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 Salon pour dames patronesses

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Salon pour dames patronesses   Sam 8 Nov - 23:13

Ivrel a écrit:
Citation :
Lieu où les dames dévotes se réunissent pour papoter en brodant. Les hommes ne sont admis que sur invitation.
Ouvert à toute dame de bonne réputation et portée sur les bavardages (RP ouvert à toutes)

Ivrel avait ouvert ce lieu pour les dames qui venaient souvent à la cathédrale, pour qu'après avoir longuement prié, ces dames puissent se détendre et parler de la vie dans la capitale tout en dégustant quelques douceurs avant de retourner dans leur foyers.
Il n'était pas convenable en effet que des dames de bonne réputation trainassent dans les tavernes de la ville.
La salle est grande et bien aerée, avec une belle cheminée, elle est sise dans une annexe de l'archevêché sur la place derrière Clermont.

L'évêque entre, s'assoit dans un grand fauteuil et médite en regardant l'animation de la place par le fenêtre, en attendant ces dames.
Ranegonde dite Dragone a écrit:
Ranegonde avait, par ouï-dire, appris que l'Evêque de Clermont venait d'ouvrir salon à l'adresse d'âmes dévotes portant jupe.

Voilà qui n'était pas pour lui déplaire. Non qu'elle goûtait l'oisiveté, mère de tous les vices, mais cela lui était un occasion appréciable de pouvoir sortir un peu de Crozet et trouver lieu digne d'être fréquenté.
De plus, le fait qu'une haute personnalité de l'Eglise soit l'instigatrice de ce salon apportait au lieu les garanties de bonne moralité et de tenue auxquelles elle étaient viscéralement attachée.

Par une matinée qui promettait une journée chaude et ensoleillée, l'intendante de Crozet, prit congé de sa maîtresse, prétextant quelques courses à faire en la capitale et fit atteler.
L'équipage parcourut les quelques lieues qui séparaient le Castel de Clermont. Le voyage fut long. On fit halte pour la nuit dans une malle poste et on reprit la route pour finalement parvenir aux portes de la ville en début d'après midi.

Ranegonde prit une chambre dans une auberge, non loin de la Cathédrale. Après s'être rafraîchie et avoir troqué son vêtement de voyage pour une tenue plus convenable, elle ficha sur sa tête son couvre chef orné de sa plus belle plume, arrangea ses cheveux pour ne laisser aucune mèche disgracieuse apporter désordre dans sa coiffe et prit le chemin de la Cathédrale.

On l'avait informée que le lieu se tenait au presbytère, sis près de l'édifice religieux.

On lui indiqua sans mal le lieu exact où se tenait le salon. Devant la porte, elle frappa et entra.

Là, quelques sièges, installés en arc de cercle recouverts d'un beau velours bordeau qui invitait le céans à venir gouter son confort. Au centre, une table basse de bois sculpté sur laquelle trônaient de belles pâtisseries appétissantes.
Le regard de Ranegonde fut immédiatement accroché par ces agapes attirantes; toutefois conserva-t-elle son air altier et pincé.
Elle reconnut par son habit l'Evêque de Clermont qui terminait d'agencer la pièce. Elle toussota pour s'annoncer.


Hum .. Hum ... Monseigneur ...
Ivrel a écrit:
Ivrel se retourna et vit une dame, elle ne la connaisait point encore mais son aspect était celui d'une dame vertueuse, donc elle était bienvenue en ce lieu. D'après la description que lui en avait fait Dame Gypsie, la rectrice, elle devait être une Montbrissonnaise de ses amies. Elle fit un grand sourire à la visiteuse et lui désigna une large fauteuil bien confortable.

Oui, Entrez donc Madame et prenez place sur ce siège. A qui ai-je l'honneur ?
Ranegonde dite Dragone a écrit:
L'évêque avait levé la tête dans la direction de Ranegonde.

Oui, Entrez donc Madame et prenez place sur ce siège. A qui ai-je l'honneur ?

L'intendante, toujours plus droite qu'un piquet, accéda bien vite à l'invitation, pas moins pour se rapprocher avantageusement des mets sucrés qui commençaient à lui titiller le palais que pour soulager ses jambes gonflées par un périple inconfortable passé au fond d'une voiture tressautant au moindre petit caillou laissé sur le chemin.

Elle s'assit donc, prenant soin de réajuster chaque pli de sa jupe, dos droit, épaules relevée et mains posées sur les genoux dans un geste précieux.


Je suis l'intendante du domaine de Crozet, fief seigneurial de Dame Ambreline de Crozet, sis dans les alentours de Montbrisson. Voilà peu que je me suis installée au domaine pour en assurer la gestion.

Elle s'interrompit, les yeux reluquant discrètement les pâtisseries et, dans un sourire pincé, poursuivit.

J'ai appris l'ouverture de ce lieu par la fille de la cousine de la femme du premier palfrenier de la maison. Je goutte peu l'air vicié de la ville et ses futiles plaisirs. Mais quand on m'a dit que vous, Monseigneur, teniez ce salon ! ... Cela change tout, pensez donc ! Je crois qu'il n'y aura pas meilleur endroit pour rencontrer gente de bonne fréquentation et me familiariser avec les us de ce duché.

La plume du chapeau marquait cocassement le rythme des propos par quelques frisonnement à chaque hochement de tête, alors que les yeux, toujours, s'orientaient vers la table qui exhalait un parfum sucré de miel et de fleur d'oranger. Ranegonde était aux anges, mais l'estomac gargouillait sec !
Gypsie a écrit:
Journée terminée, livres et parchemins rangés, vite, direction l’archevêché ! Il s’agit de ne rater sous aucun prétexte l’inauguration de cette salle ! L’information lui était parvenue par les servantes du château, toujours aussi discrètes dans leur bavardages. Fréquentation toute féminine assurait-on, quelle bonne idée, qui promettait d’être riche en enseignements et renseignements aussi divers que variés ! Le tout sous la houlette de l’évêque. Que du bonheur en perspective. Discussions ne pouvant qu’être pieuses et dévotes.

Inutile de se changer, tenue toujours impeccable pour la rectrice, pour bien montrer l’exemple à ceux qui fréquentent l’université. Passage au marché, de quoi se procurer rapidement un ouvrage à se mettre entre les mains, car il faut bien le dire, broder, coudre etc, ne fait pas partie des activités favorites de Gypsie. Bien lointain le jour où elle a cousu sa dernière robe.

Elle arrive dans l’ouvroir le cœur joyeux, certaine d’y trouver bonne compagnie et délicatesses buccales des plus fines, le tout accompagné de tisanes aux parfums divers. Mère Ivrel déjà présente, ainsi qu’une Dame à la tenue stricte. Ne l’a-t-elle pas déjà vue quelque part ? Un visage aussi austère ne passe pas inaperçu… A Montbrison sans doute… Oui, à Montbrison, mais où exactement ? Qu’importe, elle l’apprendrait tôt ou tard.


Mesdames, bien le bonjour !! Comment allez vous en ce merveilleux jour aoûtien ?

Sans attendre qu’on l’y invite, Gypsie s’installe dans un fauteuil, sort sa broderie comme si elle faisait ça tous les jours. Regarde les rondeurs de la dame, et ses yeux reluquer les pâtisseries, se disant qu’elle ferait mieux de regarder par la fenêtre les papillons et les abeilles, tout ça quoi…
Thibantik a écrit:
Gypsie a prévenue Thib que Mère Ivrel avait ouvert salon de papotages en tout genre. Elle décide donc d'y passer après avoir donner son cours sur les impôts.

Mère Ivrel est déjà là, avec une Dame que Thib n'a jamais vue et Gypsie bien installé dans un fauteuil.

Des douceurs sont sur une table, hum.... pas bon pour le poids ca ^^.


- Bonjour mes Dames Very Happy. Bravo pour votre initiative Mère Ivrel, enfin un endroit ou l'on pourras se rafraichir sans avoir a supporter les ivrognes des tavernes Laughing

Thib prends le tricot qu'elle a commencé la veille et s'installe dans un confortable fauteuil.
Ivrel a écrit:
Ivrel voit avec ravissement le salon se remplir... elle espère que d'autres dames oseront franchir le seuil.
Elle salue chaleureusement la rectrice bien_aimée du BA, puis Dame Thibantik, toujours aussi vive et charmante.
Elle constate que Dame Ranegonde semble peu détendue contrairement aux autres dames présentes, surement un petit malaise du à un estomac qui la tracasse, car elle regarde assez fixement la table où des patisseries commencent aussi à lui donner une petite faim lorsqu'elle les regarde.
Car malheureusement le péché de gourmandise est un péché fort difficile à éradiquer.


Mesdames, tout d'abord nous allons nous restaurer une peu, Dame Ranegonde a fait un long voyage pour venir à la capitale, je suis sure qu'elle a soif et faim, nous ne voudrions pas qu'elle défaille à nos pieds n'est-ce pas.

Puis elle demande à Cunégonde de bien vouloir faire le service.
Cunégonde. a écrit:
Sur ordre de sa maitresse, Cunégonde présente le plateau à chacune des dames présentes, en commençant, comme on le lui a appris par la plus agée et qui semble aussi la plus préoccupée par son estomac. Mais bon, elle a l'habitude, sa maitresse aime bien la bonne chair aussi, normal, car comme elle ne peut gouter aux messieurs, il faut bien avoir quelques compensations dans la vie.



Tenez Mesdames, goutez-moi donc ce pain d'épice fait avec le miel des ruches de l'abbaye thomiste de Clermont.
Et ces oublies, vraiment délicieuses, je les achète à l'oubloyer qui tiens boutique sur la place devant Clermont, celui dont l'échoppe est adossée au mur du cimetière, près de l'Hostel de la Ville.


Puis pendant que les dames se restaurent Cunégonde en profite pour subrepticement glisser quelques oublies dans la poche de son grand tablier. Comme toute bonne servante, elle n'oublie pas de prendre quelques avantages en nature pour améliorer l'ordinaire de sa famille.
Et tant que cela reste raisonnable, le Cardinal feint de ne rien voir.
Ranegonde dite Dragone a écrit:
Il ne fut pas longtemps avant que d'autres Dames fassent leur entrée pendant que Ranegonde se présentait à l'Evêque.

La première pénétra dans les lieux avec vivacité, ce qui ne manqua pas de faire tiquer la rigide intendante.


Mesdames, bien le bonjour !! Comment allez vous en ce merveilleux jour aoûtien ?

Elle lui adressa un hochement de tête accompagné d'un sourire qu'elle s'efforça de faire le plus affable possible ... il en résulta une grimace grotesque et figée sur son visage.

Elle observa un instant cette Dame qui s'était installée avec un ouvrage de broderie. Visiblement elle était peu coutumière de l'art de la broderie. L'application maladroite qu'elle mettait à réaliser les points fire sourire l'intendante, et cette fois, le rictus semblait bien plus naturel... ironique, donc.

Se penchant vers la Rectrice, Ranegonde lui glissa en confidence :


Dame, votre point est à l'envers ...

Et l'observant un peu mieux, l'intendante se redressa, une petite lueur dans les yeux.

Il me semble bien vous connaître ... Ranegonde, un doigt sur la bouche, prit quelques secondes de réflexion. Voyons ... voyons ... Oui ! J'y suis ! Vous n'êtes autre que Dame Gypsie Duchesne ! Epouse du Seigneur de Sainct Maurice et Vicomtesse de Ravel ! Mes respects Ma Dame ... J'ai eu vent de vos épousailles ... Dame Ranegonde, intendante de Crozet.

Là, que se passa-t-il dans l'esprit de Ranegonde ? Les éffluves des pâtisseries sans doute avaient fini par brouiller son esprit ... Elle se permit une remarque dont jamais elle ne se serait cru capable. L'oeil pétillant et s'approchant encore un peu davantage de son interlocutrice, dans un murmure elle ajouta :

J'ose espérer que la nuit de noce fut aussi réussie que le furent les festivités.

Immédiatement le rose lui monta aux joues, une bouffée de chaleur l'étreignit et la main sur les lèvres, elle se renversa sur le dossier de sa chaise, dans un petit ricanement faussement gêné.

A cet instant une autre dame pénétra dans la pièce. D'un certain âge ... ou d'un âge certain. Ranegonde ne l'avait encore jamais croisée mais elle semblait parfaitement connaître l'Evêque et la Rectrice.

Le teint toujours rosi par la surprise de son audace, Ranegonde salua la nouvelle venue d'un hochement de tête.

L'Evêque accueillit tout ce beau monde et appela sa servante afin que celle-ci leur présente les plateaux de sucreries et autres délicieux gâteaux.


Mesdames, tout d'abord nous allons nous restaurer une peu, Dame Ranegonde a fait un long voyage pour venir à la capitale, je suis sure qu'elle a soif et faim, nous ne voudrions pas qu'elle défaille à nos pieds n'est-ce pas.

Ranegonde acquiéça dans l'instant.

Merci, Monseigneur, votre considération me touche. Il est vrai que le trajet fut infect et un petit gâteau sera juste réconfort pour cette fatigue accumulée.

Un seul petit gateau ? Les plateaux passaient, par les mains de la servante, et Ranegonde ne manqua pas de se servir copieusement. Une belle tranche de pain d'épice enfournée le temps d'une respiration et deux, trois ... oublies qu'elle n'oublia pas de déguster la mine satisfaite.
Elle sortit de sa manche un mouchoir de lin qu'elle passa délicatement sur ses lèvres dans l'espoir de masquer un peu sa gloutonnerie.
Cette fois-ci, Ranegonde affichait un sourire franc, la plume du couvre chef en était toute frétillante.
La bouche encore pleine, elle reprit :


Dames, je suis peu au fait des événements divers et variés de ce duché et ma charge m'impose de me familiariser avec la région; d'autant que ma maîtresse est juste rentrée de retraite et me presse de lui conter tous les faits qui ont pu avoir lieu pendant son absence. Dans un soupir, levant les yeux aux ciel,elle ajouta. Comme si je n'avais que cela à faire !
Vous me semblez être toutes indiquées pour m'initier aux us de la région.


Du coin de l'oeil elle surveillait les petites manigances de la servante qui adroitement remplissait ses poches ...

Il n'y a plus de petit personnel. Tous canailles et voleurs ! se dit-elle, une pointe de mépris dans le regard.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Salon pour dames patronesses   Sam 8 Nov - 23:14

Gypsie a écrit:
La bourbonnaise arrive, l’inverse eut été surprenant, tant elle était habituée à une certaine Tav la Thib ^^. Gypsie lui souhaite la bienvenue, ravie de la voir s’asseoir près d’elle. Service assuré par Cunégonde, employée digne de ce nom qui ne se gêne pas pour glisser quelques douceurs dans ses poches. Tolérante comme à son habitude, l’évêque ne pipe mot, faisant mine de ne rien voir.

Ainsi cette personne figée se nommait Ranégonde. Quel nom étrange. Il faudrait veiller à ne pas confondre Cuné et Rané, ne surtout pas froisser l’une ou l’autre. Quoique Cunégonde tolérerait sans doute mieux l’erreur.
La voilà qui se penche, Gypsie fait de même pour assurer la discrétion. Sans doute déjà une confidence à faire. Que nenni, la voilà qui critique son point de broderie.


A l’envers ? Croyez vous ? C’est pourtant ainsi que l’on brode aujourd’hui, à Paris ! Une duchesse revenant du Louvre me l’a récemment fait découvrir. Vous verrez, lorsque l’ouvrage sera fini, l’originalité de ce point !

La dame recule, se dresse, elle a reconnu Gypsie.

Effectivement, la Dame de Crozet vous a bien renseignée. Je viens de convoler avec le Seigneur de Saint Maurice. Mais appelez moi Gypsie, je vous en prie. Point de Dame ou Vicomtesse entre nous ! A moins que vous soyez à cheval sur le protocole !

La voilà qui se penche à nouveau, amusant spectacle que cette plume qui volette sur sa tête. Enfin une confidence ?! Eh non, inquiétude quant à la nuit de noces. Même pas étonnée par la question Gypsie. Sans doute, même certainement, la dame devait être célibataire et fut remerciée de sa sollicitude par un sourire qui se voulu complice, mais très ironique, comme l’aurait relevé un familier de la rectrice.

Elle se tut un instant, enfin… quelques instants, le temps de se goinfrer de pains et d’oublies. Gypsie la surveilla du coin de l’œil, presque persuadée qu’elle en chiperait la gourmande… Rassasiée, elle reprend la parole et se renseigne sur les dernieres affaires du duché.

Des évènements ? Les us du duché ? Ma foi… Rien de bien extraordinaire par ces temps propices au retraites… On parle beaucoup du retour des soldats et des nobles partis il y a des mois au combat. Il semblerait que la baronne de Neschers porte à nouveau. Déjà le troisième ! Heureuse famille bénie par Aristote ! Mais eux, ne font pas des enfants pour remplir la chambre des nobles, contrairement à d’autres…

Sourire pincé à la dame qui a bien sur compris la plaisanterie.

Sinon ? quoi d’autre ? Aïe !!

Aiguille piquée dans le doigt. Gypsie sort un mouchoir aux initiales brodées " A - M " de sa poche et le presse sur son index. Il ne faudrait surtout pas tacher le tissu. Et cela lui donnait l’occasion de réfléchir à cette broderie qui serait certainement un modèle unique…
Ivrel a écrit:
Ivrel souriait voyant ces dames faire honneur à son petit en-cas - et lorsque Gypsie et Ranegonde se mirent à discuter broderie, là l'évêque d'un signe de tête demanda à Cunégonde de lui apporter un "in folio" que son ami Ubaldo lui avait ramené d'Espagne, elle désirait l'examiner encore, car l'ouvrage était de toute beauté : un vélin souple et clair, des enluminures éclatantes et très fines dans leur détail... elle irait d'ailleurs le montrer comme exemple aux copistes de l'abbaye de Clermont.

Alors que la conversation repartait sur un autre sujet : les évènements de ce siècle ; Ivrel reposa le manuscrit et à la suite de Gypsie entreprit de parfaire l'éducation de Ranégonde aux us de la capitale des gaules.


Ma foi, comme le dit notre rectrice rien de très passionnant en ce moment.
Si ce n'est que j'ai convié Mémé Marguerite en ce lieu, mais vous connaissez surement le caractère fanstasque de Mémé, elle va et viens selon son bon vouloir, le pauvre Tixlu, tout pair de France qu'il soit, il doit s'incliner devant sa personnalité.


Là l'évêque avait un petit sourire en coin.

D'ailleurs cela me fait penser que lorsqu'elle arrivera il faudra que je lui parle de ces jeunes nobles assez irrespectueux qui traînent à la capitale.

Et d'un ton de conspiratrice :

Savez-vous que le Baron Althiof, a dit, en parlant de Mémé et je cite " Elle est pas encore mourue la morue ?" Rhoo quelle insolence, j'en suis restée bouche bée d'ailleurs. Je crois bien qu'il va falloir que je prêche pour stigmatiser ce genre de comportement lorsque je monterai en chaire à la cathédrale.
Dans quel siècle vivons-nous si le repect des ainés se perd !


Et Ivrel eut un fort soupir désabusé.
Mémé Marguerite a écrit:
Quand on parle de Mémé, on en voit le nez.; Quand on parle de mému on en voit le ... houps, pardon

Mémé (qui n'avait pas été convié malgré certains bruits que certaine personne faisait courir.. Personne qui confondait "caricaturons" avec "dame patronnesses", enfin bon...) entra violemment dans la salle

MonsaigneuseMivrel ! c'est quoi qu'encore cette histoire de mise en accusation ? Quoiqu'ils vous veulent ?

N'ayant pu s'empêcher d'entendre les dernières paroles de la cardinale (ils sont comme ça les vieux, ils font semblant d'êtres sourds mais entendent tout... Tiens, regardez ***Clytemnestre*** par exemple) :

Il a dit quoi le Raltiof ?


EDIT ***Clytemnestre***
Vieille? Rhoooooooooooooooooooooo
J'te surveille toi, mémé....j't'ai à l'oeil !
Ranegonde dite Dragone a écrit:
L'après midi s'annonçait passionnante, Ranegonde le sentait et sa discrète propension à se délecter de cancans et autres confidences grandissait au fur et à mesure que les langues se déliaient.

D'abord la vicomtesse de Ravel qui venait de glisser fort adroitement une remarque qui piqua la curiosité de l'intendante.


Il semblerait que la baronne de Neschers porte à nouveau. Déjà le troisième ! Heureuse famille bénie par Aristote ! Mais eux, ne font pas des enfants pour remplir la chambre des nobles, contrairement à d’autres…

Hum ? y aurait-il brutale inflation de natalité dans la noblesse ? C'est une excellente nouvelle, ne trouvez-vous pas ? Voilà belle preuve de la virilité féconde de ces messieurs !

Ranegonde faillit s'étouffer avec sa énième pâtisserie (au moins une que la Cunégonde n'aurait pas !) enfournée.

Oh ! en tout cas, ce n'est pas ma maîtresse qui fera grimper la courbe ... j'en sais quelque chose, ma chambre est sise près de celle de Madame ... calme plat ! Il faut dire qu'elle est sans doute davantage portée sur la bouteille ... enfin, ce que j'en dis ...

Puis ce fut au tour de l'Evêque.

Savez-vous que le Baron Althiof, a dit, en parlant de Mémé et je cite " Elle est pas encore mourue la morue ?" Rhoo quelle insolence, j'en suis restée bouche bée d'ailleurs. Je crois bien qu'il va falloir que je prêche pour stigmatiser ce genre de comportement lorsque je monterai en chaire à la cathédrale.
Dans quel siècle vivons-nous si le repect des ainés se perd !


Mine outragée de circonstance.

Tout à fait d'accord ! Quelle déchéance !

Mais le clou fut sans conteste l'entrée fracassante de la fameuse Mémé. Porte ouverte à la volée. Une ... femme ? ... d'un certain volume et d'un volume certain, se tenait dans l'encadrement de la porte. Ranegonde repensa un instant au terme employé par le Baron de Neschers pour la qualifier ... juste un instant hein ! ...

MonsaigneuseMivrel ! c'est quoi qu'encore cette histoire de mise en accusation ? Quoiqu'ils vous veulent ?

Ranegonde opère aussitôt une rotation de la tête vers la femme d'église. Visage incrédule, regard curieux et interrogateur.

Il a dit quoi le Raltiof ?

Nouvelle rotation de la tête vers la ... dame, la plume du chapeau virvoltant plus frénétiquement. Ranegonde ne put tenir sa langue.

Il a dit "morue", me semble-t-il ...
Thibantik a écrit:
Thib écoute tranquillement les dernières nouvelles.

La Dame Ranegonde glisse quelques mots a l'oreille de Gypsie, qui, en lui répondant à un petit sourire sarcastique ^^.

Mémé Margueritte fait son apparition, en fanfare comme a son habitude. Thib regrette encore plus le décès du Chev', la compétition entre Mémé et Balian aurait été . . . sympathique Very Happy .

L'après midi continue en bavardages mondain Very Happy et Thib apprécie ce moment tranquille.
Mémé Marguerite a écrit:
Morue ?

Mais est-ce que j'ai une tête de rascasse moi ?

Vivement que mon Mixlu rentre de cette guerre et le défie en duel....


mélancoliquement
Ah mon Mixlu....



se penchant vers la cardinal


Pstt, Monsaigneuse, c'est qui la dame au chapeau plumeux ?

Clytemnestre, même pas peur...
Gypsie a écrit:
Oui oui !! Il a bien dit ça Al ! Et dans la chambre des nobles en plus. Comment peut on élever des enfants noblement alors qu’on tient pareil langage.

Soupir, air désolé en pensant à la famille Neschers. Pauvre Kory. Pauvres enfants. Pauvres eux tous. Enfin…

Et comme par miracle, mémé entre sur ses entrefaits. Toujours aussi délicate, raffinée. Et voilà Ivrel rebaptisée, l’ouïe fait vraiment défaut à l’aïeule. Heureusement elle n’a pas dit " masaigneuse "... A cette pensée, Gypsie se retient de rire.


Sous l’œil maternel de Thib, Ranégonde, s’attendant sans doute à voir mémé sortir de ses gonds, enfonce encore le clou. Il lui « semblait « avoir entendu parler de morue. Tsss… elle avait très bien entendu, à moins que sa plume ne soit venue lui chatouiller l’oreille. La voyant se poser des questions quant à mémé et son Mixlu, Gypsie se penche vers elle, main devant sa bouche, histoire que mémé ne puisse lire sur ses lèvres. Lui murmure

Mémé est la promise du duc Tixlu. Ils sont fiancés et vont très bientôt convoler. Mémé sera la première pairesse du royaume.

La bouche de Ranégonde s’arrondit. Regard furtif de Gypsie vers la mémé du gredin toujours occupée par Ivrel, la rectrice continue très vite.

Il paraît même qu’elle porte des dessous… hum… de fine dentelle, et un peu… enfin même très… hum… enfin vous voyez !! Osés quoi !! C’est Tixlu qui nous a dit ça à la chambre des nobles. Si elle savait le langage léger qu’il tient en parlant d’elle !! Mais… chuuuuttt…

Index posé sur ses lèvres, clin d’œil complice à l'intendante de Crozet, Gypsie se retourne vers l’assemblée.

Ah oui !! Un duel !! Voilà qui manque dans notre duché. Ainsi nous en aurons deux prochainement.

Signe discrèt à Cunégonde qui refait une petite tournée, plateau à la main. Vraiment délicieux ces pains au miel.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Salon pour dames patronesses   Sam 8 Nov - 23:15

Beths a écrit:
Tralali tralala. Tralalilala.

Une petite Beths se promenait chantonnant et bondissant avec des grands mouvements de bras …

Euh comment dire, non, en fait non, ce décors là, ce n’est pas possible, impossible que Beths se mette à chantonner et bondir habillée d’un chapeau de paille, une robe à froufrous et le teint coloré par le soleil.

Donc, reprenons



Grrrrr
Ah mais nan !!!! Mais GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!!!!!



Voilà, là c’était Beths, la vrai.

Elle trainait ses guêtres de-ci, de-là, et pour l’attentif observateur, une chose montrait encore davantage son état d’humeur et d’esprit … elle TRAINAIT les pieds !!!! Oh grand jamais elle n’avait jamais trainé les pieds …
Et, parfois un soupir s’échappait de ses lèvres. Cela devenait inquiétant. Le tranquille observateur pouvait se poser d’innombrables questions.
De temps un temps un grommèlement passait la barrière de ses lèvres. Ah le tranquille observateur se rassurait un peu, mais un peu seulement.

Car en fait, beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête, et, elle devait bien se l’avouer, elle ne savait quelle décision prendre. Sa raison lui disait une action, mais son cœur lui disait l’inverse. Sa droiture lui disait d’accomplir son devoir, et son côté bonne pâte le lui interdisait.

Pfff quel ennui, mais queeeeeeeeeeeeel ennui, mazette ! Que faire ? Faire ou ne pas faire ? Fair or not fair ?
Hum … délicate question …

Et toutes à ces réflexions (oui celles du dessus), et bien elle tomba le nez sur une pancarte.



Ouch !!!! Mais ça fait maaaaaaaaaal !!!!!


Ladite pancarte était accrochée sur une porte qu’elle n’avait encore jamais remarqué il fallait bien l’avouer.


Citation :

Ouvert à toute dame de bonne réputation et portée sur les bavardages (RP ouvert à toutes)


Beths réfléchit un instant.

Alors Dame, ça c’était bon, elle était une Dame. Enfin elle pouffa de rire, certains en doutait largement vu son caractère et sa façon d’agir, mais point de doute, elle était femme.

Ensuite, "De bonne réputation". Ah … c’est quoi une bonne réputation au juste ? Etait ce le fait de ne point être inscrit sur un registre de personnes reconnues coupables ? Là c’était bon, elle avait toujours scrupuleusement respectée la loi. Peut être un peu trop psychorigide d’ailleurs … boaf, d’autres aimaient planter des choux, ou compter des cailloux, ou bien encore titiller leur amis. Chacun ses petites manies quoi.
Bon revenons en aux moutons … non à la bonne réputation. Devait-elle faire un sondage auprès des habitants de son village pour connaître sa réputation ? Tient s’était une idée ça en fait … et puis cela l’occuperait.

Bon et qu’y avait il donc d’autre d’écrit sur ce joli panonceau ? "Portée sur le bavardage" … ah ah, cela devenait intéressant. Le bavardage … euh … ben si les hurlements intempestifs pouvaient être considérés comme bavardage, alors ce lieu était fait pour elle !

L’impatience, la curiosité commençait à la gagner. Qu’y avait-il donc derrière cette porte ?
Et … AAAAAAAAAAAH HORREUR !!!! ET SI C’ETAIT UN PIEGE ??!!!!
Un gigantesque seau d’eau tomberait sur la première malheureuse qui poussait cette porte … en fait un piège inventé par Al contre toutes les curieuses du Duché ?
Ou bien un précepteur attendait sournoisement derrière cette porte pour que toute personne la franchissant se voit l’obligation de réciter le Codex le livre des Vertus sur la tête, en équilibre sur une jambe, et a la moindre erreur ou déséquilibre, le Duc se faisait un plaisir de fouetter les pauvres malheureuses avec des orties ... l’ancien Porte Parole mourrait d’envie de fouetter ses collègues conseillers aux orties, mais il n’avait décemment pas pu se mettre à l’œuvre et du coup, là, dans un bureau à l’abri des regard, avec la complicité de quelques autres encagoulés pour qu’on ne les reconnaisse pas, il laissait tout champ libre à sa perversité.

Ou bien, elle était un poil, non un micro-poil, un poil de puce, trop méfiante.

Bon … la curiosité l’emporta, preuve encore faite si tant est qu’il le fallait, que Beths était bien une Dame.


Regardant à droite et à gauche pour s’assurer que personne n’était présent dans le couloir, ça c'est bon, elle se baissa et tenta de regarder à travers le trou de la serrure.
Las, ce dernier était tout bonnement bouché !!!! Qui avait eu la très mauvaise idée de le boucher !!! Non mais ??! Et comment faisait on pour écouter de manière totalement indiscrète ??? pfffffffffff
Pas le choix, elle devrait pousser la porte ….

Elle s’attela donc à la tache ouvrir diiiiis crèèèè teeee meeeent la porte. La main sur la clenche, elle l’abaissa. Premier couinement, et Beths grimaça. Elle poussa ensuite doucement la solde porte de chêne qui se mit à émettre un horriiiiiiiiiiiiiiible hululement / grincement / gémissement. Evidement. Il fallait qu’elle tombe sur la SEULE porte qui se mette à gémir au beau milieu du BA !


Bref, discrétion assurée.

La porte semi-ouverte, elle passa juste la tête pour jeter un œil à l’intérieur.
Et là, elle vit une assemblée de viiieeeiiiillll … euh … une assemblée féminine installée sur des chaises en arc de cercle, qui grignotait des douceurs en jacassant. Enfin, du moins, elles devaient jacasser AVANT que la porte se mettre à émettre son exécrable bruit.

Affichant un vague sourire de circonstance … la tête toujours à moitié passée entre le couloir et la pièce.



Euh … bonjour ?

Alors en fait voila, je suis là parce que … parce que …



Une idée …. Vite une idée ! Ciel une idée !


La Guilde de l’Ordre des Compagnons de la Confrérie des Penseurs Communautaires des Droits et Devoirs des Portes Massive en Chêne, autrement appelé, GOCCPCDDPMC, que vous connaissez il va sans dire, et qui m’ont donc confié, tout en me faisant honneur, vous imaginez bien, de la lourde tâche de l’étude totalement impartiale, et sérieuse, et exceptionnelle et intéressante et c’est déjà beaucoup, étude menée sur toutes les salles de notre Duché : les portes grincent ou ne grincent-elles pas ? Telle est la question !


Beths reprend une goulée d’oxygène, pfiou.
Ranegonde dite Dragone a écrit:
Cette Mémé semblait aux yeux et à l'esprit de Ranegonde être une femme de tête ne s'en laissant point compter.

Morue ?
Mais est-ce que j'ai une tête de rascasse moi ?


Vif hochement négatif de la tête et de la plume accompagné d'un hypocrite sourire.

Vivement que mon Mixlu rentre de cette guerre et le défie en duel....

Mixlu ? c'est quoi ça ? se dit-elle intérieurement. Un cheval ?

Ranegonde n'eut pas le temps de poursuivre sa réflexion silencieuse que déjà la vicomtesse de Ravel lui chuchotait à l'oreille.

Mémé est la promise du duc Tixlu. Ils sont fiancés et vont très bientôt convoler. Mémé sera la première pairesse du royaume.
Il paraît même qu’elle porte des dessous… hum… de fine dentelle, et un peu… enfin même très… hum… enfin vous voyez !! Osés quoi !! C’est Tixlu qui nous a dit ça à la chambre des nobles. Si elle savait le langage léger qu’il tient en parlant d’elle !! Mais… chuuuuttt…


Ranegonde leva les yeux au ciel. Jamais elle ne comprendrait les moeurs de la nouvelle noblesse ... Un Pair de France qui plus est !

A prèsent il était question de duel ... la Vicomtesse renchérit.

Ah oui !! Un duel !! Voilà qui manque dans notre duché. Ainsi nous en aurons deux prochainement.

Deux ? mais de quel autre duel parlez-vous donc, Dame Gypsie ? Et vous me disiez qu'il ne se passe rien dans ce duché ... Visiblement vous savez certaines cho ...

La suite des propos de l'intendante devint inaudible, non parce qu'elle s'était étouffée avec le chou à la crème qu'elle venait d'ingurgiter, mais parce que la porte de mit à gémir dans un grincement intolérable. Les cinq têtes et la plume se tournèrent d'un seul et même mouvement vers l'origine de ce capharnaüm qui troublait la tranquilité du lieu.

Une tête apparut entre le chambranle et la lourde porte. Une tête mi ahurie, mi stupide, affichant un sourire du même acabit.

Les femmes regardèrent et écoutèrent sans un mot la tirade que la jeune femme (du moins sa moitié visible) débitait. Ranegonde avait gardé la bouche ouverte encore pleine de la moitié du chou.

La Guilde de l’Ordre des Compagnons de la Confrérie des Penseurs Communautaires des Droits et Devoirs des Portes Massive en Chêne, autrement appelé, GOCCPCDDPMC, que vous connaissez il va sans dire, et qui m’ont donc confié, tout en me faisant honneur, vous imaginez bien, de la lourde tâche de l’étude totalement impartiale, et sérieuse, et exceptionnelle et intéressante et c’est déjà beaucoup, étude menée sur toutes les salles de notre Duché : les portes grincent ou ne grincent-elles pas ? Telle est la question !

Le temps que la jeune péronnelle en termine de son discours, Ranegonde opéra un rapprochement des deux mâchoires, déglutit et posa sur la nouvelle arrivée ses yeux d'acier.

Si les porte grincent ou ne grincent pas ???

Le temps suspend son vol, un instant ...

En tout cas, les portes ouvertes ça fait des courants d'air ! Entrez donc, et fermez-la ... la porte !
Beths a écrit:
Cinq paires d’yeux la regardait, et elle devait avouer qu’elle ne se sentait pas très à l’aise. A la fin de son tout petit discours, après avoir repris son souffle, elle avait affiché un petit sourire niais, se demandant comment faire maintenant.

L’une des vieilles mit fin à son questionnement.



En tout cas, les portes ouvertes ça fait des courants d'air ! Entrez donc, et fermez-la ... la porte !


Nouveau sourire, Beths se redresse, droite comme la Justice, elle avant d’un grand pas qui la fait entrer totalement dans la pièce.

Elle était amusante cette Dame en fait. Avec son chapeau et sa plume qui lui retombait dans l’œil et lui donnait un petit air de brigande. Hum … qui sait si elle ne cachait pas son jeu la bourrique … AH HA … méfiance …

Ensuite, avec emphase, elle se déplace … par des pas latéraux. Petits pas, grand pas, mouvements de jambes, souplesse, faire admirer ses magnifiques mollets parfaitement entrainés. Et puis son habit de maréchal s’y prête parfaitement.
On aurait pu croire qu’elle faisait sa gymnastique. Il manquait plus qu’elle mette les bras en l’air et sur la pointe des pieds … hum non peut être pas … cela paraitrait surement étrange.

Donc bon, elle s’attela à la tache.

Un pas latéral, sourire, coup d’œil à la porte. Non trop juste
Un pas latéral, sourire, coup d’œil à la porte. Hum encore un peu
Un pas latéral , sourire, coup d’œil à la porte. Vous en voulez encore ?
Un pas …

Ah non, c’est bon en fait.



Bien Dââââââââme, je m’exécute avec empressement.


Et là, Beths pose sa main sur la porte, et avec une violente poussée contre cette maudite porte qui l’a trahie ….


VLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM


Voila.

Bon et pour mon enquête …. La porte grince !




Nouveau sourire mielleux cette fois.
Ou est ce qu’elle a encore été se fourrer ?
Bettym a écrit:
N'ayant que très peu de choses à faire, Bettym avait accepté la mission que son ami lui avait donné il y a peu dans une missive... "Surveille-la, elle est capable du pire !". Adorant espionner à tous les coins de rues de Moulins, elle s'était dit que ce n'était pas très difficile, surtout en ce moment puisqu'elle avait accès à pas mal d'endroits afin de donner conseils et explications aux nouveaux mandatés du duché...

Tapie dans un coin sombre d'un couloir, elle passa la tête pour l'apercevoir et hésiter devant une porte. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ? s'interrogeait-elle intérieurement. Puis voilà Beths qui se met en quatre pour poser son oeil et ensuite son oreille. Bettym trouvait que son amie avait des attitudes de plus en plus bizarres mais attendit de voir la suite...

Puis la porte fit un vacarme sans nom, la tête de Beths passe, le corps reste un petit moment seul dans le couloir et la voilà entière dans cette salle après avoir claqué ce qui séparait la salle du couloir. Bettym, quant à elle, espéra encore un peu au cas où l'ancienne prévôt vint à sortir puis s'avança le plus silencieusement possible...

Elle regarda le mot posé sur le vantail. De plus en plus éberluée, Bettym fronça les sourcils...

Depuis quand Beths s'intéresse aux papotages ? Et si c'était une ruse... ? Et si c'était un mot qu'elle avait placardée avant pour ne pas qu'on aille la chercher là ? Et si vraiment, elle avait décidé de raccrocher épée et bouclier, rapports et dépôts de plainte ?

Il fallait qu'elle en ait le coeur net. Sans hésitation, elle ouvrit la porte avec élan, histoire de surprendre son amie qui sans nul doute pour la Moulinoise était seule dans cette pièce, et déclama à haute voix...


JE T'Y PRENDS BETHS A TE CA... le fard aux joues, la jeune Thiernoise n'était pas seule au grand embarras de l'ancien Procureur. Malgré les couleurs et la châleur qui avaient pris son corps en otage, Bettym ne se démonta pas...

Bonjour, Mes Dames, je suis ravie de vous rencontrer. Bettym, pour vous servir, et... depuis peu, garde du corps du Prévôt Royal des Provinces Vassale ... Elle regarda Beths, l'implorant de confirmer son mensonge sur sa fonction auprès d'elle. C'était la première et dernière fois qu'elle se trouverait dans cette situation... Plus jamais elle n'écouterait son ancien chef et néanmoins ami... Plus jamais elle n'accepterait sans condition ce que lui demanderait Al... Elle s'en rappellera... En effet Beths était capable du pire mais jamais, ô grand jamais, elle n'aurait pu penser que le pire, pour le maréchal de Montbrisson, était de se retrouver en train de papoter avec des femmes d'âges mûrs et en grande partie, représentantes de la noblesse bourbonnaise.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Salon pour dames patronesses   Sam 8 Nov - 23:15

Ivrel a écrit:
Mémé arriva comme à son habitude en retard et bien sur pestant de n'avoir pu facilement trouver le lieu ; et comme à son habitude Mémé écorcha le titre d'Ivrel au passage. Mais bon Mémé n'avait jamais pu trouver son chemin en BA, elle n'était pas comme son défunt "le presque saint Assunto".

Bonjour Mémé, comment allez-vous ?, fit l'évêque d'un ton aimable
Vous voulez une tisane avec du miel, c'est souverain pour apaiser les humeurs.

Ivrel éspérait que cela adoucirai un peu le caractère de Mémé, mais malheureusement Dame Ranégonde eut le malheur de répéter le terme de morue plus distinctement... et là cela sentait le roussi ; c'est alors que Dame Gypsie dans un esprit d'à propos très fin partagea avec vivacité l'indignation de Mémé.

Et là, une porte grince, s'en suit des évènements dignes d'un spectacle de guignol : 2 femmes pénètrent dans le salon, et semblent ne pas avoir dans un premier temps remarqué qu'ici, au palais épiscopal de Clermont, il y a un certain décorum.
Mais bon au bout d'un moment, Ivrel reconnait les Dames Beths et Bettym, elle les avait aperçu auparavant dans les locaux de la prévôté au chateau. C'est sans doute pour cela que ces Dames semblent manquer d'un certain vernis, la vie à la prévôté ne prédisposant pas à savoir bien se tenir dans le monde - mais l'évêque appliquant les principes thomistes, prit une grande respiration et d'un ton qui se voulait enjoué et naturel les invita à venir partager leur collation.


Mesdames, vous êtes bienvenues en ce lieu, je propose que nous abordions la question de la sainteté du père Assunto de Montbrisson.

Et là Ivrel espéra ramener le calme et la tranquilité : voir Mémé apaisée était son but, sinon le BA risquai de trembler à nouveau sous l'ire de Marguerite.
Gypsie a écrit:
Pas le temps de répondre à Ranégonde, dans un grincement horrible la porte s’entrouvre, juste assez pour laisser passer la tête de Beths. Manquait plus que le codex ambulant dans cette pièce. Beths venue présenter une nouvelle guilde à l’abréviation imprononçable. On voit là l’habileté d’une juriste à faire compliquer pour dérouter l’adversaire. Tsss… Pourvu qu’elle ne travaille pas à la simplification du codex et heureusement que personne ici ne fait partie du comité de soutien des portes, car sanctions auraient été prises après le

VLAAAAAMMMMMMM !!!!!!!!

Pour la fermer, elle l’avait fermée.

La plume fait un tour complet sur elle-même, la mâchoire inférieure en tombe dans un " poc ", la bouche de l’intendante ressemble de nouveau à un cul de poule, Thib en perd des mailles, Gypsie se repique, les bajoues de mémé vibrent tel un flanc secoué. Seules les mèches d’Ivrel restent figées. Aurait-elle un postiche ? Et comme un gant, une lunette, ou des ciseaux ne vont jamais seuls, voilà l’autre moitié du pôle justice qui fait une entrée tout aussi discrète. Du coup elles étaient devenues pôle d’attraction les deux B.

Dame Bettym entre et se présente, " Garde du corps du Prévôt Royal des Provinces Vassale… " Vassale de qui ? C’est quoi encore ce poste ? Sans doute un titre redondant juste pour dire qu’elle accompagne Beths en voyage. Tsss… Enfin… C’était l’occasion d’apprendre les derniers cancans de Moulins et Thiers, villages discrets d’habitude. Large sourire, salut amical, on écoute Monseigneur.


Ah oui, parlons d’Assunto, excellente idée. Mais il n’est pas encore Saint ? Depuis le temps que Mémé attend !!

Succion du doigt qui saigne, puis, l'hémorragie enfin interrompue, on recommence le point, déjà le deuxième.
Thibantik a écrit:
Un couinement, un grincement une porte qui s'ouvre, une tête qui apparait, reste comme suspendue et enfin le reste du corps qui apparait. Une femme énergique a voir la manière dont elle referme la porte Shocked . Gypsie a à peine le temps de lui rappeller qu'il s'agit de Dame Beths, que la porte se ré-ouvre et Dame Bettym arrive à son tour !

Comité de soutien des portes ..... mwé ..... tout le monde ne les ferme pas comme Dame Beths heureusement ! Mais Thib se demande dans quel état sont les portes des tavernes des villes qu'elle visite Rolling Eyes

Mère Ivrel parle d'Assunto, un sujet qui va faire plaisir a Mémé ^^. Thib n'ose lui demander des nouvelles de Nevitta. Elle se rappelle de leur mariage en commun, celui de Zérou et Odin Smile. Thib officiant pour son 1er mariage, Nev' beaucoup plus habitué et très à l'aise l'avait beaucoup aidé ..... Elle se perd dans ses souvenirs . . . et dans ses mailles Razz
Mémé Marguerite a écrit:
La Guilde de l’Ordre des Compagnons de la Confrérie des Penseurs Communautaires des Droits et Devoirs des Portes Massive en Chêne, voilà un groupe que Mémé devra contacter pour sa prochaine campagne électorale.


Ah oui, parlons d’Assunto, excellente idée. Mais il n’est pas encore Saint ? Depuis le temps que Mémé attend !!


Exactement !

Et ce n'est pas faute d'avoir ménager mes efforts, hein ! Mais il semble que les cardinaux
yeux noirs vers la cardinale présente aient des choses plus importantes à faire.. Plus importantes que la sanctification de mon petit-fils ! Vous pouvez imaginer cela ?

J'avais espéré l'année dernière avec la venue à Montbrisson du cardinal Boubaldo que les choses avanceraient vite... Mais celui-ci a surtout vidé les réserves de schnaps d'Assunto plutôt qu'écrit son hagiographie... Une honte pour l'Eglise.
Beths a écrit:
Beths trépigne sur place. Il faut dire que pour la rustre qu’elle est, ex prévot du BA, maréchale, douanière, et récemment promue Prévost Royal des Provinces Vassales, être en ces lieux est … pfiou … indescriptible. C’est vrai qu’elle n’a pas l’habitude de la Cour Royale maintenant. Et là avec ces Dames … hum quel honneur.

Parmi elle, elle reconnait l’une des représentantes de l’Eglise aristotélicienne, celle qui prêche la bonne parole, et heureusement qu’elle est la. Sans elle, les âmes perdues, n’auraient vraiment pas su pour quelle liste voter aux précédentes Ducale. Beths se souvient d’avoir été toute émue lorsqu’elle avait reçu la bonne parole … elle avait été comme touchée par la grâce.

Beths eut à peine le temps de fermer avec délicatesse la magnifique porte en chêne de cette belle et merveilleuse pièce, de ce beau et fort usité palais épiscopal, que ladite porte s’ouvre de nouveau.

Tiens, elle ne couine pas ! pensa Beths immédiatement.



JE T'Y PRENDS BETHS A TE CA..


Beths eut brusquement un sourire étincelant. Ah ah … les deux B réunies … pauvres murs, ils allaient en trembler de désespoir et de peur.
Et puis surprise, mais diantre ! Que fiche Bettym ici ???? Et euh … l’aurait elle vu entrer dans la pièce ??? Pourtant elle avait veillé à ce qu’il n’y ai personne dans le couloir … hum … la maréchale perdrait elle sa vigilance … tssssss tssssssss



Bonjour, Mes Dames, je suis ravie de vous rencontrer. Bettym, pour vous servir, et... depuis peu, garde du corps du Prévôt Royal des Provinces Vassale ...


Beths lève un sourcil et regarde Bettym avec un œil interrogateur … Hum … captant le regard de son amie, elle comprend qu’un petit mensonge sera de mise. Rho … un mensonge dans un salon de Dame, tssssssss tssssssssss tsssssssssss. Elle allait devoir en parler plus tard à Bettym. Enfin, cela ne se fait pas !

Bref, Beths allait répondre quand l’une des matrones prend la parole avec une voix délicieusement calme. C’est Dame Ivrel.


Mesdames, vous êtes bienvenues en ce lieu, je propose que nous abordions la question de la sainteté du père Assunto de Montbrisson.


Beths ouvre la bouche pour tenter de placer un mot, juste un, mais apparemment le mode je reste la bouche ouverte, tel un poisson captant, ou plutôt tentant de capter de l’air hors de l’eau.
Elle tenta d’ailleurs, ouverture, fermeture, ouverture. Ah oui, c’est amusant comme jeu. Ouverture. Fermeture. Ouverture. Hum … ah mais c’est qu’elle devait assumer son rôle de bouffon puisque c’était ainsi qu’on la voyait. Bettym la regardait furieusement. Beths lui retourne son regard avec quelque chose comme quoi ? qu’est ce que j’ai fait ?



Ah oui, parlons d’Assunto, excellente idée. Mais il n’est pas encore Saint ? Depuis le temps que Mémé attend !!

Et une réponse … celle de ladite Mémé ? A l’évocation de son petit fils, Beths se demanda de qui elle parlait. Mais apparemment, elle avait eu à faire avec la lenteur de l’Eglise.


Et là un sourire, délicieux, comme il fait bon sourire par ces temps. La météo du jour : calme plat, températures douces, point de pointes de hurlements, pas de rafales, ni de violents débit de paroles.



Dame Gypsie !!! Mais quel plaisir, Pardonnez ma totale indélicatesse, je ne vous avais pas reconnue


Beths se précipite auprès de la Dame en question, pousse l’ouvrage qu’elle tient entre ses doigts, attrape l’une des mains, et la secoue, gentiment hein, il ne s’agirait pas de l’abimer avec ses manières rustres.

Dame, j’ai cru comprendre qu’il y a peu vous avez convolé en juste noces ? Vous m’en voyez ravie, et recevez mes plus sincères vœux de bonheur. Ah quel heureux homme il doit être. Mais euh … excusez ma franchise, qui est l’heureux élu ? je n’écoute guère les chuchotements entre portes, donc bon …

Et sinon, mis à part vous-même et Dame Ivrel que je connais, pourriez vous me présenter à la crème des crèmes, aux joyaux de notre Duché, c'est-à-dire aux autres représentantes patronesses ici présentes ?


Mais au faite Dame, avez-vous réussi à sortir de l’étrange charrette dans laquelle vous étiez tous si pressés d’entrer ? Je me demande si c’est bien Aristotélicien d’ailleurs … l’entassement



Puis se tournant vers Dame Ivrel


Qu’en pensez vous, euh … Dame ?


Petit sourire poli de circonstance. Petite hésitation, c’était quoi déjà le titre de la Dame ? Il ne valait mieux pas commettre d’impair. Dame, simple, poli, c’était parfait.


D’ailleurs, en fait je suis contente de vous croiser Dame Ivrel. Voyez vous j’ai toujours souhaité abordé un point avec vous.
Alors, je suis thiernoise, et il y a quelque temps de cela nous avions un cureton étrange, Fra_diavolo. Je me demandais, est ce la volonté d’Aristote et de ses représentants de dégouter du livre des vertus et tout simplement de la voie d’Aristote les pauvres ouailles de mon espèce ? vous savez, les rustres, les moins que rien, les non nobles, les vagues paysans quoi ?


Puis prenant compte de l’heure, du temps qui passe avec sa corde faits des nœuds autours de ceux qui se lassent, des araignées filant leurs toiles toujours et toujours sans jamais parfaire à leur objectif, des nuages défilants dans le ciel qui aborde de chatoyantes couleurs, du raton laveur passant par là …

Ah mais je papote, je papote et pendant ce temps là mon enquête fondamentale pour le bien de notre Duché, que le GOCCPCDDPMC coordonne, ben … elle n’avance pas !

Juste le temps d’engloutir deux, trois douceurs si ces Dames le permettent et je m’en vais
Gypsie a écrit:
Gypsie écoute Mémé se plaindre encore une fois des lenteurs de l'église. Eh oui, même elle doit attendre, comme les autres. Chacun son tour, comme à confesse. Pourvu qu'Aristote lui prête vie jusqu'à l'heureux évènement. Et enfin, l'église de Montbrison ne serait plus l'église du " presque " saint Assunto. S'adressant gentiment à la vielle dame,

Mais Mémé, n'en avez vous pas parlé au Duc et Pair Tixlu ? Ne peut il faire avancer, bouger les choses ? En parler au Roy peut être ? Ou à Eugène ?

Et voilà Beths qui tombe des nues, arrive, lui prend sa broderie à un point et demi, lui secoue la main, et se lance dans une longue série de questions. A se croire au tribunal.

qui est l’heureux élu

L'heureux élu est Messire Duch...

pourriez vous me présenter

Oui, je vous présente Dame Thibantik, de B...

avez-vous réussi à sortir de l’étrange charrette

Nous étions bien entassés dans la char...

Bien, pas le temps de répondre à cet interrogatoire. Ouf, elle passe à Ivrel, heureusement la mère est calme aujourd'hui. Sans doute va-t-elle répondre à toutes les questions. D'ailleurs, bonne occasion de le faire, Beths commence à gouter aux gâteaux. Sa bouche se ferme, sa mandibule s'active.
Mouchoir taché de sang glissé dans la manche, on reprend son ouvrage, et on continue les points. En croix, c'est très simple. On observe aussi l'avancement du tricot de la voisine. Bien, les mailles ont été récupérées, le cache col sera terminé pour la Noël.
Cunégonde. a écrit:
Cunégonde qui s'était absentée pour aller en cuisine réapprovisionner l'assemblée, revint toute affolée avec un message dans les mains.

Maitresse c'est pour vous, un message du procureur du BA, vous êtes convoquée au tribunal.... haute trahison pour avoir démisionné du conseil ducal...

A ces mots l'évêque sourit, décidement où donc allait se nicher l'ego des puissants, lorsque cela les arangeait comme ils savaient si bien être aveugles aux traités et oublier les engagements pris au nom de leur duché envers Rome.
Bettym a écrit:
Après avoir remercié Son Eminence Ivrel d'accepter sa présence parmi elles, Bettym s'était mise en retrait et écoutait les cancans du duché lorsque une femme arriva en criant dans la salle, agitant les bras en l'air, comme une furie.

L'ancien Procureur haussa un sourcil quand elle entendit la raison de son apparition dans la salle et surtout dans cet état.


Votre Eminence, pardonnez-moi mais... auriez-vous fait une chose répréhensible pour qu'une telle accusation soit à votre encontre ?

Elle observa le Cardinal et attendit sa réponse...
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