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 Château de Pierrefort

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:46

Pierre_de_roanne a écrit:
Depuis un moment il n'était pas revenu chez lui. En entrant dans l'immense demeure il eut un léger frisson, il franchit lentement la grande porte d'entrée.

Le château était bien entretenu, mais il était sans vie, froid, hanté de tellement de souvenirs. Les odeurs avaient changées, la vie avait quitté les corps de ses parents qui devaient le regarder de la haut. Comment étaient ils maintenant, étaient ils en paix ? s'étaient ils retrouvés ? Parlaient ils de lui ?

Toutes ces questions mainte et mainte fois retourné dans sa tête.

Il était seul maintenant, enfin seul, bien entouré, couvé, protégé, mais seul dans ses décisions, dans ses actes, il les assurerai sans peine, sans faille, étant persuadé de faire pour le mieux.

Comment faire confiance à des gens qui avaient trahis sa mère ? Comment apprécier que des personnes ne le connaissant même pas, puissent le traiter comme un enfant capricieux, comment de nobles personnes pouvaient se permettre de lui écrire de tels missives ?

Lui qui avait justement grandi dans le respect des autres, quelque soit leur positions sociales, quelques soit leur façon d'être, la tolérance, cette tolérance dont il était fier, ils avaient essayé de la mettre à mal, mais sans atteindre leur but.

Gardez la tête froide, ne pas être orgueilleux comme certain, respecter l'expérience des anciens tout en affirmant ses propres convictions. cela n'était guère aisé, mais cela devait être son chemin.

Il arriva dans le petit salon où se trouvait le bureau de son père, en chêne, décoration sobre, à l'image de l'humilité familiale.

Il se pencha sur un parchemin et prit une plume pour sa première missive.

Citation :
Messire jazon,

Je suis arrivé dans le BA, je viens donc vous prévenir par ce courrier que je suis disposé à vous recevoir quand vous le souhaiterez. Nous devons régler nos affaires, je l'espère sans heurts et dans la cordialité qui est la mienne.

Je vous demande donc de prendre contact avec moi afin de fixer un jour pour nostre future rencontre.

En attendant prenez de soin de vous et de vostre famille.

Pierre de Roanne d'Azayes.
Pierre_de_roanne a écrit:
De nouveau la plume allait se mettre en oeuvre.

Citation :
Messire Anguerand,

Comme promis, je suis maintenant en BA, à Murat précisément, nous avions convenu de nous rencontrer, aussi je vous propose de venir me voir afin que nous puissions nous expliquer.

Vostre jour sera le miens, en attendant de vous voir, je vous souhaite une bonne santé.

Pierre de Roanne d'Azayes

Pierre ferma le pli et le confia à son pigeon. Il resta pensif un instant. les échanges qu'il avait eu avec Anguerand ne lui avait pas vraiment laissé un souvenir mémorable, bien qu'ils fussent bien tournés, le fond était sarcastique et peu enclin au dialogue. Enfin, il verrait bien.
Pierre_de_roanne a écrit:
Un troisième courrier était nécessaire ce soir. Il prit de nouveau un parchemin vierge et inscrivit.
Citation :

Dame Ambreline,

Je suis arrivé en BA, j'aimerai vous rencontrer afin que nous puissions régler nostre contentieux.

Je suis à vostre disposition pour un jour qui vous conviendra.

Puisse cette missive vous trouver en bonne santé.

Pierre de Roanne d'Azayes.



Cette troisième missive envoyée, Pierre monta se reposer dans sa chambre, demain serait un autre jour.
Jazon a écrit:
Murat, la "Grange" chemin des vignes

Retrouvailles..... bonheur et joies d'une mère et de ses filles se retrouvant.
Explications...... moments nostalgiques...... de deux amis fidèles et si complices sans nouvelles depuis si longtemps.

Et puis des courriers qui arrivent.
Nouvelles qui étonnent, remuent...... Un frère peut être encore en vie...? Un bien mince espoir......
Main qui tremble reposant la missive sur la table.

Une deuxième lettre ouverte. Au fur et à mesure, un visage se fige, se ferme.
Nouvelles qui stupéfient, qui mettent en colère.......

"Un gamin qui veut me dicter ma conduite ! " s'écrie le lecteur.
"Il parle d'apprendre à se connaitre mais me juge déjà en fonction de mes fréquentations...... De quoi je me mèle !"
Puis la nuit est là. Et elle porte conseil, parait il.

Le lendemain, c'est le coq qui réveilla le maître des lieux.
Le soleil se levait à peine et Jazon sortit sans faire de bruit. Seau d'eau tiré du puit, toilette comme au bivouac en s'aspergeant d'eau glacée qui réveille les sens.
Un pigeon arriva de l'est et se posa sur la margelle.
Jazon attrapa l'animal et le retournant lui retira le message à la patte. Le reposant sur le bord du puit, il ouvrit la missive et en lut le contenu.

*Réglé nos affaires..... Il faudrait qu'il commence par s'occuper des siennes.
Barbu doit se retourner dans sa tombe de le voir ainsi me dicter ma conduite. Lui, il ne l'a jamais fait !*


Les pensées tournaient dans sa tête alors qu'il jetait l'eau du puits. Puis il enfila une chemise propre.
*Nous allons rentrer sur Montbrison et nous irons lui rendre visite comme je le lui avais promis ! Nous verrons bien sur place.*

Entrant sans faire de bruit dans la pièce de vie, il ralluma le feu avec quelques braises cachées sous la cendre.
Chaudron d'eau accroché à la crémaillère pour les tisanes à venir.
Jazon s'installa à la table après avoir pris de quoi écrire.

Citation :
A mon jeune suzerain,
Pierre de Roanne d'Azayes

J'ai bien reçu votre missive.
Nous rejoignons mon épouse et moi même au plus vite Montbrison et pousseront jusqu'à Roanne.
Je vous préviendrais la veille de notre passage en votre chateau.

A bientôt pour cette cordiale entrevue.

Murat, le vingt cinq septembre quatorze cent cinquante six.

Jazon Duchesne de Marigny
Seigneur de Sainct Maurice

En relisant la lettre, il ne put s'empêcher de sourire aux derniers mots. Message sablé, plié et cacheté. La sentinelle enfila sa veste et sortit de nouveau. Le pigeon était toujours là mais au sol picorant ça et là quelques grains ou vers de terre attirés par la rosée.
Il l'attrapa et lui fixa le courrier.

"Va bel oiseau vers ce suzerain encore bien jeune ! Il a encore beaucoup à apprendre mais la vie et les évênements s'en chargeront.
Puisse t-il ne pas se tromper dans ses choix !"


Dans un mouvement ascendant, il lacha le pigeon qui s'envola bien vite vers l'est.
Pierre_de_roanne a écrit:
Château de Pierrefort

Pierre avait passé une douce nuit, le voyage l'avait épuisé. Un petit déjeuner frugale et le voilà de nouveau prêt du bureau de son père.

L'air ambiant sentait le romarin, curieuse odeur que celle ci. A peine le temps d'ouvrir un livre sur la chasse que son pigeon vînt se poser sur la table.

Un parchemin, il l'ouvrit.

Il parcouru rapidement la missive, elle provenait de Messire Jazon. Celui ci, accompagné de sa femme, viendrait le voir. le courrier était court, bref, le ton était enfin à la vérité.

Pierre n'aimait pas les faux semblants. Il savait ce qu'on pensait de lui, mais cela n'importait guère. Sa mère lui avait bien préciser de ne pas écouter les donneurs de leçons, ceux qui aiment bien étaler leurs sciences mais qui devraient regarder la poutre qu'ils ont dans l'oeil avant de regarder la paille de leurs voisins.

Les autres n'avaient pas répondu, eux si préssés de le voir, si préssés de lui donner une bonne leçon, restaient muets. enfin, il comprenait que leurs priorités étaient surement ailleurs, il resterait patient.

De toute façon, l'issue de leurs entrevues ne faisaient pas de mystères, chacun savait ce qu'il pensait de l'autre. Pierre avait était jugé avant qu'on le connaisse. ceci n'était point grave, mais ceci n'était point ratrapable.

Il laissa l'air rentré par la fenêtre, il faisait assez chaud en ce mois de septembre...


( HRP, au LJD Jazon, j'aimerai que notre rencontre ce passe sur la gargotte et non point au chateau de Pierrefort, si vous n'y voyez pas d'inconvéniants )
Ambreline a écrit:
[hrp] afin de conserver la cohérence de l'action menée , Ambreline apportera sa réponse sur ce post http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=5614205&sid=QBlM7iLHm2xmeXZcV430yr9SV#5614205 [hrp]
Pierre_de_roanne a écrit:
Pierre prit la plume pour écrire à Dame Naluria.

Citation :
Très chère Auvergne,

Je vous écrit pour vous demander de retirer les terres à Dame Ambreline, je souhaite reprendre son fief de Crozet.

Suite à plusieurs courriers remplient de manque de respect, dont le dernier que je vous mets en copie, je ne souhaite plus avoir à faire avec cette Dame.


Courrier reçu ce jour.

Citation :
Petit Pierre qui se prend de haut , mes salutations les plus irrespectueuses

Vous voilà donc arrivé là où certains sont heureux de vous voir placé : vos terres !
Comment trouvez vous le Bourbonnais - Auvergne ? Arrivez vous à comprendre notre dialecte ? Suis je bête mais bien sur , vous avez du l'entendre dans votre enfance !
Bien ...Vous me parlez d'un contentieux à régler ...,Je vais vous rafraîchir la mémoire , mon garçon ,,,,vous l'avez déjà réglé ! Il y a quelques semaines par ses mots que vous nierez peut être encore une fois avoir prononcé : « je souhaites vous retirer vos terres « .
Renseignez – vous j'ai quitté le domaine de Crozet il y a maintenant pratiquement un mois, laissant sa gestion au régisseur qui a longtemps secondé ma merveilleuse intendante Dame Ranegonde.Je suis certaine que le brave homme n'aura eu de cesse de continuer à faire fructifier ces terres et que vous trouverez le domaine tout aussi prospère qu'il se doit d'être !
Ma santé est excellente et j'avoue respirer de mieux en mieux depuis que je sais que je ne devrais pas prêter allégeance à un être capricieux et geignard que l'on manipule diablement facilement. Enfin que l'on manipule ............. !
J'ai appris que de tous les vassaux qui vous sont échus , il me semble que seul ceux de votre père et bien étonnement seul ceux qui ont l'outrecuidance de faire partie du « Clan des sentinelles » se sont vus traités de la sorte !
Je ne saurais nier notre sale manie de ne pas suivre les mêmes chemins que le commun des beni oui-oui qui constituent la plupart de votre entourage ! Mais je reconnais bien là surtout la doucereuse influence de feu votre beau-père, comment s'appelait -'il déjà Arthur ?
Sachez , mon enfant, que si fierté nous avions d'être les vassaux d'un guerrier courageux, hors norme qu'était votre père , jamais nous ne saurions être les « esclaves » d'un héritier qui non content de n'avoir comme seul passé supposé que cuillère dorée dans la bouche, souffle le chaud , le froid.
Vous libérez la dame de Crozet de sa charge...... je vous en remercie !!!!!
Sachez que je ne vous reconnais pas comme l'héritier légitime et que j'appuierais la demande d'enquête en usurpation de titre que je sais avoir d'ors et déjà été lancé !
Ne doutant pas que lenteur et vice de procédure voire même cooptation sur de sombres intérêts politiques ou stratégiques risque de ne jamais faire aboutir cette demande, je vous souhaite déjà longue et heureuse vie de mensonge au sein de notre beau duché !
Ambreline la crottée passera de la chambre des nobles à la chambre du peuple , lieu qu'elle n'aurait pas du quitter !
Au plaisir de ne vous croiser que de loin,
Ambreline de Villandras
Clan des sentinelles !

En espérant que mes raisons sont valables, je vous souhaite une bonne journée.



Pierre.
Naluria a écrit:
Une missive arriva dans la main ganté d'un page de l'aile héraldique Clermontoise. Le scel de la famille Roanne présageait d'avance une réorganisation, Auvergne décacheta la lettre puis la lu avant de la contresigner, passiblement, froidement, sans comprendre la lettre d'Ambreline.

Auvergne a écrit:
Pierre_de_roanne a écrit:
Très chère Auvergne,

Je vous écrit pour vous demander de retirer les terres à Dame Ambreline, je souhaite reprendre son fief de Crozet.

Suite à plusieurs courriers remplient de manque de respect, dont le dernier que je vous mets en copie, je ne souhaite plus avoir à faire avec cette Dame.


Courrier reçu ce jour.

Citation :
Petit Pierre qui se prend de haut , mes salutations les plus irrespectueuses

Vous voilà donc arrivé là où certains sont heureux de vous voir placé : vos terres !
Comment trouvez vous le Bourbonnais - Auvergne ? Arrivez vous à comprendre notre dialecte ? Suis je bête mais bien sur , vous avez du l'entendre dans votre enfance !
Bien ...Vous me parlez d'un contentieux à régler ...,Je vais vous rafraîchir la mémoire , mon garçon ,,,,vous l'avez déjà réglé ! Il y a quelques semaines par ses mots que vous nierez peut être encore une fois avoir prononcé : « je souhaites vous retirer vos terres « .
Renseignez – vous j'ai quitté le domaine de Crozet il y a maintenant pratiquement un mois, laissant sa gestion au régisseur qui a longtemps secondé ma merveilleuse intendante Dame Ranegonde.Je suis certaine que le brave homme n'aura eu de cesse de continuer à faire fructifier ces terres et que vous trouverez le domaine tout aussi prospère qu'il se doit d'être !
Ma santé est excellente et j'avoue respirer de mieux en mieux depuis que je sais que je ne devrais pas prêter allégeance à un être capricieux et geignard que l'on manipule diablement facilement. Enfin que l'on manipule ............. !
J'ai appris que de tous les vassaux qui vous sont échus , il me semble que seul ceux de votre père et bien étonnement seul ceux qui ont l'outrecuidance de faire partie du « Clan des sentinelles » se sont vus traités de la sorte !
Je ne saurais nier notre sale manie de ne pas suivre les mêmes chemins que le commun des beni oui-oui qui constituent la plupart de votre entourage ! Mais je reconnais bien là surtout la doucereuse influence de feu votre beau-père, comment s'appelait -'il déjà Arthur ?
Sachez , mon enfant, que si fierté nous avions d'être les vassaux d'un guerrier courageux, hors norme qu'était votre père , jamais nous ne saurions être les « esclaves » d'un héritier qui non content de n'avoir comme seul passé supposé que cuillère dorée dans la bouche, souffle le chaud , le froid.
Vous libérez la dame de Crozet de sa charge...... je vous en remercie !!!!!
Sachez que je ne vous reconnais pas comme l'héritier légitime et que j'appuierais la demande d'enquête en usurpation de titre que je sais avoir d'ors et déjà été lancé !
Ne doutant pas que lenteur et vice de procédure voire même cooptation sur de sombres intérêts politiques ou stratégiques risque de ne jamais faire aboutir cette demande, je vous souhaite déjà longue et heureuse vie de mensonge au sein de notre beau duché !
Ambreline la crottée passera de la chambre des nobles à la chambre du peuple , lieu qu'elle n'aurait pas du quitter !
Au plaisir de ne vous croiser que de loin,
Ambreline de Villandras
Clan des sentinelles !

En espérant que mes raisons sont valables, je vous souhaite une bonne journée.



Pierre.

Par nostre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques.

Faict le XXVIIe jour du Mois de Septembre 1456 sous le règne de nostre souverain bien aimé le Roy Levan le troisième de Normandie.

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Gypsie

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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:47

Naluria a écrit:
Une lettre fut aussi envoyé au Duc de Roanne.

Citation :
Vostre Grasce,

Je vous informe par la présente la restitution du fief de Saint-Haon-le-Châtel octroyé à Messire Anguerand de Villendras.

Je vous fais copie de l'acte.

Citation :
Anguerand a écrit:
Dame Naluria, Auvergne, Héraut en charge du Duché du Bourbonnais Auvergne,


Moi, Anguérand de Villandras, Seigneur de Saint Haon le Chatel, Seigneurie attribuée par feu Barbu, dict " le terrible", Duc de Roanne, et faict le XIVe jour du Mois de Septembre 1455 sous le regne de nostre souverrain bien aimé le Roy Levan le troisieme de Normandie par acte authentique et déposé par besoin, déclare :

Ne pas considérer le sieur Pierre_de_roanne, résident de Gascogne à Mimizan, comme héritier légitime du Duché de Roanne.
Considérer à titre personnellement que, le Dict susnommé, est usurpateur de l'identité du fils de feu barbu et porteur de titres et de blasons auquels il n'a aucun droit légitime.

Je ne saurai preter hommage à cet homme, fusse t'il considérer, malgré les taches sur son honneur, comme mon suzerain.

En conséquence, je dépose ce jour icelieu, blason et écus et vous informe qu'à l'instant ou j'écris ces mots, me considérer comme totalement déchargé des obligations de vassalité pour ce fief.

Que ces terres soit attribuée à qui il semblera bon et qu'Aristote en protège les résidents.

Faict au Chateau de Clermont en Bourbonnais Auvergne, Le Vingt huit ième jour du neuvième mois de l'an de Grasce 1456.

Anguérand de Villandras

Par nostre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques.

Faict le XXVIIIe jour du Mois de Septembre 1456 sous le règne de nostre souverain bien aimé le Roy Levan le troisième de Normandie.



Bien à vous.



Auvergne.
Jazon a écrit:
Montbrison, Chatellenie de Sainct Maurice

Retour vers les terres de Sainct Maurice. Un mois de parti.....
Jazon à cheval sur Vandale s'arrêta devant la borne de pierre délimitant l'entrée sur les terres que lui avait confié il y a fort longtemps Barbu duc de Roanne. La carriole poursuivait son chemin vers le domaine.
Il laissa son regard se poser sur les champs et les bois à perte de vue et plus loin vers le Nord Est, la colline surplomblée de la Chatellenie en fière sentinelle haute perchée dominant sur la rive gauche, la vallée de la Loire.
Surtout ne pas avoir de regret ! Il avait été fier de la confiance que le duc avait mis en lui et après tout ce temps, les terres étaient productives et la chatellenie avait été remise en bon état, avec un pigeonnier tout neuf !
Il avait fait son devoir. Il n'avait pas à en rougir... Loin de là !

Repartant au pas, sans se presser, il profita de ce paysage qu'il connaissait si bien maintenant. Besoin de cette solitude, cet ultime contact avec ces lieux, cette nature, ces hameaux, ces villageois qui le saluaient d'un mouvement de bras ou d'un sourire le reconnaissant à son passage.

Puis il gravit la colline et entra dans la cour du chateau. Les chiens lui firent une sacrée fête, Vandale encensant de la tête par jeu.

Albert se précipita et le salua, heureux de le revoir.

"Bienvenue à vous Messire Jazon ! Nous sommes tous ravis de votre retour !
Tout le monde est à l'intérieur !
Vous en faites pas ! Je vais bien m'occuper de votre cheval !"


Il prit les rênes pendant que Jazon sautait à terre.
"Bonjour Albert ! Moi aussi, je suis content d'être rentré et de vous revoir..."
Entrainant le cheval vers l'écurie, le valet d'écurie se retourna, l'air heureux et marmonna vers le seigneur :
"Vraiment ravi de vous revoir... !!"

Jazon traversa la cour, monta rapidement les marches du perron et entra dans le vestibule.
Il dégrafa sa cape qu'il posa sur un fauteuil et s'enferma dans son bureau.
Il avait un courrier à écrire.
Ca ne servait à rien de retarder l'échéance. Le jeune Roanne était enfin de retour en BA. Il se rendrait dès le lendemain comme il l'avait promis jusqu'en son chateau et aurait peut être des explications sur ce qu'il lui reprochait. Il ne se faisait pas grande illusion et n'était de toute manière pas homme à se faire dicter ses choix.

Prenant parchemin, il trempa sa plume dans l'encre noir et fit crisser la plume sur le velin....


Citation :
A Pierre de Roanne,

Votre grasce,

Je vous informe que nous nous présenterons Dame Gypsie et moi même comme promis dès demain en votre chateau de Pierrefort.
Je pensais vous voir au chateau de Roanne dont dépend ma seigneurie mais qu'importe ! Le lieu ne fait pas la qualité de l'échange.

J'espère avoir quelques explications pour tenter de comprendre votre changement d'attitude à mon égard.

A demain donc !

Respectueusement,

Jazon Duchesne de Marigny

Sablé et cacheté, il se leva et sortit manquant percuté Jehan.
Salutations chaleureuses échangées entre les deux hommes.

"Jehan, pourriez vous m'envoyer ce courrier en direction du chateau de Pierrefort. Puis venez nous retrouver en cuisine ! Nous y dinerons tous ensemble... "

Il avait hâte d'entendre les nouvelles des uns et des autres et celles du domaine restant très à l'écoute de tous.
Pierre_de_roanne a écrit:
Château de Pierrefort

Voilà que deux pigeons se posaient quasiment en même temps sur le bureau de son père.

Le premier fit sourire Pierre, Anguerand avait rendu ses terres n'estimant pas Pierre être le vrai Pierre.

Il éclata de rire à sa lecture, qui pouvait il être d'autre ? L'alcool faisait des ravages dans les nobles de ce beau duché, il faudrait voir à prévenir le responsable de la distillerie ambulante, y a surement un problème.

Enfin, le résultat était là, il savait de toute façon qu'il le croiserait très vite au château de clermont, il ne pouvait rester sans des titres trop longtemps.

Deuxième courrier attendu aussi avec grande impatience.

Jazon venait le voir demain, pour des explications, bon, hé bien soit, il aurait ses explications.

Il posa les deux courriers et prit la plume pour envoyer des nouvelles à sa douce...

Citation :
Très chère E.....




.....
Jazon a écrit:
Le lendemain, en route pour Pierrefort

La veille, la soirée fut festive. Tout le monde était content de se retrouver. Avant le repas, Albert avait emmené dame Gypsie et le seigneur Jazon aux écuries où ils avaient pu constater que le jeune Ténèbre devenait un beau poulain.
Jazon retrouva dans le jeune animal le côté cabotin de son père Artaban.
Il espérait pouvoir le canaliser... Cela avait en parti couté la vie au fidèle destrier.
Dans très peu de temps, il pourrait commencer à le dresser.
Quand à Némesis, sur les indications du seigneur Jazon, Albert l'avait séparée dans l'écurie d'à côté. Il expliqua que ca n'avait pas été simple, le poulain hennissant comme un perdu durant presque deux jours, tapant dans les parois du box. Puis il s'était calmé. Le valet d'écurie venait le voir souvent pour qu'il s'habitue.

Puis les chatelains entourés de leurs gens et amis prirent leur repas ensemble. Jehan, Paulin et Solvegg n'arrêtaient pas de raconter leurs journées du mois passé : travaux du pigeonnier, promenade dans la région, dernières récoltes, courses "entre filles" à Montbrison. Lucie et Lucette n'étaient pas en reste. Quand à Jeanne, Charles et le père Lucien, ils n'essayaient même pas de prendre la parole, tellement les conversations étaient volubiles et animées. Et les deux valets en rajoutaient.
Tout cela fit bien rire et plus d'une fois, Gypsie, Jazon et Passepoil !

Puis la soirée avançant, chacun se quitta et alla prendre repos bien mérité.



Menant la carriole, Passepoil racontait à dame Gypsie comment par chez eux dans le Berry, on détectait l'eau dans le sous sol avec une baguette de coudrier. Il fallait avoir le "don" comme il disait !

Jazon montant Vandale, chevauchait à leur côté. En vue, droit devant eux, à une petite lieue à peine se profilait le chateau de Pierrefort.
En chemin, Jazon se posait des questions. Reconnaitrait il le jeune homme ? La dernière fois qu'il l'avait vu, il était encore qu'un jeune enfant.
Trouverait il en lui des traits de son père, Barbu ou de sa mère Oya ?
Ne pas trop penser et voir venir....

Bientôt ils atteignirent le chateau et Jazon se présenta à la garde qui les laissa entrer. Dans la cour, Jazon mit pied à terre alors qu'un laquais prenait les rênes de son cheval.
Il s'approcha de la carriole et tendant les bras, prit par la taille son épouse qu'il déposa au sol.
Passepoil était déjà descendu et avait fait le tour de la carriole. Il regarda avec insistance son ami Jazon sans dire un mot. Un regard suffisait !
Ils avaient parlé longuement le matin même et l'intendant n'était pas d'accord.
Mais Jazon lui fit un signe de tête imposant son idée et l'intendant faisant une légère grimace prit la besace à l'arrière de la carriole. Il suivit dame Gypsie et le seigneur Jazon qui étaient introduits par un serviteur dans un petit salon les priant d'attendre un instant.
--Grimaldus a écrit:
Petit salon

Le convoie était impressionnant, les couleurs annonçant les voyageur, Grim, ne les connaissait pas. Il était depuis un moment au service du petit Duc, petit oupssss, fallait qu'il ôte ce mot de sa bouche, le p'tit Duc faisait au moins deux têtes de plus que lui, enfin bref revenons aux voyageurs. Le blason à l'avant de la carriole ne trompait pas. Son maître, lui avait annoncé qu'il attendait de la visite d'un de ses vassaux et de sa dame.

Au ton du jeune Duc, il avait senti que cela lui faisait autant plaisir qu'il était également troublé. m'enfin, cela le jeune Duc n'avait pas voulu en parler quand Grim lui posa la question.

Pierre était entouré de peu de serviteurs, en fait Grim était le seul en qui il avait une totale confiance, et il pouvait.

Grim, homme sage et d'expérience, avait parcouru le royaume de long en large avant de croiser la mère du jeune Pierre. Celle ci lui avait fait jurer de rester toujours près de son fils. Ainsi il finirait ses jours auprès de ce jeune Duc, fougueux mais si attachant.

Après avoir accueillit comme il se devait la vi comtesse et son époux, il les fit patienter dans le petit salon, celui ci avait été préparer par un valet, un feu crépitait lentement dans l'âtre, une table, deux fauteuils étaient installés non loin de là.

Grim annonça au couple qu'il allait prévenir le jeune Duc de leur arrivée.

Montant deux par deux les marches du Château, Grim entra après avoir frappé, dans le bureau où le jeune Duc étudiait.

Messire Pierre, la vi comtesse et son époux sont arrivé, ils vous attendent dans le petit salon.
Pierre_de_roanne a écrit:
Dans le bureau

Plongé dans ses livres, Pierre entendit Grimaldus monter les marches qui menaient au bureau.

Il entra en dit

Messire Pierre, la vi comtesse et son époux sont arrivé, ils vous attendent dans le petit salon.


Pierre leva son nez d'un livre sur le combat des chevaliers et sourit

Ahhh, je suis ravi de les savoir ici, Grim passe moi mon épée je te prie, il faut que je sois présentable.


Il jeta un coup d'œil dans le miroir en face de la porte de sortie et se précipita dans l'escalier qu'il descendit quatre à quatre.

Le petit salon

Arrivé en bas, il ne sait pas comment, le jeune Duc sentit sa cheville se tordre et il perdit l'équilibre. Dans un fracas lourd, il se vautra contre le parquet de chêne qui se trouvait juste au pied de l'escalier.

Se plaçant sur son séant, il recouvra les esprits doucement. Un regard en haut de l'escalier où il vit Grim pouffer de rire le fit froncer les sourcils.

Il se releva et réajusta une fois de plus ses habits et son épée.

Puis essayant de prendre une voix fâchée il s'écria

GRIMMMMM, je reçois des invités importants, veille à ce que personne ne fasse du bruit, je viens d'entendre encore un fracas d'armes venant me semble t'il de la salle d'armes.

Petit sourire au coin des lèvres il poursuivit.

Et veille également à m'envoyer Carmella pour des rafraîchissements.


Il frappa deux coups à l'entrée du petit salon pour s'annoncer, Pierre était assez direct et il se dirigea de suite vers la vi comtesse

Madame bonjour, je suis ravi de vous recevoir dans mon humble château.


Puis se tournant vers Jazon

Messire Jazon, je suis heureux également de vous voir, nous avons tant à nous dire.

Mais je vous en prie, prenez place


Il indiqua les fauteuils près du foyer

Lui, attira une chaise en chêne pour se placer en face du couple.

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Gypsie

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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:48

Gypsie a écrit:
Ces berrichons étaient décidément très surprenants se disait Gypsie en écoutant Passepoil. L'intendant faisait des efforts pour entretenir la conversation, comme l'automne commençait à en entretenir les arbres de ses mille couleurs. Bientôt le vert serait remplacé par de l'ocre, du jaune, du rouge vif et mille ors attireraient le regard des amoureux de la grande dame nature. Passant dans deux hameaux de la chatellenie, ils croisèrent quelques paysans se rendant aux champs, répondirent à leur amical salut. Personne n'avait oublié le mariage et la fête à Saint Maurice. Pensées de Gypsie qui vadrouillaient au fil des souvenirs de cette journée et de toutes les autres vécues près de son époux. Oeillade jetée vers lui, traits de son visage trahissant sa préoccupation des derniers jours.

Comment en étaient-ils arrivé là ces deux là. Maintes fois Gypsie s'était posé la question qui n'offrait qu'une réponse. Désolée du déroulement des évènements les menant à cette situation. Incompréhension de la part de l'un et de l'autre. Rien d'étonnant en soi, comment comprendre alors qu'on ne sait pas. Jamais si bien renseigné que par soi même. Voir, entendre, écouter, communiquer, utiliser tout ses sens, et ensuite se faire une opinion. Pas avant. Et respecter, tenir compte des considérations de chacun, comme cela devait toujours être fait, ou aurait dû l'être. Combien de conflits, politiques, militaires, familiaux auraient été évités s'il y avait eu communication, dialogue, échange.

Curieusement, en sautant à terre, le regard se porte sur le jardin. Y avait-il des roses et des lilas ici ? Des églantines ? Elle était déjà venue à Pierrefort, mais ne se souvenait plus de ce détail.

Comme chaque chateau qui se respecte, un petit salon faisait partie des innombrables pièces. Introduits poliment par un serviteur, Jazon se dirigea instinctivement vers l'atre, Gypsie admira les tableaux ornant les murs. L'ambiance de l'endroit était agréable, calme, jusqu'au moment ou un bruit sourd dans le couloir attira leur attention. Pas le temps de se poser plus de question, un jeune homme fit son entrée.

Grand, élancé, très bien mis, épée épousant parfaitement le corps longiligne. Celui qui dans son enfance brandissait fièrement une épée de bois au Château de Clermont, s'était transformé en homme de belle prestance. Quelques pas et il fut devant Gypsie.


Madame bonjour, je suis ravi de vous recevoir dans mon humble château.

Gypsie lui répondit dans un franc sourire,

Et moi ravie d'y être, bonjour Monsieur le Duc. Heureuse de faire votre connaissance.

A son invitation, Gypsie prit place dans un fauteuil, préférant celui le plus près de la cheminée. Grand chateau qui se respectait et était traversé de courants d'air.
Bruce_duncan a écrit:
Un pigeon se présente aux fenêtres du castel, et après maintes hésitations,opte pour un petit vasistas, à travers lequel il se faufile, afin de déposer le message suivant.

Citation :
Mon jeune élève,

après de bien nombreuses et hélas sanglantes péripéties, je me trouve désormais à Murat.

Je ne cache pas que ce voyage a été horrible, car deux de nos proches, de tes proches, y ont probablement laissé la vie.

Je te conterai tout ceci de vive voix.
Dis-moi simplement pour l'instant si tu souhaites que je te rejoigne, et en quels lieux.
Bien à toi,
Bruce.
Pierre_de_roanne a écrit:
Le Petit salon envahie par un volatile

La vi comtesse s'était placée près du foyer, Pierre attendait que Jazon se manifeste.

Un pigeon se faufila à travers un vasistas et vînt se poser sur le rebord de la petite table située au milieu de la pièce.

Pardonnez moi, je dois regarder ce parchemin, je suis à vous tout de suite après.


Pierre saisit le volatile avec douceur, lui caressant l'arrière de la tête. Puis il prit le message, c'était Bruce.

Il lut rapidement les mauvaises nouvelles. Il fallait qu'il voit Bruce prestement, ces nouvelles tombaient malheureusement au mauvais moment, mais choisit on l'heure de sa mort ? Bruce avait été vague, trop vague, le coeur de Pierre commençait à s'emballer.

Pardonnez moi, je dois répondre en urgence, je vous laisse un court instant.

Il sortit rapidement du petit salon, monta dans le Bureau

GRIMMMMMMMMMMMMMMMMM

Il appela son ami, son majordome. Il se trouvait non loin et arriva très vite.

Pourrais tu me trouver Bruce s'il te plait, je viens de recevoir un message très alarmiste, je me doute de qui il parle, mais je veux en avoir le coeur net. Va vite, et trouves moi Bruce.

Grim partit aussi vite qu'il était venu.

Pierre redescendit les marches et revînt dans le salon auprès de ses invités, les pensées toujours ailleurs, il essaya de se concentrer de nouveau.

Alors Jazon, pourrions nous discuter un peu afin de mieux nous connaître. Parlez moi de vous, de vostre passé avec feu mon père, de vostre vie, de vos envies, de vos passions ?


Il prit une respiration

Euhhh, voyez vous, si j'ai un défaut, c'est celui d'être un peu curieux


Il rit de bon coeur en attendant les réponses de Jazon.
Jazon a écrit:
Une fois dans le salon, Jazon comme à son habitude se dirigea vers la cheminée. Gypsie fit le tour de la pièce admirant les tableaux aux murs et Passepoil resta en retrait non loin de la porte.
Un curieux bruit se fit entendre derrière la porte, des éclats de voix puis plus rien jusqu'à deux coups frappés à la porte qui s'ouvrit immédiatement.
Un jeune homme entra dans la pièce et se dirigea directement vers Gypsie qu'il salua.
Jazon qui s'était retourné délaissant la danse chaleureuse des flammes de l'âtre, en profita pour examiner de loin le jeune duc.
Il avait grandi et ne ressemblait plus à ce jeune enfant qu'il avait vu pour la dernière fois ici même dans un salon voisin lors de festivités de début d'année données par sa mère et son beau père Arthur. Il se rappelle très bien avoir découvert le petit pierre caché sous une table alors qu'il aurait du être ailleurs. Il avait reconnu en lui le coté espiègle de son père Barbu.
Ce souvenir lui tira un léger sourire.

Le jeune homme se tourna enfin vers lui et le salua également.

Messire Jazon, je suis heureux également de vous voir, nous avons tant à nous dire.

Jazon s'inclina devant son suzerain.
"Merci de nous recevoir votre grasce"

L'invitant à s'asseoir près du feu, il rajouta : Mais je vous en prie, prenez place
Voudriez vous boire quelque chose ?


Jazon allait lui répondre qu'il préférait rester debout quand un volatile s'introduisit dans la pièce. Le duc l'allégea de son courrier. Il vit comme une contrariété ou bien une inquiétude sur le visage du jeune homme qui s'excusa un instant devant répondre en urgence au courrier.

Durant son absence, il n'y eut aucun mot de prononcé, juste des regards entre les trois personnes présentes.
Jazon dégrafa sa cape et la posa sur le dossier du fauteuil derrière lequel il se tenait.
Le jeune homme revint.

Alors Jazon, pourrions nous discuter un peu afin de mieux nous connaître. Parlez moi de vous, de vostre passé avec feu mon père, de vostre vie, de vos envies, de vos passions ?
Euhhh, voyez vous, si j'ai un défaut, c'est celui d'être un peu curieux


"Messire, avant de vous parler plus avant de moi, permettez moi de vous souhaiter la bienvenue en vos terres. J'espère que votre voyage s'est bien passé malgré vos craintes.....
D'autre part, j'ai moi aussi des défauts et pas qu'un seul.... mais entre autres, j'ai celui d'être direct....."


Sa voix restait calme et posée.
"...et je dois vous dire que vos différents courriers m'ont fait passé du chaud au froid. Vous avez l'art et la manière de retirer votre confiance aussi vite que vous l'accordez sans parler de douter de mon honnêteté..."

La sentinelle appuya ses mains de part et d'autre du dossier du fauteuil.
"J'aimerais comprendre....."
Pierre_de_roanne a écrit:
Jazon s'était retourné, belle prestance, de très beaux vêtements, en deux mots, une belle allure.

Il resta debout, laissant la vicomtesse à son fauteuil. Il se mit à le regarder et il dit.

"Messire, avant de vous parler plus avant de moi, permettez moi de vous souhaiter la bienvenue en vos terres. J'espère que votre voyage s'est bien passé malgré vos craintes.....
D'autre part, j'ai moi aussi des défauts et pas qu'un seul.... mais entre autres, j'ai celui d'être direct....."


Sa voix restait calme et posée.

"...et je dois vous dire que vos différents courriers m'ont fait passé du chaud au froid. Vous avez l'art et la manière de retirer votre confiance aussi vite que vous l'accordez sans parler de douter de mon honnêteté..."

Pierre écoutait avec attention, lui aussi était très calme, et au fur à mesure de dires de Jazon, Pierre fronça les sourcils, eut un sourire, puis un rictus, Jazon aimait être direct, il en était ravi.

Les couleuvres qui se meuvent en tortillant les fesses pour mieux arrondire les angles déplaisaient fortement à Pierre. Le fait d'être direct était une qualité que Pierre placé très haut.

Il laissa Jazon finir et décida lui de prendre ses aises.

Je vais me permettre de m'assoire.


Il prit place de nouveau sur sa chaise, non loin de la vicomtesse.

Alors sachez Jazon que si vous aimez les gens direct, vous êtes tombé sur le bon interlocuteur. J'entends ce que vous dites et je vais reprendre point par point.

Tout d'abord merci pour vostre bienvenue, cela fait plaisir, ensuite mon voyage fut tourmenté, mais je suis arrivé entier grâce à une de vos connaissance, dame Féeléone. Le ton de la fin de vostre phrase me permet d'envisager que vous doutiez que je sois en danger, sachez que je regroupe encore des preuves à l'heure actuelle, mais que cela se passe plutôt bien.

Vous parlez ensuite de mes différents courriers, je tiens à mettre tout de suite les choses au clair, tout ces courriers émanent de moi et de moi seul, ceci pour dissiper tout amalgame.

Le chaud et le froid vous dites ! Je ne renie point ceci, et je vais même vous expliquer pourquoi.

Mon premier courrier vous accordez toute ma confiance, m'étant basé sur les dires de ma mère, j'avais cru bon vous tenir ce discours. C'est quand vous m'avez envoyé vostre courrier disant que vous ne trouviez pas normal que j'agisse comme je le faisais avec vos amis Anguerand et Ambreline que j'ai commencé à prendre du recul sur vous.

Vous preniez parti pour vos amis ce que j'aurais pu comprendre si vous m'aviez connu à l'époque, hors nous ne nous connaissions que très peu et j'aurai préféré vous voir rester sur la réserve plutôt que de vous mêler d'affaires qui ne vous concernés pas. Ah oui, je dis concernaient pas car j'affirme devant vous ne rien avoir contre les sentinelles, argument qui m'a été sorti à maintes reprises et qui est sans fondements aucuns. Je disais donc que j'aurais aimé plus de réserve.


Vostre choix à ce moment là a été de rester en BA, choix que j'ai respecté. En long moment de silence avant que vous ne repreniez contact avec moi, me demandant bizarrement ma date de départ de Mimizan , mon itinéraire et les villes traversées. Permettez moi de vous dire que j'ai trouvé ces demandes très directes et non avenues, sachant nos relations et le soutien non voilé que vous aviez envers vos amis.

Vous vouliez comprendre, j'espère qu'avec mes explications vous avez compris. Alors vous savez, ma confiance vous l'aviez dés le départ, se sont vos actes et uniquement ceux ci qui m'ont fait douter de vous, neutre, je vous aurais souhaité neutre.


Le ton de Pierre avait été calme, posé, il avait attendu ce moment avec beaucoup de sérénité, il était en accord avec lui même, droit, honnête, sans arrières pensés.

Il regarda Jazon, visage impassible tout au long de ses paroles, il allait bien voir ses arguments et sa réaction.
Titan34 a écrit:
un pigeon en provenance de Montbrisson, arriva, tournoyant au dessus du castel de Pierrefort, soudain, il piqua vers une fenêtre ouverte, tournoyant dans la pièce, il se posa gracieusement sur l'accoudoir d'un fauteuil ou était assis un jeune noble, et se mit à roucouler.

rou!!! roucou!!! rou!!! ( traduction: j'ai un message pour Messire le Duc)

Citation :
A Messire le Duc de Roanne, votre grasce Salut,

Moi, Titan34 de Rhodes, seigneur de la Dailhe et de Puisaye, Votre Vassal, aprés avoir été celui de vostre regrettée Maman.
Je Pourrais être en votre Château, ce jeudi VIème jour du mois de Octobre de l'an de grasce MCDLVI, afin de vous reconduire, l'allégeance a vous mon Suzerain, comme je le fis jadis à feu la Baronne de Pierrefort vostre maman.
Si d'aventure, ce jour ne vous sied point, veuillez m'en informer en retournant mon pigeon.
Bien à vous mon Suzerain, et avec tout mes respects.

Faict à Montbrisson le VIème jour du mois de Octobre de l'an de grasce MCDLVI, par
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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:49

Jazon a écrit:
Le jeune homme prit place en face de Gypsie et Jazon. Lui préféra rester debout.
Tout d'abord, je n'ai émis aucun doute sur le fait que vous puissiez être en danger.... Pure interprétation de votre part.

Si j'ai pris parti pour mes amis, seigneur, c'est parce que justement ce sont mes amis. Nous avons connus et partagés maintes aventures et l'amitié n'est pas un vain mot dans notre clan.
Mais vous avez malgré ma réponse, réitérez votre demande. Si j'ai mis tant de temps à vous répondre, c'est parce que nous sillonnons à l'époque les routes du BA protégeant ses habitants et traquant les brigands. Excusez du peu !
Ensuite, après en avoir discuté avec mon épouse, j'ai cherché à savoir si vous étiez déjà en route pour venir à votre rencontre. A aucun moment, je n'ai demandé détail de votre voyage de retour, juste un point de ralliement. Comme je vous l'ai expliqué dame Gypsie est rectrice et ne peut pas s'éloigner longtemps du duché. Elle souhaitait cependant vivement m'accompagner. Nous devions faire au plus vite et je ne souhaitais pas vous rater.
Que vous ayez interprété cela comme une menace...... d'autant que vous auriez pu me répondre directement.....
J'ai trouvé cela très curieux de recevoir réponse de votre garde du corps. En quoi, un mot de vous vous mettait en danger ?
En quoi je pouvais devenir une menace pour vous ? Et quel rapport avec mes amis ?
Un début de dialogue s'instaurait puis plus rien....


Un nouveau pigeon pénétra dans la pièce.

"Je vous vois fort occupé. N'ayez crainte.... Nous n'allons pas vous retenir trop longtemps.
Une dernière chose cependant....

En ce qui concerne notre dernier échange.......
Vous avez mis en doute mon honnêteté et vous m'avez clairement fait comprendre que je devais changer d'amis. Mes amis, je les choisis. Comme je vous l'ai déjà précisé, j'ai des amis d'horizons divers. Ce qu'ils pensent les regarde. Je sais aussi faire la part des choses et ne suis pas forcément d'accord avec tous leurs actes, leurs paroles ou leurs pensées.
Mais m'imposer le choix de mes fréquentations, il en est hors de question.
Je vous répond que personne ne me dictera le choix de mes amis.
Vous m'avez dit de prendre note de ce souhait. J'en prends donc note et en fais acte.
Je ne suis pas homme à vivre avec une épée de Damoclès sur la tête. Et ma famille a besoin de calme."

La sentinelle regarda Gypsie qui écoutait sans broncher.

"Je viens du peuple par mon père et je le revendique. Je l'ai pris comme un honneur d'être annobli par le votre mais certainement pas comme une forme de servage ou ma liberté et mes choix étaient annihilés.
Comme je vous l'ai dit dans notre dernier échange, il ne me pose aucun problème de retomber dans la roture. J'en suis issu et je connais cette vie. Elle ne me fait pas peur.
Par contre, vous avez manqué de tact en laissant entendre que mon mariage me mettait à l'abri. Si j'ai épousé dame Gypsie, c'est par amour pour elle et non pas pour ses biens ou ses titres.
Votre jeunesse vous excusera peut être......."


Il fit signe à Passepoil d'approcher qui lui tendit de mauvaise grace la gibecière.
Pierre_de_roanne a écrit:
Pierre écouta à son tour tout les arguments de Jazon. l'homme restait sur ses positions, il pouvait le comprendre et respectait ses choix.

Jazon, je dirais juste deux choses, la première et que jamais je ne vous ai jamais demandé de changer d'amis, c'est cela aussi qui explique mon attitude, je pense que vous comprenez.

J'ai retiré ses terres à vostre amie Ambreline, vostre ami Anguerand m'a rendu les siennes avant que je ne lui ôte. Vous êtes très proche d'eux, comment voulez vous en toute logique, que je puisse vous faire confiance en tant que vassal, alors que vous êtes un ami proche de personne qui me haïsse ?


Je ne met pas en doute vostre honnêteté, mais je doute, oui, de vostre loyauté envers moi si vous restez mon vassal, ce qui est, après ce que je viens de vous dire, somme toute logique.

La deuxième chose concerne mon fameux tact, je dis simplement la vérité, vous l'avez interprété à vostre façon, puisque vous évoquez cet " échange ", je me permet moi aussi de l'évoquer. Je suis sur que l'amour que vous portez à Dame Gypsie et sincère et sans arrière pensée, je suis ravi de voir d'ailleurs que vous avez enfin trouver, après de longues recherches, chaussure à vostre pied. Je disais simplement que vous ne retomberai pas dans la roture puisque vous êtes l'époux d'une noble.

Alors épargnez moi vostre couplet sur la roture, je respecte les gens du peuple, et pour tout vous dire, en dehors de ma famille, sur Mimizan, je ne fréquente que des gens du peuple, si vous aviez apprit à me connaître vous le sauriez.

Maintenant, lors de nostre échange vous m'aviez dit vouloir me rendre vos terres, je crois qu'après cette explication, c'est une sage décision, la vostre, en vostre âme et conscience. Une dernière chose que je tiens également à répéter. Je n'ai rien contre les sentinelles, et même si feu Arthur ne vous aimait pas, moi je n'ai rien à gagner à voir les sentinelles disparaître, méditez bien cela, où serait mon intérêt ? Vous allez chercher longtemps pour trouver un argument valable...


Pierre regardait Jazon dans les yeux, mettre sa parole en doute commençait à le chauffer quelque peu. Il se dirigea vers le pigeon et le parcouru, laissant Jazon chercher les raisons demandées.

C'était Titan, il allait venir au château, Pierre en était heureux, enfin quelqu'un avec qui il n'aurait pas à se battre verbalement.
Gypsie a écrit:
Alea jacta est. Rien à dire de plus, juste à faire, accomplir ce qui serait simple et rapide formalité. Pincement au cœur en pensant au prochain déménagement, ce ne serait pas facile de quitter les terres de Saint Maurice. Chacun s’était beaucoup investi sur ce domaine, toujours respectueux de son suzerain, ne voulant pas le décevoir et se montrer digne de sa confiance. Les temps changent, les valeurs ne sont plus les mêmes et les plantations grandiront encore alors qu’ils seraient tous passés de vie à trépas.

Léger sursaut de Passepoil quand Pierre parla de loyauté. Les yeux de Gypsie croisèrent le regard de l’intendant, lui intimèrent de ne point réagit. Il était trop tard de toute façon. Personne ne pouvait entretenir bonnes relations si dès le départ elles étaient envahies de doute, interrogations, suspicions, et le pire, si la confiance n’en faisait pas partie. Ainsi va la vie, on donne, on prend ou on rend… ce n’était que de la terre après tout, pour celui sachant faire abstraction de tout ce qui précédait, ce qui amenait à faire tel acte de reconnaissance.

Sans doute était-il écrit quelque part que les héritiers Duchesne verraient le jour sur les terres de leurs ancêtres, écrit quelque part aussi que rien n’est jamais acquis, sauf cette chose si rare qu’on appelle amitié. Pierre en avait beaucoup et était sans doute heureux de pouvoir les remercier en leur confiant l’une ou l’autre seigneurie. Celui qui hériterait de Saint Maurice serait heureux, l’air là bas était si pur, l’eau limpide, les bois reboisés, les champs fertiles et les vaches bien grasses. Sans oublier les habitants des hameaux alentours, qui, si l’on s’attardait à régler leurs problèmes de poules et cochons, étaient la meilleure essence de Saint Maurice.

Effectivement, sage décision de Jazon, la sienne, prise en son âme et conscience. Difficile à prendre car c’était d’une certaine façon renier l’honneur fait par feu Barbu, dont on a grand respect. Puisse-t-il de là haut comprendre ce choix fait, et quelles raisons l’y ont mené.

Encore un pigeon vole, pas oublié le jeune duc. Gypsie se leva alors qu’il parcourait le volatile, ravie d’avoir été comparée à une chaussure, mais, par la grâce d’Aristote, elle avait la bonne pointure. Elle s’approcha de son époux, lui prit le bras. Une œillade signifiant « on s’en va ? « , un sourire, tendresse, complicité. A Montbrison, la maison chemin du Vieil Ecotay les attendait, serait leur nid, avant de rejoindre l’étendue de Viverols.
--Passepoil a écrit:
Passepoil avait suivi son ami, M'sieur Jazon et son épouse dans le chateau.
Il avait apprécié en connaisseur l'agencement du petit salon. Il avait été de longues années serviteur à Bourges au service de Maitre Jacques Coeur, grand argentier du Roy.
S'étant mis dans un coin de la pièce avec sa discrétion coutumière, il avait suivit l'entrevue pas d'accord du tout avec la décision qu'avait prise M'sieur Jazon. Il lui était difficile d'imaginer partir et abandonner ce domaine et ces terres. Il s'y était investi avec passion secondant à tous les niveaux son ami et dame Gypsie.

Il sursauta quand le jeune duc mit en doute la loyauté de M'sieur Jazon. Il allait intervenir ne pouvant laisser dire cela mais il vit le regard que lui lança dame Gypsie et il s'abstint.

Le seigneur Jazon lui fit signe d'approcher et, passant la bandoulière par dessus sa tête, l'intendant s'avança ouvrant la gibecière, un noeud à l'estomac. Le sort en était jeté.
Jazon a écrit:
Prenant le coffret dans la sacoche que lui tendait Passepoil, Jazon vit le regard amer de son ami tout en écoutant les réponses qu'apportaient le jeune duc. On tournait en rond, décidément !
Il se tourna vers lui et soutint son regard. Jazon était honnête dans sa démarche de chercher à comprendre.

"Vous ne m'avez pas demandé de changer d'amis, non ! en effet ! pas si clairement.... Mais vous rajoutez derrière que vous ne pouvez pas me faire confiance..... et que vous doutez de ma loyauté......
Là, pour moi c'est clair !

Que m'importe jeune homme de retomber dans la roture !

Apprendre à vous connaitre ? J'aurais peut être pu si vous aviez vécu sur vos terres entouré de vos vassaux.

Oui je viens vous rendre terres et titre. Que votre père me pardonne pour l'affront que je lui fais.
Quand à ce que vous pensez des sentinelles, cela m'importe peu.....


Puis Jazon fit silence et regarda le coffret qu'il tenait sur la paume de sa main en caressant le couvercle de l'autre.
Des images.... des souvenirs lui revenaient...... Un campement.... Une tente...... pas loin, la guerre.... le fracas des charges..... les cris...... l'odeur du sang..... Trois sentinelles.... genoux à terre..... le héraut Llyr...... et Barbu..... celui qu'on surnommait le "terrible".....

Jazon secoua la tête et revint à la réalité.


"Ces terres que m'avait confié votre père, par ce coffret qu'il m'a remis le jour de mon annoblissement contenant une poignée de terre symbolique, je vous les rends ainsi que le titre de seigneur de Sainct Maurice. "
Il tendit le coffret au jeune homme.

"Je vais envoyer une lettre à Auvergne au chateau pour qu'elle en prenne acte. Mon intendant et ami Passepoil, ici présent laissera les livres de compte aux fidèles gardiens Charles et Jeanne qui nous ont si bien accueillis et qui feront de même avec mon successeur, j'en suis certain !
Votre père savait s'entourer de gens formidables."


Gypsie s'était levée et s'approcha de Jazon. Elle lui prit le bras et le regarda, un sourire sur les lèvres. Elle comprenait..... c'était l'essentiel !
"Nous y allons mon coeur !"

Jazon se tourna vers le jeune Pierre. Il s'inclina devant le jeune duc.
"Nous prenons congé votre grasce. Nous avons assez pris de votre temps et j'ai moi même des dispositions à prendre.
Je vous souhaite de vous entourer de gens de confiance, honnêtes et loyaux."

Tout ce qu'il n'était pas à ses yeux ! Il n'y avait donc aucun regret à avoir.

Passepoil ouvrait déjà la porte.
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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:49

Kalopsite a écrit:
J’avais fait route depuis Montbrisson jusque Murat accompagnée de mon époux, mon fils , sa nounou et une amie, après les avoir déposer à l’auberge, Titan et moi nous continuâmes jusque Pierrefort.
Notre suzerain avait demander qu’on l’escorte jusque Mimizan, mais avant tout il me tardait de le rencontrer, dans mes souvenirs je ne vois qu’un petit garçon jouant sur la plage, cherchant un dragon, je vais me retrouver face a un jeune homme qui a du grandir trop vite suite a la perte de ses parents.

Nous voila devant la grille du château, je descend de ma monture aidée de mon mari, d’un geste précis de la main j’ôte la poussière qui nous recouvre, puis mon regard se perd un instant vers la demeure, les souvenirs reviennent à flots, tant de moment passer ici, les rires, les fêtes…

Le garde était là à son poste


Veillez annoncer Dame Kalopsite et son époux
--Grimaldus a écrit:
Au post de garde, puis dans le petit salon.

Les premiers visiteurs venez de partir, à priori, d'après leurs mines fermés, cela avait du mal se passer, Grim demanderait au jeune Duc pourquoi plus tard, car à peine reconduit, le garde le faisait appeler.

Dame Kalopsite et son époux était à l'entrée du château.

Il se dépêcha de rebrousser chemin et arriva devant les voyageurs légèrement poussiéreux.

Bien le Bonjour Madame, Monsieur, si vous voulez bien me suivre, Pierre vous attend.


Il avait eu une conversation avec Pierre le prévenant de l’arrivée imminente de Kalopsite et Titan.

Il guida les deux voyageurs dans le petit salon. Les débarrassa de leur habits poussiéreux.

Je vais les faire laver, je préviens Pierre de votre arrivée, en attendant je vais vous faire portez collation.

Grim sortit dans le couloir

Carmella !! Peux tu apporter de quoi manger et boire dans le petit salon ?


Puis il se dirigea vers le bureau.
--Carmella a écrit:
Dans la cuichine.

Elle était en train de préparer un lapin en sauce quand elle entendit le vieux griboux lui demander de préparer de quoi manger

Pffff qu'eche que ye chui en train de faire hein ??? il croit que ye m'amuche...

Pffff à manyer et à boire, encore de la vichite, ben alors le yeune Duc il recevait beaucoup hein.

Elle prépara un petit pâté de lièvre accompagné de deux grosses miches de pain dorée, des tranches de jambon vieillis. Elle ne put s'empêcher dans enfourner une tranche entière dans son gosier, elle se porter bien, de petite taille, et quand elle marchait, elle ressembler à une dindes qui roule des hanches.

Elle arriva dans le petit salon

Bien le bonyour

Elle garda les yeux baissés, elle n'aimait pas trop s'exprimer devant des inconnus, elle savait qu'elle écorchait légèrement, hum, les quelques mots qu'elle prononçait.

Voichi dou pain, dou pâté de lièvre, yé auchi apporté dou vin rouche.


Elle servit deux verres de vin et s'éclipsa aussitôt.
Titan34 a écrit:
Longue chevauchée sur les routes poussiéreuses, enfin les premiers contrefort de la ville de Murat apparaissent.
La petite troupe entre en ville dans un cliquetis d'armes et le martèlement des sabots sur le pavé.
Petit détour vers une auberge réputé, ou ils déposent leurs amis, avant de poursuivre leur route vers Pierrefort, dont la fière silhouette se découpe sur l'horizon blafard de cette matinée d'automne.
arrivé devant les grilles du château, Titan saute a bas de tornade, il aide son épouse a descendre de laylla, puis s'ébroue pour faire tomber la poussière qui le recouvre, tandis que son épouse les annonces.

Petit sourire au garde qui les accueille, puis il les débarrasse de leurs mantel poussiéreux , les donnants a la blanchisseuse, il hèle la cuisinière , les installe dans un petit salon et se dirige vers le bureau de sa grasce.
A peine installé , que déjà arrivait la cuisinière les bras chargé de victuailles, qu'elle installa devant les convives, leur servant un verre de vin, elle s'éclipsa si vite que titan eut a peine le temps de répondre.


Bonjour dame cuisinière

il sourit et commença a se sustenter

Dis donc chérie, l'accueil ici est chaleureux, et le personnel est de première
Bruce_duncan a écrit:
Un cavalier descend de sa monture devant la demeure de Pierre.
Pourpoint de velours, habit de brocart, mais l'épée au flanc dément l'aspect chatoyant de la vesture.

Il frappe à l'huis, et attend patiemment qu'un visage s'encadre dans l'ouverture de la porte.


"Bonjour mon ami, dit-il au valet dont il perçoit la figure, peux-tu aller dire au jeune Pierre que Bruce est arrivé?
Merci mon ami."


Il profite de cet instant d'attente pour vérifier le sabot de l'antérieur droit de son cheval.
--Grimaldus a écrit:
Carmella s'était occupée des arrivants, il alla au bureau prévenir Pierre.

Dame Kalopsite et Messire Titan vous attendent dans le petit salon, par contre un garde vient de me faire savoir que votre précepteur, Bruce Duncan est aussi arrivé. Que dois je faire Pierre ?
Pierre_de_roanne a écrit:
Pierre était d'une humeur maussade. Bien que jazon lui ai rendu ses terres, il ruminait de savoir que cet homme, sûrement bon et honnête, avait fait le mauvais choix. Enfin cela était, cela serait.

Il était de passer une graisse épaisse dans son fourreau quand Grim arriva.

Un sourire sur le visage de Pierre à l'évocation de l'arrivée de Kalopsite et Titan, puis une crispation quand Grim lui annonça l'arrivée de Bruce, seul, cela n'envisageait rien de bon.

Faites entrer Bruce dans le petit salon, j'y vais moi même de ce pas.

Pierre descendit les marches en faisant attention cette fois si de ne pas se trouver le séant à terre.

Il entra dans le petit salon après avoir frappez deux coups secs, des amoureux dans un salon il fallait s'annoncer pour ne pas tomber sur une scène dirons nous cocasse.

Pierre se dirigea vers Kalopsite, lui prit la main et s'inclina de coutume.

Puis se tournant vers Titan qui avait déjà entamé, bien lui en avait prit, les victuailles que Carmella avait apporté, il le salua

Je suis ravi de vous voir ici, j'attendais ce moment avec beaucoup d'impatience. je dois vous prévenir que Bruce Duncan, mon précepteur qui vient juste d'arriver, va se joindre à nous, il ne saurait tarder.
--Grimaldus a écrit:
Après le poste de garde et ensuite petit salon

Grim se présenta devant Bruce

Je suis heureux de vous voir ici messire Bruce, cela faisait un petit moment, Pierre vous attend dans le petit salon, il s'y trouve avec dame Kalopsite et Messire Titan, il vous demande de vous joindre à eux, si vous voulez bien me suivre.


Bruce emboîta le pas de Grim et ils arrivèrent au petit salon.
Kalopsite a écrit:
Installée confortablement dans le petit salon ou on les avait mené je regardais mon ange manger de bon appétit, quand deux petit coup furent frapper, dans l’embrasure de la porte, Pierre entra.
Je me lève comme il se dirige vers moi et sourit quand il s’incline, l’inverse aurait été plus juste me semble t’il.


Je suis heureuse de vous revoir Pierre et contente que votre voyage s’est bien passer jusque dans notre beau duché. Nous avons que trop tarder à nous revoir, votre précepteur dites vous, je ne pense pas le connaître, je me ferai une joie de le rencontrer

Reprenant place dans le fauteuil, je me tourne vers Titan, quand la porte s’ouvre a nouveau
Titan34 a écrit:
le voyage m'avait ouvert l'appétit et il faut dire que les victuailles était alléchantes.
Deux coups secs sur la porte et un jeune homme pénétra dans le petit salon se dirigeant droit sur kalopsite qu'il salua.
Je l'observais avec attention, soit il avait grandi et devenu un fort beau jeune homme, mais c'était bien notre pierre, les traits de son visage ne trompait pas, je revoyais a travers lui les traits de ma défunte suzeraine.
je m'essuyais rapidement la bouche et me levais, pour faire une révérence alors qu'il s'approchait de moi.


Je suis également ravi de vous revoir Pierre, tout puissant!! comme vous avez grandi, vous voici devenu homme de belle prestance et ces Dames n'ont qu'a bien se tenir Petit sourire en coin fronçant le sourcil, votre précepteur dites vous, Bruce Duncan , non cela ne me dit rien je ne pense point le connaître, mais puisqu'il est a vostre service,, qu'il soit le bienvenu.

légère révérence et je me recule vers mon épouse.
Bruce_duncan a écrit:
Précédé par un serviteur, Bruce entre à sa suite dans un salon.
Al'intérieur, Pierre et un couple patientent.

Bruce salue l'assemblée d'un signe de tête, puis s'avance vers Pierre, à qui il donne une brêve mais réelle accolade.


"Bonjour mon jeune ami.
Je te vois en pleine discussion, veux-tu que je repasse ultérieurement?
Les nouvelles que je porte ne sont pas de nature à être joyeux, je le crains."


En attendant la réponse de Pierre, il examine le couple présent, que le majordome ne lui a pas présenté dans sa précipitation.
Pierre_de_roanne a écrit:
Petit salon

Pierre est heureux de revoir après tant d'années les amis de feue sa mère et feu son père.

Il sourit aux propos de Kalopsite et de Titan, effectivement il a bien changé, et chaque qu'il regarde ses pieds, ceux ci s'éloignent d'avantage.

Vous n'avez pas changé tout deux, vous êtes comme dans mes souvenirs, il faut croire que l'air du BA conserve.

Petit rire

Puis la porte, Grim entre avec Bruce, une réelle accolade échangée entre les deux hommes.


Bonjour mon jeune ami.
Je te vois en pleine discussion, veux-tu que je repasse ultérieurement?
Les nouvelles que je porte ne sont pas de nature à être joyeux, je le crains.



Pierre regarde Bruce

Je me doute que tu n'es pas là pour de bonnes nouvelles, j'ai reçu ton pigeon, il faut que nous puissions nous voir rapidement.

Kalopsite, Titan, je vous présente Bruce Duncan, mon précepteur, choisi par maman. Il m'enseigne nombre de choses importantes sur Mimizan.

Bruce, voici Kalopsite et Titan, mariés, ils ont deux enfants, et se sont les Vassaux de feu mon père, ils sont maintenant les miens.


Pierre laissa les protagonistes échanger des paroles de politesse puis il intervînt de nouveau, il fallait faire vite, il voulait savoir ce que Bruce avait à lui dire.

Kalopsite, Titan, le voyage a du vous épuiser, je vous propose de finir ce que vous mangez ici, un clin d’œil à Titan, et je vais demandé à grim de vous montrer vos chambres, vous avez droit à un repos bien mérité. Je vous attendrai pour le souper, vous verrez Carmella est une cuisinière hors pair.

Bruce, pouvez vous me suivre au bureau, nous avons besoin de nous entretenir.
Titan34 a écrit:
titan se leva, un salut de bienvenue

enchanté de faire votre connaissance mon ami, les amis de mon suzerain sont mes amis.
des lors vous pouvez compter sur moi.


se penchant vers Pierre il lui dit tout bas de feue votre Maman pierre nous sommes les vassaux de feue votre maman. puis tout souriant il se recule pour laisser la place a kalopsite

répondant a l'invitation de Pierre


cela est une bonne idée Pierre, un bon repos ne pourras nous faire de mal, et je vous remercie de prendre tant d'attention avec nos pauvres personnes
Kalopsite a écrit:
Un homme entra grand, blond, pas mal… mais le visage grave, sans doute annonciateur de mauvaises nouvelles, confirmé par l’échange de paroles, présentations faites par Pierre.

Sourire au murmure de mon époux qui rappelle a Pierre que nous ne sommes pas les vassaux de feu son père mais bien de sa mère ma marraine partie bien trop vite, je reporte mon attention sur l’homme et le salue


Bonjour messire, ravie de vous rencontrer.
Pierre faites donc nous allons attendre gentiment ici.
Bruce_duncan a écrit:
Bruce s'incline devant la jeune femme.

"Glad to meet you, mylady.
C'est un réel plaisir de constater chaque jour que les françaises sont les plus belles femmes d'Europe."


Il écoute d'un air un peu absent les présentations que fait le jeune Pierre, et soudain son visage se ferme un peu.

"Lord Titan, dis-tu?"

Il regarde plus attentivement l'homme présent.

"Well,mylord, j'ai en effet entendu parler de vous.
Par Lady Oya, pour être précis.
Je crois que nous aurons l'occasion d'échanger à ce propos, n'est-il pas?"


Le sourire n'est que de convenance.

Puis il se retourne vers Pierre, et s'éloigne avec lui en direction d'une pièce voisine, bureau de Pierre.


"Vois-tu, il s'agit de deux de nos compagnes de voyage...."

Le reste se perd dans un murmure.
Titan34 a écrit:
titan sourit et acquiesça de la tête, lorsque Bruce complimenta kalo sur sa beauté, lui il n'en doutait point son épouse était la plus belle femme du royaume a ses yeux.
Il fronça le sourcil, lorsque qu'icelui s'adressa a lui, disant que sa suzeraine lui avait parlait de lui, bizarre que feue la Baronne Oya ne lui eut pas parlait de kalo qui était sa filleule.
Il le regarda s'éloignait avec Pierre, un instant, il resta fixé sur sa démarche et sa prestance, elle lui semblait connue.
secouant la tête pour sortir de sa rêverie, il se tourna vers sa douce avec un sourire.


Ben dit donc, nous voici bien agencé, un Anglois, pourvu qu'il ne me cause pas dans cette langue étrange que je ne comprends pas.
Allez chérie mangeons un peu puis nous irons prendre quelques repos.
Kalopsite a écrit:
J’écoute la conversation, fronce légèrement les sourcils, il connaît fort bien marraine et moi je n’ai jamais entendu parler de lui, plaisant avec moi, mais un soupçon de froideur quand il s’adresse a Titan. Intriguée je les regarde sortir du salon, puis sourit a mon époux.

Tu as raison drôle de dialecte ils ont, j’avoue ne point le comprendre non plus.

Je m’installe à table porte le verre de vin à mes lèvres en songeant le regard perdu sur mon assiette
Bruce_duncan a écrit:
Ressortant du bureau avec Pierre, Bruce s'arrêta quelques instants devant un miroir, et ajusta son chaperon à cocarde.

D'un geste négligent, il ôta de son pourpoint une poussière imaginaire, puis toujours regardant le miroir, reprit la parole.


"Well well,mylord Titan, ainsi vous voici vassal de notre Pierre.
Ceci est une excellente nouvelle, j'en suis certain.
Mais by Jove, j'espère qu'en cas de besoin, notre Pierre pourra compter sur votre bras, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé, is'nt it?"


Un sourire, que trahissent les yeux.
Kalopsite a écrit:
Léger sursaut à l’arrivé dans la pièce des messires, je me redresse légèrement en regardant l’homme s’admirer dans le miroir et prendre la parole.
Pfffff voila qu’il mélangeait à nouveau le français et son dialecte, pas commode pour le comprendre, j’analyse les dires que mon esprit de française connaît et la stupéfaction doit se lire sur mon visage, que veut il dire, ne pas prêter son bras à Pierre, à ma connaissance Pierre ne nous a jamais rien demander.
Une question est au bord de mes lèvres, mais ce n’est pas a moi qu’il s’adresse
Je me tourne vers mon époux, le regard interrogateur me demandant si lui comprenait
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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:50

Titan34 a écrit:
Le précepteur sortait du bureau de Pierre, commença à s'admirer dans le miroir, puis sans quitter le miroir des yeux, il m'adressa la parole.
Je redressais la tête contrarié, je n'aimais pas qu'un quidam quelqu'il soit m'adresse la parole en semblant m'ignorer.
Cependant j'avais entendu parlers du fair-play anglois qu'icelui semblait ignorer, aussi c'est avec agacement et froideur que je répondis au précepteur.


Comme vous le dites Messire, me voici le vassal de sa grasce Pierre, je pense qu'il ne vous incombe pas de me dicter ma conduite.
Si je suis le vassal de sa grasce, je ne suis point le votre et il ne me plait nullement que vous apportiez un jugement ni sur mes actes passé, présent ou à venir.
Ce privilège incombe à sa grasce.
Je vous salut Messire.


Décidément, cette démarche, ce ton hautain, cet indifférence, tout lui rappelait étrangement quelqu'un qu'il avait connu dans le passé, mais icelui avait rejoint le très haut, paix à son âme, et il ne tenait plus à y repenser.
D'un geste brusque, il se retourna vers son épouse, sourcil froncé et lui murmura.


Il me semble chérie, que l'entretien commence bien mal, vassalité ne veut pas dire esclavage, de plus ce quidam n'as rien à dire, il n'était pas au front avec nous.
Si cela continue sur cette lancée, je ne tarderais pas à retourner à Montbrisson, je n'ai cure d'avoir un fief ou non, je ne l'ai jamais demandé.


Sa mine c'était durci, il affichait le visage des mauvais jours, présage qu'il valait mieux ne pas trop le chercher.
Kalopsite a écrit:
Ambiance tendue, l’air qui nous entoure s’alourdit devient plus pesant, réplique direct de mon époux. Soupir intérieur, nous sommes venu pour faire la connaissance de Pierre, et nous voila à ressasser le passé. Le visage dur de Titan me laisse présager que cela va mal finir et cela en vaut il la peine. Quand il me parle je lui réponds.

Tu as raison, je ne comprend pas bien ou veut en venir se messire que nous ne connaissons pas, mais avant tout j’aimerais comprendre

Je me tourne vers Pierre qui semble rester impassible et écoute, puis je reporte mon attention sur le précepteur, certaine que le messire ne va pas en rester là
Pierre_de_roanne a écrit:
Retour au petit salon

Pierre écouta son précepteur, puis Titan, les deux hommes semblaient ne pas s'apprécier outre mesure.

Pourtant Pierre avait cru comprendre que Titan et Kalopsite ne connaissaient pas Bruce.

A la fin de l'échange, Pierre prit la parole.

Hé hé bien messires, on va commencer par se calmer, Bruce, n'employez pas ce ton avec mes invités, je vous demanderai un peu de respect. Vous avez beau être mon précepteur, je suis en âge de vous faire comprendre que vostre attitude m'insupporte quelque peu.

Le regard est noir, plongé dans celui de Bruce, la mâchoire fermée.

Vous avez un rôle de conseiller, pas de décideur, ici une seule personne commande et c'est moi, que se soit bien clair.

Puis il se tourne vers Titan

Titan, malgré mon jeune âge je crois pouvoir vous dire que c'est en attisant la flamme, qu'on gagne le combat de la stupidité. Alors reprenez vous je vous prie.

Je vous demande à présent de vous calmer tout deux ou je me verrai dans l'obligation de vous reconduire.


Pierre jette un regard sur Kalopsite, elle semble interrogative.

Dame Kalopsite, pensez vous qu'il ne serait pas temps d'aller manger, nous partons demain, la route va être longue.
Titan34 a écrit:
Titan leva les yeux, il était courroucé, sa tension retomba quelque peu en entendant les sages paroles de Pierre.

veuillez m'excusez Pierre, je respecte votre jeune age et vos paroles sont sages.
Cependant je n'accepterais pas que quiconque me parle avec autant d'indifférence, surtout un étranger que je ne connaît que depuis que je viens de le rencontrer chez vous.
J'ajouterais que le respect n'est pas a sens unique, il est réciproque.
Mais là je suis calme, même très calme.


il jeta un regard incendiaire vers l'étranger.
Bruce_duncan a écrit:
Bruce écoute le jeune Pierre faire acte d'autorité en souriant.

"Bien bien mon jeune ami, puisqu'aussi bien tu es le seul qui commande ici et souhaites imposer le silence aux autres, tu comprendras que je m'absente en ce cas.

Je suis un homme libre, nul ne me dicte ma conduite, jamais.
Lorsque ta mère m'a demandé de m'occuper de ton enseignement, c'est en tant que tel que j'ai accepté.

Libre à toi d'accueillir qui tu l'entends en ta demeure, bien sûr.

Libre à moi d'en partir."


Il s'incline devant la jeune femme présente.

"Mylady, vous rencontrer a été fort plaisant."

Un regard amusé vers le mari qui joue les matamores en bombant le torse, une inclinaison du buste envers Pierre.

"Pierre, je m'en vais, tes leçons étaient quasiment terminées, il te reste deux ou trois choses à apprendre, pas nécessairement liées à l'art des armes, d'ailleurs.
Je te dis à bientôt, sans nul doute."


Un dernier regard, et un pas rapide qui le fait quitter la pièce.
Kalopsite a écrit:
Heureusement que je suis assise, j’en reviens pas tout a été si vite, Pierre a portant bien essayer de les calmer, pas eu le temps de répondre à mon suzerain que mon époux prenait la parole suivit de l’anglois qui après beau discourt et salutations s’en allait a grandes enjambées

Aurevoir mes…

Trop tard il est sorti. Je regarde Pierre incrédule

Il est toujours comme cela ?
Pierre_de_roanne a écrit:
Pierre écoute Bruce sans broncher, il s'est déjà exprimé, il ne reviendra pas dessus. Il le laisse partir sans mots dire.

Pierre sourit à Kalopsite

Oui il est toujours comme cela, Bruce est un homme libre, libre de ses choix, de ses paroles de ses actes, ce que j'apprécie beaucoup, mais je ne peux supporter qu'on vienne régler des comptes auxquels je ne comprends rien en ma présence et en ma demeure.


Regarde Titan puis Kalopsite

Et vostre moitié est toujours aussi soupe au lait ?


Petit sourire en direction de Titan.
Kalopsite a écrit:
Soupe au lait lui, non pas vraiment.

Je ne dirais pas qu’il est soupe au lait, mais simplement un homme avec son caractère, un homme bon qui a le cœur sur la main, prêt a donner sa vie pour aider les autres si besoin est, un peu faible avec moi, il me passe tout mes caprices et Aristote sait que j’en ai.

Regard et sourire a mon mari avant de reprendre

Mais il est franc et direct certains prennent cela pour un défaut mais pas moi.
Il n’aime pas se sentir agresser mais personne n’aime cela, surtout venant de la part de quelqu’un que l’on ne connaît pas. Je suppose que vous non plus d’ailleurs.
Mais vous parliez de passer a table il me semble et il nous faut parler du voyage aussi, la route sera longue
Titan34 a écrit:
regarde Pierre, petit sourire, hochement de tête lorsque son épouse parle de lui.

Pierre!! encore une fois, je vous présente mes excuses de m'être emporté, mais j'ai bien du mal à accepter le manque de respect d'un manant , fusse t-il précepteur du Roy, cela ne l'empêche point de parler avec respect et en regardant la personne avec qui il parle.
Je suis franchement désolé, mais n'est point l'habitude de converser avec un miroir.
Ceci dit, considérons l'affaire comme close si vous le voulez bien, et il me semble avoir entendu comme mon épouse, parler de passer à table.
un grand sourire candide accompagnant ses paroles.

se tournant vers son épouse, accompagné d'un sourire


c'est normal mon bébé que je cède à tes caprices, je t'aime tant.

il regardait Pierre, une question lui brulait les levres, mais oserait-il la poser, ceci remontait assez loin déjà, une discution qu'il avait eu avec son ami le Duc Silec a propos de feu le grand Duc de Roanne.
cela ne le regardait point cependant, cela le genais un peu.
Pierre_de_roanne a écrit:
Dans le petit salon


Pierre regarda Kalopsite puis Titan

N'en parlons plus voulez vous, l'affaire est close pour moi.


Puis un grand sourire

Oui nous allons passer à table car demain nous partons à l'aube.


Pierre se leva et se dirigea vers la porte

Grimmmmmmm


Le majordome vînt prestement.

Oui Pierre ?

Nous voudrions passer à table, le repas est il prêt ?


Bien sur, Carmella vous a préparer un petit festin, la table est dressée dans le grand salon, c'est qu'en vous voulez.

Grim ressortit aussi vite qu'il est parti

Nous passons à table ?


Regard qui pétille en sentant les odeurs alléchantes qui émanaient de la cuisine
--Carmella a écrit:
Le civet de lièvre était prêt, accompagné d'un grand plat de champignons, des girolles ramassées de la veille. Il y avait aussi un grand plat de légumes, choux, carottes, navets.

L'entrée se composée de paté de biche avec un sauce froide au vin, secret de fabrication de Carmella dot elle n'était pas peu fière. aussi un gâteau de pois.

voilà, ché chuperbe.


Carmella contemplait avec une certaine satisfaction la table dressée devant elle, couverts et assiettes en argent. Verres en cristal.

Des petites miches tout juste fumante étaient placée de chaque côtés sur un petit plat en argent.

Il rechte plou que les invités y soient ichi.


Un sourire béat, elle tire sur sa jupe pour être présentable et attend patiemment.
Kalopsite a écrit:
Ah ben s’est qu’il a de la voix le petit enfin petit… les ordres furent vite donner.

Oui passons à table

Je prend le bras de mon époux, l’entraîne à la suite de Pierre vers le grand salon, la table est merveilleusement bien dressée, un fumet fort agréable a empli la pièce, un festin digne d’un roy nous attend…
Titan34 a écrit:
Alléché par l'agréable fumet qui viens lui titiller les narines, il n'hésite pas une seconde à suivre son épouse.
il fut impressionné par la rapidité d'exécution des ordres de Pierre par le personnel.


Oui!!! passons à table j'ai une petite faim et une longue route à faire, je suis désolé de ne pouvoir vous accompagner Pierre, mais vous avez la le Fleuron de mon équipe et je vous sait en sécurité.

Il regarda autour de lui pour voir si Bruce était encore dans les environs, rassuré en ne le voyant, c'est avec plaisir, qu'il regarda la table dressé comme pour un repas de Roy.
Pierre_de_roanne a écrit:
La table était splendide, Carmella avait très bien travailler. Titan et Kalopsite prirent place et Pierre se plaça en bout de table, il aimait cette place, non point pour dominer les autres mais tout simplement car il y voyait tout le monde.

Je comprends tout à fait que vous ne puissiez venir, mais comme vous le dites je suis en de bonnes mains.

Ils attaquèrent les entrés, le pâté, les miches, tout ceci arrosé d'un bon Saint Estephe, vin ramené par Pierre de Gascogne, son futur beau père avait des vignes dans son domaine et il adorait ce vin.

Carmella veillait à ce que tout le monde ne manque de rien, Titan faisait honneur à tout les plats qui se succédaient. Pierre trouva qu'il avait enfin trouver quelqu'un qui ai le même appétit que le siens.

Dites moi Kalopsite, nous voyagerons sans escales, je ne veux point perdre de temps, et nous partirons par le sud, le temps y est meilleur.


Une bouchée de pâté étalée sur une belle miche de pain le tout arrosée de vin, Pierre continua tout au long du repas à échanger et connaître un peu mieux ses convives.

Le repas se déroula sans heurts, le ton était enjoué, Pierre fut heureux de découvrir un peu mieux les vassaux de sa mère.

Le dessert était enfin amené, une immense corbeille de fruits de saison, et un gâteau aux noix fraîches, un délice. Cette jeune Espagnol recueillit par Pierre sur Mimizan avait des doigts de fée pour tout ce qui concernait la cuisine.

Tout en savourant le dessert, Pierre questionna.

Avant que nous partions Titan, auriez vous quelque chose à me dire, me demander, qu'en est il de vostre domaine, tout ce passe bien ?
Lafeeviviane a écrit:
Un petit pigeon alla toquer à une vitre du château de Pierrefort. Il venait de Murat, et avait été écrit par Viviane. Le message devait être délivré le plus rapidement que possible au Duc Pierre de Roanne.

Citation :
"Pierre, mon ami,

Ce n'est pas de gaieté de coeur que je t'écris ces quelques lignes. Mon esprit est embrumé par la peine et le chagrin, mais il faut que je garde toute ma cohérence pour t'annoncer ce qui suis.

On ne le saura que jamais trop, Fée a toujours été une amie merveilleuse, pour tous les deux. Je dirais même que c'est grâce à elle que nous sommes devenus de réels amis toi et moi durant ces jours que tu as passé à Murat.

Tout ça pour te dire qu'elle va nous manquer à tous les deux...Oui, car Fée s'en est allée cette nuit, rejoindre son fils chéri parmi les anges d'Aristote.

Je suis navrée de t'apprendre cette nouvelle par missive, et si tu as besoin d'en parler, ou d'avoir plus d'explications, renvoie un parchemin avec ce petit pigeon, il saura où me trouver.

Il faut être fort Pierre, pour elle. C'est ce qu'elle aurait voulu,

Viviane."
Titan34 a écrit:
Titan profitait a plein du savoir de la cuisinière, les plats était tous meilleurs les uns que les autres.
vraiment cette cuisinière était un vrai cordon bleu et Titan adorait la bonne chaire.
le vin accompagnant les mets, était on ne peut meilleur , à la température adéquate, vraiment notre suzerain savait recevoir, Titan se promit de lui rendre la pareil le jour ou il pourrait l'inviter en son château de la Dailhe.
Pierre posa alors une question à Titan.


pas spécialement Pierre, j'avais senti disons, un peu d'agressivité de votre part lors du premier contact par courrier que nous avons eu, mais cela est du passé, n'en parlons plus.
j'aurais aimé vous prêter allégeance lors de cette rencontre, mais nous aurons d'autres occasions je l'espère, peut être lors de votre retour définitif sur vos terres de Roanne ou de Pierrefort.
pour ce qu'il en ai du domaine de la Dailhe que feue votre maman m'a confiée, il se porte au mieux, le régisseur que j'ai nommé pour s'en occuper en mon absence, gère ceci de main de maître et le domaine est dés plus prospère générant un bénéfice conséquent et constant, permettant à tous le personnel de vivre parfaitement, tout en dégageant un large bénéfice.


petit sourire et Titan s'attaque de plus belle a la corbeille de fruit.
un pigeon arriva et Titan vit les traits de Pierre se durcir, probablement une mauvaise nouvelle.
Kalopsite a écrit:
Repas calme et exquis, les mets se succédaient et étaient tous succulent, l’ambiance crée par les chandelles et le feu dans la cheminée donnait une atmosphère agréable au grand salon
J’écoutais distraitement les hommes converser en pensant à la route qui m’attendait, observant de temps en temps mon mari manger comme un ogre, a ce demander ou il mettait tout ca
Mon regard s'était porter vers la fenetre l'obscurité commencait a descendre, lorsqu'un pigeon arriva
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MessageSujet: Re: Château de Pierrefort   Sam 8 Nov - 22:51

Pierre_de_roanne a écrit:
Le grand salon, puis la chambre de Pierre

Le repas touchait à sa fin, un pigeon qu'il connaissait bien maintenant venait de faire irruption dans le grand salon. C'était le pigeon de Viviane. Il savait qu'elle ne lui écrivait que quand il était sur Murat, cela ne présager rien de bon.

Il s'excusa un instant, laissant Titan à la corbeille de fruits, et parcouru la missive. Son regard se perdit dans le vide, sa main s'abaissa lentement, tenant du bout des doigts le parchemin qu'il n'aurait jamais eu envie de lire. Une nouvelle qui le frappait de nouveau en plein cœur.

Il essaya de cacher son trouble

Mes amis, je dois vous laisser, je viens d'avoir une nouvelle qui m'attriste au plus au point, une des mes amie n'est plus, je l'aimais beaucoup. je vous laisse près du feu, vous savez où est vostre chambre, Carmella est à vostre service pour un petit alcool digestif, et Grim pour l'intendance si il vous manquez quoi que se soit.

Kalopsite, nous nous retrouvons demain à l'aube pour le départ. passez une bonne nuitée.


Pierre salua d'un revers de main ses amis en sortant.

C'est quatre à quatre qu'il monta dans sa chambre, se laissant choir sur son lit, il déversa sa peine en silence....
--Gwendolyne a écrit:
Elle éait partie à tire d'aile de Montpensier survolant les jardins de Birgit et la forêt pour se rendre au-dessus de Pierrefort. La buse de Lady fit quelques ronds avant de pousser un cri perçant et se poser sur le rebord de la fenêtre. Une des femmes de cuisine ayant entendu ce cri strident vint près de celle-ci et entrebailla la fenêtre ayant peur que l'oiseau rapace s'engouffre attiré par l'odeur du poisson qu'elle venait de se faire comme repas.

Elle mit des gants et détacha le parchemin avec précaution de peur de se faire pincer par ce petit bec accéré. Dégagée de son message, Gwendolyne reprit son envol pour retourner auprès de sa maîtresse.

La femme de cuisine prit le parchemin et alla le poser bien en évidence dans le bureau du jeune duc.


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