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 Dans les marais... Chez la vieille

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Gypsie

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Nombre de messages : 660
Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Dans les marais... Chez la vieille   Sam 15 Nov - 1:38

--laVieille a écrit:
[hrp]Rp ouvert à tous![/hrp]


[rp]Une nuit de novembre, froide, humide, où le vent qui souffle fort s'engouffre entre les lattes de bois.
Mais la vieille sourit...
Une nuit de novembre, où la lune pâle joue à cache-cache avec les nuages gris qui filent à toute allure vers d'autres lieux
Mais la vieille sourit...

La masure nichée à l'orée de la forêt reste cependant cachée par des frondaisons luxuriantes, même en ces temps hivernaux.
On ne vient pas par hasard chez la vieille.
Elle n'est pas de celle avec qui l'on veut se faire voir...
Paysans ou nobliaux, belles dames ou gueuses viennent cependant la trouver. Car la vieille résout tout!

Les simples curatives...et...Les autres, n'ayant aucun secret pour elle, elle met parfois son savoir entre les mains...généreuses qui le demande.

Filtre d'amour, filtre de fertilité ou au contraire contraceptif...Remèdes et potions,sage femme à ses heures ou faiseuse d'anges,malédictions et envoutements...


Elle sait tout faire la vieille.

Elle vit depuis des décennies, plus peut-être, certains la disent immortelle!
Elle ricane bien la vieille...
Elle aime être seule, mais elle aime encore plus les écus sonnants et trébuchants la vieille...
Un seul être trouve grâce à ses yeux...Corbak.[/rp]
--Corback a écrit:
[rp]Juché sur l’épaule sèche de la vieille, il contemplait, blasé, le décor sombre de la masure. Parfois, attentif, il picorait un des poux qui avait le malheur de s’aventurer aux bordures de la chevelure grasse.
Non loin, accrochés aux poutres du plafond bas, pendaient les dépouilles desséchées de quelques serpents, couleuvres et vipères mélangées. On trouvait de tout, ici. Ailes de chouette, petits rongeurs cloués vivants, batraciens écartelés, et même, certains chats aventuriers qui ne retrouveraient jamais leur coin près du feu.

Plus loin, sur une table bancale, régnaient les végétaux. Plantes de toutes espèces, sèches ou fraiches, racines aux formes torturées, écorces, le tout soigneusement ordonné, étiqueté.

Derrière une toile tendue, misérable paravent, trônait un lourd chaudron, suspendu à sa crémaillère, sous lequel brulait presque en permanence un petit feu. Aux odeurs qui s’en exhalaient, l’on devinait que la soupe n’y avait pas sa place.

A l’autre bout de la pièce sombre, la paillasse de la propriétaire des lieux se faisait discrète, encombrée de grimoires et de parchemins froissés. Le blanc des draps n’était plus qu’un souvenir, et la silhouette osseuse de la vieille avait laissé son empreinte sur le matelas de paille.

La maison suintait la misère, mais à cette senteur connue se mêlait des effluves sombres, comme un avertissement à ne pas approcher. Et effectivement, rares était ceux qui s’aventuraient sans autorisation. Les alentours n’incitaient pas à la promenade, marais perdus a fond d’un val, au beau milieu de la foret polignacoise, là où le soleil ne pénétrait que quelques heures par jour, et seulement en été, découragé par les crêtes qui enserraient le lieu humide.

Fatigué de s’accrocher à la vieille qui s’agitait à hacher des simples, il se laissa glisser, déploya ses ailes noires comme la suie, et remonta d’un battement, avant de se glisser par la fenêtre ouverte. Une fois dehors, Corback se posa délicatement sur la girouette rouillée, et reprit son guet.
[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]La matinée était déjà fort bien avancée, quand Tiamarys se décida enfin à quitter la chaleur de ses draps. Chaleur toute aléatoire car elle avait sentie quelques instants plus tôt son amour quitter la couche après lui avoir déposé un baiser sur ses cheveux étalés.
La soirée avait été agréable, trop sans doute. Ce matin elle se sentait barbouillée, presque nauséeuse. Les excès des jours précédents sans nul doute...
Une escorte était prévue, il lui fallait être au mieux de sa forme, chevaucher malade...Il ne manquerait plus que ça!
Tia sourit. Le soleil brillait mais n'arrivait pas à réchauffer la campagne Polignacoise.
Elle croisa bon nombre de têtes connues en se rendant sur la place du marché. Elle cherchait un herboriste. Il lui fallait trouver de toutes urgences des simples pour son estomac...

Ne trouvant pas l'objet de ses recherches, elle finit par demander son chemin à un vieille paysanne qui passait près d'elle.


Bien le bonjour ! Dites moi...Vous ne sauriez pas où je pourrais trouver une herboristerie? Je suis depuis peu dans la ville et je ne connais pas encore toutes les ruelles de la ville.

Y a pas d'ça ici ma p'tite dame...Mais pourriez p'tetre aller voir...

Tia fut surprise par la peur qui se lisait dans les yeux de la brave femme. Cette dernière d'ailleurs se signa. Elle reprit en chuchotant.

Allez voir la vieille...A l'orée de la forêt, près des marécages...Vous trouverez une vieille masure. Y a une vieille...Elle est un peu...

Elle termina sa phrase...
Et tourna les talons avant de se retourner sans s'arrêter.



Allez y faire un tour.....

Tia recula un peu surprise. Pourquoi tant de peur! Comment une simple vieille pouvait-elle inspirer tant de frayeur...

Elle se demanda un moment si elle ne devait pas aller demander à son amour de l'accompagner...Elle sourit.
Non mais vraiment, comment avait-elle pu croire les sornettes d'une paysanne sans doute jamais sortie des remparts...
Elle avait fait la guerre que diable!

Elle prit donc le chemin des marais...
L'endroit était glauque, sombre sous le couvert des grands arbres plusieurs fois centenaires...L'humidité régnait ici. On entendait le coassement des batraciens, et le hululement d'une chouette. Elle trouva cela fort étonnant, vu l'heure. Mais les marais étaient des lieux étranges.

Elle arrivait enfin... Une vieille cabane en pierre entourée de lierres et de buissons touffus et épineux apparaissait. L'endroit était en effet effrayant. Des nappes de brouillard semblait flotter autour de la bâtisse malgré le soleil. Plus un bruit.

Tiamarys frissonna et se dit que finalement elle aurait du demander à Pail de l'accompagner.
Elle allait s'avancer quand elle se sentit observée...
[/rp]
--Corback a écrit:
[rp]Tranquillement installé, il lança un "Croaaaa" étonné en voyant arriver la visiteuse.

La tête penchée sur le coté, il l'observa attentivement. Jolie brunette, richement vêtue, elle ne ressemblait guère aux pauvres bougresses qui venaient parfois, à la recherche d'une potion capable d'effacer les tristes conséquences d'une nuit d'abandon.

Elle avait le pas sûr, malgré une légère hésitation à l'entrée de la clairière.

D'un coup d'aile, il prit son envol, et alla se placer derrière elle, sur la branche racornie d'un charme mutilé. De là, il avait la belle vue, et s'oublia un instant à regarder se balancer la robe. Silencieux mais attentif, il resta là, tandis qu'elle s'appretait à frapper à la porte...[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Tiamarys avait aperçut le manège du volatile noir. Se pouvait-il qu'il la surveille?
Elle sursauta en l'entendant se poser derrière elle. Ne pas se retourner...Avancer et ne pas montrer son appréhension.
Elle s'approcha d'un pas qu'elle voulait sûr et frappa à la porte d'un air déterminé.

TOC-TOC!

Y a-til quelqu'un?

La porte s'ouvrit seule comme animée d'une vie à elle. Un léger grincement, celui du bois usé frottant contre son huisserie.
Tiamarys poussa doucement la porte en répétant sa question.

Y a -t-il quelqu'un? La porte était ouverte, je me suis permise....

Elle s'arrêta net. Une goutte de sueur perla et glissa entre ses seins.
Dieu dans quel endroit était elle tombée.
Des chaudrons où cuisaient des mixtures aux odeurs variées, des bocaux au contenu improbable, des animaux séchés ou empaillés...
Elle ne put réprimer un frisson de dégoût en voyant l'état de la masure.

Un bruit derrière elle...
Elle se retourna et découvrit avec stupeur la personne la plus étrange qu'elle n'ai rencontré.

Une vieille, sans âge, les cheveux gris et fillasses, enfin pour ce qu'il en restait. Des dents noircies, voire manquante...
Petite, légèrement bossue, les jambes arquées, la vieille était d'un aspect effrayant et Tiamarys revit la paysanne se signer.
Serait-elle dans l'antichambre de l'enfer...Se pouvait-il qu'elle se soit jeter dans l'antre d'une sorcière...

Sans voix, elle ne pouvait que regarder la vieille femme d'un air interloqué. Mon dieu amour où es tu?


Reprenant contenance, elle salua la vieille avec respect.


Bonjour...Une villageoise m'a conseillé de venir vous voir pour...

Comment expliquer la chose à cette vieille qui ne disait mots...
[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]La matinée était fraiche, un petit vent d'automne faisait bruisser les feuilles des arbres.
Elle aimait la verdure la vieille.
Plus loin dans la forêt, les arbres étaient presque nus et le vent s'engouffrait dans les ramures aux rares feuilles ocres.
Mais la vieille s'en moquait.

Elle avait depuis longtemps le contrôle sur les arbres environnant, comme sur le reste de ce qu'elle appelait familièrement son secteur...
Nul invité indésirable.
Elle n'en voulait pas la vieille.
Elle ne laissait entrer dans son domaine que ceux qui pouvait payer, et les rares qui n'avaient pas voulu...

Ce matin là elle avait regarder son compagnon à plumes s'envoler par la fenêtre ouverte. Il était allé se percher comme à son habitude, attendant l'incrédule, le courageux qui oserait s'approcher.
Cependant, la vielle devait bien admettre que les visiteurs se faisaient rares.
Les curieux avaient peur des foudres de la vieille, les autres...
La vieille ricana.

A croire que tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil...

La vieille se disait que les affaires étaient dures et que l'hiver le serait tout autant quand elle entendit Corbak.
Marmonnant entre ses lèvres fines et ridées un :Enfin!

Elle sourit.
jetant un coup d'oeil par la fenêtre ouverte, elle apprécia la mise de la visiteuse.
Bien mise, propre et avec une élégance qui (la vieille en était certaine) lui assurerait quelques jours d'abondance.

la vieille ouvrit légèrement la porte et attendit...
Elle était comme ça la vieille
Elle regarda l'inconnue entrer, observer, grimacer, trembler même...
Elle ricana la vieille...

Repoussant la porte, elle attendit la réaction de la demoiselle, car elle était bien née, cela ne faisait aucun doute.
La vieille voyait déjà les écus sonnants et trébuchants changer de main.

La donzelle la regardait avec incrédulité, encore une qui venait sans savoir, encore une qui allait s'enfuir en hurlant.
La vieille fut surprise quand la jeune femme lui parla d'une voix douce et presque, presque oui ...Chaleureuse.

La laisser parler, ne pas poser de questions, elle était comme ça la vieille.
Elle la fixa de ses petits yeux noirs et rapprochés et attendit que sa visiteuse raconte...
[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Tiamarys ne quittait pas la vieille des yeux.Elle esquissa un sourire pour amadouer la mégère et commença:

On m'a dit, en ville, que peut-être vous pourriez trouvez un remède à mes maux.
Depuis quelques jours je ne me sens pas au mieux de ma forme. Je..Euh...je suis...
Enfin j'ai parfois mal au coeur. Il est vrai que j'abuse sans doute du merveilleux petit vin chaud servit en taverne.
Et aussi que je ne me couche jamais très tôt ces derniers temps.


Tia se tut un moment et regarda la vieille qui ne pipait toujours mots

Enfin, je comprendrais que vous ne puissiez rien pour moi.

Tia fit un pas en arrière, vers la porte, prête à s'en aller aussi vite, voir plus vite encore qu'elle n'était arrivée.
La vieille s'avança lentement, d'une façon si étrange qu'il sembla à Tia qu'elle flottait.
Secouant la tête pour reprendre ses esprits, elle regarda la vieille qui s'approchait encore plus près...
[/rp]
--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]Il n’était pas beau, le vieux. Mais il était costaud. Sous la graisse jaune, les muscles. Partout, des poils, noirs encore. Comme un ours, jusqu’au bout des doigts épais, jusqu’en haut du dos puissant. Il ne plaisait pas aux filles, le vieux, avec sa gueule de travers, ses yeux porcins, et ses dents noires. Et même… Il leur faisait peur, toujours.

Même aux ribaudes, quand la vieille le laissait descendre en ville. Elles tournaient la tête, refusaient de monter avec lui. Des filles de rien, pourtant, mais qui jouaient les princesses. Il faut dire qu’elles le connaissaient, le vieux… La nature n’avait pas tout raté, et quand il se déballait, il sentait la peur monter d’un cran, dans leurs yeux avides.

Il trainait une sale réputation, le vieux. On le soupçonnait d’être reparti, plusieurs fois, avec un cadavre dans la chambre. Ben oui, il était coléreux, le vieux, et il n’aimait pas les simulatrices. Ca le vexait, le vieux.

Il n’était pas vraiment le vieux de la vieille, le vieux. Il était l’exécuteur des basses œuvres. Et dans les basses œuvres, y avait les besoins de la vieille. Ben oui, elle était encore verte, et le printemps la travaillait. Et lui, il tenait la route, encore. Bien sur, elle aurait préféré des damoiseaux, moins laids que lui. Mais… Ca devenait dur a trouver, alors elle l’appelait, il sortait de son terrier, et la vieille revivait un peu.

Il vivait non loin, dans le marais. Oh, il le connaissait, le marais. Il en avait creusé, des trous, là-dedans. Il en avait mis, des choses, dans les trous. Des choses qui avaient eu mal, très mal, avant. Ben, en plus, faut dire qu’il avait joué un peu avec, aussi… Il n’était pas regardant, et il en fallait à son appétit. La vieille laissait faire.

Il n’était pas bien intelligent, et la vieille le méprisait, le vieux. Mais il était utile. Il effacait les traces. Il ne parlait pas.

De loin, il l’avait vue arriver, la brune. Il avait plissé les yeux pour mieux la voir, un petit tressaillement au bas-ventre. La dernière remontait à….. loin, trop loin. Et celle-là était à son gout, au vieux. Il la vit entrer, et s’approcha, sous le couvert des derniers arbres. Il vit le mainate, il était toujours là, celui-là, à guetter, à répéter, sinistre piaf en robe noire.[/rp]
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Dans les marais... Chez la vieille   Sam 15 Nov - 1:38

--laVieille a écrit:
[rp]Le silence après la tempête.
Elle aimait ça la vieille...
Ainsi donc ,la jeune bourgeoise allait mal.

Elle s'approcha lentement la vieille.
glissant sur les lattes sales et disjointes du parquet qui n'avait pas vu de balais depuis des lustres.
Pauvre balai qui s'échappait en voyant l'état de la pièce.
C'est qu'il était libre balai.
il aimait les chevauchées nocturnes le balai.
Faisant la course avec Corbak, traversant les nuages à une vitesse folle.
Elle aimait ça la vieille...

Elle s'approchait toujours la vieille, laissant son haleine âpre envahir un instant l'air de la belle.
Cette dernière ne recula pas.
elle aimait ça la vieille...

Elle posa sa main fine aux doigts osseux et racornis sur le ventre de la courageuse.
Elle sentit l'autre tressaillir.
Elle aimait ça la vieille...

Un rictus éclaira un instant son visage. Que cachait donc la belle intrépide.
La vieille sonda son âme, reflétant dans le regard sombre de son invité.
La bougresse était elle venue pour cacher le fruit d'un pêché de chère?


Elle palpa, et repalpa le ventre et ricana.


L'abus d'alcool est néfaste à une bonne santé. Gniark Gniark


Elle alla touiller dans un chaudron qui diffusait une odeur épouvantable.
Elle sourit
Elle aimait ça la vieille...

Elle alla ensuite chercher deux bocaux sur une étagère en retira des feuilles séchées qu'elle disposa dans des sachets et qu'elle tendit à la jeune femme.

Des feuilles de framboisier broyées...Prenez en tisanes. Cela calmera vos troubles...Digestifs.
A alterner avec une infusion de menthe poivrée. Idéale pour calmer les nausées.



Donner des conseils...
Elle aimait ça la vieille.

Elle tendit les sachets...Mais ne les lâchait pas!
Elle attendait la vieille...
[/rp]
--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]Il s'approcha de la porte, le vieux, discretement. Elle n'aurait pas aimé, la vieille, mais la curiosité était la plus forte.

Il sentait son parfum à travers le bois vermoulu, et entendait sa voix. Jeune, plutôt distinguée. De la chair fraiche en dentelles ? Il en salivait, le vieux.

Il se gratta l'entrejambe. Ca commencait a se reveiller, là dedans, et pas que la vermine.[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Tia retenait les hauts le coeur qui l'avaient envahie en voyant l'infâme mixture qui cuisait doucement dans le chaudron.
Epaisse, sombre, granuleuse...
Tiamarys réprima un frisson, dieu seul savait...Où plutôt...Elle ne cessait de repenser au signe de croix de la paysanne.
Dans quelle histoire s'était-elle lancée.
Pourquoi n'avait-elle pas demandé à Paillard de l'accompagner...
Oh elle le savait très bien...Elle ne voulait pas qu'il sache? qu'il s'inquiète et que leur mission soit mise en péril pour quelques dérangements intestinaux.
Non, elle avait eu raison de venir seule. Et puis, elle savait se défendre et que craindre d'une vieille aussi diminuée.

La vieille lui tendit des sachets, l'odeur la rassura et puis elle se dit que ce n'était guère l'intérêt d'empoisonner ceux ou celles qui la nourrissait.
Elle prit les sachets, pressée d'en finir et de quitter ces lieux malsains, mais elle ne lâchait pas la vieille.

Comprenant enfin, elle sortit de sa besace plusieurs écus et les tendit à la vieille qui les empocha avec avidité.
Les écus changés de propriétaire, quittèrent une besace fleurant bon la lavande pour une poche crasseuse et puante.
Mais la vieille avait l'air heureuse et elle lâcha enfin les sachets.

Merci brave femme, je vais suivre vos conseils et vanter vos mérites dans Polignac.Je vous ferais porter un peu de viande de mon échoppe...Je..Je dois vous laisser, mon amoureux doit m'attendre...


Elle se dirigea rapidement vers la sortie, ouvrit la porte en grand et buta contre l'être le plus pouilleux qu'elle n'est jamais vu.
Le vieux était encore pire que la vieille et Tia pensa un instant être en plein cauchemar.
Elle frissonna en croisant son regard porcin et le vit se grattouiller....
Elle détourna le regard et s'enfuit en courant tenant fermement ses feuilles chèrement gagnées.
Vite retrouver la sécurité et la douceur des bras de Pail...
[/rp]
--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]
Ooooooohhhhh !

C'est la seule chose qui lui vint à l'esprit, au vieux, en la voyant s'enfuir, la poulette.

La vieille était là, tout près, il n'osa pas courir, se lancer dans la chasse. En plus, elle portait épée, la brunette, on ne savait jamais, avec ces gisquettes.

Il était méfiant, le vieux, quand même. Alors il la laissa partir. Elle reviendrait, surement...[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Elle avait vu l'air gourmand du vieux la vieille...
Il aimait la chère fraiche.
Elle avait vu le dégout de la jeunette la vieille...
Il aimait ça.

La vieille retourna à son chaudron et touilla la mixture songeuse... La gamine avait l'air bien naïve...
Elle ricana
Oui elle reviendrait, elle n'en doutait pas.

Alors le père!t'as faim?
La mignonnette ta ouvert l'appétit?
Les ribaudes de Polignac vont encore venir se plaindre...



Elle ricana, ça lui faisait du travail à la vieille.
Soigner les petites plaies...Eviter l'arrivée impromptu d'un chiard neuf mois plus tard.
Elle faisait tout ça la vieille.

Le ciel était lourd en cette fin de journée, les nuages sombres se mêlaient à la nuit tombante.

Rends toi utile avant d'aller traîner en ville le vieux, va couper du bois et ramène donc quelques bûches!
T'auras ta soupe après...


Elle le regarda partir, tête baissée. Il aurait aimer lui faire mal le vieux...Mais il avait peur!
Elle ricana la vielle.

Corbak était encore dehors...Elle alla à la porte et l'attendit. Ah, par belzébuth! Pourquoi son sombre compagnon était-il un oiseau....Le vieux avait du bon cependant...Elle ricana la vieille!
[/rp]
--Corback a écrit:
[rp]Il avait assisté à toute la scène, attentif et silencieux.

La bourgeoise etait repartie avec ses herbes, et la vieille avait ramassé quelques beaux écus, qu'elle n'avait pas manqué de mordre. Méfiante, la vieille peau.

La petite sortie, il avait vu le manège du vieux salace. Il ne l'aimait pas,lui. Et jamais il ne restait a portée de ses sales pattes. Le porc lui petera le cou à la première occasion.

Il savait tout de lui, il le suivait souvent pour tout raconter à la vieille. Elle le tenait comme ca, elle pouvait cent fois le faire pendre. Mais il lui était utile, il faisait disparaitre les accidents.

Corback le sentait, le vieux était excité. La petite avait de la chance, si elle avait été seule...
Pas que la vieille ait la moindre once d'humanité, non, mais elle savat reconnaitre les bourses pleines, celles qui peuvent rapporter longtemps.[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Elle attendait le client la vieille...
Les écus sonnants et trébuchants.
Car elle aimait ça la vieille.

Qui un pâté, qui un lapereau
Qui un poulet ou un bout d'agneau...
Tout était bon à prendre
Elle pensait ça la vieille

Elle se posta devant la bicoque
Regardant d'un oeil torve le vieux qui coupait du bois
Vieux saligaud pensa t-elle
Mais elle aimait ça la vieille

La brume était lègere
le vent tombé
Y allait bien avoir du monde qui viendrait se délester de quelques pièces...
[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Il s’en venait, tout content. Cette nuit enfin, il avait gagné quelques écus ! Comme quoi, pensait-il, il avait bien fait de monter à la capitale !

Ici, au moins, l’on rencontrait bourgeois frivoles et nobles dégénérés, qui ne dédaignaient pas goûter aux plaisirs qu’il pouvait proposer.

Il avait donc les poches pleines. Oui, mais ! Mais son souci, ce matin, se situait entre les poches, justement. Une douleur lancinante au fondement brisait sa démarche habituellement chaloupée, et il évitait de s’asseoir. Dur métier tout de même, mais il n’en connaissait pas d’autre, après tout.

Dans un mélange de sourire et de grimace, il repensa à la soirée, pressé de retourner travailler… Mais d’abord, il lui fallait se soigner, la marchandise devait être en bon état.
Heureusement on entend toute sorte de choses, les nuits de débauche, et un nobliau lui avait signalé une sorte de guérisseuse. Pas un nobliau d’ailleurs, un de la haute, genre duc ou baron.

D’ailleurs, passant devant le château, il en reconnut quelques uns, qui glandouillaient tranquillement, en attendant que se passe l’allégeance ducale. Il eut un rictus en revoyant certain, coiffé et dentellé, bien loin des grognements de sanglier de la nuit. Mais comme il était toujours discret avec la clientèle, Bichon, il ne salua personne, et passa lentement, la croupe en arrière.

Il quitta la ville, et après de longues minutes de marche, arriva enfin à l’endroit désigné. Brrrr, la vilaine cabane ! Surmontant son dégoût, il toqua délicatement à la porte.
[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Le matin était frais, Corbak n'était pas encore rentré...
Elle était inquiète la vieille
ça ne lui ressemblait pas à son compagnon de partir si longtemps
Elle aimait pas ça la vieille.

Après un bol de gruau, rapidement avalé et quelques douceurs...
La vieille alla dans son petit potager.
Elle ramassa quelques simples.
Bientôt il gèlerait.
Y aurait plus de simples dans le jardinet.
Elle ronchonna la vieille.

La vieille lava, tria, écrasa
Elle aimait ça la vieille...
Elle regarda un instant le vieux qui coupait du bois.
Elle avait refusé la vieille
Elle aimait bien des fois...
Il enrageait et après...

La vieille ricana

Un bruit...Léger, presque fantomatique.
La vieille s'avança et ouvrit la porte.
Elle découvrit un beau petit rouquin


Hummmm entre mon mignon!
Que vient faire un jeune homme de si bon matin chez la vieille?


Son regard glissa et elle constata que les bourses du jeune homme était bien pleines!
Elle aimait ça la vieille
[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Il blémit et se recroquevilla en voyant la femme lui ouvrir. Déjà qu’il ne les aimait pas trop, mais alors celle-là… Elle était toute moche, toute sèche, et en plus elle n’avait pas l’air très gentille !

Il n’osa même pas regarder l’intérieur de la pièce, et ferma les yeux. Puis il se força à la regarder, et hésita longuement avant d’ouvrir la bouche, pourtant habituellement il faisait ça très bien.

Et bien voilà madame. Je viens parce que…

Il baissa la voix instinctivement, et décida de se lancer :

J’ai mal aux fesses ! Et s’il vous plait madame, je voudrais quelque chose pour me soulager et ressouder tout ça, madame, parce que j’ai du travail ce soir, madame.


Effrayé par sa propre audace, il se tut, et baissa la tête, gêné, se balancant d’une jambe sur l’autre.
[/rp]
--Corback a écrit:
[rp]Corback se pressait, ce matin-là.

Un peu affolé par l’orgie de détritus réalisée pendant la nuit, il voleta, le ventre alourdi, jusqu'à la masure. Il se glissa par la fenetre, et vint se jucher sur l’épaule de la vieille.

Il pencha un peu la tête, pour dévisager l’être androgyne qui se trouvait là. Un rouquin, joliment frisé, l’air niais à souhait. Il ne lui était pas inconnu. Sans doute s’étaient-ils croisés, l’un et l’autre au fond d’un caniveau, mais lui pour y trouver pitance, l’homme pour y trouver client.

Il aurait ri, s’il n’avait été oiseau, en l’entendant préciser l’objet de sa venue. Il parlait fort bien, mais se contenta d’un roulement de gorge. Se pourrait-il qu’il ait déjà rencontré le vieux, pour qu’il soit ainsi déchiré ?
[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Un battement d'ailes
Le pincement sec de ses griffes sur l'épaule noueuse
Un roulement de gorge
Enfin...

Cobak était là!
Elle sourit montra son gouffre édenté
Elle était heureuse la vieille

La vieille regarda le jeune homme
Et elle ricana la vieille
Elle se rendit dans la réserve qui jouxtait la masure, une petite pièce basse mais bien éclairée.
Un poêle réchauffait les lieux.

Elle se dirigea sans hésiter vers des pots aux plantes étranges, encore inconnues dans le royaume. Elle seule en avait, elle seule savait s'en servir...

Elle en avait ramené quelques pieds lors d'une orgie en orient...
La vieille aimait ça...

Elle se dirigea sans hésiter vers un plant d'Aloe des barbares...En récupéra deux feuilles qu'elle prit soigneusement.

La vieille regarda le mignonnet

Allez mon mignon, va pas falloir faire le timide...Baisse tes braies que la vieille voit!
Je me doute que tu n'as guère l'habitude de baisser tes frusques devant une dame, mais va falloir t'y faire...
Elle va être douce la vieille...Tu pourrais même y prendre goût!
Et puis si tu veux être en forme ce soir va falloir te soigner.
Le jus de l'Aloe est très cicatrisant...Je vais te l'appliquer tu iras mieux....



La vieille réfléchit
Ca lui arrivait parfois à la vieille


Si tu préfère quelqu'un de plus...Viril...Je peux t'appeler mon vieux!
Il coupe du bois mais il ne me refuse rien et je suis certaine qu'il apprécierait le changement.


p
Elle ricana la vieille
En voyant blêmir le rouquin.

Elle flatta Corbak et lui demanda en attendant la réponse de l'androgyne


Alors mon mignon, mon bel oiseau...As tu ce que je t'ai demandé?

[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Bichon s’inquiétait. Il s’était bien douté qu’il lui faudrait montrer l’objet du délit, et il en avait l’habitude, mais la vieille l’inquiétait. Pourtant, à l’évocation du vieux, qu’il devinait être la brute épaisse qui fendait des troncs, dehors, il n’hésita pas.

Il se tourna, de mauvais gré, déboutonna ses braies et se pencha en avant, jambes un peu écartées, les mains appuyées au mur.

Soudain inquiet, il demanda d’une petite voix apeurée :

Vous mettez du beurre, rassurez-moi ?
[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]La vieille le regarda se défroquer.
Il lui montra son fessier rose et rond.
Il aurait aimé ça le vieux

Ne t'en fais pas mon garçon...J'utilise pas de beurre mais du gel d'Aloe.
C'est cicatrisant.
Boudiou!!!!
Qui t'a mis dans cet état!!
Donne moi son nom


Elle se passa la langue d'un air gourmand la vieille
Quel force, quelle énergie se dit elle...
Elle aimait l'énergie la vieille

Elle prit une feuille d'Aloe et la pressa entre ses doigts noueux. Un liquide en sortit qu'elle prit et appliqua sur la plaie ensanglantée.

Bon sang, les risques du métier gamin!
La prochaine fois applique un peu de beurre...
Quel bête quand même


La vieille se passa sa langue rêche sur ses lèvres fines

Hummm.....


Son nom gamin!
[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Il se rassurait peu à peu. C'était froid, mais apaisant. Finalement, c'était une bonne adresse ici, et ça lui ouvrait des perspectives interessantes.

Mais la vieille voulait un nom... C'était dangereux, ça, ces nobles sires n'aimaient pas que leurs déviances soient connues. Et puis, il avait beau réfléchir, l'eventail des possibles était fort large. C'est qu'il y en avait du monde, la nuit au fond des bouges. Et pas qu'au fond des bouges, conséquemment.

Madame.. C'est que c'est pas facile à savoir, je ne les connais pas tous, et je ne sais pas toujours ce qui se passe dans mon dos !

Elle semblait tétue, et il craignait plus que tout qu'elle n'appelle celui qu'elle nommait le vieux. Alors, il tenta une manoeuvre, d'autant qu'il était à sa merci, ainsi installé.

Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y en avait un qui était impressionnant, et qui grognait cmme un cochon sauvage. Mais je ne connais pas son nom, bien sur !

[/rp]
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MessageSujet: Re: Dans les marais... Chez la vieille   Ven 21 Nov - 0:39

--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]Le vieux l'avait vu arriver, le jeune. Un minet... Dédaigneux, il cracha par terre en le regardant passer. Il ne mangeait pas de ce pain-là, pas plus d'une fois par jour. Mais au fond, peu lui importait, au vieux, il honorait la vieille, alors, il n'était dégouté de rien !

Il continua de fendre quelques buches, tout en se demandant, sous son front bas, ce que le damoiseau faisait là. Finalement, il planta son merlin dans le billot, et se redressa en se frottant les reins. Il lacha un rot sonore pour rétablir les pressions, et s'approcha de la porte. Etonnant comme le vieux était capable de déplacer sa masse avec autant de discrétion.

Capacité bien utile, qui lui avait permis de prendre quelques proies, et de s'en régaler. Ensuite, il n'avait plus qu'a leur briser le cou, ça évitait les ennuis. Il en avait épargné une, une fois, le vieux. La peur dans ses yeux était trop belle, il n'avait pas voulu l'éteindre. Il l'avait regretté, et s'était terré pendant des mois, n'osant qu'a peine rejoindre les ribaudes, de loin en loin. Heureusement il y avait la vieille. Elle savait le recompenser, le vieux, quand elle voulait.

Il colla son oeil contre un jour de la porte, coulant un regard à l'intérieur. Le spectacle offert l'inspira, le vieux, et presque surpris il en constata la réaction physique.
Un sourire pervers aux lèvres, il se recula, le vieux, et s'en alla se tapir à l'entrée de la clairière, derrière un taillis.

Il était patient, le vieux, quand il voulait.

[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Elle se releva lentement la vieille
Il sentait bon le gamin
Même dans cet endroit pas réputé pour...
Elle trouvait ça agréable la vieille.

Elle ricana

Voilà mon garçon.
Dommage que tu ne m'en dises pas plus...
Si un jour tu as besoin d'autres choses n'hésite pas et reviens voir la vieille.
Elle aime les visites la vieille


Elle lui tendit des feuilles d'Aloe

Tiens mon gars, et n'oublie pas d'en appliquer après...
Tu souffriras moins.
Z'ont bon goût les nobliaux...


Elle le laissa se renculotter et attendit le paiement
Car elle aimait les écus la vieille
Et elle les attendait!!
[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Satisfait, et soulagé, il se rhabilla vite fait, remettant à plus tard l'arrangement de sa tenue. Puis il mit la main à sa poche, sous l'oeil rapace de la vieille. Il tira quelques écus, une jolie somme, mais qui lui semblait bien peu rapportée à ce qu'il allait encore gagner cette nuit.
Jamais, en 25 ans de vie, il n'avait eu autant !

Le sourire aux lèvres, il fila vers la ville, satisfait de quitter ce lieu qui lui faisait un peu peur.

[/rp]
--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]Le vieux, qui n'était pas mineur (n'étant jamais, mais absolument jamais, en 63 ans, descendu a la mine, regarda passer le jeune qui ne l'était pas tant.

Au moment précis où il passait devant lui, il bondit hors du fourré, avec une aisance surprenante. Mais il était aussi souple que malchanceux le vieux. Et la ronce, solide et traitresse, qui accrocha le bas de son manteau puant, l'empécha d'atteindre sa proie.

Impuissant (pour une fois), il vit le mignon se retourner, blémir, et partir en courant.[/rp]
--Bichon a écrit:
[rp]Au bruit dans les buissons, il se retourna d'un bloc, le coeur ayant raté un battement. Mort de trouille, ou presque, il vit la masse affreuse d'un poilu édenté se jeter sur sa petite personne.

Il hurla au moment précis où le vieux s'arreta brusquement, un air de surprise aigue au fond des yeux. Le mignon reprit gout à la vie en un instant, constatant que la patte puissante de l'individu n'avait fait que l'effleurer.

Il tourna brusquement les talons, leva le menton, et les coudes au corps, levant haut les genoux, il partit de toute sa vitesse, qui n'etait pas considérable, en criant Mamaaaaaaaaannnnnnn[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Elle pensait la vieille
Cela lui arrivait parfois...
Elle savait qu'on disait plein de choses sur elle
Mais elle s'en moquait la vieille
On la disait parfois sorcière
Elle en riait la vieille

Supercheries et croyances...
On disait d'elle qu'elle était capable par ses sortilèges de ramener l'amour de l'amant infidèle,
de provoquer la mort du mari jaloux ou de faire crever la vache du voisin...
Guérisseuse, crainte mais sollicitée.

Un jour, il y avait bien longtemps, un monillon l'avait traité d'hérétique!
Grand mal lui en avait prit!
Elle ricana à se souvenir la vieille...

Quelles âneries lui avait-il servit :

As-tu partagé la croyance de nombreuses femmes de la suite de Satan ?
Que pendant le silence de la nuit, après t'être étendue dans ton lit et pendant que ton mari repose sur ton sein,
tu as le pouvoir, toute corporelle que tu es, de sortir par la porte fermée,
de parcourir l'espace avec d'autres femmes qui te ressemblent ?
Que tu as le pouvoir de tuer, avec des armes invisibles, des chrétiens baptisés et rachetés par le Sang du Christ,
de manger leur chair après l'avoir fait cuire, et de mettre à la place de leur coeur de la paille ou
un tout autre objet ?
Que tu as le pouvoir, après les avoir mangés, de les ressusciter et de leur accorder un délai pour vivre ?
Si oui : quarante jours de jeûne et une pénitence durant sept ans. '

Elle frissonna quand même la vieille
Mais elle n'avait plus peur...

Elle termina son pain doré et alla s'installer sur sa paillasse près de l'âtre.
Elle contempla les flammes un moment en souriant
[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Une ombre furtive traversa le marais ce matin là.
Tiamarys n'était guère rassurée, mais elle n'avait guère le choix.
Sans tomber dans la superstition, elle pensait que tout était bon en cas de crise.
Elle avait entendu les rumeurs terribles qui circulaient dans le BA.
Une de ses amies était en danger, elle lui avait proposé son aide et son soutien bien sur, mais soudain l'idée farfelue de la vieille s'était imposée à elle.
La vieille des marais, celle qui l'avait si bien aidé malgré son air peu ragoutant saurait bien préparer une potion ou un filtre pour Ali.

L'idée d'en parler à Paillard l'avait effleuré bien sur, mais il l'a trouverait sans doute ridicule. Lui le guerrier, le soldat aguerrit ne comptait que sur sa lame pour aider les autres.

Elle avait acheter tout exprès une belle broche en argent lors de son voyage dans le Berry.
Arrivée devant la masure, Tia ne put que constater qu'il n'y avait personne. Le marais était comme à son habitude sinistre et nul bruit ne troublait les lieux.
Un long frisson la parcourut.
Vite, déposer le coffret, laisser un parchemin expliquant sa demande.
Elle reviendrait...Avec pail cette fois!
La peur de croiser le vieil homme à l'air vicieux la fit frémir de dégoût.

Elle déposa le tout devant la porte de la masure et regagna le village rapidement...
[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]Enfin de retour !
Enfin le marais…
Elle était contente la vieille.

L’odeur de la terre humide,
La pourriture des marécages, l’humus et les champignons.
Enfin chez elle...

Elle regarda autour, pas âme qui vive…
Elle s’empressa d’aller à sa cache avec la bourse bien remplie qu’elle ramenait de son voyage.

La bourgeoise…Une noble qu’elle pensait la vieille…
L’avait richement remercié.
Une bourse bien garnie, un châle neuf et de quoi tenir quelques jours en provisions de bouche.
Pas de doute, la vieille avait fait une bonne affaire en délaissant quelques temps son marais bien-aimé.

Elle regarda surprise le parchemin roulé près d’un coffret en bois sculpté posés devant sa porte. Elle se baissa et ramassa le tout avant d’entrer.

Le vieux était de retour aussi, il avait fureté les villes du Bourbonnais Auvergne jusqu’au Berry qu’il lui avait dit.
Lui aussi rapportait des choses dans sa besace.
L’odeur était caractéristique, il avait hanté les cimetières le vieux…

Elle ricana la vieille, elle aurait de quoi préparer des potions et des filtres. Elle regarda le parchemin et sourit de sa bouche édentée.

Une commande spéciale pour une bourgeoise polignacoise.
Elle avait du lui déposé le parchemin pendant son absence, elle lui demandait un filtre de protection pour l’une de ses amies en danger certain. Dans le beau coffret se trouvait une belle broche en argent.
La vieille se mit donc à la préparation de la potion de protection, pensant avec plaisir aux écus qui suivraient et au bel homme qui accompagnait toujours la dame.

Elle regarda le ciel la vieille
La lune ronde, pleine…c’était le bon jour… Elle prit la coupe contenant le bijou en argent, une broche brillante et lourde qui appartenait à la noble dame à protéger.
La dame lui avait confié dans sa lettre, vouloir offrir le bijou à son amie. Une duchesse avait compris la vieille. Une duchesse qui avait des soucis avec un autre pair du royaume.

La vieille ricana.
La noblesse s’ennuyait telle à se point pour se faire des misères ?

La vieille avait placé le bijou dans une coupe emplie d’eau. Il devait tremper toute la nuit, toute la journée et posséderait ensuite les vertus magiques nécessaire à l’enchantement.

Le lendemain soir, nuit de pleine lune, la vieille prit la coupe, la leva vers l'astre lunaire et récita la formule

« Ô, lumière de la lune,
Enveloppe la duchesse Alivianne
Protège-là
Et la nuit et le jour »


La vieille avala d’une traite l’eau contenue dans la coupe, elle retira le bijou de la coupe et le posa dans son coffret initial.
La duchesse devrait le porter pour bénéficier de la protection.
La vieille attendit que la brunette revienne…
Et si cela n’était pas assez puissant, elle connaissait d’autre enchantement plus puissant !


[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]La nuit tombait déjà quand Tia se libéra enfin de ses obligations journalières.
Elle embrassa Pail et lui demanda tendrement si une balade vers le marais lui plairait.
elle éclata de rire en voyant sa mine. Bien sur, il se doutait qu'elle voulait revoir la vieille, mais comment lui parler de sa demande
d'enchantement.

Mon coeur..Euh je suis allée dans les marais hier.
J'ai...Euh...Disons demandé une protection pour Ali.
Tu comprends avec toutes ses rumeurs qui circulent à travers le BA....
Enfin bref je suis allée chez la vieille, il n'y avait personne mais j'ai déposé un parchemin et le bijou que j'ai acheté à Bourges...
J'espère qu'elle arrivera à l'enchanter afin de protéger Ali contre ses ennemies!


Tia regarda Pail avec un sourire mutin

Bon bon...Je sais j'aurais du t'en parler d'abord, mais tu étais occupé, et puis je suis une grande fille non?

Elle pencha la tête doucement et lui adressa un sourire charmant

Par contre...C'est vrai que la nuit tombe vite à cette période de l'année et que...Enfin j'aimerais bien que tu m'accompagnes!
Tu veux bien mon coeur?
[/rp]
Paillard a écrit:
[rp]Retourner chez la vieille ? Il sourit légèrement.

"Tu sais... Je reste persuadé, individu primaire que je suis, qu'une bonne lame est plus efficace que toutes les incantations d'une vieille édentée, de surcroit laide comme un pou anémique. Mais, allons-y, ça nous fera une ballade !"

Il s'enroula dans sa cape, vérifia par acquis de conscience que l'épée jouait aisement dans son fourreau, et siffla son cheval, pas encore dessellé. Comme toujours, Satan, le noir de Tia, suivit son gris, et ils enfourchèrent les montures, au trot vers l'orée de la forêt.

La lune pâle se reflétait dans les flaques boueuses du chemin, à brefs intervalles, lorsqu'aucun nuage à la frange blanchâtre ne la voilait, poussé par le vent glacial de la nuit d'automne.
Les arbres dépouillés barraient l'horizon, dressant un tableau qui eut pu être sinistre, si les dernieres tournées ingurgitées ne l'avaient maintenu dans un état de légère euphorie. Mais l'air frais avait achevé de le dégriser lorsqu'ils s'arreterent devant la porte sombre de la masure. Sautant à terre, il frappa délicatement, d'un coup de botte sonore, et tendit la main à Tiamarys, comme si elle n'avait pas été une guerrière accomplie. Il savait déjà qu'elle allait, comme lui, sauter dans la boue sans demander l'aide de quiconque.[/rp]
--levieuxdelavieille a écrit:
[rp]Le vieux dressa l'oreille, en se recroquevillant derriere un buisson. Il était occupé à poser quelques collets, autour de la clairiere, sachant les lapins attirés par les derniers légumes du jardinet.

Retenant le rot qui le chatouillait depuis un moment, il observa les deux cavaliers, une grimace de dégout sur sa face grelée de petite vérole.

Il detestait ça, le bruit des chevaux, qui lui rappelait en permanence qu'il boitait bas et courait comme un caillou, l'acier qui luisait sous la lune, révélant les armes et les cuirasses. Traqué depuis toujours, et pour de bonnes raisons, il craignait tout ce qui lui évoquait l'ordre, la force ou la justice des hommes. Celle du Diable lui convenait bien mieux. Lui au moins ne lui avait pas brisé la jambe sur une roue, au fond d'un cul de basse-fosse. Il est vrai, il le reconnaissait volontiers, que personne non plus ne l'avait obligé à tuer ce jeune valet, à l'époque. Ni les suivants, d'ailleurs.

Prudent, il retint son souffle tandis qu'ils mettaient pied à terre, investissant les lieux avec une autorité qui l'inquiétait un peu. [/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Tiamarys appréciait les promenades auprès de Pail, même pour se rendre au marais. Surtout d'ailleurs, elle n'imaginais guère se rendre en ces lieux seule à la nuit tombée.

Elle sauta à terre ayant prit soin de prendre la main de son amour, pas tant pour le risque mais surtout pour le plaisir de terminer dans les bras de son tendre amour.

Elle rajusta sa robe, lissa les plis et prenant la main de Pail ils se dirigèrent tous deux vers la masure.
La vieille ne tarda pas à leur ouvrir.
Tia sursauta en l'apercevant...Elle était toujours aussi laide et repoussante, pourtant elle lui faisait confiance...C'était comme ça.
Un regard furtif dans la bicoque.
Le vieux semblait absent et Tia ne put que s'en féliciter

Bonsoir vieille femme.
Je venais voir si vous aviez trouvé mon message ainsi que la broche et si vous aviez trouvé un enchantement pour aider mon amie.


Elle se tourna vers Paillard un peu penaude.

alors vieille femme? Avez vous ce que j'attendais?
[/rp]
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MessageSujet: Re: Dans les marais... Chez la vieille   Mar 16 Déc - 0:25

--Lavieille a écrit:
[rp]La vieille avait guetté
La vieille avait attendu le retour de la brunette et de son protecteur.
Elle ricana la vieille
Ils avaient le bon rôle les jeunes nobles,
fort de cuisse, fort de gueule!
Le choix de leur chasse était vaste...
Gueuses ou filles de petite vertue
Bourgeoises ou de grande noblesse.
L'avait bon goût le noble, la brunette n'était pas laide et
surtout elle ne pouvait se targuer d'une quelconque attache.
Un homme de cette trempe...

Elle ricana la vieille.
Du boulot pour elle en perspective!
Elle se dit qu'il y aurait bien un bâtard prochainement...Vu le gaillard...
Ce serait inévitable!
Et la gamine ne pourrait décemment pas garder le fruit d'un amour de cet ordre.


Voui ma fille, j'ai ensorcelé la broche.
Votre amie devra le porter le plus possible pour qu'il s'imprègne de son essence.
Mais au cas où cela ne suffirait pas, il faudra me l'amener!
J'ai d'autre sortilège bien plus puissant encore mais qui requièrent sa présence.

Elle ricana la vieille

Et vous ma belle...

Elle se tourna vers son compagnon qu'elle regarda d'un air goguenard.

Ce bel homme ne vous a pas encore fait misère?
Il n'a point encore réussi à vous rendre grosse?

Et vous ma fille, vous savez donc pas user de vos charmes?
Un homme ça se dorlote, ça se bichonne


Elle partit d'un rire gras la vieille qui se termina en quinte de toux.

j'ai des potions pour aider en cas de panne...Mais un fier Paillard euhhhh Gaillard comme vous!!
Pas de doute, elle doit pas s'ennuyer la môme!

Elle alla chercher l'écrin contenant le bijou

Voilà! et qu'elle n'hésite pas à venir me trouver.

La vieille se frotta les mains en voyant la bourse tendue par la bourgeoise.
Elle allait être plus riche que le roi !!!
[/rp]
Paillard a écrit:
[rp]Il observa l'antre de la bonne femme. Puant, sombre, sans doute infesté de vermine. Il fronça le nez devant l'apparence de l'ancêtre. Pas reluisante... Et une voix de crécelle, stridente, qui l'énerva au premier son.

Du coin du feu, dont il s'était approché pendant que discutaient les femmes, il se retourna d'un bloc lorsque la vieille balança ses allusions lubriques.

Il la fixa, un léger sourire aux lèvres, et marcha lentement vers elle.

Écoute moi, vieille bique. Occupe toi de tes fesses fripées, si quelqu'un leur trouve encore de l'intérêt. Mais laisse les nôtres de coté, sans quoi les tiennes finiront bleues, à force de bastonnade ! Ne te crois pas tout permis, et ne crois pas, surtout, que la moindre de tes simagrées me fasse peur !

Toujours souriant, il se tourna vers Tia :

On y va puce, tu as fini ? Sinon je crains que l'enchantement ne disparaisse avec l'enchanteresse...

Il jeta un nouveau regard à la vieille, la détaillant des pieds a la tete.

Enfin, enchanteresse.... Facon de parler.




[/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]La vieille hoqueta
Jamais bellâtre ne lui avait parlé de la sorte...
Elle aimait ça la vieille.

Mes fesses fripées? Héhé...Vous y trouveriez peut-être votre compte!

Elle regarda la jeunette

la viande fraiche se fane vite alors qu'avec moi, point de surprise!
Mon vieux s'en plaint pas!
il revient toujours..


Enfin là n'est pas le problème!
Vous refusez la vérité mon garçon, à compter fleurette à votre belle amante au détour des chemins
ou même sans doute à partager sa couche le risque est grand.
Quoique là vieille est là...
Un ange de plus ce ne serait pas le premier!


Elle ricana en voyant frémir la jeune dame.

Ne vous en faites pas...La vieille est là !
Et vous jeune homme, attention à votre langue.
Ce peut être un objet de plaisir,
une arme destructive
mais je sais aussi faire noircir
les langues trop poussive!
Ne prenez pas mes paroles en l'air!


la vieille marmonna dans sa barbe quelque chose comme :
Ah ces jeunes!
ça se sert de leur instrument
sans connaitre le mode d'emploi!!

Faites attention mon petit, sauf si vous voulez repeupler le monde de derrière!


Elle les poussa vers la sortie, elle avait sommeille la vieille
et le vieux allait rentrer..
S'occuper de ses fesses fripées!
[/rp]
Tiamarys a écrit:
[rp]Tia sursauta en écoutant l'échange verbal entre son amour et la vieille. Elle se serra contre lui.

Ne t'en fais pas vieille femme, nous faisons attention.
Et puis quoi de plus beau qu'un enfant non?


Tia tira Paillard vers la sortie, s'efforçant de sourire à la vieille.

Encore merci pour votre aide vieille femme...Je reviendrais sans doute vous voir...

Elle se tourna vers Pail et l'embrassa

Rentrons amour!...

Elle ne put terminer sa phrase que déjà ils étaient poussés vers la sortie...

Tia monta en selle avec Pail et ils regagnèrent le village contents de retrouver la civilisation.
[/rp]
Paillard a écrit:
[rp]
Sois tranquille, tu peux me tourner le dos sans crainte, vieille peau, il est loin le jour où je trouverais satisfaction dans ce genre de pots !

La vieille commençait sérieusement à lui courir sur le haricot... Il n'eut tenu qu'à lui qu'elle aurait déjà, depuis un moment, craché ses dernières dents sous une baffe monumentale. Voilà qu'elle le menaçait de nouveau !

Mauvaise pioche, il ne supportait pas ce genre de provocations voilées. Certes, elle faisait preuve de bravitude*, mais cela frôlait l'inconscience. Il dut se retenir pour ne pas en faire de la pâtée à cochons, voilà qui les aurait agréablement changé du maïs. Mais... Après tout, le risque d'empoisonnement était conséquent, vu l'état de la vieille, et il renonça, préférant emboiter le pas de Tia.
Pourtant, il ne résista pas à se retourner vers l'ancêtre, lui glissant :

Numérote tes abattis, l'ancienne, si tu veux qu'un jour on reconstitue ton squelette... Ou alors rabaisse ton caquet, ce sera plus vite fait.



Puis il poussa Tia aux fesses, lançant par dessus son épaule, à la sorcière puante :

Tu vois... C'est autre chose !

Il enfourcha Sirocco, et suivit sa belle, qui semblait avoir hâte de quitter les lieux. Il remarqua à peine la silhouette trapue qui rodait derrière le rideau des premiers troncs. [/rp]



*Mot accepté dans certains dictionnaires, pages de gauche.
Alethea a écrit:
[rp]Thea avait un peu entendu parler de la vieille. Ce matin là, ayant à faire à la poste elle poussa jusqu’à l’orée des bois. Mais elle revint sur ses pas…. Ce ne serait pas pour cette fois. Peut-être en revenant de Touraine qui sait ![/rp]
--laVieille a écrit:
[rp]La vieille se morfondait au fond de son marais...Quelques rares visites, son corbeau blessé, le père en maraude...
Et elle avait froid la vieille!
[/rp]
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MessageSujet: Re: Dans les marais... Chez la vieille   

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