ne voulant pas se perdre sur les chemins.
--Winbill a écrit:
Il s’était amusé un peu avec la petite fille, il avait rit et se tenait maintenant presque assis tout seul et pour la première fois goûté quelque chose de différent… Il mit le quignon de pain tendu par la dame dans sa main, le tourna sur lui-même plusieurs fois et comme tout ce qu’il attrapait, le mit à la bouche aussitôt.

Une grimace, mais il recommença. Ce goût était étrange mais à le mâchouiller légèrement, il devenait mou et il pouvait atteindre le clair à l’intérieur où le goût était meilleur… mais revenait rapidement à l’extérieur le serrant fort entre ses petites mâchoires édentées.


Ah ça fait du bien ça… ça me gratouille et en plus c’est bon… qu’elle bonne idée j’ai eu de faire mon joli cœur pour en quémander un bout moi… sinon de toutes façons, j’aurai pleuré… elle me l’aurait donné quand même la dame cette bonne chose là.


ba.... ba.... bababa....

On l’allongea, le changea et il fut hissé sur le dos de la dame à nouveau mais tenait fermement le morceau de pain qui diminuait pourtant. On lui jeta sur la tête un grand tissu et il fut au chaud là, se demandant bien à quoi l’on jouait tout de même… Lorsque la dame qui le portait avança doucement puis de plus en plus rapidement… Il gigota un peu, il voulait voir lui mais était coincé dans le dos et puis le petit morceau de pain, il l’avait perdu… alors ben il se mit à pleurer espérant bien qu’on lui laisse voir le jour et que comme ça, il aurait un autre morceau de pain.
Sibille a écrit:
Confidences de Sibille

Cher journal, une chose étonnante s’est produite hier soir, rassurante et pleine d’espoir, j’en éprouve presque l’envie de l’écrire en rime, mais ne suis pas douée pour ce genre d’harmonie. Je vais donc tout simplement te le confier, je crois que mon cœur a fini de saigner pour cet homme qui m’a tant pris mais aussi tant apporté avec comme ultime cadeau le fruits de nos amours passés, le seul qui restera à jamais dans mon cœur mon fils tant recherché.

Hier soir, accompagnée de mon tendre Opusone, j’essayais de garder espoir, mangeant un peu pour garder mes forces afin de pouvoir partir au moindre renseignement. Dans l’auberge de Ladyday, Opus me tenait la main, m’apportant sa sagesse, sa chaleur et sa force tranquille et j’ai sû sans ménagement mais sans haine m’exprimer enfin face au fantôme du passé, qui vint se présenter. Je l’ai vu repartir sans demander son reste, je ne sais pas à quel point il était touché par la disparition de notre… de mon fils mais cette fois, aucune rancune, il était tout comme moi contraint à avouer qu’il ne pouvait rien faire de plus et je l’ai laissé repartir avec celle qui partageait maintenant sa vie, sans jalousie. Mon avenir est ailleurs j’en suis maintenant sûre et ce poids s’est subitement enlevé de mes épaules. J’ai laissé pour cette nuit, l’angoisse de côté, ressentant au fond de moi que Winbill était bien et j’ai accepté le réconfort que m’apportait Opus. Dans ses bras, j’ai fini la nuit, sereine quelques heures et apaisée.
--Basine a écrit:
[rp]Sur les chemins de Polignac[/rp]

Quelques lieues plus loin Basine avait dû s’arrêter de peur que les pleurs du nourrisson n’ameutent trop de regards sur elle… Elle l’avait descendu de son dos et proposé du lait, lui avait changé ses langes qu’elle devrait laver dès qu’elle aurait suffisamment avancé et trouvé un point d’eau.

L’arrêt leur avait permis à sa fille et elle-même de se restaurer aussi et lorsque Win aperçu le pain, il s’agita…
Ah mais tu y a pris goût … attends… Elle chercha les morceaux un peu plus durs mis de côté pour lui… Voilà mon joli, pour tes futures quenottes…

Allez Doda nous repartons dès que j’aurai écrit un mot, nous sommes suffisamment loin, nous pouvons dire à sa mère quel chemin nous avons pris et dès que je rencontrerai quelqu’un qui part en sens inverse, je le chargerai de le transmettre.

Pendant que Doda s’occupait du bébé, jouant gentiment avec lui Basine prit plume, encre et parchemin… Mal installée elle réussit à écrire le principal…

Citation :
Dame Sibille,

Me voici donc avancée et je peux vous le dire maintenant je prends la direction du sud, de Polignac. J’espère y être assez tranquille pour y rester jusqu’à votre arrivée. Dès que j’y serai j’irai à l’église et y resterai à vous y attendre, à la dernière messe du soir, ce sera préférable et si vous n’êtes là, j’y reviendrai le lendemain. J’espère que la maison d’Aristote me permettra d’obtenir votre pardon… ou tout du moins une solution….

Winbill va très bien, il perce ses dents et mord à pleine bouche dans le pain qu’il vient de découvrir. Vous avez un adorable enfant qui se porte à merveille, je vous rassure.

Encore pardon… Basine.

Elle referma le pli soigneusement et le mit accessible dans son sac puis remettant le bébé sur son dos en veillant bien que cette fois, il voit le monde. La jeune femme et les deux enfants reprirent le chemin.
Opusone a écrit:
Confidences d'Opus

Malgré le drame, nous avions passé une soirée agréable à la table de l'Auberge du Drakkar, chez Dame Ladyday. La poule au pot était goûteuse, le vin de qualité.

Sire Nehwin, le père de Win avait fait une brève apparition. Sibille avait pu lui dire calmement ce qu'elle avait à lui dire. Sans animosité, avec fermeté, elle avait pu lui parler. Sire Nehwin avait reconnu ne rien pouvoir faire pour retrouver Win, mais avait semblé affecté par sa disparition et mal à l'aise avec son refus de connaître et de s'occuper de cet enfant, son enfant, qu'il ne connaissait pas.

Rentré dans notre chambre, j'avais invité Sibille à me rejoindre dans le lit. Dans sa manière d'avoir pris ma main durant la soirée, dans ses regards, j'avais acquis l'impression qu'elle était prête à partager avec moi plus qu'une simple amitié, plus qu'une relation platonique.

Après une brève hésitation elle vint se glisser sous les couvertures près de moi. Elle avait besoin de réconfort et plaça sa tête dans le creux de mon bras me laissant passer ma main dans ses longs cheveux qu’elle avait laissé détachés. Elle fermait les yeux, profitant de la chaleur et des caresses, espérant avoir un moment de répit dans ses cauchemars.

J'étais heureux que mon invitation ait été acceptée. J'étais heureux, émerveillé, reconnaissant, d'avoir cette belle et jeune femme près de moi, tout contre moi.

Je ne vous révèlerai pas ici les secrets d'alcôve. Les caresses, les soupirs, les tendresses, les mots doux, les gémissements, les grincements du matelas, les gestes pudiques ou osés, tout cela restera caché. Tout cela restera notre secret, notre trésor.

Même Barack, resté sagement dans son coin n'en sait rien.

Je dirai simplement que la nuit fut bonne, réparatrice des fatigues des corps et des âmes. Elle fut parfois agitée, remplie de passions et de tendresse, de désirs et de satisfactions.

Au petit matin, j'allais à la fenêtre, une nouvelle journée s'annonçait, une journée de début d'automne. Le temps était magnifique, les érables se teintaient de rouge, les marrons commençaient à tomber, les vendanges étaient commencées. La nuit avait été belle.

Puis soudain, je me souvins.

On doit retrouver Win !!!
--Basine a écrit:
[rp]Sur les chemins de Polignac…[/rp]

Basine épuisée n’avait pas vraiment dormi la nuit précédente, à guetter dans le petit creux qu’ils avaient trouvé au pied d’un arbre centenaire au moins, cachée des vents mais l’esprit en ébullition.

Sa fille et le bébé s’étaient pelotonnés dans ses bras, la longue et épaisse cape leur servant de couverture et au petit jour, Basine eut du mal à réveiller son petit monde, d’ailleurs elle reprit le bébé sur son dos, n’essayant même pas. Doda se frottant les yeux avait demandé s’ils étaient encore loin…

Basine n’en était pas sûre mais elle lui dit que normalement au coucher du soleil, ils seraient en vu de l’enceinte protégeant Polignac et si la nuit le permettait, ils dormiraient avant d’y entrer. Doda trouva amusant de dormir une nuit de plus dehors, elle pourrait encore compter les étoiles pour s’endormir et du coup, mis de l’entrain à ce départ si matinal.


Ils s’étaient arrêtés plusieurs fois, pour prendre du repos et se restaurer… Winbill sur le dos de Basine gazouillait gaiement mettant à tour de rôle sa main ou du pain dans sa bouche et faisant des bulles qui faisaient rire Doda…

Enfin la nuit tombait et en hauteur ils aperçurent les remparts de Polignac et un bois peu touffu parcouru par une rivière… C’est vers cet endroit qu’ils se dirigèrent pour cette nuit encore. Un bosquet touffu les dissimula du chemin et leur apportait un peu de confort. Utilisant les branches pour se cacher des vents et pour y suspendre leurs affaires et bientôt les langes mouillés que Basine venait d’aller laver à la rivière. Sur la cape, jouant avec les derniers rayons de soleil entre les branches le nourrisson assis maladroitement s’amusait avec la fillette. Puis vint le dernier repas du soir et après avoir compter les étoiles, l’endormissement bienfaiteur et réparateur.

Demain, ils verraient leur avenir à Polignac.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:38

--Basine a écrit:
[rp]Sortie de la forêt, entrée de Polignac[/rp]

Elle avait un peu mieux dormi cette nuit-ci que la précédente, peut-être que l’éloignement de sa principale crainte lui permettait d’être un tout petit peu plus sereine et puis de voir les enfants joués étaient un ravissement… Elle s’attachait de plus en plus au bébé malgré le fait qu’elle le savait, elle devait le rendre à sa mère qui devait être morte d’inquiétude.

Ils se réveillèrent donc tous les trois de très bonne heure, toujours abrités par les branches basses du bosquet… Basine nourrit Winbill et prit avec Doda les dernières réserves qu’elle avait emportées… Il lui fallait trouver un peu de travail et à manger.

Dernières recommandations à sa fille toujours déguisée en garçonnet…
Doda tu te souviens… tu te nommes Donatien et moi Asa… La fillette hocha de la tête et reprenant elle aussi son petit sac suivit gentiment sa mère portant sur son dos le bébé. Elle aussi s’attachait à lui, un petit frère oui, elle aurait bien aimé le garder ainsi… mais sa mère lui rappela qu’elle avait fait assez souffrir la maman du bébé et qu’elle devrait lui rendre au plus tôt.

Ils se dirigèrent vers l’entrée du village et ne présentant pas une menace, les gardes leur ouvrirent sans problème…Le petit groupe passa devant l’église repérant un peu les lieux pour y venir le soir même…Basine trouva un endroit abrité d’où elle pourrait voir sans être vue. Puis le groupe se dirigea vers les quartiers reculés espérant trouver comme à Montbrisson une pension où contre travail, ils pourraient dormir et manger.
--Caprice a écrit:
[rp]Arrivée à Polignac[/rp]

Caprice avait dû marcher de gré ou de force à une allure digne des meilleurs étalons de l’armée au pas tout de même… oui les ânes aussi ont le droit de se flatter. Car le gentil chien du groupe recevant certains ordres de son maître passait du jeu d’attraper sa queue à, je te mordille pour que tu avances plus vite…

Caprice avait bien essayé à plusieurs reprises de lui coller un bon coup de sabot mais Barack était jeune et alerte et d’un bond évitait le coup de pied. De plus Sibille à chaque fois la sermonnait sans complaisance et reculait par punition le moment où elle lui donnait sa récompense, un bel épi de maïs.

C’est donc résignée qu’elle avait franchit les deux jours de marche entre Montbrisson et Polignac, pas fâchée que l’allure se calme à l’arrivée près des remparts.

Les grandes portes de bois s’ouvrirent et on entendit sur le pavé le bruit de ses pas résonner…
--Basine a écrit:
[rp]Dans une petite auberge peu connue à Polignac[/rp]

Basine travailla toute la journée dans une relative bonne humeur, le gérant essayant à chaque instant de lui faire retrouver le sourire surtout au moment où elle avait apporté la tarte aux pommes généreuse et odorante… Depuis lors, sa confiance lui était acquise totalement…

Ah les hommes pensa-t-elle un sourire et quelque chose de bon à manger et les voilà gentiment se faire berner… mais non après tout, je ne suis pas si mauvaise, seulement mal mariée et j’ai fait des erreurs de jugement sur ma capacité à me cacher de lui.

Elle fit donc le plus aimablement possible les tâches qu’il lui avait confié et remarqua qu’au fur et à mesure de la journée, celles-ci devenaient moins pénibles. Les clients étaient très peu nombreux et passaient discrètement. Elle s’absentait souvent, allant voir les enfants qui jouaient ou dormaient. Elle apporta à Doda quelques feuilles de parchemin et quelques bouts de charbon de bois que le gérant avait taillé pour que le garçonnet puisse s’amuser disait-il… Basine l’avait remercié et vu le sourire de l’enfant, celle-ci était aussi ravie et ne tarda pas à noircir de jolis dessins les parchemins.


L’heure passait doucement et la nuit commença à tomber… Basine angoissée couvrit alors sa fille, lui cachant bien comme il le fallait ses bouclettes blondes et la regardant, lui sourit… Voilà Donatien tu es très beau… La fillette se mit à rire, prenant maintenant le bon côté des choses, c’était assez amusant de se déguiser après tout. Winbill fut bien couvert et mis sur son dos, recouvert de la grande cape. Voilà le petit groupe près à aller à l’église. Basine ayant prévenu le gérant qu’elle se rendrait à la dernière messe du soir, celui-ci peu au courant des horaires apparemment n’y vit aucun inconvénient.

[rp]Sur le parvis de l’église[/rp]

La nuit était là et Basine se mit en observation dans le coin repéré le matin même… Des gens discutaient devant la grande porte de bois. La messe était finie mais ils profitaient encore un temps du temps doux et agréable de ce début d’automne…

Pas d’homme au chien … peut-être que dans l’église.... Elle se fit donc la plus discrète, marchant d’un pas naturel et poussa la porte pour y trouver peut-être la mère du bébé. A l’intérieur de l’église quelques personnes priaient encore mais pas de dame Sibille encore. Elle avança doucement, évitant la nef et longeant l’intérieur par les couloirs de bas-côtés jusqu’au transept où une petite porte de sortie était l’endroit idéal pour voir, sans être vue et sortir rapidement en cas de soucis. Elle s’installa donc sur le premier banc de bois proche de cet endroit attendant patiemment.
Sibille a écrit:
[rp]Polignac[/rp]

Sibille s’était un peu reposée en l’auberge qu’ils avaient trouvé et regardait à chaque fois par la fenêtre pour regarder le soleil toujours haut… la journée n’en finissait pas. Elle faisait les cent pas dans la chambre.

Opus à nouveau était parti avec Barack sur d’éventuelles traces de la maraude et le temps s’égrenait lentement, trop lentement à son goût. Elle fini par descendre et sortir dans les rues.


Elle regarda sans les voir vraiment les étals s’allonger puis petit à petit, les artisans rangeaient leurs marchandises, le soleil baissait légèrement à l’horizon. Elle sentit alors le poids de l’angoisse monter d’un cran. Elle alla dans quelques tavernes en cherchant des renseignements et vit avec plaisir son amie Mimicracra, celle-ci lui fit une proposition qui pourrait rassurer la voleuse et servir de négociation. Elle cherchait maintenant son compagnon mais arriva sans s’en rendre compte à l’église… La nuit venait de tomber et elle décida d’y rentrer…

[rp]A l’église :[/rp]

Elle fit une prière à l’entrée, ce qu’elle n’avait plus fait depuis très longtemps. Elle avança dans la nef centrale et les lumières des cierges et des bougies aux appliques du mur donnaient un air serein à cette église. Elle avança essayant d’être discrète à dévisager les gens… et arriver près de l’autel elle commençait à perdre espoir quand un petit bruit se fit entendre sur sa gauche, elle s’avança mais la personne cachée là, lui fit un geste en lui disant…


N’avancez pas… je dois m’assurer qu’il ne vous a pas suivi…

Sa voix était tremblante et elle tenait fermement la main d’un enfant dans l’ombre, sa fille. Sibille ne voyait pas Winbill…

Où est mon fils… Basine… Où est Winbill ?


Dame Sibille je vais vous rendre votre fils, mais j’ai peur, je suis terrorisée…. Elle se mit à pleurer mettant toujours sa main devant elle…

Basine, j’ai une proposition à vous faire, une amie habitante de Polignac, a été touchée par votre histoire et vous propose de vous engager chez elle, où vous serez cachée avec votre fille. Venez suivez moi, elle m’a donné le chemin… vous ne craignez rien, j’ai beaucoup à perdre à vous mentir.

Passons par cette petite porte et profitons de la nuit pour nous y rendre, peut-être avez-vous quelques bagages à récupérer ? je vous laisse me devancer alors, je resterai à distance vous attendant.

Dans la nuit une femme et un enfant suivie d’une autre femme parcourraient les rues pour retrouver la paix.
Opusone a écrit:
Confidences d'Opus

Je rentrais à l’auberge à la nuit tombante. Mes recherches n’avaient rien donné. Tant Barack que moi étions fatigués. Je donnai à manger au chien, m’assurai que Caprice avait eu à boire et à manger et m’étendit sur le lit.

Très vite je m'endormis et me mis à rêver. Je rêvais d’une longue route à l’ombre des platanes par une belle journée d’automne. Winbill dormait dans son berceau fixé au bât de Caprice, Barack les précédait de quelques 20 mètres comme à son habitude, Sibille cheminait à mes côtés main dans ma main.

Dans mon rêve, on s’arrêtait à l’orée d’un bois pour se restaurer. Sibille sortait de son panier quelques victuailles. Elle préparait la corne percée de Win pour qu’il puisse boire son lait. Caprice broutait quelques herbes folles, Barack s’assoupissait à l’ombre d’un chêne.

Assis dans l’herbe, je prenais Sibille dans mes bras. Je la couvrais de tendres baisers.
Caresses, tendresses, voluptés …. Winbill gazouillait tout seul, observant un papillon qui voletait autour de lui.

Le rêve s’interrompit brutalement. La porte de la chambre s’ouvrit.


Sibiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille !!!!!
Sibille a écrit:
[rp]Polignac[/rp]

Basine avait récupéré ses affaires dans la petite auberge, remercia le gérant lui expliquant qu’elle avait retrouvé sa famille et qu’elle s’en allait les rejoindre dès le jour même… Il lui sourit gentiment, et lui souhaita bonne retrouvaille.

Basine rejoint Sibille portant toujours sous sa cape Winbill qui commençait à s’agiter et dans sa main un sac et dans l’autre la main de sa fille…


Voilà dame Sibille, je vous laisse me guider…

Dans la pénombre Sibille n’osait pas lui demander si son fils était loin… de peur de la voir s’enfuir à nouveau. Elle reprit donc le chemin pour aller à la maison de Mimicracra, comme prévu. Arrivées devant la chaumière décrite… elle expliqua le plan prévu…

Voilà, mon amie dame Mimicracra, vous propose d’aller chez elle, elle vous y engagera comme servante et vous conduira à son domaine où vous serez en toute tranquillité avec votre fille, protégées… Elle la considèrera comme sa filleule.

Elle resta là à regarder la femme en face d’elle, celle qui lui avait volé son fils pour son propre salut et celui de sa fille…Elle voyait ses traits déformés par la peur puis celle-ci se pencha, repoussant sa cape et défit de sa taille la ceinture qui maintenait le bébé sur son dos…Winbill apparu tout étonné.

Sibille se rua sur lui et le couvrit de baisers…

Oh mon cœur, tu es là… Elle se mit à pleurer, laissant toutes ses émotions ressortir, ne pouvant s’empêcher de l’embrasser…Elle regarda son fils et vit que celui-ci était en pleine forme comme elle l’avait ressenti…

Basine lui dit qu’il était adorable et qu’elle avait eu la surprise de voir que sa première dent perçait ainsi que deux trois petites choses qu’elle laissait à la surprise de sa propre mère. Elle lui rendit la corne percée pour le lait et quelques morceaux de pain triés pour lui, hésita à lui faire une bise puis se reculant, regarda la joie de la jeune mère…

Sibille oublia toutes ses rancoeurs et pardonna à la femme en face d’elle, en lui mettant la main sur la sienne quelques instants. Elle la laissa partir avec sa fille vers la petite chaumière de Mimi… et rentra elle-même très vite voir Opus…


[rp]Auberge de Polignac[/rp]

Elle parcouru le trajet à une vitesse folle monta quatre à quatre les marches de l’escalier et ouvrit la porte si rapidement qu’elle n’eut pas le temps de voir qu’Opus dormait…

Celui-ci réveillé en sursaut se mit à crier :
« Sibiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille !!!!! »

Folle de joie, Sibille avec Winbill dans les bras couru se blottir dans ceux d’Opus…

Opus, il est là… entre ses larmes elle, n’arrivait pas à en dire plus… Elle le regarda les yeux pleins de larmes et l’embrassa si excessivement, qu’il faillit tomber à la renverse du lit. Elle passa ensuite à de multiples bisous sur son fils, qu’elle examina sur toutes les coutures…

Il est là et il est si beau… Elle se mit alors à rire nerveusement… Opus… je veux partir d’ici, m’éloigner le plus vite possible… tu le veux bien ? Je nourris Win, je le lave et le change et nous partons dès ce soir…

Elle le regarda d’une telle façon qu’il ne pouvait lui refuser…

Elle s’activa alors, toute l’énergie lui étant revenue en même temps que sa joie de vivre. Elle ne s’arrêtait que pour couvrir son fils de baisers et en voler un à Opus…Celui-ci n’avait d’autre choix que de plier bagage et d’aller préparer Caprice…

Ils descendirent tous ensemble et en riant tellement soulagés, payèrent la chambrée et lestèrent Caprice de sa charge et du panier vide, Sibille avait voulu garder un peu son fils dans ses bras, en manque de lui. Ils se dirigèrent vers les remparts et vers la suite de leur aventure, le sud.
Mimicracra a écrit:
[rp]à Polignac chez Mimi[/rp]

Mimi lisait tranquillement au coin du feu lorsqu'elle entend un léger bruit comme si l'on grattait plus qu'on ne frappait à la porte.

Elle se lève d'un bond, et lâche son courrier pour aller ouvrir. Elle découvre alors une étrangère aux traits marqués par l'incertitude et la peur... Cela ne pouvait être que Basine. Mimi lui saisit la main sans attendre et l'attire vers l'intérieur de la chaumière sans mot dire mais avec un large sourire.

Refermant la porte rapidement derrière elle, elle tend le bras et lui fait signe de se dévêtir.


N'ayez crainte... Je suis Mimi, je suppose que vous êtes Dame Basine ?
Donnez moi votre manteau et allez vous installer prêt du feu... Avez vous faim ou soif ? Votre fille est elle là ? j'ai farfouillé dans mes vieilles affaires et retrouver une poupée, peut-être voudra-t-elle jouer avec elle... Regardez, elle est sur la table...


Soudain elle se rend compte qu'elle noie la pauvrette sous un flot de paroles et que bien loin de la rassurer, elle doit au contraire la terroriser... Elle se tait ainsi brusquement et regarde Basine dans les yeux lui souriant à nouveau.

Sans mot dire cette fois-ci, elle se dirige vers la table saisit une écuelle et va la remplir dans la marmitte qui continue de chauffer.

Tenez mangez... Nous parlerons ensuite...
--Marfray a écrit:
Marfray cherchait et cherchait... toujours !

Il finirait bien par mettre la main sur cette gueuse et leur fille. "Avait-elle plus de droit que lui sur Doda ? Non, sûrement pas ! Et cette petite, diantre, pourrait être d'un bon rapport." Ainsi, pensait-il en souriant.
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MessageSujet: Re: Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins   Mar 21 Oct - 23:38

--Basine a écrit:
[rp]Chez Mimicracra[/rp]
Basine toujours apeurée avait craint jusqu’au dernier moment la colère de dame Sibille mais celle-ci tellement heureuse de retrouver son fils, lui avait montré de la compassion et même proposé son aide par l’intermédiaire d’une amie. C’est un peu honteuse qu’elle accepta, sans même trouver les mots qu’il fallait, heureuse d’avoir rendu cet adorable bébé à sa mère.

Pendant que cette dernière partait à toutes jambes sûrement voir son compagnon, elle remonta le petit chemin de la chaumière légèrement éclairée, elle toqua légèrement et à la porte et lorsqu’on lui ouvrit, elle fut attirée et questionnée de telle manière qu’elle resta muette, trop surprise. Sa fille qui s’était cachée dernière ses jupes la regarda un instant sentant par sa main, la tension. Elle lui demanda discrètement :

M’man, à la dame je lui dis que je suis Doda ? car elle a dit ta fille donc elle sait que je suis une petite fille hein ?

Basine sourit à sa fille… Oui Doda, et regarde elle te propose une poupée…

Tenez mangez... Nous parlerons ensuite...


Une fois assises, les bolées de soupe bien chaudes devant elles, et le sourire de la dame, la rassurèrent enfin.

Merci dame Mimi, merci pour tout, pour ma fille surtout… Je serai à votre service madame, n’ayez crainte, je ne ménagerai pas ma peine et ma fille sera adorable… et fera elle aussi sa part, je vous le promets… j’ai fait beaucoup de mal à votre amie qui a été d’une grande bonté et même si je sais que je ne suis pas pardonnable, j’espère qu’elle oubliera tout cela.

Le repas se fini plus détendu, elles parlèrent longuement une bonne partie de la nuit. Doda s’étant endormie dans le grand fauteuil près du feu. Basine se confiant à cette dame, sans retenue, lui dressant le portrait de son mari et ses craintes.
Sibille a écrit:
[rp]Sur les chemins de Murat : dernières lieues en BA.[/rp]
On n’avait pas vu jeune mère si heureuse dernièrement. Sibille avait enfin retrouvé son fils qu’elle gardait près d’elle le plus possible, le couvrant de bisous et tout sourire en faisait autant avec son compagnon le tendre Opus… qui sans rien demander profitait légèrement de la situation.

Mais après tout quand le bonheur est là, autant le faire partager…


Ils parcoururent sans soucis les deux jours de marche qui les séparaient de Murat, s’accordant de bons moments de repos en bordure de chemin dans de petites haltes improvisées. Les arbres aux longues branches encore feuillues les accueillaient et les protégeaient des vents et les couleurs chatoyantes étaient un ravissement des yeux.

Un bon feu, de grandes couvertures au sol et voilà le couple et le bébé au chaud avec Caprice non loin se ravitaillant d’herbes rases et Barack jouant quelques instants avec les pieds qui se frottaient sous les couvertures en de grands moments de joie retrouvée et de rires partagés.


Ils s’étaient étonnés de voir les progrès de Winbill. Celui-ci se tenait seul assis et saisissait avec de plus en plus de dextérité de quoi jouer ou de quoi goûter, entre autre le pain un peu dur qu’il affectionnait…et leurs moments tendresse n’en étaient que plus intenses et joyeux.

Sibille regardait Opus jouer son rôle à merveille de grand-père adoptif et appréciait de plus en plus ses marques d’affection, ses caresses, ses attentions. Ils allaient pouvoir quitter le BA et reprendre le cours de leurs aventures sur la richesse humaine dans les meilleures conditions et même encore plus soudés par la confiance et la complicité chaque jour enrichies.


Sibille garderait son journal ouvert, elle continuerait à le remplir de ses émotions de ses ressentis en traversant les autres comtés, les autres duchés.
Opusone a écrit:
Opus avait été recherché Caprice dans son pré. Il lui avait refixé le bât. Les bagages d'un côté, le petit berceau de Win de l'autre.

Sibille était prête pour la suite du voyage, Barack impatient de partir.

La petite troupe franchit les murs de la ville, direction Sarlat où ils avaient l'intention de rester en octobre. Opus y avait rendez-vous pour une retraite, pour le bien de son corps et de son âme.

Sibille était rayonnante, si heureuse d'avoir retrouvé Winbill. Opus était heureux de la voir ainsi. Leur relation ne pourrait qu'en être encore meilleure durant la suite de leur pélerinage.

Il imaginait déjà les folles nuits, les goûteux repas dans de bonnes auberges, les bains coquins, les tendres baisers, de fougueux enlacements, les ........
--Barack a écrit:
Barack était tout fou de voir que ses maîtres avaient retrouvé Win et retrouvé le sourire. Il savait que le voyage allait continuer et qu'il n'aurait plus à arpenter les rues des villes à la recherche d'un odeur, d'une trace.

Il était content de trottiner près de Caprice. De temps à autre Win laissait tomber le morceau de pain sec qu'il machouillait. Alors, il l'avalait promptement sans se faire remarquer.

A Sarlat, on lui avait promis de beaux os.


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Traversée du Ba - Confidences de deux pélerins
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