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 Appartements royaux au château ducal

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Appartements royaux au château ducal   Mar 4 Nov - 23:56

Damisella a écrit:
Le cortège avait enfin atteint Polignac.

Damisella veilla personnellement au déchargement des coffres et des meubles qui permettaient d'améliorer le cadre des appartements royaux .

De précieux tapis furent déroulés, des tentures rajoutées pour rendre plus chaleureuse la chambre du Roy.

Bientôt un feu vif ronfla dans la cheminée, des candélabres furent allumés éclairant joyeusement la pièce:
Un lit de belle taille, fermé par d'épais rideaux de velours pour le moment ouverts et retenus par des cordons de soie, Des draps de la plus fine toile, des couvertures de fourrure recouvraient un épais matelas.
Un secrétaire avec son fauteuil, placé non loin de la cheminée.

Elle parlait peu et d'une voix basse, montrant d'un sourire un pli à rectifier, traquant la poussière qui n'avait pas lieu de s'attarder céans.

Les valets installèrent le grand coffre contenant les habits dans une pièce contiguë, ou se trouvait un grand baquet recouvert de linges fins.
Elle donna l'ordre que de l'eau soit chauffée en permanence afin que Sa Majesté puisse se baigner quelque soit l'heure.

En avant de la chambre royale, une autre pièce fut meublée , dans laquelle le Roy pourrait recevoir.

Puis en dernier lieu, une petite pièce, dans laquelle elle installa ses affaires.
Elle la partagerait avec demoiselle Lunes quand celle-ci arriverait.

Dernier regard de vérification, elle congédia les valets, les remercia en souriant, distribuant les écus.


Brin de toilette, robe propre et sans colifichets, les cheveux lavés et longuement brossés. Touche discrète de verveine, soupçon de cette crème qui rosissait ses lèvres.

Elle finit de préparer des habits, les sortant des coffres et les disposant sur des portants .

Une tenue confortable, une autre plus élaborée, Sa Majesté choisirait.
Une robe de nuit fut posée sur le lit.

Elle alla quérir une corbeille de fruits, des douceurs variées.

Elle rangea les alcools, poire, châtaigne, mirabelle, des bouteilles de vin dans un meuble ainsi que de la vaisselle sortie des coffres de voyage.
Damisella a écrit:
Petite cloche qui l'appelle, Dami se dirige vers les appartements du Roy.

Sa Majesté est à son bureau, un verre de poire à portée de sa main, déjà en tenue de nuit, chaudement drapé dans une pelisse fourrée de martre.

Damisella se présente à la porte, souriante, fait une profonde révérence, les yeux baissés, sent peser sur elle un bref instant le regard du Roy .

Elle va dénouer les cordons des tentures du lit, bassine les draps pour les réchauffer, puis remet du bois dans le feu, change les bougies d'un candélabre.

Coup d'œil rapide dans la pièce, tout est en place, elle ramasse rapidement les bottes et les chausses, le linge de jour. Elle se déplace silencieusement pieds effleurant le sol.

Son travail terminé, elle sort sur une gracieuse révérence, rejoint sa chambre , se fait un pot de tisane qu'elle savoure tranquillement, bien au chaud dans son lit..
Elle repense à cette journée, si forte en émotions, fait une liste de ce qui manque, des choses à faire à la première heure.
S'endort d'un sommeil sans rêves...
Damisella a écrit:
Elle s'est levée dès l'aube, salue les gardes qui veillent sur les appartements royaux, envoie un valet chercher les plus beaux fruits du marché.

Des cuisines montent un plateau avec un petit en-cas: poisson, volaille farcie, légumes, blanc-manger.

Elle sert son royal maitre, lui présente ensuite les tenues préparées.

Il opte à son grand étonnement pour une tenue assez simple, ses goûts vont vers le bleu, elle note de s'en souvenir pour le signaler à demoiselle Lunes.
Seuls la richesse des tissus, la doublure de riche fourrure de son mantel marquent son rang.

Puis il sort, rejoignant ses hôtes.


Damisella entre dans la chambre, les valets accourent, la pièce est remise en ordre, la cheminée nettoyée, buches remises afin de garder une douce température..

Elle regarde les lieux, insatisfaite.

Le grand lit clos est magnifique, ses panneaux en sont peints de scènes de chasse, elle reste un moment à les regarder, la précision est est étonnante: on voit le cerf courir, haletant, tête rejetée en arrière. Derrière les chiens courants donnant de la voix, puis les cavaliers, le Roy en tête, reconnaissable à une légère tricherie du peintre qui l'a peint d'une taille plus grande que les autres cavaliers.

Des fleurs... elle hésite. Elle n'a pas vu de fleuristerie dans le village, ni d'herboristerie . En cette saison, il lui sera difficile d'en trouver dans les champs, et même ce sont fleurs trop modestes. Le roy a-t-il l'habitude de riches bouquets?
Il vaut mieux attendre.


Elle a une idée, sait à qui aller demander en toute discrétion quels sont les goûts de Sa Majesté.

Elle prend sa cape, s'enveloppe chaudement.
C'est l'heure d'aller se sustenter dans une des tavernes de la ville.
Damisella a écrit:
Damisella alla fouiller dans les chariots couverts qui suivaient le cortège royal.
Connaissant la piété du Roy, elle avait été étonnée de ne point trouver un meuble particulier dans les chariots qui transportaient le mobilier de sa Majesté. Il semblait que dans la hâte du précédent déménagement, certains meubles avaient été ranges dans un autre chariot.

C'est avec soulagement qu'elle le déposa dans la chambre royale

Nebisa a écrit:
Précédée d'un page portant ses couleurs, la Malemort fend la bise dans les couloirs du castel Ducal. A peine descendue de son coche, les milles détails de l'intendance l'ont accaparé : " Comtesse, le troisième chariot du convois domestique a cassé une roue, ils arriveront que demain" ou encore "Comtesse, ou doit-on installer les montures ?" et "Comtesse, on a perdu 2 pages en Languedoc"... Bref, la routine. Une fois les réponses apportées à ces problèmes, envoi d'une roue au chariot resté en arrière, chevaux royaux au repos dans les écuries ducales et annonce pour recruté des pages faites, Nebisa s'était souvenue qu'elle désirait s'assurer que la jeune camériste prenait ses marques auprès du Roy.

Retrouvé la chambre du Roy était aisée que se souvenir de la sienne, suffit de chercher la porte entourée de gardes en permanence et encadrée d'oriflammes fleurs de lysés...

Après s'être fait annoncé par son page pour les gardes, sont gentils les gardes mais un peu sur les nerfs là donc faut bien les assurer qu'on vient pas déposer un poison sous l'oreiller royal, la Chieuse pénètre dans le cénacle de l'intimité royale.

Tout semble en ordre, bien rangé, propre et douillettement aménagé. A première vue, la jeune Damisella avait su se mettre sur le champ au travail...

Après avoir demandé à son page d'aller chercher la Damoiselle camériste, le Grand Chambellan s'approcha de la fenêtre donnant sur les calmes jardins de la cour orientale pour attendre, n'osant pas s'assoir même si le Roy était absent.
Damisella a écrit:
Damisella se trouvait auprès du jardinier du Duc Tixlu, découvrant avec émerveillement ses réalisations.

Le jardinier avait aménagé un vaste endroit clos, des bottes de paille montées le long des murs permettaient d'y garder la chaleur propagée par des braseros; de nombreuses vitres fermées y laissaient pénétrer la lumière.

A l'intérieur c'était une profusion de fleurs soigneusement entretenues.

Elle lui avait demandé s'il était possible d'avoir des fleurs pour égayer la chambre du Roy.

Il lui proposa de lui préparer une brassée de lys. Elle déclina la proposition en raison de leur parfum entêtant, Mais en choisit une tige unique avec une fleur ouverte, qu'elle entoura de roses rouges et jaunes, symbole de joie et de bonheur.

Ils finissaient de cueillir les dernières fleurs quand un page tout essoufflé arriva, Dame Nebisa demandait sa présence dans les appartements royaux.

Remerciements au jardinier pour ce beau bouquet et ses explications, Damisella partit en toute hâte et rejoignit les appartements de Sa Majesté.


La comtesse Nebisa, était à une fenêtre, profitant de la vue sur les beaux jardins, elle se retourna à son approche.

Votre Grandeur, je suis à vos ordres

Damisella la salua d'une gracieuse révérence, se relevant le sourire aux lèvres.
Nebisa a écrit:
Recevant la jeune fille avec un sourire aimable, la Malemort lui indique la piéce d'un mouvement du poignet...

Je vois que vous prenez vos marques et que Sa Majesté est bien installée... C'est absolument parfait ! Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à me faire prévenir... Nous allons prendre nos marques l'une avec l'autre, mais ce voyage est un enjeu de taille

Petite grimace entre amusement et désespoir

Nous qui devons veiller au confort du Roy sommes sans cesse sur la brèche, tant il est hors de question de priver Sa Majesté de la quiétude et du confort auquelle elle est habituée au Louvre...

Je crois que si nous survivons au mille incident du voyage, nous pourrons œuvres sereinement ! Mais... je papote, je papote... Avez vous des questions ou des demandes ? Tout se passe bien ? Sa Majesté ne manque de rien ? Des malles ont été oubliée en Languedoc, on doit nous les renvoyer d'ici quelques jours, mais rien de bien indispensable, quelques chemises et des draps je crois...
Damisella a écrit:
Citation :
Avez vous des questions ou des demandes ? Tout se passe bien ? Sa Majesté ne manque de rien ? Des malles ont été oubliée en Languedoc, on doit nous les renvoyer d'ici quelques jours, mais rien de bien indispensable, quelques chemises et des draps je crois...

Damisella poussa un soupir de soulagement, la comtesse semblait satisfaite.

Des demandes, pas vraiment Votre grandeur, j'essaie de cerner au mieux les besoins de Sa Majesté sans lui imposer ma présence plus que nécessaire.

Certes si vous pouvez m'éclairer sur ses gouts, je vous saurai gré de me le faire savoir.

Au fil des jours si vous le permettez, je viendrai vous demander avis, les chevauchées sont propices à la réflexion, je resterai près de la portière de votre voiture.


Damisella salua la comtesse , notant mentalement de prévoir des coussins supplémentaires afin de lui rendre moins pénibles les inévitables cahots de la route.
Damisella a écrit:
Elle commençait à s'habituer à son nouvel emploi, le Roy était absent la plupart du temps, ne rentrant que pour rédiger des courriers avant de se reposer.
Ce matin là, le Roy avait oublié sur le coffre situé près de sa couche la pomme d'ambre qu'il portait d'habitude sous ses vêtements, diffusant un parfum subtil.


La boule en or et argent reposait cachée sous une chemise.




Course dans les couloirs le précieux bijoux en main. Elle prend un raccourci par d'étroits couloirs pour se retrouver devant le Roy.

Elle l'attend au bout d'une galerie, fait une révérence gracieuse, en souriant elle lui tend sans un mot le précieux bijou.


De retour dans les appartements, le ballet des valets commence. Elle supervise. Dans la chambre royale elle seule approche le bureau de Sa Majesté, bien qu'il soit fermé par une clef qu'il porte toujours sur lui.

Regard autour d'elle, elle vérifie chaque détail. Tout est en ordre.


Elle va dans sa chambre, sort sa vièle, joue doucement.

Damisella a écrit:
Après le bal du Bourbonnais-Auvergne

Sa Majesté était restée fort tard au bal organisé en son honneur, aussi Damisella ne fut guère étonnée de ne pas entendre la clochette matinale.

Rien d'officiel n'avait été prévu avant ce soir, il devait se reposer et elle qui s'était levée de bonne heure attendait en étudiant sans conviction un livre de droit.

Elle commença à s'inquiéter lorsque la petite horloge mécanique, une merveille de précision dont le cadran pivotait, son aiguille restant fixe, indiqua que la mi-journée était dépassée.

Elle colla son oreille à la porte, nul bruit. Tout doucement elle entrebâilla la porte, toussota.

Etonnée du manque de réaction du Roy, elle se faufila dans la chambre, s'approchant de la couche.


Votre Majesté

Un soupir pour toute réponse, une respiration haletante, elle écarta le rideau du lit, découvrant un spectacle qui l'épouvanta.

Le Roy gisait dans le lit , grelottant, les couvertures en désordre, le visage en sueur.
Craintivement elle toucha sa main qui était brûlante.

Elle courut dans sa chambre, rédigea à la hâte un message à l'intention de la princesse Armoria,


Citation :
Votre Altesse

Pardonnez ce mot rédigé à la hâte, sa Majesté est fort souffrante, je vous supplie de venir au plus tôt
Respectueusement
Damisella


un autre à dame Nebisa.

Citation :
Votre Grandeur
Sa Majesté est atteinte d'une forte fièvre
J'ai prévenu la princesse.
Venez vite
Respectueusement
Damisella

Elle confia les messages scellés à un des gardes de faction avec ordre de les faire parvenir immédiatement , elle insista sur le terme aux personnes concernées.

Puis elle retourna auprès du Roy, le recouvrant des fourrures, bassinant ses tempes avec une eau claire additionnée de menthe fraiche, priant Aristote en espérant que les messages trouveraient au plus vite leurs destinataires.
Armoria a écrit:
Elle revenait tout juste de la messe. Forrest vint à sa rencontre, courant encore plus vite que d'habitude, visiblement affolé.

Quoi, Forrest ? Il y a le feu dans ma chambre ?

Il bégaya tant pour lui expliquer ce qui se passait qu'elle préféra prendre la lettre qu'il tenait et la lut aussitôt.

Mortecouille... Cours prévenir la dame Altea. Quant à moi, je vais tâcher de retrouver cette lettre qu'un moine m'avait fait parvenir, quand Sa Majesté avait été prise de fièvre... Il m'y avait noté comment ils s'y étaient pris pour le soigner.

Elle fit quelques pas, s'arrêta.

Forrest ! Trouve-moi de l'écorce de saule, et fais-en faire une décoction ! Mais avant, cours quérir dame Altea !
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Appartements royaux au château ducal   Dim 9 Nov - 17:55

Nebisa a écrit:
La Malemort sortait de son bain, remise de la fatigue qui l'avait saisie la veille et l'avait empêchée de se rendre au bal, ou de toute façon elle n'aurait pu danser et ou personne n'avait regretté son absence, alors qu'une soubrette anonyme achevait de nouer les lacets de sa houppelande, le tambourinement de la porte lui penser que finalement, la matinée ne serait pas aussi monotone que prévue... il faut dire que l'on commençait déjà en emballer les affaires pour reprendre la route et que cela donnait lieux à chaque fois à des chamailleries pas possible entre les pages, ce qui ne manquait pas de mettre les nerfs du Grand Chambellan a rude épreuve...

Le dernier nœud achevait, elle se rendit dans l'antichambre ou l'attendait le pli qu'elle décacheta dés qu'on lui en eut indiqué la provenance...

Le visage décomposé, mais serrant les dents pour ne rien laisser échapper, les rumeurs se propageant si vite,et la dernière chose à souhaiter, était bien que l'on propage la maladie du souverain, c'est une Malemort affichant un air serein et détaché qui se rendit, comme si de rien n'était jusqu'aux appartements du Roy, saluant les gardes veillant sur la porte, ultime rempart de Sa Majesté...


Damisella ? Depuis combien de temps Sa Majesté est-elle souffrante ? Avez vous fait prévenir la Princesse d'Etampes ?

S'approchant du lit, elle ne put retenir une grimace, le Roy gisait, inconscient et sa mine et la transpiration sur son front étaient suffisamment parlantes pour l'ancienne guérisseuse...

Il faut ... de l'eau fraiche, lui baigner le front et faire appeler un médicastre... Mais en attendant... Nous devons aider le Roy a changer de chemise, celle çi doit être trempée... Il est mauvais de baigner dans ces humeurs malignes...

En d'autres temps, elle aurait fait réduire des racines et broyé quelques feuille de sauge, ajouté à du miel et fait boire la tisane obtenue au patient... mais ses remèdes n'étaient dignes du Roy et elle n'avait pas l'autorité pour prescrire une quelconque médecine à Sa Majesté, c'est préoccupée mais dans l'impossibilité de d'agir que la Comtesse de Ségur se tourne vers la jeune camériste.
Armoria a écrit:
Les courriers qui étaient serrés dans des coffrets gisaient au sol - pas les courriers privés, lesquels étaient enfermés bien à l'abri de toute curiosité malsaine, sous clef.

Ah, la lettre du monastère ! Elle s'en saisit et se hâta vers les appartements du Roy. Une fois entrée, elle interrogea Nebisa du regard, sachant qu'elle avait de solides notions médicales. L'urgence, l'inquiétude... Elle sentit une douleur lui vriller le ventre, qui se durcit comme une pierre. Elle fit mine d'haleter, comme si elle avait couru, et attendit un répit pour pouvoir parler.


La dame Altea va être prévenue, ou l'est déjà, si Forrest a couru assez vite. Comment se porte le Roy ? Voici ce que m'ont écrit les moines qui l'ont soigné lors de son dernier accès.

Elle tendit le courrier à la Malemort.
Damisella a écrit:
Damisella fut soulagée de voir arriver la comtesse dont le feu roulant du questions trahissait l'inquiétude

Citation :
Il faut ... de l'eau fraiche, lui baigner le front et faire appeler un médicastre... Mais en attendant... Nous devons aider le Roy a changer de chemise, celle çi doit être trempée... Il est mauvais de baigner dans ces humeurs malignes...
Elle répondit de son mieux.

J'ai envoyé un courrier en urgence à Dame Altéa, prévenu la princesse Armoria.
J'ai aussi bassiné ses tempes avec une eau mentholée.
Le faire boire? Je n'ai pas osé étant seule


Elle va préparer un gobelet d'eau fraiche, sort du coffre une chemise propre.
Votre Grandeur, euh.... Puis je vous prier de m'aider? Seule je ne pourrais lui changer sa chemise.


Ensemble elle changent la chemise, puis Damisella présente le gobelet d'eau fraiche, le Roy en boit un peu, retombe sur sa couche, épuisé.

La princesse Armoria entre haletante d'avoir couru, Dami est soulagée de voir les deux dames présentes
Nebisa a écrit:
La camériste répond avec assurance, faisant voir une fois de plus que malgré sa récente nomination, elle sait faire montre de sagacité et de sang froid. Assurément, il n'y avait qu'à se réjouir de savoir le Roy aussi bien entouré... encore qu'à cet instant, le monarque semble loin de pouvoir se réjouir à son tour...

Hochant la tête, la Malemort s'approche, soutient le torse royal tandis que Damisella retire la chemise détrempée et l'aide en suite a revêtir un linge sec...


De l'eau... je ne sais, il est inconscient, pour l'heure lui baigner front, tempes et cou suffira... Sa Majesté aurait dut se couvrir d'avantage lors de l'entrée à Clermont, le temps se raffraichit et...

Mais bien sur, sous un amas de fourrure, de capes et derrière des rideaux tirés pour se protéger du froid, le peuple n'aurait apercu de son Roy que les armoiries sur les portes du coche et Sa Majesté n'avait pu accepter de décevoir ses sujets... Pourtant, même un Roy peut prendre froid...

L'arrivée de la Princesse Armoria, alors que la jeune camériste achevait de border le monarque, la tira de ses pensées, faisant fis des politesses et des révérences, le Grand Chambellan s'avança à son devant.


Sa Majesté est victime d'une poussée fiévreuse... Pour l'heure, rien ne nous permet de croire en un mal épidémique et sans doute une fois la fiévre baissée, le Roy se trouvera mieux... Cependant, je ne suis pas sans m'inquiéter de la virulence de cette assaut de fièvre, en témoigne la chemise du Roy que nous venons de lui ôter... Sa Majesté ne semble également point nous ouïr...

Et c'était là le plus vif point d'inquiétude, les crises de délirium ajoutées à la fièvre pouvait affaiblier considérablement la constitution d'un homme, quand bien même ce dernier jouirait d'une solide santé, comme c'était le cas pour le Roy... Au plus tôt Sa Majesté serait éveillée et pourrait ingérer sa médicamentation, au plus tôt, tout risque d'aggravation serait écarté...

Jetant un œil au parchemin tendu par la GMF, Neb hocha la tête, le remède, s'il lui était inconnu, se composé des plantes et des prescriptions qu'elle avait coutume de reconnaitre... Par chance, point d'ingrédient rare en cette saison, et la jeune dame médicastre aurait surement de quoi préparer le breuvage rapidement...



Je suggére de rajouter une pincée de poudre de fleur de pavot... Si l'excés de consomation en est nuisible, c'est tout de même un puissant fortifiant qui donnera au Roy des forces pour lutter et se remettre...
Armoria a écrit:
Elle prit la chemise et la tâta. Mauvaise sueur, en effet. Elle fronça le nez.

Au moins, cette missive nous enseigne que notre Roy est parfois sujet à ce genre d'accès, mais s'en remet fort vite. La dernière fois, les moines l'ont cru aux portes de la mort. Cela écarte la thèse de la contagion, je pense.

Elle se signa, soucieuse d'éloigner cette idée, puis s'approcha de la couche de son souverain, observant attentivement le fin visage aux yeux clos, presque semblable à une mère veillant sur son enfant. En cet instant, sans les masques imposés par la représentation, ne se voyait que son amour pour cet homme auquel elle avait consacré sa vie et pour lequel elle avait fait le deuil d'un bonheur qu'elle savait enfin à sa portée.

Au moins, il respire librement...

Et elle aussi, de s'en être aperçue.

Je le vais veiller, cette nuit. Damisella, pourrez-vous me préparer un fauteuil auprès de sa couche ?
Damisella a écrit:
Elle était soulagée de voir la princesse et la comtesse auprès du Roy et d'apprendre que la princesse veillerait cette nuit la rassura.
Il était si vulnérable ainsi alité, mais il semblait que sa vie ne serait pas en danger.

Elle se hâta de préparer un grand fauteuil pris dans la pièce voisine, apporta un tabouret, les garnit d'épais coussins, prépara une fourrure pour couvrir la princesse.

Que pouvait-elle faire de plus?

Elle remit une buche afin de garder une douce chaleur dans la pièce.
Altea a écrit:
N’étant point de noble ligné, Altea se tenait souvent quelques peut à l’écart du cortège royale. Non loin pourtant, suffisamment proche pour qu’en cas de maladie, de blessure de l’un d’entre eux, elle accoure au plus vite afin de lui appliquer les soins adéquate.
Elle avait décidé ce jour la de vaquer à ses occupations, la visite de la ville de Thiers, voila qui lui semblait intéressant. Après tout, elle était passée mainte fois dans cette ville sans jamais prendre le temps de même visiter la ville.
C’est donc une fois de retour en l’auberge ou elle séjournait depuis quelques temps qu’elle apprit avoir reçu missive de la part de Damisella. Souvenir était alors passé par la, se rapportant en Bretagne, nostalgie, non bien au contraire. Non pour la dame, bien plus pour les souvenir morbide dont elle avait souvenir. La guerre, nul ne la gagnait, tous était perdant, essentiellement ceux qui donnais leur vie pour maintenir une paix virtuel.
Oui, mais avant tout, lire la missive, voila qui n’était pas daigné de sens. La dame était membre des 45, de la gardes d’Armoria, et le message devait avoir grande importance pour lui avoir été transmis ainsi.
Sa majesté malade, il fallait se rendre à son chevet.
Ni une, ni deux, elle sortie donc en trombe afin de rejoindre la cours et son Roy au plus vite.
Un cheval, direction le château ducal ou se trouvait la cours.
Une dernière vérification de sa sacoche et des médications qu’elle contenait.
Il y aurait sans doute ce dont elle aurait besoin au château, mais le doute perdurant, mieux valait prendre ce qu’elle possédait, cela serais plus sur.
Un gallot, Une arrivé en fanfare devant des gardes dubitatifs, qui ne la laisserais sans doute pas pénétrer le château sans l’intervention de la dite Dameisella.


Messieurs, laisser moi donc passer, on à requis ma présence auprès de sa majesté, laisser moi entré. Faite prévenir Dameisella que Dame Altea est arrivé, et qu’elle l’attend afin d’être mené auprès du malade.
Je vous remercie par avance messires.


Voila, plus qu’à attendre qu’on vienne la chercher, et puis, elle pourrait diagnostiquer, du moins elle ferait de son mieux, le mal qui avait envahie le Roy…
--Forrest a écrit:
Forrest, le valet véloce, attendait Altea, après avoir couru en tous sens, en vain. Il s'était posté là ne désespoir de cause, et le garde n'eut pas le temps de piper mot que déjà il l'abordait :

Ah, dame Altea, vous voici, je vous ai cherchée partout... Son Altesse m'a demandé de vous prévenir de demeurer discrète, et ne point sembler inquiète. Venez, je vous guide.

En chemin, il lui expliqua que sur les directives de sa maîtresse, il avait fait préparer une décoction d'écorce de saule, au cas où. Puis il la conduisit jusque vers la chambre, où il l'annonça, restant quant à lui non loin de la porte, pour entendre sa maîtresse si elle l'appelait. Il se doutait que cette nuit, il dormirait devant la porte du Roy et pas de la Princesse : il la connaissait, allez.
Zabouvski_le_jeune a écrit:
Voile noir et opaque sur la capitale auvergnate. Sable sur sable, c'était un curieux contraste. On ne pouvait s'y tromper, Clermont était décidément une ville bien sombre.

Le soir était frais, la brise légère, le silence complet. Ce genre de moment si propice aux questionnements existentiels.

Alors qu'aucune âme ne préférait la compagnie des ombres à celles des femmes et des tavernies, seul un personnage osait encore se promener dans les sombres allées, éclairées par seulement quelques lanternes éparses. Une robe...

D'un pas lent, mais plutôt assuré, l'archevêque de Bourges se dirigeait vers le château ducal. Il tenait à rencontrer le roi : son âme le commandait. Il marchait péniblement - c'était l'épreuve, son chemin de croix - et ne pouvait que ressentir regrets et amertude par rapport à ces évènements...

Ne sachant rien de ce qui se tramait dans les royaux appartements, il ne s'attendait pas à arriver tel un cheveu sur un potage, arrivée inopportune.

Bien innocemment, donc, il chercha à se faire présenter, déclinant à qui le la lui demandait son identité, son rang, sa fonction.
Nebisa a écrit:
Le roy reposait, haletant encore, dans son lit, la camériste préparait de quoi faire tenir la princesse à son chevet alors que l'on annonça l'arrivée de la Damoiselle Altea. Forrest parti à sa rencontre, la Malemort sorti un instant à son tour, pour faire chercher sa besace.

Un garde lui signifia alors que l'archevéque de Bourges se tenait à la porte des appartements Royaux pour rencontrer le Roy... le moment était mal choisit et il était hors de question de propager la nouvelle de la maladie du Roy, pour éviter que la rumeur enfle et devienne ingérable... Le sourcil haussé, la Comtesse de Ségur fit dire au garde d'informer l'Archevéque que Sa Majesté était fort prise et ne pourrait, selon toute vraisemblance, pas lui accorder audience ce jour...
Zabouvski_le_jeune a écrit:
Le roi devait être bien préoccupé, bien tourmenté, pour ne pas accepter visite de ses plus loyaux sujets. Mais l'archevêque n'était pas du genre à insister, il remercia donc le garde, le bénit et se promit d'aller prier pour le bien du bon souverain.
Armoria a écrit:
C'était souvent dans la nuit que se décidait l'issue d'une fièvre. Elle augmentait ou se résorbait.

Altea veilla sur le roi, lui administrant ses soins, assistée par une Armoria qui finit par s'effondrer sur le fauteuil, rompue de fatigue, pour un sommeil léger dont elle s'éveillait au moindre bruit, vérifiant à chaque fois que tout se passait bien, et entrecoupé de cauchemars où elle voyait la mort du Roy. Certains de ces réveils se firent le cri au bord des lèvres, tout juste retenu.

Au petit matin, Altea put leur annoncer, exténuée mais visiblement soulagée, que le Roy se sentait mieux, et que le plus gros de la fièvre était derrière lui.


Merci, mon Dieu...

Elle s'agenouilla et récita une action de grâces.
Damisella a écrit:
Nuit éprouvante, nuit d'angoisse partagées.

Damisella avait assisté les dames de son mieux, leur procurant sièges aussi confortables que possible, chauffant l'eau des tisanes, apportant de légers en-cas.

Au petit matin, toutes étaient épuisées, mais Sa Majesté avait repris conscience, la fièvre était tombée.
Il accepta un lait de poule, se rendormit pendant deux heures.

A son réveil, il n'y paraissait plus.

Il partagea une collation en compagnie de la princesse et de la comtesse, tandis que Dame Altea et Damisella dinaient de leur côté.

Damisella a écrit:
C'est le départ, meubles particuliers, coffres sont chargés dans les voitures .
Valse des valets, Damisella surveille le rangement.

Tandis que les adieux se font dans la cour d'honneur, elle rejoint les écuries ou les palefreniers ont déjà sellé les chevaux.

Lentement le cortège s'ébranle


*A bientôt BA, mon doux pays.*
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