Grande Bibliothèque Ducale

Bibliothèque du Bourbonnais-Auvergne ouverte à tous
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Funérailles familiales à Moulins (Mativa)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:37

09/09/1456

Martymcfly a écrit:
[Moulins... Veillée funèbre... Aube d'un nouveau jour]

Fin d'été...
Fin d'une vie...
Fin de trois vies...
Crépuscule funèbre.

C'était une journée comme les autres dans le petit village de Moulins.

Le marché grouillait de monde à la recherche de mantels pour l'hiver, ou de chausses bien chaudes. L'on préparait déjà des réserves de pain ou de maïs pour la saison froide qui s'annonçait. Comme tous les ans. La peur d'une disette semblait peser sur le village à l'approche de la fin de l'année. Peut-être était-ce à cause des augmentations d'impôts ? Certains redoutaient l'avenir et pensaient à vendre leurs champs plutôt que d'assumer des taxes que les mairies étaient obligées de payer au Duché. Pauvres bourgmestres... Eux aussi étaient contraints de se résoudre à verser leurs deniers. De même que les nobles ! On avait jamais vu ça...

C'était une journée bien ordinaire pour les Moulinois.

Les rayons du soleil parcouraient les champs de blé qui doraient doucement, bientôt prêts à la récolte, faisant déjà le bonheur du petit cultivateur laborieux qui attendait patiemment la moisson de ses épis pour faire une bonne recette. Le tailleur d'habits peinait à trouver des pelotes de laine peu chères et croulait pourtant sous les commandes... Paradoxal mais habituel. D'ailleurs les bergers devaient remplir aisément leurs bourses. Ils seraient à l'abri du besoin pendant le rude hiver qui s'annonçait. On pouvait croiser des tisserands sur le marché à la recherche de quelques peaux.

Encore une journée comme toutes les autres journées sous le ciel de Moulins.

Et ça rouspétait en taverne... Ca se plaignait du pouvoir en place... Ca grognait contre les impôts, comme sûrement partout, mais maintenant aussi contre la nouvelle lubie du moment. Par Aristote ! Au secours ! Le Royaume est infesté de brigands – chose complètement nouvelle d'ailleurs... – ils sont dans les contrées voisines et pillent des villages. Oh ça alors ! On ne sait pas s'ils vont venir sur nos terres, on ne connait pas leur itinéraire, ni même leurs cibles, encore moins leurs visages ou leurs intérêts. Quel intérêt d'ailleurs à venir piller le Bourbonnais-Auvergne... Tout le Duché savait bien qu'il n'y avait plus grand chose à piller dans les caisses ducales, c'était d'ailleurs l'une des raisons de l'augmentation de l'impôt. Mais non ! Aucune menace directe sur les terres du Duché... Ca valait bien l'instauration de la loi martiale. Pfff... Paraitrait même qu'elle est illégale cette loi martiale...

Une journée bien ordinaire, bien calme, comme d'habitude à Moulins.

Le village était bien administré. Les Moulinois n'avaient pas à se plaindre de leur nouvelle mairesse. Aucunement même. Apolonie était très bien intégrée à Moulins, son village. Avec elle à la mairie, aucun risque, rien. C'était certain. Et puis... quel gage de confiance d'avoir une membre de la noblesse comme mairesse. Déjà, certains la voyaient rempiler pour un deuxième mandat. Mais peut-être pas elle... Son envie de voyager allait la reprendre sûrement. Ce qui attirait l'attention c'était plutôt la présence aux portes de la ville d'une armée dirigée par l'homme au dessus des lois qui avait l'air de se ficher des ordres...

Journée ordinaire dans un village ordinaire : Moulins.

Mais pas pour Marty.

C'était aujourd'hui. Le Duc de Billy avait veillé cette semaine auprès des corps de sa famille. Sa tendre épouse qui avait rejoint le Très Haut lui manquait. De même que ses enfants, ses deux petits êtres encore bien jeunes qu'Aristote avait rappelé à lui.

A présent, il était seul et la perspective de vivre dans la solitude ne lui plaisait guère. Un Duc célibataire... Chaque pot a son couvercle comme aimaient à le répéter les dames du village. Marty n'aimait pas cette situation. Il trouverait femme rapidement pour pouvoir s'occuper de son domaine.

Mais l'heure était au deuil et au recueillement. Son père avait été prévenu, de même que le Duché dans son entier. Les funérailles allaient avoir lieu. Le Duc avait souhaité que la cérémonie se déroule à Moulins, mais que l'enterrement se fasse à Bourbon, où reposait les frères Chevalerie et Armagnac.

Tout était prêt pour accueillir les personnes voulant rendre un dernier hommage à l'ancienne Porte Parole et Prévôt du Bourbonnais-Auvergne, ainsi qu'à ses deux chérubins.

L'on était venu chercher les corps chez lui. Trois cercueils transportés jusqu'à la petite église de Moulins, suivi par le Duc de Billy.

L'Eglise Saint Xavier était encore vide, le Père Minlawa devait finir de préparer sa messe dans la sacristie. A moins qu'il ne goutait le dernier arrivage de vin de messe ? Marty prit place au premier rang et restait silencieux.

Il pensait à son passé aimant avec celle qui avait partagé sa vie toutes ses années, et qui lui avait donné ces deux beaux enfants. Tout était parti maintenant
Il pensait à son avenir, endeuillé au début mais reconstructeur par la suite et par la force des choses et avec l'aide du Très Haut.
Il pensait à ce jour qui serait gravé dans sa mémoire pour toujours comme celui d'une fin, mais aussi comme celui d'un début...

Début d'automne.
Début d'une nouvelle vie.
Aube d'un nouveau jour.
Titan34 a écrit:
Titan avait appris le malheur qui frappait son ami le Duc de billy et c'est accompagnè de son épouse qu'il franchit le seuil de l'église de l'église saint xavier.
Il marqua un instant d'hésitation en voyant les cerceuils de la femme et des enfants de son ami, il aperçu le Duc au premier rang, il se signa et s'avança vers lui silencieusement.
Arrivé tout prés, il posa sa main sur l'épaule du Duc qui sursauta.
Le Duc se leva et titan l'etreignit amicalement, cherchant a le reconforter dans cette etreinte fraternelle.


Marty, mon ami trés cher, je ne sais quoi dire devant cette tragédie qui te frappe au plus profond de toi, reçoit mes plus sincéres condoleances.
Nous serons ta filleule et moi même toujours a tes cotés, n'hésite surtout pas si tu as besoin de quoi que ce soit.
Excuse moi un instant.


Il s'approcha alors des 3 cerceuils, se signa, posa une main sur chacun d'eux, tout en récitant a voix presque inaudible une prière pour le salut de leurs âmes.
Il déposa ensuite une rose blanche sur chacun des cerceuils et les benis d'un signe de croix.
Il se reculà alors et se plaça dans le rang derrière le Duc qui etait replongé dans sa meditation.
Regardant tristement son épouse qui effectuait le même rituel.
Thibantik a écrit:
Thib est venue de Bourbon pour assister aux funérailles. Elle arrive dans la petite église et, profitant qu'il n'y ait encore que peu de monde s'approche du Duc de Billy.

- Messire, je suis Thibantik, de Bourbon. Je n'ai pu vous envoyer un pigeon, une maladie les a tous décimés.

Je vous présente mes sincères condoléances. C'est une grande perte pour vous. Je voulais vous prévenir, la tombe est prête. Nous avons fait en sorte que Mativa et les enfants soient ensemble, aux cotés de Chev' et d'Armagnac.


Ensuite, elle se dirige vers les 3 cercueils, dépose une rose blanche pour les petits, et une belle rose orangé pour leur mère, avant d'aller s'installer dans le fond pour pouvoir repartir rapidement et terminer les préparatifs.
Alivianne a écrit:
[rp]Une missive partie de Thiers...

Citation :
Duc Marty,

C'est avec beaucoup de douleur que j'ai appris la mauvaise nouvelle qui vous accable. La vie nous apporte souvent de si belles choses et nous en reprend d'aussi belle... Il n'est guère facile d'accepter et de le comprendre. Je vous souhaite de garder courage en la vie car justement elle n'est pas toujours ainsi.

Ma famille et mes vassaux se joignent à moi pour vous présenter nos sincères condoléances. Puisqu'ils se reposer en paix auprès de notre très haut...

Famille de Alivianne d'Azayes

[/rp]
Benchichi a écrit:
[rp]benchichi eu vent d'une triste nouvelle, parvenue à son monastère de Clermont. Il ne pu s'empêcher d'écrire quelques mots à celui qui fut son Duc.

Mon cher Duc,

je vous écris ces quelques mots, bien qu'ils ne puissent atténuer votre mal, pour vous dire tout le regret que j'ai eu en apprenant les maux qui ont frappé votre famille. Puissent les morts reposer en paix, et votre personne se remettre d'un si triste sort.

respectueusement,

benchichi de boufflers
[/rp]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:37

Martymcfly a écrit:
[Eglise Saint Xavier de Moulins. Premiers hommages.]

Le Duc de Billy se recueillait silencieusement. C'était le bon moment pour. La solitude le gagnait et il restait seul, méditant à son futur proche. Le temps de ces funérailles, bien mornes, et il retournerait à la gestion de ses terres, bien décidé à trouver quelques vassaux dignes qui pourraient gérer ses terres... Ainsi qu'une nouvelle épouse pour lui donner un héritier.

Mais pas tout de suite...

Seul devant l'autel, au premier rang, fixant les trois cercueils. Le calme serein de la petite église de Moulins l'envahissait. C'était un jour finalement pas comme les autres aujourd'hui...

Marty fermait les yeux, écoutant ce silence. Quand une main vint lui frapper l'épaule et le fit sursauter. C'était Titan, accompagné de Kalo, sa filleule. Le Seigneur de la Dailhe et de Puisaye le serra dans ses bras.


Marty, mon ami trés cher, je ne sais quoi dire devant cette tragédie qui te frappe au plus profond de toi, reçoit mes plus sincéres condoleances.
Nous serons ta filleule et moi même toujours a tes cotés, n'hésite surtout pas si tu as besoin de quoi que ce soit.


Le Duc sourit faiblement, marqué, touché par ces mots. Il répondit doucement.

Merci d'être venu. Votre présence m'est importante et je pense que mon épouse aurait été contente. Se tournant vers sa filleule qu'il prit dans les bras et serra contre son coeur. Kalo merci beaucoup pour ton soutien.

Il laissa le jeune couple déposer des roses sur les cercueils et alors qu'ils allaient s'installer sur le banc derrière lui, Marty ajouta pour Titan.

J'ai revu ta soeur il y a peu. Elle est revenue du couvent où les nonnes la retenait... Elle va bien et vient d'acquérir un atelier de tissage.

Signe de tête avant l'arrivée de Dame Thibantik.

Messire, je suis Thibantik, de Bourbon. Je n'ai pu vous envoyer un pigeon, une maladie les a tous décimés.
Je vous présente mes sincères condoléances. C'est une grande perte pour vous. Je voulais vous prévenir, la tombe est prête. Nous avons fait en sorte que Mativa et les enfants soient ensemble, aux cotés de Chev' et d'Armagnac.


Il lui sourit faiblement et rétorqua.

Bonjour dame Thibantik, merci d'être venue assister à la cérémonie. Si la fosse est prête pour accueillir les miens c'est une bonne chose. Je suis persuadé que c'est ce qu'aurait voulu ma femme. Reposer auprès de ses frères.

La cérémonie allait bientôt débuter... Il laissa l'ancienne bourgmestre de Bourbon se recueillir près des cercueils et se faufiler discrètement vers le fond de l'église. Le Duc la suivit pour sortir sur le parvis, prendre un peu l'air avant que ne résonne le glas dans tout le village...

Et on lui porta du courrier... Le Duc parcourut les missives et d'un geste machinal de la tête...


Portez de moi de quoi répondre je vous prie.

Ce fut rapidement fait... et Marty se mit à la rédaction de missives.

Citation :
Votre Grâce,

Vos mots m'ont touché et me sont allés droit au coeur. La montagne est dure à gravir mais la foi me porte à surmonter toutes les épreuves que le Très Haut a placé devant moi. Quoique la peine et la douleur paraissent insurmontables...

Je vous espère en bonne santé.

Que le Très Haut vous porte en Sa Sainte garde.




Citation :
Mon cher Commissaire au Commerce,

Je vous remercie pour vos bons mots à mon égard. Le Très Haut me place devant une douloureuse épreuve et je dois la surmonter. Je prie Aristote de garder les miens auprès de lui.

La peine m'empêche d'écrire davantage.

Je vous espère en bonne santé.

Que le Très Haut vous porte en Sa Sainte garde.




Lettres scellées, prêtes à partir...

Portez la première jusqu'à Polignac où réside la Duchesse de La Tour d'Auvergne. La seconde va au monastère de Clermont.

Ordres passés, messager déjà reparti... Marty reste un moment sur le parvis de la petite église... Attendant d'autres venues... et son père...
Lady.blueeyes a écrit:
Le soleil se faisait maintenant haut dans le ciel, elle était partie à l'aube chevauchant sans relâche pour être arrivée à temps dans le charmant village de Moulins. Les portes de la ville s'annonçaient devant elle. Elle pu franchir sans encombre le poste de garde, elle mit par la suite sa monture aux pas. Lady chevauchait sur Nahara en direction de l'église de Moulins.

Elle regardait les maisons et les commerces qui exhibaient leur devanture devant elle...elle les regarda sans vraiment les voir. Une attira son attention plus que les autres, un marchand de fleurs. Elle mit pied à terre et acheta deux lys blancs pour fleurir la tombe des enfants et une rose blanche pour celle de la duchesse.

Fleurs à la main, elle prit la bride de Nahara et marcha à ses côtés jusqu'à la petite église. Le clocher lui apparut avant qu'elle n'atteigne la rue de celle-ci. Au loin, elle distingua une silhouette sur le parvis qui discutait avec une autre. Avant que Lady ne soit arrivée à leur hauteur, une des deux personnes avait disparue. Elle le vit alors se tenant sur le parvis le visage ravagé par la douleur de cette perte cruelle de sa famille.

Bride de sa jument attachée à une branche d'arbre, Lady s'avança et gravit les quelques marches. Il y avait des années qu'elle ne l'avait vu et le revoir dans de telles circonstances...elle pouvait imaginer sa peine ayant elle-même perdu son mari et des années plus tard celui qui partageait sa vie, Mac. Comment l'aborder dans de telles circonstances...

Elle s'approcha et doucement posa sa main sur son avant-bras en signe de compassion. Pâle sourire vers celui-ci, d'une voix presque inaudible...


Marty...

Je suis désolée. Il est parfois difficile d'expliquer les choix du très puissant. Pourquoi rappeler à lui et enlever à son mari une femme si douce et aimante et le privé de la joie de ses enfants...nul ne peux concevoir et accepter une telle chose.

Je suis de tout coeur avec toi...avec vous dans cette terrible épreuve qui vous accâble.


Un passé si lointain...la bienséance refit surface et doucement le vouvoiement reprenait le dessus.
Martymcfly a écrit:
[Parvis de Saint-Xavier... Sombres retrouvailles.]

L'heure avançait... Le soleil montait dans le ciel et l'on attendait encore le curé de Moulins... Décidément ces prélats, ils portaient bien leurs noms. Minlawa devait se prélasser...

Cela aurait pu faire sourire le Duc de Billy, mais non. Regard fermé et sombre porté dans le vague. Rêvassant à rien. Attendant...

Pourtant, ça s'agitait dans le village. Mais Marty gardait ses yeux dans le vide, ses pensées tournées vers le Très Haut.

Un main vient se poser sur son bras. La chaleur l'envahit alors.
Une douce voix, murmurante...


Marty...
Je suis désolée. Il est parfois difficile d'expliquer les choix du très puissant. Pourquoi rappeler à lui et enlever à son mari une femme si douce et aimante et le privé de la joie de ses enfants...nul ne peux concevoir et accepter une telle chose.
Je suis de tout coeur avec toi...avec vous dans cette terrible épreuve qui vous accâble.


La dame d'Olliergues était venue. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait vu. Des années...
Avant son mariage avec Mativa, avant même sa rencontre avec celle qui allait devenir sa femme, ses sentiments avaient été tournés vers celle qui se dressait devant lui. Souvenirs de soirées à Pierrefort, jadis...

Marty lui sourit faiblement et préféra adopter le vouvoiement, comme elle s'était reprise.


Dame Lady... Je suis bien aise de vous revoir, malgré les funestes circonstances de ce jour. Votre présence aujourd'hui emplit mon coeur de réconfort.

Il lui baisa la main.

Entrez donc dans l'église, la cérémonie ne devrait plus tarder... si le curé se donne la peine de se montrer.

Petit sourire.
Jason_de_vissac. a écrit:
En courant, craignant d'être en retard, Jason vient assister a la messe dites pour Mativa et ses enfants.
Il se rappelle de la jeune femme, pour qui il avait voter d'ailleurs lorsqu'elle se presenta à la Mairie de Moulins.
Arrivé sur le parvis, il voit le Duc a qui il a prété allégeance quelques mois plus tôt. Ses traits sont creusés par le chagrin.
Une belle Dame est en train de lui parler, Jason l'a croisé aux allégeances d'avant la guerre. Il la salue d'un signe de tête, et s'approche de Marty lorsque la Doctoresse se dirige vers l'église.


- Votre Grâce, c'est une grande perte pour vous, et pour nous. Acceptez mes sincères condoléances.

Puis Jason entre dans l'église et va se recueillir devant les bieres, avant de rejoindre un banc et de prier.
Kalopsite a écrit:
Quand nous entrâmes dans la petite église, il avait son regard poser sur les cercueils alignés, j’avais de la peine pour lui, quelques instant passé dans ses bras, un regard échangé nous n’avons pas besoin de plus, on se comprend…
Après avoir déposer les roses sur les cercueils je rejoins mon époux et j’attend le début de la cérémonie
Clothilde a écrit:
[De Murat à Moulins...]

Elle avait voyagé durant de très longues heures, parcourant de nombreuses lieues...
Son souhait premier avait été de séjourner quelques temps à Moulins dès ses gardes terminées. Cependant, son village quelque peu déserté en cette fin d'été, avait encore besoin d'elle, pour s'occuper des douanes...
Et pourtant, elle ne concevait pas de ne point être présente aux côtés du Duc de Billy pour ce dernier hommage, tout comme elle le lui avait annoncé dans sa missive de condoléances.

Aussi, la jeune femme prit-elle rapidement sa décision : elle ferait l'aller-retour Murat-Moulins sur la journée !!
Son entourage avait beau lui dire qu'au vu de l'avancement de sa grossesse, ce n'était guère raisonnable, Clothilde n'en avait cure.

L'amitié était plus forte que la raison.

Elle tenait absolument à venir à Moulins.

Elle fit atteler Zéphira au coche familial portant blason de Laveissière, ce qui était tout de même plus prudent que de voyager sur le dos de sa blanche monture comme elle aimait tant à le faire habituellement.

Ses amis lui avaient confié de nombreux messages pour le Duc, qu'elle ne manquerait pas de lui transmettre.

Elle partit donc aux premières lueurs de l'aube, confiant ses jumeaux à leur Parrain.
Un regard humide en longeant le monastère où son époux était enfermé depuis de longs jours... avec au coeur l'espoir que les moines le soignent le mieux possible.

Passer les remparts de Murat, traverser Clermont et Montpensier.
Arriver épuisée à Moulins, mais arriver à l'heure pour la cérémonie.



[Parvis de l'église Saint Xavier de Moulins.]

Laissant à son cocher le soin de s'occuper de Zéphira après ce long périple, Clothilde de Saint-Nicolas-les-Colombes se dirigea lentement vers le parvis.
De nombreuses personnes arrivaient ou étaient déjà dans l'église.

Le Duc de Billy se tenait debout au seuil de l'église. Il faisait manifestement preuve d'un courage que Clothilde admirait réellement.
La Dame de Laveissière attendit son tour, puis alla à lui.

Petite révérence de respect, adressée à son Duc.
Très léger sourire de réconfort, profondément et sincèrement attristé, adressé à son Ami.

Vostre Grasce...
Marty, mon ami... les mots sont bien vains en pareille circonstance, mais sache que je prie le Très-Haut de t'aider à surmonter cette douloureuse épreuve, et de prendre auprès de lui ceux qui te sont si chers...
Et... si tu as besoin de quoi que ce soit... n'hésite surtout pas.
Chrys80 a écrit:
Non, il n’aimait pas ça. Il s’était longuement promené sur la grande place, dans le dédale des rues de la petite ville pour finalement se retrouver devant le parvis de l’église. L’air y était pesant, les quelques personnes présentes arboraient une mine renfermée, certainement avachies par le douloureux évènement, Chrys soupire et entre dans l’église.

Comme tous ici présents, son visage se referme à mesure qu’il s’approche des cercueils, sa mémoire lui renvoie par instant de brefs passages de rencontre avec le couple, un bal, un traité, Mativa … il secoue légèrement la tête comme pour y mettre de l’ordre et arrive à quelques pas des corps allongés.

Non, il ne veut pas les voir, il reste à distance, le visage sombre il baisse la tête et se recueille un instant, il se signe et s’éloigne en direction de Marty.

Toutes mes condoléances Messire, puissiez-vous trouver la paix dans le soutient que nous vous offrons aujourd’hui, de ma part et de celle de votre filleule, Ina.

Chrys s’incline.
Helliette a écrit:
Ballottée par les cahots de la carriole où elle avait pris place, Helliette était restée muette pendant tout le trajet de Montpensier à Moulins, ruminant de sombres pensées et ne prêtant aucune attention à la conversation du couple assis à l'avant. Assise sur d'inconfortables sacs de blé, le tribun regardait tristement les corolles des fleurs destinées aux défunts. Elle aurait préféré revenir à Moulins en de joyeuses circonstances mais les hasards de la vie en avaient décidé autrement. Elle n'aurait plus la joie de revoir son amie Mativa et n'aurait jamais le plaisir de connaître ses enfants.

La carriole s’arrêta à proximité de l’église. Helliette en descendit, son bouquet de fleurs blanches à la main. Elle lissa sa tenue et se dirigea vers le bâtiment religieux, suivant les nombreuses personnes qui venaient assister aux obsèques de Mativa et de ses enfants. A son tour elle s'approcha du duc qui se tenait sur le parvis de l'église et après une révérence lui présenta ses condoléances.


Votre Grâce... c'est une bien douloureuse épreuve que vous envoie Aristote en vous ôtant ceux qui vous sont chers... Pardonnez-moi... les mots me manquent pour exprimer la peine que je ressens. Je prends part à votre douleur et vous prie d'accepter mes condoléances.

Helliette s'inclina à nouveau gracieusement et entra dans l'église. Elle se signa et alla s’installer sur un banc pour suivre l’office.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:38

Lady.blueeyes a écrit:
Pâles sourires échangés, baise-main qui comme de coutûme colora légèrement ses joues. Elle pesta intérieurement, ce n'était tellement pas le moment. Sa main dans la sienne serra légèrement celle du duc, l'autre vint se poser sur le dessus enveloppement la main de Marty.

Je serai toujours là pour vous épauler. Les portes de la Douce vous seront toujours ouvertes si vous cherchez une oreille attentive ou un lieu chaleureux pour retrouver une certaine quiétude.

Entrez donc dans l'église, la cérémonie ne devrait plus tarder... si le curé se donne la peine de se montrer.

Triste sourire et hochement de tête. Elle laissa la main du duc, ses mains se reposèrent le long de son corps.

Je vais aller me recueuillir avant l'arrivée du curé. Prenez grand soin de vous...

Dernier regard derrière elle, doucement les gens arrivaient vers le parvis de la petite église.

Lady pénétra dans l'enceinte, l'odeur de l'encens la transperça laissant un malaise en elle...trop peu de temps qu'elle avait laissé un autre lieu comme celui-ci. Elle avança dans l'allée qui menait vers les trois cerceuils. Elle posa sur chacun d'eux un lys ou une rose blanche. Elle se signa et fit une courte prière. Son estomac était toujours aussi noué, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer Oya couchée ainsi...malgré les mois qui avaient passés, la douleur était toujours aussi présente.

Elle se dirigea finalement vers le fond de l'église ainsi si elle devait quitter, son absence passerait sans doute inaperçue.
Natafael a écrit:
Nata entra dans l’église, la vue des 3 cercueils lui serra le cœur. Pauvre Marty…

Elle avança dans l’allée centrale, se signa et déposa une fleur blanche sur chaque cercueil

Revenant sur ses pas, elle s’approcha doucement de Marty la gorge nouée, posa sa main sur la sienne


Toutes mes condoléances Marty

Elle inclina respectueusement la tête puis alla s’assoir discrètement sur un banc…
Apolonie a écrit:
Pas loin. La douleur masquée par le visage qu’elle se façonne. Mercenaire en expérience douloureuse. Savoir ne rien montrer, ne pas en rajouter. Une amie, un filleul, une fillette croisée rapidement en souk organisé dans une taverne montpensieroise. L’chemin n’est pas long à faire de la mairie à l’église. Et pourtant le pas étire les secondes, comme si l’envie manquait. Et il est bien vrai qu’elle n’est pas ravie, doux euphémisme, de se rendre dans l’édifice aristotélicien. Les raisons en sont diverses et variées. Tandis que le gravier roule sous les bottes de la brunette, les souvenirs défilent dans la caboche.

Un voyage. Une envie de fuir Bourbon, il y a des mois qui semblent des lustres. Une arrivée à Moulins d’une jeune fille timide, rougissante, les doigts plein d’un miel offert par une montluçonnaise attentive. Le vouvoiement en parole caractérisée. L’offrande en acceptation communiée entre la bourbonnaise et la Maltaverne. Un contexte difficile… Un amour naissant contrarié par un frère en colère… Sentinelles en recherche avide, situation acceptée en dialogue concerté. Et une brunette au milieu de tout ça qui se rend au mariage du couple d’amis. Amoureux, ils avaient été le réceptacle des confidences de la jeune ambassadrice.

Se souvient de Marty fouillant les registres de Moulins pour savoir qui faisait battre le cœur d’Apolonie. Mativa derrière lui qui savait déjà que c’était le beau Willen qui attirait le rose sur les joues pleines et lisses. Et puis le retour à Bourbon, pour mieux revenir. Investir dans deux champs, s’installer près d’eux, partager leur quotidien. Avoir à peine le temps de glisser quelques miettes dans le cou de celle qui deviendra duchesse consort, que déjà elle doit partir. Un voyage d’un mois, à Vendôme. Y découvrir les combats, sans les vivre. Y découvrir une autre facette de la vie dans le royaume. Et au retour, recueillir le dernier souffle de son vicomte. Une vision du monde qui s’efface, une bannière aux couleurs du clan qui flotte derrière elle désormais. Et toujours le couple qui la soutient, présent. Mativa qui lui confie un secret… Une grossesse. Une demande…

Marraine. Elle sera la marraine de leur enfant. Ils se quittent sur une promesse. Apolonie doit revenir vite, juste quelques jours en Provence normalement. Le voyage s’éternisera… Une rencontre improbable en transformation progressive. Un amour charnel en maturité annoncée. Bireli ou comment Apolonie devient Apo. De chemins en pavés, de routes en mairies, le suivre, trouver une famille, une Lune, une voie. Trouver un idéal, une façon d’vivre qui lui correspond. Les nouvelles s’espacent. Le couple ducal en souvenir poignant qui ravive la douleur d’une brunette endeuillée. Shura, Modjo, Etolus, Phaleg, Clélie, Melkio… En caillots de douleur flottant le long du sang qui s’écoule par une première blessure… Ouverte par une épée auvergnate. Un plaisir de te croiser Kory… Rage couplée au chagrin, une envie de meurtre réalisée. Rejoindre une armée dont le nom fait encore trembler alors qu’elle n’est plus. Zoko ad Eternam. Et piller, massacrer, torturer… Perdre un compagnon, gagner une convalescence. Un mois et demi dans une roulotte au soleil de Gascogne.

De quoi réfléchir… La violence, les cris, la mort. Aristote qui l’a renvoyée dans ce corps meurtri qu’elle exècre aujourd’hui. Voir la vie autrement. Regretter parfois la mort. Se perdre. Se retrouver dans les bras d’un Andalou qui soigne les blessures de l’âme tandis qu’Hiji soigne la cicatrice en zébrure perpétuelle sur son ventre. Un pigeon à l’accent moulinois qui un matin de juillet se pose sur les marches où elle déjeune. Un sourire qui se fait sur les lèvres séchées par la poussière des routes et les potions médicinales. Une naissance en espoir retrouvé, la route qui se trace devant elle. A quelques jours d’une guérison prévisible, savoir où aller pour se ressourcer. Sa terre se rappelle à elle, une promotion qui la lie. Consul du Bourbonnais-Auvergne pour remercier un travail de l’ombre, discret mais efficace, elle le sait. Faire reconnaitre son duché, partout, le renseigner, aussi.

Une fois l’accord du médecin obtenu, filer dans le vent, entrainant les siens dans son sillage. Vous verrez, Moulins, les volcans, le calme, la vie, l’Auvergne. Vous apprendrez à aimer autant que moi cette terre dont je suis issue. L’arrivée en retrouvailles chaleureuses… Pots de miel pour la duchesse, un de chaque coin qu’elle a visité… Et de l’alcool pour son duc. Apprendre la naissance de jumeaux fugueurs. Sourire en se disant que l’môme elle en f’ra quelqu’un d’bien. A son anoblissement lui offrir sa première dague. Et puis un pari perdu, devient Maire. Une voyageuse mal embouchée en bourgmestre avide de savoir. Un duc en aide attentionnée… Et la perte.

Elle ne dit rien Apolonie. Elle reste calme. Une main qui serre la sienne parfois. Un regard sévère pour empêcher les gens de ressasser les souvenirs devenus douloureux. Aider l’aiguille du temps à faire se tourner la page. Et puis d’autres choses qui viennent troubler la belle. Une confiance remise en question. Ne plus savoir si elle doit se sentir auvergnate au final. Choix en balance… Ne pas perdre le fil cependant. Et tandis que sous la rivière de cheveux bruns démêlés pour l’occasion les pensées fusent et se partagent la place aux souvenirs, elle se rend compte que déjà les bottes foulent le parvis d’une église déjà remplie.

Le geste instinctif porte la main au médail…. Ah oui mais non. Sa médaille de baptême, elle l’a jetée de dépit dans une taverne poitevine quand un pigeon lui a appris la mort de son parrain. Le décès du Duc de Mauriac a scellé un rapport à Aristote déjà fragilisé par les départs successifs… Le sourcil se fronce à peine. Elle entre quand même dans l’intimité fraiche de la bâtisse, et d’un pas qu’elle veut léger, glissant, elle s’approche furtivement des cercueils. Pas un mot, à peine une caresse de l’iris sur le bois, et elle se tourne vers le veuf, le père, l’ami. Nulle nécessité de parler. Il sait. Comme elle ressent. L’amitié en renforcement constant. Le soutien, il le sait acquis. Un signe de tête discret, et elle file à l’arrière, s’adosse à un pilier. Observe l’assemblée. Azur voilé aujourd’hui qui se pose sur les têtes connues et reconnues. Triste occasion.

Elle suivra du fond de l’église la cérémonie. S’éclipsera dans l’ombre quand l’heure sera venue. Retournera à sa mairie se noyer dans les parchemins. Zieutera d’un œil mauvais l’armée moisie qui stationne à ses portes. Laissera une chance au duché de lui renouveler sa confiance. Pensera à autre chose qu’à la mort. Pour encore 20 jours. Parce qu’ainsi va la vie qu’à la mort elle conduit. Et Apolonie l’a compris, ceux pour qui la faucheuse n’est pas passée doivent la poursuivre. En cela, elle aidera Marty. Pour le reste… On verra…
49moi a écrit:
Voilà deux jours que Faustine faisait route vers Moulins. Elle avait croisé en taverne à Thiers, Modsognir, le parrain de Garanhir. Ils avaient fait connaissance et au détour d'une conversation, il lui apprit que les funérailles étaient éminentes. Ils ont fait route ensemble de Thiers à Moulins.

Faustine, encore bien jeune en ce monde, entra timidement dans l'église de Moulins. Beaucoup de monde y était déjà entré ... Elle reconnut Heliette et Apolonie, qu'elle avait déjà croisées autrefois. Le reste de l'assemblée lui était totalement inconnu. Elle hésita et s'avança d'un pas lourd. Lourd de souvenirs, de bons moments partagés aux côtés de Mativa, de l'inquiétude au moment de la fugue des enfants, de douleur, de peine partagées à l'annonce de leurs décès ... Elle reconnut Marty de dos, s’avança vers lui et lui dit :

Je tenais à être présente en ce jour. Si je puis faire quelque chose pour vous aider, rappelez vous de moi. Puisse le Très Haut vous soutenir et vous offrir des jours plus heureux.

Faustine se glissa dans une rangée, fit la génuflexion , ainsi que le signe de croix. Elle pria un instant debout avant de s’asseoir et d’attendre que l’office commence.
Bettym a écrit:
Le glas retentissait dans tout le village. Appel à la messe, appel funeste qui rappelait de très mauvais souvenirs à l'ancienne maréchale. Retour en arrière difficile.

Ce fut le pas lent, la mine défaite mais essayant de masquer son chagrin, qu'elle se dirigea vers l'Eglise Saint Xavier. La gorge nouée, elle imaginait fort aisément la peine qui accablait son filleul. Une famille décimée, d'un coup un seul ; Mativa sa filleule si pleine de joie s'en était allée avec ses deux petits monstres, Sauvadina la fluette, la coquette et Garanhir, le petit homme guerrier. Deux adorables bambins qui ne pouvaient s'empêcher de se chamailler.

Arrivée sur le parvis de l'Eglise, elle chercha des yeux Marty et Arroman. Elle trouva son filleul entouré de tant de personnes mais pas le neveu de Mativa. Elle s'avança doucement dans l'allée centrale, fit un signe de tête à Apolonie qui était restée près de la porte. Elle savait combien elle aussi devait souffrir en se remémorant ses alliances passées même si elles n'étaient pas officielles...

Plus elle s'approchait des cercueils, plus elle se sentait mal. Marty était des plus fébriles à qui savait le voir mais tout comme elle, il essayait de faire bonne figure. Eclater en sanglots n'aurait servi à rien, se morfondre ne les ramènerait pas non plus. Seule attitude devant un tel événement, rester digne et la tête haute.

Elle n'aimait pas les enterrements mais qui aimait ça. Elle n'aimait pas non plus toutes les politesses qui étaient faites durant ces noires cérémonies. Tout ce qu'elle trouva à dire à son filleul après l'avoir embrassé sur le front, comme le ferait une mère à son enfant qui vient de se faire mal...


Tu vas bien ? Tu tiens le coup ? lui chuchota-t-elle.

Malgré la réponse qu'il lui donnerait, elle savait qu'il mentirait car ils étaient comme cela. En dehors de quelques soupirs, personne ne devait savoir à quel point ils souffraient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:38

Modsognir a écrit:
Modsognir était rentré de Bretagne avec sa douce compagne. Il avait prévenu presque tous ses amis resté dans le duché de son retour sauf Mativa. Il voulait lui faire la surprise de son retour en terre Bourbonnaise Auvergnate, la voir en taverne. Tant de larmes de joie passé à ces retrouvailles, tant de taquineries de ne pas l’avoir prévenu. Le plus doux et merveilleux retour chez soi, vers son duché, vers ses amis, qu’on puisse rêver. Et voir son filleul, le petit Garanhir, l’mome comme disait sa marraine. Il se souviendrait du jour qu’elle lui demanda à être le parrain de son enfant. Elle savait combien cette proposition le touchait, sa Force Verte comme il aimait lui dire. Toujours prêt à se chamailler avec elle mais toujours prêt à se soutenir surtout. Et l’mome….un môme qui grandissait bien vite, qui n’allait pas tarder à tâter de l’épée. Doux moments en taverne avec cette petite famille. La sœur qui embêtait le frère, la mère qui tentait de se faire entendre, instant de vie normale, instant de nostalgie.

Il apprit la funeste nouvelle des décès dans son village. Aucune réaction, figé, le regard vide, les joues creuses. Rien ne sortait de lui, pas de sons, pas de larmes, aucun frisson. Le temps semblait s’être arrêté. Il s’était posé à terre, levant les yeux au ciel, voir ce que les nuages pouvaient lui dire. Une goutte de pluie tomba sur son visage, coulant sur lui. Il revit passer tous les moments passés avec elle avec leur rencontre au Castel. Un verre, des chamailleries, des confidences, de la politique avec en point commun la tendresse.

Une missive, un écrit de son ami, ami de longue date, ami là en toute circonstances. Il la lu……le 11…..je serais là se dit il. Il prit son baluchon, quelques affaires et partit en direction du nord. Montbrison, Thiers, Montpensier….le chemin lui semblait long jusqu’à atteindre sa destination, loin de son amie, loin de son filleul, loin de ce qui était comme une famille pour lui. Les villages passés lui montrait la gentillesse des personnes envers sa force verte. Thiers, village de l’amie de Mativa, village de Faustine. Rencontre en taverne, instant d’émotion. Ils décidèrent de faire route ensemble jusqu’à Moulins. Elle qui devait devenir la gouvernantes des enfants, était en peine de la perte de son amie et des enfants. Message à Marty de la part de Kaitlyne de toute l’affection qu’elle lui porte et de son soutien. Tant de personnes les connaissaient….

Le voyage se passait, sans avoir besoin de parler, instant de solitude sur les routes jusqu’à Thiers. Instant de penser à la douleur de Marty, homme de courage et de sympathie. Dure vie pour cet ami, entouré de ses amis sans nul doute mais face à cela on se sent bien souvent seul. La route de Thiers à Moulins était plus heureuse, accompagné, le chemin semblait plus rapide. Ils apprenaient à se connaître.

Ils arrivèrent devant les portes de la ville. Une armée était présente. Il leva les yeux au ciel souriant à cette loi martiale. Il s’avança dans les ruelles du village, fit un détour pour passer devant la maison puis alla rejoindre l’église. Déjà du monde était arrivé. Il vit Marty entouré de bien du monde témoignant de leur compassion. Il ira le voir plus tard se dit il et entra dans l’église. Il avança solennellement dans la nef, vit les cercueils devant l’autel. Sa gorge le serra, les jambes se faisaient de plus en plus tremblotantes. Il se posa devant les 3 cercueils posant deux roses blanches sur chacun d’elle de sa part et de Pyrotess. Sa main glissa sur chacun d’eux, son cœur se refermant d’un coup. Il leva ses yeux vers la croix aristotélicienne, soupira puis fit demi tour pour aller s’asseoir. Il vit Apolonie à l’entrée de l’église, esquissa un sourire content de la revoir même s’il aurait préféré une autre raison.
Val1 a écrit:
Val1 avait appris par plusieurs personnes la triste nouvelle. Il était évidemment sous le coup. Il connaissait Mativa et Marty, mais pas les enfants, n'ayan jamais pu aller à Moulins directement, pour cause de mandat de maréchaussée.

Il arriva donc à Moulins à l'Eglise et entra. Il vit rapidement des têtes connues, Apolonie, Modsognir, Clothilde, il salua rapidement les gens et s'assit, il espérait pouvoir dire deux mos de condoléances à Marty à la fin de la cérémonie.
Tiadriel a écrit:
Tiadriel avait appris la triste nouvelle depuis plusieurs jours déjà. Elle était restée sans voix en parcourant l'annonce de la tragédie sur le panneau d'affichage de son village. Elle appréciait beaucoup Marty et tenait à se rendre aux obsèques. Elle avait dû batailler ferme pour que son époux accepte qu'elle fasse le trajet jusqu'à Moulins. Mais à force de persuasion et après lui avoir promis qu’elle serait très prudente, pour elle et pour le petit être qu’elle portait en son sein, elle avait réussi à obtenir ce qu’elle demandait.

Elle avait donc préparé son voyage et loué une carriole. Inuki, son fidèle compagnon à quatre pattes, ferait aussi parti du voyage. Il ne prenait, presque, pas de place.
Elle voyagea pendant trois jours, faisant halte en ville, pour arriver à temps.

A peine arrivée à Moulins, elle se rendit à l’auberge, y loua une chambre pour la nuit, se changea du plus rapidement qu’elle le put et se rendit à l’église.
En chemin, elle laissa son regard vagabonder distraitement sur les différentes échoppes, laissant les souvenirs de ses précédents voyages revenir à son esprit. Elle se ressaisit en apercevant l’église. Elle se tenait là, fièrement devant elle. Bâtisse inébranlable…

La jeune femme fit une courte pause, délogea discrètement le bébé qui s’était mis dans une position inconfortable pour sa mère et s’avança lentement vers le parvis. Marty était là, la mine sombre.
Pourtant, c’est le souvenir du jour de son mariage avec Mativa qui revient à l’esprit de la jeune femme. Souvenir d’un jour heureux, souvenir du jour où elle avait rencontré Mativa pour la première fois…


[Parvis de Saint-Xavier]

Marty semblait ailleurs, mais la chose était plus que compréhensible. Tiadriel se demanda un instant ce qu’elle pourrait bien lui dire… Les banalités d’usage lui semblaient plus que de trop…
Elle lui sourit simplement tristement, ne trouvant rien d’autre à dire et sentant de toute manière que toute tentative se solderait par un échec. Les mots resteraient coincés au fond de sa gorge qui venait de se serrer.

Après cet échange silencieux, elle entra lentement dans l’église.


[Eglise Saint-Xavier]

Elle se signa puis elle s’avança jusqu’aux trois cercueils, disposés devant l’autel. Un nouveau pincement au cœur l’étreignit. Les volontés d’Aristote était parfois difficilement compréhensibles…
Elle déposa un lys blanc sur chaque cercueil avait d’aller s’asseoir, essuyant discrètement les larmes qui avaient perlé aux coins de ses yeux.
Asturion a écrit:
Asturion avait la route de Clermont a Moulin pour venir rendre un dernier homage a sa marraine, et a ses enfants, fruit de son amour avec le Duc de Billy.

Il avait de la peine de la savoir partie, rapelée par le tres haut, mais il pensait aussi a son mari qui avait perdu sa famille.

En entrant dans l'eglise il se signa rapidement avant d'aller le rejoindre. Il était deja tres entouré. Il se freya rapidement un passage jusqu'a lui.


Marty, je suis de tout coeur avec toi en ce jour si pénible. Je me tiens a tes cotés pour pleurer ma maraine, et vos enfants. Si je puis t'etre d'une aide quelquonque, n'hésite pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:39

Martymcfly a écrit:
[Parvis de l'église Saint-Xavier... Venues appréciées... Réaliser que c'est la fin.]

Je vais aller me recueuillir avant l'arrivée du curé. Prenez grand soin de vous...

Hochement de tête. Lady pénètre dans l'église et laisse Marty accueillir les personnes qui lui offraient leur soutien. Le parvis devenait noir de monde...

Le jeune Jason qu'il avait croisé dans son enfance était venu. Le Baron de Vissac s'adressa au Duc.


Votre Grâce, c'est une grande perte pour vous, et pour nous. Acceptez mes sincères condoléances.

Il devait savoir ce qu'était la solitude, le jeune orphelin. Le Duc de Billy lui sourit faiblement.

Votre présence est un réconfort messire Baron, merci d'être venu. La perte d'êtres chers est toujours difficile à surmonter, mais la foi en le Très Haut nous aide.

Puis ce fut au tour de Clothilde d'arriver. Les yeux de Marty devinrent humides subitement. Elle avait fait le voyage depuis Murat, cela le touchait énormément. Après une révérence de circonstance elle lui murmura.

Vostre Grasce...
Marty, mon ami... les mots sont bien vains en pareille circonstance, mais sache que je prie le Très-Haut de t'aider à surmonter cette douloureuse épreuve, et de prendre auprès de lui ceux qui te sont si chers...
Et... si tu as besoin de quoi que ce soit... n'hésite surtout pas.


Il acquiesça à sa proposition.

Ma chère Porte Parole, j'ai surtout besoin d'être entouré, et c'est le cas, grâce au Ciel. Que tu viennes jusqu'ici me touche beaucoup. Mativa et les enfants auraient été comblés de te revoir. Savoir ton amitié me plait. Il lui sourit doucement. Nous attendons encore le Curé qui doit avoir fort à faire.

Marty lui indiqua un rang près du sien où elle pourrait s'installer. Il n'osa demander des nouvelles du Seigneur de Laveissière car il le savait malade et soigné par les meilleurs médicastres du monastère de Murat. Il espérait que tout irait pour le mieux.

Après l'arrivée de Clo, un autre membre de la Chancellerie posa le pied sur le parvis. Le compagnon de sa filleule... qui n'était pas avec lui. Etrange. Il avait été là pour son mariage, le voilà pour les funérailles. Triste événement...


Toutes mes condoléances Messire, puissiez-vous trouver la paix dans le soutient que nous vous offrons aujourd’hui, de ma part et de celle de votre filleule, Ina.

Légère grimace ducale avant de répondre.

Consul Chrys, votre présence m'honore et honore ce lieu. Merci pour vous bons mots. Peu à peu ils apaisent la peine qui demeure mienne. Ma filleule n'est pas avec vous ? Je m'inquiète un peu de n'avoir de ses nouvelles. J'ai l'impression qu'Aurillac devient de plus en plus loin maintenant... Ina me manque.

Il s'inclina alors qu'une main vint se poser sur celle de Marty. Juste quelques mots... Les enterrements avaient le charme de voir se réunir tous ceux qui avaient compté pour elle. Pour lui aussi. Natafael avait fait le voyage depuis Aurillac elle aussi. Le Duc sourit, lui faisant un léger signe de tête avant qu'elle n'aille s'asseoir à l'intérieur.

Une autre de leurs amies, venue de plus près, était là, ce qui réjouissait un peu plus le coeur de Marty. Évidemment tout ce monde aurait voulu se retrouver pour une autre circonstance que celle-ci...


Votre Grâce... c'est une bien douloureuse épreuve que vous envoie Aristote en vous ôtant ceux qui vous sont chers... Pardonnez-moi... les mots me manquent pour exprimer la peine que je ressens. Je prends part à votre douleur et vous prie d'accepter mes condoléances.

Le Duc de Billy sentit une boule dans sa gorge se nouer. Il savait la proximité entre Helliette et Mativa. Liées par le miel bien sûr, dont sa défunte épouse raffolait.

Merci Helliette. C'est très dur en effet. Nous aurions du avoir d'autres occasions de nous revoir, et j'aurai préféré d'ailleurs. J'espère qu'Unan va bien.

Elle s'inclina puis entra dans la bâtisse qui se remplissait au fur et à mesure des arrivées. C'est là que les cloches se mirent à tinter. Minlawa les faisait sonner de façon à ce que le village entende ce glas. Funeste musique dans le ciel moulinois...

Elle était venue elle aussi. Elle avait réussi à sortir la tête de ses livres de comptes. Pas une parole échangée. Un regard, un faible sourire, un signe de tête... Cela suffisait à comprendre la douleur que l'on pouvait ressentir. Elle avait été témoin de leur amour naissant, là voilà témoin de la fin. Une marraine éplorée qu'elle était devenue à présent. Orvalounette comme il aimait à l'appeler. Sa présence ici le fit sourire intérieurement. S'était-elle assagie ? Pas besoin d'en dire plus.

Une autre marraine éplorée arriva. La sienne. La leur. Bettym. Baiser sur le front accompagné de sourire réconfortant.


Tu vas bien ? Tu tiens le coup ?

Il ne put se retenir de la prendre dans ses bras.

C'est dur marraine... Mais la foi me porte. J'essaie de penser à autre chose, de faire autre chose. Mais, ils me manquent... terriblement.

Marty savait que Bettym avait du ressentir ce même sentiment. Il se souvint de l'enterrement de son parrain. Triste souvenir...

Il la serra contre lui et la remercia d'être là. Elle se dirigea vers l'intérieur de l'église.

Une caravane venue du sud du Duché semblait arriver. Un Vice Chambellan bien accompagné.
Un parrain redevenu ami.
C'était ainsi.

Faustine se tenait près de lui et vint dire quelques mots au Duc. Révérence...


Je tenais à être présente en ce jour. Si je puis faire quelque chose pour vous aider, rappelez vous de moi. Puisse le Très Haut vous soutenir et vous offrir des jours plus heureux.

La boule dans sa gorge sortit enfin et quelques larmes coulèrent sur son visage, rapidement essuyées.

Faustine... Pardonnez moi de ne vous avoir prévenu de la date. J'ai été fort pris et fort ému, mais fort soutenu. Merci. Je me souviendrai de vous bien sûr. Il est dommage que nous n'ayons pas eu le temps de plus nous connaître plus. Sans Mativa nous ne nous serions jamais rencontrés. Je garde foi en l'avenir.

Elle prit alors place dans l'église.

D'autres arrivées qui lui réchauffaient un peu le coeur. Leurs présences atténuaient sa peine et allaient l'aider à surmonter la douloureuse épreuve qui se présentait à lui.

Son Chambellan était venu. Décidément... c'était une réunion de la Chancellerie ?! Trois consuls, un Vice-Chambellan, des ambassadeurs... Ils devaient se souvenir de leur passage à la Diplomatie. Mativa avait été attachée en Normandie quelques mois, Marty en Savoie, un peu plus longtemps.Il gardait ses attaches plus profondes à la Prévôté et la présence de maréchaux et de douaniers lui remontait le moral. Tia était venue de Montbrisson, bien arrondie. Il lui fit un petit signe de tête alors qu'elle entrait dans l'église.

Même le Duc régnant avait fait le déplacement depuis la capitale.


Marty, je suis de tout coeur avec toi en ce jour si pénible. Je me tiens a tes cotés pour pleurer ma maraine, et vos enfants. Si je puis t'etre d'une aide quelquonque, n'hésite pas.

Ce n'était pas le moment de parler de choses qui allaient contrarier Sa Grâce Asturion. Il aurait de ses nouvelles prochainement...

Merci d'être venu Asturion. Je sais l'emploi du temps surchargé d'un Duc. Pour le moment j'ai surtout besoin de repos avant de me tourner vers l'avenir... Le premier rang t'attend, une place est toujours réservée au Duc régnant.

D'autres allaient sans doute arriver... Et le principal acteur de cette cérémonie était bien attendu... Il devait être pendu aux cordes qui animaient les cloches de Saint-Xavier...

Marty soupira...


Père...
Arwendell a écrit:
Arwendell arriva à l'Église en courant ,après avoir entendu le glas raisonner.
Elle ne savait pas trop si sa place étai dans cette église mais elle étai venue uniquement pour Marty.
Arrivée en bas du parvis , elle monta les marches en essayant de reprendre son souffle .
La cérémonie n'avait pas encore commencée,l'Église étai noire de monde.
N'osant chercher Marty pour ne rien perturbé,elle s'assit au dernier banc en se disant qu'elle aurait tout le temps de lui présenter ses condoléances après la cérémonie .
Elle resta là presque paralyser par la vue de ces trois cercueils recouvert de roses blanches.
Laplubeltulipe a écrit:
Tulipe arriva a l'église et vit Arwen qui était là. L'église etait pleine de monde et n'osa aprocher pour chercher son parrain .

Elle était attristé par la nouvelle qu'elle avait appris lors de son voyage, elle essuya une furtive larme et alla vers son amie.
Opheliane a écrit:
Elle est rarement entrée dans une église. Une ou deux fois, elle a réussi à passer le pas de la porte. Pour des amis chers. Jamais par contre elle n'est allée aussi loin. A croire qu'elle n'est plus tout à fait elle-même. Bref...

Elle s'avance tout doucement et va s'asseoir discrètement sans passer par la case cercueil. Plus rien à perdre. Un peu comme une devise depuis quelques temps. Pourtant elle n'arrive pas à perdre ce qu'elle voudrait vraiment. En même temps, avec son régime actuel, elle ne tiendra pas bien longtemps et c'est tant mieux.

Elle parlera à Marty quand elle en aura le temps. De toutes façons, avec les gens qui vont déjà défiler devant son nez, il aura bien besoin d'en avoir une de moins tout de suite.

Bon ... et le prêtre, il fait quoi ? Elle sait pourquoi ça n'a jamais été son truc les cérémonies aristotéliciennes...

Ninjaturtel a écrit:
Tout les jours n'étaient pas rose dans une vie... Ninja avait eu maintes fois l'occasion de le savoir, de le découvrir, de le redécouvrir...

Cette fois ci, encore un décès... Pas d'une personne de sa famille, en même temps sa famille était bien réduite... Mais d'une amie.
Charmante dame, souriante, amusante, il se rappelle encore des rencontres en taverne et autre... toujours la joie de vivre, et ce fut toujours une agréable et charmante compagnie...

Pour ses enfants, il ne se rappelle que de la petite... Vu en taverne, vu a la cérémonie d'allégeance, une petite fille toute mignonne qui voulait déjà être toute grande. Il ne savait pas ce qui s'était passé, mais son cœur était tout attristé...

C'est ainsi, qu'a dos de Médor, la masamune a la ceinture du coté droite, son épée blasonné aux couleurs de Glénat du coté gauche, ils avancèrent tout les quatre en direction de Moulins.
Habit de deuil, d'un noir profond et rien d'extravagant, il arriva alors a l'église, laissant Médor seul dehors.

Il entre doucement, voit qu'il y a déjà quelque personne, ceux qui croiseront sont regard auront une légère salutation de la tête, avec une mine attristé, puis il avance vers Marty. Il a du voir beaucoup de personne l'approcher... Il arriva alors puis d'une petit voix il dit :


Mes condoléances Marty...
Je suis peiné de ce qui t'arrive et t'adresse mes condoléances une nouvelle fois.

Puisse t'elle trouvé le repos et veiller sur toi a jamais.

Le cœur serré, il appréciait beaucoup Mativa, et un peu la petite qu'il avait connu il y a peu, malheureusement le garçon il ne l'avait jamais rencontré.
C'est ainsi, qu'après avoir finit l'échange de parole avec Marty, il ira prendre une place derrière, attendant le début de la cérémonie...
Lanfeust86 a écrit:
Lanfeust arriva aux funérailles de Mativa et de ses enfants, il l'avait connu et apprécié du temps qu'elle fut porte parole et il avait été fort coqié d'apprendre sa disparition. Il avait prié à l'Eglise de Clermont pour son âme et celle de ses enfants...Et puis les nouvelles concernant Apolonie étaient tout aussi grave, un grand consul s'était fait tué par Jardin, un vrai traître au BA. Lanfeust avait honte de faire partie de la Coba qui se trouvait ainsi entâché par la traîtrise de cet homme. Des soldats de cette armée préféraient soutenir un traître plutôt que leur duché alors qu'ils avaient prononcés un serment...Il chassa ces pensées en voyant le duc Marty et se dirigea vers lui.

Bonjour votre grâce, veuillez accepter toutes mes condoléances pour votre épouse et vos enfants. J'en ai été fort attristé connaissant votre épouse. Sachez que j'ai prié pour eux le Très Haut.
Grid a écrit:
La marche est lente et le cœur lourd sur le chemin de l'église de Moulins. Longue avancée silencieuse aux côtés de sa tendre Lilou sous le glas funeste.
Essayer de se faire au vide laissé par la perte de son amie et de ses deux bambins. Souffrir en se souvenant des bons moments passés en sa compagnie, des batailles verbales incessantes qui ponctuaient leurs soirées en taverne, d'un voyage atypique ou d'une leçon d'équitation... Des gamineries de la Sauvageonne qui restait parfois accrochée à ses braies de long moment... Des âneries de Garanhir qui réussissait toujours à trouver une chope de bière ici ou là encore pleine pour se la vider... Il est encore trop tôt, trop tôt pour que ces souvenirs arrivent à lui faire étirer ses lèvres en sourire...

Le regard dans le vide, la tête plongée dans ses souvenirs douloureux, il se laisse plus ou moins guider par sa belle, celle qu'il aime, qui avait su lui apporter un réconfort qui lui était indispensable ces derniers jours...

Arrivée sur le parvis. Marty est là, recevant les condoléances de nombreuses personnes plus ou moins connues par le tavernier... Le couple se présente à son tour devant leur ami.
Main qui se veut réconfortante qui se pose sur l'épaule du Duc...


Marty... Je pense deviner à quel point toutes paroles, si aimables soient-elles, sont inutiles en pareil moment... Mais sache que moi et Lilou, sommes là pour te soutenir...

Les lèvres s'étirent en un semblant de sourire... Pas sûr que ça ressemble à ce qu'il voulait à la base...

Après ce bref échange, il se dirige enfin vers le grande porte de l'église pour enfin y pénétrer. Sentir son cœur se serrer à la vue des trois cercueils...
Détourner le regard en se laissant guider, ne sachant trop où s'installer... Patienter ensuite en attendant la venue du Père Minlawa, qui décidément, doit aimer se faire désirer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:41

Thelilou a écrit:
L'atmosphère de cette journée était lourde... Et ce n'est pas le temps qui la rendait ainsi. Dès le matin, dès son réveil, supporter un nœud au ventre et une boule qui ne cesse de grossir dans la gorge. S'éveiller en se disant qu'aujourd'hui, c'est le dernier Adieu que l'on pourra adresser à une mère et ses deux enfants. Mativa, Sauvadinna et Garanhir étaient partis trop tôt, tout le monde en convenait. Mais comment combler ce vide qu'ils allaient laisser dans le cœur de ceux qui les avaient connu? Comment faire pour que les souvenirs remontant à la surface cessent d'être douloureux?

Un silence de plomb régnait durant leur marche. Le moindre mot aurait pu briser le peu d'équilibre qui maintenait les larmes dans les yeux de Lilou. Se concentrer sur leur chemin. Les guider, plus ou moins. Marcher à côté de lui, qu'elle aime tant, mais pourtant son cœur n'est pas en joie. Regarder Grid, et sentir la boule nichée tout au fond de son ventre s'alourdir un peu plus, alors que ses pensées s'envolent vers Marty. Aucun geste ou aucun mot ne pourrait apaiser le cœur d'un mari et d'un père meurtri. Seul le temps guérit ce genre de blessure. Imaginer perdre Grid et secouer la tête pour ne plus y penser. Ne pas trouver de souvenirs réconfortants, ayant sans cesse la vision de son amie et des deux bambins devant les yeux. Leur périple dans le BA, leur naissance improvisée... Une Duchesse toujours aussi têtue, et qui lui manquerait... La demande de cette dernière que d'être la marraine d'une sauvageonne. Une gamine qui lui saute sur les genoux, venant se réfugier dans son cou suite à une mauvaise blague de son frère...

Une nuée de tristesse l'envahit à nouveau, alors que leurs pas se font par automatisme. Puis elle fut sortit de sa torpeur par l'arrivée devant l'Eglise. Elle entendit les mots de Grid qui lui rappelèrent que son chagrin n'était rien comparé à celui de son ami. Tout était dit, et pourtant si peu. Mais que faire pour apporter un instant de répit dans un coeur blessé? Incapable d'ouvrir la bouche, et pourtant elle aurait aimé tellement dire. Lilou posa doucement une main sur le bras de Marty. Geste qu'elle voulait doux, dans l'espoir de lui signifier sa présence, même si ce n'était qu'une maigre consolation...

L'entrée, suivit d'une vision à laquelle on est jamais préparé. Trois cercueils recouverts de roses. Une Eglise noire de monde, et pourtant, Lilou ne remarque personne, l'esprit ailleurs, l'être en deuil. Épaules qui se tassent alors que son cœur proteste. Une attente qui se fait longue, et pourtant le temps parait si dérisoire...

Beths a écrit:
[Chez les soeurs quelque part quelque temps plus tôt]


Elle avait du partir, elle n'avait pas eu le choix. Ces maudites soeurs ... elles étaient si ... étonnantes parfois.
Qu'importe, elle était aller les rejoindre le coeur lourd. Juste avant de partir elle s'était rendue à Moulins l'esprit joyeux. Elle voulait faire une surprise à Bettym la saluer, voir aussi peut être Any qui sait et puis d'autres amis ou connaissance sur Moulins.

Et la en taverne ... sombres nouvelles. Grid, Thelilou l'avaient prévenue. Elle ne pouvait y croire. Elle ne voulait y croire. Et pourtant.

Elle était donc partie, mais ne pouvait s'empêcher de penser, repenser, re re penser à ce qui avait été dit, au passé, à une branche basse, à des mots aussi ...

Un messager lui avait appris où se déroulerait la cérémonie. Elle irait. Il ne pouvait en être autrement. Mativa, qu'elle avait appréciée, les jumeaux qu'elle avait vu naitre. Elle irait ...



[Eglise de Saint Xavier]

Il y a des moments où la parole est difficile, et cet instant était là. Elle avait une boule au fond de la gorge.
Et plus elle se dirigeait vers l'église, plus elle savait que l'exercice serait difficile. Au loin elle vit les trois cercueils. Elle vit aussi qu'il y avait foule, mais elle évitait de croiser les regard.
Elle cherchait un visage. Un seul. Le vit au loin. Seul et entouré. Une antinomie.

Quand elle put s'approcher, elle eut des difficultés a parler, mais se fit violence. Elle n'était vraiment pas douée pour ce genre d'expression


Marty ... mes condoléances ... je suis désolée


Que dire de plus ? Que dire en fait ?
Ce qu'elle pourrait dire était d'une banalité navrante.
Et pourquoi avait elle dit 'je suis désolée' ??
Inconsciemment elle s'excusait de la dernière fois où ils s'étaient vus ? Dans une forêt ? Les mots étaient sortis violemment cette fois la. Qu'importe.

D'autres personnes cherchaient à venir saluer Marty, elle se recula donc et laissa place.
Dans son coin, et à sa manière, elle se recueillait.
Naluria a écrit:
Une colombe arriva, signe de pureté et d'enterrement.

Citation :
Cher Marty,

Je me joins à ta douleur de perdre l'estre aimé et qui plus est de tes deux beaux enfants. Nulle personne doit connaistre la douleur de perdre la personne que l'on veux le moins quitter du monde.

Je n'ai malheureusement pas eu la chance de connaistre ceux qui faisait vibrer ton coeur, mais espère me rattraper lorsque ton coeur aimera de nouveau.

Si je puis t'apporter du réconfort fais le moi savoir.

Nalu.
Clothilde a écrit:
Clothilde fut très émue des paroles échangées avec Marty.
Et très touchée de la délicatesse qu'il mit à éviter de lui demander des nouvelles de son époux souffrant.

La Dame de Laveissière fut encore plus touchée, lorsque son ami le Duc de Billy lui indiqua le rang proche du sien.

Elle avait à adresser à Marty, des messages de condoléances de la part de nombreux muratais, ainsi que de son père, mais les mots ne parvenaient à sortir de sa gorge nouée. Elle transmettrait ces pensées de sympathie à l'issue de la cérémonie.

Elle adressa à Marty un doux sourire, empli de tristesse, mais se voulant réconfortant, puis entra dans l'église noire de monde, et se signa.

Ce fut le coeur serré qu'elle remonta la nef, pour aller s'asseoir au second rang... si proche des trois cercueils... la tête lui tourna sous l'effet d'une peine immense, et la future maman dut s'asseoir rapidement.
L'évidence de ne plus jamais revoir cette jeune femme si vivante et enjouée, et ces deux enfants si magnifiquement ressemblant à leurs parents...

Souvenirs si proches encore d'un voyage ducal, voyage très officiel bien évidemment, mais voyage placé sous le signe de l'amitié, partagé avec Marty puis Mativa.

Souvenirs d'un bouquet de roses bleues offert à une toute jeune mère... bleu comme l'azur de son regard.

Souvenir de cette douleur fulgurante en taverne, due à la fatigue du voyage à cheval, et faisant craindre un accouchement prématuré. Souvenir alors, de la Duchesse Consort offrant place en la litière ducale pour la suite du voyage, à la Porte-Parole ducale qu'était alors Clothilde, enceinte de sept mois,

Souvenirs de cette litière ducale, accompagnée de ses propres jumeaux, partagée avec Lilou et avec les nouveaux-nés ducaux...
Petits cadeaux de naissance, brodés par Clothilde en cette même litière...

Souvenirs de cette invitation, à Moulins, et de ce séjour en la demeure ducale.
Souvenirs de soirées en taverne, avec Mativa, Grid et Lilou, de fous rires si complices avec la Duchesse Consort, devenue amie !!

Tant de souvenirs qui jamais ne s'effaceraient.

Martymcfly a écrit:
[Parvis de l'église Saint-Xavier... toujours pas de curé ! Grrrr !! ]

Ballet incessant de condoléances. Toujours des signes de têtes en guise de remerciements d'être venus. De plus en las il devenait. Des têtes connues venaient d'arriver à nouveau. De vieilles connaissances...

Il aperçut Arwen, elle avait fait le déplacement. Cela le réconfortait. Elle aurait pu être Duchesse à la place de Mativa. Marty chassa cette idée de son esprit. Il lui sourit de loin alors qu'elle entrait dans la petite église, accompagnée de sa filleule. Il ne manquait plus qu'Ina et Sheki et toutes ses filleules seraient là. Le Duc de Billy eut une pensée pour ces deux jeunes femmes.

L'on commençait à s'impatienter à l'intérieur de l'église, et certains soupiraient de l'attente... C'est qu'il commençait à faire froid. D'ailleurs, sur le parvis, on se gelait un peu. Le vent s'était mis à souffler, comme pour balayer l'esprit de mort qui flottait sur Moulins.


Il gardait les yeux dans le vague, cherchant quelque réponse dans les formes des nuages qui défilaient dans le ciel. Léger soupir. Il sortit de sa rêverie par une petite voix... la voix d'un ancien.

Mes condoléances Marty...
Je suis peiné de ce qui t'arrive et t'adresse mes condoléances une nouvelle fois.
Puisse t'elle trouvé le repos et veiller sur toi a jamais.


Le Doyen avait réussi à venir malgré sa sciatique douloureuse. Quel honneur.

Mon cher Juge, je suis content que tu sois là. Mon épouse t'appréciais tu sais. Je crois que ma fille aussi. Petit sourire. Merci d'avoir pris le temps d'être présent.

Il vit passer Opheliane derrière lui et en fut étonné. Il savait que sa présence en ces lieux de culte n'était guère son fort, mais il fut touché qu'elle soit là elle aussi. Il pensa alors à son berger, perdu dans ses voyages identitaires et espérait revoir le Joh' un jour...

Les funérailles avaient réunis beaucoup de monde, tout le Duché était venu. Des gens de tous les villages. Le Duc réfléchit un instant. Manquait plus que des gens de Montluçon. Triste pensée pour le défunt Sallaberry qui aurait été présent comme il l'avait été à son mariage... Nouveau soupir.

Le Père Minlawa se faisait attendre plus que raison. Aussi quand le Diacre de Clermont se présenta, un sourire un peu plus large se fit.


Bonjour votre grâce, veuillez accepter toutes mes condoléances pour votre épouse et vos enfants. J'en ai été fort attristé connaissant votre épouse. Sachez que j'ai prié pour eux le Très Haut.

Marty se rendit compte que son épouse était connue de beaucoup, il répondit à Lanfeust.

Bonjour messire, c'est une vive douleur qui déchire mon coeur en ce moment, mais grâce au Très Haut je surmonte cette épreuve. Il le prit par le bras. Pensez vous que vous pourriez officier ? Je crois que mon Père doit un avoir un ennui, je redoute le pire. Marty se signa rapidement. Je crains qu'il ne puisse venir célébrer les funérailles de sa bru.

Sourire implorant du Duc. Acquiescement du Diacre de Clermont. Rassuré, Marty lui indiqua la sacristie et le laissa préparer ce qu'il fallait pour la cérémonie, qui allait bientôt pouvoir commencer... enfin...

Des amis de toujours arrivaient... La marraine de sa fille. Toute la famille était là maintenant. Mains qui se posent sur l'épaule, sur le bras. Echanges de sourires.


Marty... Je pense deviner à quel point toutes paroles, si aimables soient-elles, sont inutiles en pareil moment... Mais sache que moi et Lilou, sommes là pour te soutenir...

Il avait raison. Hochement de tête et s'adressant au jeune couple.

Merci mes amis d'être là. Si j'arrive à tenir c'est un peu grâce à vous...

Ils se laissèrent et allèrent s'installer. Et Beths passa sur le parvis, s'approchant du Duc...

Marty ... mes condoléances ... je suis désolée

Comment ne pas se souvenir de l'aide fournie par l'ancienne Prévôt à sa femme lors de l'accouchement. Elle avait été présente dès le début... Elle est là pour la fin... Trop courte vie.

Ne sois pas désolée, t'y es pour rien... Merci d'être venue en tout cas.

Elle se recula laissant d'autres nouvelles personnes saluer le Duc de Billy. Un page vint remettre un pli. Ca venait de Naluria... Le Duc sourit en coin, repensant à la remise de son fief, à la fin de son mandat de régnant. Il parcourut la missive et se prépara à y répondre, l'écritoire ayant servi il y a peu se trouvant dans les parages.

Citation :
Cher Nalu,

Mon coeur souffre et les brisures qui le déchirent ne sont pas prêtes de se refermer. J'espère pouvoir aimer à nouveau, trouver femme aimante lorsque le moment sera venu, trouver des lèvres qui me feront oublier celles de ma défunte épouse.

Tout réconfort est plaisant à recevoir et le tien me serait agréable.




Il scella son courrier et pria le valet de courir la campagne à la recherche du Héraut qui devait préparer quelque anoblissement à venir ou chercher quelques menus travaux à faire exécuter à son souffre douleur de Poursuivant. Il sourit en coin, espérant devenir cette personne.

Les cloches avaient cessé de sonner... Marty pénétra dans l'église et traversa l'allée centrale sous les regards compatissants des personnes venues. Il alla s'asseoir au premier rang attendant l'arrivée imminente de Lanfeust.
Laplubeltulipe a écrit:
Tulipe sourit a son parrain qui l'avait remarquer. Elle attrapa le bras de son amie Arwen pour aller chercher une place, elle n'aimait pas les enterrements mais était là pour Marty.

Elle dit tout bas :


Allons nous assoir la bas, je n'aime pas rester au milieu.

Elle entrena alors son amie là où elle l'avait décidée, attendant que la cérémonie commence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:42

Lanfeust86 a écrit:
Eglise Saint Xavier

Lanfeust écouta le duc de Billy qui semblait avoir un soucis de prêtre pour officier. Celui-ci lui proposa d'ailleurs de s'occuper de ses funérailles. Surprise, il était simplement venu se recueillir et à présent il devrait s'occuper de la cérémonie, ce auquel il ne s'était pas préparé et de plus cela serait sa première.

Votre grâce, j'accepte volontiers de faire cette cérémonie.


Le duc lui montra la sacristie où Lanfeust se dirigea immédiatement pour tout préparer; il empruntera les habits de celui qui devait officier. Il prit le livre des vertus et relut rapidement des textes pour les cérémonies. Il se dirigea ensuite vers l'autel, devant l'assemblée présente qui s'était regroupée dans l'Eglise Saint Xavier.

Frères et soeurs,

Aujourd'hui est un jour de peine, mais aussi d'espoir. De peine parce que nous enterrons plusieurs des notres, Mativa et ses deux enfants Sauvadina et Garanhir. D'espoir, parce qu'ils vont rejoindre le Royaume des Cieux, et le Soleil des justes.

L’homme est fait de chair et d’eau. Il est par nature attiré par le centre de la terre, il n’est que juste qu’une fois que la mort est constatée et que le Très-Haut a donné un nouveau corps à l’âme, celui qui a servi sur terre soit rendu à la terre. La terre est le royaume du corps terrestre, il est juste qu’il lui soit confié.


Lanfeust benit alors les cercueil, et commenca à réciter le Credo.

Mes frères, mes soeurs, dans cette épreuve qui est la notre, je vous propose de placer notre foi en Dieu. répétez après moi...

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

AMEN
Martymcfly a écrit:
Derniers au revoirs... Dernières paroles en leur mémoire. Tirer un trait sur le passé rose. Se tourner vers un avenir noir, espérant qu'il devienne gris puis blanc à nouveau.

Les cloches avaient cessé de sonner, le Diacre Lanfeust avait accepté de célébrer la cérémonie. Il avait paru derrière l'autel, assurant le dernier départ, celui vers le Soleil, de son épouse et ses enfants.

Sentant la ferveur aristotélicienne s'élever dans la petite église de Moulins, le Duc de Billy se sentit un peu soulagé de partager sa douleur. De nombreux amis se trouvaient à ses côtés, sa famille également... enfin pas tous. Pensées pour sa suzeraine et soeur restée en Poitou, pour son père qui n'avait pas pu venir. Cela l'inquiétait un peu.

Bien installé sur un siège au premier rang, Marty écoutait Lanfeust dans le silence qui s'était fait. Silence bientôt rompu par les bonnes paroles aristotéliciennes.

Le Duc joignit ses mains et récita le crédo, le murmurant, comme à son habitude.


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.


AMEN
Thibantik a écrit:
Thib, toujours sur son banc, dans le fond de l'église voit enfin arriver le curé.

D'après les murmures autour d'elle, le curé prévu a eu un empêchement, et c'est un diacre qui officieras.

Après la bénédiction des cercueils, thib récite le crédo


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

Amen
Laplubeltulipe a écrit:
Tulipe assise écouta le sermont avec attention au moment du credo elle essuya une larme qui courait sur sa joue et joignit ses mains et le récita a voix basse.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

Amen
Clothilde a écrit:
Contre toute attente, ce ne fut point le père de Marty qui officia, mais Messire Lanfeust, Diacre de Clermont.

Clothilde l'avait rencontré quelques jours auparavant, au sujet d'une grande réception qui allait être donnée dans la Salle Banquet de l'aile "Festivités et Réceptions" du Château de Clermont, mise à disposition par le Comité des Festes ducal du BA.

Le Destin était bien capricieux et cruel, car au milieu de ces préparatifs, la Présidente du Comité des Festes du BA et le Conseiller à l'animation de Clermont, se retrouvaient en l'église de Moulins, pour rendre un dernier hommage à une jeune femme et à ses enfants...

L'heure était au recueillement, et aux prières murmurées...
Impossible de les formuler à haute voix, tellement la peine et l'émotion étaient présentes...


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

AMEN
Themisladouce a écrit:
Le coursier qui était parti de Mauriac était enfin arrivé à Moulins et apportait missive au duc veuf. Le jeune homme se tenait au fond de l'Eglise et attendit le moment opportun pour renontrer le duc et remettre son pli.


Citation :
Cher Marty,

Mes pensées et mon amitié vous accompagnent ce jour. Cette épreuve est très difficile, je le sais bien et vous soutiens.
Vous êtes le bienvenu à Mauriac si vous avez besoin de vous reposer et d'une épaule pour parler.
Bien à vous,

Themis.
Modsognir a écrit:
Modsognir était assis dans l'église, le coeur lourd, les sentiments à fleur de peau. Il ferma les yeux avant que la cérémonie ne commence. Le diacre Lanfeust commenca l'office. Ses yeux se rouvrirent légèrement larmoyant, il voulait se retenir. Il écouta pieusement le diacre tantot le regardant tantot levant le regard vers le ciel voulant voir les disparus là haut lui faisant signe. Il soupirait de temps à autre pour reprendre une respiration un plus sereine.

Le credo commenca. Sa voix se faisait tremblotante, la voix faible. Il regarda Marty puis droit devant lui récitant :


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

AMEN
Arthurdayne a écrit:
Arthur était arrivé sur le parvis alors que tout le monde entrait dans l'église. Les cloches avaient cessé de sonner, et la foule pénétrait dans le lieu saint. Il reconnaissait quelques têtes, un certain nombre en fait, mais il y avait aussi beaucoup de personnes inconnues de lui, certaines dont il pouvait supposer qu'elles tenaient un rang important au niveau ducal, au vu de leur habillement. Le flot décrut peu à peu. Tout le monde était dans l'église, à présent, et Arthur s'avança silencieusement sur le parvis mais resta au dehors. Il s'assit, adossé contre un mur, non loin de la grande porte.

Bientôt lui parvinrent les échos des prières. C'était la deuxième fois qu'il venait ici, se poser sur le parvis. La première, il l'avait promis à un évêque. Cette fois-ci, il s'était fait la promesse à lui-même quand il avait appris la terrible nouvelle. Assis sur le parvis, face au soleil qui peinait, en cette fin d'été et peut-être au vu des circonstances, à réchauffer la pierre froide, Arthur repensa bien humblement aux quelques soirées où il avait eu la chance de croiser la duchesse en taverne. Il avait peu connu les deux enfants, mais gardait un agréable souvenir des discussions partagées avec leur mère. Avec l'épouse du duc Marty, qu'il ne connaissait que trop peu lui aussi. Alors qu'à l'intérieur, les fidèles reprenaient en choeur le credo, Arthur leva les yeux au ciel et murmura:


"Au revoir, votre Grâce."
Lililea62 a écrit:
Lililea avait apprit cette bien triste nouvelle en revenant à Moulins

Elle se rendit aux funerailles de sa Grâce Mativa et de ses enfants

Une fois sur le parvis de l'eglise ,elle ne pût avancé plus loin tellement il y avait de monde à l'interieur

Elle se recueilla alors à l'exterieur de l'eglise et presenterai ses condoléances à la fin de la cérémonie à Marty

Elle ecouta les prières et les répéta tout bas et attendit la fin pour deposr quelques fleurs blanches sur les cercueils
Lanfeust86 a écrit:
Mes Frères et Soeurs, si nous sommes ici, c'est pour nous rappeler que Dieu se souvient de tout ce qu'il y a eu de bien dans la vie de notre soeur Mativa. Mais il n'oubliera pas non plus ses enfants Sauvadina et Garanhir.

Nous prions pour demander à tout les Saints d’intercéder en sa faveur pour que le jugement d'Aristote les conduise au paradis dans le soleil.

Si certains d'entre vous ont des choses à dire sur Mativa, des témoignages ou des prières, alors venez ici, et parlez à l'assemblée..............
Damisella a écrit:
Damisella avait réussi à se glisser dans le fond de l'église.

Une foule nombreuse était venue assister aux funérailles de Mativa et de ses enfants.

Elle aperçut fugacement Marty, roidi dans sa douleur, avait-il seulement conscience de la vague d'amitié et de compassion qui l'entourait?

*La vie fait de nous peu de choses, nobles ou manants , la mort nous guette à chaque pas.
Pauvre Duc, perdre épouse et enfants, lui qui avait tout pour être heureux.*

Elle joignit ses prières à celles de l'assistance, adressa un prière pour l'âme d'un homme aimé qui reposait en terre bretonne.


49moi a écrit:
Faustine avait écouté avec attention le sermont du diacre. Elle répéta le crédo silencieusement, ne tenait pas à se faire remarquer devant autant de notables. Elle n'était qu'une gouvernante, une petite gens de ce monde...
Lorsque le diacre proposa
Citation :
Si certains d'entre vous ont des choses à dire sur Mativa, des témoignages ou des prières, alors venez ici, et parlez à l'assemblée
Faustine se décida et s'avança vers l'autel. Elle regarda aux alentours, tous les regards se posèrent sur elle, elle hésita encore un court instant.

Etait-ce vraiment de son rang que de parler ici?

Elle s'avança tremblante, l'émotion la gagnait. Les souvenirs lui revinrent en nombre et un grand vide se fit autour d'elle. Elle regarda l'assemblée et prit conscience que toutes ces personnes étaient là réunies en ce lieu pour célébrer la mémoire de Mativa et de ses enfants. Alors, elle se devait de témoigner en leurs hommages.

La voix chargée d'émotion, elle dit :

Mativa, mon amie
Mes mots, mes phrases je te les dédie
Chaque instant ton souvenir est présent à mes côtés
Tu m'as recueillie alors que je découvrais ce monde
Tu m'as entourée de tous tes amis
Tu voulais faire de moi, ta gouvernante
Les circonstances ont fait, que tes enfants, je ne les ai jamais rencontré
Mais tu m'as tant parlé d'eux qu'il me semble les connaître
Sauvadina, cette petite fille chétive
Garanhir, ce jeune garçon fier à l'esprit guerrier
Je les aimais déjà

Pour la paix de leurs âmes
Prions le Seigneur


Faustina posa son regard un instant sur Marty, il semblait soulagé que le sermont eu lieu et elle retourna dans son rang libérée d'avoir oser parler.
Elle continua sa prière debout en silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:42

Beths a écrit:
Beths était présente dans l'église. N'étant pas baptisée, mécréante qu'elle était, elle ne participa pas au crédo, toutefois, elle se recueillait et se rappelait la mémoire ce ceux qui n'étaient plus.

Les jumeaux tout d'abord, qu'elle avait vu naitre, qu'elle avait porté l'un comme l'autre à leur naissance, et qui n'était plus. Son coeur se serra à la vision des deux petits cercueils.

Vie gachée avant d'avoir été réellement vécue. Tristesse.


Mativa ensuite. Mativa qui fut son Prévôt, qui fut une amie aussi, amusante, spontanée, parfois terriblement agaçante lorsqu'elle n'en faisait qu'a sa tête ... désarmante aussi.


Le diacre proposa alors que certains prennent la parole.

Elle vit Dame Faustine se lever. Ses paroles étaient émouvantes, désarmantes.
Oui Mativa et ses enfants tout cela.

Elle aussi jette un oeil sur Marty.
Comment réagir à cela ... même entouré, un deuil se vie seul ...

Beths détourna le retard sur les cercueils et silencieusement pria

Terre du BA, en ton sein tu accueilles l'exception.
Terre du BA, certains de tes habitants ont tant fait pour toi
Terre du BA, ne soit pas trop gourmande, et fait laisser vivre ceux qui se battent pour toi



Elle détourna encore le regard et leva la tête vers l'une des fenêtres et ses décors colorés, d'autant plus colorés que la lumière du soleil semblait s'amuser à s'y réfléchir
Agna a écrit:
Agna qui était restée dans son petit coin pour faire ses derniers homages à la Reyne et à ses enfants, regarda le petit cercueil de Sauvadina et se remémora le moment ou elle l'avait prise sur ses genoux pour la consoler. Ses yeux se noyèrent de larmes et elle se mit à prier en silence.


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Celui qui juge notre âme à notre mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés de Dieu.

Je crois aussi en Christos,
né de Maria et de Giosep.
Il est venu pour nous enseigner comment rejoindre les élus.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il est monté aux Cieux rejoindre Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
en la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
en la communion des Saints;
en la rémission des péché
en la Vie Eternelle.

AMEN
Martymcfly a écrit:
C'était un moment que le Duc redoutait. Se souvenir... Tout ne pouvait se résumer en si peu de mots. Le fond se la petite église se remplissait. Des amis de toujours étaient là. Il se retournait pour les saluer de la tête. Cherchant aussi à voir entrer son père...

Un page transmit une missive. La Duchesse Themis lui apportait son soutien. Il lui répondrait à la fin de la cérémonie.


Crédo récité en coeur par l'assemblée. Puis Lanfeust invita l'assistance à dire quelques mots. Faustine se leva la première et se dirigea vers l'autel pour parler de son amie, les enfants aussi. Des remerciements transmis par les yeux.

A son tour le Duc désira prendre la parole. Il parcourut les quelques pas qui le séparait de l'autel, le regard vide, et dans un silence presque gênant.

Debout face à tant de gens... Cela lui rappelait d'autres circonstances bien sûr. Il n'aurait jamais cru que... Il soupira doucement avant de commencer son laïus.


A toi mon épouse, ma tendre mie, à jamais dans mon coeur. Tant de moments, de temps, de rires et de joies ensemble... à jamais éteints par ta soudaine et tragique disparition. Dès le premier regard nous fûmes attirés. Premier baiser dans le Parc des Amoureux, au grand dam de certains... regard vers sa marraine. Puis course folle dans tout le village pour éviter ton frère qui s'opposait à notre relation. Moi jeune bourgmestre, toi jeune maladroite gourmande. Tout s'est réglé sous un pommier par un accord donné.

Marty se souvient de ces débuts tous les deux. La folie de la jeunesse diront certains. Il se rappelait de ses premiers pas sur la grand place du château, avec son épouse et le regretté brameur et la non moins regrettée jolie Juge. Un voyage à Montbrisson... pour le baptême du frère, jamais célébré...

Des fiançailles demandées au bord du lac de Montbrisson, acceptées rapidement. Des présentations officielles à la famille poitevine. De retour en Bourbonnais pour ton baptême... et pour les funérailles de Parrain... Puis les ducales... Prévôt et Porte Parole ensemble. Soirées animées au château, entre tarte au citron, travail et amour partagé. Toussote brièvement... Si tout le monde savait ce qui s'était passé, bref ! Puis toi Prévôt à ton tour, moi Duc régnant... Tournée dans les villages, direction Aurillac où tu vois en cachette une sage femme. Et moi qui croyait que c'était une tailleuse d'habits... Tu m'annonces ta grossesse à Montpensier dans les Jardins, près de la cascade. Tant de joie à ce moment.

Le Duc de Billy soupira doucement avant de reprendre. La joie était passée à présent.

Puis...

Rester concentré...

Vendôme... La disparition de ton frère... Ton évanouissement dans mon bureau. Ton repos forcé pendant de si longs mois. Et la solitude... déjà... A te veiller constamment, espérant ton réveil, attendant patiemment.

Durs moments que ceux-ci... Affronter la solitude une première fois...

Les conseils se suivent et ne se ressemblent pas... Porte Parole à mon tour, puis Duc encore une fois. Nouvelle tournée dans les bourgades de notre beau Duché, comme il m'importe de le faire. Et cette lettre reçue à Polignac. Coeur qui bondit dans ma poitrine. Enfin te savoir à mes côtés, bientôt... Des retrouvailles à Thiers, en plein accouchement... Surprise du Très Haut ! Deux enfants, aussi chamailleurs que charmants. Sauvadina, en l'honneur de ta mère. Garanhir en hommage à mon grand-père.

Deux vies plutôt qu'une.
Le Très Haut les avait gâté.
Il lui avait tout repris...


Et le retour à Moulins. Chez nous. Et la fugue... Même pas le temps d'élever les enfants qu'ils s'enfuient ! Besoin d'indépendance déjà... Fin de règne et retour au village pour une vie paisible de retraité. Manqué... Annonce d'un nouvel heureux événement. Comblé. Dernière nuit dans les bras l'un de l'autre, décidés à partir à la recherche des bambins. Réveil ensanglanté. Fin du rêve. Début de la solitude éternelle. Chercher la foi à Clermont, en la cathédrale. Trouver ses enfants... après les loups...

Le Duc retient ses larmes tant qu'il le peut. Faire bonne figure, voilà ce qui lui importait en ce jour.

Merci à tous d'être venus rendre un dernier hommage à feue mon épouse et à mes défunts enfants. Puissent-ils reposer en paix. Que le Très Haut les accueille auprès de lui.

Marty inclina la tête avant d'aller se rasseoir. Ne sachant si d'autres allaient venir, il fit signe au Diacre de poursuivre la cérémonie.
Lanfeust86 a écrit:
Maintenant faisons les derniers signes en l’honneur de nos chèrs disparus :

Voici le signe de la lumière

Les porteurs allumèrent en silence les cierges autour des cercueils.

L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur. La flamme que nous allumons ici symbolise notre volonté de voir notre soeur Mativa et ses enfants Sauvadina et Garanhir rejoindre le soleil pour nous y attendre auprès du Très-Haut et de tout les saints.

Voici le signe de la foi


Mativa, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.

Sauvadina, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.

Garanhir, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


Et pendant qu'il prononçait ces formules rituelles, Lanfeust joignait le geste à la parole. Puis, il dit:

Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :

- Le souvenir d'une Amie aristotélicienne qui vient de nous quitter et de ses enfants. D'une femme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entourée de tendresse par Dieu.

Nous voici nombreux dans cette Cathédrale, autour de Mativa, Sauvadina et Garanhir, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui les ont toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.

- La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.

Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".

Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.

Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre sœur et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il la reçoive ainsi que ses enfants en son Paradis.

Maintenant prions,


Citation :
En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.

Amen
Thibantik a écrit:
Thib a les larmes aux yeux en écoutant Marty.

Souvenirs qui reviennent...... Elle voit Jason, le fils de Scarlette et de Phaleg qu'elle a finit d'élever, lui aussi doit se souvenir.

Elle se secoue, allons ce n'est pas le moment ! Une dernière prière, et elle prendra discretement le chemin de Bourbon pour recevoir les cercueils de Mativa et des petits.


Citation :
En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.

Amen
Lanfeust86 a écrit:
Alors, le diacre s'inclina et sortit de son silence :

Que les porteurs, reprennent leur place et nous allons escorter notre amie et ses enfants vers leur dernière demeure.

Les porteurs reprirent alors les cercueils, les mettant sur leurs épaules, et la procession quitta la Cathédrale pour se rendre au cimetière de Bourbon où la dépouille de Mativa, Sauvadina et Garanhir seraient rendues à Dieu.
Monicaa a écrit:
Monicaa se lève, et suit le cortège Funèbre.... un dernier hommage à Mativa, un petit signe de tête à l'adresse de Sa Grâce Martymcfly, pour le réconfort dans le partage de sa peine....
Clothilde a écrit:

Immense émotion en écoutant Marty dire adieu à son épouse et à leurs enfants.
Larmes ne pouvant être contenues, coulant sur les joues de Clothilde.
Elle aurait voulu prendre la parole, afin de rendre hommage à Mativa, cette amie qu'elle aurait tellement aimé avoir le temps de connaître davantage... rendre hommage à ces enfants, qu'elle avait vu dès le lendemain de leur naissance... et tenter d'apporter réconfort à Marty, cet ami qui vivait le plus tragique drame qu'un homme puisse vivre...
Mais la gorge nouée, Clothilde était incapable de prendre la parole...

Aussi, ce fut en silence qu'elle adressa au Très Haut la prière proposée par Lanfeust.

* En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.

Amen *


Mais déjà il était temps d'accompagner Mativa, Sauvadina et Garanhir vers leur dernière demeure...
Le cortège sortit donc de la petite église de Moulins, pour prendre la direction de Bourbon...
Modsognir a écrit:
Modsognir ecouta pieusement le diacre ainsi que les témoignages sur les disparus. Ses yeux se ferma, ses pensées n'allaient que vers eux. La cérémonie continuait, la vie devait continuer....Pourquoi ces personnes et pas des autres? pourquoi eux et pas moi? Il avait du mal à se retenir. Melange de colère, de tristesse.....il avait vécu de si bons moments avec sa force verte et voulaient en vivre tellement encore avec elle, ses enfants...et Marty. Son regard se porta vers lui. Il lui fit un signe de tête en signe de compassion.

Lanfeust donna une prière pour les défunts et la récita

En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.

Amen


Le cortège allait sortir de l'église. Ils pourront vivre sereinement désormais en terre tandis que leurs âmes pourrront suivre et guider chacun d'entre nous. A cette pensée, il ne pût s'empêcher de sourire en imaginant Mativa à le surveiller dans ses choix et les deux petits à se chamailler.
Agna a écrit:
Agna les yeux inondées de larmes suivit le cortege tout en ne cessant de prier et de prier encore à voix basse en tenant dans sa main la croix d'Aristote près de son coeur.

Citation :
En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.

Amen
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:43

Bettym a écrit:
Les prières se suivent et puis l'appel à l'hommage. Son esprit qui vagabonde à sa première rencontre...

Un sourire sur le visage, elle se rappelle Mativa à l'entrée de Moulins toute impressionnée. Elle venait de fuir le château de son frère Armagnac car elle s'y ennuyait. Bettym l'avait conduite chez sa soeur, Lilou, cependant inquiète de la réaction de ce grand frère qu'elle connaissait de réputation...

Puis la rencontre avec son filleul, Marty. Elle se rappella cet amour naissant d'un premier regard et surtout de son courroux envers les deux fougueux... Une course poursuite à travers le village, les tourtereaux, elle, séquestrée par le côté obscur des Sentinelles... Et enfin, l'acceptation du grand frère qui ne pouvait s'avouer que vaincu face à cet hymen.

Un baptême et là voilà de nouveau marraine, joie et fierté alors qu'elle venait de perdre Gawel, son époux... A ce souvenir, une boule encore plus présente en travers de la gorge se fait ressentir.

Et puis, les nouvelles s'ensuivent, bonnes et mauvaises. Un repos forcé et un accouchement des plus original. Elle sourit en pensant à ce qu'il lui avait été conté. Et deux charmants petits êtres. Elle les avait adopté immédiatement.

Elle sortit de ses pensées lorsqu'elle entendit les personnes se lever pour amener les cercueils jusqu'à leur dernière demeure. Elle les regarda passer sans bouger. Allait-elle suivre le cortège ? Là était toute la question.

Lieu qu'elle détestait par dessus tout. Bourbon, cimetière qu'elle connaissait un peu trop bien à son goût. Ondine et Bros y étaient enterrés... Non, elle n'irait pas malgré le fait que ce soit sa filleule. Elle n'avait pas envie de montrer sa tristesse à qui que ce soit et le fait de les voir tous, avec une mine déconfite alors que sa filleule était la joie de vivre la démoralisait. Ce n'était pas lui rendre hommage bien au contraire.

Elle laissa donc le cortège partir et resta là, face à l'autel, priant de toutes ses forces pour le salut de l'âme de cette famille qui venait de s'éteindre et surtout pour que son filleul s'en remette sans encombre. Il lui faudrait du temps, c'était certain et ça, Bettym en était consciente.

Quand l'Eglise fut enfin vidée des personnes qui étaient venues témoigner leur soutien au Duc de Montfort-Balmyr, elle se leva lentement et sortit vers le seul lieu qui l'apaisait... Le grand chêne du Parc des Amoureux.
Martymcfly a écrit:
Après être retourné à sa place, la cérémonie se poursuivait. Dans un silence religieux, les funérailles se déroulaient sous la bienveillance du Très Haut. Le Duc espérant qu'Aristote accueille auprès de lui les âmes de ses proches, trop tôt disparus.

Nouvelle prière, recitée en coeur par l'assemblée de fidèles.


En ce bien funeste jour,
Où fut perdu l’amour
Nous pleurons, tous réunis,
Pensant à notre ami.

Ainsi l’a voulu Dieu,
Le miséricordieux,
Pour que le jour venu
Il rejoigne les élus.

Alors, ne pleurons pas,
De son récent trépas
Car ce funeste destin
N’appelle pas le chagrin.

Et le Livre des Vertus
Rend grâce à tout élu
Qui, enfin, dans la mort
Trouvera le réconfort.


Amen


Puis le Diacre de Clermont invita les porteurs à se charger des cercueils sur lesquels des croix aristotéliciennes avaient été déposés. L'on se chargerait des fleurs à la sortie de l'église.

Il fallait à présent se rendre jusqu'à Bourbon. Long cortège commençait à se former. Ballet de carrosses... Certains remontèrent sur leurs chevaux. D'autres rentraient dans leurs chaumières ou à leurs occupations quotidiennes.

C'était un jour comme un autre dans le petit village de Moulins...


Sur le parvis, l'écritoire traînait toujours là. Marty en profita pour s'en servir à nouveau. Une Duchesse attendait de ses nouvelles. Il ne fallait pas la faire attendre de nouveau...

Citation :
Douce Duchesse, Chère Themis,

Votre missive et vos bons mots m'ont touché et se savoir être soutenu me réconforte davantage. Je me rendrais sans doute à Mauriac dans les prochains jours afin de vous revoir et m'entretenir avec Votre Grâce. Du repos à vos côtés ne pourra que me satisfaire assurément.

Bien à vous,




Le sceau à peine sec, le coursier de Mauriac qui avait attendu là et qui pestait d'avoir dû attendre la fin de la cérémonie pour recevoir une réponse à rapporter à sa maîtresse, se saisit du mot et s'en retourna.

Quelques instants sur le parvis à saluer et à remercier de vive voix les personnes venues...
49moi a écrit:
Faustine avait regardé les trois cercueils passer près d'elle, elle ne put retenir ses larmes, sachant bien que c'était la dernière fois qu'elle serait aux côtés de son amie.

Alors que l'assemblée commençait à quitter les rangs. La foule devait sans doute s'amasser sur le parvis. Certains allaient rejoindre Bourbon pour la mise en terre, d'autres retourner à leurs tâches quotidiennes. Faustine resta seule dans l'église un long moment pour continuer sa prière avant de reprendre la route pour Thiers.
Eclipse72 a écrit:
Elle avait fait galoper son cheval pour arriver avant la fin de la cérémonie.
Elle avait appris au détour d'une conversation en taverne, le malheur qui s'était abattu sur la maison de Marty.
Elle ne rentrerait pas dans cette église cette fois, mais suivrait un peu le convoi.

Parmi la foule, elle reconnut quelques un de ses amis, qu'elle salua d'un hochement de tête.
Elle ne dérangea pas Marty, plongé dans ses prières.
Elle savait pour l'avoir vécu que la perte d'un être cher est terrible. Alors, trois !
Lanfeust86 a écrit:
Cimetière de Bourbon

Lanfeust arriva à la suite du cortège à Bourbon. Il fallait maintenant procéder à la mise en terre de Mativa et de ses enfants. Il était plutôt content de lui, la cérémonie s'était bien déroulé alors que c'était ses premières funérailles. Mais il éprouvait tout de même de la tristesse pour le duc de Billy qui se retrouvait bien seul.

Une fois que tout le monde été arrivé au cimetière, il continua les funérailles :

Nous allons maintenant confier à la terre les corps de notre soeur et deses enfants dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous car nous espérons revoir Mativa, Sauvadina et Garanhir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume, au Soleil.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec eux, à ceux qu'ils sont pour nous, à ce qu'ils sont pour Dieu.


Puis c'est le silence pendant la descente du cercueil.

Ensuite le diacre asperge les cercueils d'eau bénite et dit au dessus de chaque cercueil :

Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !
Bretonous a écrit:
[rp]Bret' était là, il ne connaissait pas tous ces gens, mais leur tristesse était inscrit sur leurs visages et ça le touchait. Bret' se tenait a l'écart et cherchait du regard Thibantik.[/rp]
Thibantik a écrit:
[rp]D'un clin d'oeil Thib fait comprendre a Bret' que le moment est venu de déposer les fleurs.

Sur la tombe ou sont enterré Mativa et ses enfants, ils installent les fleurs aux couleurs pastels



Puis Bretonous va chercher les arbres qu'il a prévu pour les enfants, pendant que ceux qui sont présent vont voir leurs amis disparus
[/rp]
Helliette a écrit:
Au terme d’une longue attente assortie de nombreux chuchotements parmi l’assistance, le diacre de Clermont avait finalement remplacé au pied levé le Père Minlawa pour la célébration de l’office funèbre.

Gorge nouée, tête baissée, Helliette avait murmuré le crédo puis avait relevé les yeux en reconnaissant la voix de dame Faustine qu’elle avait écoutée parler des défunts. Puis ses yeux s’étaient un peu plus embués à l’évocation de Mativa et des enfants par le Duc de Billy.

Une fois les cierges allumés autours des cercueils, ceux-ci avaient été surmontés chacun d’une croix aristotélicienne.

Helliette avait récité la prière d’une petite voix et s’était recueillie tandis que les porteurs chargés des cercueils s’étaient lentement mis en route vers le cimetière de Bourbon. Enfin, elle s’était levée et avait suivi le cortège funèbre avec, toujours à la main, les fleurs qu’elle avait conservées pour le dernier adieu au cimetière.

Cimetière de Bourbon.
Là d’autres amis défunts reposaient déjà. Ondine, Bros…Cela lui semblait à la fois si lointain et si récent. Etrange impression que celle de revivre une situation identique dans le même lieu. D’autres auraient dit que l’histoire se répétait ou que c’était un éternel recommencement.

Helliette écouta les paroles du diacre. Puis le silence se fit tandis que les cercueils descendaient dans la fosse. Le diacre les aspergea ensuite d’eau bénite en prononçant la dernière bénédiction aux défunts.
Opheliane a écrit:
Elle n'a pas décroché un mot depuis tout ce temps. Même pas à son fils qui balotte devant elle sur le cheval. Le trajet lui semble long, la cérémonie lui a semblé l'être aussi. C'est toujours trop long quand la peine s'invite. Pourtant personne ne s'y tromperait. Pas une larme. Elle joue bien, elle cache bien, comme toujours.

Elle descend du cheval et rejoint le cortège. Des fleurs sont en train d'être déposée. Elle n'a rien apporté, failli jurer pour son manquement puis hausse les épaules. Personne ne verra rien, et puis Mativa sait sûrement que ça ne l'empêche pas de penser à elle et de l'honorer.

Elle a du mal à tenir son fils dans les bras. De plus en plus faible, lui se fait de plus en plus lourd. Peu importe. Dire qu'elle ne pensait pas revenir pour ce genre d'événements. Elle ne regarde personne, s'avance, prie à sa manière puis retourne vers sa monture...
Martymcfly a écrit:
[Cimetière de Bourbon]

Le cortège funèbre avait quitté Moulins pour se rendre dans la bonne ville de Bourbon. C'est là que reposaient les frères. Chevalerie et Armagnac de Maltaverne. Et c'est tout naturellement là que Marty avait décidé que son épouse et ses enfants dorment à jamais.

Caveau familial ouvert pour y accueillir trois visiteurs. Fleurs déposées.

Dernier hommage en présence du vaillant Diacre Clermontois.

Les quelques fidèles qui avaient suivi la suite des funérailles se tenaient là. Certains pleurant à chaudes larmes, d'autres tenant fermement des roses blanches dans la main, d'autres encore qui restaient coi, émus...

Les cercueils descendirent au fond du trou. Un peu plus proche de la fin... Eau bénite les accompagne dans leur dernière demeure. Puis la stèle se referme...

Le regard dans le vide, le Duc observait le cimetière se vider doucement. Il était bien seul à présent...
Clothilde a écrit:

A la sortie de l'
église de Moulins, le cocher de la Dame de Laveissière l'attendait, tenant en main les rênes de Zéphira, qui semblait s'être un peu reposée de sa longue chevauchée.

Une autre chevauchée se profilait. Plus courte, mais ayant pour but un évènement encore plus pénible.

Le cocher sauta à terre, et ouvrit la porte à Clothilde, qui reprit place dans le coche.
Puis il remonta prestement à sa place, et mit Zéphira au pas, pour suivre le cortège funèbre.

Quelques lieues plus loin...

Le cimetière de Bourbon.

Le cortège semblait s'être quelque peu clairsemé entre Moulins et Bourbon, mais Clothilde tenait à être présente pour ce tout dernier aurevoir.

Fleurs déposées, dernière bénédiction du Diacre, et puis... la stelle fut refermée...

Clothilde sentit son coeur se serrer encore un peu plus. Pensées accompagnant Mativa et ses enfants.
* Que le Très-Haut vous prenne tous trois à ses côtés. Et que vous veillez toute sa vie durant sur celui qui reste sur cette Terre... *

Clothilde se signa, puis relevant la tête regarda Marty.
Elle admirait sincèrement son courage et sa dignité.

Le cimetière se vida peu à peu. Clothilde se dirigea vers son ami et posa doucement la main sur son épaule.

Marty, nombreux sont les Muratais qui m'ont chargée d'être leur interprête en ce jour. La liste est fort longue, je te citerai juste quelques noms d'amis : Takezo, Jeff, Alphaïde, et bien sûr Cerventes mon père. Delv', pour les raisons que je t'ai confiées, n'a pu m'accompagner, malheureusement... mais sache qu'il se joint à moi pour t'adresser toutes ses pensées de soutien et de réconfort.
Et si tu as besoin de quoique ce soit, tu peux compter sur mon amitié.
Martymcfly a écrit:
[Cimetière de Bourbon… Un dernier au revoir]

Le Duc de Billy était resté là, sans rien trouver à dire. L’on refermait la fosse. C’était le temps de dire adieu. Il avait à peine eu le temps de lui dire qu’il l’aimait. Il lui fallait aller de l’avant à présent.

Les proches de Marty venaient le réconforter avant de reprendre la route de leurs domiciles. Beaucoup avaient fait route jusqu’ici pour accompagner Mativa et les enfants dans leur dernière demeure. Ils lui donnaient le courage de poursuivre à vivre.

Dans la foule, Clothilde…


Marty, nombreux sont les Muratais qui m'ont chargée d'être leur interprête en ce jour. La liste est fort longue, je te citerai juste quelques noms d'amis : Takezo, Jeff, Alphaïde, et bien sûr Cerventes mon père. Delv', pour les raisons que je t'ai confiées, n'a pu m'accompagner, malheureusement... mais sache qu'il se joint à moi pour t'adresser toutes ses pensées de soutien et de réconfort.
Et si tu as besoin de quoique ce soit, tu peux compter sur mon amitié.


Le Duc lui sourit amicalement. Dans son oeil, on pouvait y voir la tristesse, et il ne put s’empêcher de répondre à la Dame de Laveissière.

Clothilde, je vois que tu poursuis ton travail de Porte Parole en te mettant au service de ton village. Il sourit en coin. Tu remercieras tout le monde pour moi et c’est toujours un plaisir de te voir ma chère Porte Parole. Il lui baise la main et se rapproche de son oreille. J’espère que ton époux pourra bientôt quitter le monastère et qu’il voit grandir sa descendance. Regard vers le ventre de Clothilde encore plus arrondi qu’il y a quelques semaines. J’espère que nous nous reverrons dans d’autres circonstances, plus réjouissantes.

Marty inclina la tête.
Lanfeust86 a écrit:
Lanfeust, une fois avoir finit la cérémonie, s'approcha du Duc de Billy.

Votre grâce, j'espère avoir été à la hauteur pour la cérémonie pour votre épouse et vos enfants. Je pense que beaucoup de monde vous soutient dans cette épreuve. Sachez que la porte de mon Eglise vous est toujours ouverte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gypsie

avatar

Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   Sam 8 Nov - 23:44

Martymcfly a écrit:
De nombreux témoignages de soutien pour lui. Il était bien entouré et heureusement.

Le Diacre s'approcha à son tour.


Votre grâce, j'espère avoir été à la hauteur pour la cérémonie pour votre épouse et vos enfants. Je pense que beaucoup de monde vous soutient dans cette épreuve. Sachez que la porte de mon Eglise vous est toujours ouverte.

Marty hocha la tête.

Vous avez été parfait messire et je vous remercie pour votre présence et votre office. C'était très réussi. Je serai bientôt à Clermont sans doute, j'assisterai à la messe assurément.

Il lui sourit doucement avant de quitter le cimetière...

Et voilà. Les funérailles étaient terminées. Une nouvelle vie allait commencer pour le Duc de Billy.
Helliette a écrit:
Voilà, c'était terminé. Les trois cercueils reposaient ensemble dans le tombeau refermé. Helliette préleva une rose de son bouquet de fleurs blanches qui alla rejoindre les gerbes et brassées qui ornaient à présent le caveau. Elle se recueillit quelques instants avant de s'éloigner lentement.

Elle trouva assez aisément ce qu'elle cherchait malgré le temps écoulé depuis sa précédente venue en ce lieu. Elle s'approcha de la sépulture d'Ondine et Bros, se signa et fit une prière. Elle huma le parfum délicat de la rose puis la déposa délicatement sur la tombe.

Il était temps de partir, elle avait une longue route à faire. Helliette sortit du cimetière de Bourbon et prit la direction de son village. Peut-être trouverait-elle une bonne âme qui lui éviterait de cheminer seule...
Agna a écrit:
Agna était restée longtemps à prier près de ce trou ou reposaient maintenant ces trois corps . Puisse que ces âme reposent repose après de toi le Très haut pensa-t-elle Son regard ne pouvait plus se détourner des ces petits cercueils , pensant à Sauvadina elle ne pouvait retirer ces images de son esprit. Les larmes faisaient de long fleuves le long de ses joues. Elle vit que Helliette était sur le point de partir. Elle l'a suivit et la rattrapa pour lui demander si elle voulait bien faire le chemin avec elle . Son coeur était trop triste pour rentrer seule

Helliette ...sniff... Pouvons nous faire le chemin ensemble . Il y a mon ane et la cariole la bas .

agna l'a pris par le bras et la dirigea vers la cariole.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Funérailles familiales à Moulins (Mativa)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Funérailles familiales à Moulins (Mativa)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» [RP] Funérailles du sergent Krisk (22 mars 1457)
» 01.01/24.C.Les funérailles d'Alicia Arkin
» Funérailles officielles de notre chère Baba

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grande Bibliothèque Ducale :: La Bibliothèque :: Tour Nord-Ouest : La vie du Bourbonnais-Auvergne :: Cathédrale de Clermont - Cérémonies diverses-
Sauter vers: