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 Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne

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Gypsie

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MessageSujet: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:00

Ninjaturtel a écrit:
Dans son lit, plusieurs heures avant l'ouverture du procès

Douce brise du matin, et déjà un réveil qui fait mal...

Il ouvre les yeux, sa tête est tourné en direction du bureau qui est dans sa chambre, a coté de celui ci on peut voir sa robe de Juge pendu devant son armoire...

Et oui... un nouveau procès en perspective. Et encore une fois, un procès de Haute Trahison... Décidément c'était la mode, leur fréquence avait bien augmenté. Peut être que tout le monde en avait marre, ou alors que tout le monde s'embêtait, ou qu'ils voulaient défié l'autorité Ducal, ou encore testé la validité des lois, ou peut être... Bon j'arrête.

Bref, quelque chose de commun maintenant était devenu ces procès HT... Non je rigole quand même pas.

C'est ainsi que Ninja s'habilla et avertit un valet pour qu'on lui prépare a manger. Il vérifie les procès a l'ordre du jour une nouvelle fois puis file miamer un bon coup. Nourriture délicate, boisson revigorante, matinée ensoleillée... enfin il suppose.

Il repart dans sa chambre, met sa robe, puis file a la cour de Justice. Il est temps de faire le procès.

Il entre au tribunal, personne encore a part les gardes. Normal, le procès n'avait pas commencé encore. Il leur faire signe de désarmer quiconque se présentera, a part s'il s'agit d'un conseiller ducal, d'un noble ou si lui, le procureur ou le prévôt en donne l'autorisation. Les fouilles devront se faire minutieuse, femme et homme comprit.

Ça lui rappelait un autre procès qu'il avait dirigé, il avait fait le même processus... Un petit clin d'œil au passé surement.

C'est ainsi que, une fois les ordres donné, il prit alors ses dossiers et les mit devant lui. Il fit signe aux trois gardes a l'entrée d'autoriser les personnes a entré après fouille, et il fit signe aux gardes présent près du bureau de la justice de faire attention aux quelques feuilles qui était présente.

Il partit alors dans l'arrière de la cour, laissant le temps a tout le monde de venir, le temps que l'accusée vienne, le procureur et toute les personnes conviaient.



[hrp]HRP : Quelques notes pour tout le monde.
Étant donné que c'est un procès, il est normal qu'il y est un certain calme et respect.
Si cela n'était pas le cas, il est normal que la cour procède a quelque rappel a l'ordre, et si besoin ai a l'expulsion du tribunal. Pour ces derniers cas, vous serez avertit afin de ne pas être prit au dépourvu. En espérant que vous me comprenez, je vous souhaite mes sincères salutations.

Moi

PS : J'ai mit les balises hrp... Bien que moi je ne les vois pas... On va dire que c'est pour faire plaisir a ceux qui les ont créé xD[/hrp]
Apolonie a écrit:
Pas comme si c'tait une surprise hein... Les rumeurs courent en Bourbonnais-Auvergne plus rapidement que les poux ne sautent d'une chevelure enfantine à une autre. De son lit de convalescente elle avait déjà entendu qu'elle serait mise en procès. La première réaction ? Le dépit, la trahison... Non contents de l'avoir presque tuée, ils avaient décidé de l'achever. Comment croire encore qu'elle appartenait à cette terre ? Elle, une traitresse ? Erreur, il devait y avoir erreur. Apolonie a toujours protégé l'Auvergne, a travaillé depuis son plus jeune âge pour ce duché qu'elle pense avoir correctement servi. Avec l'armée, avec la chancellerie, avec ses voyages, racontant partout, sans jamais douter, combien le BA est beau, grand, agréable, combien la vie y est douce.

Pendant quelques jours, entre incertitude et désillusion, elle s'est demandé si elle allait vraiment se battre pour survivre. Elle a songé à tout quitter, mais sa blessure la clouait au sol moulinois. Elle a envisagé de motiver tout le monde, se venger de ce duché qui la blessait plus qu'elle n'aurait su le dire. Plus que l'épée de Yal qui avait transpercé sa poitrine. Et puis ses amis se sont regroupés. L'ont soutenue. Bettym en chef de file, toujours présente. Indéfectible lien qui unit les deux femmes : l'amour du Bourbonnais et l'envie de le servir au mieux, et maintenant le dépit de se voir trahir par lui. Derrière l'ancienne maréchale, Grid, en présence réconfortante, Nimrodor, virulent, comme toujours, plus par énervement que par réelle envie de nuire. Lilou, Ninon, Alethea... Les Moulinois sont derrière elle. Alors en elle grandit l'envie de se battre, ne pas mourir avant d'avoir sauvé son honneur.

L'intégrité en bandoulière, en soutien, tuteur nécessaire à sa vie. D'autres soutiens qui lui parviennent. Son vice-chambellan, Modsognir. Et quand elle reçoit le courrier d'Azdrine qui l'assigne à résidence, en lieu et place du soupir qu'elle aurait pu pousser, c'est les poings qu'elle serre. Non, ils s'en tireront pas comme ça. Elle n'a rien fait de mal. La recherche d'un avocat ne prend pas longtemps, le comte Maximilien de Louvelle dict Perturabo attrape au vol une demande faite aux Dragons. Etrange proposition, de la part de celui-ci, les baffes jalonnant une relation ambiguë où le débat remplace souvent la discussion. Mais la compétence prime, et elle lui fait confiance sur le sujet.

Et puis d'autres soutiens... Des gens croisés au long d'une vie ni blanche ni noire. Rencontres inattendues, et un caractère compliqué qui permet des amitiés aussi fortes parmi Libertad qu'au secrétariat d'Etat ou chez les ordres royaux... Cette somme de force qui lui parvient des quatre coins du royaume lui permet de se sentir chez elle à nouveau. On ne lui enlèvera pas ça. On ne lui arrachera pas l'Auvergne. On ne coupera pas le fil qui la lie à son duché. Qu'on craigne les siens, bien. Qu'on ne lui fasse pas confiance ? Hors de question.

C'est pleine de conviction que ce matin, dans sa mairie, elle empile les derniers parchemins traités. Dans une vitre se mire à la va vite. Replace dans la natte qui coule le long de son dos quelques mèches bien plus rebelles que leur propriétaire. Elle lisse la chemise anthracite, vérifiant que sa blessure ne suinte pas trop... Mais sous le tissu, un bandage. Si serré qu'on ne devine qu'à peine les marques d'une féminité que de toute façon la jeune noble n'assume pas plus que son titre. Elle attrape d'un geste vif sa cape noire sur un dossier de chaise. Une fois enfilée, elle couvrira les dagues qui ornent ses cuisses depuis si longtemps, l'une d'elles aux armoiries d'Orval, cadeau de sa suzeraine. Ses braies du même cuir noir que ses bottes sont un peu grande, à force de blessures Apolonie est bien mince...

L'écuyer est ponctuel et l'étalon qui la conduira à Clermont est sellé et préparé. Dans les fontes, de quoi tenir le trajet, et de quoi changer le pansement. Quelques sels aussi au cas où elle s'évanouirait. L'infection d'une plaie laissée en jachère pendant des semaines s'est propagée, et même si elle a été soignée de force la veille, rien ne garantit que la santé tiendra. Cependant le trajet se fait sans encombre. Elle est partie en avance, b'soin de faire la route seule, poser ses pensées, réfléchir à ce qu'elle devra dire, à ce que Pert' lui a conseillé, à ce qu'il dira, lui. Envisager une sentence qui ne peut être autre chose que la relaxe au risque d'en crever de déception s'il en allait autrement.

L'arrivée devant la Cour de justice se fait calmement. Tout est encore vide, et lorsque les talons claquent sur les marches, tout résonne dans l'air vif de ce début d'automne. Lorsqu'un garde s'approche, comme une envie de la fouiller, elle montre ses armoiries. Noble, elle entre sans qu'une main ne l'effleure seulement. La tête droite, les épaules redressées, elle avance jusqu'à sa place. Celle à laquelle elle a vu défiler tellement de coupables, et qui sera aujourd'hui celle de l'innocente. Sa version des faits, elle l'a déjà donnée, plusieurs fois. Ce n'est pas ce qui sera jugé ici. Mais uniquement le droit, les faits. Pas les ressentis. Un instant elle ferme les paupières. Inspire. Son premier procès. Pense à Lui. Y puise la force de rouvrir les yeux. Et attend calmement le début de son procès.
Thelilou a écrit:
Tant d'évènements avaient chamboulés Moulins ces derniers temps, que l'on avait parfois du mal à suivre. Lorsqu'elle avait appris la nouvelle, la brunette avait ressentis une étrange envie de rire. Une blague, cela ne pouvait en être autrement. Mettre Apo en procès... Puis, lorsqu'elle avait vu son amie abattue, plus blessée par cette assignation que par une épée, elle avait compris. Compris que la séance au tribunal aurait bien lieu. Que l'on accusait quelqu'un de haute trahison, et que ce quelqu'un n'était autre qu'Apolonie.

L'énervement prit alors le dessus sur l'amusement premier. Sans leur maire, les villageois n'auraient été au courant de rien. Une armée serait entrée dans Moulins sans même qu'ils soient au courant. Toute l'histoire avait été confuse, mais ce dont Lilou était persuadée, c'est qu'Apo n'avait commis aucune faute, si ce n'est peut-être celle de se dévouer entièrement à son Duché et à son village. La soutenir allait de soit, et dès que la Tavernière avait apprit la date du procès, sa destination pour ce jour là avait été fixé. Arriver dans une salle de tribunal lui était quasiment inconnu. Elle n'avait participé qu'une fois à un procès, et en tant que témoin mineur. L'anxiété aurait été de mise si elle n'avait pas été emplie de toutes ses convictions.

Le matin en question, ce sont ses sourcils froncés qui témoignaient de son humeur pour la journée. Le voyage ne s'annonçait pas facile pour son amie, elle le savait. Le sien serait certainement long, mais ce n'était rien à comparer. Elle eut le temps de penser, de ressasser tout les évènements passés, de renforcer son opinion sur cette affaire. L'air frais lui avait permis de respirer, et de prendre le recul nécessaire pour soutenir son amie aujourd'hui.

C'est l'air presque serein qu'elle mit pied à terre devant la Cour de Justice de Clermont. Après tout, tous les "accusés" sont innocents jusqu'à preuve du contraire, et de preuves pour condamner Apo, elle doutait qu'il y en ai beaucoup. S'avançant jusqu'à la porte, faisant involontairement claquer ses pas sur les marches, elle fut interpellée par un garde. Bien qu'un brun farouche, la Moulinoise n'eut d'autre choix que d'obtempérer. La fouille fut complète, et la jeune femme eu bien du mal à garder son calme. Une fois passé la porte, sans même un regard à l'homme qui venait de la passer au peigne fin, elle redressa la tête et pénétra dans la salle. Elle comprenait la nécessité des précautions, mais s'en serait volontiers passé. Détendue, si elle avait pu le paraître l'espace d'une seconde, elle ne l'était plus.

La grandeur de la Salle était accentuée par le fait que celle-ci était vide. Enfin, presque. Une silhouette agréablement familière se tenait là. La seule que Lilou acceptait de voir derrière son comptoir, aux Perles. Un sourire se dessina alors sur ses lèvres. Un simple geste qui signifiait tant, son soutien, son amitié. Elle était venue, et resterait là jusqu'à la fin. Petit clin d'œil adressé à la belle devant elle, témoin du courage qu'elle voulait lui apporter.

Lilou inspira lentement.
Modsognir a écrit:
Voyage à Moulins....il s'en souviendra c'est certain. Au début un voyage pour rendre hommage à des proches perdus. Une armée aux portes de la ville, une demande d'entrée, un refus...et cette nuit sanglante (un moulin's' rouge^^). Une nuit dont il se souviendra comme des jours d'après où il défendait chaque nuit la ville, aider ses amis comme il le pouvait. Le mal d'une personne ne peut se partager.

Les jours passèrent, retour à Polignac, retour à sa vie habituelle. Comme presque chaque jour, il allait au chateau, regardant quand il avait le temps les procès en cours et vit par stupeur un nom.....ce nom. Il rentra chez lui repensant encore à cette accusation. Quelques jours passèrent encore lorsqu'il eut recu une missive de sa chère ancienne consul. Un froid passa dans tout son corps puis l'énervement monta en lui. Tant de mots forts, vrai sans doute pour la plupart d'entre eux mais qui faisait mal. Il se posa sur son bureau, resta un long moment à repenser à tout cela et se décida enfin à prendre sa plume. Une lettre écrit au duc pour montrer son hostilité à ce procès ainsi que l'image du duché qui en découlera après un procès pour Haute Trahison pour une grande ambassadrice. Tant de gâchis deja fait et cela ne semblait pas se terminer encore.

Il fut aviser de la date de l'audience d'Apolonie. Il hésita à s'y rendre, se demandant si elle voulait bien le voir. Il ne s'était pas revu depuis ce fameux temps fort. Mais son esprit, son corps le poussa à s'y rendre. S'il peut, il donnera son point de vue sur ce procès comme il l'avait décrit dans la lettre pour le duc.
Grid a écrit:
Dégouté, écœuré... C'est les premiers sentiments qu'il a ressentis lorsqu'il a appris la nouvelle. Un procès... C'te blague. Mettre en procès une bourgmestre, sa bourgmestre... Et meilleure amie qui plus est... qui a défendu sa ville au péril de sa vie devant une armée incontrôlable... Les poings se serrent d'autant plus que la colère grandit. Comment diable pourraient-ils faire condamner pour haute trahison la personne la plus attachée au Bourbonnais-Auvergne qu'il connaisse ?! Insensé...
Mettre de côté tout ce ressentiment et cette incompréhension malgré tout. La soutenir, être là. Même s'il ne croise pas trop sa bourgmestre préférée ces derniers temps, devenir un Soutien Morale dont elle pourrait avoir besoin... Ou du moins, espérer l'être. Elle lui a dit qu'il était parfait de ce côté, mais au fond de lui, il doute toujours...

Le jour du procès est arrivé... Et l'anxiété pointe le bout de son nez sur le visage du tavernier-forgeron... Il sait qu'Apo ne pourra supporter un autre verdict que la relaxe. L'optimisme est loin... Car l'enjeu est trop grand. Et c'est donc le pas lourd qu'il se dirige vers la Cours de Justice. Sa belle entre déjà... Elle a pris de l'avance. Il emboite le pas pour arriver devant les les portes... L'épée est tendue mais le garde entame tout de même une fouille au corps. Et ça dure et dure... Le garde prend son temps... Ce qui a le don de d'agacer le ronchon. Soupire d'agacement s'échappe avant qu'enfin on le laisse passer. Pas qui résonne dans cette salle encore inconnue pour lui.

Son regard croise celui de sa meilleure amie. Le cœur se serre doucement alors que les lèvres s'étirent inévitablement, sourire un peu crispé, à n'en pas douter. Mais son regard ne le trompe pas. Il la soutiendra évidemment tout au long du procès... Et témoignera pour elle s'il le faut.
Attendre patiemment le début de l'audience après s'être installé aux côtés de Lilou...
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:01

Bettym a écrit:
Le jour tant redouté était arrivé. Quand son chef, le Prévôt Azdrine lui avait annoncé à contre coeur qu'il allait assigner Apo, Bettym s'était énervée comme à l'accoutumée, certains diront. Mais sa colère augmenta encore plus quand elle avait essayé de faire entendre raison aux personnes qui ne savaient rien de l'histoire et qui pensaient que Apolonie méritait ce procès.

De rage, elle avait claqué la porte de la Prévôté. Douter de la parole de son amie qui s'était dévouée depuis qu'elle était arrivée dans le duché et pour le Bourbonnais-Auvergne. Douter du travail qu'elle avait fait pour mettre en valeur, contre vents et marées, ce duché qui était la risée dans tout le royaume alors que tant d'autres faisaient profil bas pour ne pas dire d'où ils venaient.

Tout ceci n'était qu'une mascarade pour faire plaisir au geignard de Jardin que personne n'avait eu le cran de démettre de ses fonctions quand une première plainte pour Haute Trahison avait été mise contre lui.

Toute à cette haine contenue envers les membres de la COBA et de l'EM, elle entra dans la salle du tribunal pour constater que seule, l'accusation était là... enfin, si on veut. Uniquement Apolonie qui ne s'était jamais défilée devant une accusation quelle qu'elle était.

Petit sourire aux lèvres, elle se dirigea vers son amie et lui chuchota "Je suis avec toi, ne t'inquiète pas" avant de lui faire la bise et de rejoindre sa soeur et Grid. Elle fit un petit signe à Modso qui n'avait osé venir jusqu'à eux puis elle attendit comme tout le monde que le procès commence.
Ninjaturtel a écrit:
Ninja était dans l'arrière cour, tranquillement, sirotant quelque boisson mais exclusivement de l'eau afin de se désaltéré et ne pas finir enivré.
Il attendait que la salle se remplisse, et surtout que les principaux acteurs soient présent.

L'accusé semblait être arrivé selon un garde, Ninja sourit, on pourrait bientôt commencer. Il attendit alors l'arrivée du Procureur mais malheureusement celle ci ne se fit pas.

Ayant perdu la notion du temps, il demande a un garde si le Procureur était arrivé dans la cour de Justice... On lui répondait que non. Certain était déjà partit le chercher dans ses locaux mais aucune nouvelle... Il semblerait même qu'on ne l'ai plus aperçu depuis quelque jours...

Embêtant, Ninja se trouvait devant un sacré petit problème.
Il envoya de suite un messager en direction du Duc afin de l'avertir du problème, et de trouver une solution rapide.
Il n'avait pas de procureur, et le procès devait avoir lieux aujourd'hui.

Outre le problème du Procureur, il y avait l'attente que cela procurait aux personnes déjà présente, déjà que c'était pour un procès de Haute Trahison contre la mairesse, et de la part du duché, cela voudrait donc dire que les spectateurs allait être quasiment tous des partisans de la mairesse accusée...
Moment délicat, le procès débutait bien mal déjà. Il fallait alors réagir.
Seulement, après avoir ingurgité énormément de boisson, il devait faire une pause pipi... C'est ainsi que le Juge fit une pause...


...


L'action déroulé, il revenait dans l'arrière cour et prit un bonne gorgée de cervoise. Il était temps de partir pour le procès... Enfin, dans la cour de Justice en fait... Il prit alors route vers la cour et entra.
Peu de personne présente, soit pas encore arrivé, soit l'affaire ne les intéressait pas plus que ça. Il partit en direction de sa place, et tout en restant debout il dit :


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je suis le Juge Doyen Docteur Ninjaturtel de Glénat.
Comme vous le savez, je dirigerai le procès.

Je remercie l'accusée dame Apolonie d'être déjà présente. Seulement il se trouve que le procureur pour l'instant est introuvable. Je m'en excuse, et me suis occupé a essayé de régler le problème. C'est pourquoi, le procès ne débutera pas tout de suite.

Afin de nous excusez de ce retard, le duché vous offre un rafraichissement pour mieux attendre.
Deux serveurs vont venir vous voir et vous n'avez qu'a demander, il vous serviront. Inutile de préciser qu'au final je ne voudrai pas d'homme totalement saoul en train de danser sur les chaises pendant le procès. Soit, buvez modérément (on faisait déjà de la prévention a l'époque xD), soit saoulez vous et déguerpissez dit il avec le sourire. Si vous avez des questions n'hésitez pas.

L'on pouvait voir alors, deux serviteurs venir auprès des spectateurs, leur demandant quelle boisson il voulait, pour alors venir les servir...
Beths a écrit:
Apolonie en procès.

Non, elle n'arrivait toujours pas à y croire. Crédule et stupide diraient certains sans doute avec raison.
Qu'importait après tout.

Elle savait qu'elle était en retard, mais qu'importe, elle tacherait de se montrer discrète.

Poussant la porte du tribunal, qui pour une fois avait été graissée et donc ne grinça pas, elle put entrer et s'installer.

Le procès avait commencé.

Une tempête de questions se posaient dans sa tête. Beths se souvenait juste qu'elle rentrait tout juste de retraite, juste après les faits qui étaient reprochés à Apolonie. Beths n'avait pas tout compris de ce qui s'était passé.
Ce qu'elle comprenait aujourd'hui est qu'elle était en procès publique ... seule. Aucun des autres intervenants de cette "affaire" ne se voyait en procès publique. Et c'est principalement ce dernier point qui la rendait furieuse.

Beths attendit donc patiemment, silencieusement la suite.
Anastase a écrit:
SOS tantine en détresse. A ce demander comment elle arrivait à se foutre dans un tel bourbier.
A la lecture la nouvelle lui avait donné un effet un peu dans ce genre :


Non de Dieu de Twisted Evil .... Twisted Evil ..... Twisted Evil (l'auteur n'étant pas friand de ce genre de petits personnages polluants les forums, il les préfèrera pour une fois plutôt que de risquer l'avertissement par un censeur suite à un langage trop grossier. A vous d'imaginer les propos).

C'était à croire que de nos jours certaines personnes possédaient une paire de pois à la place des organes reproducteurs et que leur égo importait plus que d'avouer leurs erreurs.
Ah ducaillon te voila tiré d'affaires. Mais un vil coquebert dans son genre n'arrivera pas à ses fins à tous les coups. Patience...


Arrivée dans la salle du tribunal. Rapide coup d'œil aux personnes présentes puis un peu plus loin elle aperçoit sa tante.

'lu la tante te v'là déja arrivée ?

Elle s'approche, sans aucune discrétion bien sur manquant même de renverser une chaise au passage.
Une accolade en signe de bonjour puis elle lui chuchote tout en ayant les yeux braqués sur le juge.

L'a l'air fier c'lui là. C'est l'fait d'avoir l'potron haut perché qui lui donne cet effet là ?
Dis l'est pas un peu vieux pour faire ça ? T'es sure qu'il a toute sa caboche ?
Lap a écrit:
Lap entra dans la salle, elle regarda la salle qui était pleine. Elle gagna sa place et posa ces dossiers. Elle angoissait un peu, c'était sa première grosse affaire, néanmoins il fallait que rien ne paraisse. Elle alla voir le juge pour se présentée.

- Bonjour Juge Ninjaturtel, je suis la nouvelle Procureur, je remplace Zoutzout. Puis- je commencer ?
Ninjaturtel a écrit:
Boire un petit coup, offrir une boisson a ceux présent pour faire passer le temps, tel avait été l'initiative de Ninja.

Ça parlait, ça arrivait, certain en profitait pour prendre a boire, bref un procès qui commençait pas vraiment bien mais bon on faisait avec.


D'ailleurs, Ninja apercevait Lap, la duchesse consort et la Porte Parole du duché. Elle regagnait la place du procureur, posant des dossiers et se dirigea vers lui... Il semblerait que le Duc est décidé de la nommé procureur en l'absence de Zoutzout.
A vérifié, mais cela sera rapidement fait vu qu'elle l'en informe et qu'elle demande même a ce que le procès commence. C'était pas trop tôt.
Ninja lui fit signe de la tête, lui disant qu'il allait s'occuper de remettre en ordre la cour et qu'on allait pouvoir enfin commencé.

C'est ainsi que Ninja regagnait sa place, devant tout les spectateurs il prit une grande voix et dit :


Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs.

Je m'excuse pour cette attente, en effet le Procureur Zoutzout est porté disparu et de ce fait j'ai demandé au Duc de s'occuper de ce problème.
N'ayant toujours pas de nouvelle de Messire Zoutzout, le Duc a nommé la duchesse consort comme Procureur afin que ce procès puisse avancé.

C'est pourquoi je vous prierai de regagner vos places pour que ce procès puisse enfin commencer.

Aussitôt dit, aussitôt les serveurs filèrent afin de laisser le procès commençaient. Ninja se tourne alors vers la Procureur.

Dame, une fois que la cour sera en ordre, et l'accusée prête, veuillez présenté l'acte d'accusation je vous prie.

Une fois l'acte d'accusation lancé, Ninja autorisa la procureur a appelé l'accusée afin qu'elle puisse faire sa première plaidoirie.
Lap a écrit:
Lap attendit que tout le monde soit bien assit avant de commencer. Elle s'éclaircit la voix.

- Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs.

J'annonce l'ouverture du procès opposant Dame Apolonie au Duché.


puis regardant la personne en question.

- Veuillez vous avancer à la barre, Dame Apolonie, pour l'énoncé de l'acte d'accusation.


Voilà s'était parti, le procès pouvait commencer. Elle devait s'attendre à tout maintenant car elle avait déjà assister à des jugements dans le publique et jamais elle avait vu un seul ce passer dans le plus grand calme.
Bettym a écrit:
Une annonce, un changement de statut, Bettym resta perplexe face à ceci. Quand elle pensait le nombre de fois où la douanière disait qu'elle ne connaissait pas les lois et limite que ce n'était pas son boulot, la grimace qui se dessina sur son visage pouvait supposer que ce procès allait être une parodie de justice.

Elle soupira mais resta tout de même pour voir ce que cela donnerait. Qui sait avec un peu de chance, le procureur avait étudié le codex.
Modsognir a écrit:
Modsognir était assis au fond de la salle attendant patiemment que le pricès commence. c'etait toujours long ces procès à son goût mais là c'était un record, ca commencait...avant même que ca commence en fait.

Une femme fit son entrée se disant procureur......eh bien le conseil vacillait, vacille et vacillera sans doute toujours.

Il se leva lorsqu'elle annonca l'ouverture du procès et attendit qu'Apolonie fasse le premier geste
Apolonie a écrit:
[Tribunal... où on a failli s'ennuyer...]

Comme une envie de siffloter un air pour passer le temps. Des heures qui semblent des jours depuis le début de procès, des jours qui semblent des semaines depuis les évènements pour lesquels elle est jugée.

Entre les rafraichissements servis par le juge, le changement de procureur, les araignées qui ont le temps de tisser des toiles monstrueuses... On se croirait plus dans un mauvais spectacle que dans un procès sérieux. Le sentiment qui envahit la moulinoise oscille entre dépit, consternation, amusement et résignation. Une vaste blague, voilà ce que c'est.

Et même au milieu des meilleures plaisanteries, on peut se rendre compte de ses amis. Et s'apercevoir du soutien que l'on a. Derrière elle, elle sent que ça arrive, se retourne, le sourire en éclosion sur les lèvres. Le clin d'oeil de Lilou, Modsognir, son vice-chambellan, son ami, qui malgré leur dispute est présent, là. Elle lui sourit, esquisse un geste de la main, il a tout à fait sa place. Plus tard, elle ira s'excuser. Elle regrette les mots durs qu'elle a prononcés...
"Allez tous vous faire voir... Y'en a qu'une qu'a osé l'ouvrir, et c'est pas toi, pas vous.. au moins j'aurais vu où sont mes amis..." Le nez se plisse sous le souvenir. Il ne méritait pas ça, Modso... Et elle était énervée, agacée... Elle lui dira combien elle regrette ses paroles.

Le sourire crispé de son meilleur ami. Voir Grid se poser à côté de Lilou l'amuse. Ils forment un joli couple. Derrière eux Bettym s'avance. Reconnaissance en pétillement de la pupille pour la moulinoise, présente à ses côtés depuis le début de cette histoire. Apolonie incline la tête au chuchotement, murmure "je sais... Merci" puis salue d'un signe de tête Beths, qu'elle connait encore peu, et qui pourtant se trouve là. Une petite tornade qui entre dans la salle. Sa nièce, digne fille de son père. Stase se pose pas loin, le temps passe, encore... Elle n'aurait pas cru que ce serait aussi... Long.

Quand enfin il semblerait que ça bouge. Une duchesse consort-connétable-porte-parole-procureur qui entre dans la salle. Et bien, on comprend pourquoi ça a mis autant de temps, elle doit être sacrément occupée la demoiselle. Apolonie se rappelle de ses premières rencontres avec Lap. Il y a bien longtemps, dans les locaux de la Fondation. Se souvient aussi de s'être rendue à son mariage. Et aujourd'hui, elle se retrouve face à elle.


Veuillez vous avancer à la barre, Dame Apolonie, pour l'énoncé de l'acte d'accusation.

Apolonie se lève et rejoint la barre. Calme, droite dans ses bottes, ses braies presque propres, et la chemise pour une fois en très bon état. Les cheveux sont démêlés, elle est présentable. Pas très académique, mais après tout, c'est ce qui fait sa personnalité... atypique. Et patiemment, puisqu'il n'y a pas d'autres choix, elle attend la lecture de l'acte.
Jazon a écrit:
Jazon n'avait pas mis les pieds à Clermont depuis l'appel au secours du duc... et pourquoi au juste ? contre qui ?
Il se le demandait toujours.

Là, par contre, il savait pourquoi il mettait les pieds dans la capitale. Pour assister à un soi-disant procès contre son amie et sentinelle Apo qui avait voulu défendre sa ville et ses habitants à tout prix et avait manqué en perdre la vie. Ca aurait pu être burlesque et digne d'une belle pièce de théatre ! Mais c'était malheureusement bien réel et il n'y avait pas de quoi en rire.

Il venait pour être auprès d'une amie, d'une sentinelle ! L'amitié n'était pas un vain mot et il tenait à la soutenir et à suivre ce procès de très
près !

Il entra dans le palais de justice, déposa ses armes et entra dans la salle. Peu de monde était présent.
Il s'avança et prit place alors que le......
*Tiens un nouveau procureur ! Eternelle danse des postes ducaux ! il faut prendre des notes pour arriver à suivre !* .... le procureur s'apprétait à énoncer l'acte d'accusation.

Jazon accrocha le regard d'Apo, lui fit un sourire et clin d'oeil de soutien.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:02

Modsognir a écrit:
Modsognir se rassied. Apolonie s'était levé présente. Elle s'était retournée lui adressant un signe de la main en signe de reconnaissance. Il lui esquissa un sourire pour montrer qu'il était normal qu'il soit là.

Apolonie était devenue une amie. Une femme ambassadrice, quelques discussions puis une amitié naissante. Tant de bons moments passés ensemble, à rire, à se chamailler, à se connaître qu'il en voulait pas laisser ce moment de dispute gâchée tous les autres bons moments.

L'amitié était pour lui important, être là dans les bons moments comme dans les moins bons. Ce moment en faisait partie des mauvais et il se devait d'être là, la soutenir à sa manière. La dernière discussion n'a pas été des plus gais, une discussion sur ton de reproche. Un départ énervé de chaque part, une réflexion mais sans mots.

Etre là était une nécessité pour lui, comme témoignage de....rire passé ensemble.

Il s'assied donc attendant le début du procès avec impatience
Althiof a écrit:
Althiof avait suivi l'affaire si tant est qu'on pouvait résumer ça à une simple affaire étant donné que Jardin était en cours martiale, qu'Apolonie en procès civil pour Haute Trahison et qu'il doutait que le duc passe au travers des mailles du filet.

En tout cas il avait essayé de bien comprendre ce qui s'était passé mais d'une version à l'autre il était difficile d'avoir le vrai mot de l'histoire. Qui avait fait quoi, manipulé qui, consciemment ou non, trahis ou non, autorisation ou pas, loi martiale mais laisser-passer aux Libertads. Que de contradictions. Il avait déjà son avis mais cela ne se reglerait pas dans ce procès ci. Apolonie n'avait été qu'une victime même si ses relations dans le royaume étaient loins d'être blanches comme neige elle avait toujours oeuvré pour le BA.

Il ne connaissait Apolonie que de réputation même s'il aurait bien aimé la rencontrer enfin en chair et en os autrement qu'en de trop rapides échanges à la Chancellerie. Kory s'en chargerait lorsqu'ils iraient à Moulins. Il faut remédier à ça quand même. Non mais c'est vrai c'est dingue quand même Al n'avait jamais rencontré Apo enfin pas dans ce monde en tout cas ^^. Il pénétra donc dans la salle du tribunal et vint s'assoir à côté de son amie Beths.

Le procès venait de commencer il y avait moins de monde qu'il ne l'aurait pensé. Apolonie venait d'être appelée à la barre.
Korydwen a écrit:
Le procès d'Apolonie, l'évènement tant attendu par certain... A croire qu'ils pensaient qu'un procès pourrait leur permettre de comprendre mieux l'affaire, la Baronne n'en était pas si sure. Un vent de folie soufflait sur le duché depuis plusieurs semaines, le début du mandat même, les bourdes du Duc s'enchaînaient et pourtant aucune fois, il ne fut démi de ses fonctions, il devait être heureux dans son fauteuil doré.

Elle ne voulait pas rater l'évènement, pas par curiosité, mais juste pour être présente pour Apolonie, elle se doutait que bon nombre de ses amis seraient déjà là, au fil des rencontres, elle avait appris à apprécier cette femme pour sa personnalité et son engagement envers son duché... Enfin le duché du Bourbonnais-Auvergne, elle devait se sentir trahi... Le procès de Jardin83 avait eu lieu où était en cours... Elle espérait bientôt entendre parler de celui du Duc... Après tout il était responsable des actes de ses conseillers...

Si il avait eu envie de diviser pour mieux régner durant l'affaire Moulins, en montant ceux qui seraient du côté d'Apolonie contre ceux qui seraient du côté de Jardin et ceux qui essayaient de rester objectif face à cette situation... Il s'était bien planté... Et puis tout était si illogique, un jour les libertad son dangereux, un jour non, un jour ils vont attaquer et puis non finalement trois jours après il n'y a plus rien... S'en était devenu tellement risible cette situation... Le Duc perdait encore de sa crédibilité... En avait il encore ? Mais bon, il ne faut rien dire et éviter de penser trop fort, sinon comme Bettym l'on gagne un procès...

Il courait après un titre... Dommage le seul qui lui aurait vraiment été aurait été celui d'Androlyne... Dommage qu'il soit rattaché à Riom... Vicomte du Chier... Ca lui aurait été comme un gant, mais c'était la maréchale de Bourbon Androlyne qui l'avait et le méritait bien plus que lui... Seigneurie au nom étonnant mais elle ne doutait pas de la valeur de la dame... Le nom et la personne n'allaient pas ensemble... Tandis que dans le cas Asturion... Ca aurait été beau... Elle passa sa main devant sa bouche suite à cette pensée assez comique.

Elle entra dans la salle où aurait lieu le procès, elle avança doucement, un léger sourire à Apolonie, rien de plus, juste un je suis là, tu vois. Elle sourit et trouva son époux, elle s'installa à côté de lui et lui prit sa main, légèrement tremblante, se demandant comment cela finirait, si l'on aurait quelques éclaircissements...
Lap a écrit:
La silence se fût, tout le monde attendait avec impatience l'acte d'accusation. Lap ouvrit son dossier, prit la première page, la reposa, pris la deuxième page et sourit. Elle avait cru un instant qu'elle allait pas la trouver, cela aurait bien commencé... Elle leva les yeux vers Apolonie. Elle se rendit compte qu'elle l'a connaissait bien mal et qu'elles se rencontraient en drôle de circonstances, en taverne devant une choppe aurait été mieux.


- Aujourd’hui, le 13ème jour de l’an de grâce 1456, Dame Apolonie comparait devant le Juge Ninjaturtel présidant la Cour du Bourbonnais-Auvergne, et est mis en accusation par le Procureur Lap, requérant pour le duché Bourbonnais-Auvergne.

L’accusée, Dame Apolonie, résidant à Moulins, maire de Moulins, Boulangère, éleveuse de cochon et moutons, vous êtes mise en accusation ce jour, pour Haute Trahison, envers le Duché, selon l'article 6, Titre A du Livre I et l’article 4 Titre B du Livre III du Codex du Bourbonnais Auvergne

La victime étant le Duché.



Lap fit une pause avant de reprendre

Voici les faits maintenant :


Dame Apolonie, au moment des faits, occupe le poste de Maire de Moulins.

Messire Jardin83, alors connétable et chef d’armée arrive le 8 septembre 1456 à Moulins. Le connétable contacte Dame Apolonie, demandant à ce que celle ci considère l’armée comme amie (Preuve 1).
Dame Apolonie lui répond en confirmant qu’elle l’a fait et demande en contrepartie qu’une liste de personnes lui rendant visite soit considérée aussi en amie. (Preuve 2 et 3). Elle dit aussi à Jardin83 qu’elle ne permet pas le voir entrer à l’intérieur de l’enceinte défensive de Moulins. (Preuve 3).

Après concertation avec le duc, Jardin83 considère la liste donnée par la maire de Moulins comme amie de son armée. En contrepartie, Jardin83 reçoit l’ordre du duc de ne pas pénétrer à l’intérieur de la ville.
Le soir du 11 septembre, le connétable Jardin83 ordonne à son armée d’entrer dans Moulins.
L’ayant appris, Dame Apolonie considère alors l’armée de Jardin83 comme ennemi. Ce qu’elle confirmera ensuite par missive scellée (preuve 4, 5 et 6).

Malgré une demande du duc et du prévôt de reconsidérer l’armée comme amie, Dame Apolonie refuse. Jardin83 étant à ce moment là dans une situation trouble qui est actuellement éclaircie en Cour Martiale (et qui ne concerne donc pas ce dossier), le duc décide de faire retirer l’agrément ducal de l’armée de Jardin83 afin de minimiser les combats qui auront lieu dans la nuit.
Le prévôt Messire Azdrine demande à Dame Apolonie de défendre son village, ce qu’elle fit en prenant la direction d’une lance. Suite au combat, elle se retrouvera grièvement blessée, aux portes de la mort.
Après s’être rétablit, c’est à ce moment qu’Apolonie rédige la missive publique (preuve 4, 5 et 6).

Le prévôt assigne Apolonie à résidence (preuve 7).


Une procédure a donc été mise en place :

Le 21 septembre, Messire Azdrine crée le dossier de plainte au nom du duché du Bourbonnais-Auvergne pour non respect d'une demande émanant du conseil ducal et assigne Dame Apolonie à résidence.



Lap se tourna vers le juge et tendit plusieurs parchemins

- Voici Monsieur le Juge les pièces à conviction

preuve 1 : http://img128.imageshack.us/my.php?image=jardin1cj5.jpg
preuve 2 : http://img146.imageshack.us/my.php?image=apoloniecourrieravantmosl5.jpg
preuve 3 : http://img146.imageshack.us/my.php?image=apoloniecourrieravantmoaj5.jpg
preuve 4 : http://img253.imageshack.us/my.php?image=lettreapo1pl7.jpg
preuve 5 : http://img253.imageshack.us/my.php?image=lettreapo2hq8.jpg
preuve 6 : http://img362.imageshack.us/my.php?image=lettreapo3qu2.jpg
preuve 7 : http://img119.imageshack.us/my.php?image=assignationapoaa8.jpg



Puis Lap tendit deux parchemins avec le texte de loi au juge

Voici Monsieur le Juge les lois qui ont été enfreint par Dame Aplonie

Citation :
Livre I, A,

Article 6 : des droits et devoirs des maires

alinéa a : des droits
Un Maire peut prendre des décrets municipaux avec obligations de transmission au conseil préalable pour un contrôle formel et obligation de publication sur le forum.
Un maire est habilité à ouvrir des procès hormis dans les cas de brigandage, Trahison et Haute Trahison, ces affaires restant une prérogative du procureur.

alinéa b : des devoirs
Le Maire est responsable de la gestion et du développement économique, social et commercial de son village. Assisté d'un ou plusieurs maréchaux d'investigation, il est chargé de vérifier la bonne application des lois ducales et royales.
Le maire doit se soumettre à toute décision ou demande du conseil ducal.

Citation :
Livre III, B,

Article 4 : de la trahison
Est appelée trahison tout agissement portant atteinte à la stabilité ou à l'intégrité du Duché ou de ses institutions.
La trahison est punie par des peines allant de l'amende jusqu'à la peine de mort.

Alinéa a :
Toute atteinte à l'unicité du duché, tout acte de franchise illégitime, tout refus de soumission à l'autorité du duché sont passibles d'une inculpation pour trahison.

Alinéa b :
Tout complot et préparatif en vue de nuire à une personne ou une institution,toute révolte menée contre une mairie sans l'aval du conseil ducal ou contre le Château sans appui royal seront considérés comme trahison.

Alinéa c :
Toute infraction d'un habitant du Bourbonnais-Auvergne à la loi sur les formations de lances ou corps d'armée est passible de trahison.

Alinéa d :
Toute transaction d'une denrée stratégique par une personne non autorisée est passible de trahison.

Article 5 : de la haute trahison
Tout acte de trahison (tel que défini dans l'article III, B, 4) commis par un agent ducal, un élu (maire, conseiller ducal) dans l'exercice de ses fonctions, un noble, sera considéré comme haute trahison.
La haute trahison est punie par des peines allant de l'amende jusqu'à la peine de mort.

alinéa a :
Un Conseiller qui ne respecte pas ses devoirs et obligations fixés par la charte du conseiller ducal est passible de haute trahison.

Alinéa c :
Tout agent ducal assermenté ne respectant pas les termes de son serment est passible de haute trahison.




Lap se tourna ensuite vers Dame Apolonie.

- Vous avez le droit de vous faire représenter, à titre gracieux, par un avocat du Duché , dont voici l'adresse :

Lap tend un parchemin à l'accusée

http://forum.lesroyaumes.com/viewforum.php?f=556&sid=dT5uece04xAKPmoUe4fC3Zegv

et voici un document vous expliquant le Corpus Juris Civilis (code en vigueur sur le territoire du comté du Bourbonnais Auvergne) et ses procédures:

Lap tend un second parchemin à l'accusée

http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=15412&sid=dT5uece04xAKPmoUe4fC3Zegv

voilà, elle pensait avoir rien oublié, elle avait jamais autant parlé d'un seul coup, elle prit le verre d'eau qui était devant elle pour le boire. Puis attendit que l'accusée parle.
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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:02

Apolonie a écrit:
Apolonie est prête. La présence du couple de Cournon, le sourire encourageant de Kory... Le clin d'oeil de sa sentinelle d'ami qu'elle rend immédiatement à Jazon. Elle est droite, et amusée, la bourgmestre. Quand Lap termine de lire l'acte d'accusation, c'est à son tour de prendre la parole. Ninja, qui fait de son mieux pour que le procès se déroule normalement malgré les sottises répétées... Sourcil haussé en signe d'étonnement. Bien, Lap énonce les faits. Puis les lois. Mais où est l'accusation ? Un instant elle manque le souligner... Et puis se rappelle que c'est Perturabo qui la défend. Suivant ses conseils, elle prend donc posément la parole.

Perturabo a écrit:
A la cour de justice du Bourbonnais-Auvergne,

saluçandas.

Par la présente, je, Maximilien de Louvelle, en qualité d'avocat de l'accusé répondant au nom féminin d'Apolonie, apporte mes propres réflexions au sujet de l'affaire intentée par le procureur Zoutzout.

Apolonie retient un rire, reprend... Pardon, le procureur Lap... Faut dire que ça change tellement vite aussi... Lors du montage du dossier, et de la préparation de la défense c'était encore Zout le procureur, paix à son âme. Et de reprendre la lecture... Espérant qu'ils auraient fini ce procès avant que ce pauvre Nin qui devait s'arracher les cheveux de tant de lenteur ne soit plus juge.

Perturabo a écrit:
Venons-en directement à l'acte d'accusation et à l'ensemble des charges dont est accusée dame Apolonie :

- Livre I, titre A, article 6
- Livre III, titre B, article 4
& tous les alinéas qui découlent de ces deux articles ainsi que le confirme le procureur en citant les articles complets du codex du Bourbonnais-Auvergne.

Messieurs et dames de la cour de justice, la mise en accusation implicite de monsieur le procureur reste une énigme : qu'est-ce qui est exactement reproché à ma cliente ? Un étal de textes de lois et de preuves certes liées mais sans argumentation plausible permettant à un quidam extérieur de se faire un avis sur la question le forcera à raisonner de manière subjective pour imbriquer ces éléments : c'est là contraire au principe de justice, qui doit être rendue en toute impartialité et rigueur. En effet, l'on est contraint de réfléchir puis déduire que ce dont est accusée dame Apolonie est : de ne pas avoir considéré comme "amie" l'armée du sénéchal Jardin, avec les conséquences dramatiques que l'on connait -. S'ensuit un raisonnement logique relatant des procédures juridiques, auxquelles je vais accorder pleines attentions dans un ordre précis.

Du livre I, titre A, article 6.

~ alinéa a : en l'absence de preuves formelles incriminant dame Apolonie des délits "décrets municipaux sans l'accord du conseil (?) ni et/ou publication publique" et "ouverture de procès pour trahison et/ou haute-trahison", cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa b : en l'absence de preuves formelles incriminant dame Apolonie des délits "non vérification de la bonne application des lois ducales et royales" et "non soumission à toute décision ou demande du conseil ducal" - parole du duc ne vaut pas décision du conseil ducal dans son ensemble car l'article 4 tu titre A du livre I spécifie les seuls pouvoirs particuliers du duc, à laquelle une parole simple et rendue privée émanant du duc ne vaut pas force de loi selon ce point de loi -, cette accusation se révèle infondée.

Du livre III, titre B, article 4.

~ alinéa a : car "l'unicité du duché" n'a point été affectée par le drame qui se déroula à Moulins - en le sens où le duché ne fit toujours qu'un et ne fut jamais menacé de faire plus que ce nombre par la bévue martiale ayant opposé l'armée du sénéchal Jardin aux défenseurs de Moulins -, car "l'acte de franchise illégitime" n'est point l'objet de nos attentions et qu'aucune preuve ne démontre que Moulins fut rendue ville franche, car "l'autorité du duché" est le Bourbonnais-Auvergne souverain et par déduction logique, son conseil ducal qui seul possède le pouvoir législatif d'après le livre I, titre B article 1, et que ce même conseil ducal n'a rendu aucune décision conjointe qui aurait entrainé un refus de soumission de dame Apolonie à ladite décision ; cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa b : car présentément nul complot ni préparatif en vue de nuire à une personne quelconque ou à une institution, ni révolte contre la mairie de Moulins ou une autre du duché du Bourbonnais-Auvergne, ni révolte contre le château sans appui royal ne sont à signaler dans les charges qui pèsent à l'égard de dame Apolonie d'après les éléments et preuves apportées par le procureur, cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa c : car nulle infraction à la loi sur les formations de lances ou corps d'armées n'est à signaler dans les charges qui pèsent contre dame Apolonie d'après les éléments et preuves apportées par le procureur, cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa d : car nulle transaction d'une denrée stratégique par une personne non autorisée n'est à signaler dans les charges qui pèsent contre dame Apolonie d'après les éléments et preuves apportées par le procureur, cette accusation se révèle infondée.

Du livre III, titre B, article 5 - qui n'est aucunement mentionné par le procureur comme étant un objet d'accusation auquel peut répondre dame Apolonie selon l'énoncé des charges qu'il a pu faire dans le cadre de cette audience -.

~ alinéa a : car dame Apolonie ne répond pas aux critères de conseiller ducal et ne peut donc être concernée par cette loi, cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa b : car dame Apolonie ne répond pas aux critères de conseiller ducal et ne peut donc être concernée par cette loi, cette accusation se révèle infondée.

~ alinéa c : car le statut de maire ne correspond pas à celui d'agent ducal assermenté mais à celui d'élu, et qu'adoncques le statut de maire ne peut être concerné par cette loi, cette accusation se révèle infondée.

En conséquence de quoi, la grande majorité des charges qui pèsent contre dame Apolonie se révèlent pour la plupart ... infondées, nul et non avenues ! Je cite les dires du procureur, avant l'énonciation de TOUTES les lois qui ont suivi : "Je rappelle ici à la Cour les lois qui ont été enfreintes ". Il y a là vice de procédure pour deux formes : in primier car aucune mention explicite sur ce dont est accusé dame Apolonie ne fut faite ni corrélation établie avec le codex des lois du Bourbonnais-Auvergne ; in segond pour le déballage de tous les textes de lois récapitulant toutes les lois desquelles dame Apolonie est accusée sans qu'argumentation ou preuve ne soit apportée dans le cadre de la mise en accusation.

A votre disposition, le 13 octobre 1456.
Louvellement, Maximilien.

L'argumentation du périgourdin est simple, précise, sans appel. Juste et juridique. Elle est fière d'être représentée par si bon juriste, même s'il n'a pas pu se présenter devant eux ce jour, pour cause de blessures aggravées. Cependant ils ont suffisamment travaillé le dossier tous les deux pour que sa défense soit pertinente. Replaçant le parchemin dans sa poche, elle lance un regard compatissant au Juge, puis à Lap. Et adresse un sourire radieux à ses amis dans la salle. Au moins un procès qui ne fait pas se déplacer la foule bruyante des jours les plus risibles du Bourbonnas-Auvergne. Et elle attend la suite.
Ninjaturtel a écrit:
La mise en accusation été lancé, il fallait être sérieux et écouter.

Ah le métier de procureur... Bien que long et fastidieux, rien n'était mieux que se trouver au tribunal et de guerroyé dans la cour de justice.
Il se rappelle encore les procès qu'il a fait, ses débuts dans le procès Guiguilee et sa magnifique prestation permettant une très lourde peine pour l'accusé reconnu coupable. Première grosse victoire, en plus contre Maxfan, dont il se souviendra surement toute sa vie.
S'en suivra alors d'autre procès dont il fut procureur et dont les victoires fut magnifique.

Aujourd'hui il était Juge, il n'allait pas pouvoir faire la bataille, mais allait devoir avoir la lourde responsabilité de trancher. C'est pourquoi il écoutait attentivement, Lap venait de finir et c'était au tour de l'accusée. Ninja remercia donc la procureur.

Elle s'avança et fit sa première plaidoirie, Ninja écoutait attentivement également, normal quoi, c'est son boulot. Elle finit de parler et il fallait maintenant continuer le procès.

Ninja remercia alors Apolonie et fit signe a Lap de venir pour qu'elle puisse interroger l'accusé. Une fois qu'elle aura finit il autorisa alors l'avocat d'Apolonie a venir poser ses questions.

Le procès était bien en marche, espérons qu'il est une bonne cadence se dit Ninja.
Legowen a écrit:

Elle est enfin sortie de sa retraite où elle se morfondait , retraite qui s’éternisait , à son grand dam . Mais que pouvait –elle faire quand tout semblait se liguer contre elle
De contre temps en contre temps, les jours s’étaient écoulés , étirés , devenant des semaines ......En premier, une chute lorsqu’elle était partie cueillir des fruits , mais aussi quelle idée d’utiliser cette échelle brinqueballante, juste bonne à faire du petit bois …. Je vous le demande un peu
Résultat : une bonne immobilisation et, Illuin qui , sans doute n’avait pas voulu être en reste . Et oui , tiens pourquoi ne pas imiter sa maitresse , non rassurez vous , un cheval grimper dans un arbre , on ne voit ça que dans les contes d’enfants et encore
Tout simplement une inflammation du tendon et voilà un étalon au repos forcé pour un bon bout de temps
Bref , monture et maitresse, de fort belle humeur, rongeant leur frein chacun de leur côté , d’ailleurs valait mieux ne pas être trop proche d’eux , les mêmes regards incendiaires vous paralysant à coup sur.
Donc , les deux enfin sur leurs talons , pour être plus exact , on dira talons et sabots , se précipitèrent dehors lorsqu’enfin …enfin ….. l’apothicaire décida que les deux étaient guéris et que pour le repos des nonnes , il valait mieux les libérer de suite

Un long cri résonna mêlé à un hennissement puissant, et la jeune femme , montée sur l’étalon jaillit sur le chemin à un train d’enfer
Durant son repos forcé, des nouvelles lui étaient parvenues , l’une d’elle l’avait mise hors d’elle et n’avait pas amélioré son humeur , loin de là

Sa marraine en procès ? Sa marraine accusée de haute trahison ? cette jeune femme qui avait tant fait pour le BA, qui n’avait pas ménagé sa peine à la chancellerie , ambassadrice puis consul, cette jeune femme trainée devant la justice ? mais on n’en était pas à un non-sens près
Pauvre duché , que devenait –il ? qui ne savait pas reconnaitre ceux qui oeuvraient pour lui

Leg savait combien le duché comptait pour son amie, combien il imprégnait chaque fibre de son être, comme pour elle d’ailleurs
Les deux amies se connaissaient depuis longtemps, bribes de souvenirs qui remontent à la surface , accueil si chaleureux d’une jeune femme. Et cette amitié qui les avait rapprochées et qui ne s’était jamais démentie même si quelques fois de longs mois s’écoulaient avant leurs retrouvailles , toutes deux travaillant pour leur duché , une à l’armée , l’autre à la prévôté , les deux à la chancellerie puis une sur les routes pour faire connaitre le BA et l’autre au conseil pour travailler pour lui
combien devait être cinglante sa désillusion

Leg voulait être près d’ Apolonie en ce dur moment , aussi l’étalon avalait-il les lieux qui les séparaient de la capitale du duché
Elle avait appris que son amie avait été blessée aussi , qu’ elle avait failli mourir , s’inquiétait .et rageait …..Une victime en procès ?

Cavalière et monture aussi poussiéreuses l’une que l’autre débouchèrent sur la place. l’Ex- connétable écarta sans ménagement quelques badauds , conduisit le grand étalon devant le tribunal , sauta d’illuin, laissa les rennes dans les mains d’un garde qui se retrouva face à un étalon écumant et de mauvais poil …
Couloir vite enfilés , une porte , elle entra …

Le procès venait de commencer, sa marraine appelée à la barre . Leg nota sa pâleur, son amie avait minci aussi, sans doute résultat de la blessure , au fait combien en avait –elle eu de blessures dues au Bourbonnais – Auvergne ?
Elle nota aussi la tête bien droite de son amie faisant front, son calme et l’admira, deux regards se croisèrent
Les deux jeunes femmes n’avaient jamais eu besoin de trop parler pour se comprendre et là encore tout fut dit sans un mot
Puis Leg alla s’assoir près de Beths , beaucoup de leurs amis étaient là et elle fut émue de ce soutien pour Apo, elle n' en avait jamais douté


Lap a écrit:
Maintenant elle pouvait plus reculer, fallait qu'elle se lance. Elle avait bien vu que dans la salle des personnes était venu pour voir si ce qu'elle faisait irait où pas, pour bien rire dans son dos. Elle en était consciente. Mais pour elle s'était pas ce qu'il y avait de plus constructif, car les moqueries était bien facile en ce monde. Elle savait qu'elle aurait du mal avec ce procès aussi.

Elle prit sa respiration avant de dire d'une voix posé :

Monsieur le Juge,

Dame Apolonie,

D'abord est ce que Messire Perturabo est membre du Dragon. Sinon je ne pense pas qu'il soit habilité à vous défendre en BA ?

Vous dites dans la preuve 4 et 5 que vous faites partie des Libertads, est ce vrai ?

Vous dites ensuite que des amis libertad à vous sont venu vous voir au moment des faits, est ce vrai aussi ?

Vous avez donné une liste de plusieurs noms à mettre en ami par l'armée de Jardin et par le prévôté, est ce vrai ?

Enfin vous reconnaissez avoir mis l’armée jardin en ennemi, est ce toujours vrai ?

Pourquoi l’avez vous mis en ennemi, alors que le Duc et plusieurs personne du Conseil vous on demander de le mettre en ami ?

Pourquoi avoir demandé au conseil que vos amis soient accepté en terre du BA alors que vous, vous n'acceptez pas l'armée du BA sur vos terre ?

Reconnaissez-vous que si le Duc, si plusieurs personnes du Conseil sont venu vous voir pour que vous mettiez Jardin en ami, c’est justement parce que c’est une décision du conseil ?


Dernière question, avez-vous des témoins à faire venir à la barre ?
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:03

Apolonie a écrit:
Le juge lui fait signe qu'elle doit répondre. Dans la salle elle a vu entrer Legowen. Un sentiment de plénitude, sa meilleure amie, sa première filleule. Dont elle n'avait plus de nouvelles depuis des semaines, et qui enfin s'est échappée du couvent. Leg' et son soutien indéfectible, Leg' et son sourire qui fait du bien. Nul besoin de parler pour elles deux. Elles se sont, depuis le premier jour, toujours comprises. Arrivées à 15 jours d'écart à Bourbon, et une relation qui s'est renforcée au fil des jours, des deuils, des absences aussi... L'azur balaie le reste de la salle également, remerciant d'une caresse de l'iris ceux qui sont présents.

Elle se tourne vers Lap. Les questions que cette dernière vient de poser n'ont à vrai dire pas vraiment de rapport avec ce qui est jugé ici. Mais après tout, la clermontoise est débutante dans le métier de procureur, et comme Apolonie n'a rien fait d'illégal ou de mal, ça doit pas être facile pour elle. C'est limite si la moulinoise l'encourage pas d'un sourire pour qu'elle garde contenance, mais faut pas pousser quand même. Dans d'autres circonstances peut-être. Droite dans ses bottes, l'azur en oscillation maitrisée entre la Proc' et le Juge, elle répond d'une voix calme et claire aux questions posées.


D'abord est ce que Messire Perturabo est membre du Dragon. Sinon je ne pense pas qu'il soit habilité à vous défendre en BA ?

Bonjour Lap. Alors je suis ravie que vous soyez si bien renseignée, je ne pensais pas avoir encore dit qui me représentait... En effet, c'est bien le comte Maximilien de Louvelle, dict Perturabo, qui assure ma défense. Et il est inscrit à l'ordre du Dragon, notre juge possède même une lettre du bâtonnier de l'ordre qui l'atteste.

Un instant elle se demande si Lap peut lire dans les pensées... Et du coup imagine, en souvenir de son idole, son maître es promenades farfelues, Constant Corteis, une course effrénée d'icelui, juché sur une barbe à papa géante, poursuivant un flan aux quetsches... Histoire de voir si ça attirera un sourire sur les lèvres de la Proc', preuve qu'elle peut deviner ce qui traverse l'esprit de la bourgmestre. Mais non... Arf, elle est juste super forte alors...

Vous dites dans la preuve 4 et 5 que vous faites partie des Libertads, est ce vrai ?

Les preuves 4 et 5... oui... bien sur... Euh...

Un regard vers le juge. Sont où ces preuves ? Bon, on lui tend la lettre qu'elle écrite, guidée par la déception, le dépit et l'impuissance. Et repère quelques phrases... Rhaaa la la... Un jour, dans le monde, tout le monde aura droit à une éducation et apprendra les lettres. Un jour tout le monde saura lire correctement... Un jour... Mais pas encore, alors elle explique ses propres mots.

Non. Je dis, dans cette lettre, que je n'en fais pas partie même si je les considère comme une famille. Et je dis dans cette lettre que je leur demande de m'accepter en leur sein. Je ne dis absolument pas que j'en fais partie, puisque tel n'était assurément pas le cas à l'époque.

Vous dites ensuite que des amis libertad à vous sont venu vous voir au moment des faits, est ce vrai aussi ?

Evitez de dire "aussi" je vous en prie, comme si vous aviez la réponse à la première question. C'est vexant. Cela donne à penser que vous n'écouterez pas mes réponses. Ce qui avouez serait quand même dommage.

Je dis qu'au moment des faits - et encore j'vais pas vous faire un cours sur la date, les faits et vous répondre sur n'importe quel autre fait de ma vie, et considérer que vous parlez de l'attaque du 11 septembre 1456- que des amis, dont certains sont membres de la confrérie Libertad, étaient censés arriver à Moulins le vendredi 12 septembre au matin pour en repartir le vendredi 12 septembre au soir. Mais alors je ne vois pas en quoi cela a un quelconque rapport avec l'accusation. On a encore les amis que l'on veut non ? Et à ce que je sache il n'existait aucun édit officiel condamnant la Confrérie Libertad en Bourbonnais-Auvergne.


Vous avez donné une liste de plusieurs noms à mettre en ami par l'armée de Jardin et par le prévôté, est ce vrai ?


De même, cette question n'a aucun intérêt... Mais je suis d'humeur magnanime, et plutôt sympa au final, alors je vais répondre. La loi martiale, qui a couru du dimanche 7 septembre au mercredi 10 septembre au soir, empêchait les étrangers d'entrer en BA. Comme toujours dans ces cas-là, ici ou dans d'autres duchés, lorsque des amis non auvergnats veulent passer rapidement sur les terres, on demande des laissez-passer, que j'ai obtenu dès le lundi 8 septembre, auprès du Prévot- alors remplacé par notre vénérable Doyen- et le Duc. Ils ont ainsi eu effectivement une liste des gens qui passaient furtivement me voir avant de filer vers d'autres horizons. Liste dont ils se sont servis pour les poutrer, d'ailleurs, ne respectant aucunement la parole donnée, alors que Libertad avait respecté la sienne en ne commettant aucun délit en BA. Ni dans le passé, ni au moment des faits.

Enfin vous reconnaissez avoir mis l’armée jardin en ennemi, est ce toujours vrai ?

Encore une fois, arrêtez avec vos "encore", "toujours" et "aussi" ça m'agace là. Vous posez des questions en connaissant la réponse vous ? ça sert à quelque chose que je réponde ou vous avez déjà une idée toute faite ?

Alors non, je n'ai pas "mis" l'armée Jardin en ennemi. Vous avez été bourgmestre si je ne m'abuse. Vous devez donc connaitre le fonctionnement d'une mairie ? On va dire que non, comme ça je vous l'explique : une mairie ne dispose pas d'une liste d'ennemis. Mais d'une liste d'amis. Elle peut y mettre le nom des armées acceptées, mais ne peut pas déclarer une armée "ennemie". De même, une mairie, des maréchaux ou une lance en "défense du pouvoir" ne peuvent absolument pas attaquer une armée, fusse-t-elle aux portes de la ville. Si cette dernière ne force pas les portes, alors les défenseurs ne bougent pas. Dans les preuves que vous donnez... C'est la fièvre de l'infection, et le faible état dans lequel je me trouvais, blessée quasi mortellement, qui ont fait fourcher ma plume.


Pourquoi l’avez vous mis en ennemi, alors que le Duc et plusieurs personne du Conseil vous on demander de le mettre en ami ?

Je répète que je ne l'ai pas mis en "ennemi", puisque vous n'écoutez pas mes réponses... Ensuite, avez-vous une quelconque preuve que le Duc ou des membres du conseil m'ont demandé de le mettre en ami ? Jardin l'a fait. Le lundi 8 septembre. J'ai obéi, contre la promesse qu'il n'entrerait pas dans ma ville. Puis les rumeurs enflant sur le caractère impulsif du chef de l'armée, j'ai retiré ce caractère "ami" le mardi 9 septembre.

Je ne refuse pas l'armée du BA en nos terres, mais l'ingérence politique sans édit officiel du Conseil oui. Il n'y avait à l'époque aucune liste officielle des armées à accepter, ni aucun ordre officiel du Conseil Ducal concernant cela. De plus le Duc, apeuré lui aussi par l'armée Jardin dont il souhaitait la dissolution, avait proposé de m'envoyer une autre armée que "COBA Jardin" et j'avais accepté.


Pourquoi avoir demandé au conseil que vos amis soient accepté en terre du BA alors que vous, vous n'acceptez pas l'armée du BA sur vos terre ?

Ils n'étaient pas obligés de m'accorder cette faveur, ils l'ont fait parce que je jouis d'une certaine réputation de droiture, de loyauté et de confiance. Parce que j'ai toujours oeuvré pour le BA et que je n'ai jamais menti, contrairement à d'autres dont l'ambition étouffe l'intégrité jusqu'à la rendre inexistante. Mes amis ont été acceptés parce qu'ils ont promis de ne rien faire : et n'ont effectivement rien fait d'illégal ou de répréhensible sur nos terres.
Et moi, je ne refuse pas une armée du BA, mais l'ingérence politique dans une ville où j'ai été légitimement élue par des villageois connaissant mon parcours et mes amitiés sans édit officiel du Conseil Ducal. Et les discussions officieuses sur mésange, excusez moi, ne peuvent pas être considérées comme "annonce officielle d'une décision ducale".


Reconnaissez-vous que si le Duc, si plusieurs personnes du Conseil sont venu vous voir pour que vous mettiez Jardin en ami, c’est justement parce que c’est une décision du conseil ?

Comme je viens de le dire, Lap, les discussions sur mésange ne m'apparaissent pas revêtir le caractère officiel réclamé par une décision ducale. Je n'ai reçu nul courrier, ni vu aucune annonce sur le Bureau du Porte-Parole. Aucune missive ne m'est parvenue. Alors non, je ne reconnais pas qu'il s'agit d'une décision du Conseil. D'autant plus quand la Loi martiale est supprimée le 10 septembre au soir, donc que mes amis ont tout à fait le droit légal de se promener en Auvergne, et quand l'agrément de l'armée Jardin lui est retiré le soir même. Ni même quand le Prévot donne ordre aux maréchaux de défendre, avant même que je ne forme ma propre lance pour défendre le pouvoir.

J'en profite pour ajouter que dans ces "discussions", la demande pour que je le mette en "ami" n'a pas été des plus insistantes, et s'est au contraire achevée par un "ça nous arrange que tu le poutres", dont je ne me sers pourtant pas comme d'un postulat de départ, comme vous semblez le faire avec des faits que vous considérez comme évidences, avant même d'avoir entendu ma version.


Dernière question, avez-vous des témoins à faire venir à la barre ?

Oui.

La gorge est sèche... Au fur et à mesure des questions et des réponses, les traits d'Apolonie se durcissent... Elle avait pris le parti de vivre tranquillement cette trahison, préparant son départ, se détachant des évènements auvergnats, tentant désespérément de rompre ce lien envers cette terre qui juge sans savoir,menée par des hommes et femmes plus intéressés par les honneurs et les titres que par le bien être des habitants... N'y réussissant pas vraiment, auvergnate jusqu'au bout des cheveux, c'est difficile de renier ce que l'ont est. Et de sentir dans le ton de Lap ce que pourraient penser une partie des auvergnats retourne encore une fois le poignard planté entre ses omoplates saillantes, faute d'une convalescence houleuse. Une grande inspiration plus tard, elle desserre les poings, laissent les paumes libérées des ongles qui y tracent de petits sillons rouges. Et plaque un sourire léger sur ses lèvres. Digne, rester digne dans cette mascarade. Et attendre les questions de l'envoyé de Pert'.
Sofio51 a écrit:
sofio assise dans la salle, attendait encore des éclaircissements sur cette sale affaire qui avait profondément endeuillé la COBA et salit sa réputation , elle avait été touchée par dame Apolonie et sa franchise lors de sa venue a la caserne, ce procés allait surement apporter des informations nécessaires et supplémentaires.

elle sursauta et ne put s'empêcher d'étouffer un cri lorsque dame apolonie déclara dans une tirade que si l'armée jardin était poutrée cela arrangerait certaine s personnes du conseil, elle se leva d'un élan incontrôlable et s'écria


"honte au duc qu'il soit pendu, ces hommes ont œuvré de mois sans relâche pour en être ainsi remercié, c'est un scandale"
Estebanez a écrit:
Estebanez se leva aussitôt, dès qu'il vit Sofio bondir, pour éviter tout débordement, il retenu Sofio

Excusez- nous messieurs... Cependant, si je puis donner aussi mon avis, elle n'a pas franchement tort...

Il tira Sofio par le bras... Puis glissa à Sofio...

Sergent- chef, ne vous énervez pas, ça n'arrangera pas les choses...patientez encore un peu, nous aurons notre vengeance...
Yvain. a écrit:
Personne ne l'avait vu entrer dans la salle d'audience. Faut dire qu'il savait se faire discret l'mioche. ça lui avait souvent servit, même que des fois ça lui a sauvé la vie.

Ni vu ni connu, il s'était glissé dans un coin derrière un pilier. Il avait juste espéré qu'il ne serait pas trop loin d'elle. Elle ... ça faisait de longues semaines qu'il avait dû la quitter. Histoires de familles à régler. Perte de temps inutile, éloignement qui renvoie à de mauvais souvenirs, cheminements solitaires où l'on appelle à chaque pas l'Hirondelle et ses amis. Et pour couronner le tout une attaque qui plusieurs jours vous laisse agonisant et hagard sur le bord de la sente.

Mais il lui en faut plus que ça au mioche pour abandonner. Deux ou trois taloches qu' il s'tait mis tout seul à la manière du Bireli, et il était reparti avec rage et courage.

C'est dans un village qu'il avait entendu parler du procès. Tour de sang, cœur qui s'écorche, poings qui se serrent, rapide passage au lavoir et au bord de l'eau pour être présentable et il avait repris la route. Vers Elle.
On voulait plumer son Hirondelle ! L'mioche ça le rend fou. Le procès de l'Hirondelle, ça lui avait donné des ailles au moineau.

L'est donc là. Pour Elle, avec Elle.
Le ballet des perruqués poudrés l'avait laissé de marbre. Mais quand elle s'était approché..... il avait eu envie de se jeter dans ses bras. Morbleu c'est pas le moment d'lui causer du tort et l' mioche se retient.
Serrant plus fort qu'il ne le voudrait la pomme qu'il a au creux de sa main, il murmure malgré lui
Hirondelle... Apo... j'suis là !
Ninjaturtel a écrit:
La procureur pose ses questions, l'accusée y répond...
Long débat, longue réponse, la dame finit et une autre commence...


"honte au duc qu'il soit pendu, ces hommes ont œuvré de mois sans relâche pour en être ainsi remercié, c'est un scandale"

Ah quel galère... Il fallait bien qu'il y ai une personne pour la ramené, ça aurait pas été amusant sinon...
Ninja pensait que tout se passerez bien... Utopiste n'est ce pas... La femme criait au scandale, un homme venait la faire se rasseoir mais le mal était déjà fait.

C'est ainsi que Ninja interomp également le proc et l'accusée et dit :


Que cela vous plaise ou non, vous êtes dans la cour de justice du duché.
Ces propos sont inadmissible et ne peuvent être toléré.

Si vous avez quoi que ce soit a redire, adressez vous au Prévôt pour toute plainte, ici nous sommes présent pour écouté et jugez le cas de Dame Apolonie, veuillez s'il vous plait respecté ce procès.

Je vous demanderez donc de suivre ces charmants jeunes gens pour qu'ils vous conduisent en dehors de ces murs. Vous n'avez pas votre place ici.

Il avait assez parler, et il fallait maintenant agir.
Il appelle alors un groupe de cinq gardes qui iront directement voir Sofio et Estebanez, leur demandant de sortir gentiment. Ils avaient ordre d'employé la force si nécessaire.

L'attention était maintenant pour ce nouveau spectacle, qui une fois finit permettrait la suite du procès...



hrp : courrier envoyé aux deux joueurs, regardez vos messages ^^
Estebanez a écrit:
Estebanez vit les 5 soldats arrivé en sa direction, il se leva et fit barrage devant Sofio...

messieurs, vous ne toucherez pas au Sergent- Chef Sofio, où alors il faudra me passer sur le corps.

Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons nous retirer de nous même, nous sommes encore assez agile pour faire ceci.

Puis il regarda Sofio, de façon à savoir ce qu'il devait faire...
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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Jeu 23 Oct - 23:04

Sofio51 a écrit:
sofio haussa les épaules a la vue des gardes elle glissa un sourire a l'intervention de son sergent

et une petite phrase a l'intention des personnes présentes a la cour



"je me retire bon proces que aristote vous garde dame apolonie, j'ai entendu le principal, j'espere vous revoir a l'occasion d'une bonne cervoise, plus en ces lieux"

"partons sergent nous risquerions de nous emporter et je ne sais si je peut contrôler mon caractére irrasciable longtemps"
Estebanez a écrit:
estebanez lui fit un signe de tête...Il avait un bras tendu et les gardes butaient sur sa main ouverte...Il s'avanca un peu pour laisser place à Sofio...

Allez- y Sergent- Chef, je vous suis...

Puis il se suivit Sofio en lui tournant le dos, de façon à faire face aux 5 gardes...
Ninjaturtel a écrit:
Les personnes étaient intervenu, Ninja se devait d'y remédier. C'était chose faite, les gardes avaient été envoyé et les personnes se pliaient a la décisions...

On dirait qu'ils n'étaient la que pour leur phrase, bonne chose alors qu'ils aient obéit de façon raisonnable par la suite.

Une fois le calme retrouvé, Ninja se tourne vers la procureur.


Procureur Lap.
Vous pouvez continué si vous avez encore des questions.

Sinon, ça sera au tour de l'avocat de la défense, je vous remercie.
Lap a écrit:
Lap sourit à Apolonie, nous y voilà, on arrivait en plein cœur du problème.
Elle avait tout de même une autre question. Elle se tourna vers le juge.

- votre honneur j'en ai encore deux autres en effet.

Puis se tournant vers Dame Apolonie

- donc vous nous dites que dans vos discutions par MeSaNge, un conseillé Ducal vous à demandez de le poutrer ? que pensiez vous qu'il entendait par cela ?
Erel a écrit:
Un rumeur, puis une affirmation après demande à des badauds. Apo, son amie adorée, qu'il avait connu comme homologue alors qu'il devenait ambassadeur du Béarn en BA, était en procès. Il avait bien dû mal à y croire, elle qui savait amoureuse de sa ville.
Le diplomate avait appris aussi qu'une grosse partie de l'accusation se basait sur le fait qu'Apo était une Libertadienne, comme si c'était une tare. Et tout ça en faisant fit de tout ce qu'avais fait Apolonie jusqu'à présent.
Le Dénéré soupira, décidément tout ceci était décevant.

Sans se retourner et en saluant les passants qui l'avaient renseigné, le Seigneur d'Herlies se dit qu'il devrait envoyé un ptit mot à la Chancellerie Auvergnate, pour les avertir qu'il était arrivé, mais aussi que le voyage diplomatique serait extrêmement écourté du fait qu'il déménageait du Béarn pour retourner en Artois...
Roderic_varthak a écrit:
Rod avait longuement hésité à venir au procès puis il se décida. En signe de soutient pour Apolonie, il entra dicrètement dans la salle pour suivre la fin du procès et la sentance qui en découlerait. Il était fort curieux...

Il remarqua quelques têtes connues, mais il préféra rester discret.
Magakrav a écrit:
Magakrav arriva à l'entrée du tribunal il remplacer le précedant Juge Ninjaturtel.

Il y avais du monde le proces avais déjà commencer, Magakrav pris place dans son fauteuil avec le dossier
qu'il en avait pris connaissance avant de venir, il regarda autour de lui, la salle était pleine. Il prit la parole :


Procureur Favdb avez-vous des questions à formuler?

sinon, je laisse la parole à l'avocat de la défence.
Favdb a écrit:
Messire Juge, effectivement, je voudrais reprendre les dernières question de Dame Lap, qui n'ont pas eu de réponse.

Donc Dame Apolonie, je vous pose à nouveau les questions.

Vous avez déclaré que dans vos discutions par MeSaNge, un conseillé Ducal vous à demandez de le poutrer ? Que pensiez vous qu'il entendait par cela ?
Apolonie a écrit:
Suit des yeux les ballets des procureurs, des juges... s'amuse un instant des mouvements entamés en une danse coordonnée. Puis relève les yeux sur le procureur. Elle le connait, il la connait. Elle a défendu son client à la Cour Martiale, elle l'a vu le défendre avec âpreté et justesse. Elle le sait juste, Favdb, même s'ils n'ont jamais eu l'occasion de se connaitre. C'est pourquoi elle s'étonne de l'entendre reprendre ces questions, cette question, plus ou moins hors sujet, de la procureure qui vient de sortir.

Bonjour Fav ! Un plaisir de vous voir !
Et bien je veux bien répondre à la question posée... Même si je tiens à apporter quelque précisions avant...

Quoiqu'il se soit dit par mésange ce soir là, cela n'a aucune importance au final, puisque je le rappelle ce n'est absolument pas un moyen officiel d'informer quelqu'un.

Le seul courrier que j'ai reçu, officiellement, émanant du Conseil ou d'un de ses membres, était le courrier d'Azdrine, alors prévot, me demandant de défendre ma ville.

Mais je veux bien vous répéter ce qu'Asturion m'a dit ce soir là, bien que ça n'ait, et n'a eu, aucunement le caractère d'une déclaration officielle. Par poutrer, il entendait le fait de défaire par les armes l'armée de Jardin qui essayait alors de pénétrer dans Moulins. Je pense que la formulation est assez claire.

Pour ma part, puisqu'il s'agit ici de mon procès et non de celui de notre désormais ancien duc, Je n'avais ni l'envie de "poutrer" Jardin ni l'envie de quoi que ce soit si ce n'est le bien être de ma ville et la santé de mes amis.

Je répète, pour que ce soit bien clair et évite d'autres questions :

- Je n'ai pas mis Jardin en ennemi, puisque la mairie ne peut faire ça. Seulement défendre le pouvoir.
- Je n'ai pas attaqué Jardin, je n'ai fait que défendre quand celui-ci a essayé de forcer les portes de la ville sans ordre du conseil.
- Je n'ai reçu absolument AUCUN ordre du Conseil officiel me demandant de le mettre en ami, m'informant que son armée était ducale ou autre. AUCUN.
- Il n'y a eu qu'UNE demande officielle ce soir là, qui émanait du Prévôt, et qui me demandait de défendre contre une armée qui n'avait plus aucun agrément ducal.

Voilà les faits juridiques, simplement énoncés. Je n'ai aucune ambition politique, aucune ambition ducale. Je me fiche des magouilles et du reste. Je n'ai jamais menti, ni caché quoi que ce soit. Je n'ai jamais changé de version non plus. Peut-être juste de vocabulaire, une fois l'énervement et la sensation de trahison passés, pour mieux traduire mes sentiments.

Vous êtes un bon avocat, je ne doute pas que vous soyez un bon procureur.
Pour ma part je n'ai rien fait ni de mal ni illégal.


L'azur est clair et limpide, le sourire franc et la mine sincère. La maire de Moulins se tient droite, à la barre. Sûre d'elle, de ce qu'elle a fait, du soutien. Des ordres et contre-ordres. De tout ce bordel né de rien. De la lassitude qu'elle ressent aujourd'hui... Auvergnate, malgré eux... Comme si ça les dérangeait qu'elle aime à ce point son duché... Comme si ça ne faisait pas "bien" de l'avoir en défenderesse acharnée... Comme si...
Favdb a écrit:
Dame Apolonie, je vous remercie de cette réponse fort complète. Si vous permettez je vais toutefois la reformuler de manière très "raccourcie" votre témoignage. Pour vous s'il y a trahison ce serait plutôt de la part d'une autre personne qui n'était pas physiquement au coeur de l'action. Je ne cite pas de nom mais je pense que vous devinez à qui je fais allusion.
Au delà des faits réels, avec ou sans preuve, je souhaite vous poser une dernière question.

Notre Codex ne cite aucunement dans les droits et devoirs du maire, l'attitude qu'il doit avoir à l'égard des armées du Duché, agréée ou non, mais en votre intime conviction et avec honnêteté trouvez vous normal qu'un maire refuse l'ouverture des portes de sa ville à un chef d'armée du Duché, honorablement connu de ce même maire?

Je gage que cette question risque de vous agacer quelque peut puisque vous y avez déjà répondu de manière indirecte. Pour les minutes de ce procès et pour la postérité, je pense nécessaire de vous poser explicitement cette question et que vous y répondiez avec vos propres mots et avec votre propre vérité.
Apolonie a écrit:
L'échange est rapide, comme si le procès s'accélérait, comme si l'envie d'en finir se partageait, finalement. Tant mieux, parce que les chemins l'appellent et qu'elle a autre chose à faire, mine de rien. Un sourire pour Favdb qui a bien saisi, elle le sent dans sa voix, le côté factice, débile et inutile de ce procès à son encontre.

Comme vous le dites, il n'y aucune raison légale d'accepter une armée ducale ou autre sur les terres municipales. Seul un ordre du conseil ducal, qui dans cette affaire n'a pas été donné, peut obliger un maire à laisser entrer une armée sur ses terres.

trouvez vous normal qu'un maire refuse l'ouverture des portes de sa ville à un chef d'armée du Duché, honorablement connu de ce même maire?


Dans l'absolu ? Non. Dans le contexte, et je parle de TOUT le contexte, oui. Avant que vous ne le demandiez, je vais vous expliquer. Une armée ducale est censée recueillir l'approbation du conseil et du duc du duché dont elle est l'armée. Ce qui n'était pas le cas : ce soir là l'agrément ducal lui a même été retiré. Ensuite, il faut voir qu'à cette époque, j'étais revenue depuis à peine 10 jours d'un voyage qui avait duré 8 mois. Peu au fait des derniers évènements, des dernières magouilles, de qui n'aimait pas qui et vice-versa. Nouvellement maire aussi : à peine 5 jours. Je passais déjà un temps fou pour faire le moindre mandat ou acheter 4 fruits au marché sans me retrouver avec lesdits fruits dans ma poche...

Grimace dépitée de la demoiselle. Quand elle voit combien de temps il lui faut aujourd'hui pour "faire sa mairie" elle se demande comment elle a pu tellement galérer à l'époque. M'enfin là n'est pas le sujet.

Bref... Je revenais de Gascogne. J'avais très présent en tête le fonctionnement d'une armée. Le côté éjectable du siège de maire quand une armée est dans les murs de la ville. Et je vous rappelle qu'on se méfiait à l'époque de mes amis. Aucune envie qu'ils soient égorgés dans mon jardin ou devant ma taverne. Surtout qu'ils ne représentaient à l'époque, avant que je ne sois retrouvée gisante au bas des remparts et Hijikata baignant dans son sang à Polignac, absolument aucune menace. Contrairement à d'autres je n'ai toujours eu qu'une parole.

Et dernièrement : je rappelle que Jardin, que justement je connaissais, m'avait promis de ne pas entrer. Et qu'enfin, il s'est servi de la liste de mes invités pour distribuer leurs portraits à toutes les armées du Duché. Est-ce là une attitude honorable qui aurait du me faire réviser ma position? Alors que j'avais le soutien officieux du Conseil, de son prévôt et du Duc de l'époque ?

Pour terminer, et répondre plus succinctement : si vous voulez qu'une armée ducale ait le droit de pénétrer les enceintes des villes du Bourbonnais-Auvergne, faites le inscrire dans le Codex, dans le guide juridique des Maires, faites voter des décisions ducales. Mais il ne sert à rien de dépenser de l'argent et de l'énergie à leur faire un procès obsolète une fois qu'ils ont refusé ladite entrée.

Une dernière chose. Personne n'y a perdu grand chose au final. A part Jardin qui doit désormais patienter trois mois pour se représenter à des élections ou récupérer ses galons de sénéchal. Pour ma part j'ai failli perdre la vie, j'ai gagné une magnifique cicatrice sur ma gorge qui fera sensation dans les bals et autres cérémonies auxquelles je suis conviée. Et cette petite plaisanterie m'a couté la bagatelle de 726 écus pour récupérer mes forces, et me réarmer. Sans compter le temps que l'on perd icelieu, alors que les chemins m'appellent impérieusement.


La tirade une fois terminée, la gorge sèche, la belle ne sait plus tellement qui regarder. Une oscillation de l'azur entre le procureur et le juge. Comme Favdb vient de le dire, c'est une question finale. En aurait-il d'autres ? Est-il encore nécessaire de laisser s'égrener des secondes précieuses pour chacun dans des palabres d'une futilité démontrée ? Elle n'a transgressé aucune loi, enfreint aucune règle... Un non-lieu tomberait à point nommé.
Favdb a écrit:
Je vous remercie Dame Apolonie.

FaVdB se tourne vers le Juge.


Messire Juge, j'en ai terminé avec l'accusé. À ce stade du procès je me demande s'il est encore nécessaire de faire appel à des témoins. Je ne sais.

FaVdB était dubitatif. Il connaissait, ou du moins pensait connaître, tous les tenants et aboutissants de cette affaire. Il se sentait prêt dès à présent à prononcer son réquisitoire. Mais Le Juge avait-il tous les informations qui lui permettraient de se prononcer équitablement? Après cet instant d'hésitation il prit sa décision.

Messire Juge, après réflexion, je renonce à entendre de nouveaux témoins. La défense peut donc faire appel aux siens.
Magakrav a écrit:
Magakrav avait écouté les deux parties attentivement, il prit la parole

Merci Messire Favdb pour votre intervention ainsi que Dame Apolonie

Je laisse la parole à l'avocat de la défense

sinon, Messire Favdb vous pouvez faire votre requisitoire
Apolonie a écrit:
Apolonie regarde Magakrav, un air un peu gêné sur le visage. C'est qu'on croirait pas à avoir vécu cette longue journée, mais elle s'est vraiment étirée, et il s'est passé des tas de choses pendant qu'ici on discourait sur les actions ou non actions du mois de septembre... Et euh.. La jeune femme se lève, semblant danser d'un pied sur l'autre...

C'est que... Depuis... 'fin...
Mon avocat est un petit peu mort en fait... Tué par une armée bretonne assez loin d'ici...
Donc je crois qu'il... ne posera pas de question...


Elle toussote légèrement et rajoute rapidement.

Euh Paix à l'âme du Comte Maximilien de Louvelle dict Perturabo.

Sourire contrit, plissement de nez.

Donc je pense qu'on peut passer au réquisitoire, ma dernière plaidoirie... Et votre verdict M'sieur le Juge.
Modsognir a écrit:
Modsognir ecoutait chaque discours, chaque longue tirade, chaque phrase, chaque mot, chaque lettre.....il ne manquait rien du procès. Il haussait un soucils de temps à autre puis les deux à d'autres instants. Elle semblait bien se défendre. Le sourire se fit de plus en plus large au fil que le procès s'avancait.

Comme tout procès il était long mais il resta, là jusqu'au bout....comme il le sera toujours pour son amie.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Mer 5 Nov - 23:01

Favdb a écrit:
Le procureur se lève, il paraît un peu embarrassé mais fermement déterminé.

Messire Juge,

Cette affaire est bien délicate. En effet, alors que les principaux protagonistes repondent de leurs actes devant les juridiction du Duché, l'accusé principal, du moins de ce qui ressort des débats et témoignages recueillis par ailleurs, est absent. Il n'est même pas mis en procès pour ces événements.

Malgré tout, il m'appartient de réclamer un jugement de culpabilité à l'encontre de Dame Apolonie.

En effet, les faits sont irréfutables, mais comme je dis souvent, les faits sans leurs causes ne peuvent se justifier ni s'expliquer sereinement.

En l'espèce, Dame Apolonie, maire en exercice par l'enchainement de ses actions à provoqué mort d'hommes, ou en tout cas blessures profondes. Peut-on accepter qu'un maire de notre Duché combatte une armée de la COBA? Evidemment Dame Apolonie n'a pas mis ladite armée en ennemie, mais l'absence en amie revient bien au même.

Si effectivement elle a été manipulée il n'en demeure pas moins qu'elle n'a pas tenté de prendre confirmation auprès de l'État-Major.

Il s'agit donc pour moi d'une double faute et la culpabilité est donc certaine. Toutefois il convient de tenir compte du contexte et de l'historique réel de cette affaire.

C'est pourquoi j'en appelle à votre clémence, messire Juge. Une condamnation pour Haute Trahison est déjà lourde en elle-même, compte tenu des circonstances que j'ai déjà évoqué et les très lourdes responsabilités de l'ex-Duc Asturion, communément appelé le ducaillon, je ne demande ni peine de prison ni amende.

Messire Juge, je m'en remets à votre sagesse et me conformerai à votre jugement. Permettez moi toutefois de vous rappeler que messire Jardin, l'autre protagoniste des événements, a été condamné, certes pas à la Haute Trahison, mais il a été dégradé et condamné à la geôle.
Bettym a écrit:
Le procès se déroulait à sa vitesse... Le changement de procureur par deux fois et celui du juge ne faisaient qu'augmenter cette longueur de temps. Bettym était restée dans son coin avec Grid et sa soeur, Lilou. Elle attendait avec impatience le réquisitoire qui ne tarderait pas de tomber.

Et en effet, il tomba. Elle écouta attentivement et s'insurgeait sur les dires du Procureur.

Comment pouvait-il avoir l'audace de parler de l'Etat Major qui se targuait de tout mettre sous le secret défense afin d'expliquer leur silence. N'appelait-on pas la Coba la "grande muette" ?

Et puis vint le moment où il parla de Jardin, elle se remémora le verdict de la fameuse Cour Martiale.

A ben voilà ! Jardin a été condamné a quelques galons en moins... et un petit jour ou deux de prison... Une mascarade de procès oui ! Non préméditation... n'importe quoi ! J'avais prévenu mon Prévôt pour qu'il renforce la sécurité de Moulins qu'un coup foireux allait arriver et ça, deux jours avant l'invasion de l'armée de Jardin ! Il était coupable d'avoir donné blesser mortellement et ce, involontairement Apolonie. Si elle n'avait du se retenir, elle en aurait ri aux éclats... Ce n'était même pas Jardin qui avait donné le coup d'épée. Par contre pour avoir désobéi à un ordre de l'Etat Major, alors là, ..., il est innocent ! Elle leva les yeux au plafond comme pour invoquer Aristote.... Quand est-ce qu'ils vont arrêter de prendre prendre les Bourbonnais-Auvergnats pour des idiots ! A croire que personne n'a de cervelles dans ce duché !

Puis le procureur n'eut même pas honte de comparer les accusations militaires contre Jardin à celles de Haute Trahison d'Apolonie. Elle en était outrée, une soudaine envie de vômir monta. Elle respira à longues bouffées avant de poursuivre sa réflexion sur les paroles de Favdb.

Franchement, comment osait-il comparer Apolonie à Jardin, lui qui n'avait fait que se moquer du conseil à chaque fois qu'il en a était membre et sans être puni ? Pourquoi la plainte pour Haute Trahison avait-elle disparu du jour au lendemain ? Quel chantage Jardin avait fait au conseil ou à Asturion pour que Jardin ne soit pas démis immédiatement de la Coba et du conseil ?

Trop de choses non dites et après on parlait de justice ? Comme elle n'aimerait pas être à la place de ce nouveau juge. Elle le plaignait fortement. Quoi qu'il choisisse, il se fera lyncher, Elle en était sûre.

Pour l'heure, la seule chose qui l'importait était son amie. Apolonie était le bouc-émissaire du conseil et de l'Etat Major et ça, Bettym en était certaine. Puis elle pensa à la venue du Roy et toutes ses fanfaronnades et courbettes. Elle les imaginait tous en train de lêcher le sol pour ne pas que Son Altesse Royale ne se salisse les pieds sur les terres du BA. Elle ne put s'empêcher de penser que, devant notre suzerain à tous, cela ferait tellement bien de montrer que le BA avait un semblant de justice devant la Cour Royale !

Bettym les aurait manger tout cru si elle avait pu. Mais tout le monde savait, surtout elle, que dans une Cour de Justice, il valait mieux éviter de donner son avis haut et fort sous peine de représailles. Alors à défaut de parler, elle pensait... Certes pas trop fort pour ne pas déranger ceux qui dorment ou ceux qui se moquent de l'injustice. Mais comme elle aurait aimé crier tout ce qu'elle savait, toutes les conversations officieuses qu'elle avait eu à ce sujet.

Il ne restait plus que la dernière plaidoirie mais malheureusement, elle ne pourrait pas y assister. Agacée par tant d'hypocrisie, elle regarda Apolonie, lui posa la main sur l'épaule et y fit une petite pression comme pour dire "Quoi qu'ils décident, nous savons la vérité et rien ne changera ça !"
Beths a écrit:
Depuis le début Beths avait écouté le déroulement du procès. Elle s'était montrée silencieuse étrangement. Elle s'était faite discrète, mais ses poings qui écrasaient rageusement ses genoux en disaient long sur son état d'esprit.
Ainsi que la ligne que faisait sa bouche.

La colère doucement commençait à couler dans les veines de la jeune femme.

Elle était en retraite au moment des faits exacts et elle en était revenue le lendemain, à Moulins justement. La ville était en émoi, Apo avait été laissée pour morte, gravement blessée, tout était trouble. Elle n'avait pas compris ce qui s'était passée, mais elle avait aidé autant que faire ce peu.

En écoutant le témoignage d'Apolonie, elle sentit que l'agitation commençait à la gagner. Elle n'avait fait qu'obéir à un ordre. L'armée qui était entrée l'avait pas recueilli l'approbation du Conseil Ducal. Or Beths se rappelait parfaitement de quoi était capable le cher ex-sénéchal ... il avait déjà laissée pour morte l'une de ses aspirante maréchale de Polignac lorsqu'elle était Prévôt. Ooooooh oui, ce n'était pas de sa faute au pauvre Jardin. Toutefois, cela recommençait et l'on avait la mémoire courte il semblait. D'autant plus que le procès COBA ne serait jamais public, jamais eux, simples habitants ne sauraient ce qui avait été dit. C'était une autre abbération. Mais après, évidement bien sûr, c'était au pauvre quidam d'aller quérir information auprès de la COBA.

Beths imagina une seule seconde être à la place d'Apolonie, être publiquement humiliée et accusée de trahison alors qu'elle n'aurait fait que défendre sa ville, son Duché. Etre soupçonnée de traitrise alors qu'il n'y avait pas.
La jeune femme était écoeurée, tout simplement. Et pourtant, naïvement elle espérait encore la Beths, pauvre oie bruyante qu'elle était, elle espérait qu'un nom lieu serait prononcé ...

Ses mains tremblaient de rage sur ses genoux. Mais elle resterait ... jusqu'à la fin.
Elegie2 a écrit:
Elegie s'etait faite toute petite dans un coin de la salle. Elle était impressionnée par tout ce decorum inconnu pour elle. La jeune Balsac avait écouté tout ce qui s'était dit. Elle était venue pour sa marraine et entendre ce que celle ci avait à dire. Plusieurs mots avaient arraché son sourire, Apolonie se défendait bien et justement.

Bien que la jeune fille n'entendent rien en matière de justice ou de règlements, une question trottait dans sa tête : si un général à la tête d'une armée devenu subitement fou ou subitement hostile à son état major, décidait de prende une ville et se l'octroyer, quelle serait la responsabilité du maire qui laisserait entrer telle armée comme amie dans sa ville ? Ne serait il pas mis en accusation pour Haute Trahison pour avoir laissé prendre sa ville ?

Machouillant un brin de paille, Elégie ne trouvait pas de réponse à cette question. Et quid de la bonne foi ? murmura t elle.
Gérer une ville en "bon père de famille" n'est ce pas un minimum ? Quel père de famille prendrait le risque de laisser entrer le loup dans la bergerie où se trouvent ses douze filles ?

Elle attendit la suite du procès avec impatience.
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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Mer 5 Nov - 23:04

Apolonie a écrit:
Après un signe du juge, elle sait qu'il est maintenant l'heure de sa dernière plaidoirie. D'un mouvement souple, elle regarde derrière elle, les voit présents. Ceux qui sont venus la soutenir, calmes, attentifs. Modso, toujours là, Bettym, Beths... Tous ou presque sont là, ceux sur lesquels elle sait désormais qu'elle peut compter, même si elle n'en doutait pas vraiment. Sous la caboche ça se bouscule. C'est sa dernière chance. Elle a accueilli le réquisitoire de Favdb, comme une sentence, déjà. Clément... Oui et non. Elle sait que c'est sa dernière chance, de s'expliquer, de convaincre. De donner la version des faits et pas une version...

Doucement elle se lève, et se place face au juge. L'azur franc de son regard contraste avec l'allure embarrassée de Favdb. Les épaules droites, une grande inspiration. Sentir en elle l'agacement laisser faire place à la Vérité. Se rappeler les conseils. Se rappeler les faits. Le droit. Le codex. Des tas de choses défilent dans sa tête et elle ferme un instant les yeux histoire de se concentrer. Puis repose le bleu dans le regard de Magakrav. Prête. Si elle se fait détester en taverne pour "trop de franchise" pourquoi cela ne servirait-il pas un peu dans ce tribunal ?


Merci Favdb. (un jour on m'expliquera comment ça se prononce^^)
Pour votre... clémence.

Elle tique sur le mot... Mais se reprend rapidement. Et enchaine.

Voici donc le moment de vérité. Celui où tout est dit n'est ce pas ?
Alors pour commencer, je vais reprendre le réquisitoire point par point...


En l'espèce, Dame Apolonie, maire en exercice par l'enchainement de ses actions à provoqué mort d'hommes, ou en tout cas blessures profondes.


Provoqué des blessures graves ? Comme la mienne par exemple ? Déboutonne les premiers boutons de sa chemise, et dévoile entre sa gorge et son coeur une cicatrice immonde, rose et mal recousue, aux bords boursouflés. Comme celle-là ? Une blessure occasionnant un mois et demi de convalescence ? Marrant, mais dans ma lance, et parmi les miliciens, personne d'autre n'a été blessé. Ni en face. Seuls les MARECHAUX.. Elle insiste bien sur ce mot... Ont tué des soldats de l'armée Jardin. Et si on veut être précis : depuis QUAND un maire donne-t-il l'ordre de défendre aux MARECHAUX ? La réponse est facile, simple et limpide : DEPUIS JAMAIS. L'ordre de défendre est donné aux maréchaux par le PREVOT. Prévôt qui si je ne m'abuse fait partie du Conseil ducal... Je N'ai donc PAS occasionné de blessures. Ne vous en déplaise.

Marque une pause, le temps que tout le monde assimile ce qu'elle vient de dire... Vraiment... Qu'elle n'a pas défendu seule. Qu'elle n'était pas seule à prendre la décision...

Peut-on accepter qu'un maire de notre Duché combatte une armée de la COBA? Evidemment Dame Apolonie n'a pas mis ladite armée en ennemie, mais l'absence en amie revient bien au même.


Comme vous le dites Fav... Comme vous le dites. Je NE l'ai PAS mis en ennemi. Je N'ai PAS attaqué l'armée Jardin. Et comme vous l'avez dit plus tôt : rien dans le CODEX oblige un maire à permettre l'entrée d'une armée dans la ville. RIEN. Donc je n'ai pas enfreint de loi, je n'ai pas fait d'erreur. J'ai obéi à un ordre du Prévot. Et une demande non officielle du Duc.

Si effectivement elle a été manipulée il n'en demeure pas moins qu'elle n'a pas tenté de prendre confirmation auprès de l'État-Major.

Il s'agit donc pour moi d'une double faute et la culpabilité est donc certaine.


La confirmation auprès de l'Etat Major ? J'en ai parlé, rapidement, avec certains. Mais beaucoup pourraient confirmer que rien ne transparait de la COBA. C'est très dur d'obtenir quoi que ce soit de l'EM. De plus, la confirmation visuelle que j'ai eue ce jour-là, c'est l'intégration dans l'armée de Jardin d'une lance moulinoise, dont le meneur était celui qui m'a ensuite blessée, le sergent chef Yal, sous les ordres duquel j'ai servi quand j'étais moi-même sergent. S'il n'envisageait pas de prendre la ville, s'il pensait qu'il avait le droit légitime d'entrer, pourquoi avoir intégré 6 hommes de plus ?

Tout comme il n'y avait pas de première faute, il n'y en a donc pas de deuxième : ce n'est pas une erreur que de n'avoir pas le temps en une journée de pourchasser dans toute la caserne les responsables de l'EM.

Sans erreur que reste-t-il donc de cette culpabilité ? Rien. Nada. Néant. Juridiquement, je n'ai pas failli. Or, c'est bien dans un tribunal et non une taverne que nous nous trouvons.


Toutefois il convient de tenir compte du contexte et de l'historique réel de cette affaire.C'est pourquoi j'en appelle à votre clémence, messire Juge. Une condamnation pour Haute Trahison est déjà lourde en elle-même

Je suis ravie que vous soyez d'accord avec moi. Non seulement dans les faits, je n'ai rien fait de mal. Je n'ai enfreint aucune règle. Aucune loi. Mais en plus comme vous le rappelez, le contexte était difficile. Et malgré ce contexte difficile, j'ai fait au mieux pour protéger mes villageois, prenant moi même les coups, en première ligne, et empêchant un homme qui n'avait plus d'agrément ducal de prendre une ville de force.

Une condamnation serait déjà infamante, terriblement difficile à assumer pour quelque chose qui était juste, et qui respectait la loi. Une condamnation pour Haute Trahison ? Autant me condamner à mort. Pour quelqu'un qui comme moi a toujours servi son duché, qui a toujours oeuvré pour le Bourbonnais Auvergne, qui a servi loyalement Moulins pendant ses deux mandats de bourgmestre et a plutot bien réussi, pour une noble, responsable d'un domaine et vassale d'une baronne sur laquelle la condamnation peut retomber, c'est la fin de tout ce en quoi j'ai cru jusqu'ici.

Jardin récupèrera ses galons dans quelques semaines. Et n'aura rien d'autre. N'a rien perdu au final. Une tape sur les mains de la part d'un Etat-Major qui ne peut rien contre les soldats. Asturion est en Haute-Cour de Justice, pas seulement pour cette affaire, mais pour sa gestion pitoyable du duché, son attitude méprisante et magouilleuse. Pour le fait qu'il se soit servi de moi comme prétexte à une guéguerre politique dont je n'ai franchement rien à carrer.

Ces deux hommes ne s'entendaient pas. Ils se sont faits la guerre : Jardin en trahissant le précédent conseil, Asturion en essayant de le poutrer par mon intermédiaire. Tout cela ne me concerne pas. Et je suis déjà la plus punie : 45 jours de convalescence, 726 écus pour ma guérison, le sentiment terrible de trahison que je ressens de la part de ceux que j'ai toujours servi, et que je sers encore... Et en plus, vous voulez m'ôter toute chance de le servir à l'avenir ? Vous voulez absolument que je choisisse le clan de l'ombre ? Vous voulez vraiment que je rejoigne les groupuscules qui sévissent un peu partout ? J'aurais du il y a peu recevoir des seigneuries, pour loyauté et confiance que m'accordent des nobles du Royaume. Le veto du Roy d'armes, apposé alors qu'il n'a pour l'instant pas lieu d'être, sera validé par une quelconque condamnation de ce tribunal. Condamnation qui serait inique et profondément injuste...


Des larmes dans la voix, qui méritent le temps d'une respiration pour retrouver sa dignité. Apolonie n'est pas du genre à chougner, droite dans ses bottes, comme toujours, un doigt en caresse inconsciente sur les armoiries d'Orval sur sa dague. Pensant un instant à sa terre auvergnate pour laquelle elle se battrait même contre ses amis. Pour laquelle elle s'est battue, prise pour une buse par des dirigeants qui pensaient pouvoir tout lui fiche sur le dos... Et par laquelle elle est aujourd'hui jugée... Elle relève les yeux vers le juge.

Monsieur le Juge, ce procès n'a pas de raison d'être. Juridiquement, je n'ai rien fait de contraire au Codex. Ni à la coutume. Et dans les faits, j'ai défendu ma terre, mon village, comme tout maire se doit de le faire. J'ai servi d'instrument politique bien contre mon gré. Et je suis la première désolée de ce qu'il s'est passé. Mais si vous jugez en votre âme et conscience. Si vous jugez mon cas et pas celui des autres, mes actes et pas ce qu'il s'est passé autour, alors vous saurez qu'il n'y a qu'un verdict possible. Le non-lieu. Je ne suis pas ni une traitresse ni une haute traitresse à mon Duché. J'ai encore des tas de choses à faire, à vivre, pour l'Auvergne. Ne réduisez pas mes croyances en ma terre et en la Justice à néant.

Elle se tait. D'un mouvement un peu las, fatiguée par toutes ces histoires, elle va se rasseoir. D'un regard elle salue ses amis derrière elle. Puis elle attend la décision de Magakrav. Elle sait combien il sera difficile pour lui de juger, parce que même si c'est un tribunal, on ne verra jamais que le droit, mais le verdict. Elle le plaint, mais espère qu'il aura la force de prendre la bonne décision, malgré les pressions qui doivent subsister. Et puis, sur sa hanche, un "on verra" tracé au couteau qui reprend toute sa place...
Magakrav a écrit:
Magakrav écouta la réquisition du procureur favb et la dernière plaidoirie de Dame Apolonie.

Magakrav devait prendre une décision il prit la parole.

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

Je sais que vous attendez se verdict avec impatience

Dame Apolonie, levez vous.

Je remarque dans se dossier que vous avez été manipuler et j’estime que vous avez assez payer pour cette erreur mais sachez que la prochaine fois je serai moins clément par conséquent

De part votre plaidoirie,
De part les preuves apportées lors du procès,
De part Article 5 alinéa b Titre B du Livre III du Codex du Bourbonnais Auvergne

Par les pouvoirs qui me sont conférés, moi Magakrav , Juge du Bourbonnais-Auvergne, déclare le non-lieu

Jugement rendu par le Juge Magakrav le 5ème jours du mois de novembre 1456.

La séance est levée.


Puis Magakrav s'approcha de Messir Favdb et lui demanda

Messire Favdb j'aimerai que vous ouvriez une enquête à l'encontre de messire Asturion pour Haute trahison
Favdb a écrit:
FaVdB était surpris par le non-lieu, mais après tout son réquisitoire lui-même laissait entrevoir cette issue. Après tout, rien que de très logique dans tout ça.

Messire Juge je prends note de votre demande. Je vais donc sollicité le Prévôt afin de mener enquête et de cosntituer un dossier d'inculpation du sieur Asturion en Haute-Trahison pour avoir mené des manipulations visant à nuire à deux institutions du Duché. Je veux parler bien entendu d'une Mairie et de la COBA, action indigne de la part d'un Duc Régnant.

Se tournant vers Apolonie.

Dame Apolonie de je vous félicite pour votre plaidoirie et pour le non-lieu obtenu. Puisse nos routes de croiser à nouveau mais en des circonstances... moins douloureuses.
Apolonie a écrit:
Le verdict tombe. Le soulagement ressenti est si vaste qu'elle voit presque la chape de plomb qui pesait sur ses épaules et son coeur s'envoler devant ses yeux. Le sourire, instinctif, creuse sa place sur ses lèvres tandis qu'elle embrasse du regard ses amis dans la salle. Non lieu...

Dame Apolonie de je vous félicite pour votre plaidoirie et pour le non-lieu obtenu. Puisse nos routes de croiser à nouveau mais en des circonstances... moins douloureuses.


Merci pour vos félicitations. Je crois que quand on parle avec conviction et avec franchise, cela se sent.
J'espère également vous recroiser, en dehors de ce tribunal cette fois-ci.


Un regard vers le Juge.

Merci à vous Magakrav. Puissiez vous avoir une fin de mandat plus tranquille que le début.

Puis, le pas plus léger qu'à l'arrivée, elle arpente la salle vers la sortie, attrapant des bras au passage, entrainant ses amis vers une taverne où il faudra fêter cette victoire de la Justice en Bourbonnais-Auvergne.
Modsognir a écrit:
Modsognir attendit avec anxiété la fin du procès avec ce verdict qui était toujours long à venir. Pour une fois, cela a été relativement rapide même si c'ets toujours long....long pour entendre un "non lieu".

Ces deux mots se firent enfin retentir dans toute la salle.....enfin était bien le mot. Un grand soulagement s'entendit dans toute la salle. Le sourire se dessina enfin sur le visage de Modsognir...l'histoire était enfin terminée. On pouvait enfin en parler au passé.

Son amie semblait très soulagé aussi, sautilalnt légèrement prenant des bras en sortant les emmenant vers une taverne fêter cela. Il retrouvait bien là Apo, cette amie gaieté aux lèvres, la première à vouloir s'amuser.
Tixlu a écrit:
Après avoir pris connaissance des minutes du procès, et avoir assisté au procès en cours martiale de Jardin, le Duc Tixlu était venu assister au verdict dans cette affaire...

Il avait tourné et retourné la situation dans sa tête, et était arrivé à la conclusion que Apolonie avait été bien malgré elle prise entre le marteau et l'enclume. Elle avait commis une erreur de jugement peut-être, mais pas délibérément trahi sa patrie. Jeune maire, avec des ordres officieux la poussant à la faute de la part d'un duc qui n'en mérite pas le titre, comment l'en blâmer ? Elle l'avait plus que largement payé. La marquer du sceau de la haute-trahison aurait été injustifié et bien trop lourd. A vrai dire, Tixlu ressentait une certaine compassion pour elle, qui jadis l'avait accueilli fort aimablement à l'entrée de la chancellerie alors qu'il se perdait dans les couloirs. Elle avait fait peut-être quelques choix discutables mais n'avait en rien agi contre l'intérêt de Moulins ou du duché. Mauvais concours de circonstances, manigances du duc qui n'avait su garder le contrôle de la situation.

D'un signe de tête il félicita le juge. Il avait su juger au regard des pièces fournies et prendre la meilleure décision qui soit.
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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   Dim 9 Nov - 17:50

Legowen a écrit:

Leg n’avait rien perdu des échanges Près d’elle , elle avait senti Beths se crisper à l’énoncé de certains faits reprochés à Apolonie
Elle avait admiré sa marraine qui finalement avait été dans l’obligation de se défendre seule , et quelle défense où point par point, elle
analysait , expliquait les faits et récusait les accusations et les fautes qu’on voulait lui imputer
Elle avait frémi lorsque la jeune femme avait montré au procureur la cicatrice encore boursouflée de ce coup d’épée reçu pour sa ville
Cette ville que les habitants lui avait confié
Elle s’était trouvé au milieu d’un conflit entre deux hommes et c’était elle la victime, elle dont le sang avait été versé , elle qu’on accusait maintenant de haute trahison alors qu’elle avait toujours servi son duché , tout donné pour ce duché qu’elle aimait et ceci bien mieux que nombre de personnes
Leg avait attendu avec angoisse l’énoncé du verdic du juge , son amie avait demandé le non lieu et c’est amplement ce qu’elle méritait
elle n’avait pu se retenir de bondir de joie lorsqu’elle avait entendu


Par les pouvoirs qui me sont conférés, moi Magakrav , Juge du Bourbonnais-Auvergne, déclare le non-lieu

Comme un soupir qui avait parcouru la salle , Leg s’aperçut alors qu’elle était totalement crispée , détente brusque , échanges de regards, joie , immense soulagement

Sa marraine avait remercié le juge , puis s’était avancée vers eux, ses amis , bras qui se tendent , une main qui saisit la sienne et l’entraine vers une auberge où ils se rendent tous pour fêter cette victoire
Soulagement aussi de voir que la justice du BA savait reconnaître ceux qui oeuvraient pour lui avec dévouement

Laurentide a écrit:
Assis en arrière de la salle, attendait le verdict, Enfin la justice a fait son travail comme il se doit.
Une fois de plus la vérité avait fait pencher la balance du bon coté.
Soulager pour la dame Apolonie, même si je ne la connaissais pas beaucoup.
Trop d`innocents on payé cher cette triste aventure, reste a Asturion de faire face a la justice.
Qu`Aristote lui apporte le pardon de son geste.
Je me leva en douce et parti comme je suis arrivé en silence.
Beths a écrit:
Le Juge prenait la parole ... le verdict n'allait plus tarder. Et là ce fut un immense soulagement. Le soulagement de savoir que la Justice de son Duché était fidèle à l'image qu'elle s'en faisait : juste, droite, et équitable.

Legowen à ses côtés, elle se mit à sourire, et elles attendirent Apo qui les entraina heureuse hors de la Salle pour fêter dignement cela en taverne.
Jardin83 a écrit:
Jardin avait appris le couronnement du proçès d'Apolonie.

Comme il l'avait dit en d'autres lieux, il n'en voulait pas à Dame Apolonie, bien au contraire, il s'était sentit - après coup - solidaire d'elle. Il fut donc très heureux du verdict la touchant.

Lui même avait été jugé, pour la même affaire par la COBA.
Il avait écopé de 20 jours de cachot et de 6 mois de retrogradation au grade de ... Brigadier.


Excusez ma signature, formatage oblige pas pu la changer ...
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MessageSujet: Re: Procès opposant Apolonie au duché du Bourbonnais Auvergne   

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