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 Sur les routes du duché

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Gypsie

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Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Sur les routes du duché   Mer 22 Oct - 22:06

49moi a écrit:
Faustine vivait à Thiers depuis toujours. Les rencontres passées l'ont amenée à voyager, à rencontrer d'autres personnes encore ... Elle s'était rendue à maintes reprises à Moulins où elle avait rencontré l'amour...

Seulement, voilà ils s'aimaient et s'étaient séparés. Une seule petite journée de marche les distançaient et plus de trois jours sans aucune nouvelle de lui. Son coeur souffrait trop, elle prenait la fuite.

Fuir à tout prix, pour vivre, vivre enfin ... Mais la distance, l'aiderait-elle à avancer dans sa vie ?

Elle entreprit son voyage de nuit, n'avait prévenu que quelques rares amis. Elle voyagerait seule et c'était bien la première fois. Elle qui n'était même pas chaussée, s'en alla telle une va nu-pieds par les chemins.
Ses pensées en ce jour étaient à la fois tristes et gaies, un mélange complexe de souvenirs et de projections en l'avenir. Elle laissait derrière elle, toutes ses connaissances, sa ville natale, son passé et plongeait dans l'inconnu. Elle s'arrêta en chemin, pour lui écrire, pour lui dire combien elle l'aimait, combien elle désirait le rendre heureux.

Citation :
Mon amour,

J'ai repris ma part de liberté hier. Je me suis dégagée de mes obligations et j'ai pris la route. Je compte me rendre à Polignac et après je ne sais pas où le vent va me mener. J'éprouve encore pour toi des sentiments très forts, ton poème est magnifique. Mais je n'ai pas su lire entre les lignes, je ne sais toujours pas si tu désires ardemment que je te rejoigne. Alors pour te rendre libre et heureux, j'ai préféré m'éloigner. Ai-je bien fait ?

Je t'aime

Faustine

Arrivée de bon matin à Montbuisson, elle déambula dans les rues désertes, les tavernes étaient fermées. Elle alla s'asseoir sur un banc public pour se reposer de sa longue marche et attendit. Elle repartira ce soir sans doute, mais pour aller où ? le savait-elle vraiment elle même ?
Tiamarys a écrit:
Les remparts de la ville se découpaient dans la clarté pâle du petit matin. Tiamarys admira le spectacle les yeux pleins de rêves encore cachés.
Le BA..Enfin!
Elle savait qu'elle n'avait rien à attendre, mais ce savoir dans le même duché que lui, suffisait pour le moment à son bonheur.
Il avait été clair, leur relation ne devait pas dépasser le stade déja enviable de l'amitié, pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'espèrer. Son coeur ne battait-il pas pour lui?

Elle avait arrêté sa monture sur une belle montagne, un cratère herbeux en recouvrait le dôme.
Les volcans d'Auvergne!
La nature s'éveillait dans la campagne du BA. Le chant matinal des petits oiseaux, le bruit d'un torrent s'écoulant paresseusement sous le couvert des arbres...Tiamarys sourit et respira à plein poumons l'air frais de cette belle matinée de septembre.

Elle réajusta sa besace, et éperonna son cheval qui se mit au galop dévalant les pentes vers la vallée...
Cheveux au vent, les joues rougies par cette chevauchée revigorante, elle arriva rapidement aux pieds des remparts de la cité Bourbonnaise.
Les portes étaient ouvertes et elle entra dans la cité au milieu des commerçants et des voyageurs en quête d'un repas chaud et d'un lieu où se reposer...
Elle déhambula dans la cité à la recherche d'une taverne où se réchauffer et faire de nouvelles rencontres et se décida pour une taverne qui répondait au nom de "La taverne de l'Odysée".

Elle entra dans la salle et tout en souriant alla s'installer à une tablée occupée par trois dames souriantes et à l'air sympathiques.
Elle se présenta et sympathisa avec dame Faustine qui se rendait elle aussi à polignac pour des raisons différentes des siennes..Différentes? pas tant que cela finalement...
49moi a écrit:
Faustine est restée, là assise sur ce banc. Un long moment ... Et puis les tavernes se sont ouvertes, une à une. Faustine hésita encore un peu et finalement elle avait bien besoin d'un peu de chaleur, chaleur humaine surtout.

Elle poussa la porte de la taverne la plus proche, s'installa dans un coin de la taverne. Elle écoutait d'une oreille discrète les discutions qui s'y tenaient. Une dame s'installa à leur table. Elles étaient quatre maintenant.

Faustine se tourna vers la nouvelle entrante et lui demanda :

Etes-vous d'ici ?

Elle lui répondit que non, qu'elle était de Polignac et qu'elle y retournait. Faustine ne put s'empêcher de sourire.

Quelle coincidence ! Quelle aubaine !

Elles convinrent de voyager ensembles le soir venu. Faustine ne serait plus seule sur les routes. Elles échangèrent des brides de leur existences ... Finalement leurs motivations étaient très proches ... L'amour toujours l'amour, sa quête inaccessible ...

Faustine quitta la taverne et profita des derniers beaux jours, alla au bord du lac apprécier la beauté des lieux. Ce lac au milieu des montagnes auvergnates, entouré de verdure rougissante la ravit. Posée à l'ombre d'un chêne, elle rédigea une courte lettre pour celui qu'elle aimait ...
Tiamarys a écrit:
Tiamarys sourit, Faustine avait raison...Serait il possible qu'une petite étoile brille enfin pour elle?
Elle avait tellement l'habitude de voyager seule qu'elle hésita un instant sur la procédure à suivre.
C'était décidé...Ce soir Faustine et elle prendraient la route vers Polignac.
Après avoir discutés un moment et échangés à mots couverts leurs histoires d'amour respectives, elles convinrent de se retrouver le soir même pour se mettre en route.
Demain elles seraient à Polignac!

L'ambiance de la taverne prêtait aux confidences, les autres jeunes femmes donnèrent leur point de vue sur l'amour...
Comme tout cela était compliqué!

Une bûche craqua dans l'âtre, les faisant toutes quatre sursauter, les cloches de l'église sonnèrent seize heures, il était temps de retourner vaquer à ses occupations...
Faustine s'en retourna à ses préparatifs et Tiamarys aux siennes...

L'angoisse lui nouait le ventre, plus le temps passait et plus elle se disait que ce n'était pas une bonne idée...
49moi a écrit:
Comment va-t-il réagir ? M'aime-t-il vraiment ? Veut-il que je sois sienne ? Ou tout simplement préfère-t-il sa liberté et me rendre la mienne ?

Faustine s'est laissée porter par le bruit de l'eau, elle avait profité de la fraîcheur du lieu. Un vol de perdrix au dessus de sa tête la tira de sa rêverie. Il est bientôt temps de rentrer au village et de rassembler ses affaires.

Demain, je serai à Polignac. Je m'y poserai quelques jours, le temps d'y voir plus clair. Et de savoir enfin ou de comprendre enfin ce que lui veut vraiment.

Faustine entra en taverne , elle y retrouva des amies de longue date. Retrouvailles , émotions, discutions autour des longs moments passés loin les unes des autres. Elle retrouva aussi Tiamarys en taverne. Elles réglèrent les derniers détails de leur voyage, sortirent une carte, évaluèrent les difficultés du parcours.

Elles s'orientèrent vers les écuries. Présentation avec Satan, le bel étalon de Tiamarys. Faustine tendit sa main, Satan s'approcha et repira son odeur. Tout se passait pour le mieux, ce magnifique équidé semblait l'apprécier...
Tiamarys a écrit:
Tia sourit, faustine savait y faire avec les chevau, satan semblait l'apprecier.
Elle le scella et grimpa en selle puis se tourna vers Faustine lui dit

Tu es prêtes? On se mets en route?

Cette dernière acquieça et grimpa derrière elle. Tia éperonna son étalon et ils prirent la direction de Polignac...

Le coeur battant elle voyait à peine les vallées et les collines auvergnates tant son esprit était préoccupé.
Il lui avait dit de venir, de le rejoindre, qu'il serait là dans quelques jours...mais sans rien promettre, juste pour l'envie d'être ensembles. c'était un bon début, mais le supporterait elle!

Les forêts, les lacs, les ruisseaux...Le paysage était magnifique. Bientôt...Bientôt elle serait chez elle...
49moi a écrit:
Faustine souriait, heureuse de faire ce voyage à cheval, heureuse d'avoir rencontrée une amie. Elle se sentait de plus en plus proche de cette dame rencontrée la veille. Leur entente était parfaite. Satan était un cheval si doux, si docile, que Faustine s'est tout de suite sentie à son aise.

Citation :
Tu es prête ? On se met en route ?

Faustine grimpa derrière Tiamarys et lui sourit.

Les paysages évoluèrent, plus montagneux encore, plus vallonnés. Elle se laissa porter par le vent, les étoiles dans le ciel, tentait de les atteindre. Un sentiment de liberté immense la toucha mais son coeur était encore empli de doutes, de questions, ...

Voilà des jours que je ne pense qu'à lui, que je ne vis que pour lui, en omettant de penser à moi, rien qu'à moi, un peu. Quel est mon désir le plus profond ? Je n'en sais rien malheureusement ...

Le soleil pointa enfin au delà des collines et éclaira un village au loin.

Faustine demanda alors à Tiamarys :

N'est-ce pas le village de Polignac, que je distingue à l'horizon ?

Tiamarys acquiéça et donna quelques coups de talons. Satan comprit de suite que la fin du voyage était proche et que nous étions toutes deux préssées d'arriver. Faustine ne put s'empêcher de sourire. Ce village qu'elle rêvait de voir, de visiter, était là enfin ...
49moi a écrit:
Faustine visita le village, elle s'y plairait sûrement. La sérénité la gagnait.

Il va falloir que je lui écrive, qu'il sache que je vais bien loin de lui. Que je suis sereine et heureuse d'être ici. Il y a longtemps que je lui ai rendu sa liberté et voilà que je retrouve la mienne.

Elle visita un peu les tavernes, y rencontra quelques habitants fort aimables et puis aussi Sonia une connaissance ...
Modsognir a écrit:
Modsognir avait été prévenu que Faustine viendrait à Polignac même s'il ne savait pas la date exacte. Il se promenait comme à son habitude dans les rues de Polignac lorsqu'il reconnut au loin la silhouette de son amie.

Il accentua son pas, la rejoignant, posa sa main sur son épaule


Bonjour Faustine
Je ne savais pas que tu arrivais aujorud'hui


Il lui fit un large sourire et avant même qu'elle dise quelque chose il enchaîna

Tu dormiras chez moi pendant ton séjour. Ma maison est à la lisière du bois

Il la regarda la laissant enfin parler
49moi a écrit:
Faustine se promenait dans Polignac, elle espérait bien rencontrer Modsognir aujourd'hui. Mais elle fut néanmoins surprise, quand il arriva derrière elle et lui posa la main sur l'épaule. Agréablement surprise ...

Citation :
Bonjour Faustine
Je ne savais pas que tu arrivais aujourd'hui
Tu dormiras chez moi pendant ton séjour. Ma maison est à la lisière du bois


Elle se retourna vers lui et lui sourit très largement.

Bonjour Modso.
J'ai voulu te faire la surprise, j'ai gagné une journée de route grâce au cheval d'une amie.
Je suis heureuse de te voir mon ami. Et je me suis vraiment sentie très bien accueillie ici. Je pense y rester quelques jours, si je ne te dérange pas.
Tu sais ce qu'il me fairait vraiment plaisir ce soir, ce serait une ballade nocturne dans ton village, le découvrir au clair de lune.
Modsognir a écrit:
Modsognir la regarda l'oeil pétillant de gentillesse, de bonté. Cette femme l'avait touché quand il l'avait rencontré à Thiers il y a peu de temps de cela. Elle avait cherché à le mettre à l'aise, à vouloir le connaîte, faire en sorte que son voyage vers le nord se passe au mieux. La discussion s'enchaînait en taverne lorsqu'ils découvrirent un point commun, plutot une amie commune.....ou feu amie. Ils parlèrent et parlèrent encore.

L'idée de revoir cette femme dans son village, ici, lui fit sourire béâtement. L'envie de discuter, de découvrir qui elle était. Sa gentillesse ne faisait aucun doute comme la lueur de ses yeux parlant des choses simples de la vie.

Il la regarda parler pensant déjà à ce qu'il pouvait déjà lui montrer. Son idée était bien sûr son lieu préféré, son asile de paix, ce recueil de plénitude et de respiration profonde.

Visitons d'abord le village, ce soir je t'emmenerais vers un lieu de magie, de grandeur, d'histoires.

Il tendit son bras pour l'inviter à faire le tour du village. La journée commencait à se terminer. Les villageois rentraient peu à peu dans leur maisonnée ou prenaient la direction des tavernes. Les bucherons, hache sur l'épaule, rentraient de leurs forêts en groupe chantant leur chanson

Ils entendaient au loin ces hommes qui chantaient avec leurs voix grave dont ils arrivaient à distinguer à peine. Ces chansons de bûcheron venues de nulle part faisant le langage des bûcherons:

E fô queri lo medecin
E fô queri lo medecin
Lo melio de la vela
Oua, ma fion oua, me n'argua oua,
Lo melio de la vela


Modsognir regarda Faustine, kéger sourire aux lèvres qui s'intensifia en rire nerveux.

Ils promenèrent dans le village, allant de ruelles en rue, de rue en place, de fontaines en fontaines. Ils firent le tour du village, expliquant à Faustine quel souvenir il avait dans chacune. Sa voix se faisait passionné et tremblotante parlant de tout ca à son amie. Une histoire par ci, une histoire par là comme les vols de pains à la boulangerie d'Aphrodite par des gamins.

La nuti tombait peu à peu les artisans fermant peu à peu leurs portes comme les tisserands. Les comères du village étaient chez elles depuis longtemps ayant quitté leur lavoir pour préparer à manger à leur époux. Polignac prenait son habit de soirée, lumière sombre aux chaumières, animation dans les tavernes, place du village vide

Il regarda Faustine demandant du regard ce qu'elle voulait faire.
49moi a écrit:
Ils échangèrent quelques regards. Sourires aux lèvres ... Les souvenirs refirent surface, Faustine se rappella leur première rencontre à Thiers en taverne, au petit matin. En quelques mots seulement, ils avaient compris que leurs histoires étaient liées. Ils s'étaient de suite entendus et d'ailleurs avaient entrepris ensembles le voyage pour rendre un dernier hommage à leur amie ...

Citation :
Visitons d'abord le village, ce soir je t'emmenerais vers un lieu de magie, de grandeur, d'histoires.

Faustine se laissa guider avec enchantement. Les rues étaient très animées, les bûcherons au loin chantaient en coeur, les tavernes s'animaient peu à peu, les maîtresses de maisons s'activaient aux fourneaux, tandis que quelques enfants jouaient à la marelle sur la grand place ... Un sentiment de plénitude et de bien-être la gagna. Au fil des rues, Modso lui racontait différentes anecdotes ou souvenirs, elle aimait se laisser conter ...

Le temps passa ainsi très vite, ils ne virent pas l'heure avancer. Les enfants étaient rentrés depuis longtemps maintenant, les rues devenues plus silencieuses, à part quelques rires ou discussions sortis des tavernes.

Ils s'arrêtèrent un instant et Modso interrogea Faustine du regard.

Cette visite m'a ravie, j'ai hâte de découvrir ce lieu enchanteur que tu m'as promis de me montrer. Mais je crains que ce soir, je sois déjà trop fatiguée pour en apprécier toute la beauté. A cette heure tardive, je n'ai qu'un désir, m'allonger et me reposer. Demain et les autres jours, tu auras tout le loisir de me faire découvrir tout ce que je ne connais pas de toi encore.

Faustine passa son bras sous le sien et posa la tête sur son épaule ...
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Sur les routes du duché   Mer 22 Oct - 22:07

Tiamarys a écrit:
Tia était heureuse pour Faustine, cette dernière avait l'air d'aller bien mieux, elle avait chassé ses démons et retrouvé le sourire auprès de son ami.
Puisse t-il en être de même pour elle...
Elle avait hâte de le revoir et en même temps une peur si intense. Une peur qu'elle ne connaissait pas...
Dans quelques jours il serait là...Son coeur se mit en branle..Bientôt!!
Modsognir a écrit:
Modsognir avait reconduit Faustine à sa maison lui offrant l'hospitalité qu'un ami devait faire. La nuit se passa le plus naturellement du monde puis une journée des plus ordinaires. Aller à la chancellerie, faire son travail quotidien : accueillir de nouveaux diplomates, discuter avec les diplomates sur la situation du royaume, changer quelques termes d'un traité. Tout cela lui prenait un temps non négligeable mais il aimait ces responsabilités plus que toutes celles qu'il a pu avoir. Travailler pour son duché, être l'image d'une terre pour d'autres, echanger des idées.....cela est ce qu'il pense du Bourbonnais Auvergne. Sa journée terminée, il se rendit comme toujours au Castel de la Source, voir ses amis, préparer quelques papiers, discuter sur des sujets précis. Le travail était pour lui une connaissance de soi et se faire connaitre auprès autrui même si les effets de reconnaissance ne sont pas immédiat.

Il rentra sur Polignac la journée se terminant. Il rejoint sa demeure Où Faustine l'attendait peut être. Il ouvrit la porte, entra dans la cuisine et la vit sur un fauteuil


Bonjour Faustine,
J'espère que tu as passé une bonne nuit. Je suis parti tôt ce matin car j'avais un travail urgent à faire et je n'ai pas voulu te déranger


Léger sourire envers sa direction. Il se souvenait qu'il lui avait promis de l'emmener dans un lieu qui lui était cher. Il se rapprocha d'elle

Hier je t'ai dis que je voulais t'emmener dans un endroit, mon endroit magique.....où les histoires fabuleuses rejoignent nos pensées.

Tu veux y aller maintenant?
49moi a écrit:
Faustine s'était réveillée au petit matin. Elle avait entendu du bruit dans la cuisine, mais il était si tôt qu'elle n'avait pas voulu se lever et profiter encore un peu du lit : deux jours qu'elle avait passés dehors, sur les routes.

Lorsqu'elle se leva, la maison était vide, mais sur la table, Modso lui avait laissé du pain et quelques confitures. Elle décida de flaner dans le village, de revoir les lieux visités la veille de nuit. Tout était tellement différent, les cris des enfants dans la cour de l'école, les marchands ambulants qui criaient à tue tête leurs prix, les artisans qui s'affairaient dans leurs ateliers et les tavernes qui étaient encore fermées ...

Elle se rendit aussi au Castel de la source, espérant y rencontrer Modso à tout hasard. Mais non, personne n'y était à l'heure à laquelle elle s'y était rendue.

L'après midi, elle le passa en partie en taverne avec Tia et elle décida de rentrer chez Modso et de l'y attendre.

Citation :
Bonjour Faustine,
J'espère que tu as passé une bonne nuit. Je suis parti tôt ce matin car j'avais un travail urgent à faire et je n'ai pas voulu te déranger.

Hier je t'ai dit que je voulais t'emmener dans un endroit, mon endroit magique.....où les histoires fabuleuses rejoignent nos pensées.

Tu veux y aller maintenant?

Faustine se retourna vers Modso, lui sourit.

J'ai passé une bonne nuit, j'ai apprécié de dormir dans un lit après mes deux nuits dehors sur les routes.

La journée, je l'ai passée à revisiter les lieux découverts hier avec toi.

Ce soir, je suis toute disposée à découvrir ce lieu, j'en ai même hâte. Allons y. Je suis prête à te suivre ...
Modsognir a écrit:
Sourire en coin pour son amie. Elle semblait avoir appréciée la soirée passée ensemble à se promener dans le village, découvrir les coins et recoins

Ce soir, je suis toute disposée à découvrir ce lieu, j'en ai même hâte. Allons y. Je suis prête à te suivre ...

Tres bien, nous allons y aller alors

Il se retourna pour aller vers le fourneau. Il prit le panier qui était à terre, un bout de pain réchauffé, un peu de fromage et quelques raisins qui étaient juste mûrs

Il regarda Faustine qui semblait tout à fait prête

Il nous faudra bien un petit réconfortant là bas quand même

Sourire aux lèvres, yeux la regardant, il tendit son bras vers la demoiselle. Ils franchirent le pas de la porte puis se dirigèrent vers la rivière.

Il sortirent vite du village. La maison était en bordure du village, le moulin nécessitant de l'eau, il avait aménagés l'endroit en contournant un petit ruisseau de passer chez lui pour son moulin.......moulin qui tombait en ruine à sa grande désolation.

Ils rejoignèrent le pont sur la rivière.....le pont de la vie comme il aimait le dire pour avoir secouru une femme qui était devenu sa compagne par la suite. Il se tourna vers Faustine, surplombant le calme débit de la rivière


Ici on a une belle vue de la rivière, de cette source d'énergie que tout homme a besoin. Elle est toujours égal à elle même, la même quiétude par son lent écoulement mais la même force à travailler les côtés pour faire son lit. Elle est nécessaire et là pour tout à chacun qu'on soit noble soit simple roturier. La rivière est beaucoup de souvenirs pour moi.....l'onde claire comme certains l'appelaient jadis. Les femmes venaient s'y baigner, les hommes aussi.

Mais viens, ce n'est pas cet endroit que je voulais te montrer.


Il la conduisit le long de la rivière afin de trouver l'entrée du bois. La rivière suivait d'étranges méandres mais qui dégageait un paysage des plus somptueux. Ils pénétrèrent dans la forêt. La lueur du jour baissait peu à peu laissant une lumière rouge pénétrait à travers le feuillage des arbres. Feuillage qui tombait peu à peu dénudant les arbres de leur habit d'été. Il aimait sortir à cette époque de l'année en forêt où le bois montrait de nouvelles couleurs, ocre bien souvent. La vue se faisait meilleur.

Ils montèrent dans la forêt. Il lui prit sa main


Prends ma main pour ne pas glisser
49moi a écrit:
Modso prit soin de prendre quelques victuailles dans un panier. Faustine passa son bras sous le sien et ils sortirent dans la maison en prenant la direction de la forêt.

Ils s'arrêtèrent un instant à observer le moulin et l'eau qui coulait inlassablement. Ils traversèrent la rivière en empruntant un petit pont, le pont de la vie. Ils regardèrent l'eau s'écouler sous eux et Modso lui parla de la rivière et de tout ce qu'elle véhiculait

Citation :
Ici on a une belle vue de la rivière, de cette source d'énergie que tout homme a besoin. Elle est toujours égal à elle même, la même quiétude par son lent écoulement mais la même force à travailler les côtés pour faire son lit. Elle est nécessaire et là pour tout à chacun qu'on soit noble soit simple roturier. La rivière est beaucoup de souvenirs pour moi.....l'onde claire comme certains l'appelaient jadis. Les femmes venaient s'y baigner, les hommes aussi.

Il ajouta

Citation :
Mais viens, ce n'est pas cet endroit que je voulais te montrer.

Ils reprirent le chemin ensembles, bras dessus, bras dessous. Ils s'enfoncèrent dans la forêt, la clarté du jour peinait à traverser le feuillage doré des arbres. Les couleurs changeantes de l'automne la ravissaient. Ils longèrent le cours de la rivière, celle ci commençait à serpenter entre les rochers. Il fallait maintenant faire preuve de prudence à chaque pas, le sol était légèrement humide et les rochers glissants.

Citation :
Prends ma main pour ne pas glisser

Faustine tendit son bras et attrappa la main de Modso, il l'aida à franchir ce rocher. Les difficultés du parcours étaient telles que Faustine se laissa imaginer la beauté du lieu qu'il voulait lui faire découvrir...
Modsognir a écrit:
Modsognir aida son amie à monter sur le rocher. Une legère brise commencait à se lever, la fraîcheur de la nuit prenant peu à peu place. Il défit son mantel pour le mettre sur les épaules de son amie. Ils arrivèrent en haut de la petite colline dominant les arbres. Le soleil se couchait laissant à leurs yeux la plaine frémissante rougir tandis que la rivière reflétait de milles éclats sa jouissance à leur regard. Il était inutile de dire quelque chose pour ressentir la force de cette vue.

Il la regarda puis s'asseya voulant profiter du lieu. Son regard fuya vers l'horizon se perdant dans ses pensées.


J'aime venir ici. Etre seul ici un moment. Me perdre dans mes pensées, voir tout le chemin que j'ai parcouru et quel chemin je veux encore faire. Tu sais quand je viens ici je retrouve la force qui me manque bien souvent, cette force qui fait que j'ai envie d'avancer, de pousser les choses et toujours vouloir faire mieux. Regarde cet endroit.......toujours le même paysage, toujours cette vue quoi que tu fasses. La Nature se moque bien de ce qu'on faire, elle, elle travaille toujours quoi qu'on fasse. Elle nous montre qu'on doit aller de l'avant......en toute circonstance.

Il tourna sa tête vers elle, lui sourit puis regarda encore devant. La nuit tombait laissant place aux étoiles. La forêt disparaissait sous leurs yeux. Il ne restait que le frémissement des feuilles, les quelques bruits d'oiseaux qui se couchaient peu à peu. Le silence gagnait le lieu. Légers frissons, bras croisés, il regarda le ciel cherchant ce que l'avenir pouvait lui réserver. Il regarda Faustine qui semblait apprécier le lieu aussi.

Nous allons peut etre rentrer, il se fait tard et la fraîcheur est là.

Un acquiescement de sa part et ils reprirent le chemin du retour rejoignant la maison. La nuit rendait leur marche plus difficile. Ils retraversèrent le bois, marchèrent le long de la rivière plus le pont où de jeunes gens se baignaient encore malgré la froideur. La maison en visu ils se précipitèrent à savori qui allait être le premier.
49moi a écrit:
Faustine suivit Modso, au travers de la forêt et des rochers. La fraîcheur se faisait grandement ressentir, elle frisonna. Modso la couvrit d'un regard et déposa son mantel sur ses épaules. Elle se laissa subjuger par la beauté de la vue. Elle écouta distraitement, tout ce que lieu inspirait à Modso. Elle était plongée très profondément dans ses pensées.

Il est temps que je me pose la question de savoir qui je suis vraiment et quel est mon voeu le plus cher. Il ne sert à rien de ressasser le passé, mais néanmoins c'est lui qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Je ne suis plus prisonnière de mon amour, je suis libre de tout. Mais que faire de cette liberté, puisque je l'aime encore ?

Faustine encore bien rêveuse, entendit Modso lui dire :

Citation :
Regarde cet endroit.......toujours le même paysage, toujours cette vue quoi que tu fasses. La Nature se moque bien de ce qu'on faire, elle, elle travaille toujours quoi qu'on fasse. Elle nous montre qu'on doit aller de l'avant......en toute circonstance.

Elle acquiesça, oui allez de l'avant, c''est ce qu'il faut faire pensa-t-elle . La nuit était bien installée maintenant, il était temps de rentrer. Les étoiles brillaient dans le ciel, l'ambiance de la forêt était autre. Tout y était beaucoup plus silencieux. Arrivés au bord de la rivière, ils virent des jeunes gens qui s'y baignaient encore, malgré la fraîcheur. Ils les saluèrent et décidèrent d'un regard de faire la course jusqu'à la maison de Modso.

A peine arrivés, Modso proposa à Faustine une boisson bien chaude pour se réchauffer. Ils passèrent la soirée à parler de ce lieu et de ce qu'il leur inspirait. Modso proposa à Faustine de l'accompagner, pour un voyage de quelques jours à peine, aller à la rencontre de sa famille. Faustine décida de le suivre, peut-être dois-je m'éloigner davantage encore pour découvrir qui je suis ...
49moi a écrit:
Faustine et Modso se rendirent dans la ville voisine. Ils y restèrent plusieurs jours. Après quelques temps d'hésitation, Faustine se décida à visiter le village et aller à la rencontre des villageois. Cette ville s'avéra vraiment très accueillante, ce séjour n'en fut que plus agréable.

Pourtant ... Jour après jour, Faustine n'avait plus qu'une hâte : rentrer, le retrouver ... Elle avait appris d'une amie qu'il projetait de partir vers le nord. Est-il déjà parti, sans la revoir ? sans doute ... Mais pourquoi donc était-elle partie si loin de lui ! Elle pressa ses amis, elle voulait rentrer ... avant qu'il ne soit trop tard.

Ce matin enfin, elle était de retour en Auvergne. Elle retourna seule en forêt. Le chant des oiseaux emplissait la forêt d'un doux murmure. La rivière scintillait au soleil. L'ambiance était gaie et chaleureuse. Faustine, en chemin, croisa quelques bûcherons, tout à leur tâche, chantant à pleine voix pour se donner force et courage. Elle arpenta quelques rochers et atteignit le haut de la colline. Elle admira le paysage à nouveau, une dernière fois ... Elle chercha à l'horizon, cette étincelle de vérité qui lui manquait, se laissa envahir par la plénitude du lieu, de l'instant ...

Faustine y passa une bonne partie de sa journée, prit le temps de lui écrire longuement, pour lui faire partager toutes ses émotions, tous ces moments qu'elle vivait loin de lui ...
49moi a écrit:
Faustine ramassa ses maigres affaires, rejoignit le village. Elle alla saluer ses nouveaux amis avant de reprendre la route seule.

Voyager seule à nouveau ... Le passé refit surface, Faustine replongea dans ses pensées, se rappela les raisons qui l'avaient poussée à prendre la route dans l'autre sens : son malaise dans sa ville natale, sa souffrance à le sentir si proche sans l'avoir à ses côtés, son besoin de liberté inassouvi ... Et puis il y eut la rencontre avec Tia à Montbrisson, j'espère vivement que nos routes se croiseront à nouveau, l'accueil chaleureux de Modso, la visite de la ville et la ballade en forêt, que ces moments furent magiques ! s'en suivi, un séjour dans la ville du Puy, ambiance en tavernes très vive et très gaie, des moments de pure amitié ... Et la naissance d'un sentiment nouveau, elle l'aimait, elle l'aimait vraiment, sans souffrance aucune ...

Alors elle entreprit la route dans l'autre sens. Elle laissa derrière elle à Polignac ses nouveaux amis. La route qui l'attendait était longue. A chacun de ses pas, ses pieds la faisaient souffrir, elle qui n'était toujours pas chaussée. Mais de loin, elle préférait cette souffrance physique à celle du coeur, celle là même qui l'avait amenée à partir, à fuir ... Chacun de ses pas, chaque douleur ressentie par son corps, la ravissait car elle se rapprochait un peu plus de lui à chaque instant.

Elle ne craignait pas de se perdre, pour avoir déjà pris cette route en compagnie de Tia, même si elle s'était laissée guider. Elle se rappela Satan, l'étalon noir, et regretta de ne pas l'avoir remercié à son arrivée à Polignac. Elle marcha durant toute la nuit, refusa de s'arrêter et d'écouter son corps fatigué. Il était bien plus prudent de dormir le jour ... Elle croisa fort peu de monde en chemin, quelques salutations silencieuses d'un signe de la tête ou de la main. Les biches et les faons étaient visibles à l'orée de la forêt. Faustine admira ce spectacle, se faisant la plus discrète possible pour prolonger l'instant. Elle marcha ainsi durant deux nuits, ne s'arrêta que quelques heures pour s'assoupir à l'ombre d'un chêne.

Enfin Montbrisson. Peut-être rencontrerai-je des voyageurs, qui voudront bien m'accompagner jusque Thiers ?
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Sur les routes du duché   Mer 22 Oct - 22:08

Modsognir a écrit:
Modsognir était revenu du Puy avec sa soeur, son parrain, ses amis. Quel plaisir de retrouver son parrain, son ami de toujours lui qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps à cause de cette guerre. Une entrée en taverne.. un regard vers lui.. un bond en criant.. un rire.. des accolades fort.. une discussion sans fin. Une soirée inoubliable entouré de ses proches, un réchauffement au coeur qui fait du bien, un vrai retour au source. Le retour vers Polignac ets des plus joyeux pour ces personnes devenus insouciants tellement le plaisir était là, tant de choses à raconter, tant de bêtises à faire, des concours à reprendre....

Sa soeur Nettie part pour Montbrison avec son amie Faustine. Mille recommandations envers ces femmes qu'il affectionne tant. Un chuchottement vers Nettie qu'elle va lui manquer, un sourire vers Faustine lui murmurant mille gentillesses montrant son bonheur qu'elle rejoigne la personne qui fait battre son coeur. Il les regarde partir, levant le bras en signe d'au revoir. Il reste là sur place un moment, jusqu'à ce qu'il ne les distinguent plus. Un soupir laché, il décida de faire demi tour, du travail l'attendait avec la douane, la chancellerie surtout. Sa journée était assez morose après leur départ. Mais un sourire persistait, son parrain, son meilleur ami surtout était là.....il avait tant de choses à faire, rattraper leur retard.
Nettie a écrit:
Nettie après avoir reçu les dernières recommandations de son frère Modso devait partir pour Montbrisson. Mais elle avait décidé de se détendre avant son départ et d'aller faire un petit tour en taverne. Elle s'amusait bien et buvait bien aussi qu'elle oublia qu'elle devait partir avec faustine à qui elle avait dit de partir devant qu'elle la ratrapperai.


Au petit matin, elle se réveilla la bouche pâteuse et mal aux cheveux. Elle sursauta quand elle s'apperçut qu'elle était toujours à Popo. Elle se précipita dehors, alla louer le premier cheval qu'elle trouva pour rejoindre Faustine à Montbrisson.

Elle galopa longtemps et à vive allure qu'elle en eu mal aux fesses en déscendant du cheval. Elle chercha Faustine un peu partout en ville et apprit qu'elle était déjà repartie. Zut elle l'avait ratée, elle lui envoya un pigeon.


Citation :
Ma chère Faustine,

Je suis désolée de ne pas avoir pu te tenir compagnie entre Polignac et Montbrisson. Et quand je suis arrivée on m'a dit que tu étais déjà repartie.

Je te souhaite une bonne route et au plaisir de te revoir.

Amicalement

Nettie
49moi a écrit:
Faustine avait marché sans discontinuer. Elle était arrivée au petit matin à Montbrisson.

Elle consacra sa journée à prendre beaucoup de repos, elle en avait grandement besoin, ses pieds la faisait souffrir. En visitant le village, elle découvrit des thermes. Quelle aubaine ! Après trois jours de voyage, elle en avait grandement besoin. Et l'eau, sans doute était elle plus agréable et chaude que celle de la rivière de Polignac ou celle de la mare de Thiers. Elle alla se prélasser, se détendre une bonne partie de son après midi. A la sortie des thermes, elle croisa une connaissance qui l'invita à la rejoindre en taverne.

Faustine était heureuse, en très peu de temps, elle avait revu tous ces amis. Elle apprit que Tia était passée ici aussi et d'ailleurs qu'elle avait quitté la ville il y a fort peu de temps. Quelques regrets ... et un espoir, que son chemin rejoigne le sien. Qu'elles se retrouvent enfin, pour pouvoir partager leur bonheur. Faustine reviendra sans doute, un jour à Montbrisson ... Elle rencontra aussi, un voyageur, qui se rendait à Thiers. Ils décidèrent de faire la route ensemble.

Faustine voulait voir le soleil se déposer sur les collines, alors elle partit bien avant la tombée de la nuit. Elle et son compagnon de route marchèrent d'un bon pas, ils s'arrêtèrent quelques instants pour admirer le village de Montbrisson embrasé par la soleil couchant. Lorsque le dernier rayon de soleil passa en deçà de la colline, ils échangèrent un regard et reprirent la route sans un mot.

Alors qu'ils marchaient depuis une bonne heure déjà, un pigeon vint vers eux. Il se posa sur l'épaule de Faustine. Elle le prit dans sa main et lui retira le message qu'il portait à la patte.

Citation :
Ma chère Faustine,

Je suis désolée de ne pas avoir pu te tenir compagnie entre Polignac et Montbrisson. Et quand je suis arrivée on m'a dit que tu étais déjà repartie.

Je te souhaite une bonne route et au plaisir de te revoir.

Amicalement

Nettie

C'était la soeur de Modso. Faustine ignorait que Nettie avait cherché à la rejoindre si vite. Elle avait renoncé à l'attendre en taverne. Faustine soupira et se dit qu'elles deux s'étaient vraiment manqué de peu. Soupirs ... deux rendez vous manqués pour une seule et même journée, cela commençait à lui peser un peu. Elle repensa aux paroles de Modso, en haut de la colline, aller de l'avant ... en toute circonstance. Alors elle ne se retourna plus sur le village de Montbrisson et fit signe à son compagnon, qu'elle était prête à reprendre la route ...
49moi a écrit:
Faustine et son compagnon de route se quittèrent à l'entrée de la ville. Thiers ... enfin ...

Sans hésiter, elle se dirigea directement chez elle, fit le tour de sa maisonnée, ouvrit porte et fenêtres pour aérer, cela faisait si longtemps qu'elle avait laissé sa demeure derrière elle.

Elle fit le tour du village, les tavernes étaient encore fermées. Il est vrai qu'il était encore fort tôt. Elle retourna chez elle, profita un instant de son grand lit. Elle était de retour, non pas vraiment, puisqu'elle devait reprendre la route le soir même. Ce jour là, elle avait tant à faire que finalement elle ne profita que fort peu de sa maison. Elle partit faire le tour du village, se dirigea vers les différentes festivités et salua les vainqueurs ou futurs vainqueurs. Elle croisa une amie, sourires, embrassades. Qu'il est bon de se savoir entourée. Elles entrèrent en taverne, mais pas n'importe laquelle, celle de son frère.

Les échanges furent agréables. Mais lorsque Faustine parla de l'homme qui faisait battre son coeur, de celui qui l'avait amené à fuir pour mieux lui revenir. Son amie fût gênée, elle avait peur que Faustine fasse une erreur disait-elle, que cet homme ne serait peut-être pas celui qui ferait son bonheur ... Le secret fut trop lourd à porter. Faustine fut blessée, meurtrie. Oh ! non pas d'avoir été trahie par cet homme, mais de l'apprendre par d'autres. Et tout cela, parce cette fille, "ce diamant brut", comme il l'appelle, a parlé. Parlé de lui, parlé sur lui comme si sa vie à elle ne lui suffisait pas ! Il faut en plus qu'elle se mêle de celle des autres !

Faustine essaya de faire face. Il ne fallait pas que ces amis la voit ainsi, dépitée. Elle prendrait la route le soir même comme convenu. Elle rencontra sur l'ensemble de sa journée, bon nombre de ses amis et surtout son frère. C'était inespéré, elle avait bien cru devoir partir sans le voir, le saluer. Surtout pour lui, elle ne voulait pas craquer à Thiers, surtout pas devant lui ... D'ailleurs elle lui promit de bien faire attention et de prendre soin d'elle. Tubalcan, mon frère, j'ai beaucoup trop peur que de te blesser, de te faire mal. Pardonne moi de te donner tant de soucis et de t'avoir caché mes tourments. C'était un véritable déchirement, que de lui mentir pour ne pas l'inquiéter.

Elle retourna chez elle, ramassa quelques affaires et prit la route. Espérant sincèrement, que les jours à venir lui donneraient raison que d'aller vers l'homme qu'elle aimait toujours, malgré tout ...
49moi a écrit:
Faustine accomplit la route entre Thiers et Montpensier, un peu par habitude. Elle ne prêtait même plus attention au paysage, c'était déjà la quatrième fois qu'elle empruntait cette route dans ce sens. Elle connaissait chaque sentier, chaque colline, le moindre petit caillou qui aurait pu la faire trébucher ... Elle marchait seule, encore une fois, se laissant guider par ses pensées. Aller de l'avant ... en toute circonstance.

Oui, mais les doutes l'envahirent. Elle était mal à l'aise, elle se posait bien trop de questions durant cette nuit. Pourquoi prêtait-elle autant de crédit aux dires entendus la veille ?

Au petit matin, arrivée à Montpensier, elle entra dans la première taverne et s'y assoupit. Elle était épuisée de cette marche qui durait depuis tant de jours, n'avait que très peu dormi. Pourquoi restait-il silencieux ? Pourquoi ne lui faisait-il aucun signe ? Ai-je raison ou tord d'aller dans ce sens ? Tous ces doutes lui faisaient du mal, elle qui était si sûre d'elle 5 jours auparavant. Elle put durant cette journée revoir ses amies de Montpensier. Et quelle joie surtout de revoir Tia en compagnie de son ami Pail ! Heureusement, qu'ils étaient là eux deux, pour lui redonner confiance en l'amour.

Faustine se décida à écrire à son amour, espérant qu'ainsi il se décide à aller à sa rencontre. Elle avait tant besoin de le voir, de le serrer dans ses bras.

Citation :
Mon amour,

Je t'aime malgré tout, malgré nos différents, malgré nos différences, malgré l'attente que tu me fais endurer, malgré ton absence, malgré tes conquêtes, malgré ton silence. Je suis tienne et ne sais être quelqu'un d'autre. J'ai hâte de revoir, de te serrer dans mes bras. Ne me fuis pas, je vole vers toi. J'ai besoin de te revoir, ne serait-ce qu'une dernière fois pour savoir.

Je t'aime

Faustine

Elle reposa sa plume et fixa la lettre à la patte de son pigeon, fidèle compagnon de toujours ...
Tiamarys a écrit:
Tiamarys et paillard étaient restés un jour de plus à Montpensier et avait revue avec plaisir son amie Faustine...
49moi a écrit:
Faustine dit au revoir à Tia et à Pail. Elle espérait sincèrement les revoir un jour ou l'autre.

Je suis heureuse d'avoir pu faire votre connaissance Pail.
Prenez soin d'elle et soyez heureux tous deux.


Elle n'oublia pas ce coup ci de se rendre aux écuries pour aller caresser Satan et lui faire une tendre accollade. Elle ramassa ses maigres affaires, se rendit à la falaise un court instant, ce lieu était vraiment envoûtant ...

Ce soir là, une fois encore, elle prendrait la route seule. Moulins, cette ville, Faustine la connaissait bien ... Elle se rappela de ses différents séjours là bas. Les moments heureux partagés aux côtés de son amie et puis aussi toute la tristesse et le désespoir ressenti à l'annonce de son décès et finalement le repos et l'apaisement lorsqu'elle y était retournée pour lui rendre un dernier hommage. Moulins ... c'était aussi la ville qui avait vu grandir celui qui l'y attendait.

Ses pieds s'étaient endurcis, elle allait d'un bon pas. Lorsqu'elle vit au loin se dessiner les remparts de la ville, le soleil envoyait ses premiers rayons. Elle s'arrêta à l'entrée de la ville, se présenta aux gardes. elle se dirigea vers une tavernes, elles semblaient toutes fermées à cette heure. Elle se promena un peu et trouva près de la fontaine un banc public, s'y installa et chercha quelque repos.

Lorsqu'elle s'éveilla, c'est son rayon de soleil qui était à ses côtés. Regards enchangés, sourires partagés, ils se sont retrouvés. Ils restèrent ainsi quelques temps à s'observer. Ils avaient tant à se dire, tant à partager qu'ils ne savaient par où commencer. Ils se dirigèrent vers une taverne pour y revoir des amis. Moulins avait beaucoup changé, beaucoup étaient partis. Ils n'y resteront pas, reprendront la route ensembles, là où le vent les poussera ...
49moi a écrit:
Ils passèrent leur première nuit ensembles depuis longtemps. Ils n'avaient pas trouvé d'auberge pour les accueillir, du moins n'en avaient pas cherchée. Ils eurent un ciel étoilé comme chevet de lit. Ils passèrent un long moment, couchés sur le dos, à compter les étoiles et à choisir la leur. Il la couvrit d'un baiser, défit son mantel et le plaça sur elle pour qu'elle n'ait pas froid durant cette nuit.

Au petit matin, ils décidèrent que le soir même ils prendraient la route. Faustine alla se promener dans le village, les tavernes étaient encore fermées alors elle se dirigea vers une échoppe, regarda les divers articles, les robes étaient très élégantes, les bustiers aussi d'ailleurs, se laisserait-elle tenter ? Elle entra dans la boutique, et découvrit derrière une pile d'objets divers et variés, une paire de bottes noires toutes neuves. Elle se tourna vers le tisserand et lui demanda le prix. Faustine regarda dans sa maigre bourse et sourit. Ce soir, elle ne serait plus telle une va nu pieds. La voilà enfin chaussée !

Lui se rendit aux écuries, son cheval l'y attendait. Faustine l'y rejoint, s'approcha du cheval qui semblait encore farouche et sans doute peu habitué à de la présence féminime. Elle tendit sa main prudemment, le cheval se laissa apprivoisé. Les voilà prêts tous les trois pour partir à l'aventure ...
49moi a écrit:
Ils prirent la route de Nevers, y restèrent quelques jours. Le temps d'apprécier les bords de la Loire et de s'y baigner. Anastasio paillait d'impatience, piétinait la paille de son box. Alors ils décidèrent de reprendre la route. Peut-être retourneraient-ils en Bourgogne, ou plus au nord encore ? ou bien changeraient-ils de destination ? Ils vivaient au jour le jour et étaient heureux ainsi ...
49moi a écrit:
La route devait être longue ... Elle s'arrêta net à Montluçon.

Pourtant, cela aurait pu être une journée magnifique. Le matin au réveil, Faustine avait découvert que Modsognir et Jgo son parrain étaient tous deux à Montluçon. Les revoir lui faisaient grand plaisir ...

Oui, mais voilà, c'était sans oublier que l'amour fait parfois bien des ravages et les réactions de l'être aimé ne sont pas toujours celles qu'on attend.

Faustine était désemparée, elle l'aimait plus que tout et se savait aimée de lui. Le rendre libre pour le rendre heureux ? Et elle qu'allait-elle décider pour elle même ? Elle était à deux jours de Thiers, elle rentrerait sans doute à Thiers et déciderait bien là bas ...
49moi a écrit:
Faustine était restée une petite semaine à Thiers. Elle y avait revu tous ses amis ou presque. Elle avait aussi longuement profité de la présence de son frère. Même Modso était venu lui rendre visite la veille. Quel plaisir de le revoir ! Oui, mais voilà, malgré tout l'attachement que toutes ces personnes nobles ou paysannes ont su montrer à Faustine, elle reprendrait la route.

L'amour ... elle ne le fuyait plus. Elle ne le cherchait plus d'ailleurs et depuis plus longtemps encore. L'amour ... lui a tant donné. Et lui a tout repris dans la douleur. Elle n'en aura aimé qu'un seul. Lui le comprendra sans doute un jour ... Mais cela est déjà trop tard.

Elle se rappella les paroles de Modso en haut de la colline aller de l'avant ... en toute circonstance. C'est bien ce qu'elle comptait faire et surtout ne plus se retourner sur son passé, sans l'oublier pour autant.

Cet après midi, elle a repris la route. Le soleil innondait la vallée, elle résista à la tentation de se retourner et d'observer la ville de Thiers une dernière fois. Ses amis, elle espérait les revoir un jour et leur conter ses aventures passées. Mais en attendant ce jour plein d'espérance, elle se devait de partir loin, vivre pleinement sa vie de femme au tempérament de feu. Elle allait mener son combat, son combat contre elle même, contre sa faiblesse de femme. Elle allait s'endurcir sans doute et revenir plus forte pour affronter la vie plutôt que de choisir la mort ...
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Sur les routes du duché   Mer 22 Oct - 22:09

49moi a écrit:
Faustine prit la route sans se retourner. C'est le coeur lourd qu'elle s'en allait. Son frère attendait de ses nouvelles, elle le lui avait promis, il en aurait régulièrement.

Elle prit les chemins, les sentiers. Elle se garda bien de marcher à découvert, une femme seule sur les routes par ces temps, ce n'était guère prudent ... Elle suivit un groupe de voyageurs qui se rendaient dans la même direction qu'elle, les observa de loin. Elle hésita longuement avant de s'approcher d'eux pour faire connaissance. Finalement, ils décidèrent de voyager ensembles. Faustine ne sachant où aller vraiment, prit la sage décision de les suivre. Elle ira où ils se rendront, sans se poser de questions. Elle essaiera d'oublier, oublier ce que c'est d'aimer et d'être aimer, oublier l'abandon de soi, oublier de ne vivre que pour l'autre. Mais est-ce possible d'oublier ? vivre avec peut-être ...

Sur son chemin, dans les différentes villes traversées, Faustine rencontra à nouveau ses amis. Tant de personnes à qui elle tenait vraiment, qui allaient lui manquer. Mais elle devait se reconstruire une identité, une vie ailleurs, elle se devait de partir plus loin encore ...
49moi a écrit:

La route était longue, ses compagnons de voyage étaient peu bavards, un peu mystérieux même. Mais Faustine se sentait rassurée à leurs côtés, en quelques mots, ils avaient compris qu'ils avaient des intérêts communs à aller ensembles.

Faustine se rappela la promesse faite à son frère. Arrivée en ville, elle entra dans une taverne et s'y installa pour lui écrire :

Faustine a écrit:
Mon très cher frère,

Je voulais m'excuser, d'être partie si vite. Mais toi seul, sait combien je souffre et ce qu'il m'en coûte de vous laisser tous.
J'ai voyagé ces derniers jours, je ne suis plus seule sur les routes. A chaque pas, je retrouve un peu plus de ma sérénité. Dans chaque ville, je retrouve des amis mais aussi lie connaissance avec de nouvelles personnes.
Je pense bien à toi et te promets de prendre soin de moi.

Affectueusement

Faustine

Elle glissa la lettre dans son carnet de voyage, ficela le tout à la patte du pigeon, espérant ainsi que son frère continuerait à remplir le carnet avec les lettres qu'elle lui adressera.
49moi a écrit:
Faustine et ses compagnons s'arrêtèrent en ville quelques jours, le temps de se ressourcer. Faustine se promena en ville, alla à la rencontre des habitants. Elle se rendit même au bord du lac, étrange ce lac ... et les rumeurs entendues en ville ne sont guère rassurantes, peut-être faudrait-il éviter d'y venir pêcher ?

A son arrivée, elle reçut une lettre du douanier. Etrange cette lettre, elle aussi ... Le douanier, par la présente, lui rappelait les différentes lois du Duché, cela était une bonne chose. Mais c'est aussi cette lettre, qui lui apprit les manières bien particulières du Duché. Le douanier lui apprenait que les autorités compétentes de son Duché connaissait toujours le nom des brigands. Toujours ? Mais comment cela est-ce possible ? Les brigands seraient-ils tous idiots, au point de se promener avec leur pièce d'identité, ou de laisser leur nom à leur victime après l'avoir détroussée ?

Faustine voulut en savoir davantage. Elle rencontra le douanier à plusieurs reprises, gagna sa confiance ... quoique ce sire était bien bavard et guère prudent dans ses dires et ses propos. Elle le questionna sur son métier de douanier, sur les tâches à effectuer et les difficultés éventuelles à y parvenir ...

Il lui avoua n'avoir jamais rencontré d'hommes capables de taire son nom très longtemps, que toutes les autorités travaillent à dresser une liste des brigands et donc qu'ils ont leurs noms. Il lui avoua aussi, que l'armée se chargeait de régler la justice par elle-même. Jamais, il n'évoqua les procès, les jugements, les témoignages recueillis, apparemment tout ceci ne faisait pas partie de son vocabulaire, de sa pratique, de la pratique de son Duché.

Faustine fut estomaquée. Comment était-il possible que personne n'en réchappe ? Elle eut un doute, elle se rappela la tristesse en taverne ce matin même. Dans l'une des chambres se mourait l'un des habitants du village. Faustine ne l'avait jamais rencontré. En écoutant ses amies en taverne, elle en apprit beaucoup sur lui.
Son chemin avait croisé l'armée un jour. Il avait été grièvement blessé. Sa convalescence s'était moyennement déroulée. Il s'est rétabli timidement, lorsqu'une nouvelle maladie apparut, son coeur devenait trop lourd à porter. Il lui restait que fort peu de temps à vivre ...
Faustine ne put s'empêcher de faire le rapprochement entre ce mourant, qui n'avait eu le tors que de croiser en chemin une armée et les propos du douanier intransigeant, évoquant des listes de personnes à surveiller. Elle questionna le douanier à propos de ce triste sire. Quelle ne fut pas sa surprise, de découvrir que le douanier ressentait beaucoup de haine, de rancoeur et d'aigreur vis à vis du mourant. Et de lui avouer qu'il faisait partie des personnes à surveiller, liste dressée par qui, pourquoi, elle ne le saura sans doute jamais...

Faustine quitta la taverne, écoeurée, se demandant bien ce qui pouvait attiser tant de haine envers un mourant. Elle se rappela les dernières paroles d'une chanson

combien de temps encore, va-t-on se laisser faire ? Combien de temps encore, sans rien faire ?
49moi a écrit:
Seraient-ils bloqués dans cette ville indéfiniment ? Faustine marchait de long en large ... Elle s'y ennuyait, parfois, souvent. Ses amis lui manquaient, un peu, beaucoup, ...

Elle alla se promener, près du lac. Une longue marche silencieuse, seule le long du lac. Un vol de perdrix au loin vint troubler le silence. Quelques pêcheurs traquaient les meilleurs points de pêche. Faustine se sentait quelque peu désoeuvrée, elle aspirait aux voyages, aux rencontres, ... Elle fit quelques ricochets sur l'eau, drôle de passe temps ... Alors elle s'assit et écrit à ses amis pour leur dire ... pour leur dire que tout allait bien, qu'elle prenait des forces, elle évoqua du bout de la plume seulement, qu'ils lui manquaient ...

Pourtant elle ne devrait pas se sentir si seule, un homme est prêt à tout pour elle, il est là, il l'attend, il n'attend qu'une chose ... qu'elle lui ouvre son coeur. Qu'elle accepte l'amour débordant qu'il a pour elle ... Il l'a comblé de cadeaux, de mots doux et de bonnes intentions. Etre à ses côtés, n'a fait que raviver l'amour qu'elle portait en elle. Mais cet 'amour qui renaissait en elle n'était malheureusement pas pour l'homme qui se tenait face à elle. Non. Il était pour celui qu'elle a toujours aimé et qu'elle aimera toujours ...

Faustine a écrit:
Mon très cher Ben,

Voilà plusieurs jours que nous n'avons pas voyagé. Cette ville, je ne m'y sens pas à mon aise. Pourtant les villageois y sont sympatiques et accueillants mais j'ai hâte de la quitter.

Un villageois est tombé follement amoureux de moi, tellement timide que je n'ai rien vu venir. J'aurai voulu le prévenir que mon coeur est devenu de pierre et qu'il allait se faire mal à vouloir l'attendrir. Aujourd'hui, je lui ai envoyé une lettre pour lui dévoiler mes sentiments qui n'ont rien à voir avec de l'amour.

Je te souhaite de trouver le bonheur. Moi, je n'en ai pas encore trouvé le chemin.

Bien à toi

Faustine

Il se faisait tard, la journée finissait bien tristement. Elle ne savait de quoi demain serait fait ...

Le lendemain commençait tristement, une ballade au bord de l'eau, une solitude qui se faisait pesante ... Et puis le battement d'ailes d'un pigeon vint la ravir. Une lettre ... plaisir intense à la lire et relire ... il voulait la revoir, avait encore pour elle des sentiments profonds ...

Elle retourna au village, la grand place était vide ... peut-être que les villageois étaient tous rassemblés en taverne ? Faustine poussa la porte, elle y entra et découvrit des amis, des connaissances, ... Tia et Paillard étaient de passage et bien d'autres encore. Enfin, le soleil cessait d'être voilé, Faustine reprenait goût à la vie ...
49moi a écrit:
Faustine décida qu'il était temps de confier son carnet de voyage à son frère, alors elle lui écrivit une lettre et la glissa dans son carnet de voyage. L'ensemble solidement ficelé à la patte de l'aigle, Albius, un cadeau parmi tant d'autres qu'elle avait reçu de son soupirant.

Citation :
Mon très cher frère,

Ne sois pas étonné, si c'est un aigle qui te porte cette lettre. En lisant, mon carnet de voyage, tu comprendras en quelle circonstance celui-ci m'a été confié. Seulement, je crains de ne pouvoir m'en occuper, il me rapellera trop un homme qui souffre pour moi. C'est pourquoi je te le confie, prends soin de lui comme tu prendrais soin de moi.
Je te confie aussi mon carnet de voyage, glisse-s-y quelques unes de mes lettres pour les faire partager à mes amis. Je serai enchantée de pouvoir le récupérer à mon retour et te remercier de vive voix.

Je t'embrasse
Affectueusement

Faustine

Faustine leva la tête au ciel et fixa du regard le volatile jusqu'à le voir disparaître à l'horizon.
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