Grande Bibliothèque Ducale

Bibliothèque du Bourbonnais-Auvergne ouverte à tous
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Et ça continue encore encore...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Et ça continue encore encore...   Sam 1 Nov - 23:14

Azdrine a écrit:
[rp]Le ducaillon Asturion était venu trouver le prévôt.

Quelle partie de rire il venait de se produire. Le Duc était venu de façon amer, apprenant qu'un procès pour Haute Trahison était parvenu en Haute Cour de Justice.

Quelle image on ne peut plus réelle de l'activité du duc. Le prévôt l'avait signalé dans son dernier bilan, datant d'il y a une quinzaine et le ducaillon était venu le trouver tout étonné.

Le Baron ne se garda pas de lui poser la question, bien que ça n'en était pas une puisque la réponse était l'évidence même, "Ne lisez vous donc pas les bilans de vos conseillers, duc ?"

Et le plus comique arriva, le voila qu'il demandait pour qu'elle raison il avait fait cela. Il en émettait bien une, réelle qui plus est, mais en aucun cas le prévot n'avait dit qu'il y avait une seule plainte.

Et la discussion continuait encore encore ... c'est que le début d'accord d'accord...
Voila que le duc l'informait que le traité avec la Provence libre avait été ratifié, malgré les nombreuses mises en gardes qu'Azdrine avait fait au conseil, malgré qu'une requête ait été faite au secrétaire d'Etat, que cela soit en attente de réponse, le duc Asturion avait demandé la finalisation des signatures entre cette Provence auto proclamée indépendante et ainsi entravé les lois royales en apposant son scel.

Il rédigea ainsi un dossier qu'il envoya au prévôt des provinces vassales, afin d'agrémenter le dossier Asturion d'une ènième plainte.
[/rp]


Citation :
Le 19 octobre 1456, est affiché en chancellerie un traité avec la Provence dans laquelle celle ci est reconnu comme "Libre". Ce traité est signé du 10 octobre 1456 par le duc Asturion, au nom du Bourbonnais Auvergne et le Comte de Provence Ilgrande, signant lui aussi au nom de la Provence "Libre". Voici un exemplaire de ce traité :

Citation :
Traité de définition du statut diplomatique
entre le Duché du Bourbonnais Auvergne et le Comté de Provence Libre.


Préambule :
Conscients que la diplomatie est un fondement essentiel de la coopération, de la politique et des gouvernements, le Comté de Provence Libre et le Duché du Bourbonnais Auvergne assurent et définissent par le présent traité les statuts et les droits de leurs émissaires respectifs. Par essence, on entend par diplomatie toute action émanant d'un dialogue entre les deux parties ou cherchant à établir ledit contact.

Article premier : Des acteurs diplomatiques

Tout émissaire reconnu comme sien par la diplomatie et le gouvernement de la partie contractante sera accueilli comme tel dans sa contrée d'affectation. Après s'être fait connaître auprès de ses homologues étrangers, celui ci jouira alors des statuts suivants.
Sont définis comme émissaires les ambassadeurs, et autres émissaires diplomatiques sous dénominations équivalentes, ainsi que les responsables diplomatiques de chacune des deux parties, à savoir les chambellans et chanceliers.

Article II : Des ambassades

Les parties contractantes s'attribuent mutuellement une ambassade sur leur territoire respectif, lieu reconnu comme neutre et permettant le bon exercice de la diplomatie. Les ambassades peuvent être regroupées en châteaux, chancelleries, ou autre formation diplomatique.

Article III : Du droit de passage

Le Comté de Provence Libre et le Duché du Bourbonnais Auvergne reconnaissent le droit à leurs émissaires de se rendre sur leurs terres afin d'y exercer leurs offres diplomatiques en temps de paix. En temps de guerre, le passage sur leurs terres restents à l'appréciation du conseil régnant. Si la loi martiale devait être déclarée dans la totalité ou une partie d'une des contrées, les dits émissaires devront signaler leur présence aux autorités compétentes, à savoir la chancellerie ou la maréchaussée.

Article IV : De l'immunité

Les émissaires du Comté de Provence Libre, en l'exercice reconnu de leurs fonctions bénéficient d'une immunité leur permettant d'officier la diplomatie sur l'ensemble du territoire Bourbonnais Auvergnat. Réciproquement, les émissaires du Bourbonnais Auvergne en l'exercice de leurs fonctions jouissent de la même immunité en territoire Provençal.

La dite immunité couvre toute les décisions diplomatiques prises par une partie ou l'autre partie et garantit aux émissaires le libre exercice de leur office en tout temps toutefois les émissaires devront prévenir leurs homologues de decisions diplomatiques qui pourraient aller à l'encontre de la contrée de leur homologue. Les locaux, les biens ainsi que les familles au premier degré (époux/épouse et leurs enfants en bas âges) des émissaires diplomatiques sont réputés protégés par cette immunité.

L'immunité ne concerne en aucun cas les crimes et délits, externes à toute fonction diplomatique tel que définit dans l’article VI ci-après.

Article V : De l'obligation de protection des émissaires

En toutes situations et dans le souhait de conservation des relations diplomatiques, chaque partie contractante doit veiller à l'inviolabilité des locaux de la mission diplomatique étrangère et à la protection des biens et des émissaires étrangers couverts par l'immunité, si besoin est en fournissant une assistance armée.

En cas de rupture du traité, les parties s'engagent à raccompagner à la frontiere par une escorte ledits émissaires et leur famille au premier degré.

Article VI : De la position devant la Loy


L'immunité diplomatique protège le diplomate dans l'exercice de ses fonctions. Si toutefois un émissaire d'une des parties contractantes venait à commettre un délit, un crime ou toute infraction ne pouvant être justifiés dans l'exercice de son office diplomatique, il pourrait être traduit en justice selon la juridiction de la contrée lésée. Nonobstant, une conciliation peut être menée suivant l'état des relations.

Article VII : Du droit de réserve et de renvoy

En cas de conflit d'intérêt reconnu ou cas majeur notifié, les parties contractantes se réservent le droit de refuser quelconque émissaire ou de demander le départ d'icelui.

L'émissaire concerné dispose alors de cinq jours francs pour se retirer.
En cas de manquement, des procédures de conciliation ou judiciaires pourront être ouvertes.

Article VIII : De la validité du traité


Dans le cas où un contractant n’a pas respecté ou a rompu son allégeance à son souverain, le présent traité peut être de facto dénoncé de plein droit par l’autre contractant, sans délai, sans qu’aucune compensation puisse être exigée. Le traité dénoncé est aussitôt considéré comme nul.

Article IX : Des manquements au traité

Né de la volonté des parties de nouer des liens diplomatiques, tout manquement au présent traité de l’une des parties peut le rendre de facto caduc au libre de choix de la partie lésée.

En revanche, en cas de manquement à la protection des locaux diplomatiques, des biens et des personnes couverts par l'immunité, le duché plaignant peut demander réparation au duché en faute.

Article X : De la procédure de dénonciation du traité

Le contractant souhaitant mettre officiellement fin au présent traité, abstraction faite d’un manquement de l’une des parties, pourra faire parvenir une lettre officielle à l'autre contractant. Ce dernier a la possibilité de répondre pour en prendre acte. Sans réponse officielle au terme de quatre jours, le présent contrat est réputé nul passé ce délai. Les parties contractantes s’engagent à publier de façon officielle une lettre spécifiant la rupture du contrat.

Article XI : De la modification du traité

Par consentement mutuel, la réécriture du traité peut être effectuée dans son intégralité ou partiellement.

Article XII : De l'entrée en vigueur du traité

Le présent traité entre en vigueur sans limitation de temps dès la signature par les contractants qui engagent leur Duché/Comté et leur peuple.

Signé au Castel d'Avignon,
Le "X" ème jour du mois de "X" de l'An de grâce MCDLVI


Pour le Comté de Provence Libre:

Sa Grandeur Ilgrande, Comte Illustre de Provence Libre



Pour le Duché du Bourbonnais-Auvergne :

Fabien de la Fléchère, Chambellan du Bourbonnais-Auvergne,
Sa Grandeur Asturion, Duc du Bourbonnais-Auvergne



Ont été témoins de la signature du présent acte :

- Son Excellence Lanfeust, consul et ambassadeur du Bourbonnais Auvergne.
- Son Excellence Edorazio da L'Escala, ambassadeur de Provence Libre.

Ce traité a été signé malgré les mise en recommandation faite par ma personne en tant que prévôt et signalant qu'une apposition de scel entrainerait de graves conséquences. Chose qui fut confirmé par le secrétaire d'Etat du Bourbonnais Auvergne, Messire Val1. Lui même ayant dit qu'une réponse de la Curia Regis allait parvenir au duc.

Malheureusement, celui-ci semble avoir passé outre la position de la Couronne d'une part, mais d'autre part avoir entravé une loi royale présente dans le "Traité de Non-Agression entre le Royaume de France et le Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae" à savoir l'article premier, paragraphe IV, je cite :


Citation :
IV. Les cercles francophone, germanophone et néerlandophone s'engagent à ne pas reconnaître l'indépendance d'éléments félons au sein du Domaine Royal et au sein des vassaux du Royaume de France.
Le Royaume de France s'engage à ne pas reconnaître l'indépendance d'éléments félons au sein du SRING.

Pour cela, en qualité de prévôt du Bourbonnais Auvergne, j'adresse par la présente une demande de plainte à l'encontre du duc Asturion ce 23 octobre 1456 pour avoir trahit la Couronne de France à laquelle il a prêté allégeance le 27 aout 1456 et ne respectant pas son engagement de servir les intérêts de la Couronne.




Beths a écrit:
[Bureaux de la curia]


Une main passa devant un visage fatigué, les yeux étaient cernés, le manque cruel de sommeil se faisaient sentir. Les allers et retours continuels, les dossiers à traiter, les courriers à envoyer, les sceaux à apposer. Tient il faudrait qu'elle commande de la cire.
Le Prévost Royal des Provinces Vassales venait à peine d'achever les envoies de missives aux prévosts des dix huit Provinces Vassales pour les encourager à venir débattre avec elle le lendemain.

Un laquais frappa a la porte de son bureau. Elle sursauta. A cet heure ? Mais que lui voulait-on encore ? Ne donnait-elle pas assez?


Entrez.

Courbettes, le laquais vint ensuite lui déposer une missive scellée. Reconnaissant le blason elle haussa un sourcil et renvoya d'un sourire et d'un geste de la main le serviteur.
Elle ouvrit donc la lettre, et un grand éclat de rire amer sortit de sa bouche. Eh bien. Encooooooore des éléments du BA. Encore des éléments contre le Duc en place ... son Duché ... où était passé sa grandeur ?
Le dossier "Duc du BA" était déjà parti à la Haute Cour de Justice. Qu'à cela ne tenait, elle irait le porter ce petit complément à la première heure du lendemain.

Mettant le document en lieu sur, elle s'allongea ensuite sur le sofa pour quelques heures de repos.
Fabien74 a écrit:
Le Chambellan pour encore un jour était excédé. Il avait eu vent par un informateur quelconque de la plainte portée contre le Duc au Sujet de la Provence. Il décida d'aller rendre visite au Prévôt pour un jour encore, pour lui expliquer le fond de sa pensée.

Encore un qui n'y connaissait rien en Diplomatie et qui se pense plus malin que les autres.

En tant que celui qui avait suivi ce projet depuis sa naissance, il éprouva l'envie d'aller l'expliquer à Azdrine, qui apparemment avait faux sur toute la ligne. La fin du mandat n'était pas une raison pour certains rapaces.

Il frappa trois fois, après s'être fait mener devant le bureau du Prévôt.
Azdrine a écrit:
Le coursier venait de partir et il finaliser les derniers dossiers pour le prochain prévot lorsque l'on frappa à la porte. Certainement le prochain prévot se disait il .

Il alla ouvrir et tomba nez à nez avec Fabien. Il lacha un soupir et retourna à ses dossiers en lui tournant le dos.


Oui qu'y a t il ? Tu permets que je fasse d'autres choses à cotés assez importante ?
Fabien74 a écrit:
Azdrine lui ouvrit la porte.

Citation :
Oui qu'y a t il ? Tu permets que je fasse d'autres choses à cotés assez importante ?

Ne pas craquer, ne pas craquer.
Il lui répondit.


Mais fait, fait donc.
Je suis venu te parler car j'ai reçu des nouvelles inquiétantes. Pourrais-tu me montrer une copie du dossier que tu as constitué sur Asturion au sujet du Traité avec la Provence, celui que tu as envoyé à Beths?
Car à ce que je sais, et ce que je me souviens de tes interventions au Conseil, tu te trompes sur toute la ligne au sujet de la Provence. Je m'en voudrais, si à défaut de t'avoir bien expliqué de quoi il en retournait, tu ne constitues un dossier basé sur du faux et rien que du faux.


Il attendait, stoïque, attendant qu'Usson daigne lever son nez en sa direction. Que ne fallait-il pas faire pour rétablir la vérité...
Azdrine a écrit:
Il continua de s'occuper de ses dossiers comme il le devait tout enécoutant fabien. Il tiqua dès les premiers mots.

Ce sont aussi des nouvelles inquiétantes qui m'ont fait montées ce dossier. Dossier que j'ai transmis à la prévôté royale et donc par conséquent je ne l'ai plus, cela va s'en dire. Quelles sont donc les nouvelles que tu souhaites transmettre au prévot ? Il est toujours possible que je fasse un addendum au dossier s'il le faut.
Fabien74 a écrit:
Il continua.

Et bien je trouve injuste que le dossier que tu as constitué ne comporte qu'un seul point de vue. Cela va sans dire qu'ainsi il est totalement subjectif. Donc irrecevable, en quelque sorte. J'aimerais apporter mon témoignage. Il me semble que j'en ai le droit.
Azdrine a écrit:
Azdrine s'arrêta brusquement en entendant les paroles de Fabien. Que lui prenait il ? Il arrêta de ranger ses derniers effet et le regardant droit dans les yeux, il lui demanda :

Ainsi tu trouve que le dossier que j'ai fait est subjectif ? Qu'en sais tu ? L'as tu lu ? A savoir aussi qu'il s'agit d'un simple dossier de plainte et que par conséquent, j'ai exposé de fait. Concernant des témoignages, cela sera à la Haute Cour de Justice d'en décider, si il y a un procès, et à ce moment là, les avis et contre avis seront développés comme dans tout procès qu'il soit.

Ce que je ne comprend pas et je ne doute pas que tu me donne la réponse, c'est comment peux tu dire que le dossier ne comporte qu'un seul point de vue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Et ça continue encore encore...   Sam 1 Nov - 23:18

Fabien74 a écrit:
Il sourit puis ajouta:

Et bien tout simplement car tu te trompes sur toute la ligne sur ce Traité avec la Provence. En rien le BA n'a reconnu son indépendance, au contraire, je connais ce Traité par coeur, et nulle part tu ne trouveras "Le BA reconnaît l'indépendance de la Provence". Où allons-nous à l'encontre les lois royales? Y a-t-il une loi qui interdise de conclure des Traités avec la Provence? Il ne me semble pas. Voilà ce qui me fait dire que le dossier que tu as monté, même si je ne l'ai pas lu, mais je sais très bien ce que tu aurais pu y mettre, est totalement erroné. Et oui, tu peux compter sur ma présence si témoignage est à apporter. Je n'hésiterais pas à défendre ce Traité.
Azdrine a écrit:
Azdrine éclata de rire devant le chambellan.

Ah mais mon pauvre ! N'as tu toujours pas compris ? Mon Dieu que le Très Haut peut être joueur parfois avec des êtres humains. Comme quoi IL est capable de tout n'est il pas ?

Je n'ai eu cesse de dire en quoi il contrevenait aux lois royales au conseil. Mais si tu souhaite apporter ton témoignages fait donc lorsque la Haute Cour de Justice t'appelera.

Ah oui, une question, penses tu qu'elle prête beaucoup de crédit à celui qui se moquait du décret pour le décès de sa souveraine ?
Fabien74 a écrit:
Rire intérieur.

Je pense plutôt que c'est toi qui ne comprends pas, et qui t'entête dans ta bêtise. Je ne baisserai pas les bras, sache-le. Puis tu sais Azdrine, porte plainte contre moi si tu veux. Je me mets juste à la place de ceux qui reçoivent tes plaintes. Quel travail tu leur donne! Toujours une personne contre qui pestiférer. Ne crains-tu pas, à terme, qu'on ne prenne plus garde à tes plaintes, à défaut d'en avoir de justifiées? Tu ressembles au petit Pierre, celui qui criait au loup au moindre bruit. Un jour les villageois en ont eu assez et l'ont laissé crier. Malheureusement pour lui cette fois-ci, il s'agissait vraiment d'un loup. Il n'a pas revu le jour.

Il regarde le Baron droit dans les yeux.
Azdrine a écrit:
Houuuu tu joue au gros dur ? Laisse moi rire. Que vas tu faire ? Tu vas te mettre tout rouge ? J'ai déja vu non tu feras pas ca. Tu vas trépigner sur place tout en étant en colère ? Ah non déja vu aussi. Ah ooui, tu vas peut etre essayer d'être méchant. j'avoue que cela, j'ai jamais vu encore mais j'attends avec impatience ce grand moment qui restera gravé dans l'histoire ducal.

Il regroupa ses effets personnels qu'il mit dans sa besace et lança un dernier coup d'oeil sur le bureau. Il sortit une plume, l'encre et une page vierge. Il tira le siège et dit à Fabien.

Tiens vas y mon grand, je t'ai tout préparé. Tu peux rester ici si tu veux. Par contre moi je vais y aller, j'ai des choses importantes à faire et surtout utiles. Si tu as besoin de quelques choses, n'hésites pas à crier, non pardon, n'hésites pas demander, je suis persuadé qu'on viendra t'apporter ce dont tu as besoin. Mais je te rassure, j'ai pas de plainte à porter contre toi pour le moment.

Sur ce, à une prochaine. Et puis si tu t'ennuie, au lieu de venir me trouver, occupe toi autrement, j'ai pas très envie de ... perdre mon temps avec toi. A bientôt.


Il sortit du bureau après avoir jeté sa cape sur ses épaules et prit la direction du manoir. Il salua les gardes de l'entrée du château et entendit ceux ci évoquer le passage de la Cour Royale prochainement. Le Baron sourit intérieurement en pensant que ça ne pouvait pas mieux tomber.
Fabien74 a écrit:
Jamais il n'avait vu une personne transpirer autant le dédain. Il l'avait vu depuis le début, il s'y attendait. Aux piques d'Azdrine, il se contenta de répondre:

Bien mon cher Azdrine, merci en tout cas de cette entrevue productive. Moi qui venait entamer une discussion sérieuse avec toi.
Mais enfin, tu as sûrement raison, nous avons bien d'autres choses à faire de notre côté, plus utiles et certainement plus enrichissantes. Seulement, ne me sous-estimes pas, tu pourrais avoir des surprises.


Puis Azdrine sortit. Fabien resta un petit moment dans la pièce, regardant au dehors par la fenêtre sertie de vitraux. Des enfants jouaient au cerceau. Une dizaine de minutes plus tard il s'en alla, quittant l'air vicié de ce bureau.
Azdrine a écrit:
Voila maintenant plusieurs jours que le duc avait élu et désigné par ses pairs conseillers pour occuper la tête du duché. Poste à haute responsabilité et dans laquelle des choix n'étaient pas simple à faire. Il n'y avait d'ailleurs pas besoin d'etre duc pour être confronté à de tels choix.

Le Chevalier de Pardaillec avait patienter quelques jours mais ce coup ci, cela ne faisait déjà que trop longtemps que l'affaire traînait en longueur.

Il prit un de ses plus beaux vélins et écrivit au duc Tixlu :


Citation :
Mon oncle,

voici maintenant une bonne semaine que vous êtes à la tête du duché et vous avez même renouvellé votre allégence à la Couronne.

Comme vous devez vous en souvenir, j'avais posé une question lors des elections ducales concernant les traités signés avec des provinces etrangères au Royaume et qui reconnaitrait son indépendance.

Ce traité à été signé par l'homme occupant votre siège il y a quelques temps. Ceci étant imagé toutefois, ma derniè-re phrase n'etant pas à prendre au sens propre. Ainsi, en reconnaissant ce traité avec la Provence LIBRE, le duché reconnait l'indépendance de la Provence, allant à l'encontre d'une loi royale présenté dans le traité d'entente entre le cercle francophone qu'est le royaume de France et le SRING.

Ma question est simple : Avez vous rompu ce traité comme il a été avancé il y a peu ? Si non, je ne puis que vous inviter à mettre en pratique votre allégence en brisant ce traité à Polignac, devant Sa Majesté.

Ainsi, il saurait qui sont leur plus fidèles serviteurs.

Bien à vous,



Il envoya son plus fidèle coursier donner en main propre cette missive au Duc De Lapalisse.
Elegie2 a écrit:
Elegie avait suivi Fabien, lettre à la main pour lui remettre courrier de candidature pour un éventuel poste d'ambassadrice là où on voudrait bien la mettre. Elle avait raté l'ex chambellan depuis plusieurs jours et l'avait aperçu entrant en locaux inconnus pour elle. Elle avait patienté devant la porte longtemps. Elle avait guetté la sortie de Fabien et il était sorti dehors "pour prendre l'air" lui avait il dit.

Vous m'avez l'air préoccupé Messire Fabien, que vous arrive t il ?

Serrant sa lettre dans sa poche, la jeune Balsac attendait le moment de la présenter.
L'homme la regarda et serra les dents.


Rien .. un souci avec ce traité de Provence que nous avons signé .. a occasionné pour le Duc Asturion et moi même un dépôt de plainte en Haute Cour de Justice Royale. En rien le BA n'a reconnu l'indépendance de la Provence. Mais nos ennemis tentent de faire accroire le contraire. Tenez ! lisez puisque vous voulez vous former à la diplomatie !

La jeune fille ecarquilla les yeux et parcourut le document des yeux .

Mais en quoi avez vous reconnu l'indépendance de la Provence ici ? Je ne vois rien de tel !

Il y a le terme de Provence Libre dans ce traité, l'ambassadeur de Provence nous ayant dit que c'etait ainsi qu'on les prénomaient. En aucun cas nous n'avons imaginé qu'il s'agissait là de reconnaissance de leur indépendance. On joue sur les termes la !

Elegie reflechit longuement, puis elle sourit.

Puis je donner mon avis Messire ?

Fabien acquiesca du regard sans un mot.

Et bien je pense que la solution est simple : la Provence vous a trompé sur ce traité. Donc exigez la tête de l'ambassadeur avec qui vous avez été mis en rapport. Exigez son renvoi et un desaveu public de la Provence à l'egard de ce sire pour abus de confiance, qu'il soit dit que jamais ce sire ne soit accepté comme ambassadeur en quelque région de France que ce soit et qu'on réécrive sereinement ce traité avec le terme de Provence au lieu de Provence Libre. Ainsi vous prouverez votre bonne foi .. et la Provence aussi, si elle en est .. non ? Ainsi, fort de ce traité nouvellement signé, votre bonne foi ne sera plus à demontrer. Si la Provence refuse, c'est qu'elle a DELIBEREMENT voulu vous tromper.. et j'en tirerai les conclusions necessaires . Qu'en pensez vous ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Et ça continue encore encore...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La vie continue (Privé Antéa)
» Pendant les travaux, l'exposition continue (Lucia)
» Le sablier du temps...
» La partie continue [IMPORTANT]
» HAITI Elections : Quand la Presse Désinforme, et Continue à Mentir

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grande Bibliothèque Ducale :: La Bibliothèque :: Tour Nord-Ouest : La vie du Bourbonnais-Auvergne :: Prévoté - Brigandage-
Sauter vers: