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 Le Château-Fort

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Jojolasage
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MessageSujet: Le Château-Fort   Mer 17 Mai - 14:37

Sommaire :
- Les 4 principes de fortification
- L'architecture militaire médiévale
- Les engins de sièges
- Quelques lieux de vie dans le château
- La vie et les habitants du château fort


Les 4 principes de fortification


Depuis son apparition, l'homme n'a jamais cessé de chercher à se protéger contre ses ennemis, qu'ils soient d'origine météorologique, animale ou humaine. Les premières fortifications allaient d'un entassement de rochers à l'entrée d'une caverne à l'élévation d'un talus surmonté d'un entrelassement de branches en passant par la construction de cités lacustres.

La naissance des civilisations comporta l'adoption d'une architecture militaire. Les cités antiques ne pouvaient survivre sans s'entourer de remparts et les nations guerrières voulaient posséder de puissantes citadelles.

Dés lors, chaque fortification fut basée sur quatre principes.

Notion de protection

La fortification doit assurer une couverture contre les projectiles ennemis tout en faisant obstacle à l'assaut des combattants adverses. Il en découle l'association de deux catégories d'organes. Les épaisses maçonneries des remparts pour protéger les assiégés et des fossés ou des palissades pour ralentir les assiégeants. La combinaison de ces deux types de protections permettait de frapper l'ennemi au moment où il était arrété par un barrage tout en restant à l'abri.

Echelonnement en profondeur

Ce type de fortification répond au besoin de prolonger la résistance même si l'ennemi prend pied dans la place. Il fut d'abord construit des doubles remparts puis, au moyen-âge, des lices, des barbacannes et des donjons constituant un réduit.

Sureté des accès

Résultant de la crainte de voir l'ennemi surgir par surprise et pénétrer dans la forteresse en forçant les portes, des fortifications ont été adaptées aux entrées. Des constructions en chicane, des portes successives, des herses ou des pont-levis sont autant de barrages rendant difficile l'accès aux places fortes.

Le flanquement

Il se défini par l'obligation de recouper les vues et les tirs de la défense. Très tôt, on construit des tours faisant saillies vers l'exterieur ou des remparts suivant un tracé en crémaillère.


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Jojolasage
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MessageSujet: Re: Le Château-Fort   Mer 17 Mai - 14:41

L'architecture militaire médiévale



Du premier château à motte jusqu'à la dernière puissante forteresse royale édifiée, les hommes s'efforcèrent toujours de trouver de nouvelles techniques en matière de défense afin de préserver leur domaine ou leur pays.

Le donjon

En France, les premières véritables forteresses réapparurent vers le XIème siècle quand les normands introduirent le principe de protection du territoire. Pour ce faire, ils construisirent sur leur domaine une énorme quantité de donjons et de maisons fortifiés afin de sauvegarder leurs intérêts. Ces donjons se répendirent rapidement sur tout le territoire français mais n'étaient guère que des lieu de retranchement.

Leur masse, l'épaisseur de leurs murs et leur difficulté d'accès ne formaient que des défenses passives, en faisant d'excellentes retraites. A l'abris de ces puissants mur, l'assiégé pouvait se protéger des troupes armées d'arcs et d'arbalètes, possédant quelques engins de sièges imparfaits et ne pouvant recourir, en dernier ressort, qu'à la sape. Par contre, cet assiègé n'avait aucune possibilité pour causer de grosses pertes à l'assiégeant, il ne pouvait pas faire de sortie de par la conception étroite des accès et de leurs situations (les portes se trouvaient souvent à plusieurs mètres au dessus du sol) et bien sûr, de le repousser. De cette manière, le siège du donjon ennemi pouvait durer des mois jusqu'à ce que les assiégeants, fatigués, lèvent le camp ou jusqu'à ce que les assiègés, affamés, se rendent.


Vers le XIIème siècle, avec l'évolution des engins de siège, les donjons carrés montrèrent des signes de faiblesse. Les coins saillants, mal défendus, devenaient facilement accessible aux sapeurs, qui pouvaient alors, presque sans danger, effondrer un pan de mur et assurer la victoire à leur camp. Il fallut donc repenser le mode de defense.

Le premier changement intervint dans la forme principale du donjon. On lui préféra une surface circulaire plutôt que carrée. De cette manière, les angles morts disparaissaient et le travail de sape redevenait dangereux et long.


Le deuxième problème à résoudre venait des engins de guerre envoyant des projectiles de plus en plus lourd afin d'affaiblir la muraille. La solution était soit de les empécher d'approcher trop près du donjon, soit de pouvoir effectuer des sorties pour les détruire. Il fut donc créé des fossés tout autour du donjon pour ralentir la progression de l'ennemi, puis des remparts (ou chemise) afin de les assaillir de projectiles pendant qu'ils étaient à découvert. L'atout de ce système était double, après avoir contenu les assiégeants loin du donjon, la place créée entre le rempart et le donjon permettait de rassembler des troupes qui n'auraient pu loger dans le donjon et de tenter des sorties afin de briser les assauts de l'ennemi.

D'autres systèmes ingénieux complétaient ces défenses. On construisit des créneaux en haut des remparts. Ils permettaient aux defenseurs de lancer des projectiles sur l'ennemi et de se protéger juste en se décalant. De la même manière, pour pouvoir tirer depuis l'interieur du donjon ou du bas des murailles, on ajouta des meurtrières. Ces ouvertures permettaient à des archers ou des arbaletriers de tirer sur les assaillants tout en restant à l'abris des épais murs.

Les premières forteresses apparaissaient.

Les remparts



La grande puissance destructrice des nouveaux engins de guerre et la durée de plus en plus longue des sièges obligérent les seigneurs à réadapter leurs forteresses. Un simple donjon avec une chemise n'était plus suffisant, il fallait pouvoir loger au sein de la place forte des troupes armées et des ouvriers, stocker des matériaux de réparation, de défense et des vivres. Pour cela, on éleva une seconde enceinte. Ce nouveaux rempart devait, lui aussi, être construit de manière à protéger efficacement le reste du château.

Il fut d'abord accompagné par un profond fossé, parfois remplit d'eau afin, une fois encore de ralentir les assaillants. Certains seigneurs installaient, en prolongement de ces remparts, des barbacanes. Ces aménagements étaient des réduits fortifiés, avancés vers l'extérieur, afin de briser la ligne de front des assiégeants.


Pour assurer le flanquement le long du rempart, on ajoutait des tours ou des échauguettes (petite tourelle plantée en haut de la muraille). Ces tours, de même que tout le reste des remparts, possédaient des meurtrières, ainsi que, si l'endroit en avait besoin, des hourds. Ces aménagements, permettaient au assiégés de pouvoir tirer sur l'ennemi tout en restant protégés, mais aussi, de par leur avancé de jeter des projectiles sur les sapeurs arrivés près des murailles.

Plus tard, on reprit le principe de ces hourds en les construisant en pierre, ce furent les machicoulis.

Les portes



Les portes sont les endroits les plus fragiles dans la forteresse. Indispensable pour les allées et venues, elles sont, au début du moyen-âge, en bois et mobile, de façon à les retirer facilement lors d'une attaque. Lorsque les premiers donjons de pierres font leur apparition, elles sont aménagées en hauteur afin qu'aucun assaillant ne puisse y parvenir. Malheureusement, le besoin de faire sortir des troupes par ces portes, obligent les architectes à les rapprocher du sol, et à les fortifier.

Les premières modifications apportent une succession de portes et de herse (grille en fer) afin de retarder l'intrusion des ennemis. On décide ensuite de les protéger en construisant entre deux portes une petite bastide. Généralement, deux tours flanques la porte principale pour augmenter sa protection. En fonction de tous les aménagement de la forteresse, une multitude de types de portes est fabriqués, allant de la simple porte en bois, au pont-levis, en passant par la porte à bascule.


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Jojolasage
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MessageSujet: Re: Le Château-Fort   Mer 17 Mai - 14:58

Les engins de sièges



Le trébuchet



Le trébuchet est une machine de guerre de type "à bascule".

Une verge de huit à douze mètres de long pivote sur un axe. D'un coté est installé un poid et de l'autre une poche en cuir. Le maniement était simple mais dangereux.

Au repos, le trébuchet etait en position vertical, le poid se trouvant au dessous. Les hommes devaient, à l'aide de cordes et de treuil, ramener le trébuchet en position horizontal afin de permettre aux chargeurs de placer dans la poche le projectile. Une fois fait, on faisait sauter la cheville de retenue du treuil et le poid, en redescendant, faisait basculer la verge vers l'avant et le projectile partait en direction de l'ennemi.

Ce type d'engin était aussi bien utilisé par les assiégeants que par les assiégés.

La baliste



Au contraire du trébuchet, la baliste est un engin dit "à ressort".

Dans le même principe que précédement, deux hommes utilisent un treuil auquel la verge est attaché par une corde. Une fois ramené en position horizontale, le chargeur place le projectile dans la cuillére et le tireur retire l'attache en fer libérant la verge. Celle-ci, attaché à deux ressorts fabriqué en bois et en nerf, est entrainée vers l'avant de l'engin et est bloquée en position verticale par une traverse.

Pour régler la portée du tire, il suffisait d'augmenter l'épaisseur de la traverse à l'aide de peaux ou de fourrures. Plus la verge se retrouvait verticale, plus le projectile allait loin.

Cet engin pouvait lui aussi être utilisé par les deux camps. A la différence du trèbuchet qui se trouvait dans une courtine et devait envoyer son boulet par dessus la muraille (exception faite si une plate-forme gigantesque existe en hauteur), la baliste prenait place sur une plate-forme au niveau du chemin de ronde.

Le bélier



Le bélier est un engin servant à enfoncer aussi bien les portes que les murailles de faible épaisseur.

Lors d'un siège, les béliers utilisés étaient rarement porter par les hommes à cause de leurs poids et dimensions. Parfois posés sur des chariots, ils étaient le plus souvent montés en balancier. Une charpente recouverte de peaux mouillées protégeait les hommes, manoeuvrant par un mouvement de va et vient une poutre de 10 mètres de long garnie d'une tête en fer.

L'arbaléte à tour



Cet engin, plus utilisé par les assiégé que par les assiégeants, se differenciait des trébuchets et autres catapultes par sa précision de tire. En effet, grâce à trois roues, l'arbaléte pouvait être pivoté de droite à gauche et son extrémité monté ou descendu à l'aide d'une crémaillre située à l'arrière. Un dard de plus de cinq mètres de long, lancé sur les assaillants, causait de gros dommages. Par ces caratéristiques, elle se raprochait beaucoup de l'artillerie.

Son chargement était très simple. A l'aide d'une crémaillère, on remontait la corde jusqu'à une détente où elle venait s'accrocher. Le chargeur plaçait le dard et le tireur, tirait franchement sur l'anneau situé au bout de l'arbre, ce qui libérait, grâce à une tige reliant la détente à cet anneau, la corde et projetait l'immence flèche.

Le mangonneau



Bien que très ressemblant au trébuchet, le mangonneau était une machine bien plus complexe et précise. Tout d'abord, le système pour ramener la verge au niveau du sol était formé de deux roues dans lesquelles venaient prendre place des hommes. Ces roues, étaient reliées, à l'extrémité de la verge à l'aide de cordes, passant dans des poulies. Une fois la verge en place, le chargeur plaçait le projectile dans un panier, accroché par deux cordes, de cinq à six mètres, à l'extrémité de la verge.

De l'autre coté, une quinzaine d'homme exerçaient une pression sur les cordes les reliant au contre-poid. Dés que le tireur libérait la verge, le poid redescendait, entrainant la verge et le panier. Dés que la première corde de ce dernier prenait du mou, elle ce détachait et libérait le projectile. La distance de tire était réglée par cette quinzaine d'homme qui faisait pression sur le contre-poid. Plus la pression était forte, plus la verge remontait rapidement et plus le poid était libéré tardivement. Ainsi, plus le poid partait vite, plus il allait loin.

Le canon



Bombarde, canon, veuglaire, basilic, etc..., autant de noms que de types de bouches à feu.

Le canon de siège, lui était souvent le même. Lourd, peu maniable, court, de gros diamètre. Fixé le plus souvent dans un affût en bois, il se chargeait par la gueule. Une fois en place, il arrosait de ces lourds boulets de pierre puis de fer les murailles afin de les affaiblirs. Très souvent, on disposait des mantelets de bois devant les bouches à feu pour protéger les servants. Mantelets mobiles qui étaient déplacés juste lors du tire.


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MessageSujet: Re: Le Château-Fort   Mer 17 Mai - 15:05

Quelques lieux de vie dans le château

Le château fort est constitué de plusieurs pièces très froides ayant de petites fenêtres pour empêcher les attaques.

Le donjon. Le plus souvent, il est rond. Il constitue la demeure seigneuriale et comprend chambres, salles communes, bibliothèque et salle de travail. Aucun mur ne mesure moins de 2.80 m d'épaisseur, les plus massifs dépassant 5 m, et même 7.50 m à la base.


La chapelle. Une petite chapelle était souvent placée à côté de la chambre du seigneur. Elle était décorée de fresques, de vitraux et d'une croix d'or posée sur l'autel. Chaque matin, le seigneur et son épouse venaient y prier et assister à un office. Les autres personnes se rendaient dans une chapelle plus grande située dans la cour du château .


La cuisine. En l'absence du seigneur, la cuisine était très calme. C'était une immense pièce où la cheminée occupait une grande place. Les cuisiniers disposaient de différents ustensiles : le mortier (1) qui servait à écraser les herbes et les épices, l'agitateur (2), un pilon (3) pour la viande, une écumoire (4) en métal et différents couteaux (5) pour découper la viande et les légumes.



La grande cheminée en était le seul moyen de chauffage.

Le cuisinier donnait des ordres à ses aides qui coupaient les légumes, plumaient les volailles et frappaient la viande pour l'attendrir. Un jeune marmiton, "le tournebroche", devait tourner la grande tige sur laquelle cuisait la viande. Le pauvre devait rester à côté de l'âtre qui dégageait une chaleur insupportable. Pour cuire le pain, un four en coupole était aménagé dans le coin de la cheminée. Une grande table occupait tout le milieu de la salle. Dessus, toutes les aides préparaient le repas.



La grande salle et les repas. Les jours de fête, le seigneur organisait de grands banquets. Plusieurs tables étaient donc installées dans la grande salle. La famille du seigneur et les hôtes de marque mangeaient sur la table d'honneur plus haute que celles des autres convives. L'arrivée des serviteurs était toujours précédée d'une sonnerie de trompettes. Les invités de marque étaient alors servis dans des assiettes d'or ou d'argent, tandis que les autres mettaient leurs aliments sur de grandes tranches de pain rassis. Chacun possédait un couteau mais mangeait avec les doigts. Tout comme aujourd'hui, il était fort mal élevé de faire du bruit en mangeant, mais certains seigneurs se moquaient pas mal du savoir-vivre. Les restes du festin étaient distribués aux pauvres qui attendaient à la porte du château.

L'hygiène. Les latrines (toilettes) se trouvaient à chaque étage, les unes au-dessus des autres. Les plus hautes débouchaient à l'air libre. Elles étaient composées d'un siège en pierre recouvert d'une bande de feutrine verte pour protéger du froid. Les excréments tombaient soit dans les douves, soit dans une fosse prévue à cet effet. Le seigneur disposait parfois de toilettes privées, appelées aussi garde-robe. Des bandes de toile faisaient office de papier et, afin d'empêcher les mauvaises odeurs, des herbes odorantes étaient jetées sur le sol.



Seuls les gens les plus riches pouvaient s'offrir le plaisir d'un bain chaud et parfumé car cela coûtait extrêmement cher. Pour en prendre un, le seigneur dépensait l'équivalent du salaire hebdomadaire d'un manoeuvre. Le savon à l'huile d'olives parfumé aux herbes fut utilisé dans le sud de l'Europe dès le VIII° siècle. Dans le nord, où l'on se servait d'un produit local fait à base de graisse animale, de cendre et de soude, le savon ne fut introduit que beaucoup plus tard.

Les vêtements sales étaient placés dans un tonneau où on les imprégnait de savon liquide, puis on les battait avec un battoir en bois.
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MessageSujet: Re: Le Château-Fort   Mer 17 Mai - 15:11

La vie et les habitants du château fort


A l'intérieur du château vivaient le seigneur et sa famille, des chevaliers et des soldats, certains membres du clergé, des ouvriers et des servants. Dans les premiers châteaux forts, la vie n'était pas très confortable. Les volets de bois laissaient passer les courants d'air et la plupart des gens dormaient par terre ou sur des bancs. A partir du XIII° siècle apparut un certain confort :
- des chambres chauffées par de vastes cheminées,
- des pièces éclairées aux chandelles,
- des murs couverts de belles tapisseries,
- des fenêtres vitrées pour éviter le froid,
- des sols jonchés d'herbes odorantes et de nattes.



Les enfants

Dès l'âge de six ou sept ans, les enfants étaient souvent envoyés dans un autre château. Là, tandis que les garçons devenaient pages et apprenaient à se battre, les filles apprenaient à tenir une maison. Dans les familles nobles, leur mariage était généralement arrangé dès la naissance. La plupart des garçons et des filles se mariaient très tôt, vers l'âge de quatorze ans. Sur le plan de l'éducation, les garçons étaient favorisés par rapport aux filles. Il y eut tout de même des femmes célèbres comme l'écrivain Christine de Pisan, au XIV° siècle.

Les fêtes et les loisirs

1 - Les fêtes

Les seigneurs organisaient régulièrement des fêtes, au moins cent jours dans l'année. Chaque évènement dans la famille du seigneur (baptême, naissance, fiançailles, mariage et même décès) était une bonne occasion pour préparer une fête. On invitait toute la parenté et quelques vassaux ou amis. Ces jours-là, on se plaçait tous autour d'un grand banquet et on mettait ses plus beaux vêtements. Après le repas, les hommes invitaient les femmes pour un pas de danse pendant que les musiciens jouaient de leur instrument favori. Pendant l'été, il n'y avait pratiquement pas de fêtes car tous étaient occupés soit aux travaux des champs, soit à la guerre ou à l'entraînement militaire. Au contraire, pendant l'hiver, ils essayaient de faire durer les fêtes comme celle de Noël qu'on pouvait célébrer pendant douze jours.

2 - Les loisirs

La chasse

Pour le seigneur, la chasse n'était pas un jeu mais une nécessité. Il ne chassait pas que pour la nourriture, mais aussi pour se débarrasser des bêtes sauvages qui venaient ravager les cultures et les poulaillers. Mais en même temps, elle faisait office de loisir ou d'entraînement au combat.

Les jeux

Les échecs étaient le seul jeu que le seigneur ne trouvait pas frivole. Ce loisir lui évoquait un champ de bataille sur lequel il était le chef.

Les habitants du château, quand il faisait beau, jouaient aussi à "Colin au Maillet" appelé aussi "Colin Maillard". Certains jours, comme le dimanche, ils pratiquaient les jeux de balle et de palet.

La musique et la danse

La vie était parfois longue au château. Les seigneurs et leurs dames accueillaient avec plaisir les ménestrels, qui étaient des musiciens de village, aussi bien jongleurs et montreurs d'ours que chanteurs et danseurs. Mais bientôt les "trouvères" du Nord et les "troubadours" du Midi apportèrent des distractions plus raffinées. Ils récitaient des poèmes d'amour, ou de longs récits de chevalerie, dont certains sont parvenus jusqu'à nous, comme La Chanson de Roland.

Au Moyen Age, les instruments de musique étaient multiples et variés. Les musiciens disposaient par exemple de ceux dont le nom figure ci-dessous :

- le luth
- la vielle
- la flûte
- le rebec, un ancêtre du violon
- la viole
- les tambourins
- l'orgue
- la harpe
- la guitare

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