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 Annoblissement en Comté de Forez (Yal)

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Gypsie

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MessageSujet: Annoblissement en Comté de Forez (Yal)   Mer 5 Nov - 0:17

Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Le vieux Comte du Forez n'avait eu l'occasion de mettre pied en Bourbonnais depuis quelque temps déjà. Ses fonctions le retenaient en Provence. Néanmoins, il avait mandé une mutation à Avignon et résiderait désormais à Montélimar, ce qui lui permettrait à l'avenir de se déplacer plus régulièrement jusqu'au BA. Voici de longs mois qu'il attendait ce moment. Une personne qu'il estimait grandement deviendrait son vassal.

Le château de la Roche avait été préparé pour l'occasion. Nombre de domestiques s'affairaient en tout sens. La cérémonie se tiendrait dans la grande salle de réception du donjon. Le Comte sorti de son bain, de fort bonne humeur. Armé d'une serviette, son valet vint lui frotter le dos. Lorsqu'il fut sec, il revêtu l'un de ses plus beaux costumes. S'appuyant sur sa crosse primatiale, l'archevêque se rendit alors dans la salle principale du castel afin d'accueillir le futur seigneur, le héraut, son poursuivant ainsi que de potentiels invités...
Yal a écrit:
[Dans une chambre du Château]

Depuis deux heures, Yal se préparait. Après un bon bain, il avait changé à peu près six fois de vêtements, ne sachant s'il devait mettre son foulard ou son chapeau, si mettre sa cape n'était pas déplacé. Il était tout simplement stressé et espérait bien faire honneur à son vieil ami, Comte de Forez. Un anoblissement, cela n'arrivait pas tous les jours. Fallait-il qu'il porte ses galons de Sergent-chef... Des questions lui traversaient l'esprit pour la première fois, sûrement la tension de l'événement approchant. Il finit par se décider et enfila son plus beau mantel et ajusta son chapeau assorti. Il prit un grande inspiration et quitta la chambre pour se diriger vers la grande salle de réception du Château.

[Grande Salle de Réception]

A l'approche de la salle de réception, la tension et l'agitation étaient quasiment palpables et les domestiques s'affairaient comme des fourmis, c'était impressionnant. En arrivant devant la grande porte, il sentit son cœur s'accélérer, il ralentit le pas quelques instants puis entra d'un pas décidé à l'intérieur de la magnifique pièce. La pièce était somptueusement décorée, de beaux lustres pendaient du plafond et de jolis meubles était disposés aux quatre coins de la salle, sans compter les tableaux, armoiries et trophées qui ornaient les murs.

Il aperçut son ami Kad et s'approcha de lui pour le saluer.


Salut m'sieur le Comte, comment vas-tu?

Il lui adressa un clin d'oeil
Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Cette dernière trempette l'avait revigoré. Pour sur qu'il viendrait squatter les lieux de temps à autre. En surplomb du fleuve, le château offrait une vue imprenable sur la Loire et les environs. Le vieil homme reconnu son ancien et fidèle ami. Il lui rendit son clin d'œil puis rétorqua :

Je suis en pleine forme ! La Garde épiscopale se porte plutôt bien. Le train train habituel. Que je suis heureux de me trouver ici à tes côtés. Voici des mois que nous n'avons eu la possibilité de nous croiser.

Le comte fit mander que l'on apporte quelques rafraichissements et amuses bouche. Réchauffé par l'excitation, il déposa sa mitre sur la table. Cette cérémonie lui rappelait son anoblissement, quelques années plus tôt, lorsqu'il avait été fait seigneur d'Agonac, en Périgord. Il ne parvenait à oublier l'émotion qui l'avait alors étreint.

Et toi, comment te portes tu ? Moulins est elle sous contrôle, Sergent Chef ? ajouta t'il un ample sourire accroché aux lèvres...
Yal a écrit:
Il constata que la longue séparation n'avait pas fait perdre ses bonnes habitudes au Comte, ni son humour d'ailleurs.

Et bien ça peut aller. Moulins est en effet sous bonne garde même la Coba est en proie à quelque agitation ces temps-ci. Rien de grave rassure-toi. Je suis moi aussi ravi que l'on se retrouve enfin, depuis le temps...

Je me demandais parfois si l'un de nous n'allait pas mourir de vieillesse avant que ça n'ait lieu
ajouta-t-il en sifflotant.
naluria a écrit:
Auvergne avait été invitée sur les terres du Comté du Forez par le Comte Cyril Kad d'Azayes.

Lorsqu'elle avait prit connaissance de la missive envoyé par icelui, la jeune héraut fut heureuse d'avoir de ses nouvelles car cela faisait bien trop longtemps qu'on ne l'avait vu.

Elle s'était habillée chastement pour l'occasion, nullement de corset à la poitrine rebondit pour l'homme d'église. La jeune femme ne souhaitait pas être l'âme du Sans Nom.

Arrivée sur les terres du Comte, un garde apparu pour l'escorter sur les terres de La Roche sise en Forez, un unique page vint la chercher et la guider dans les couloirs. Elle regarda l'architecture, l'intérieur du château, elle sourit, il faudrait une femme dans cette demeure, mais si elle avait bien compris, l'octroyé était un soldat, comme elle, donc jamais là.

Elle entra dans la pièce où devait se dérouler la cérémonie. salua les deux hommes d'un sourire et s'approcha.
Martymcfly a écrit:
C’était la première chose qu’il avait vu. Cette patente. Il en avait sourit car tout avait été resté secret. Aussi lorsqu’il reçut l’invitation du Sergent Chef Yal, il en fut ravi et honoré d’être invité.

Le Duc de Billy savait parfaitement où se trouvait le Comté de Forez. A force de consulter ses cartes dans le bureau de son Héraut de Chef, il commençait à bien connaître les routes et les seigneuries du Bourbonnais-Auvergne.

Depuis Clermont il avait prit la route pour se rendre dans le château de Monseigneur Kad. Il ne savait pas si sa Chef allait venir bientôt mais il l’espérait. Cette demande d’anoblissement n’avait que trop duré.

Voilà donc que les murailles de Forez qui se dressent devant lui. Le carrosse aux couleurs de Billy pénètre dans l’enceinte et Marty en descend, pressé d’être arrivé et d’assister à l’échange de serments d’allégeance entre le suzerain et son futur vassal.

A peine arrivé, il fallait déjà repartir ! Pour se rendre sur les terres de La Roche. Forcément… Nouvel équipage, escorte… Enfin !

Et Auvergne était là également, élégamment vêtue, comme toujours, quoique sans un corset qui lui moulait ses généreuses formes. Tant pis, il lorgnerait sur autre chose pendant l’anoblissement.

Inclinaison de tête envers l’hôte et le futur nouveau seigneur.
Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Kad opina du chef lorsque Yal lui répondit. Effectivement, cette anoblissement, ils en discutaient depuis des lustres sans avoir une seule fois trouvé l'occasion de concrétiser leur volonté d'être unis par les liens vassaliques. L'un comme l'autre se trouvaient tantôt en retraite, sur les routes, ou encore en mission... Le primat allait rétorquer lorsque furent annoncées les venues successives du Héraut et de son Poursuivant. Le Comte se retourna et les accueillit avec un entrain significatif :

Auvergne, Votre Grâce, bienvenue en Forez.

Il avait connu Naluria plus légèrement vêtue. Un sourire naquit en le coin de sa bouche. Il devait faire fort frais pour que le Héraut soit habillé ainsi. La vision du Duc de Monfort-Balmyr, qui avait été son suzerain peu de temps auparavant, lui rappela que ce dernier l'avait contacté récemment au sujet du décès de Feue MarieXVI... Une affaire préoccupante qu'il faudrait régler dans les jours à venir. Le comte se promit d'y penser...

D'un hochement de tête, il intima aux serviteurs de débarrasser les nouveaux venus.


Mes excuses pour les délais, il est vrai que cette cérémonie d'hommage n'a que trop duré. Je vous remercie de vous être déplacés.
linoa a écrit:
On l'avait invité à la cérémonie d'annoblissement de son ami, elle ne connaissait pas l'endroit, jamais elle n'était venue. Elle était génée, elle s'était présentée à la grille, on l'avait conduite jusqu'ici, la porte était grande ouvertes pour les convives sachent qu'elle salle était la bonne.
Elle s'avança, dans les premiers arrivants, elle rougit de gène et s'avança d'un pas peu sure d'elle.


Reconnaissant son ami, elle sourit, un peu plus confiente et s'avança, Yal! quel plaisir de te voir! Surtout pour un évènement tel que celui ci! J'en suis heureuse pour toi, comment vas tu?

Elle remarque derrière son camarade, un homme qu'elle ne connaissait point, elle piqua un fard, ce devait être sa demeure, aveuglée par la joie de trouver une personne qu'elle connaissait, elle se retourna et aperçu le duc ainsi qu'Auvergne.
Elle se sentit sote et se retira rapidement en une révérence.
Yal a écrit:
Le Sergent-chef, en tenue de civil, aperçut une Dame accompagnée entrer dans la salle et réalisa qu'il s'agissait du Héraut. Quelques secondes plus tard le Duc de Billy entra et s'inclina. Il fit un signe de tête à Monseigneur Kad et s'approcha des nouveaux venus.

Dame Naluria je présume, j'ai entendu parlé de vous mais nous ne nous sommes jamais croisés. Je m'appelle Yal, ravi de vous rencontrer.

Puis il se tourna vers le Duc.

Bonjour Marty, quel plaisir de te voir ici. Je suis enchanté que tu aies répondu à mon invitation. Comment vas-tu?

A peine eut-il terminé sa phrase que Linoa fit son entrée à son tour et vint le saluer. Il était ravi de voir qu'elle aussi avait accepté son invitation.

Linoa ! Je suis ravi que tu sois venue. Comment se porte la jeune mariée?

Il ne savait plus où donner de la tête mais la joie le submergeait.
naluria a écrit:
Le futur octroyé vient saluer l'héraut puis Marty qui la suivait et qu'elle n'avait pas entendu.

Enchanté Messire Yal. Pour ce qui est d'avoir entendu parlé de moi, je n'en doute pas vu ma force vocale.

Auvergne sourit, laissa l'homme saluer Marty et une jeune femme qu'elle avait déjà apperçue, mais elle ne savait plus où.

Les discussion finie, elle s'excusa auprès d'eux.


Excusez moi, je vous l'enlève.

Elle lui prit le bras, l'emmena en face de Kad puis elle le lâcha afin de se placer face à lui près du Comte du Forez.

Messire Yal, veuillez ployer genou je vous prie.

Le Comte du Forez vous demandera si vous acceptez les terres de La Roche, vous accepterez ou non.

Si vous l'acceptez, vous prometterez d'apporter justice, protection et subsistance aux habitants de ce fief.

En suite vous pourrez prêter serment.


Auvergne sourit.
Yal a écrit:
Yal suivit Naluria sans broncher jusque devant Kad. Il écouta Naluria lui indiquer la marche à suivre et s'exécuta. Il ploya le genou gauche, posa ses deux mains sur la cuisse droite, baissa la tête et attendit.
Martymcfly a écrit:
Votre Grandeur merci de vos voeux de bienvenue. Votre Comté est magnifique en cette saison, je ne regrette pas d’être venu.

Sourire respectueux.

Tu croyais que je n’allais pas venir mon cher ?! dit-il à Yal qui le saluait. Allez allez ! la cérémonie va commencer…

Et voilà qu’en effet Auvergne dicta la marche à suivre. Silencieusement, le Duc de Billy écouta, sourire aux lèvres, tête tournée vers le Comte de Forez, tandis que le Sergent Chef de Moulins avait ployé le genou.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Annoblissement en Comté de Forez (Yal)   Mer 5 Nov - 0:19

Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Regardant avec un léger sourire, Kad poursuivit :

Mon ami,

Je te tiens en très haute estime. Lorsque nous nous sommes rencontrés, la première fois, j'ai tout de suite su que tu étais un grand homme. Je sais que je peux compter sur toi en toute circonstance, que tu seras toujours la pour me soutenir et m'épauler en ces de besoin. Tu sers le Bourbonnais avec une fidélité irréprochable. Pour toutes ces raisons, je désire te remercier et t'octroyer la seigneurie de La Roche, fief de mon Comté du Forez.

Acceptes tu ceci ?
Ingeburge a écrit:
[Dans une auberge quelconque sise dans un patelin à la frontière dauphinoise]

Elle tourna la tête vers l'homme qui venait de s'exprimer tout haut. Sourcil haussé par la perplexité, elle le regarda un instant, détaillant sa mise modeste mais correcte. Elle décida derechef que l'homme devait être honnête et peu enclin à conter des fables, et que ce qu'il venait de dire devait être exact. Elle se mordit les lèvres un instant, geste caractéristique trahissant une réflexion intense chez elle puis, elle regarda à nouveau vers son tranchoir.

Ainsi donc il était en ses terres! Pour une coïncidence, c'en était une. Elle-même allait entrer en Bourbonnais-Auvergne pour découvrir enfin l'une de ses nouvelles paroisses. Oui, la coïncidence était vraiment extraordinaire... Depuis quand ne l'avait-elle vu? Depuis Aix où il l'avait escorté, elle n'avait eu ensuite que de vagues échos de son voyage de retour marqué par une attaque et la perte de... Elle fronça les sourcils puis haussa les épaules. Elle ne voulait pas y penser.

Tout de même... Elle leva les yeux vers son secrétaire, se pencha vers lui et murmura quelques mots. Ce dernier acquiesça avec détermination et se leva pour aller à la rencontre de l'homme qui avait tant intrigué sa maîtresse.
Quant à elle, elle se dirigea vers la porte de l'auberge. Les chevaux avaient été changés et le nouvel attelage piaffait d'impatience. Elle monta en voiture, attendant un peu anxieusement d'être rejointe par son secrétaire. Celui-ci arriva bientôt et lui confia ce qu'il avait pu tirer de l'homme. Un sourire éclaira le visage d'Ingeburge. Plusieurs instructions furent données.

Le convoi s'ébranla lentement avant de gagner en allure et filer vers le Forez. Après tout, Montbrison où elle devait se rendre se trouvait justement sur le fief du vieux croûlant, elle ne ferait donc pas un grand détour. Elle resta néanmoins songeuse, son secrétaire lui ayant appris que le Primat de France se trouvait à la Roche et non en son château.

Elle finit par s'endormir.




[La Roche donc]

Elle avait mis pied à terre et regardait autour d'elle avec circonspection. Les dernières informations glanées en chemin confirmaient la présence du suzerain en la seigneurie de La Roche, elle ne craignait donc pas de manquer celui-ci. Non, elle avait l'air un peu ailleurs car elle se trouvait idiote. Elle était d'ailleurs en train de se morigéner. Encore une fois, elle avait suivi son mouvement premier, elle n'avait pas réfléchi. Elle avait fini par apprendre la raison de la présence de Cyril en ces lieux mais elle était déjà parvenue au village quand la nouvelle lui fut communiquée. Vaguement contrariée contre elle-même, elle avait tout de même poursuivi sa marche en avant se disant qu'après tout, maintenant qu'elle était là, autant pousser jusqu'au château. Ce qu'elle fit. Et là, devant l'imposante bâtisse seigneuriale, elle s'interrogeait à nouveau. Son intempérance coutumière l'avait encore piégée.

Une petite brise fraîche la fit frissonner et la ramena à la réalité. Elle serra les pans de sa mante de velours noir contre elle et avança avec détermination à travers la cour. Elle serait ridicule de faire demi-tour alors qu'elle avait fait tout ce chemin. Et les langues marchant activement dans n'importe quel village de France ou de l'Empire, le maître des lieux ne manquerait pas d'être informé de la venue à la Roche d'un important équipage frappé d'armoiries étrangères. Et quand on lui aurait détaillé le nombre de chariots suivant le carrosse, le nombre de gardes épiscopaux et personnels entourant le tout, il saurait reconnaître la propriétaire dudit équipage. Et elle en serait quitte pour des explications alambiquées et assurément foireuses. Autant assumer ses conneries jusqu'au bout.

C'est donc une princesse toute vêtue de soieries noires, confuse à l'intérieur mais hautaine et moqueuse à l'extérieur et de surcroît pas invitée qui fit son entrée dans le salle de réception du Château de la Roche. Elle y vit plusieurs personnes qu'elle ne connaissait pas et adressa quelques signes de tête en guise de salut. Elle demeura au fond de la pièce car l'homme se trouvant en face de Cyril veanit de s'agenouiller. La cérémonie d'anoblissement venait de commmencer, il était plus que temps qu'elle se tienne tranquille.

Et c'est donc tranquillement que son regard clair fixa Cyril, un sourire indéfinissable flottant sur son visage.
krups a écrit:
Krups arriva devant la grande porte de la demeure. Il connaissait l'endroit de nom pour l'avoir relevé sur les cartes d'état major.
Quelle avait été sa surprise lorsqu'il avait ouvert la missive de se voir convié à l'anoblissement de son chef ; Lui un simple brigadier de caserne, se retrouver en compagnie de comtes, ducs, barons et autres grands de ce monde, cela le mettait mal à l'aise.

Il avait demandé à sa "cour" à la caserne de l'aider à choisir son habillement pour cette grande cérémonie ; Et maintenant le voila au pied du mur, ou de la porte plus exactement.

Un domestique lui ouvre et le conduit aux travers de couloirs richement décorés jusqu'à la grande salle. Il lui ouvre cette dernière porte en s'effaçant, et Krups se trouve plongé au cœur de la réception. Il est très intimidé et se réfugie derrière une des colonnes.

Au passage, il croise le regard de son sergent chef et le salut respectueusement. Il reste au loin, ce dernier est en compagnie d'un personnage central, qui se doit d'être le seigneur des lieux.

Krups reconnut le duc de Billy, qu'il avait croisé dans des tavernes de Moulins. Il le salua également.

Mais il ne se décidait pas à quitter son refuge, il se sentait comme un poisson hors de l'eau au milieu de ces personnages importants.
linoa a écrit:
Auvergne qu'elle avait aperçu quelques fois, prit Yal par le bras et la cérémonie commença. Elle aurait voulu lui répondre que le mariage n'avait eu lieu à cause d'un diacre qui s'était moqué d'eux jusqu'au bout mais que demain dans le milieu de l'après midi l'aumonière de la COBA leur ferait l'honneur de les unir.
Elle avait eu son accord dans la journée ainsi, elle avait retrouvé le sourire rapidement.
Elle était fatiguée de ces derniers jours et du voyage que son fiancé et elle faisait, aussi cacha t'elle un baillement peu respectueux.

La jeune femme écouta ce qu'il se passait, ils étaient peu pour le moment, tient un nouvel arrivant, elle reconnu les galons du brigadier mais là aussi elle ne l'avait que croisé.
Il était aussi rouge qu'elle, surement que lui aussi se demandait où était sa place.
Elle ne disait mot, contre un mur elle aussi, le regard sur la grande salle et sur les personnes présentes, essayant de faire fonctionner sa mémoire.
Elle n'avait reconnu qu'habits et distinctions ainsi que l'héraut du BA. un duc, un comte, un brigadier, son "Yalounet" comme elle aimait l'appeler, elle sergent chef...et une dame inconnue qui était entrée et deumeurait près de la porte, richement habillée, un air supérieur, cela ne plaisait guère à Lin...

Elle détourna son visage et se reconcentra sur ses visages et distinctions, ne perdant aucunes miettes des paroles qui se disaient.
Cindelle a écrit:
Cindelle après avoir reçu la magnifique colombe que lui avait envoyer son vieil ami s'empressa de vêtir sa plus belle robe et demanda a un écuyer de la conduire à la seigneurie de la roche ...

Elle ne savait pas du tout ou cela pouvait bien être mais l'idée de revoir Yal l'enjouait ...
Le Paysage défilait , son bras lui faisait encore beaucoup souffrir et ses récentes opérations ne simplifiait pas le voyage ...

Arriver à la cérémonie elle se mis dans un coin silencieuse visiblement en retard et chercha yal du regard ...
Yal a écrit:
En entendant les mots du Comte, Yal releva doucement la tête, prit conscience de l'importance du moment et répondit, regardant son ami droit dans les yeux.

Monseigneur et ami Kad, je suis autant enchanté qu'honoré d'accepter ta proposition.

Il marqua un temps d'arrêt, ne sachant s'il devait ajouter quelque chose.

J'espère ne jamais te décevoir et je ferai de mon mieux pour te soutenir en toutes circonstances.
Cyril Kad d'Azayes a écrit:
De nombreuses personnes venaient de franchir le seuil de la salle principale. Des proches de son futur vassal qui étaient plus que les bienvenus dans le château de celui qui serait sous peu le Seigneur des lieux. Le comte aurait souhaité les accueillir, les inviter à se mettre à l'aise, considérant les amis de son ami comme ses propres amis. Ah, l'amitié Aristotélicienne... Néanmoins, conscient que l'on approchait du cœur de la cérémonie, il se focalisa sur sa tâche et l'hommage liant le suzerain au vassal. Tous auraient l'occasion de discuter autour d'un verre sitôt l'anoblissement achevé.

Aussi venait il de balayer l'assistance du regard lorsqu'il aperçu la princesse. Il s'immobilisa un instant. Les mots restaient noués en sa gorge. Non qu'il ne s'attende à une telle venue, qu'il espérait d'ailleurs, tout comme celle de Tibère, les deux prélats connaissant bien les lieux pour les fréquenter de temps à autre, refaisant tantôt l'histoire au cours de discussions sans fin, polémiquant sur quelques affaires Romaine ou encore, partageant simplement une chopine.

Son visage s'éclaira. Il était heureux de savoir Ingeburge non loin de lui en ce moment festif. D'autant plus qu'il n'était plus en possession du porte bonheur auquel il accordait tant de valeur. Cet objet, si insignifiant d'apparence, mais d'une valeur inestimable. Rendant un sourire sincère, empli d'une joie non dissimulable, il scruta l'archevêque de Lyon d'un regard appuyé, lui témoignant sa satisfaction de la voir icelui. Ne manquait plus que l'archevêque de Narbonne et sa sœur, Wiatt, auxquels il souhaitait tout autant présenter Yal.

Conscient que l'on attendait qu'il poursuive, le comte reporta son attention sur le sergent major. Il échangea un regard avec Auvergne et Sa Grâce Martymcfly puis rétorqua :


Es tu prêt à être mon homme sans réserve ?
Bettym a écrit:
A son arrivée, l'accueil fut des plus charmants. Un des serviteurs la voyant vêtue de braies n'avait pas hésité à l'accompagner à une des chambres du château pour qu'elle puisse se préparer et mettre une toilette digne de ce nom pour pareille cérémonie.

Une fois prête, elle avait suivi une soubrette jusqu'à la salle où se déroulait la remise de titre. Elle prit place au fond de la pièce, saluant de la tête les personnes qu'elle connaissait et écouta ce qui se disait.
Yal a écrit:
La cérémonie d'anoblissement avançait quand Kad sembla absent l'espace de quelques instants. Ce dernier avait posé son regard sur quelqu'un que lui ne pouvait voir, certainement une femme se dit-il. Comme il avait entendu du mouvement dans son dos depuis qu'il avait ployé le genou, Yal en profita pour jeter un œil derrière lui, et son regard croisa celui de Cind qui était adossée au fond de la pièce. Un sourire se dessina sur la bouche du futur octroyé, adressé à son amie tandis qu'il remarqua la présence de son Brigadier Krups. Ses amis s'étaient déplacés pour l'occasion et ça lui faisait chaud au cœur. Bettym venait d'entrer mais il n'eut le temps de croiser son regard et lui faire un sourire que la voix de Kad résonna et capta de nouveau son attention.

Es tu prêt à être mon homme sans réserve ?

Le regard de Yal se porta de nouveau sur le Comte. Il acquiesça de la tête, le regard plein d'assurance.

Je le suis. Tu peux compter sur moi.
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MessageSujet: Re: Annoblissement en Comté de Forez (Yal)   Mer 5 Nov - 0:20

Cindelle a écrit:
Cindelle lui sourit sans rien dire ... Il était comme dans ses souvenirs , si élégants et voila que maintenant il allais être anoblis ... Elle était fière de lui et avait hâte de pouvoir lui reparler comme au bon vieux temps ...
Apolonie a écrit:
Peu présente pendant la semaine, elle était restée chez elle, enfermée, réfléchissant aux suites à donner à sa vie... Bientôt la libération, et elle ne savait toujours pas où la conduiraient ses pas. La plaie recousue la démange à peine désormais, et elle a hâte de prendre la route, mais pour faire quoi ? Pendant ces quelques jours de réflexion les missives s'étaient entassées devant sa porte... Enfin elle se décide à les ouvrir et le sourire s'étire sur ses lèvres quand elle reconnait l'écriture de Yal. Son ancien sergent-chef, à l'origine de la blessure qui l'avait tenue coincée à Moulins pendant plus d'un mois et demi, se faisait donc anoblir. D'une pensée fugace elle effleure sa propre cérémonie d'anoblissement, et se rappelle combien elle avait apprécié d'être entourée des siens alors qu'elle se liait à sa suzeraine, engagement des plus forts entre deux personnes... Et sursaute en se disant que peut-être elle sera en retard. Vérifie la date, le lieu... Non, elle pourra y être. Suffit qu'elle se dépêche. En revanche, pas le temps de jouer à la midinette. La tenue sera sobre, pas de robe ni de frous frous qui ralentiraient la course de l'étalon, elle revêt la tenue qui après tout lui sied le mieux. Femme d'armes autant que diplomate, les braies d'un cuir de belle facture et la chemise fine de cérémonie s'enfilent, le noir rehaussant l'azur de ses yeux. La tignasse une fois apprivoisée se tresse habilement, nouée par un ruban assorti. L'épée est ceinte, bien entendu, les dagues aux armoiries d'Orval trouvent leur place dans les liens de cuir qui les retiennent sur ses cuisses. La cape, retenue par un saphir discret, complète l'habillement sobre de la demoiselle. Et enfin elle prend la route. Bettym et Sa Grace préférée sont déjà devant, mais Jean-Eudes, étalon gascon acheté pendant sa première convalescence au Sud, parcourt facilement la route jusqu'au Forez.

Le nom titille sa mémoire. Elle l'a déjà entendu, mais il lui faut un certain temps avant de mettre un visgae sur ce nom. Bien sûr, c'est le comté du frère de Wiatt. Elle se souvient d'en avoir parlé avec elle lors d'un thé au troubagite de Vendome il y a ce qui lui semble une éternité. Jalonné de souvenirs, le paysage défile rapidement, et très vite elle est en vue du chateau où semblerait-il se déroule la cérémonie. D'un saut vif, ses facultés physiques enfin retrouvées, elle rejoint le sol, confie sa monture à un palefrenier et cherche où peut bien se dérouler l'anoblissement. Pas très en retard mais pas en avance elle repère cependant quelques têtes connues, et s'empresse de les rejoindre, tout en restant à distance. Une cérémonie n'est pas un salon de thé et si elle est ravie de se trouver là, elle veut surtout se concentrer sur le futur anobli.

La pupille fouine jusqu'à les trouver. Le comte et son ami. La cérémonie débute tout juste, elle s'appuie contre un mur, masquée par l'ombre, les doigts en glissement furtif sur ses armoiries. Yal est à genoux maintenant, les paroles rituelles résonnent dans la pièce, et le sourire se forme naturellement. Apolonie trouve cela assez ... étrange, sa présence ici, que beaucoup ne comprendraient pas, comme ils ne comprennent pas son amitié avec Kory. Deux auvergnats qui l'avaient pourtant traversée avec leurs lames... Obéissant à des ordres iniques. Se souvient du moulinois qui regrettait son geste, présentant des excuses pendant des jours, avant finalement d'en rire avec elle, parce que la rancune est un sentiment qui ronge, stérile et inutile. Et d'ailleurs, plutot que de divaguer sur le sujet, elle concentre sa pensée sur ce qui se déroule devant elle, la tête légèrement inclinée.
Cindelle a écrit:
Cindelle observait la scène de loin ... Elle regardait ici et la , cherchant du regard des têtes connus , elle reconnu sans mal Marty et Bettym , un sourire vint ce dessiner sur ces lèvres ... Elle allais s'approcher d'eux quand elle vu entrer Apolonie dans une tenue bien peu féminine ...

La colère et la haine l'envahissait peu a peu , elle se dit "qui a bien pue l'invité celle la", Elle savait que son père aurait bien aimer, qu'elle profite de l'occasion pour lui servir sournoisement un grand verre d'arsenic ... Mais sont état actuel ne lui permettait pas de faire quoi que ce soi ...

Cindelle se retint donc d'aller saluer ses vieux amis ... Elle revint déposer ses yeux sur yal toujours adosser a son mur ... Quand une terrible douleur vint la transpercer comme l'épée quelques jours plus tôt... Sa blessure c'était légèrement étirer et oui il n'y a pas idée de rester debout si longtemps on l'en avait prévenu de ne pas quitter le lit ...

Cindelle fit mine de rien , elle grimaça légèrement garda sa main sur le bandage et ce faufila discrètement dans un coin sombre pour s'assoir au sol... Ce n'était surement pas chose a faire durant une cérémonie, mais elle ne souhaitait pas en déranger le bon déroulement de celle ci...

Ainsi calé, elle ferma lentement les yeux pour tenter de faire passer la douleur, écoutant chaque mots que prononçait yal , elle aurait reconnu sa voix entre mille ...
Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Le comte ouvrit alors son vieux livre des vertus pour l'hommage :

Yal, il te faut à présent prêter serment sur les Saintes Ecritures Aristotéliciennes.

Jures tu sous le regard Très Haut et ses deux prophètes, Aristote et Christos, fidélité (obsequium), aide, service armé (auxilium) et conseil (consilium) ? Promets tu de veiller sur les terres de La Roche, de les administrer en bon Seigneur ?
Yal a écrit:
Le moment de prester allégeance était venu, Le sergent-chef s'était projeté sur ce moment maintes fois et là sa gorge se noua. Il dut déglutir deux fois avant qu'un mot ne sorte de sa bouche. Puis il se lança enfin.

Moi, Yal, devant témoin et sur les Saintes Écritures, jure allégeance à sa Grâce Cyril Kad d'Azayes, Comte de Forez, je le déclare mon suzerain et moi son vassal fidèle jusqu'à ce que sonne le glas de mon existence.
Je fais la promesse loyale devant Aristote de lui rester fidèle, d'engager tous les moyens à ma disposition pour l'aider et le conseiller en cas de nécessité ou sur sa demande. La lame de mon épée lui sera toujours loyale et aussi longtemps qu'elle sera mienne, dévouée à sa cause.

Je ferai de mon mieux pour administrer les terres de La Roche en bon Seigneur.
Cyril Kad d'Azayes a écrit:
Kad fut soulagé que cette cérémonie trouve son épilogue. Enfin, presque... Tant de préparation, de dates repoussées. Elle resterait dans les annales. Le comte se massa la joue, brassant le poil de sa barbe d'un air plus que satisfait. Il répondit alors :

En tant que suzerain, je te promets de te protéger, et de te porter secours, ce en tout temps et toute circonstance.

Sondant les poches de son mantel, un sourcil s'éleva pour se baisser rapidement. Il n'avait point égaré le présent propre au fief, qui avait appartenu aux précédents seigneurs.

Yal, je te remets cet anneau. Il représente la subsistance que je t'accorde en ce jour, soit le fief de La Roche.


Déposant ses mains sur les épaules du Sergent Chef, il l'invita à se relever. Il observa son ami d'un air grave qui s'estompa bien vite au profit d'un franc sourire. Il vint alors effleurer des lèvres celles de Yal dans un baiser de paix, scellant l'allégeance et ayant valeur de contrat.

Le vieil homme se recula ensuite puis se tu, laissant la parole au Héraut ainsi qu'a son poursuivant.
Yal a écrit:
Le nouvel octroyé regarda son nouveau suzerain sortir une belle chevalière. Il se releva et rendit son sourire à son ami, son regard ne quittait l'anneau alors que le Comte glissait l'anneau à son annulaire droit. Puis il vit le visage de Kad s'approcher dangereusement du sien, esquissa un mouvement de recule mais se ravisa dans l'instant, cela devait faire partie du protocole. Il se fit embrasser sur la bouche par son suzerain, il ne s'y attendait pas et se sentit quelque peu mal à l'aise. Le Comte recula d'un pas et attendit. Yal resta de marbre et attendit lui aussi.
Cindelle a écrit:
Cindelle qui avait ouvert les yeux un instant au mot anneau, elle fut quelques peu surprise par la baiser donner par l'homme devant yal ... Elle fit une grimace puis ce dit que yal avait enfin trouver la femme de ses rêves ... Elle rit en son intérieur ,mais resta tout de même un peu dégouter de ne pas être a la place de celui-ci , elle se releva lentement en maintenant sa plaie ...

Un grand silence envahissait la salle , elle se dit que peut être la cérémonie était fini ... Elle observa les deux hommes ... Et attendit la suite ...
Ingeburge a écrit:
Alors qu'elle tâchait de se concentrer sur l'événement qui se déroulait devant elle, elle sentit comme un poids sur elle et elle tourna la tête vers une femme la jaugeant d'un air réprobateur. Celle-ci détourna le regard aussitôt et Ingeburge haussa légèrement les épaules, résignée. Elle était habituée à être jugée défavorablement et cela faisait longtemps qu'elle en avait pris son parti. Même, elle s'en délectait car comme elle disait souvent, elle aimait à ce que l'on voit en elle ce qu'elle voulait bien montrer. Son sourire moqueur s'en accentua d'autant.

Alors qu'elle se focalisait à nouveau sur le pacte qui allait sceller les liens nouveaux entre l'homme agenouillé et le Comte du Forez, le regard d'Ingeburge accrocha quelques secondes celui de ce dernier. La moquerie disparut instantanément des prunelles claires de la Princesse. L'échange visuel fut bref mais elle en fut décontenancée... elle fronça finalement les sourcils. Certes elle s'était adoucie en fixant son ami mais tout de même, elle était plutôt fâchée contre lui. Le vit-il? Elle ne le sut car il se contenta de lui dédier un sourire plutôt resplendissant du genre la magie du blanc. Sa contrariété à elle s'en accrut, forcément. Elle retint un soupir et Cyril poursuivit enfin son échange avec son futur vassal.

Mais elle était distraite et observa à nouveau les personnes présentes. Deux autres femmes étaient arrivées mais elle ne les connaissait pas plus que les autres. Elle sentit comme une tension gagner l'endroit mais elle ne s'en formalisa pas.
Elle reporta son attention sur Cyril qui venait de remettre un anneau ouvragé à son vassal.Elle reconnut bien la prévenance du Comte, il savait toujours penser à tout. Il donna ensuite l'accolade et le baiser rituels. Il en avait terminé avec ses premiers devoirs de suzerain à l'égard du nouveau seigneur de La Roche. Elle-même avait récemment anobli un ami, elle savait combien ces moments particuliers et uniques étaient précieux.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Annoblissement en Comté de Forez (Yal)   Mer 5 Nov - 0:21

Apolonie a écrit:
Toujours dans l'ombre, à l'écart. Elle a suivi l'échange de serments, le baiser vassalique. Se souvient de celui de Johanara, qui ressemblait plus à un baiser qu'au scel d'un contrat qui les liait. La lueur d'étonnement dans les yeux du sergent chef lui arrache un sourire amusé. Manifestement, le comte ne l'avait pas prévenu du complet déroulement de la cérémonie. Un anneau comme signe du fief. D'un doigt vagabond elle frôle la dague sur sa cuisse droite, longue, tranchante et aux armoiries d'Orval, cadeau de sa suzeraine. Dans la petite assemblée réunie pour assister à un évènement majeur de la vie du sergent chef moulinois, quelques mouvements, auxquels Apolonie ne prête aucune attention. Le temps semble se figer tandis qu'on attend que le héraut fasse son office, pendant lequel elle étudie un peu mieux les présents. Hésite à reconnaitre une Provençale... Serait-ce elle qui les avait accueillis à Aix, quand elle était encore sentinelle ? Moue dubitative sur minois concentré, et finalement laisse la question en suspens, se focalisant sur Yal.

Ainsi il y aura un noble moulinois de plus. C'est qu'on va finir par prendre la ville pour un repère de nobliaux, si ça continue. Elle sourit en pensant à ses derniers moments là-bas, le départ est proche et elle sait que l'absence sera terriblement longue. Laisser le siège de bourgmestre à quelqu'un d'autre qui, elle l'espère, ne mettra pas à terre les efforts fournis, et voir la ville se dépeupler avec le départ massif de leur petit groupe... Se demande si Yal sait que tout le monde s'apprête à prendre la route... Et sourit en se disant qu'elle l'aura vu un peu, même de loin, avant de le laisser à Moulins.

Dans une inspiration calme, elle se redresse, ajustant sa position contre la paroi, pour mieux suivre le reste de l'anoblissement, se demandant s'ils auront l'occasion de discuter un peu ensuite. Se disant aussi qu'elle n'aurait rien de spécial à faire, à part marquer sa présence, en soutien à son Tueur préféré. Et puis d'un pas furtif et glissant elle se rapproche de Marty et Bettym, discrètement. Ils pourront peut-être faire la route du retour ensemble.
naluria a écrit:
Les personnes affluaient dans la pièce, la plupart inconnu jusqu'à l'arrivée d'Apolonie qui la fit sourire. La cérémonie se déroulait bien, Yal prêtait serment avec ferveur. Le baiser de paix effectué, il ne restait plus qu'à Auvergne de sceller le contreseing et clore la cérémonie.

J'entends bien les serments ce jour échangés dont je suis témoin.
Messire Yal, dorénavant Seigneur de La Roche..
A Moi !

Par ce contreseing et ce blasonnement vous êtes officiellement reconnu seigneur de La Roche. Puissiez vous faire honneur à la Noblesse en général et à vostre suzerain en particulier.

Portez ostensiblement vos couleurs et veillez au Vivre Noblement. Gagez que j'y veillerai personnellement

Avec toutes mes félicitations.


Naluria pris le contreseing, le déposa sur le pupitre puis fit couler la cire avant de déposer son sceau délicatement.

Citation :
Par la présente, Nous Naluria Marthun Vaast, Héraut du Bourbonnais Auvergne faisons acte de la demande de Monseigneur Cyril Kad d’Azayes, Comte de Forez, quant à l'octroi d'une seigneurie se trouvant sur ses terres de Forez Sise au fief nommé La Roche à Messire Yal.

Apres recherches héraldiques dument entérinées, le Fief de La Roche est bien seigneurie du Comté de Forez.
Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à ladicte seigneurie est : Blason en partie. Partie en 1 de sable étoilé d'argent au lion de meme brochant et en 2 d'or au 3 fusées de gueules posé en fasce. , soit, après dessin :



Pour compléter le présent dossier, voici une lettre manuscrite de Monseigneur Cyril Kad d’Azayes, Comte de Forez, attestant de la volonté d'octroi d'une seigneurie à Messire Yal :
Kad a écrit:

    En ce vingtième jour du mois de mars de l'an 1456,

    Au Héraut du Bourbonais Auvergne, Dame Naluria Marthum Vaast, dite Auvergne,

    Salut et bénédiction.


    Par la présente lettre de patente faisant suite à la mort du très regretté Pierre Didier de Foix, ancien seigneur de La Roche assassiné en Guyenne dans son manoir par les vils hérétiques de la secte In Ténébris, vous informons que nous souhaitons octroyer la seigneurerie de La Roche à Messire Yal.

    Messire Yal est fidèle Aristotélicien. Il su nous servir de son bras et nous guider de son verbe. Sa totale dévotion envers notre Sancte Eglise ainsi que notre personne motive donc notre choix.

    Messire Yal réside à Moulins, en Bourbonais Auvergne, ou il s'est longuement investi, tant dans la vie de la cité que dans la compagnie d'ordonnace du BA. En effet, celui ci fut représentant de la filière moutons/tisserands pendant 8 mois. Il fait partie de l'OST depuis plus d'un an et demi environ. Il est actuellement Sergent-Chef de la Garnison de Moulins. Par ailleurs, il fut décoré pour sa participation à la Campagne militaire en Anjou en 1455.

    Nous vous remercions par avance pour l'étude de cette patente.

    Coelum regula,

    Cyril Kad d'Azayes
    Vice Primat de France
    Comte du Forez
    Préfet des Vidames
    Evêque de Poitiers




Par nostre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux réglements Héraldiques et nous engageons en tant que Héraut du Bourbonnais-Auvergne, à être le témoin Héraldique des serments vassaliques échangés entre l'octroyant et l'octroyée.

Fait le XXV jour du Mois de Octobre 1456 sous le règne de notre souverain bien aimé le Roy Lévan le troisième de Normandie.


Je vous invite donc Messire, à vous présenter et à demander vos clés à la chambre des nobles du Château de Clermont et de me contacter lorsque vous le pourrez afin d'établir vostre cry et devise afin d'effectuer vostre jeu de sceaux tricolores qui ornera dorénavant vos missives.
vlaams a écrit:
Vlaams suivait la scène avec attention. Deux brasiers d'acier avaient brulé durant toute la cérémonie pour lutter contre le froid naissant de cette fin octobre, mais personne n'avait songé à les recharger, si bien qu'il ne restait quasiment plus que des cendres. De lourdes tapisseries étaient tendues devant les fenêtres, dissimulant la grisaille de ette fin d'après midi. La salle voutée était faiblement éclairée, mais vlaams ne perdait rien de la cérémonie. Il avait reconnu Le brigadier intendant Krups dont le regard presque géné d'être présent croisa le sien, et comme pour le rassurer, vlaams lui sourit.

Le protocole se dérola sans incident, la cérémonie touchait à sa fin?

Hébété, comme submergé par tout ce rituel, Yal, nouveau seigneur de la Roche, recu l'anneau qui attestait de son nouveau titre. Lorsque le moment du baiser rituel arriva, Yal semblait désemparé...apparament on avait omis de lui révéler ce "détail" qui marquait sa vassalité... Vlaams ne put s'empécher de sourire devant la surprise de son ami...

Le pire restait à venir tous les nobles présents et vassaux du compte devait en faire de mème... les minutes qui suivraient risquaient d'être interessantes...
krups a écrit:
Krups était toujours derrière sa colonne ; de là il pouvait voir sans être vu. Des visages connus avaient fait leur apparition. Parmi eux se trouvait le maire de Moulins, Apolonie, qui l'avait fait venir dans ce bourg et enrôler dans la COBA, mais aussi Vlaams, dont leur regard se croisa ; celui de Vlaams se voulu réconfortant ; il devait avoir l'habitude de ces mondanités.

L'atmosphère en cette fin d'automne était glaciale, malgré les quelques foyers allumés de ci de là. Un léger flottement survint lors du baiser cérémonial. A première vu, Yal ne s'y attendait pas. Sa surprise fit sourire Krups. Ça allait jaser à la taverne de la caserne.

Krups rendit son sourire à Vlaams, comme pour le remercier de sa présence, par laquelle il ne le laissait pas seul au cœur de cette réunion d'inconnus.
Yal a écrit:
Ça y était. La cérémonie était terminée. Il était dorénavant Seigneur de La Roche, et faisait partie de la noblesse du B-A. Il en était honoré et encore plus d'avoir été anobli par son vieil ami qu'il tenait en très haute estime. Il lui lança un regard plein d'enthousiasme puis se retourna vers les convives.

Mes amis, je vous présente mon vieil ami et dorénavant suzerain Cyril Kad d'Azayes, Comte de Forez. Je suis ravi de vous accueillir au domaine de La Roche, nous allons célébrer ce jour avec un petit banquet. Je vous invite à vous approcher, à boire un verre et goûter ces quelques mets.

Plusieurs domestiques venaient d'entrer et sur leurs les bras de la nourriture et des boissons diverses.

Merci d'avoir répondu à mon invitation. Festoyons avec modération.

Le nouveau Seigneur décidé d'aller passer un peu de temps avec ses invités chose qu'il n'avait pas encore eu le temps de faire. Il commença par aller saluer le Sergent-chef Vlaams ainsi que Krups, son Brigadier. Puis il s'approcha d'Apolonie, la bourgmestre de Moulins pour quelques jours encore qui jadis avait servi sous ses ordres. Il lui souffla: Je suis content de te voir. J'espère que aurons l'occasion de discuter un peu avant ton départ. Il adressa un signe de la tête à Marty qu'il avait eu le temps de voir succinctement avant la cérémonie et s'arrêta devant Bettym.

Bettym, content que tu sois ici, profite du banquet.
linoa a écrit:
La cérémonie s'était déroulée à merveille, ellle finit par mettre des fonctions à quelques personnes présentes et su enfin qui était le suzerain de son ami, un autre de la famille des Azayes, elle aurait voulu voir Alivianne, avec elle, elle se serait sentit moins..perdue.
Que de personnes importantes qui étaient présentes, décidemment le monde des grands n'était pas encore à sa porte, il faudra qu'elle apprenne un peu plus ces derniers pour au moins les reconnaitre...

Yal fit le tour des invités, saluant chacun d'eux jusqu'à arriver à elle, sourire affiché sur son visage,
Yalounet...je peux continuer t'appeller ainsi j'espère? elle rit en sachant la réponse.Sinon je vais très bien mon ami, tout fraichement mariée. Ca me fait autant plaisir que toi de te voir, finalement une tenue décontractée te va mieux qu'un uniforme, elle lui sourit amusée et le laissa finir son tour en restant à sa place, jusqu'à ce qu'on l'invite, n'ayant point envie de déranger.
Cindelle a écrit:
Cindelle vit yal approcher , un large sourire se dessina sur ses lèvres , elle se redressa légèrement essayant de se maintenir le mieux possible ... Bonjour mon ami , félicitation pour ton anoblissement ... Te voila dans la cours des grands a présent...
Elle toussa légèrement et fit une grimace maintenant sa poitrine ...
Yal a écrit:
Salut Cind, ça fait des lustres que l'on ne s'est vu. Ça va? Tu n'as pas l'air en forme. Veux-tu que je te fasse préparer une chambre pour te reposer un peu? Tu devrais manger un peu et te ménager.

Ne t'inquiète pas pour moi mon ami , je ne serait pas venu si j'étais si mal ... Tousse un peu maintenant toujours son bandage en point ... C'est ton jour aujourd'hui ... Un large sourire vint orner ses lèvres , je suis si heureuse de te revoir ... Elle porta sa mains gauche a tes lèvres et glissa lentement ses doigts fin sur celle-ci... hihihi je voit que tu as un nouvel amour ... Elle enlaça comme elle pue yal de son bras gauche et lui déposa un tendre baiser sur la joue ...

Manger .... humm ma foi c'est une bonne idée le gruau de l'hospice commence a me sortir des oreilles ... Elle plongea dans son regard le cœur emplis de joie de le revoir elle qui le croyais mort ...
Ingeburge a écrit:
Ainsi donc Yal, c'était son nom, elle l'apprenait enfin, était officiellement aux yeux de la Hérauderie du Bourbonnais-Auvergne et de celle de France, le nouveau seigneur de La Roche.

Ingeburge regarda l'homme prendre connaissance de la patente et de ses nouvelles couleurs et elle pensa tout à coup à ces moments qu'elle-même avait vécus... Dieu qu'ils étaient lointains désormais comme elle-même était loin de ses terres. Elle retint un soupir peiné et écouta Yal s'exprimer. Il les conviait à un banquet et elle se dit qu'une petite biture lui ferait le plus grand bien.

Elle balaya la pièce des yeux, un peu indécise au milieu de tous ces inconnus. Enfin, tous sauf Cyril. Quoique... Quiqu'en y réfléchissant bien, les traits de l'une des dernières arrivées ne lui étaient pas si inconnus que cela. Elle jeta à nouveau un coup d'œil à la femme qui se tenait dans un renfoncement et fouilla dans sa mémoire afin de retrouver à quelle occasion elle avait bien pu la croiser...

Mais elle fut interrompue dans ses réflexions par le seigneur de la Roche venu lui présenter ses hommages. Elle lui répondit :

_ Croyez bien Monsieur que le plaisir de vous rencontrer est partagé, je suis enchantée de faire connaissance avec un proche du Comte du Forez.
Et alors qu'il s'éloignait déjà, elle glissa dans un souffle :
_ Quant à savoir qui je suis, cela n'a pas la moindre espèce d'importance.

Elle se tut et se replongea dans ses pensées.
krups a écrit:
La cérémonie touchait à sa fin, Krups se dit qu'il fallait partir maintenant, la route pour Moulins au travers des forets du Forez et de nuit n'etait pas très sûr.

Il saluât du regard, Vlaams et Apolonie, et militairement son sergent chef.

Il se dirigea vers la grande porte de la salle que des domestiques lui ouvrirent puis récupéra son cheval et parti pour Moulins.
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MessageSujet: Re: Annoblissement en Comté de Forez (Yal)   

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