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 Pour un baiser (Apolonie)

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:39

Martymcfly a écrit:
Après quelques jours passés hors du Bourbonnais-Auvergne, cela faisait bien longtemps, des années à vrai dire, la petite troupe était rentrée dans leur Duché. Dernière étape dans la campagne bourguignonne et leur chemin s'était séparé. Certes il aurait pu lui dire qu'il ne rentrerait pas à Montpensier comme c'était prévu au départ. Oui il aurait pu, peut-être même aurait-il dû.

Ils étaient si proches de Billy que le Duc avait choisi de rentrer directement en ses terres, profiter des premières gelées... Mais elle lui manquait...

Doloréane avait été détachée des autres montures et Marty en avait profité pour filer à la berrichonne... Ce voyage les avait mené jusqu'en Orléans, il ne savait même pas pourquoi. Mais peu lui importait la raison, du moment qu'il était avec elle. Bientôt elle serait baptisée. Bientôt il ferait sa demande officielle.

Alors qu'il chevauchait jusqu'en son château, il pensait à tout ceci, ainsi qu'aux moultes autres choses qu'il devait faire. Il tenait à faire enregistrer un testament, pour le cas où il lui arriverait malheur. Dès le soir de son arrivée, il le dicterait à son fidèle Barbelivien. Marty savait qu'il rédigeait bien.

A peine arrivé à Billy, un pigeon lui apportait missive. Il était aisé pour le volatile de retrouver le Duc. Marty, craignant de funestes nouvelles, s'empressa de lire la missive. L'élue de son coeur lui avait écrit, inquiète. Il fallait lui répondre. Il aurait dû la prévenir...


Citation :
Ma tendre Beths,

Je te prie de bien vouloir m'excuser de ne t'avoir prévenu. J'ai préfère rejoindre mes terres byllissoises pour certaines affaires qui réclamaient mon attention.

Ce voyage m'a été profitable, quoique rapide, et j'ai bon espoir que nous reprendrons un jour la route, pour profiter pleinement cette fois des paysages.

Nous nous reverrons très bientôt je le crois.

Il me tarde déjà. Tu me manques.

J'ai hâte de te serrer à nouveau dans mes bras.

Ton Marty qui t'aime et se languit.

Pas le temps de sceller la lettre. Elle reconnaîtrait sans aucun doute l'auteur. Il lui fallait à présent renvoyer le pigeon vers son expéditrice. Marty devait maintenant partir à la recherche d'un orfèvre. Il ne doutait pas que ses terres devait en avoir quelques uns.

Larges enjambées dans les couloirs du château, comme à chaque fois qu'il rentrait. Grands pas qui le menaient vers son bureau, où il aurait à faire. Et comme toujours, grands cris qui résonnaient dans l'enceinte.


Gandrelina !!! Barbelivien !!! Berthe !!!

Ca ressemblait à un grand rassemblement... Branle bas de combat v'la le Duc qu'est rentré ! Sourcils froncés, Marty ôte son vêtement et le dépose nonchalamment sur le dossier d'un fauteuil dans ses appartements. Il s'assoit à son bureau attendant l'arrivée des protagonistes. Lequel sera là en premier ?

Un tas de lettres s'amoncelait sur la table. Soupir. Des courriers de remerciements pour son bal, des lettres d'admiratrices, encore et toujours, quelques lettres intéressantes. Une de sa marraine, en voyage en Bourgogne qui pensait à lui. Une autre du Héraut, lui annonçant une bonne nouvelle. Sourire. Il fallait vraiment le trouver cet orfèvre...

Une Berthe passa la tête dans la porte.


Votre Grâce est de retour ?

Bonjour Berthe, oui mes sujets ont besoin de leur suzerain. Faites moi rôtir une poularde pour le déjeuner, et préparer donc quelques mets dont vous avez le secret pour une petite sauterie... Réfléchit un instant... pour demain en fait.

Mine déconfite de la cuisinière.

Votre Grâce organise un nouveau bal ?

Non, une cérémonie tout ce qu'il y a de plus simple. Donc quelques couverts pour un banquets. Hmm... Plutôt un buffet, ce sera plus convivial. Marty compta dans sa tête. Prévoyez pour une dizaine de personnes ce sera très bien.

Moue approbative accompagnée d'un hochement de tête.

Il sera fait selon vos désirs Votre Grâce. Et d'ajouter, un brin espiègle et curieuse. Votre Dame n'est pas avec vous ?

Le regard froncé du Duc se relève de ses parchemins et file droit vers les yeux malins de la cuisinière, qui comprend qu'il vaut mieux qu'elle s'éclipse, ce qu'elle fit, après la sèche réponse ducale...

Non. J'espère qu'elle sera là demain.

Une missive de plus à rédiger... Plusieurs en fait du coup... des invitations... Il fallait faire vite. Prévenir ses vassales avant toute chose...

Un candélabre à la main, Barbelivien entrait à son tour dans le bureau du Duc de Billy.


Votre voyage en Domaine Royal fut-il agréable Votre Grâce ?

Ah Barbelivien, vous tombez bien. Le voyage ? Rapide... Même pas le temps de dire Sa Seigneurie Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc du Bourbonnais-Auvergne et de Lapalisse, Baron d'Arfeuilles, Seigneur de Commières et Pair de France, qu'on était déjà rentré. Sourire amusé, c'est vrai que c'était quand même bien long comme appellation... Plus sérieusement, nous avons circulé rapidement. Je me suis juste arrêté un peu à Gien, mais c'était fort court. A refaire un jour j'espère bien. Mais bref. Savez-vous où est Gandrelina ?

Le valet, l'oeil rieur, sourit et opine du chef.

Elle a quitté le château avant le lever du soleil pour se rendre en forêt.

Marty lève les yeux au plafond.

Que diable a t-elle besoin d'aller dans les bois au petit matin... ? Soupir profond. Bon... Elle reviendra bien à un moment de la journée. Quand elle rentrera dites lui que je souhaite que la salle de réception soit prête pour demain. Nous recevrons des invités. Inclinaison de tête de Barbelivien. J'ai besoin maintenant de votre bougie pour sceller quelques missives, ainsi que de votre plume tout à l'heure.

Le valet pose alors son chandelier sur la table en bois, tandis que le Duc commence à écrire.

Citation :
    A l'intention d'Apolonie de Nerra, Dame d'Orval,

    Ma chère Apo,

    J'aimerai que dans l'instant où tu recevras cette lettre tu te rendes au château de Billy, en mes terres, afin que nous nous revoyons avant ton départ prochain. Je te sais désireuse d'aventures et de chevauchées mais avant tout cela, je souhaite faire de toi ma vassale, et c'est à cette fin que je désire ta présence à Billy, afin que tu puisses me prêter allégeance.

    J'ai grande hâte de ce moment, de te revoir également. N'hésite pas à venir accompagnée.

    Puisses tu être en bonne santé.

    Que le Très Haut te porte en Sa Sainte garde.





Apolonie viendrait sûrement accompagnée... Les rumeurs devenaient plus que des bruits de couloirs et elles avaient traversé les frontières du Duché, déjà... Complètement incompréhensible, mais si tel était son désir... Peut-être que finalement les opposés s'attiraient vraiment ?

Et d'une... A la suivante...


Citation :
    A l'intention de Clothilde de Saint-Nicolas les Colombes, Dame de Laveissière et de Bost,

    Ma chère Porte Parole, Chère Clo,

    Je ne sais si ma missive te trouvera alitée, te reposant des récents événements royaux, ou de ton accouchement, que j'espère s'être bien déroulé.

    Je ne sais s'il te sera possible de te rendre en mes terres de Billy mais je souhaite t'y voir pour l'anoblissement prochain de ma future vassale, Apolonie de Nerra que tu dois connaître.

    Je t'espère en bonne santé et attend de tes nouvelles rapidement.

    Que le Très Haut te protège.





Clothilde avait elle accouchée ? Cette lettre serait une façon de le savoir. A la suivante...

Citation :
    A l'intention d'Anyenka Varthak, Dame de Marcenat,

    Ma chère Capitaine, Any,

    Je t'écris cette missive pour t'annoncer mon retour en mes terres de Billy. Sache que je suis très fier de toi et des succès dans les tâches dont tu t'es acquitté récemment. Grâce à toi, l'équipe municipale de soule revit et c'est une chose qui m'est chère. Bien évidemment j'irai courir un peu sur les terrains, cela me fera un peu d'exercice bien nécessaire pour éliminer les gibiers dévorés au cours des récents banquets.

    Si je t'écris c'est aussi pour t'annoncer que demain sera célébré l'anoblissement de ma future vassale, Apolonie de Nerra, dite la Directe. J'aimerai que tu sois présente, bien que je comprenne que tes activités soulesques t'occupent beaucoup, de même que l'éducation de tes enfants. Transmets mes amitiés à ton grand Roderic et dis lui que j'aimerai aller chasser avec lui un jour.

    Dans l'attente de te revoir,

    Puisse le Très Haut te porter en Sa Sainte garde





Il tenait bien évidemment à inviter sa Duchesse... sa Dame pour l'instant. Il sourit à cette idée, puis grimaça. Peut-être avait elle reçu sa précédente missive dans l'angoisse la plus complète... Il fallait la rassurer à nouveau.

Citation :
    Ma tendre Beths,

    Je t'écris à nouveau dans l'espoir de te savoir rassurée quant à mon état. Je ne cesse de penser à toi et l'attente de te revoir me paraît une éternité.

    Je te souhaite à mes côtés pour l'anoblissement d'Apolonie de Nerra à qui je désire confier la gestion d'une des terres de mon Duché de Billy.

    Je me languis de ta présence.

    Ton Marty



Cette fois, il scella la missive pour Beths. Après tout, la cire était chaude alors autant en profiter !

Il manquait encore une invitation, et pas des moindres... Si
Auvergne n'était pas là, rien ne pourrait se faire...

Citation :
    A l'intention d'Auvergne, Héraut de la Marche du Bourbonnais-Auvergne,

    Salut Chef !

    Je t'écris pour te dire que j'ai bien reçu ta missive m'affirmant que l'anoblissement d'Apolonie pouvait se faire et ne souffrait finalement d'aucun veto du Roy d'Armes.

    J'ai le souhait que la cérémonie se déroule en mes terres de Billy dès demain.

    Je t'attends donc avec hâte et j'espère te voir pour valider l'octroy de cette seigneurie.

    Bien à toi,





Il se tourna alors vers Barbelivien.

Voilà, faites parvenir ces cinq missives à leurs destinataires. La première est à adresser à Montbrisson, Apolonie doit y demeurer toujours depuis que je l'ai quitté à Thiers il y a peu. Faites porter la deuxième au domaine de Laveissière, la troisième dans les terres de Marcenat, et la quatrième est à envoyer à Montpensier, Beths doit toujours s'y trouver. Enfin, la dernière est à transmettre au Héraut du Bourbonnais-Auvergne.

Fallait tout retenir... Barbelivien inclina la tête prenant les missives roulées et fit quelques pas vers la porte.

Attendez... j'ai besoin de vous pour un autre travail. Deux en fait. Non... trois à vrai dire.

Haussement de sourcil du valet.

Le Duc rédigea une nouvelle missive qu'il ne scella pas tout de suite. Une fois terminé, il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Concentré sous le regard hébété du valet.


Que puis-je pour vous Votre Grâce ?

J'aimerai vous dicter mon testament.

Etonnement de Barbelivien.

Vous... vous êtes souffrant ? Voulez vous que je fasse appeller le Docteur d'Azayes ? Il doit y avoir des herbes dans le potager qui pourraient vous soulager sinon. Ou encore mon petit cousin de la capitale a ramené de Clermont des plantes médicinales qui...

Non non, tout va bien rassurez vous. Je préfère simplement prendre mes précautions.

Il lui indiqua le siège, ainsi qu'une plume. Le valet allait pouvoir faire montre de ses talents. Il avait appris à écrire, mais il ne pratiquait pas souvent, ou alors en cachette, quelques mots doux pour une servante, ou une tavernière au croupion avantageux qu'il lui aurait fait tourner la tête. Mais rédiger le testament du Duc... jamais il ne l'aurait imaginé. C'était une grande fierté pour le simple fils de cordonnier qu'il était.


Dernière édition par Gypsie le Jeu 27 Nov - 22:47, édité 1 fois
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:40

Martymcfly a écrit:
Marty entama alors sa dictée, les yeux tournées vers ses terres. Pas d'héritier... Il le savait, s'il mourait demain, Billy retournerait au Bourbonnais-Auvergne, mais il souhaitait donner quelques consignes avant le trépas. On ne savait jamais... La liste était longue, il ne voulait oublier personne, certains seraient même surpris de se voir coucher sur le testament du Duc. Quelques notes d'humour grinçant alors qu'il poursuivait sa dictée. Une fois que cela fut fait, Barbelivien relut le parchemin. Les formules d'usages paraissaient correctes au Duc, il signa à la suite du valet, apposa son sceau et enroula le papier, comme les autres, avant de tendre la dernière lettre qu'il avait rédigé.[/i]

Citation :
    A l'intention de Phylogène,

    Baronne,

    Je vous prie de trouver joint à la présente missive mon testament que je viens de dicter à mon valet. Puissiez vous l'enregistrer ou à défaut, me dire s'il est correct dans sa rédaction.

    Je vous remercie de prendre note de ces dispositions.

    Dans l'attente de vos nouvelles, que le Très Haut vous garde.




Un soupir alors qu'il ordonne à Barbelivien.

Vous aurez compris que ce pli est à adresser à la Baronne de Riom et d'Usson, dame Sibella de Vissac, autrement appelée Phylogène, qui réside à Montpensier.

Oui, Votre Grâce, je m'en occupe.

Bien. Fort bien. Pouvez vous enfin vous occuper de trouver un orfèvre dans les environs ?

Un orfèvre ? Ba... y a le fils Michaud ! C'est le petit neveu de Berthe, il a repris l'atelier de son père, qu'a trépassé dans un accident de chasse, y a pas un mois. Il fait du grand art. Plus bas. C'est un compagnon.

Parfait ! Demandez lui de graver les armes de Varennes sur Allier sur le chaton d'une bague en or. Portez lui quelques chevreuils, quelques livres de noisettes, une bouteille d'alcool de châtaigne et du fromage d'Ambert, je ne l'aime pas celui là, mais cela devrait lui convenir. S'il y a besoin d'une rallonge en écus, faites le moi savoir.

Entendu Votre Grâce.

Instant de silence.

Je peux disposer ?

Juste... Quand vous irez récupérer la bague, réservez donc la plus chère d'entre elles, et dites à votre compagnon que j'irais moi même la lui payer.

Hochement de tête, Barbelivien s'éclipsa, parchemins sous le bras, tête embuée par toutes les destinations à retenir, les courses à faire, les messages à passer...

Seul dans son bureau, tout ce qu'il avait à faire était accompli. Sauf déguster la poularde que Berthe devait cuisiner. A nouveau devant la fenêtre, à admirer ses étendues de bois, plus très vert.

Demain serait un grand jour pour lui. Un maigre sourire en pensant à la cérémonie du lendemain.
Beths a écrit:
[Quelque part en Bourgogne]


Un voyage d'une dizaine de jours, un voyage épuisant qui avait laissé que peu de place aux discussions, mais qui avait eu l'avantage de rosir ses joues, de faire briller ses yeux, de lui faire découvrir d'autres paysages, d'autres gens, d'autres moeurs.
L'Orléanais ... quelle drôle d'idée tout compte fait. Mais qu'importait, elle avait eu le plaisir de découvrir la Loire, fleuve étrange, étonnant, où des bancs de sable étaient de temps à autres visibles, il n'avait rien à voir avec leurs rivières d'Auvergne.
Et les contrées traversées n'avaient rient à voir avec leur Auvergne d'ailleurs. Plus ils se rapprochaient de chez eux et plus elle sentait son cœur bondir malgré son état d'épuisement visible, état que sa fierté refusait d'avouer.

Sa future marraine avait alors décidé de prendre la direction de sa ville d'origine. Beths lui avait chaudement recommandée de se montrer prudente, les brigands rodaient, et elle n'était pas savoir Leg seule sur les routes. Mais son amie l'avait tant et si bien rassurée, qu'elle avait sourit et lui avait dit au revoir sur une dernière embrassade.
Montpensier n'était plus qu'à quelques heures lorsque subitement leur meneur bifurqua en direction d'une ferme. Beths leva les yeux au ciel. Allons bon qu'allait il encoooooore inventer. Tout comme Herma, elle se mit à le suivre et soudain, mais, où ... où était il ??? Mais diantre, comment avait-elle pu ne pas remarquer son absence ? Certes il faisait nuit quand ils étaient repartis, mais, il était parti avec eux, du moins, elle le croyait. Mais en était elle bien sur ? Se rappelant les événements de la veille, elle se souvint s'être à moitié endormie sur la selle de Canasson qui avait suivi le cheval de devant. L'angoisse la saisit soudainement, l'angoisse de ne pas savoir ce qui lui était arrivé, allait il bien ? ou non ? Que faire ? Demi-tour ? Non, ce n'était pas une solution, il pouvait être n'importe où, et elle pourrait chercher des heures, or Canasson était au bord de l'épuisement.

Et là, la Gondole se mit à bougonner ce qui eut pour effet de faire rire le maréchal de Montpensier. Chaque minute qui passait, Beths sentait son humeur devenir de plus en plus mordant, et oui, elle redevenait grognon.
Les quelques lieux qui les séparaient de Montpensier lui parurent des heures interminables, vite, plus vite, plus viiiiiiiiiiiite, il fallait arriver.
Enfin, les remparts de la ville se dessinèrent à l'horizon.




[Montpensier]

A peine arrivée au poste de douane, elle sauta au bas de sa monture, manquant de tomber, ses jambes ne la soutenant que difficilement. Elle effraya et amusa ses collègues de douane en se précipitant sur le premier bureau qu'elle trouva, encrier, parchemin. Elle devait lui écrire.

Citation :
Mon tendre aimé,

Le voyage que nous avons entrepris avec mes futurs parrain et marraine, avec Herma, n’était certes pas de tout repos. Les chevaux ont été menés brides abattues, sans nous laisser forcément le temps d’admirer les paysages. Mais Marty, sache que je suis réellement heureuse que tu aies accepté de venir avec nous, avec moi.
Peut être aurons nous l’occasion de voyager ensemble de nouveau, mais cette fois, en nous pressant lentement ?

Hier, dernière étape Bourguignonne avant de regagner notre BA, Leg m’avait prévenue qu’elle quittait notre groupe pour bifurquer vers Bourbon.
Un tant soit peu épuisée, persuadée que tu étais avec nous, je n’ai guère prêté attention à ce qui se passait. Je m’en veux. Ce n’est qu’en passant les portes de Montpensier, à moitié endormie sur ma selle, en déclinant nos identités à une heure indue, que j’ai remarqué … ton absence.
Mon Marty excuse moi de ne pas l’avoir remarqué plus tôt pour faire demi-tour et te trouver. Vas-tu bien ? Ce pigeon devrait te trouver sans mal, tu es, au plus à quelques lieux de cheval. D’ailleurs, c’est peut être ta Doloréane qui a un petit souci avec son équipement : selle qui aurait lâchée, ou rennes, ou bien encore un fer qui se serait détaché ?

Avec impatience et fébrilité j’espère recevoir des nouvelles rapidement. Je reste donc à Montpensier, je t’attends, et j’en profiterais pour visiter quelques connaissances.

Mes pensées volent jusqu’à toi
Ta Beths


Elle écrivit sa lettre d'une traite, se mordillant parfois la lèvre, peut être avait-il juste besoin d'être un peu seul ? Peut être que ....
Elle chassa ses idiotes idées d'un mouvement de tête, et sur un dernier au revoir à ses collègues douaniers, partit en quête du pigeonnier pour trouver un volatile moins idiot que les autres et qui dénicherait le Duc de Billy.

Une fois choses faites, Beths se décida à tenir la promesse qu'elle avait faite, elle se rendit donc à la Douce et afin de s'occuper l'esprit elle se remémora cette fameuse soirée en taverne lors du voyage du Roy avait été merveilleuse. Elle avait fait connaissance de personnes exceptionnelles et elle avait eu plaisir à revoir Nanny, cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était vues. Et puis elle avait enfin fait connaissance de Lady. Elles s'étaient de temps à autre croisée sans savoir qui elles étaient. Et promesse avait été faite, lorsqu'elle serait à Montpensier, elle se rendrait à la Douce. Voila qui allait se concrétiser.

C'est à l'intérieur de la taverne que le piaf qu'elle avait envoyé à Marty lui revint ... Missive à la patte. Missive d'elle décacheta aussitôt et fébrilement. L'inquiétude qui voutait quelque peu ses épaules auparavant commençait à disparaitre doucement. L'homme de ses pensées allait bien. Il s'était juste arrêté à Moulins. C'était évident en y réfléchissant bien, elle s'étonna même de ne pas y avoir pensé. Elle avait pourtant bien vu les remparts de Moulins au loin, elle avait même pu apercevoir un ou deux défendeurs.
Mais pourquoi ne lui en avait il pas parlé ? Pourquoi ne s'était il pas confié à elle ? Elle aurait compris son souhait cohérent ...

Et puis, elle relu sa dernière phrase, sa signature, et un sourire béat et niais réapparu sur son visage. Ainsi ce que son coeur avait mille fois deviné s'avérait exact ? La jeune femme sentit comme des bulles de bonheur éclater doucement. Il l'aimait et lui écrivait. Et elle fondait littéralement. Bon, soit, elle aurait préféré qu'il lui murmure tendrement ces mots à l'oreille, mais, il aurait tout temps de le faire. Poussant un immense soupir de soulagement, un soupir de bonheur comblé, Beths se décida à faire le tour de la ville.

Elle se demanda un instant si celui qui les avait mené pour se voyage allait bien. Et puis n'était ce point l'occasion de saluer Sibella ? Elle serait heureuse de la recroiser. Avant de changer encore une fois d'idée, elle demanda son chemin à l'un des villageois et se dirigea vers le manoir.

Avait-elle un don inné pour tomber au plus mauvais moment ? Cela était fort probable. Sibella était en train d'accoucher lorsqu'elle se présenta chez les Vissac. Fort heureusement pour Sibella, elle avait su s'entourer de femmes parfaitement compétentes pour l'aider en pareil moment. Et elle même resta, touchée d'être acceptée en pareil moment, toujours émue par cet événement si simple, magique, inquiétant et tellement éprouvant.

C'est donc au manoir qu'elle reçu la seconde missive de Marty. Quelques heures après les événements précédents Un des domestique du domaine vint la trouver lui demandant si elle était bien la Dame de Gondole et si oui, une missive l'attendait. Étonnée, elle alla donc trouver le page et prit la lettre qu'il lui tendait. Elle reconnu immédiatement le seau. Elle s'empressa de lire la missive et son sourire s'élargit. Ainsi, il anoblissait Apo ? Elle ne pouvait qu'approuver son choix. Sans elle, sans cette amie si forte, si sincère et si pleine de bon sens, aurait elle oser prouver à Marty qu'elle l'appréciait tout particulièrement ? Qu'elle l'aimait tout simplement ? Bon ce n'était certainement pas là le critère de choix de Marty pour offrir ainsi l'une des terres de son Duché à Apo, mais qu'importait pour elle. Elle était heureuse de son choix et c'était tout.
Amusée, elle se dit que les échanges en salle des Nobles promettaient.

Elle demanda à l'Intendant du domaine qu'elle réussit à croiser où pouvait-elle emprunter une plume et de l'encre ainsi qu'un parchemin et une tablette d'écriture. Ce dernier vint tout lui porter en main propre et Beths admira l'efficacité des gens des de Vissac.
Elle se mit alors à répondre à l'homme qui détenait son coeur


Citation :
Mon Marty,

Merci de m'avoir rassurée quant à ton état. J'étais, je l'avoue, inquiète à ton sujet. Je n'ai pas pensé un seul instant que passant à proximité de Moulins, tu éprouverais le désir et le besoin de te rendre en tes terres. Je suis idiote de ne pas y avoir pensé.

Mon tendre, je suis ravie d'apprendre que tu souhaites anoblir Apo. Je crois ne te l'avoir jamais dit, mais je ne peux qu'admirer le choix judicieux de tes vassaux.
Et pour te répondre, je serais enchantée d'être présente à tes côtés lors de cet événement.

Il me tarde,

Ta Beths

Zut, où avait elle mit ses seaux ? Zut de flute de zut ... dans sa besace, besace qui était restée sur la selle de Canasson. Tant pis, elle enverrait la missive tel que, car le pauvre homme qui lui avait apporté la lettre attendait patiemment qu'elle lui remette sa réponse. Avec un petit sourire elle lui tendit sa missive lui précisant que c'était là sa réponse au Duc de Billy.
Elle regarda partit l'homme et soudain une évidence lui vint à l'esprit, elle n'avait nulle robe pour la journée du lendemain! Et les sacoches de Canasson n'en contenaient guère plus! Eh bien tant pis, elle se présenterait demain en tenue de maréchale. Elle ne put s'empêcher d'éclater d'un rire sonore en remarquant qu'elle se mettait de plus en plus à penser chiffons, chose qui ne la préoccupait absolument pas il y a quelque temps.
Naluria a écrit:
Entre Limousin et Billy, il n'y avait pas très loin. La missive la fit sourire de parce que c'était son poursuivant qu'elle chérissait... en recherche, de par sa mauvaise habitude de l'appeller Chef... Il avait du sûrement faire de la publicité, maintenant toute les Chasses l'appelait Chef. Elle se sentait vieillir. Mais aussi par le dernier anoblissement qui avait du entériner le fait de prévenir le héraut tant les rumeurs avait du proliférer.

C'est donc une Auvergne souriante qui se présenta à la porte du château de Billy, missive dans une main, bride de Lys d'Orléans dans l'autre, écritoire passé en bandouillière, cheveux et robe un peu en pagaille.

Elle confia sa monture au garçon d'écurie tout en le décoiffant en souriant pour le remercier, puis se dirigea vers l'huis, prit le heurtoir.



BOUM ! BOUM ! BOUM !
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:43

Apolonie a écrit:
[A Montbrison]

Deux semaines ou pas loin qu'elle est à Montbrison. Elle ne devait y rester qu'un soir, de quoi voir Kory, découvrir un peu le village, avant de reprendre la route pour le périple qu'elle entreprend. Et d'une soirée, l'étape s'est faite halte, puis séjour... Et au final, elle a même abandonné son campement pour séjourner chez celui qui l'a amenée à rester.

En promenade dans des clairières perdues, en visite officielle à Sainct-Maurice, ou accoudée à une table de la Carawane. C'est d'ailleurs alors qu'elle rêvasse, assise en tailleur sur une des chaises de la taverne, l'azur perdu dans l'orangé des flammes dansantes de l'âtre, qu'elle est dérangée dans ses pensées par le bec d'un pigeon sur le volet.

D'un saut d'puce elle file à la fenêtre. C'est que depuis juin, elle a appris à apprécier de recevoir des missives. Pendant des mois elle les a craintes, fuies, elle refusait de les ouvrir, ces faire-parts de mort, ces annonces de décès. Et puis... Et puis le tourbillon funèbre s'est tu, et aujourd'hui sur les velins c'est en majorité de bonnes nouvelles qui se lisent.

Celui ci porte la signature de Sa Grace préférée. Le sourire s'élargit au fur et à mesure de la lecture, jusqu'à porter l'impatience sur les traits d'la jeune femme. Immédiatement, elle court chercher son écuyer, qui traîne encore quelque part... Le jeune Von Frayner en punition mal vécue. Pour avoir été inconvenant avec Apolonie, pour lui avoir marché dessus après avoir reluqué son décolleté lors du bal de Marty, il est condamné à servir la dame d'Orval pendant deux mois. Elle lui crie qu'ils doivent se rendre à Billy, et que Jean-Eudes a intérêt à être sellé rapidement.

D'une manière bien plus aimable, elle s'empresse de prévenir et de convier Alayn, qui accepte. Un éclat ravi dans les prunelles, elle est heureuse qu'il accepte de l'accompagner à cette cérémonie qui revêt un caractère si important. Se lier à un suzerain, un ami. Un engagement qu'elle a déjà prononcé une fois, et dont elle mesure toute la portée. Puis elle retourne à la taverne, s'attable et noircit quelques parchemins. Une occasion de revoir certains auvergnats avant le départ, et surtout des personnes qu'elle souhaite avoir à ses côtés lors de cet évènement.


Citation :

A Montbrison,

Ma douce filleule, ma tendre amie,

J'espère que ces satanés moines t'ont laché la grappe et que tu pourras chevaucher Iluin jusqu'aux terres de Billy le plus rapidement possible.

J'y serai très bientot, pour une cérémonie orchestrée par Ma Grace chérie, qui a l'inconscience amicale de faire de moi sa vassale. Il est bien sûr impératif ma belle Legowen que tu sois présente, déjà que tu as raté la première du genre !

En t'attendant à Billy,
Je t'embrasse,

Ta marraine et amie,
Apo


Et d'une filleule à l'autre....

Citation :

A Montbrison,

Ma chère filleule,

Je ne sais si tu es déjà de retour de ton périple périgourdin. J'espère que tu as apprécié la promenade. Pour ma part, je suis toujours en Auvergne. Oui, je sais, cela peut paraitre surprenant... Je te raconterai la raison de ce séjour de vive voix.

Si je t'écris ce jour, Théa, c'est pour t'inviter à me rejoindre sur les terres de Billy. Il s'y tiendra une cérémonie à laquelle j'aimerais que tu assistes, étant donné l'importance qu'elle revêt pour moi. Je vais devenir la fière vassale de Marty.

En espérant t'y voir,
je t'embrasse,

Ta marraine,
Apolonie de Nerra

Un second rejoint bientôt le premier... Comment ne pas penser à la Montbrisonaise, comment ne pas inviter à ce moment particulier une amie si particulière ?

Citation :
A Montbrison,

Ma rieuse Kory,

C'est avec une joie non dissimulée que je prends la plume ce jour pour t'inviter sur les terres de Billy. Je ne sais où tu te trouves depuis notre promenade amusante sur les bords du lac de Montbrison, mais j'espère que tu pourras nous rejoindre au plus vite, avec ta petite famille bien sur.

Marty fait la folie de me prendre pour vassale, et je serai vraiment ravie de t'avoir à mes côtés lors de cette cérémonie. Malheureusement, je t'annonce que Poutou ne pourra se joindre à nous... Elle est décédée il y a quelques jours, paix à son âme torturée.

En attendant de voir très vite chez Ma Grace favorite,
Je t'embrasse,

Apo

Une pour une jeune fille qui la mérite bien, en rire partagé.

Citation :
A Montbrison,

Ma chère fausse filleule,

J'ai été ravie de te revoir dernièrement, alors que tu devenais vassale de ta mère que tu salueras de ma part.

C'est à mon tour de t'inviter sur les terres de Billy, où je deviendrai la vassale de Marty très bientot. J'espère que tu pourras venir ma jolie.

A très vite,
Je t'embrasse,

Apolonie

Une dernière... Elle sait que le trajet sera long, elle espère qu'il se fera vite. Les premiers pas d'une blonde en terre auvergnate, mais les deux jeunes femmes partagent un caractère bien trempé et toutes leurs confidences. Apolonie ne peut pas ne pas la convier.

Citation :

A Montbrison,

Ma Nunue adorée,

J'espère que tout va bien, fière chancelière. Et que comme toujours tu bouscules les gens du Sud, rieuse gaffeuse devant Aristote. Si je t'écris ce jour, ma belle, c'est pour que tu acceptes d'arrêter de faire enrager ta soeur quelques jours pour venir assister à une cérémonie vassalique.

MartymcFly, Ma Grace préférée, a décidé de me confier des terres de son duché, et j'ai accepté. Après moult péripéties, l'évènement a enfin lieu sur les terres de Billy, en Bourbonnais-Auvergne. J'espère vraiment que tu pourras te libérer ...

En espérant te voir à cette occasion,
J'te bisouille,

Ninie.

Les missives sont envoyées. Le convoi montbrisonais est prêt à partir. Elle en trépigne presque, la brunette, à l'idée de revoir tout ce monde. Elle se demande si... Oui, Marty aura surement invité Beths, un courrier de moins à envoyer. C'est que le poignet commence à fatiguer, et la chevauchée les attend.

Les paysages défilent... Les volcans d'auvergne en fond, l'air glacé marquant de leur empreinte rouge les pommettes des cavaliers. L'allure vive n'empêche pas les sourires de s'échanger entre les nouveaux amoureux, et ils progressent rapidement, Apo ne cédant que pour de brèves haltes, pressée d'arriver.

Bientôt se dessinent les contours du domaine de Billy, déjà se dresse devant le chateau. Un sourire qui s'élargit encore, alors que les derniers pas sont allègrement franchis. La jeune femme saute de sa monture, la confiant avec un air méfiant à un palefrenier. M'enfin comme Jean-Eudes avait été bien traité à sa dernière visite, elle le laisse se faire emmener vers les écuries.


[A Billy]

Presqu'en avance, et ça tombe bien. La poussière, la pluie, ont maculé sa cape, et sous elle les braies et la chemise qui composent la tenue habituelle de la jeune femme. Elle espère croiser Gandrelina rapidement, pour se faire indiquer une pièce où elle pourra se débarbouiller et se changer. Et liant sa main froide à celle d'Alayn, elle fait claquer ses bottes sur le perron, où se trouve déjà Auvergne à qui elle fait une bise, saluant plus Naluria que le Héraut, la cérémonie n'étant pas commencée. D'un regard, vérifie que Chlo n'est pas en train de faire une sottise, et patiente avec eux. Nalu a du faire suffisamment de bruit pour qu'on vienne leur ouvrir. Et d'un sourire remercier le jeune vicomte d'être à ses côtés.
Alayn a écrit:
Billy… J’allais être confronté à mon passé politique, pas très fameux et pas si éloigné que ça lorsqu’on y pense… Qu’est-ce qu’une année dans la vie d’un homme ? Sa Grasce Martymcfly n’avait jamais été un ennemi à mes yeux, mais je redoutais tout de même la rencontre, non pas son regard car je me suis préparé intérieurement à la réaction que pourraient avoir certains lorsqu’Apolonie et moi apparaîtrions en couple dans la haute société Auvergnate et Bourbonnaise, la nouvelle de notre relation devait déjà avoir fait le tour du duché, et être devenu le sujet de ragots et autres discussions de couloirs, mais justement son comportement envers celui qui avait le plus jeune Duc du B.A. et qui avait fait le plus parler de lui pour ses décisions jugées mauvaises et certains de ses actes, avant Asturion bien sûr… Et pourtant j’avais accepté de bon cœur l’invitation, et c’est également de bon cœur que je m’y rendais. Un moment exceptionnel dans la vie d’une femme exceptionnelle que j’avais envie de partager avec elle.

La route s’était faite rapidement, mon aimée était pressée d’arriver, quoi de plus naturel ? Elle allait revoir bon nombre de ses amis, et serait le centre d’intérêt des festivités. Chlodwig Von Frayner, l’écuyer temporaire de la Dame d’Orval était des nostres également. Encore une facétie du destin, lui et moi étions amis de longue date, tandis qu’il ne pouvait supporter Apolonie, et inversement… Une vague histoire de bal, de relucage de poitrine et de claque… mais c’est pourtant tous trois réunis que nous arrivions au domaine de Billy, ce groupe de trois personnes qui n’allaient plus se quitter pour les deux mois à venir, le temps que le jeune Baron restera aux services de la Dame.

Une arrivée au dict castel des plus banales, entrée se fait dans la cour intérieure, chevaux sont laissés aux soins des palefreniers et enfin le couple s’avance main dans la main, suivi de Chlo qui porte leurs affaires de rechange, vers le perron où notre célèbre héraut attend qu’on vienne lui ouvrir. Un visage familier, une personne que j’apprécie énormément pour son intégrité et sa gentillesse, je la salue avec un large sourire, heureux de la voir, non pas icelieu car sans elle la cérémonie eut été impossible, mais de la revoir, tout simplement.

Coup d’œil rapide autour de moi, pour apprécier l’architecture du domaine et la vue donnant sur la campagne Auvergnate, puis je reviens enfin poser mes yeux sur celle qui se tient à mes côtés. Je lui adresse un sourire sincère, chassant de mon esprit ces mauvaises pensées pour ne plus m’intéresser qu’à une chose : son bonheur. Et rien ne viendrait le perturber en ce jour.
Korydwen a écrit:
Montpensier

De nombreux jours qu'elle était là-bas, pour sa suzeraine, pour être là, lorsqu'elle donnerait la vie, une vassale, une sage femme, mais avant tout une amie. Elle séjournait chez ses vassaux Aiguemarine et Nictail, avec son époux qui travaillaient beaucoup ces derniers temps, ses enfants étaient là également. Assez sympathique d'ailleurs, ils grandissaient vite.

Un oiseau se pointa sur le rebord de la fenêtre, atterrissage contrôlé ou presque, le piaf ne s'écrase pas contre le carreau, mais visiblement, bien pressé de délivrer son message, ou alors de manger ou boire. C'était dure la vie d'oiseau voyageur... Un bruit incessant contre le carreau, il allait le transpercer l'idiot d'oiseau. Elle se hâta d'aller lui ouvrir avant qu'il ne passe à travers.

Le bougre lui piqua le bras avec son bec, il risquait de finir à la broche.


Rhaaaaaaa mais casse toi !

Elle détacha le message après avoir bataillé avec le piaf, mais quel idiot alors, une cervelle de moineau... Ouais bein c'était un oiseau. Ouf message en main, un sceau, tiens celui-là, elle ne le connaissait pas, intriguée, elle décacheta la missive et commença par la lire par la fin, c'est logique, comprendre qui écrit d'abord.

Apo... Apo ! Apoooooooooooooooo!

Elle s'écria, elle était contente, une invitation en plus, mais autre chose aussi, là de gros yeux qui s'écarquillent.

Naaaaaaan ! Grands éclats de rire.

Mouhahahahahahaha !

Ses enfants la regardaient de travers, mais pas grave.

Elle a tué Poutou ! Poutou est morte ! Elle était prise d'un fou rire étrange, comme une délivrance, depuis le temps que la pauvre dame essayait de se suicider, cette fois, elle ne s'était pas ratée, quoi qu'une fois, elle avait voulu faire une bonne action, elle voulait l'aider à se noyer dans le lac, c'était un beau geste, mais le tribun de Montbrisson s'était mis en travers de sa route, comme c'était dommage... Encore un qui n'avait rien compris au malheur de la pauvre Poutou.

Que faire, répondre ? Ne pas répondre ? Elle devait se douter de sa réponse, oui et puis si c'était pas le cas, cela lui ferait une surprise. Elle se mit à la recherche de son époux, elle le trouva après un petit moment, agitant la missive sous son nez, il ne devait pas comprendre grand chose, des mots simples. "Apo", "anoblissement", "Billy", "tu viens ?". Réponse par l'affirmative, longue préparation pour paraître présentable, embarquer les trois nains avec eux ?

Bonne question, elle ne savait pas, peut-être les laisser, oui les laisser, elle profiterait mieux de la cérémonie comme ça. Échange d'au revoir, elle entraîne son époux vers leurs chevaux... Direction...


Billy

Longue chevauchée en amoureux, les grilles commencent à se dessiner, ils entrèrent dans le domaine, retrouver Auvergne, ponctuelle et en avance, Apolonie, avec sa main dans celle d'Alayn, l'a zappé un épisode la Baronne. Grand sourire en les voyant, main glissée dans celle d'Al, elle attend, avec eux, bein ouais.

Bonjour !
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:46

Beths a écrit:
[Arrivée Billy, le lendemain par rapport aux événements précédemment décrits (par Beths, ouais au cas où j'aurais parlé du chat d'la voisine, du canard vert et du bucheron avec sa chemise à carreau)]


Vu les délais impartis il était totalement impossible qu'elle rentra chez elle se changer, mettre une jolie robe, se faire présentable. Elle sourit à cette idée, mais que lui importait donc à la fin ? Enfin si en fait si, son avis lui importait, tout comme ses sentiments, son bonheur, ses magnifiques yeux, ses lèvres si douces ... rhaaaaaaaaaaaa!!!!!!!
Dans la chambre qu'elle avait louée à l'auberge de Tia et Aigue, Beths décida de se verser le contenu d'un demi broc d'eau froide sur la tête pour se changer les idées, idées un peu trop canailles à son goût.
Un léger frisson lui parcourut l'échine du dos alors que l'eau froide glissait le long de son cou. brrrrrrr!!! Au moins cela remettait les idées en place! Rapidement, elle se déshabilla, se rafraichit un peu plus, se sécha, puis se changea pour une tenue propre de maréchale thiernoise. Bon elle avait les cheveux humides ... hum la chevauchée jusqu'à Billy les lui sécheraient et la coifferait, enfin, presque.

Sellant rapidement Canasson, elle prit la route jusqu'au domaine du Duc de Billy, la chevauchée lui paraissait courte, longue, enfin elle allait le revoir, il lui manquait tant.
Passant les lourdes grilles, elle sourit en se rappelant la dernière fois où elle les avait franchit : le bal. Tendrement, elle se rappela son trouble naissant et visible, elle se rappela les regards échangés, les promesses que leurs yeux avaient échangés sans même qu'ils en soient conscients ...
Canasson apparemment se souvenait du chemin. Il fila droit ... à l'écurie. Le foin, ou les carottes, devaient être appréciable. Décidément celui là quel caractère!

Se rapprochant tranquillement de la lourde porte d'entrée du château, elle remarqua un petit attroupement. Tient ? Depuis quand Marty laissait ses invités dehors ? Car elle avait bien évidemment reconnu certains des membres du petit groupe.
Et puis ses yeux s'arrondirent d'abord, pour s'écarquiller ensuite, mais ... mais ? Apo main dans la main avec un homme et un sourire béat aux lèvres ? Ah mais ... apparemment des événements avaient eu lieu. Un immense sourire s'afficha alors sur ses traits et l'expression de son regard se fit mutin, mutin et naïf à la fois. Son bonheur tout récent lui faisait comprendre une chose : ce qu'était la félicité. Et présentement, il ne faisait aucun doute qu'Apo était heureuse. Son coeur en sauta de joie à cette idée, voir son amie heureuse la comblait d'aise.


Bonjour! L'anoblissement a lieu dans les jardins de la propriété pour que vous soyez tous dehors ainsi ? Si j'avais su cela j'aurais mis un manteau plus épais!

Et puis, elle fit le tour de bisouilles réglementaires : sa suzeraine, son suzerain, Naluria qui allait se métamorphoser en Auvergne bientôt, et bien évidemment celle pour qui tous se rassemblaient ... Apo. Elle en profita pour chuchoter à cette dernière

Tiens, tiens, les charmes du BA t'ont fait rester ?

Elle lui jeta un regard complice et se tourna ensuite vers les deux hommes qu'elle ne connaissait point. Enfin en regardant mieux celui qui portait la main d'Apo, elle se dit qu'elle le connaissait ... mais d'où ? Elle fit rapidement fonctionner sa mémoire, visage connu, mais visage changé par le temps, cela faisait donc longtemps qu'elle ne l'avait vu. Et soudain le déclic, il avait été Duc du BA. Normal qu'elle ne s'en souvienne pas bien, la politique de son duché l'intéressait encore moins que maintenant à l'époque de son mandat. Mais elle se souvint qu'il était venu houspiller les maréchaux et que cela lui avait déplu. Boaf, c'était il y a longtemps, les gens changeaient, elle en était le meilleurs exemple.
Elle tendit donc sa main à l'homme puis au second présents au côté d'Apo.


Bonjour, je me présente, Beths, Dame de Gondole, enchantée de vous rencontrer aujourd'hui.

Elle était surtout très curieuse de les connaitre, mais cela, elle n'osa le dire0. Elle cacha son début de gêne par une boutade

Ben ... ya personne dans le chateau?
Legowen a écrit:
Un voyage de quelques jours hors BA , voyage éclair s’il en fut, où elle avait quand même trouvé moyen de faire connaissance avec quelques
Orléanais ou Bourguignons lors des rares haltes en auberge . Peu de monde, il est vrai que le climat ne s’y prêtait guère , mais galoper sur les routes l’avait distraite
de ses pensées pour le moins mélancoliques et , quoi de mieux que de faire la route entre amis ?
Elle les avaient laissés , bifurquant , dès leur arrivée en leur duché , vers le chemin menant à Bourbon , malgré les réticences de Beths qui appréhendait de la
savoir seule sur la route
Elle l’avait rassurée, elle ne risquait pas grand-chose , Illuin était plutôt difficile à rattraper et puis elle avait son épée

Elle avait retenu l’étalon un instant, signes de main


Surtout sois prudente

Oui , vous aussi, on se retrouve dans quelques jours , rentrez bien

Ses champs étaient vendus, elle avait fait des conditions très favorables , était contente qu’ils aillent à des petits nouveaux qui n’auraient plus qu’à les récolter
Elle se souvenait de ses débuts, des écus économisés un à un et des repas frugaux , quand elle n’en sautait pas un pour enfin arriver à acquérir un champ
Maintenant , une autre page se tournait , bientôt elle déménagerait de Bourbon, la ville qui l’avait accueillie , pour Thiers
Quel avenir y trouverait –elle ? finalement elle ne le savait pas , les projets faits un soir d’été semblaient peu à peu se fondre dans la nuit , curieux comme
l’automne était devenue pour elle saison de mélancolie et de tristesse
Elle aimait pourtant ce passage où la nature , en rouge flamboyant , semblait vouloir retenir , un temps, en dégradés de rouille, la chaleur du soleil
Donnant réponse aux teintes de l’astre étincelant

Enfin, elle savait que Beths serait là pour l’accueillir, son amie, sa future filleule et elle était ravie de s’installer près d’elle . Elle avait aussi fait connaissances de
Thiernoises qu’elle aimerait retrouver , se souvenant de leur soutien spontané un soir où elle avait eu besoin de réconfort


Elle avait laissé ses pensées vagabonder de souvenirs Bourbonnais en souvenirs Thiernois , pendant que le vent lui cinglait le visage. Aube d’automne , où le froid transformait les
gouttes de rosées en autant de cristaux d’argent sur l’herbe des près.

les naseaux d’Illuin dégageaient une brume légère à chaque expiration . La jeune femme flatta l’encolure de sa monture, plus que quelques lieux , elle releva le col
en fourrure de sa cape , bientôt elle serait à Nöthrim, sa demeure de Bourbon

Voyage sans histoire , un sourire , quelques paroles à Schéhérazade , de garde , et qui l’avait accueillie aux remparts de la ville , et enfin se retrouver chez soi, dans la douce chaleur
d’une cheminée que Pol , sa nourrice , avait allumé, ravie de sa venue
Leg comptait bien d’ailleurs qu’elle la suive à Thiers

Elle avait ensuite , déambulé dans les rues de Bourbon, arrivant à temps pour voter pour son amie Androlyne qui se représentait comme maire , faisant quelques achats sur le marché et passant au cabinet de son amie

Pour l’heure elle rangeait dossiers , classait papiers, préparant son déménagement , un bruit régulier l’interrompit dans sa tâche , elle releva la tête , vit à sa fenètre
Un pigeon qui semblait pour le moins frigorifié

Ouvrant , elle le prit délicatement dans ses mains , le gardant un peu pour lui donner de la chaleur , puis elle le porta sur son bureau , il devait bien avoir un sachet de graines
Dans un tiroir

Pendant que le messager se restaurait , prit le parchemin qu’elle avait détaché
Le sceau de sa marraine ! elle sourit, se dépéchant de dérouler le velin , pourvu que ce soient de bonnes nouvelles

Pour sur ce l’était et la jeune femme ne put retenir un cri de joie , non seulement elle allait revoir sa marraine qui , finalement n’était pas parti du Ba pendant son voyage
Mais en plus pour une excellente nouvelle , l’anoblissement de son amie par Marty

Sa marraine , son amie qui sortait d’un procès qui n’aurait pas du être , où heureusement un non-lieu avait été prononcé , donnant confiance à Leg en la justice de son duché
Bien sur , elle était déjà noble , mais là Marty en faisait vassale, noble de leur duché, leur Bourbonnais d’Auvergne
Une pensée au Duc de Billy , bon sang qu’elle bonne décision que celle-ci , et Leg jubilait , Apo noble du BA , bien sur qu’elle assisterait à la cérémonie

Elle prit plume et parchemin , écrivit



Citation :
Ma chère marraine , mon amie

Quelle heureuse nouvelle que voilà, en plus d’avoir le plaisir de te revoir, je vais avoir celui de te voir devenir Noble du BA
Et j’en suis ravie
Toi que l’on accusait il y a peu alors que tu avais tout donné, qui tu portes dans ta chair le traces de ton amour à notre duché
Pour un peu j’embrasserais Marty pour cette décision , quelle meilleure réponse à tes détracteurs

Je selle Illuin de suite et j’arrive ,
Et oui, je suis sortie de retraite, depuis un moment déjà , les sœurs , vu la vie que je leur ai fait mener, j’suis très mauvaise malade " rigole " ne
pouvaient pas me garder éternellement

Je t’embrasse

Leg

La jeune femme scella le parchemin, le roula et le confia au pigeon qui s'envola aussitôt

Puis, elle prit quelques affaires , sella Illuin qui faisait la tête , encore sur les routes !!!


Allez mon grand , vers le château de Billy

Ah le château de Billy ? il connaissait, elle lui avait mené il y a quelques semaines , ouais pas mal, litière confortable, picotin copieux , il consentit à
Allonger le galop , d’autant que sa cavalière semblait pressée


[Château de Billy]

Leg remonta les allées qu’elle avait déjà prises il y a quelques jours , lors des festivités données par le Duc , un groupe attendait dans la cours du château
Ayant confié Illuin au même gamin que la dernière fois, elle savait qu’il s’occuperait bien de l’étalon, elle s’avança, le sourire aux lèvres

Beths , Apo !

Sont aussi présents Dame Naluria qui l’avait formée à la chancellerie , et un couple qu’elle apprécie beaucoup , Koryden et Althiof , son chef
Elle les salue en souriant , respectueusement en s’inclinant


Dames, Messire

une chose de plaisanter dans les bureaux , une autre de se retrouver ici


Fait la bise à Beths


alors tu vois que je suis entière , voyage sans histoire jusqu’à Bourbon et toi ? humm, tu rayonnes

serre Apo dans ses bras, l’embrasse

Quelle plaisir de te voir , et pour un telle occasion, d’autant que je ne pensais pas te retrouver encore en Ba ?

Sourit à sa marraine , ayant remarqué main tendrement liée à ……à……elle le connaît , effort de mémoire
Ce visage, il lui semble l’avoir vu , déjà , un discours à Clermont

Le Duc ! Le duc Alayn et bien si Apo et lui s’aime, la jeune femme e est enchantée , mais tout Duc qu’il ait été , il a intérêt à rendre sa marraine heureuse ........

Leg le regarde , s’incline , sourit aussi à l’autre homme aux côtés de son amie


Permettez moi de me présenter , Legowen ; amie et filleule d’Apolonie
Clothilde a écrit:

Domaine de Laveissière, la veille.

Clothilde de Saint-Nicolas se reposait dans sa chambre : fatigue due aux festivités qu'elle avait organisées avec ses amis et collègues du Comité des Festes du BA en l'honneur de la visite royale.
Fatigue accentuée par sa grossesse dont le terme était imminent à présent. Certainement une question de jours.

Cependant, après deux ou trois jours de repos, la jeune femme avait retrouvé sa forme -et toujours ses formes évidemment^^- (désolée, j'ai pas pu résister^^)
Aussi, lorsque son intendant lui monta la missive de Marty, qu'elle lut avec joie, elle s'empressa d'y répondre, et confia à Lambert le soin de porter son parchemin à son Suzerain.


Citation :

Mon Cher Duc, Mon Cher Suzerain, Cher Marty,

Grand merci pour ta missive d'invitation, qui me touche beaucoup.
Elle me trouve effectivement alitée, mais uniquement en repos suite aux festivités organisées pour la royale visite en notre beau Duché.

Si la naissance avait eu lieu, sois persuadé que tu en aurais été rapidement averti par mon messager, et ce, parmi les premiers sois-en certain mon ami.

Mais notre nouvel héritier après quelques fausses alertes, semble se trouver bien au chaud pour l'instant. Serait-il (ou elle) capricieux ? à suivre...

En tout cas, je compte bien profiter de cette accalmie qui m'est réservée pour me rendre en tes terres de Billy, à l'occasion de l'annoblissement de Dame Apolonie, que je connais effectivement.

Le temps de faire préparer le coche, ainsi que quelques effets, et je serai présente.

En te remerciant de nouveau de ton invitation,
avec mes sincères amitiés,


Domaine de Laveissière, le lendemain matin.

En début de matinée, la Dame de Laveissière et de Bost demanda à son Intendant revenu de sa mission, de donner les ordres en écuries, puis elle prépara quelques effets qu'elle fit mettre dans un sac.
Elle passa la tête par la porte entrebaillée de la chambre de ses jumeaux, qui dormaient encore profondément. Sans bruit, elle déposa un doux baiser sur leurs petits fronts.
Elle descendit ensuite demander à Manon de veiller sur eux durant la journée.
Puis elle alla prévenir son époux, qui travaillait déjà en son bureau. Elle le rassura sur son état, la naissance ne serait certainement pas pour aujourd'hui, et elle serait revenue en fin de soirée.
Il lui fit promettre d'être prudente cependant, et l'embrassa longuement.

Puis Clothilde prit la direction des terres de Billy, confortablement installée dans le coche seigneurial.
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:49

--Barbellivien a écrit:
[Au château de Billy, quelques heures avant que le Duc Marty rentre chez lui...]

C'était une matinée comme les autres pour le palefrenier du domaine de Billy. Celui qui convoitait la place d'Intendant du château à la place de Gandrelina. Barbelivien s'occupait de nombreuses choses et il le faisait bien, du moins à son avis. Il aurait bien aimé que le Duc s'en rende compte... enfin s'il était un peu dans ses terres ! Toujours à chevaucher à droite et à gauche, quittant le château, courant les Vicomtesses ou les Baronnes. Fallait pas oublier que c'était le plus beau parti du Duché le Marty... Quoique l'on parlait, dans les couloirs ça chuchotait un peu fort aussi, qu'il devrait revenir avec une Dame. En tout cas il était parti la rejoindre et il n'était toujours pas revenu. C'était vraiment n'importe quoi tout ceci... Et pendant ce temps c'était à lui de s'occuper de l'intendance. Enfin... Gandrelina faisait quand même des choses, bon d'accord elle faisait plus que lui... Mais le valet Barbelivien voulait en faire davantage.

Ce matin là, il s'occupait de gérer les écuries, très tôt. Il fallait que le Duc, à son retour, trouve la place nette et que son cheval se sente à l'aise. Même les montures ducales devaient être bien traitées et Barbelivien s'y employait du mieux qu'il pouvait. Le jour était à peine levé qu'il supervisait déjà ces affaires-ci. L'avenir appartenait à ceux qui se levaient tôt et il l'avait bien compris. Alors qu'il se rendait vers les écuries, rejoignant la cour intérieure du château, il aperçut l'Intendante Gandrelina quitter le domaine par le pont levis. Comme à son habitude, elle se rendait dans la forêt pour y faire on ne sait pas quoi. Elle était très mystérieuse celle-là... Et c'est en ces moments-là qu'il était bien plus utile qu'elle ! Na !

Comme toutes les semaines, une livraison de fruits venant des terres de Billezois devait arriver. Avec un peu de chance, ils rapporteraient des champignons... Les artisans boulangers de Billy, fidèles serviteurs du Duc, devaient travailler également pour fournir quelques dizaines de miches de pain au domaine. C'était leur tâche principale et selon les directives de Marty, cela ne pouvait qu'être autrement. A croire qu'il voulait faire des stocks de pain, en cas de disette, ou de guerre ? Une guerre contre qui ? Le Berry... comme le soupirait si souvent le Duc... Mais pourquoi ? Ca, on ne le disait pas. Mauvaise expérience avec ceux là ? Sans doute...

Quoiqu'il en soit, il avait du boulot le Barbelivien, et cette journée ne devait en rien présager d'un retour de son maître. Les maraîchers arrivés, il constata que les cèpes étaient finalement bien au rendez-vous. Voilà qui promettait de bons repas futurs. Cela réjouirait la cuisinière. Les fournées de pain livrées, le valet put rejoindre la chambre qu'il occupait à Billy. C'était un petit endroit, bien moins vaste et impressionnant que les appartements de Marty, quelque chose à la hauteur des prérogatives du fils de cordonnier qu'il était. Une promotion pour sa famille d'artisans qui travaillait depuis toujours pour le seigneur de Billy.

Là, il lisait avec attention des livres, principalement des chansons. Il voulait en apprendre quelques unes et aimait à les recopier. C'était son passe-temps préféré à vrai dire : l'écriture.

Jusqu'à ce que...


Gandrelina !!! Barbelivien !!! Berthe !!!

La voix du Duc Marty résonne dans les couloirs du château et parvient jusqu'à Barbelivien. Il est rentré... Il faut y aller et ranger ses livres pour voir ce que voudrait le Billy... Car il revenait, c'était bien pour demander des trucs, sinon il n'aurait pas hurlé son nom à travers tout le château. La visite dans les appartements ducaux se révéla fort intéressante pour lui. Marty avait remarqué ses talents à la plume et il avait rédiger ses dernières volontés. Sentait-il sa fin proche ? Pourtant non, le Duc ne semblait pas malade, au contraire. Sorti du bureau, missives sous le bras, la tête plein d'endroits à se rappeler, Barbelivien devait se souvenir de tout et ne pas se tromper.

Le pigeonnier allait bien servir ce matin, pour sûr... Montpensier, Laveissière, Marcenat, et surtout Montbrisson, telles étaient les destinations pour les pigeons ducaux. Les oiseaux s'envolaient vers leurs destinataires et Barbelivien pouvait maintenant répondre aux exigences de Marty. Première étape : réunir des vivres afin de payer l'orfèvre. Noisettes, fromages, alcool, gibiers, il allait se régaler le Michaud ! De quoi tenir un siège pendant l'hiver qui s'annonçait rude...

Direction le village de Moulins où il connaissait bien l'échoppe du compagnon joaillier. Deux bagues à trouver. Il avait pensé à prendre une reproduction du blason de Varennes sur Allier, comme le voulait le Duc. Echanges, sourires, accords... Il livrerait la bague d'or dans la soirée au château. L'autre, elle était superbe, fine, splendide... et chère !!! Ca se paierait en écus, et il faudrait plus d'une cassette. Dernières recommandations et promesses, dernières salutations avant de rejoindre Billy.

Gandrelina était rentrée et elle s'activait enfin à préparer la salle de réception. Marty devait se reposer avant la longue journée du lendemain. Déjà les premières réponses arrivaient, les pigeons rapportant leurs missives.

Ne sachant si le Duc était assoupi, Barbelivien préféra laisser les lettres retournées sur un guéridon près de la porte d'entrée de son bureau...


Beths a écrit:
Mon Marty,

Merci de m'avoir rassurée quant à ton état. J'étais, je l'avoue, inquiète à ton sujet. Je n'ai pas pensé un seul instant que passant à proximité de Moulins, tu éprouverais le désir et le besoin de te rendre en tes terres. Je suis idiote de ne pas y avoir pensé.

Mon tendre, je suis ravie d'apprendre que tu souhaites anoblir Apo. Je crois ne te l'avoir jamais dit, mais je ne peux qu'admirer le choix judicieux de tes vassaux.
Et pour te répondre, je serais enchantée d'être présente à tes côtés lors de cet événement.

Il me tarde,

Ta Beths

Clothilde a écrit:


Mon Cher Duc, Mon Cher Suzerain, Cher Marty,

Grand merci pour ta missive d'invitation, qui me touche beaucoup.
Elle me trouve effectivement alitée, mais uniquement en repos suite aux festivités organisées pour la royale visite en notre beau Duché.

Si la naissance avait eu lieu, sois persuadé que tu en aurais été rapidement averti par mon messager, et ce, parmi les premiers sois-en certain mon ami.

Mais notre nouvel héritier après quelques fausses alertes, semble se trouver bien au chaud pour l'instant. Serait-il (ou elle) capricieux ? à suivre...

En tout cas, je compte bien profiter de cette accalmie qui m'est réservée pour me rendre en tes terres de Billy, à l'occasion de l'annoblissement de Dame Apolonie, que je connais effectivement.

Le temps de faire préparer le coche, ainsi que quelques effets, et je serai présente.

En te remerciant de nouveau de ton invitation,
avec mes sincères amitiés,




Sibella a écrit:

Votre Grasce

Votre pigeon est bien arrivé à destination, je vais le nourrir et le mettre au repos avant de vous le retourner.
Dès que possible, je prendrais connaissance de votre testament et je vous informerez de sa validation.

Respectueusement




Marty trouverait les lettres quand il quitterait ses appartements... Et pour le valet, de nouvelles occupations s'offraient à lui.
Attendre la bague du Michaud, qui arriverait dans la soirée.
Surveiller un peu Gandrelina qui devait elle aussi le surveiller !

La soirée était loin d'être terminée... avant demain, le jour où un pont entre Orval et Varennes serait construit.







[The D-Day - au petit matin]

Tout semblait fin prêt. Barbelivien était le premier debout, enfin le deuxième après Berthe. Bon.. peut-être qu'il était le troisième car Gandrelina n'avait pas du beaucoup dormir, fignolant les détails de décoration de la salle de réception. Les invités allaient bientôt faire leur entrée à Billy et ce serait une grande journée, assurément.

Et puis, et puis...



BOUM ! BOUM ! BOUM !


Tous les regards des valets s'affolent... Ils sont là !!! Viiiiiiiiiiite... !!! Une atmosphère conviviale régnait dans cette salle de réception, changée en sorte de salle du trône. Un siège aux armes de Billy avait été installé, quelques autres fauteuils aussi, mais curieusement, le "trône" de Billy était le plus près du buffet que Berthe s'agitait à garnir au plus vite. Une demande de Marty sûrement... Encore du grand délire...

D'ailleurs justement il arrivait dans la pièce, le Duc... Et voyant Barbelivien rêvasser, il s'en prit à lui.


Vous n'êtes pas encore allé ouvrir à nos invités Barbelivien ? Qu'attendez vous ?

Bouhhhhhh !! Il aurait bien tiré la langue et maugréé mais devant garder bonne figure, alors... simplement un hochement de tête, et il tourna les talons se dirigeant vers l'entrée du château. Ils formaient un petit groupe et se saluaient les uns les autres. Un claquement de doigt ou deux, et les chevaux allaient être conduits aux écuries. Barbelivien put s'adresser finalement aux convives.

Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.

Le Duc allait être content, y avait sa Dame qui était venue.

Et la troupe de suivre le valet dans la cour intérieure, puis dans les quelques couloirs qui la séparaient de la salle de réception.
Clothilde a écrit:

Au château de Billy.

Le voyage avait été relativement long, le cocher ayant reçu instructions de Delvechior pour avancer doucement, sans chaos. Le Seigneur de Laveissière et de Bost, retenu au domaine, n'en était que plus soucieux de savoir son épouse parcourir les chemins, alors que leur nouvel héritier était sur le point d'arriver.
Cependant, il connaissait la détermination de Clothilde, et l'amitié qu'elle portait à leur Suzerain, aussi avait-il renoncé à la dissuader de ce petit voyage.

Le coche portant couleur de Laveissière et de Bost déposa la jeune femme au pied du château. Le cocher offrit son bras à Clothilde de St-Nicolas pour l'aider à descendre, puis se dirigea vers les écuries où il confia coche et chevaux au palefrenier.

Clothilde arriva tout juste à temps pour saluer les personnes déjà présentes. Toutes faisaient partie de ses connaissances, et elle était heureuse de les revoir en cette occasion festive.
Echange de sourires et/ou de bises d'amitié, et déjà arrivait Barbelivien pour les accueillir.
En compagnie des autres invités, Clothilde le suivit jusqu'à la Salle de Réception.

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:54

Apolonie a écrit:
L'attente sur le perron se prolonge. Si l'hospitalité de Billy se fait désirer, au moins elle permet de se saluer tranquillement sur un perron qui pourrait faire penser, si on était des siècles plus tard, à un hall de gare. Les invitations sont donc arrivées à bon port, puisqu'autour d'Apo se presse ceux dont la présence force le sourire dans l'iris et sur les lèvres de la jeune femme.

En première arrivée, une baronne en forme, lançant un "Bonjour" énergique, son prévôt de mari à ses côtés. Kory... Ou comment devenir amies dans les larmes et s'amuser d'un rien. Le miel en gourmandise commune, l'acier en rencontre fortuite, les invitations qui s'lancent comme des promesses de retrouvailles en cavalcade effrénée.


Bonjour vous deux ! Merci d'avoir fait le déplacement, c'est chouette que vous soyez là.
Je vois que tu as laissé la marmaille ailleurs ?


Un sourire complice à la montbrisonaise qui comprendra très bien l'allusion. Derrière eux s'avance la jeune maréchale, la peut-être future maîtresse des lieux, qui à son habitude amuse la galerie en arrivant.

Bonjour! L'anoblissement a lieu dans les jardins de la propriété pour que vous soyez tous dehors ainsi ? Si j'avais su cela j'aurais mis un manteau plus épais!

Bonjour Beths ! Contente de te voir moins timide que la dernière fois !
J'espère bien que c'est en intérieur...
J'ai promis de mettre une robe, et hors de question de sortir dans le froid sans braies.


Puis la jeune thiernoise se penche à son oreille, le regard en coin vers le vicomte qui lui tient la main. Rosissement sur les pommettes de la future anoblie... Ce qu'assurément peu ont l'habitude de voir.

Tiens, tiens, les charmes du BA t'ont fait rester ?

Les charmes du BA je ne sais pas... le sien, assurément.

A peine le temps de claquer à Beths un clin d'oeil discret que déjà des bras bien connus l'enlacent, des bises résonnent à ses oreilles, qu'elle rend avec tendresse et entrain. Legowen a pu venir... Arrivées à 15 jours d'écart à Bourbon, amies dès la première rencontre, confidentes depuis, elles ont partagé tout ce qui fait leur vie dans ce royaume, aventures comme chagrins, joies comme doutes. De baptêmes en enterrements, de blessures en retraites, elles ont toujours été là l'une pour l'autre dans les moments marquants qui jalonnent leurs vies.

Quelle plaisir de te voir , et pour un telle occasion, d’autant que je ne pensais pas te retrouver encore en Ba ?


C'est toujours une joie de te retrouver ma belle !
Ravie que tu aies pu venir. Et oui, encore en BA tu vois...
Regard tendrement rougissant vers Alayn. On a su me faire rester un peu, mais nous reprenons bientôt la route.
C'est chouette de pouvoir tous se retrouver en ce jour avant de nous quitter pour un moment.


Devant le perron un coche qui s'arrête, aux armes de Laveissière. Sa Grace a donc invité Clothilde également. D'un sourire, Apolonie s'apprête à saluer la future maman qui avait si bien su orchestrer les festivités auvergnates depuis ses débuts au comité des fêtes. Mais déjà derrière eux la voix de l'homme à tout faire de Billy se fait entendre, tendant presque à faire sursauter Apolonie, qui en ressert la pression de la main de son aimé.

Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.


Et bien je crois qu'il est temps d'aller saluer Ma Grace...
Je vous présente quand même Chlodwig Von Frayner d'Azayes, mon écuyer pour les deux prochains mois.


Posant l'azur dans le regard d'Alayn, elle lui sourit. Nul besoin de le présenter. A l'air entre surprise et étonnement des invités qui les trouvent main dans la main, ils l'ont reconnu. Une lueur d'amusement s'empare des prunelles bleues, ils savent que leur couple a de quoi en déconcerter plus d'un, et à vrai dire la situation les a surpris au moins autant qu'elle étonne les autres. Mais les sentiments amoureux ne se commandent pas, et elle est ravie et fière d'être à ses côtés aujourd'hui.

Alors que la joyeuse troupe, hétéroclite à l'image des amitiés d'Apolonie, s'avance vers la salle, elle lâche à regret la main d'Alayn pour attraper Barbellivien discrètement et lui demander où elle peut se changer sans le faire devant tout le monde, désignant d'un geste ses vêtements pas franchement assortis à l'occasion. Ce dernier lui indique un escalier, et lui dit qu'elle trouvera là-haut une chambre préparée à son intention, où elle pourra se mettre en condition.D'un sourire elle remercie l'homme de main et s'excuse auprès des invités qui eux sont déjà prêts.


Suivez le donc... En tant que... centre de cette cérémonie... Ou presque. 'Fin si Ma Grace ne me fait pas trop d'ombre...
Bref... Hum.. je vais aller me vêtir. Cela laissera le temps aux retardataires de prendre place.


Avec un petit tour sur elle même, elle rejoint l'escalier après avoir volé un baiser sur lèvres d'Alayn, comme cela ne se fait absolument pas mais comme elle se moque régulièrement du protocole, on ne lui en tiendra pas rigueur. Un coup d'oeil vers Chlo. Impérieux. Le jeune baron ne semble pas bien réaliser le rôle d'un écuyer, et elle doit lui expliquer qu'il doit attraper ses affaires, les porter, et l'accompagner pour l'aider à se préparer. Et d'un pas empli d'allégresse grimpe les marches quatre à quatre, à la manière d'une nob.. à sa manière quoi.
Regort a écrit:
Il arrivait, le domaine était maintenant visible, il se dresse face à lui, majestueux. Il y serait dans un quart d'heure tout au plus. Le voyage s'était fait sans encombres. Il s'était laissé distancé par les autres, il préférait prendre son temps et rester, une fois de plus, seul.

Apolonie et Alayn devaient être arrivés depuis un moment déjà. Ainsi que, Regort grimace, tout un contingent de nobles. Voilà bien le genre de cérémonies qui le rendent mal à l'aise. Il ne savait comment se tenir. Lorsque Willen recevait, le plus souvent il ne venait pas. Ou se faisait des plus discrets. Il ne connait personne ici. Croisés plusieurs fois, discuté un peu, tout au plus. Mais il ne peut qu'y assister, il est heureux pour Apolonie. Jamais elle n'avait été aussi rayonnante depuis que Willen... Regort sourit. Ironie du sort, c'est Alayn qui ravit son coeur. Willen devait se retourner dans sa tombe.

Regort fit trainer un peu plus le pas du cheval emprunté. Il allait sans aucun doute tourner en rond en arrivant. Il épousseta sa robe beige, se demandant s'il était vraiment présentable avec ses veilles chausses, sa robe et son chapeau. Tant pis, il en avait cure. Mais déjà Il était à hauteur du portail ouvert. Arrivé à destination. Un palefrenier vient le tirer de ses pensées. Il confie le cheval et s'avance dans l'entrée. Regort s'illumina, le valet priait déjà les arrivants de rejoindre la salle de réception, il était juste à l'heure. Il suivit alors discrètement les autres convives.
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:55

Martymcfly a écrit:
[Jour J à Billy – Ou quand Orvalounette devient Varennounette]

Longue nuit pour le Duc... Tourné et retourné dans son lit... Son grand lit, énooooooorme lit, si vide qu'il fallait le combler par la présence d'autrui. Une douce dame manquait à ses côtés et bientôt... peut-être... Fallait encore qu'elle accepte de devenir sa femme. Enfin, déjà fallait lui demander. Marty imaginait déjà Beths en train de rougir jusqu'au sang. Il commençait à devenir loin ce temps où elle lui hurlait dessus pour un rien, quoiqu'elle ne ménageait pas trop sa voix malgré tout, mais il avait LE moyen de la faire taire, irrémédiablement.

C'est Gandrelina qui vint réveiller le Duc...


Débout messire Douc ! Je vous ai apporté dé vêtements propres.

Il ouvre un oeil et sourit doucement. Elle était aux petits soins pour lui. Grande journée qui s'annonçait. Du monde allait venir à Billy et le château s'animer un peu. Cela réjouissait Marty.

Il s'habillait avec soin, avec l'aide de son Intendante, veillant à ce que lundi ne tombe pas avec mercredi ou que le cuir des bottes reluise correctement. Il devait être beau pour accueillir ses invités, sa future vassale, et bien sûr celle qui faisait battre un peu plus fort son coeur.

Apprêté comme un Duc, il avait même mis son collier de méritant aujourd'hui, couronne lustrée et brillante comme jamais, barbe rasée nette... C'était pire qu'un toilettage de caniche qu'on lui avait fait subir, mais il fallait bien cela, pour être présentable. C'était pas tous les jours que l'on accordait une seigneurie à quelqu'un qui était cher. Le choix s'était porté assez rapidement sur Apolonie. Marty la connaissait depuis si longtemps maintenant, et il savait qu'elle ferait une vassale parfaite, elle pour qui l'Auvergne était bien plus qu'une simple terre. C'était sa patrie, malgré tout ce qu'on avait pu dire à son encontre.

De bons moments, comme de mauvais remontèrent alors à la surface, tandis que le Duc de Billy admirait à la fenêtre ses terres, guettant la proche arrivée de ses invités. Des histoires de miel dans la tisane, de miettes éparpillées sur les tables du Moulinois, de bals en robes, de voyages en tueries, de guerres en amours, de Sentinelles en Libertad, de Mativa à Apolonie. Et maintenant ?

Elle devrait sans doute reprendre la route pour on ne sait quelle contrée qu'elle ne connaissait encore. Et c'est justement avant qu'elle ne quitte le Duché qu'il fallait agir. Marty avait attendu longtemps une réponse du Collège, un veto, puis une enquête, puis une contre enquête, et enfin une décision après de multiples témoignages. La valeur d'une Dame qui resterait toutefois surveillée, comme toute la Noblesse. Le vivre noblement. C'était bien plus une contrainte d'être noble que ne pas l'être. C'est sans doute aussi pour cela que Marty avait refusé un fief de retraite à la fin de son premier mandat. C'est pour cela qu'il comprenait Bettym et Modsognir, même s'il aurait vraiment préféré qu'il en fut autrement. Un jour, il tenterait à nouveau... Sauf que mettre quelqu'un à genoux n'était pas quelque chose de simple et d'évident. Une surprise qui tombe à l'eau.

Il fut soudain sorti de ses rêveries par un incroyable...




BOUM ! BOUM ! BOUM !



Modèle de discrétion... La personne qui frappait devait être un homme fort, aux bras d'acier. Mais Marty n'avait pas invité d'homme aujourd'hui ? Peut-être un accompagnant. C'était le moment de rejoindre la salle de réception.

Traversée des couloirs jusqu'à ladite salle, superbement décorée aux tapisseries finement soignées. Tentures de fêtes au château de Billy... Siège à ses armes, comme il avait demandé. Buffet au plus près. Sourire en coin. Amuses bouches et coupes pas encore remplies. Sourire qui s'élargit.

C'est là qu'il voit Barbelivien en train de loucher sur le buffet !


Vous n'êtes pas encore allé ouvrir à nos invités Barbelivien ? Qu'attendez vous ?

Le valet hocha la tête, presque niaisement, de manière servile quoi, avant de se diriger vers l'entrée du château, laissant le Duc seul dans la salle ! Quelle aubaine !! Laisser un gourmand devant un plat à l'odeur savoureuse... C'était le meilleur moyen pour ne plus rien avoir dans les assiettes... C'était surtout une bonne excuse pour goûter les mets préparés par la cuisinière. Personne n'y verrait rien, il y en avait tellement sur la table après tout... Coup d'oeil à droite... Coup d'oeil à gauche... Comme si on allait le surprendre. Main qui plonge dans une vasque remplie de canapés. Instant de bonheur gustatif où le palais rencontre le poulet. Saveur intense de pain délicieusement doré. Mais... quel était donc ce pain là ? Une sorte de fougasse inconnue, découpée savamment en morceaux, émaillé de fines lamelles de volaille à l'intérieur. Des étoiles dans les yeux alors qu'il avale le morceau. Marty surveillait ses petits pains comme jamais. Il était vraiment regardant sur tout ce qui touchait à la paneterie, cela lui rappelait quand il cuisait lui même ses miches dans son four... près de sa petite bicoque... il y a tellement longtemps... tellement...

Il ne pouvait évidemment pas résister à prendre un autre morceau. Le pain était différent cette fois. Fourré là aussi... Petit, rond... Dents plantées dans la croûte. Langue qui glisse dans la mie. Palais qui trouve cette saveur chaude. C'était une fouée, succulente. La recette devait être celle de ses terres poitevines, et malgré le voyage, la consistance et le goût n'avaient pas perdu de leur originalité. Vite avalé, en suisse, sans que personne ne le voit... Personne ?



Aheum.... Votre Grâce ? Vos invités sont là !


Grimace contrite et sourire béat alors qu'il se retourne vers ses convives.

Ah !! Héhé !! toussotte, découvert... Bienvenue à vous tous à Billy. J'espère que le voyage n'a pas été trop harassant.

Ses yeux se portent immédiatement vers la plus ronde des femmes présentes.

Barbelivien !! Faites asseoir la Dame de Laveissière et de Bost. Apportez donc des coussins pour qu'elle soit plus à son aise. Et au pas de course voyons.

Hochement rapide de la tête et déjà parti... Très vite revenu avec le matériel demandé. Marty s'était rapproché de Clothilde.

Merci d'être là, j'y tenais. Coup d'oeil sur le ventre en avant. Sourire. Installe toi, tu seras bien ainsi.

Puis, il se tourne vers le reste du groupe et vient les saluer les uns après les autres. A commencer par...

Tendre baiser sur les lèvres.

Sourire profond.


Mon aimée, je suis désolé de ne pas être venu jusqu'à Montpensier. Je suis heureux de te voir à Billy, avec moi.

Il lui prend la main pour mieux se sentir et aller, à son bras, accueillir les autres invités. Tout d'abord ces dames bien sûr..

Leg ! Je suis ravi de te voir ici, notre voyage a été si rapide... Il faudrait prendre le temps de repartir au pas plutôt qu'au galop... Ce serait tellement plus agréable que cette cavalcade... Enfin bref.

Petite bise courtoise, ainsi qu'aux Barons... Ses futurs vassaux par alliance... Marty n'arrêtait pas d'y penser... Wouarf. Baise main à la mère de famille nombreuse.

Kory, c'est toujours un plaisir de te voir. Je constate que tu es de toutes les fêtes et cérémonies. Clin d'oeil. Et tu as même pu trainé ton Baron d'époux ! Félicitations !! Tu vas bien Al ? Il y a de quoi manger pour vous faire patienter ou pour après la cérémonie. Je me doute que cela t'intéresse.

Il partageait avec le Baron de Cournon d'Auvergne le goût de la bonne chère. Un point commun pas assez exploité entre eux, malheureusement.

Il y avait aussi la maîtresse de cérémonie, celle qui commençait déjà à installer ses ustensiles de Héraut.


Coucou Chef, content que tu aies pu venir si rapidement. Nous allons pouvoir commencer la cérémonie très bientôt... Regard vers les visages du reste du groupe Enfin, si Apolonie arrive. Elle n'est pas là ?

Barbelivien qui installait Clothilde répondit au Duc.

Michel l'a accompagné dans ses appartements, avec son écuyer, afin de l'aider à se vêtir un peu mieux Votre Grâce.

Ah parfait ! Une jolie Dame dans une jolie toilette, il n'y a rien de mieux pour égayer la journée... ainsi que des coeurs...

Et c'est là qu'il vit des joues se mettre doucement à rougir. Il était venu à son bras. C'était certain à présent. Qui ne se rappelait pas de lui ? Marty s'en souvenait bien. Un mandat ducal sans doute des plus catastrophiques, enfin maintenant il pouvait rivaliser avec un autre. Un si jeune homme à la tête d'un Duché, volant la vedette à une autre, pourtant tête de liste à l'époque. Un Juge devenu Duc. Cela rappelait du bon temps au Duc de Billy... Sa première apparition sur la Grand Place du Château de Clermont... C'était au discours d'investiture du Duc Alayn. A l'époque il était jeune maire de Moulins, découvrant Clermont, voyageant très peu, amoureux d'une jeune Béarnaise, soeur de Sentinelle. Il se souvenait que c'était la jolie Juge, aux formes généreuses, qui les avait convié. Clélie au bras de son brameur de Phaleg. Des souvenirs à la pelle... Mais Marty se rendit compte qu'il ne le connaissait pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout. Certes, il connaissait l'homme politique, mais pas l'homme lui même. Peut-être qu'aujourd'hui serait l'occasion ? Si Apolonie était venue avec lui, il ne pouvait pas être inhumain.

Vicomte, soyez le bienvenu. Je serai heureux de vous connaître un peu plus. Peut-être pourrons nous nous entretenir à l'issue de la cérémonie ?

Sourire poli et respectueux.

Un autre invité fit son apparition, plus que discrète. C'était Regort.


Regort ? C'est plutôt étonné que Marty s'adressa à lui, on le croyait mort depuis qu'il avait quitté Moulins... L'homme d'église l'était-il toujours ? Mon Père... Bienvenue à Billy.

Inclinaison de tête, priant le petit homme de s'asseoir

Bien... Il manque encore du monde, et la principale intéressée également. La fêtée du jour devrait-je dire. Je propose que l'on commence le buffet en l'attendant.

Commencer pour eux... Poursuivre pour lui !!
Regort a écrit:
Regort sourit en s'entendant appelé "mon père".

Merci de votre accueil. Mais Regort suffit amplement. Je n'ai été que diacre et je n'ai plus de paroisse d'attache non plus.

Regort regarde la place la plus proche. Elle serait parfaite. Que lui importait ses voisins puisqu'il était des plus seul dans cette masse. Il inclina également la tête pour le saluer et vint s'assoir. Pour l'instant il n'avait pas de voisins. Il observait distraitement les convives.
Alethea a écrit:
[Moulins]

Alethea et Colhomban avaient voyagé plus longtemps que prévu pour revenir d’Angoulême. Un des fers de la jument de Théa s’était légèrement détaché à l’aller lors de son embardée pour fuire le loup. Mais la jeune femme ne l’avait pas détecté jusqu’à ce que le trajet du retour n’aggrave la situation et que leur allure ne s’en ressente. Ils avaient alors du s’arrêter pour la faire soigner et ferrer proprement. Par la suite, ils avaient réduit leurs trajets pour ne pas l’épuiser.

C’est donc quelques jours après la date prévue que les deux jeunes gens poussèrent enfin la porte de l’auberge de Ninon. Pendant que Col s’installait, Thea retrouvait son amie. Ninon, ravie de lui rendre enfin son bureau de tribun et Théa, détendue, prête à terminer le mandat. Elles filèrent d’ailleurs sur place pour en discuter et c’est là que Théa reconnut le sceau de sa marraine sur un des courriers en attente.

Citation :
Si je t'écris ce jour, Théa, c'est pour t'inviter à me rejoindre sur les terres de Billy. Il s'y tiendra une cérémonie à laquelle j'aimerais que tu assistes, étant donné l'importance qu'elle revêt pour moi. Je vais devenir la fière vassale de Marty.
Apolonie enfin anoblie en terre auvergnate ! Au-delà du plaisir de revoir sa marraine l’évènement était de taille. Naturellement elle fila à l’auberge et toqua chez Col qui ouvrit. Mais, face à lui, elle se rendit à l’absurdité de la situation. Ils étaient de retour, le voyage était terminé et il n’y avait plus de raison …. Et puis est-ce que ce n’était pas inconvenant ?… Elle bredouilla quelque chose qui contenait vaguement Apolonie et Anoblissement puis devint pivoine. Elle continua malgré tout : Je … je dois y aller … vous comprenez ? l’anoblissement de ma marraine. Ce sera demain, pas très loin, au château de Billy il n’y en aura pas pour plus de la journée et si vous vouliez … enfin
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 19:57

Chlodwig_von_frayner a écrit:
On disait souvent qu’il valait mieux éviter de reluquer les seins d’une jeune fille, obscure recommandation dont l’origine s’était perdu depuis la nuit des temps. Jusque là, Chlo ne s’était trop préoccupé de la suivre, mais ces derniers temps, il avait à peu près compris une des raisons qui poussait toute personne éduquée à ne pas le faire, en dehors du fait que c’était inconvenant. Il fallait aussi préciser que se retrouver avec une lame sous la gorge était une manière radicale de laisser un choix restreint. Il s’était donc vu offrir deux choix : se vider de son sang là dans les jardins ou la servir comme écuyer pendant deux mois, en signe de repentance de sa mauvaise action. Il devinait aussi qu’il s’agissait vraisemblablement d’une manière de l’humilier un peu ou de se jouer de lui.. Mais sur le coup… avisant la lueur de l’azur, il en avait déduis qu’elle n’hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution et avait cru bon d’obtempéré sur le champs, jurant de la servir jusqu’à ce qu’elle le libéra. C’était un choix dont il s’était d’ailleurs bien vire mordu les doigts tant il y avait moult implications qu’il n’avait pas saisit au premier abord, son esprit ayant d’abord cherché à le préserver du trépas. Il se consolait comme il pouvait en se disant que ce n’était que deux mois… mais… c’était surtout autant de temps passé à essayer de rattraper les bêtises d’Apolonie, corriger les mots violents qu’elle avait sans cesses… et surtout le pire… à la servir presque comme un esclave. Il avait même compris qu’il devrait l’aider à se changer par moments. Non que cela le dérangea (il connaissait quasiment chaque parcelle de son corps pour l’avoir convenablement observée et détaillée lors de son opération), mais il se demandait de quelle manière cette opération se passerait, notamment suite aux derniers incidents qui portaient justement sur des regards trop mal placés.

Mais il s’y était fait ! Pas trop le choix non plus à vrai dire… il n’allait pas passer deux mois à ruminer tout ça. Et ce matin… il vit Apolonie débouler au campement. Petite explication, suite à un pari stupide et à un orgueil mal placé, Chlo s’était retrouvé à lui promettre qu’il allait cuisiner des trucs bons tous les soirs, juste pour prouver qu’il n’était pas nul. Une action particulièrement stupide, vous en conviendrez, pour laquelle, là aussi il se mordait les doigts. Non Pas qu’il ne su pas cuisiner (on ne passe pas plusieurs années comme soldat dans des campements militaires à sillonner la France sans en savoir un minimum), mais il n’avait pas prévu de se mettre à ce point à son service. Mais il s’en sortait plutôt bien et tâchait de respecter les désirs parfois loufoques de la dame d’Orval en matière culinaire. Il allait aussi préciser qu’autant un Chlo en société pouvait être particulièrement inutile et chiant (des défauts qu’il cultivait comme autant que qualité), autant sur un campement, il était capable d’effectuer la quasi-totalité des tâches pour les avoir déjà effectué quelques années plus tôt, mais également par simple désir que tout fonctionne correctement. Une troisième raison beaucoup moins avouable était également présente à son esprit : il n’avait aucune envie que l’orvalienne aux dagues ne lui rallonge son temps de service parce qu’il s’y prenait mal.

Donc il la vit arrive en trompe baragouinant une série de mots incompréhensibles, non pire elle les criait, créant, de par son excitation, un ensemble de mot pas du tout cohérents qui n’eussent jamais mérité le doux nom de phrase. Il voulu lui demander de répéter afin de pouvoir saisir entièrement le sens de la phrase mais déjà la tornade galopait de nouveau vers la taverne. Il soupira… Elle ne pouvait donc pas se tenir tranquille ? N’étais ce donc pas assez que de les faire traverser la moitié de la France juste pour voir quelques uns de ses amis ? Non il fallait aussi qu’elle lui demande de la suivre aujourd’hui. Car il ne s’y trompait pas, même si il n’avait pu capter que quelques mots, il lui avait semblé saisir Jean Eudes et scelle… La déduction n’était guère difficile. Tout en pestant intérieurement contre l’absence de serviteurs qui auraient pu lui permettre de se débarrasser de cette corvée il se rendit auprès du cheval d’Apolonie et entreprit de l’apprêter, tout en sachant qu’il devrait s’occuper du sien par la suite… Ce n’était pas l’action en soi qui le dérangeait (il ne trimballait pas continuellement ribambelle de serviteurs et devait souvent le faire lui-même), mais plutôt de le faire pour Apolonie en particulier, et surtout de le faire au moment où il faisait cuire de la viande, à l’un des rares moments où il pouvait manger de la viande rouge autrement que presque crue (elle ne l’aimait que comme ça). Mais enfin avait il le choix ? Il avait promis, il lui fallait obtempérer.

Le voyage se passa d’une façon assez simple, Alayn et Apolonie chevauchaient en tête en se racontant les plus grandes sottises que Chlo eu jamais entendu (je ne les répèterais pas ici pour ne pas choquer les personnes sensibles, les enfants en bas âge et les centenaires). Il se demandait encore si il s’agissait de la même personne qui prenait un malin plaisir de lui coller des baffes à chaque fois qu’il faisait une petite chose de travers (vous pouvez ici mesurer l’étendue de la mauvaise foi de Chlo). Pensez donc, elle était… non, je n’oserais jamais prononcer le mot… bon je me lance… elle était aimable ! Si, si ! C’était possible ! Et qui plus est rougissante et niaise. Il fallait le voir pour le croire. En plus ils se tenaient par la main… beurk… pire ! Ils se faisaient des bisous. Oh pas beaucoup mais c’était déjà bien assez. Jetons un voile pudique sur ce genre de scènes… Où était passé le sang, les tripes jaillissant des ventrées déchiquetés, la cervelle s’écoulant par les crânes défoncés ? Envolés… plus sûrement que la neige fondant au soleil… Il fallait qu’Alayn soit un bien grand magicien pour réussir pareil tour. Il se fit donc tout petit à l’arrière du cortège (de trois personnes) et entreprit de compter, non pas ses cheveux, il ne s’appelait pas Kevin, mais les poils de la crinière de son cheval. L’utilité et le bien fondé de cette entreprise pouvant aisément être contesté, nous ne nous attarderons pas plus longtemps sur la dégénérescence de la noblesse et des tristes résultats de la consanguinité. Néanmoins cela lui permit de passer le temps sans être obligé de regarder continuellement les deux de devant se lancer des regards plutôt… amoureux.

Arrivé à Billy, il s’empressa de remettre (avec une petite somme d’argent, savait on jamais) sa monture au même serviteur que la dernière fois. Tant qu’à débaucher les meilleurs éléments du duc de Billy, autant ne pas dilapider son argent sur plusieurs personnes. Ainsi, il savait pertinemment que cet homme était désormais son débiteur et devait le révérer toutes les nuits, s’agenouillant devant son portrait acquis à prix d’or chez un marchand lorrain de passage, du moins il se plaisait à le penser. Après tout n’étais ce pas normal ? Il se plaça en retrait, la mine légèrement renfrogné… déçu par le fait qu’Apolonie ne prête nullement plus d’attention que cela à son nouvel écuyer, et boudant également le vicomte parce qu’il semblait l’approuver. Il ne surpris ainsi pas le regard que l’orvalienne lui jeta… léger sourire envoyé à Kory et Al lorsqu’ils arrivèrent… il se dérida même pour aller les saluer, tournant ostensiblement le dos à sa dame et à son vicomte. Des personnes connues ouf… au moins il pourrait se débrouiller pour ne pas rester seul en la compagnie du duc de Billy dont les regards lui faisaient craindre le pire à chaque fois… il se souvint des conseils du duc de Berry… surveille toujours tes arrières…

Machinalement, il jeta un regard sur ses braies et son surcot noir de grand prix…elles avaient tenu la route. Par contre… il lui faudrait vraisemblablement changer la lourde cape qui lui couvrait les épaules, vêtement certes pratique pour les voyages de ce froid début d’hiver, mais fort peu adapté à une cérémonie où il était l’écuyer de l’intéressée. Il avait d’ailleurs emmené ce qu’il fallait. Tant qu’à s’afficher comme riche seigneur, autant ne pas faire les choses à moitié. Il remonta légèrement son gant droit, inspectant machinalement la surface pour voir si le cuir présentait des traces d’usure suffisante pour devoir le changer. Non… pas encore… Dédaignant sans le moindre remord les personnes qui passaient devant lui sans le saluer ou faisaient comme si il n’était qu’une tâche aux côtés de la dame d’Orval, il reçu les présentations de Beths et Legowen avec un petit sourire. Il avait plutôt intérêt à être aimable avec les amies d’Apo… Manquerait plus qu’elle lui fasse regretter de l’avoir été… Et puis… il n’avait strictement aucun intérêt, vu sa position actuelle (écuyer d’une simple dame) à se montrer supérieur à elles comme il l’aurait fait à son habitude… Il accepta d’abord la main de la Gondole, puis salua la filleule.


Enchanté, pour ma part je suis Chlodwig Von Frayner d’Azayes, baron de Château-rouge et Seigneur de Belzaize… et écuyer d’Apolonie…

Ça est, le mot était lâché… il avait eu beau le prononcer à voix basse, il l’avait fait, il l’avait dit… (applaudissez le mesdames et messieurs). Un très léger rouge vint colorer ses joues tendis qu’il reprenait une position plus habituelle. Il jeta un regard à la dame d’Orval… qui ne daigna pas le gratifier à nouveau d’un allez et retour de l’azur pour vérifier si oui ou non il se tenait bien. Mais qu’importe…

Enfin on vint leur ouvrir. Pas trop tôt. Il faudrait leur apprendre à réviser leurs convenances on ne faisait pas ainsi attendre dans le froid des invités aussi prestigieux qu’eux. Ils entrèrent donc tous dans le château où il faisait tout de même meilleur qu’au dehors tout exposé au vent qu’ils étaient. Il se mit dans un coin, essayant de se faire oublier de sa dame, au cas où il lui prendrait l’envie de lui faire faire quelque chose juste par amusement. Et pourtant non, il n’y coupa pas puisque, comme si elle avait lu à l’instant dans ses pensées, se tourna vers lui et lui fit signe de la suivre. Il obtempéra donc… pour se faire rabrouer. Il la regarda un instant effaré… nouveau regard découragé de l’orvalienne… comme si elle parlait à un gosse, ce qui eu pour effet d’énerver encore plus le Chlo, elle entreprit de lui expliquer qu’il fallait qu’il aille chercher ses affaires et la suive pour l’aider à se changer. Il cru un instant avoir mal entendu… l’aider à se changer ? Oulà… nouvel épisode délicat… humpf… Se demandant comment il allait pouvoir supporter cette épreuve sans récolter des mois supplémentaires, il alla chercher les affaires d’Apo, non sans oublier de prendre les siennes, et la suivit. Enfin… tenta de la suivre vu que, se croyant chez elle, elle entreprit de monter les marches quatre à quatre. Et au Chlo… flegmatique, de prendre tout son temps pour monter malgré les multiples remontrances et remarques acides de sa dame. Et lorsque finalement il eut atteint le sommet, ce fut pour récolter un ordre sec l’invectivant à le suivre jusque dans la chambre. Cette invitation qui, en d’autres temps, eut pu paraître pleine de sous entendu l’inquiéta au plus haut point… le plus dur ne faisait que commencer… Comment aider une jeune femme comme Apolonie à se changer sans être tenté d’en faire amplement profiter ses yeux qui, pauvres d’eux, ne pouvaient que se sentir frustré d’être privé de tant de merveilles.
Clothilde a écrit:

Château de Billy, Salle de Réception.

A peine le temps de féliciter Apolonie que la future nouvelle vassale de son suzerain s'était éclipsée pour revêtir tenue de circonstance. Clothilde sourit : c'était un grand jour qui s'annonçait.

Mais déjà les invités étaient conduits par Barbelinvien en la Salle de Réception, et accueillis par leur hôte.

Marty ordonna immédiatement que l'on apportât siège confortable à la future maman. Ce qui fut fait dans la minute, Clothilde se trouvant installée au milieu de coussins moelleux qui accueillaient sa maternité généreusement développée.

Merci d'être là, j'y tenais.
Installe toi, tu seras bien ainsi.

Grand sourire adressé au Maistre des lieux :

Merci infiniment Marty, pour ce siège confortable, ainsi que pour ton invitation.
Je tenais vraiment à être présente.
Et j'ai demandé à mon petit héritier de se tenir tranquille cette fois-ci !

Petit rire complice, souvenir du grand bal donné par le Duc de Billy ici-même durant lequel Clo avait du regagner précipitamment la chambre que Marty lui avait faite préparer.
Petite bise déposée par Clothilde sur la joue de son Suzerain avant qu'il n'aille accueillir les autres convives.
Elegie2 a écrit:
Juchée sur sa blanche jument, cadeau marternel, Elégie galoppait à vive allure vers le château de Billy

Je vais être en retard .. je le sents .. je vais être en retard !!

Abandonnant sa tenue garçonne, elle avait revêtue pour l'évènement une robe d'amazone rouge sombre rehaussée de quelques perles et se trouvait mal à l'aise pour chevaucher. Cette manière de monter etait certes des plus élégantes, mais pas des plus pratiques. Elégie préferait se servir de ses deux pieds pour talonner que de la badine qu'elle tenait en main pour stimuler la vitesse de la jument. Les derniers jours avaient été chargés en évènements et outre le lancer de pommes de pin, le concours de poésie, le colin maillard .. tiens à propos, le prochain, faudra le proposer au bord de la falaise .. pour voir .. souriant à cette idée, elle encouragea Rafale à galopper encore plus vite

Plus vite ! plus vite ! je vais être en retard !

Plusieurs courriers ecrits ça et là, des lettres de candidature et autres amabilités. Un courrier avec une plume à l'interieur, non signé, mais si criant quand à son expediteur. Courrier .. courrier .. pourvu que .. Vérifiant que l'invitation se trouvait bien dans sa poche, la jeune fille trouva un papier froissé

J'espèrs qu'ils ne demandent pas les invitations à l'entrée sinon ils vont me croire brouillonne !

Enfin les tourelles du chateau se profilent dans le lointain

Au château de Billy

Descendant prestement de cheval, Elégie confia sa monture à un palfrenier et s'avança rapidement vers l'entrée de la demeure. Une main dans ses cheveux pour y retirer un brin de paille, elle dénoua le ruban qui les tenait.

Allez c'est mieux ainsi. Allons y.

Bonjour, je suis Elegie de Penthièvre Balsac et suis attendue pour la cérémonie d'annoblissement d'Apolonie. Enfin de la Dame d'Orval, je vous prie de m'excuser.

S'inclinant légèrement, l'homme de garde lui montra du regard les lieux de la future cérémonie.

Lui rendant un sourire pétillant et le remerciant, la jeune fille s'engouffra dans la pièce. Jetant un regard autour d'elle, elle se sentit tout à coup un peu intimidée et prit place un peu en retrait.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 20:01

Colhomban a écrit:
Je… Je dois y aller… Vous comprenez ? L’anoblissement de ma marraine. Ce sera demain, pas très loin, au château de Billy il n’y en aura pas pour plus de la journée et si vous vouliez … Enfin...

Alethea se tenait droite comme un I légèrement rougissante dans l'encadrement de la porte et tentait depuis quelques minutes d'expliquer quelque chose à Colhomban à force de silence et de petites phrases. Ce dernier haussa un sourcil, plus par tic que par bon vouloir ce qui eut raison de la jeune femme. Tout amabilité en avant notre bon homme termina la phrase.

Enfin... Si je souhaite venir avec vous ? Mais bien sûr chère Thea que je vous accompagnerai. En un geste langoureux il lui prit la main et la baisa avec une petite révérence. Ce sera un honneur d'y assister, à ma connaissance je n'ai jamais eu la possibilité d'y aller. Même pour l'anoblissement de ma famille, manque de temps dirons nous... Il toussota, bien conscient de faire souvent défaut aux De Nanteuil par sa capacité à ne jamais être là dans les temps, toujours sur deux fronts à la fois, mille marmites sur le feu. Il poussa un petit soupir à ce souvenir et se hâta de rassembler des affaires.

Damoiselle, si vous voulez bien patienter, je suis tout à vous dans une petite heure. Il rosit de sa phrase, et retourna à a sa malle d'affaires. Le voyage d'Angoulême ne leur avait pas permis d'emporter beaucoup d'affaires, mais heureusement une voiture personnelle avait mené vêtements et autres accessoires encombrants à bon port plusieurs jours après.

Il caressa un surcot gris, et convint de le porter pour l'occasion.
Alethea a écrit:
[En route]

Alethea avait besoin d’indications pour trouver le domaine de Billy qu’elle demanda à Ninon avant de partir. Ils laissèrent Fangor le cheval de Col et la jument de Théa se reposer et prirent deux nouveaux compagnons pour la journée.

Théa n’avait vraiment pas imaginé revoir Apolonie si vite.


Citation :
Pour ma part, je suis toujours en Auvergne. Oui, je sais, cela peut paraître surprenant... Je te raconterai la raison de ce séjour de vive voix.

Elle se demandait ce qu’il pouvait en être. Elle la savait capable de tout bouleverser dans sa vie. C’était d’ailleurs comme ça, qu’elles s’étaient rencontrées. Alethea, tout juste installée à Moulins le temps de regonfler sa bourse et de repartir et Apolonie, de passage chez elle qui se présentait comme maire sur un pari. Toutes deux en transition et Théa qui croise cette jeune femme à peine aimable et pourtant touchante. Après quelques soirées à s’évaluer sans s’adresser la parole et quelques piques pour se tester, sans prévenir, voilà la Dame d’Orval qui la prend sous sa protection, la sentinelle qui retient la promeneuse à ses côtés. Théa ne comprend pas vraiment mais après tout peu importe. Un peu perdue, elle prend ses fonctions de tribun pour la première fois, Apo la soutenant constamment, disponible malgré le travail que lui demande sa propre prise de fonction.

Et puis la collaboration qui se prolonge au détour d’un drame. Apo la voyageuse, blessée, qui refuse de se soigner la teigne ! Théa qui grogne qui menace qui boude pour qu’elle accepte. Et puis ce voyageur qui trouve enfin les mots et la soigne devant une Théa blafarde qui n’ose affronter la scène.

Deux mois ensemble, deux mois seulement et pourtant… tant de changements. Théa qui prend de l’assurance, s’endurcit et Apo qui fait place à Apolonie, qui bouge sa ville, parlemente pardonne… deux mois lient les deux brunes, l’azur et le noir, bien plus sûrement que tous les serments.

Sortant de ses pensée Alethea se rends compte que le château se dresse devant elle. Machinalement, elle accepte l’aide de Col pour descendre de cheval mais une fois à terre… Théa est incapable d’avancer. Face à la bâtisse elle mesure enfin la solennité de la cérémonie et se paralyse…. Elle n’a rien à faire ici. Apo se fiche des conventions mais tout de même…
Colhomban a écrit:
Le pas se fit timide, la main se tenta plus rassurante.

Quand Colhomban descendit la dame de sa seule main valide il la voulut ferme, prête à la soutenir face à ce qui semble l'effrayer un peu. Le château s'imposa face au couple, lourde architecture dans la campagne auvergnate. Cela semblait décalé...

L'homme avait m'habitude des cérémonies et des convenances, depuis son arrivée à Angoulême par la noblesse de sa famille il y baignait dedans fréquemment, aussi prit-il les rênes en main et fit un sourire réconfortant à Thea.


Les anoblissements n'ont encore mangé personne. Nous allons donner les chevaux à un palefrenier et un porte parole nous annoncera auprès de votre marraine. Col ne cessait de se demander depuis le matin ce qu'un homme qui avait pris souvent parti dans la prévôté pouvait gagner à donner des terres à une Libertad plusieurs fois brigandes de grand chemin. Cela était à la limite de l'indécence. Il pinça les lèvres pour lui même, préférant garder le fruit de ses pensées et mena Thea derrière les grilles du domaine.
Beths a écrit:
Le froid humide et frais du mois de novembre commençait doucement à pénétrer les membres du groupe présent devant le perron, et pourtant la bonne humeur, les sourires, la gaité et parfois quelques embrassades prévalaient. Oui, la journée serait prometteuse, et la jeune femme en était totalement convaincue. Certaines journées étaient plus heureuse, plus vivantes, plus drôles que d'autres. Certaines journées méritaient d'être inscrites d'une croix blanche sur des parchemins, et la journée d'aujourd'hui serait de celle là.

Beths ne put que sourire à Apo lorsque cette dernière remarqua qu'elle était moins timide que la dernière fois. Oui, d'une certaine mesure c'était vrai. Apo ne la connaissait pas en tant que maréchale ou bien au cours de ses activités à la prévôté où là, nulle timidité ne l’assaillait. Mais la jeune femme était effectivement des plus timorées dès qu'il s'agissait d'échanges humains, d'affaires de coeur, ou de peine. C'était sa nature, sa façon de se protéger, de ne pas souffrir. Et pourtant ... Marty la changeait, petit à petit, jour après jour, elle s'épanouissait et cet état de fait la réjouissait. Et c'est bien pour cela qu'au lieu de se renfrogner comme elle l'aurait fait dans le passé à la remarque d'Apo, se renfrogner en s'inquiétant de l'avenir, eh bien, elle sourit largement.

Et puis un chuchotis échangé, une légère rougeur sur les joues de la thiernoise entendant le ton badin, désinvolte et pourtant heureux de la future anoblit, un jour, arrêterait elle de rougir lorsque certains thèmes étaient évoqué ? Le bonheur est revenu dans la besace d'Apo. Beths ne pouvait que s'en réjouir.

Legowen arriva à son tour avec sa bonne humeur et son entrain habituel, le voyage, même si un tantinet expéditif, lui avait changé les idées et il était temps. Elle ne savait pas de quoi l'avenir serait fait, mais aujourd'hui Leg était joyeuse.


alors tu vois que je suis entière , voyage sans histoire jusqu’à Bourbon et toi ? humm, tu rayonnes

Tout en recevant une bise de sa future marraine Beths se mit à rire à son tour.

Merci Leg, je suis heureuse d'être la c'est vrai. Hum, les brigands ont détalés devant Illuin ou bien serait-ce la vue de ton regard meurtrier accompagné de ta solide épée ?

Elle avait prit un ton moqueur, toutefois, elle se pencha vers elle pour lui chuchoter timidement.

Je m'inquiète facilement pour les personnes qui me sont chères Leg. Mais je ferai un effort pour être plus discrète

Son sourire s'élargit alors voyant les embrassades de Leg et Apo, il était vrai que cela faisait un temps certains qu'elles ne s'étaient pas vues. Elle en profita pour se tourner vers les hommes présents attendant qu'ils se présentent à leur tour après les avoir salués poliment. Beths observa le jeune homme qu'elle ne connaissait pas. Qui était-il ? Et pourquoi était-il là ? Ses riches vêtements indiquaient clairement qu'il était de la Noblesse. Très certainement un ami d'Apo, un ami important puisqu'elle l'avait convié à

Enchanté, pour ma part je suis Chlodwig Von Frayner d’Azayes, baron de Château-rouge et Seigneur de Belzaize… et écuyer d’Apolonie…

Tout en acceptant la main qu'elle lui tendait, il s'était présenté. Beths avait poliment sourit, mais ses yeux s'étaient écarquillé sur la fin. Ecuyer d'Apo ? Diantre ? Il y avait cachalot sous rocher, enfin elle ne savait point ce que c'était, mais avait plusieurs fois entendu des vieux du village, ceux qui avaient voyagé, ricaner et d'un air entendu préciser le cachalot et le rocher.
Le jeune homme avait qui plus est rougit. La curiosité naturelle de Beths ferait qu'elle poserait la question à Apo du pourquoi de la chose. Mais discrètement, elle était encore trop timide pour demander devant témoin, ou bien carrément demander au jeune homme pourquoi cet engament envers la Dame D'Orval ... Néanmoins, ce fut les yeux pétillants de malice qu'elle lui répondit


Eh bien enchantée Messire l'écuyer, j'aurais donc plaisir à vous revoir à des joutes, soit en tant que jouteur, soit en tant qu'écuyer, soit les deux, après tout les deux sont conciliables parfois.

Et puis la Dame de Laveissière arrive à son tour avançant à petit pas, son ventre proéminent la gênant quelque peu dans ses mouvements. La future maman était tout simplement radieuse.
Un domestique eut alors la très bonne idée d'arriver à ce moment


Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.

Timing parfait, car Clo ne pourrait rester debout des heures dans son états. Le groupe s'avança donc en direction de la salle de fête, le grand salon. Apo s'éclipsa avec son écuyer après avoir déposé un baiser sur les lèvres de l'autre homme dont elle n'arrivait plus à se souvenir du nom. Oui, il avait été Duc, mais ... zut .. et le lui demander ne serait peut être pas poli ? Et l'appeler la moitié d'Apo était peut être ... enfin ... euh ... Beths haussa les épaules, heureuse pour cette amie si incroyable qui retrouvait le bonheur, peut importait le reste.

Arrivant dans le grand salon son coeur s'emballa, il était là, devant elle sous ses yeux, l'émotion la gagna, elle sentit ses joues rosir et son souffle s'accélérer. Son coeur engagea ses jambes à courir pour qu'elle puisse lui sauter au cou. Sa timidité et sa raison l'en empêchèrent. Marty était devant le buffet et goutait quelques spécialités que la cuisinière avait préparées. Son regard se fit doux et amusé, l'homme de ses pensées était un gourmand, un amateur de bonne chère, elle en avait déjà l'intuition, mais si un doute persistait, il était effacé ce jour. Elle venait inconsciemment de découvrir comment satisfaire son Duc. Elle espérait qu'il appréciait tout autant qu'elle le fromage. Hum, en y réfléchissant, il ne valait mieux pas, ils pourraient se chamailler pour un morceau de Saint Nectaire. La Dame de Gondole se retint difficilement de rire imaginant la scène qui ... ben qui pourrait être drôle en y réfléchissant.

Le domestique toussota, manifestant ainsi leurs présences à tous. Immédiatement, Marty se retourna et les salua. Avisant sa vassale Clo et son ventre rebondit, il ordonna fauteuil et coussins pour qu'elle s'y installa. Quel homme merveilleux et attentionné. Elle était attendrit et sous son charme. Barbellivien apporta immédiatement le mobilier demandé et Clothilde fut confortablement installée.

Soudain Marty se tourne vers elle, et elle se sentirait presque défaillir. Ah non, non, non et non! Au contraire, revivre! Un baiser sur ses lèvres, un étourdissement, un sourire niais et heureux affiché sur ses traits.


Mon aimée, je suis désolé de ne pas être venu jusqu'à Montpensier. Je suis heureux de te voir à Billy, avec moi.

Tu avais à faire ici.


Et puis elle n'y tient plus, sa spontanéité fut plus forte, tant pis pour les convenances, tant pis si sa couronne oscillerait dangereusement vers le sol, tant pis si elle froissait son habit, ses bras volèrent jusqu'à son cou, elle était littéralement dans ses bras, joues contre joues, sa bouche près de son oreille, elle lui chuchota

Je suis heureuse d'être avec toi, ou que cela soit

Bien à regret, et parce qu'il le fallait, elle se détacha de lui. Il lui prit alors la main et la posa sur son bras et s'en alla saluer les autres invités. Elle se mit à rire doucement avec gaité, elle avait déjà salué les membres présents. Toutefois pour le plaisir de rester à ses côtés, elle se plia à sa volonté et resalua d'un signe de tête, d'un sourire, d'une bise parfois, d'un trait d'humour parfois aussi. Legowen, sa chère Legowen, et puis ses suzerains, Kory qu'elle a appris à apprécier pour elle même, Al bien évidement, et puis ensuite Naluria, ou Auvergne, enfin les deux, et puis l'homme qui avait reçu baiser des lèvres d'Apo, Vicomte ... mouais cela n'allait pas l'aider à savoir son nom, et Regort pour finir.

Le Duc de Billy les invita alors à faire honneur au buffet préparé pour eux en cette belle journée. Au bras de l'homme qu'elle aimait, Beths était heureuse, et encore une fois se laissa conduire jusqu'à la table. Elle se mit alors à chuchoter une nouvelle fois


Il y a des spécialités fromagères ?

Elle lui jeta un regard heureux et amusé.

Et puis d'autres personnes arrivèrent, la jeune Elegie arriva à son tour. Beths observa sa fraicheur et elle lui sourit se demandant si elle se rappellerait l'avoir déjà croisée. Profitant que Marty discutait, elle vola un linge propre qui servait à s'essuyer les doigts et y plaça quelques gourmandises qu'elle vint apporter à Clo


Bonjour Clo, tu m'as l'air en parfaite forme. Tient, voila de quoi vous nourrir tous deux. Au fait, Clo, je ne sais plus si je t'ai félicité pour les fêtes que tu as si bien organisées pour le voyage en BA de notre Roy. Donc si j'ai oublié, eh bien ... je te félicite aujourd'hui!

La Dame de Gondole sourit à la jeune maman et la regarda manger avec plaisir

Je t'en apporterai d'autres ! Il y a plein de choses dans ce buffet! Sinon, comment vas tu ?

Le tissu et les gourmandises étaient installés sur les genoux de Clo, Beths en profita pour lui voler un des petits canapés en riant et en lui faisant un clin d'oeil. C'était absolument délicieux
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 20:04

Legowen a écrit:
Un vent frais s’était mis à souffler, faisant claquer les oriflammes dont la présence en haut de la plus haute tour attestait le retour du maître des lieux
Leur petit groupe grossissait par l’arrivée d’autres invités , dont Dame Clothilde qu’elle avait salué , échanges de sourires
Discrètement , elle avait un peu ramené les pans de sa cape bordée de fourrure sur elle , frissonnant légèrement dans ce petit air d’automne et avait été
soulagée lorsqu’un serviteur était venu leur ouvrir les portes


Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.



Phrase magique qu’elle avait vivement appréciée, augurant qu’une douce chaleur les accueillerait .Elle avait donc suivi ses amis pour arriver à la grande salle du château
Apolonie étant juste devant elle, son aparté avec le serviteur ne lui avait pas échappé , non plus que le regard impérieux lancé au jeune homme blond

elle avait noté le ton réticent , la rougeur subite , lorsqu’il avait rajouté, lors des présentation , écuyer d’Apolonie , lui avait rendu son sourire en lui disant d’une voix qu’elle avait voulu
apaisante



Messire , je suis alors enchantée de faire votre connaissance, peut-être aurons nous l’occasion de nous rencontrer de nouveau,bien que n’étant point noble , je suis, moi-même ,écuyère de mon amie le Dame de Gondole


Connaissant Apo , amie depuis toujours , elle avait jeté un coup d’œil à sa marraine, nul doute que le jeune noble avait du l’indisposer et que là était la punition, écuyer d’Apolonie,
Le pauvre…..Leg réprima un sourire entendu

Pour l’heure , elle parcourait la grande salle du regard , admirant de nouveau les lourdes tapisseries accrochées aux murs, scènes de la vie quotidienne ou de joutes ,
la cheminée monumentale dont le tablier portait le blason du Duc et aussi ……….le somptueux buffet qui leur faisait face

Elle sourit, légèrement amusée , notant , présence du Duc de Billy proche des plats et geste prestement interrompu à l’annonce de leur arrivée
Elle se souvenait de tartes au citron , lors d’un conseil, bien que ce ne soit pas son met préféré , elle avait du reconnaître leur qualité
Il s’avança vers eux , en souriant, prenant soin de la future maman, ordonnant que cousins soient apportés
Puis, offrant son bras à Beths , qui avec spontanéité s’était un instant réfugié dans ses bras, , il les avait accueilli
Quel beau couple , ils faisaient , vraiment elle était heureuse pour ses amis , pour Beths , si triste encore il y a peu et dont le bonheur faisait plaisir à voir , et pour lui qui en la Dame de Gondole, avait trouvé celle qui faisait battre son cœur


Leg ! Je suis ravi de te voir ici, notre voyage a été si rapide... Il faudrait prendre le temps de repartir au pas plutôt qu'au galop... Ce serait tellement plus agréable que cette cavalcade... Enfin bref.

Cher Duc s'incline Marty sourit c’est vrai que ce fut bref , et je me joindrai de nouveau à vous avec plaisir,pour un trajet permettant de profiter plus agréablement des régions traversées

Petite bise courtoise avant que le Duc n’accueille les autres invités

Elle s’étaient de nouveau embrassées , Beths et elle, une lueur amusée dans les yeux, se souvenant de leur petit aparté juste avant qu’elle n’embrasse Apo

Merci Leg, je suis heureuse d'être la c'est vrai. Hum, les brigands ont détalés devant Illuin ou bien serait-ce la vue de ton regard meurtrier accompagné de ta solide épée ?



je te promets de faire attention, je ne voudrais pas que tu t’inquiète davantage
sinon, les deux , Beths, les deux, tu n’as jamais vu mon regard noir, je crois, j’sais très bien le faire , tu sais la tempête après le calme


elles avaient ri

Pour le moment, pendant que le couple saluait les personnes présentes, que d’autres invités arrivaient, Leg s’était, mine rien, comme le Duc de Billy avec les buffets, assez rapprochée de la cheminée pour en sentir la douce chaleur en émanant , en attendant que leur hôte les invite à gouter les mets succulents, proposés

Elle ne se referait pas, elle aimait la chaleur,même si sa vie ne lui permettait pas toujours d’en profiter
Naluria a écrit:
Après avoir tambouriné à la porte de bon matin, bon il devait être trop tôt apparement, vu l'insistance du héraut, son petit nez devient gelé et tout rouge. Elle louche vers ce petit nez puis met ses mains en coquillage, souffle et tente de réchauffer cette extrémité.

Tout à coup, elle entend un grand CLAC ! qui la fit sursauter et se retourner. Apo vient lui faire une bise, ce qui la fit sourire. Son sourire s'élargie en observant sa suite, prolongement de sa main, prolongement de sa vie ? Alayn.

Puis Kory et Althiof firent leur arrivée. Auvergne regarda la porte, son nez, puis de nouveau la porte...
*Mais ils dorment encore ou quoi dans la maisonnée*

Elle salut les nouveaux arrivant d'un sourire, puis voyant la gondole arriver, elle sourit encore un peu plus - non non arrêtez, vous savez très bien que ca ne peut monter jusqu'aux oreilles - l'animation arrivait. Auvergne adore Beths, Nalu adore Beths, à croire que tout le travail fait pour elle avait apporter un engoument aux personnes l'entourant. Et les premiers détonnèrent.

Bonjour! L'anoblissement a lieu dans les jardins de la propriété pour que vous soyez tous dehors ainsi ? Si j'avais su cela j'aurais mis un manteau plus épais!

Auvergne regarda encore une fois son petit nez en louchant, elle ne pouvait qu'acquiescer. Une chaleur vient de nouveau lui réchauffer la joue, Beths commençait sa tournée de bisous.

Puis après un petit, tout petit - sachant qu'ils sont déjà en retard, on va pas les enfoncer un peu plus ^^ - temps, alors que tout le monde s'occupait à discuter, Legowen fit son arrivée. Tout le monde la salua. Enfin, la porte s'ouvrit et c'est un homme qui ouvrit la porte avant que tous s'engouffre dans la demeure.


Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.

Apolonie les quitta pour aller passer des effets pour la cérémonie tandis que le reste de la troupe entrèrent dans la salle de cérémonie.

Encore une attente puis un nouveau venu, souriant. Son visage lui disait bien quelque chose, mais quoi, elle ne s'en souvennait pas. Puis l'hôte fit son apparition en saluant comme il se devait les personnes présentes.

Puis... Chef ou pas Chef... La réponse ne traîna pas... Chef. Il était pas possible, elle avait une furieuse envie de lui tirer l'oreille mais elle acquiesca à ses dires puis alla se préparer pour la cérémonie tandis que la salle s'emplissait encore...
Galswinthe a écrit:
Derniers dossiers à étudier au château de Clermont, Galswinthe était pressée encore et toujours. Ne pas être en retard, pourtant la route était longue jusqu'au château de Billy où Apolonie l'avait conviée.

Vite, atteler son cheval et partir, à la vitesse de l'éclair.
Parcourant sur plusieurs lieues la rase campagne illuminée par les couleurs automnales, elle eut une pensée émue pour Tchii son amie regrettée, lorsqu'elle vît se dessiner les toitures de Riom et son clocher. Mais elle ne devait pas trop s'attarder, voulant arriver au plus vite à Billy. Poursuivant son chemin elle prit le temps un instant de ralentir et se retourna pour admirer au loin le spectacle majestueux dont elle ne pouvait se lasser, qu'offrait la chaîne des Puys qu'elle aimait tant.

Quelques lieues encore parcourues et elle se trouva fasse à l'imposant château de Billy et ses nombreuses tours. Elle se présenta au garde qui lui indiqua le chemin de la salle de réception et alla mener son cheval aux écuries.
Elle entra discrètement dans la salle, cherchant quelques connaissances, rassurée de ne pas être trop en retard la cérémonie n'ayant pas encore commencé.
Althiof a écrit:
Ah bein ça va ils n'allaient pas être dépaysés. Encore et toujours les mêmes qu'il ne se lassait pas de voir d'ailleurs même s'il n'avait pas assez de temps en ce moment. M'enfin ça reviendrait bientôt à la normale.

Il vit avec plaisir Apo venir les accueillir.


Bonjour vous deux ! Merci d'avoir fait le déplacement, c'est chouette que vous soyez là.
Je vois que tu as laissé la marmaille ailleurs ?


Couou, Apo, ouai la marmaille ils sont ausi bien à embêter Aigue à Montpensier. Nous on est tranquille et rien que savoir qu'elle en a cinq sur le dos j'en ris.


Il salua toutes les personnes qu'il connaissait, c'est à dire pratiquement tout le monde, Beths, Leg, Chlo, Clo, Elégie et puis Naluria qui venait en tant que Héraut mais amie aussi. Puis ce fut au tour de Marty. Bisouilles et accolades à tous mais pas de coups d'oreillers on lui avait piqué à l'entrée mais nul doute qu'il en trouverait un en interne. Nanméo !

Il lui fit une accolade.


Kory, c'est toujours un plaisir de te voir. Je constate que tu es de toutes les fêtes et cérémonies. Et tu as même pu trainé ton Baron d'époux ! Félicitations !! Tu vas bien Al ? Il y a de quoi manger pour vous faire patienter ou pour après la cérémonie. Je me doute que cela t'intéresse.

Ouai tranquillou Marty ! Manger c'est bien ça mais est-ce que tu payes à boire. Nan parce que là j'ai peur que la Gondole se dessèche.

Je voudrais pas être obligé de m'occuper d'elle si elle nous fait une crise de manque.


Puis il vit arriver Gals et lui fit une bise.

Salut Gals, tu vas bien ? Ca fait plaisir de te voir autre part qu'au conseil. Enfin ils auraient pu mettre du chauffage dehors parce que ça pèle. Ca aurait été parfait.

Il rit de bon coeur.
Korydwen a écrit:
Du monde, beaucoup de monde d'un coup, comme si la Baronne s'était endormie un court instant, il est vrai qu'elle avait mis du temps à se remettre de l'accouchement de Sibella, mais quand même, elle n'avait pas accouché ! Juste failli annoncer la mort de l'enfant de ses suzerains, choses tout à fait charmante vous en conviendrez. Toujours est-il qu'une telle pression était toujours pesante et fatigante.

Elle salua les derniers arrivé, Legowen, qu'elle ne connaissait pas énormément croisée quelques fois dans les couloirs de la prévôté, mais jamais ailleurs, ou alors la mémoire lui faisait défaut, ce qui est tout à fait envisageable, elle faisait tellement de chose en ce moment qu'elle avait tendance à oublier certaines choses.

Chlodwig, tiens le copain du BAR et du bar aussi, ouais des deux bars, un peu boulet comme elle, mais bon, ils s'entendaient bien, ravie de le voir ici, ça promettait entre lui et Apo, elle avait entendu quelques vagues descriptions de soirée en taverne ou autres, elle en souriait d'avance.

Elégie sa nièce, qu'elle avait peu croisé, un peu à Montpensier pendant les festivités, du moins elle l'avait vu, quand à l'approcher c'était autre chose, c'était étrange elle était mal à l'aise sans trop savoir pourquoi, certainement parce qu'elle ne la connaissait pas, cela changerait certainement, elle espérait avec le temps. Elle la salua avec un grand sourire, c'était un début... Ouais pas trop mal.


Bonjour vous deux ! Merci d'avoir fait le déplacement, c'est chouette que vous soyez là.
Je vois que tu as laissé la marmaille ailleurs ?


Mais c'est avec plaisir que nous sommes venus et il fallait que je remercie celle qui a réussi à nous débarrasser du phénomène Poutou...

Elle rit, clin d'œil

Ma marmaille... Pas le temps de répondre Al avait déjà répondu ! Elle sourit.

Oui ! Ils auraient été pénible... M'enfin au moins ils ont du caractère...

Hop Marty s'approcha à son tour ! Toujours les mêmes que l'on croise, mais toujours avec grand plaisir.

Kory, c'est toujours un plaisir de te voir. Je constate que tu es de toutes les fêtes et cérémonies. Et tu as même pu trainer ton Baron d'époux ! Félicitations !! Tu vas bien Al ? Il y a de quoi manger pour vous faire patienter ou pour après la cérémonie. Je me doute que cela t'intéresse.

Charmant baise main de la part de la part de Marty, elle ne put s'empêcher de sourire.

Et bien, le plaisir est partagé et comment refuser pareille invitation... Trainé ! Voyons ce n'est pas non plus insurmontable, bien que parfois son travail le retienne un peu trop à mon goût !

Elle éclata de rire, trainer, il en avait de bonne. Léger sourire à son époux.

Clothilde était partie s'installer dans un siège plus que confortable, sa grossesse devenant certainement fatigante à ce stade, elle s'approcha pour lui faire la bise.


Bonjour Clo ! Comment vas-tu ?

Elle espérait n'avoir oublié personne, sinon elle se rattraperait plus tard !
Yal a écrit:
[Château de La Roche]

A la réception de l'invitation d'Apo, Yal eut un léger sourire et se dit qu'il ne pouvait décemment pas décliner cette invitation. Il repensa à son propre anoblissement quelques semaines auparavant en ces lieux et se dit qu'il pouvait bien faire le déplacement, même s'il était un peu pressé. Son départ pour le Périgord était imminent mais avec un peu de chance, il arriverait à tout concilier.

Il appela son écuyer et demanda à ce que son cheval soit prêt le lendemain matin à la première heure.

Le lendemain matin, Yal s'habilla prit la route de bonne heure, une tenue adéquate soigneusement pliée dans une besace, posée sur la croupe de sa monture.




[Château de Billy]

En arrivant à la propriété de Marty enfin du Duc de Billy, il apprécia le caractère imposant de la bâtisse, tout en s'approchant du château. Arrivé à l'entrée de celui-ci, il attendit qu'on vienne s'occuper de son cheval puis s'annonça à, un servant qui devait probablement être un majordome.

Bonjour, Yal, seigneur de La Roche, je suis invité par Apolonie de Nerra, Dame d'Orval pour son anoblissement. Je désirerais me changer avant de rejoindre la cérémonie.

Faisant signe de le suivre, le Sergent-chef emboîta lui le pas. On le conduit dans une chambre d'invité et une fois changé, il fut amené à la salle de réception où un certain nombre de personnes était en train de se saluer et de faire connaissance. Il connaissait quelques personnes présentes, plus ou moins bien d'ailleurs et s'approcha discrètement.

Il se dirigea en premier lieu vers Marty, leur hôte puis fit un tour de présentation.


Bonjour Marty, dit-il en s'inclinant légèrement comment vas-tu? C'est toujours un plaisir. Tu as une bien belle propriété.

Il reconnut Regort, Alethea et Beths qu'il avait rencontré il n'y a pas si longtemps dans une taverne moulinoise, ainsi qu'Auvergne, rencontrée à son propre anoblissement. Manquait que la future octroyée. Elle allait certainement bientôt faire son apparition.

Après la réponse du Duc, Yal se dirigea vers les autres invités pour les saluer.
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Dim 23 Nov - 20:07

Alayn a écrit:
Et bien et bien ! Qu’est-ce donc que cet attroupement aux portes du domaine d’un Duc ? D’abord la Baronne de Cournon d’Auvergne et son époux, qu’il me fait plaisir de revoir Kory et Althiof, ça doit faire… au moins tout ça que l’on ne s’est pas revus ! Ils ont l’air de bien aller les deux-là. Une bise à la baronne, un poignée de main au baron. Et s’en suit un visage que je connais vaguement, ça me reviendra… ah oui ça y’est, Beths. Oh pardon, Dame de la Gondole maintenant. Une main tendue, une révérence et un baise-main, il faut m’excuser si ça dérange mais je suis comme ça, la politesse et le respect, envers ceux qui le méritent - je n’en dirais pas plus, le sieur concerné se reconnaîtra de lui-même. Je me redresse pour la saluer.

Ravi de faire vostre connaissance ma dame, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de me présenter, mais je le fais tout de même par politesse, Alayn de Viverols, Vicomte d’Ambert.

Encore une arrivante ? Il serait temps que quelqu’un se décide à venir ouvrir les portes sans quoi la cour va vite être replie. Elle semble bien connaître Apolonie, pour ma part je ne l'ai jamais vue, ou bien peut-être une fois dans un des couloirs au castel de Clermont. Signe de tête en guise de salut, élégamment rendu de ma part.

Enchanté dame Legowen, je suis Alayn de Viverols, Vicomte d'Ambert.

Et enfin les portes s'ouvrent devant nous, nous allons pouvoir nous réchauffer, c'est toujours bien mieux que d'attendre dans le froid. Direction la salle de réception. En cours de route la petite main qui n'avait pas lâché la mienne jusqu'alors se sépare, et après un baiser volé elle file de son côté avec son jeune écuyer, pour aller passer une tenue un peu plus appropriée.
Nous voici dans la salle de cérémonie, où le Duc de Billy nous attendait, après un rapide tour d'ensemble et salutations de rigueur à toutes et tous, vient mon tour.


Vicomte, soyez le bienvenu. Je serai heureux de vous connaître un peu plus. Peut-être pourrons nous nous entretenir à l'issue de la cérémonie ?

Vostre Grasce, je vous remercie pour vostre hospitalité, et je serais ravi de converser avec vous pour faire plus ample connaissance.

Et c'est réellement le cas, non pas que je puisse avoir des choses à lui prouver, mais je pense que comme de nombreuses personnes, le nom d'Alayn de Viverols n'évoque rien de plus que mon mandat de duc, il ne savent rien d'autre de moi. Au moins on se souvient de mon nom, c'est une bonne chose ! Il faut voir le bon côté ! Et j'avoue que de mon côté, je désire également apprendre à connaître le futur suzerain tant apprécié de l'élue de mon coeur.
Sourire respectueux adressé au Duc qui continue les salutations. Et j'en fait de même avec les personnes que je n'ai point encore vu, Regort, Dame Clothilde, puis d'autres encore... Cet anoblissement va rassembler beaucoup de monde.
Apolonie a écrit:
[Dans une chambre du château...]

Il a fallu l'attendre. Chlo n'est vraiment pas le plus empressé des écuyers. D'une pensée elle remercie encore Neils qui avait si bien su la servir. Un page qui lui désigne la pièce où elle s'engouffre, invitant le blondinet d'un ton sec à la suivre. L'évènement est important. A plusieurs titres. Et elle se veut à la hauteur de l'instant. Gandrelina ou quiconque qui a préparé cette chambre a pensé à tout, et un large paravent trône dans un coin de la pièce, une bassine de la taille d'un petit baquet laisse s'élever quelques volutes qui suggèrent que l'eau a été chauffée... Les épaules se délassent déjà, soupir d'aise. La voix se fait moins dure quand elle s'adresse à son écuyer.

Chlo, tu m'aides à avancer le paravent au centre de la pièce ?

Une fois la chambre séparée en deux, elle se place du côté du bac, Chlodwig hors de vue. Au moins cette fois-ci il ne bavera pas. Du moins faut-il l'espérer. Et comme elle ôte sa cape, sa chemise, ses braies, comme elle rince la poussière des chemins grâce à l'eau tiède, comme elle nettoie la fatigue du voyage, elle s'imprègne de la solennité du moment.

Tu m'sors la robe bleue s'il te plait Chlo ?
Celle en velours...


Cette robe reçue en cadeau pendant les joutes du Lavardin est une des plus belles qu'elle possède. Apolonie en dame, c'est toujours un évènement. La jeune femme est tellement plus à l'aise en braies et armée qu'en robe à faire des révérences... L'habitude des chemins et des voyages... Pendant si longtemps, elle a vécu dans des campements grouillant de monde, où le confort primait sur l'élégance, le rire et le partage sur la bienséance. Libertad... Elle les sait ailleurs... Elle ne les suivra pas. La jeune femme qui n'a jamais brigandé de sa vie, les a aidés à piller un duché. Pour plusieurs raisons personnelles ou pas, et un vrai idéal... Elle est redevenue elle-même, l'Apo en sommeil prolongé depuis sa ballade à la Cour des Miracles...

La cérémonie qui se tiendra bientôt revêt un sens particulier quand on en sait les motivations. Quand on connait l'amitié qui les lie, Sa Grace et elle, bien sûr, mais tout le reste aussi. La volonté de Marty d'ancrer Apolonie dans une voie plus sage, l'attachement de la demoiselle à l'Auvergne, qui fut pendant longtemps le dernier rempart l'empêchant de sombrer dans la violence et l'anarchie. Le travail acharné de l'ambassadrice, puis consul. L'amour pour ce duché qu'elle a toujours défendu, promu à l'extérieur des frontières... Pour lequel elle s'est investie depuis son plus jeune âge...

Des terres elle en possède déjà... Un petit domaine, près de Lignières en Berry. Presque habituée à sa condition de noble, elle mesure la responsabilité que représente un titre. Elle mesure également toute la portée de l'engagement vassalique. Un serment avec une réelle signification, des implications auxquelles peu réfléchissent avant d'accepter de recevoir des terres. Elle sait, pour l'avoir prononcé devant Johanara, que désormais ses actes rejailliront sur ses suzerains. C'est une terrible preuve de confiance et d'amitié que lui font la jolie baronne et le jeune duc.

Un frisson court le long de son échine, réveillant les petits cheveux en haut de sa nuque. Oui, une journée vraiment particulière. Un bras encore humide se tend sur le côté du paravent, récupérant sa robe tendue par Chlo. Une jambe fine, puis l'autre qui se faufilent dans le lin. D'une main qui se fait à la tâche, elle remonte le long des cuisses la robe et sa doublure, cueillant au passage les dernières gouttes d'eau qui vagabondent sur le corps de la demoiselle. Elle a retiré les bandes qui oppresse sa poitrine en temps normal, et enfile les manches larges, aux poignets brodés de fils d'or. Le velours recouvre le lin, ne le laissant visible que sur le décolleté, creusé en V sur sa gorge.

Avant de demander à Chlo de l'aider à lacer le dos, pour affiner la taille, relever la poitrine et souligner ses hanches, elle enlève le tissu qu'elle avait posé sur la psyché, la soustrayant au regard beaucoup trop inquisiteur de son écuyer, et s'y mire le temps de relever ses cheveux, ne laissant que quelques mèches onduler sur sa nuque. Quelques peignes sertis de pierres d'un bleu profond, pour rappeler la teinte de sa robe, un trait de khôl pour souligner l'azur du regard. Puis elle écarte le paravent, cherchant dans les yeux du jeune baron un assentiment. Le môme à la langue si bien pendue ne manquerait pas de signaler un quelconque défaut, elle le sait. C'est aussi pour cela qu'ils s'apprécient, même si bien entendu, il est hors de question de l'avouer.

Une relation amusée entre les deux jeunes gens, que beaucoup prennent pour de l'antipathie ou de l'agacement, eux savent bien qu'ils jouent. Et cette franchise en point commun, dans des instants comme ceux-ci, se révèle très pratique. Un léger rose qui colore ses pommettes.


Alors ? Ça va comme ça ? J'suis dans l'ton ?
Tu m'aides à lacer l'dos s'il te plait ?


Et de se tourner, se demandant s'il sait faire au moins... Les deux bandes fines de tissu pendent sur les reins, et les doigts plus habitués à tenir une épée, doivent maintenant jouer pour égaliser les lacets et les serrer sans étouffer la jeune femme sous le velours.

'Tain mais fais gaffe, faut que j'puisse respirer quand même...

Après quelques nouveaux essais hasardeux, il finit par s'en sortir. Habillée... Il ne reste qu'à se chausser. Le jeune homme ne semble absolument pas s'intéresser à la chose, et c'est à elle de fouiller ses affaires pour trouver les souliers finement ouvragés, sur lesquels Chlo avait honteusement marché à leur dernière visite au château. Une fois chaussée, elle vérifie, toujours, que le lien de cuir sur sa cuisse droite maintient bien la dague aux armoiries d'Orval. Ce cadeau de Johanara au moment de son premier anoblissement ne la quitte pas, comme le saphir de belle taille qui pare sa gorge d'un éclat doux. D'une pensée taquine elle se demande ce que Marty lui réserve... Un petit sachet de miettes peut-être... Un pot de miel grand cru... Un sourire étire ses lèvres à cette pensée, puis elle se tourne vers son élégant écuyer.

J'crois qu'il est l'heure nope ?
Va falloir que j'me fasse ... 'fin...


Un léger mouvement de tête, une inspiration, un sourire calme. Faire revenir sur le devant de la scène la demoiselle. Elle glisse son bras sous celui de Chlo, lissant de sa main libre le devant de sa robe. Un dernier coup d'oeil dans la psyché qui lui renvoie l'image d'une jeune femme beaucoup plus douce que celle qu'elle avait il y a encore peu. Les cernes ont presque disparu, le teint est rose, l'azur brillant... Les courbes pleines harmonisaient le velours de sa robe, le cou mis en valeur par son collier, les épaules droites... Une jeune dame, elle ne peut le nier aujourd'hui.

D'un pas moins vif que celui emprunté pour grimper jusqu'ici, elle entraine le baron hors de la pièce, descendant avec précaution les escaliers. Ce n'est pas le moment de tomber... Ce que l'on pardonnait à la jeune fille maladroite qu'elle était il y a un an serait d'un ridicule achevé ce jour. Arrivé au bas des marches, elle remercie d'un sourire Chlodwig.


Merci, je sais que ce ne doit pas être évident pour toi...
J'espère que la dame que je suis ne fait pas trop honte à son écuyer.


[La salle de réception...]

Des gens continuent à arriver, se rassemblant au fur et à mesure dans la salle de réception. L'émotion à fleur de peau, le sourire reconnaissant adressé à ceux qui ont fait le déplacement et emplissent de leurs discussions joyeuses la haute pièce du château. L'azur se promène sur les invités, un clin d'oeil à la jeune Elegie qui essaie de s'intégrer au mur dans un coin, elle irait la saluer plus tard, une inclinaison de la tête amicale pour Clothilde. Pour la plupart elle les a déjà salués sur le perron, mais rosit sous leurs regards entre curiosité et amusement de la voir ainsi apprêtée.

Semblant glisser sur le sol, empreinte d'une grâce toute diplomate qui lui a été utile au combat pour l'esquive et qui aujourd'hui permet de tenir son rang, elle s'approche de Regort, lui ébouriffant discrètement les cheveux, en signe complice de remerciement. Pour l'escorte, son amitié et sa présence en ces lieux, dont elle devine qu'elle n'est pas évidente. Puis elle va embrasser son ancien sergent-chef, auteur de la superbe cicatrice qui se devine à peine dans l'échancrure de sa robe.


Bonjour Yal ! Merci d'être venu... Chacun son tour il semblerait.
Si tout pouvait se passer aussi bien que pour toi... Je continue à faire le tour, n'hésite pas à demander à Marty si tu as besoin de quoi que ce soit.


S'amusant de s'improviser maitresse de lieux qui ne sont pas les siens, elle s'achemine, une lueur taquine dans le regard, vers d'autres convives. Elle remarque sa jeune filleule, au bras d'un voyageur avec lequel elle a devisé quelques fois en taverne.

Bonjour 'Théa ! Pas trop intimidée ?
Un peu plus de monde que pour ton baptême, mais bon, tu me connais, j'ai toujours envie de voir plein de gens...
Bonjour Colhomban, ravie de vous revoir, surtout en cette occasion.


Clin d'oeil espiègle à son amie, qui sait qu'Apo, justement, le monde, elle n'y est pas si attachée, appréciant tout autant les moments de calme et de solitude que la joie active des réunions. Du coin de l'oeil elle a repéré Galswinthe qui se fait plutôt discrète elle aussi. Un petit salut de la main, pas le temps d'aller l'accueillir mieux, devant elle déjà son futur suzerain.

Contrevenant à leurs habitudes, elle ne lui saute pas au cou, évite de le bisouiller, et ne se pose pas sur ses genoux en se moquant gentiment de tout et n'importe quoi pour l'embêter. Un large sourire pour s'annoncer, la malice la pousse à esquisser une gracieuse révérence devant le duc de Billy, qui fait naitre un début de rire complice.


Bonjour Ma Grace... Toujours sûr ? Elle espère qu'il apprécie les efforts qu'elle a fait, et l'assemblée réunie en ses terres. Un moment qui peut-être ne se reproduira pas de sitôt et dont elle déguste chaque seconde.
Merci en tout cas, le cadre est magnifique et le buffet parfaitement dressé.
Tout ce monde réuni pour me voir à genoux, je suis flattée.
Je vais, si tu le permets, saluer encore quelques arrivées, et tu me diras quand on commence ?


Une bise déposée légèrement sur la joue du moulinois. Une rafale de souvenirs qu'elle repousse d'une pensée, sachant qu'il sera bien temps de les laisser affluer lorsqu'ils seront face à face, elle un genou au sol, tissant avec leurs mots un lien des plus forts. Pour l'instant elle cherche Alayn des yeux, le rejoignant alors qu'il se plie au rituel plaisant des salutations à son tour. Arrivée devant lui, elle sent la douce chaleur qu'il attire immanquablement rejoindre ses joues, ébauche un tendre sourire, et liant leurs mains effleure de l'azur la petite foule qui commence à prendre place. Althiof près du buffet, Beths avec Clothilde, Kory près de son époux, Legowen, Regort, Elegie, Gals, Thea, Col... Nalu se faisant Auvergne petit à petit, et d'un battement de coeur oublié elle les remercie d'être là. D'un regard vers la porte, elle espère que les derniersne tarderont pas à se présenter, priant pour que Modsognir, et bien sûr sa tornade blonde aient pu se libérer.
Colhomban a écrit:
La réplique est en bouche, frémit presque sur le bout de la langue. Mais la marraine salue poliment la filleule et le cavalier fait bonne figure, saluant tout un chacun avec fortes révérences. Il y a du beau monde, à croire que le Bourbonnais compte un nombre incalculable de nobles à qui distribuer des terres. Ce genre de représentation manque en Périgord, et le jeune homme s'en fait la réflexion, notant dans un coin de sa tête que des joutes nobiliaires avec écuyers seraient une bonne animation les dimanches...

La salle est vaste, éclairée par des centaines de chandelles, la cire chaude s'écoulant lentement le long des chandeliers forgés. Cela fait un moment qu'elle doit être dans l'attente la future anoblie, mais son sourire de mise semble vraiment à l'aise. Surpris Col se penche vers Thea pour savoir si tout va bien. La jeune femme était soucieuse à leur départ et indécise devant la grille du domaine.


Dame Thea, vous plairait-il de prendre place calmement dans une alcôve de la pièce en attendant que la cérémonie commence ?
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 22:50

Ninon914 a écrit:
Une journée chargée, des tas de tâches à terminer, des courriers à écrire, vite faire encore ça avant de partir, et ensuite une course effrénée, l'angoisse d'arriver en retard, et bien sûr qu'elle était en retard, comment rattraper ce temps qu'elle avait vu filé sans réussir à l'arrêter. Sitôt dans la cour du château, sans perdre un seul instant, elle sauta en bas de son cheval, jeta les rennes à l'homme qui se trouvait à proximité, et fila à toutes jambes vers les portes questionnant le personnel sur son passage, sans prendre même le temps de s'arrêter pour entendre la réponse.
Le bruit et la lumière lui indiquèrent qu'elle était enfin arrivée, et la rassurèrent, s'il y avait du bruit, c'est que la cérémonie n'avait pas commencé, enfin, c'est ce qu'elle espérait de tout son cœur.

Elle s'arrêta pile devant l'entrée, et un doigt sur la bouche, elle fit signe au valet de ne pas l'annoncer, passa une main rapide dans sa chevelure, essaya de reprendre un souffle normal, et se pencha vers l'homme en lui demandant si rien ne clochait dans sa tenue.

A voir sa mine dubitative, elle compris qu'il avait quelques doutes, mais rien de grave, sans doute, sinon il lui aurait dit. Les battements de son cœur s'étant enfin apaisés, elle essaya de se composer un air digne et entra discrètement dans la salle de réception.

Mazette ! Mais il y a foule ! Elle senti le rire la gagner, mais qu'avait-elle donc craint ? Que tout le monde remarque son retard ?


Un immense soulagement gagna tout son corps qui se détendit aussitôt, son regard se porta, serein, sur l'assemblée, à la recherche de son amie et du Duc. Les ayant aperçut, elle se dirigea vers eux, notant au passage la présence de nombreuses connaissances. Apo avait quitté Marty et évoluait parmi les convives, elle se planta devant elle, lui obstruant le passage

Bonsoir dame Apolonie, vous êtes en beauté ce soir, et je suis ravie de vous revoir en cette occasion.

Un grand sourire éclairait son visage, une lueur espiègle au fond des yeux, elle devait faire un gros effort pour ne pas se jeter au coup de sa maire préférée et la bizouiller sans vergogne.
Anyenka a écrit:
terrain de soule de Moulins... bien plus tot...

L’air était de plus en plus froid, le vent, les nuages et la pluie avaient prit la place du soleil et Any grelottait dans sa tenue de soule. L’équipe s’améliorait, ses coéquipiers étaient motivés et nombre d’entraînement leur permettait de voir ce qui n’allait pas dans leur façon de faire. Habituée à donnée des ordres, elle ne se privait pas pour hurler à tout va sur tel ou tel de ses souleurs qui ne bougeait pas assez vite ou qui commettait des erreurs.

Allez bouges moi donc tes fe…..

Elle fut interrompue par une voix presque stridente. Un gamin courrait dans sa direction les joues rosies par la course et lui tendait une lettre.

Dame Anyenka, Dame Anyenka ! ! !
Y’a du courrier pour vous. Ça vient du Duc d’Billy. I’ parait qu’c’est urgent m’dame.


Le petit reprenait difficilement son souffle. Any lui prit vivement l’enveloppe des mains en lançant aux souleurs :


Faites donc une pose et reprenez ensuite.

Elle marcha vers le bord du terrain en craquant le saut de Marty et ouvrit le courrier. Son regard le parcouru à toute vitesse, le petit sur les talons. Invitation …. Anoblissement… Apo…

Arg je dois déjà être à la bourre….

Elle rangea rapidement le papier dans la besace qu’elle laissait traîner sur le bord de terrain, sortit 2 écus de sa poche et les lança au gamin.

Tiens pour ta peine petit.
File demander à ce qu’on me prépare Rousseau. Je part dans l’heure
.

Le gamin la connaissait bien et il se doutait qu’il recevrait deux écus de plus pour la commission. Elle le vit filer au pas de course et sortit du terrain en laissant son équipe à l’entraînement. Elle attrapa ses affaires en hâte et prit la direction de sa chaumine. Pas le temps de s’arrêter… et elle n’avait pas de nourrice ce jour. Harmony lui gardait Elric pour encore quelques minutes et Flav qui travaillait encore à la caserne.
Décidément rien n’allait comme il fallait.


Chaumine d'Any et Flavius à Moulins .

En entrant chez elle, elle fonça dans sa chambre choisir une robe digne des festivités. Elle en dégota une encore belle et fit une toilette rapide. Elle l’enfila et peigna ses cheveux bouclés qui tombaient en cascade dans son dos.

J’en tirerai rien… pfff

Elle haussa les épaules et sorti de la pièce après un dernier bref regard dans son miroir. Harmony rangeait ses affaires. Elle lui demanda de préparer Elric. Elle le prendrait avec. En espérant que le petit se fasse assez discret.

Met lui de beaux vêtements Harmony… nous nous rendons chez le duc de Billy pour une cérémonie officielle.

Après avoir rédiger une brève missive pour informer Flavius de son absence pour la soirée et peut-etre pour la nuit, Any sortit vérifier que le cheval était apprêté au voyage. Quand elle s’eut assurée que tout était en ordre elle s’arma, on ne savait jamais sur qui on tombait sur les routes… Rousseau semblait ravie de se dégourdir les pattes. Harmony la rejoignit tenant le gamin par la main, du haut de ses deux ans. Elle grimpa en celle et la muette lui remit le petit entre les bras. Any l’installa devant elle, le tenant d’une mains, dirigeant sa monture de l’autre, elle remercia la jeune femme qui lui faisait signe et prit la route.


Domaine de Billy

Le vent glacial frappait de plein fouet et Any enveloppa le petit, qui riait beaucoup de chevaucher ainsi, dans sa cape de voyage épaisse. La route lui parut longue, elle profitait pour chanter quelques chants traditionnels de ses îles natales à l’enfant qui la regardait émerveillé. Dans son regard elle lisait déjà le caractère d’Alan, la détermination… mais aussi toute cette tendresse que peu lui connaissaient.


Ollaaaaaaaaaa !


Elle fit freiner Rousseau en arrivant devant les portes du domaine. Les gardes se tenaient à l’entrée et elle les salua. On lui demanda de décliner son identité, chose qu’elle fit tout naturellement.

Dame Anyenka Varthak de Marcenat... je suis attendue je pense.

On la laissa entrer sans plus de procédure. Et à l’intérieur, déjà nombre de domestiques l’attendaient pour la prise en charge de ses effets personnels.
Elle confia le hongre à un palefrenier et on la fit entrer dans un salon ou les convives étaient réunis. Tenant son fils à la main, elle tenta de se faire discrète en allant rejoindre la place qu’on lui indiquait. Elle adressa un salu respectueux à son suzerain, espérant de pas recevoir en échange de gros yeux, mais tout le monde semblait regarder ailleurs. Apo avait fait son entrée dans une robe somptueuse. Any prit le petit sur ses genoux, et sourit devant la scène.
Clothilde a écrit:

Salle de réception du Château de Billy.

Très confortablement installée, Clothilde se remettait gentiment du voyage, main posée sur son ventre tout rond.
Beths vint à elle, lui apportant des gourmandises dans un tissu immaculé qu'elle déposa sur les genoux de la future maman.

Bonjour Clo, tu m'as l'air en parfaite forme. Tient, voila de quoi vous nourrir tous deux. Au fait, Clo, je ne sais plus si je t'ai félicité pour les fêtes que tu as si bien organisées pour le voyage en BA de notre Roy. Donc si j'ai oublié, eh bien ... je te félicite aujourd'hui!

Clothilde lui adressa un grand sourire.

Bonjour Beths ! et grand merci pour ces friandises qui flattent ma gourmandise, gourmandise exacerbée depuis quelques mois d'ailleurs !
Merci également de tes félicitations, qui me touchent vraiment. Je les transmettrai à mes collaborateurs du Comité des Festes, dont Kory et Al, d'ailleurs.

Les deux jeunes femmes picorèrent dans les gourmandises apportées par Beths.

Je t'en apporterai d'autres ! Il y a plein de choses dans ce buffet! Sinon, comment vas tu ?


Clothilde lui murmura avec une petite lueur dans le regard :
Beths, sais-tu que tu fais une parfaite Maistresse de maison ?...

Clo allait donner de ses nouvelles, lorsque s'approcha Kory. Bises partagées, et réponse de Clothilde aux deux jeunes femmes présentes à ses côtés :

Et bien écoutez, mes amies, je vais plutôt bien. J'ai pris un peu de repos bien nécessaire après les festivités, histoire d'être en forme pour l'arrivée de notre nouvel héritier !! Arrivée qui n'est plus qu'une question de jours à présent...

Doux sourire, main gauche se posant sur son ventre arrondi par la vie qu'elle portait en elle, main droite portant avec gourmandise un nouveau petit four du tissu servant d'assiette à la bouche de Clothilde.

Arrivée d'Apolonie dans une magnifique tenue. Nouveaux invités, que Clothilde de St-Nicolas salua d'un signe de tête.
La cérémonie ne tardera plus sans doute.
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 22:51

Chlodwig_von_frayner a écrit:
Il jeta un léger coup d’œil dans la pièce. Visiblement, elle avait été spécialement apprêté pour l’occasion, un baquet trône dans un coin, tandis que replié dans un autre se dresse un paravent. Le tout était parfaitement adapté à la situation. Une douce chaleur régnait tranchant allègrement avec le froid mordant du dehors. La cheminée visiblement bien approvisionnée en bois de chauffage y était sûrement pour quelque chose. Il vérifia instinctivement qu’il n’y avait pas besoin de rajouter une bûche, autant pour son confort que pour celui de sa dame. Enfin… non à dire vrai c’était plus pour celui d’Apolonie, mais cela il ne se le serait jamais avoué. Il préférait encore lui envoyer une petite pique bien sentie à la suite de laquelle il se retrouverait une lame plaquée contre la gorge. Leur relation était ainsi et ils ne désiraient pas qu’elle soit autrement. Étrange d’ailleurs que tout le monde pense qu’ils ne s’aimaient pas alors que.. Bah… qu’importe dans le fond ce que pensait la majorité des gens… si ils avaient su que Chlo aurait préférer mourir plutôt que d’avouer qu’il l’aimait bien, mais qu’il aurait également préféré mourir plutôt qu’il lui arrive du mal. En même temps… il avait si peu de vrais amis que les rares notions d’honneur qu’il avait pu ingurgiter, exacerbées avec le temps, ajouté à cela un orgueil sans bornes faisaient qu’il plaçait souvent ses proches au dessus de beaucoup de choses.

A sa demande, il mit en place la protection de toile qui coupa bientôt la pièce en deux. Elle et le bain d’un côté, lui et les affaires de l’autre. En d’autres temps peut être aurait il tenté de regarder ce qu’il se passait de l’autre côté… il y avait des tas de solution : un trou fait à la va vite, un espace sur le bord laissé libre, une chaise placée à dessin… Mais non… Bien que… le spectacle fut toujours des plus agréables pour les pupilles, sa dernière tentatives lui avait apporté assez d’ennuis pour cela, et était trp récente qui plus est. Il laissa alors la dame d’Orval se délasser un peu.

Il ne perdit pas de temps pour autant, portant la main à son cou, il détacha la broche qui retenait sa cape qu’il plia et posa sur ses affaires, puis se fut au tour de sa chemise de suivre le même chemin. Elles avaient été trop salis et abîmées par le voyage, de plus elle ne convenait guère à un pareil évènement. Fouillant parmi ce qu’il avait apporté, il en dégagea un surcot de velours brodé d’hermine, dernière acquisition de grand prix qu’il enfila rapidement, avant de recouvrir le tout d’une longue cape de zibeline. Le prix de cette pièce ne vous sera pas communiqué, ni même la manière dont le jeune baron s’était procuré l’argent nécessaire… certains parlaient de l’argent de la prise de Reims… d’autres encore de détournements de l’argent prise à l’Anjou par le Poitou… d’anciens membres de sa famille y étant liés… Certaines rumeurs quant à elles n’hésitaient pas à affirmer qu’il s’agissait de pots de vins qui lui avaient été versés pour acheter son silence suite à certaines mauvaises actions commises dont il aurait entendu parler. Peut être avaient elles tord… ou toutes les trois raisons, le mystère restait entier. Une chose était sure, il avait de l’argent et n’hésitait pas à l’afficher.

Il ajusta comme il put sa nouvelle tenue, n’hésitant pas à remettre sa fibule en or décorée de pierreries de façon à ce que la cape couvre ses épaules de la façon dont il le désirait. Et puis soudain la voix retint son attention.. Il détourna les yeux en direction du paravent… la robe bleue… Où était elle ? Timidement d’abord puis franchement… parce qu’il le fallait bien, il fouilla dans le sac jusqu’à repérer le vêtement qu’il n’avait jusque là jamais vu. Il sourit lorsqu’il le déplia, ne pouvant qu’apprécier l’élégance et la qualité du tissus. Velours… Eh bien… elle aussi visiblement avait des fonds secrets, car ce n’était pas une simple seigneurie qui rapportait autant, lui-même avec une baronnie avait du mal à subsister en menant grand train… Un brin rêveur, il lui apporta et la passa par-dessus le paravent. Un léger espace entre deux planches mal ajustées lui laissa entrevoir le dos de l’Orval… Léger arret du Chlo, réflexe masculin éculé, yeux qui se figent et tentent de mieux entrevoir d’autres endroits plus… intéressants, puis yeux qui se ferment et la robe qui se retrouve posée par-dessus le paravent. Non… on évitera cette fois…

Il tourna le dos à la tentation et se plaça près de la fenêtre, laissant son regard vagabonder sur le paysage froid et triste de l’hiver auvergnat. Les arbres avaient presque tous perdus leurs feuilles désormais (si ce n’était pas tous) et l’on pouvait distinguer, au-delà de l’enceinte qui protégeait le château, quelques paysans qui s’activaient. Puis un peu plus loin, il cru voir un animal traverser un chemin… un renard peut être… ou un sanglier, mais il était trop loin pour qu’il pu l’identifier à coup sur. Une nouvelle année se terminait… venait le moment tant redouté… les grandes froidures, les maladies… la mort peut être pour les moins vigoureux et les plus miséreux. Il se prit à penser à ses terres en lorraine… Là bas, il faisait bien moins chaud qu’ici… il faisait confiance à l’intendant nommé par feu son oncle mais… savait on jamais. Une visite sur ses terres s’imposerait à coup sur. Son doigt s’aventura sur la vitre que la chaleur intérieure avait emplie de buée. Machinalement, il dessina un R… puis un C… puis quelques entrelas indistinct qui ne représentaient pas grand-chose pour quiconque, sauf peut être pour lui… et encore. Le temps passait, s’écoulait, apportant avec lui son lot de tristesse. Et à présent qu’il avait enfin cru trouver un instant de repos, voir peut être de bonheur… rien… oui rien ! Et le voilà qui se retrouvait entraîné dans un voyage qui pouvait être le dernier vu la longueur et les provinces traversées. Mais non il suivait… et tout ça pour quoi ? Pour respecter une promesse qu’il avait prêté une lame sous la gorge ? N’importe qui lui aurait dit qu’elle n’avait pour cela aucune valeur et qu’il pouvait donc s’en considérer comme délié; mais en avait il réellement envie ? Voulait il se retrouver dans sa maison de Montbrison, casé, avec sa cousine, à rester là à ne rien faire ? Se sentirait il exister comme à chaque fois qu’il prenait la route sans savoir où il allait ni ce qu’il ferait ? Non bien sur, il en avait besoin de se sentir vivant. Avouerait il un jour que s’engager en politique n’était dans le fond que le résultat d’une promesse faite à son père ? Des mots jetés en pagaille, un oui arraché par un mourrant à un fils qui ne l’avait que trop déçus et qui venait de le faire une dernière fois, par un homme qu’il haïssait désormais pour avoir tenté de mettre hors de portée toute notion de bonheur à laquelle il aspirait et dont à présent par sa faute s’en trouvait dépourvus et dont il voyait chaque jour s’éloigner la possibilité de l’avoir enfin. Même mort il continuait à le tourmenter et à faire peser sur son âme la perspective d’un engagement. Sa main se crispa un instant et balaya les dessins sur la fenêtre… ils lui rappelaient trop une certaine nuit… trop une certaine… son nom ? Il l’avait oublié… l’avait il un jour su ? Il s’en fichait… foutue nuit…

La question de sa dame le fit se retourner… pour pouvoir contempler un aperçu seulement de ce qu’il avait pu voir le soir du bal… la dernière fois. Pas la même robe certes mais… comment lui dire qu’il la trouvait magnifique là dedans ? Hors de question et puis… il ne faisait que rarement de compliments. Pourtant c’était mérité. Il se força à sourire, en effet, comment être triste dans un pareil moment ? Comment avait il pu penser à ce genre de choses alors que tout le monde se trouvait réunis pour un évènement joyeux. Il capta l’éclat amusé de l’azur, tenta de ne pas rendre un regard rendu terne par ses noires pensées… le rose monta aux joues de l’Orval… Quel nom étrange… qui résonnait comme une pierre précieuse aux oreilles du jeune homme, sans nuls doute l’écrin était il à la hauteur du contenu ce soir là.


Un peu trop bleu peut être…

La seule phrase qu’il eu pu dire sans trahir l’ambiance habituelle qui règne entre eux deux. Que rajouter de plus ? Si il prononçait le moindre mot supplémentaire sur la tenue, il allait lui dire qu’elle était belle. Humpf.. Elle qui avait visiblement assez d’argent pour s’acheter de tels habits aurait au moins pu lui en donner un peu… Même si ça ne se voyait pas il en avait besoin… pour s’acheter à manger par exemple. Il soupira… le torturerait elle jusqu’au bout ? Il se dirigea vers elle et prit les deux lacets de soie dans les mains. Elle croyait peut être le prendre à contre-pied avec cette demande mais ce genre de robe n’avait plus guère de secret pour lui. Et même si il avait plus appris à les délacer qu’autre chose… Izarra lui avait bien montré comment faire. Les doigts s’affairèrent bientôt sur les boucles où devait passer la soie, effleurant au passage la peau tiède, blanche et… oui douce. Étrange d’utiliser ce genre de qualificatif lorsqu’on parlait d’Apolonie… et pourtant… rendu nerveux par l’exercice imposé, il serra un peu trop fort, déclenchant une réaction vive de sa dame. Le cœur s’accéléra… Mais mince à la fin, d’où lui venait cette envie de bien faire ? Nouveaux essais, nouveaux échecs. Enfin, il parvint à obtenir quelque chose d’à peu près bien… en tout cas, elle en semblait satisfaite.

Il la laissa terminer ce qu’elle avait à faire, adoptant une nouvelle fois son air distant et ennuyé, un tantinet hautain, se retenant de justesse d’essayer de jeter un regard dérobé en dirction du décolleté. Non, cela lui a valu trop d’ennuis. De même qu’il la laisse s’admirer une dernière fois dans la psychée. Quoi qu’il la comprend, pour le coup c’était plutôt bien réussit. Elle semblait même un peu nerveuse, que se soit dans ses propos ou dans ses actes qui, par moments, sont un brin maladroits. Une dame ou presque, une jeune fille en tout cas. Voilà qui était un peu inhabituel pour elle, bien que depuis quelques temps, elle s’évertua à changer sa façon d’être, ce qui n’était pas pour déplaire au baron qui pouvait ainsi mieux régaler ses yeux des formes qui emplissaient plus surement une robe, qu’une chemise et des braies… l’écrin…


Allons, je crois qu’on nous attend, enfin qu’on t’attend, pas la peine de les faire patienter, je sais que tu aimes te faire désirer et ainsi pousser au crime les mâles en manque, mais je crois que cette fois ci ta simple présence suffira. Et puis… tu n’oublieras pas de préciser que ton écuyer est sensé t’épouser à la fin des deux mois, comme tu l’avais précisé il y a quelques temps, sinon je serais obligé de repousser toute la soirée les assauts déplacés des uns et des autres. Et explique bien les moyens que tu utilises pour me torturer… Moui ça m’aidera grandement pour mon travail.

Il avait réussit à noyer le compliment parmi une foule de reproches (si on pouvait appeler ça des reproches) tant mieux, il espérait juste qu’elle n’avait pas saisit sans quoi… il ne serait plus crédible. Elle passa son bras au sien… finit les derniers préparatifs sous le regard exaspéré de Chlo. Mais oui elle était parfaite, le poussait elle à bout exprès pour qu’il lui dise ? Quoi qu’il en soit, il ne lui ferait pas ce plaisir, et puis quoi encore ? Leurs pas les conduisent en bas de l’escalier, prudemment. Quel étrange couple forment ils… Improbable… et éphémère, en tout cas de circonstance. On eu put croire un instant qu’ils étaient du même monde, du moins Chlo se laissait il, le temps d’une soirée, le croire, mais les questionnement de l’Orval le ramène à la réalité, elle s’enquiert si elle ne lui fait pas honte, si eut égard à son rang et à son titre elle n’abuse pas… Comment lui dire que si il lui permet… il y a une raison ? Que si il ne lui fait pas plus sentir que ça sa mauvaise volonté, il s’agit d’un accord tacite ? Non ça c’est à elle de le découvrir, à elle de comprendre les méandres de son esprit tordu et inaccessible au commun des mortels. Même lui n’arrivait pas à saisir le bien fondé de ses actions alors… Il n’était que le résultat de formatages successifs et plus ou moins réussit… Il était lui quoi… un Chlo… Ses lèvres s’approchent de son oreille et laissent échapper un chuchotement…

Ne pense pas à moi… pas aujourd’hui en tout cas.

C’est un compliment qu’il lui fait, et il le sait. Reste à savoir comment elle le prendra. Cette simple phrase qui pouvait sembler anodine était chargé de sens. Tellement inhabituelle qu’ici elle prenait des proportions démesurées pour qui savait la décrypter. Il reprit son air froid, pour ne rien laisser échapper, et braqua ses pupilles devant lui pour qu’en cet instant nul regard ne puisse lire dans le sien, et surtout pas celui d’Apolonie. Entrée dans la salle de réception, les conversations se calment un instant, ça et là, s’échappent quelques chuchotements. Et lui de la laisser aller saluer les invités qu’elle connaît.

Sa cape tourbillonne légèrement lorsqu’il se dirige vers le buffet… prendre un verre… et attendre la suite. L’évènement n’était pas anodin, les invités non plus. Si l’Orval voulait le présenter, elle saurait où le trouver. Ce soir, c’était un vrai Chlo qui se tenait là, pas le gamin impertinent qui prenait parfois le dessus lorsque la situation le permettait, mais celui qui un jour prendrait sa place, celui qui avait été créé de toutes pièce par sa famille pour prendre la suite de sa mère à la tête du duché de l’Aigle… Mais ça… qui le saurait ?
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 22:53

Modsognir a écrit:
Modsognir, invité à l’anoblissement de son amie, prépara son cheval rejoindre le château de Billy. L’invitation de la part d’Apolonie pour assister à son anoblissement ne pouvait que se répondre par l’affirmatif. Des amis comme elle n’a nul besoin de plusieurs doigts pour compter le nombre. Drôle d’amie, drôle de lien mais ils aimaient se retrouver, parler, rire, se chercher….mais toujours se trouver à la fin. Elle la trépidante, la combattante, la loyale. Mais elle aussi l’amoureuse, la douceur, la chaleureuse, l’amie. Il avait mis un certain temps pour l’appréhender, elle, cette femme, au doux visage qui vit mille choses à la fois. Elle, cette ancienne ambassadrice dont il connaît ses qualités, elle cette dame qui est devenue son amie par multiple discussions, par la connaissance de l’autre. Tant de préjugées nuancé au fur et à mesure pour disparaître à jamais. Elle, cette sirène qui vient épanouir le seul regard d’un homme par son troublant visage. Elle, cette muse qui écoute avec bonté ses proches. Apolonie avait toutes ces qualités qui faisaient d’elle, oui elle, une amie très chère à ses yeux. Sa demande d’être présent à son anoblissement ne pouvait se répondre donc que par « oui ».

Le matin il se leva plus tôt que d’habitude pour rejoindre le château de son ami. Ami donc il avait beaucoup de passé avec lui et un fort lien aussi….malgré le refus du roturier. Il prépara son Ether et s’habilla de son large mantel pendant jusqu’au sol. Il mit ses bottes, une chemise achetée chez le meilleur tisserand du village. Il mangea un peu avant de partir et sortit de chez lui prenant une couverture pour le village.

Il monta sur son cheval et prit le chemin du château de Billy. Ether connaissait ce trajet pour l’avoir fait il y a peu lors d’une soirée assez……spéciale pour Modsognir. Il galopa vers le château réfléchissant aux personnes qui allaient être présente. Son esprit divaguait mais Ether avait compris où était sa destination, ce qu’il valait mieux


[Château de Billy]


Il arriva devant les grilles du château, la brume s’étant soudainement levé lorsque le château apparu. Le sol légèrement gelé, les arbres sans leurs feuilles, le soleil pointant doucement ses rayons de clarté. Le château dégageait le ciel pour montrer la splendeur de la journée, l’anoblissement d’une personne, la réunion d’amis, le festin d’une vie partagée…..une journée de bonheur.

Il fit un signe de la tête aux gardes qui surveillaient l’entrée du château. Un signe de la tête pour le remercier et il entra dans la demeure. Il amena son cheval vers l’écurie et lui donna un de foin pour se restaurer.

Il s’avança vers l’entrée de l’imposante bâtisse et poussa la porte d’entrée. Il entendit du bruit dans la salle qui donnait sur le couloir où il se trouvait. Il entra doucement ayant peur de voir qu’il arrivait trop tard. Il poussa la porte, le sourire aux lèvres, la main légèrement moite ne sachant qui il allait bien trouver.
Elegie2 a écrit:
Collée contre le mur soupirant de ne connaitre personne, la jeune fille regrette presque d'être là, mais une promesse est une promesse. Apercevant son oncle et parrain et Kory qui entrent dans la pièce et sa tante lui offre un sourire chaleureux qui a le don de la réchauffer. Elégie fait un grand signe de la main et sourit.

L'atmosphère est joyeuse et les convives arrivent les uns après les autres. Se hissant sur la pointe des pieds, elle tente de reconnaitre l'un ou l'autre aperçu au banquet pour le passage du Roy. Apolonie apparait enfin toute de bleue vêtue, elle est radieuse et superbe. Un homme à sa suite que la jeune fille n'a jamais vu mais qui semble attaché à ses pas. Elégie répond au sourire de la dame d'Orval et s'avance un peu avant pour ne rien perdre de l'allegeance. Une main s'attache à la porte et en fait grincer les gonds, un regard furtif en arrière et entraperçoit Modsognir qui passe la tête. Enfin trois personnes que je connais se dit elle se retournant pour s'attacher à suivre sérieusement la cérémonie
Martymcfly a écrit:
D'échanges en échanges, de conversations en conversations, de salutations en salutations, de courtoisie en courtoisie, d'amabilité en amabilité. Voilà comment se déroulait le début de cette cérémonie dont de plus en plus de monde attendait le début. Sans doute pour pouvoir se sustenter par la suite. Mais Marty avait dit que l'on pouvait, le temps que l'anoblie du jour s'habille ! Rhooo !! Du coup, ba il s'en privait pas le Duc. Et de petits fours gobés en canapés avalés, il déambulait au gré des invites qui rejoignaient la salle de réception, escortés par des valets de Billy. Et c'est qu'il y en avait beaucoup des invités ! Elle avait prévenu tout le monde la garce... Va falloir rajouter des sièges à ce niveau là ! Et c'est ce qui se fit d'ailleurs, Barbelivien le comprit de lui même. Faisait des progrès le petiot.

Beths paraissait aux anges. Tel un papillon de lumière, comme une Cindy, sa Dame était gaga et maintenait le bras du Duc avec légère pression, signe de leur attachement récent. La fille de Themis qui grandissait de plus en plus était arrivée, saluant de la tête ceux qu'elle connaissait. Elle trouverait peut-être un futur époux ici ? Sauf qu'il n'y avait pas trop de célibataire noble aujourd'hui. La Baronne d'Herment également, rayonnante, à croire que quelque chose avait changé dans sa vie, ce devait être son retour au conseil très certainement... à moins que. Hmm... En tout cas, Marty prit plaisir à la saluer d'un signe poli de la tête quand il la vit s'installer. Althiof avait peur que la Gondole se dessèche, pourtant... On aurait pu patauger en ce moment... Kory riait de bon coeur, cela faisait plaisir à voir. Legowen sans Guy... tant pis... Il ne lui poserait pas de questions, sachant sa peine. Une vassale Clothilde qui était enchanté de pouvoir se reposer sur les coussins apportés par le page du château. Alayn paraissait enthousiasme à l'idée de pouvoir discuter avec Marty après qu'Orval ait rejoint Varennes. Le pauvre... Il ne savait pas ce qu'il l'attendait, ou plutôt pourrait l'attendre. Cette discussion prochaine allait être très intéressante.

Marty reconnut également le tribun de Moulins, au bras d'un homme qu'il n'avait jamais vu, du moins le pensait-il. Faudrait voir à faire connaissance avec celui-là. Ninon, la soldate qui ne mâchait pas ses mots dans le village, d'après ce qu'il entendait, avait aussi été invitée et elle voulait se faire discrète apparemment. Sa vassale, Marcenat, avait réussi à se libérer pour assister à l'anoblissement d'Apolonie, c'était une bonne chose, il le lui avait demandé. Comme une famille qui se réunissait ce jour... Bon elle avait emmené sa petite famille, du moment que ça miaulait pas dans la salle c'était le principal. Et Modso !! "L'homme qui refuse les seigneuries" lui aussi se faisait tout petit... Tsss... Le non pas double mais triple VC s'assit rapidement sur un siège. Même le Sergent Chef de Moulins, devenu Seigneur lui aussi, avait tenu à venir... Evidemment, il répondit par l'affirmative à sa question.

Il allait bien. On ne peut même. C'était pas tous les jours que Marty embrasserait à pleine bouche Apolonie. Car c'est bien ce qu'il s'apprêtait à faire ! Les anoblissements, y avait que ça de vrai. Si sa Chef l'entendait penser, elle pousserait des cris d'orfraies à faire devenir sourd l'assemblée nobiliaire. Mais bon c'est vrai que c'était plaisant le baiser vassalique. Vraiment. D'ailleurs, même pour Modso, il aurait sûrement préféré cela à l'accolade. Emballé c'est pesé !

Et puis... Celle que tout le monde attendait... Orvalounette, comme il se plaisait à l'appeler, rien que pour la faire grimacer, et ça marchait à tous les coups, fit enfin son entrée. Le mieux pour la faire hurler c'était de l'appeler "Dame". Là c'était sûr : soufflet, voire claque sonore, avec main sur les dagues, prête à dégainer.

Et celui qui la suivait... Non, pas possible... ! Le jeune, le beau, le Chlo. C'était toujours un ravissement pour les yeux que de croiser les siens. Allez... Un sourire enjôleur pour celui qu'il voulait être son éromène. Un Baron, à peine sorti des jupons de sa mère... Il lui aurait bien proposé de faire un tour dans ses appartements... Un affrèrement devait déjà être prêt à signer... Il valait mieux ne pas trop s'étaler sur tout ceci. Surtout ici. Mais tout de même...


Bonjour Ma Grace... Toujours sûr ?

Et comment ! Il est temps.

Merci en tout cas, le cadre est magnifique et le buffet parfaitement dressé.

Ca... tu peux me faire confiance.

Sourire en coin accompagné d'un clin d'oeil, qui ripe un peu vers l'écuyer.

Tout ce monde réuni pour me voir à genoux, je suis flattée.

Je trouve qu'en effet, il y en a du monde. Même un Vicomte est venu.

Sourire appuyé et fixement du regard qui pourrait signifier "Mais qu'est-ce qui t'a pris ?!!!!!"

Je vais, si tu le permets, saluer encore quelques arrivées, et tu me diras quand on commence ?

Aucun souci, on va pouvoir débuter la cérémonie, une fois que j'aurais terminé quelques bouchées... heu... je veux dire que tout le monde sera en place. Faudra que tu te mettes à genou justement, tu t'en doutes.

Le Duc de Billy répondit à sa bise par une identique, avant de la laisser accueillir ses invités. Il se dirigea vers le siège aux armes de son Duché, s'asseyant enfin. Les derniers convives entraient dans la salle et firent sourire un peu plus Apolonie. Les serments pouvaient être échangés, le suzerain attendant que sa future vassale vienne s'agenouiller devant lui.
Alethea a écrit:
Les anoblissements n'ont encore mangé personne.

Col était là, à côté d’elle sans qu’elle s’en rende vraiment compte mais doucement, d’un geste calme, il l’avait conduite à l’intérieur avant qu’elle ne tourne les talons et ne refasse la route en sens inverse. On avait pris leurs capes et ils s’étaient avancés dans la salle de réception, précédés d’un valet.

Alethea avait balayé la pièce du regard sans s’attendre à reconnaître qui que ce soit. Enfin le Duc bien sur était là et quelques visages croisés à la chancellerie mais, excepté Clothilde de St-Nicolas, pas encore de noms à mettre dessus. Puis elle remarqua Regort qui l’avait soutenue si gentiment et dont elle regrettait vraiment qu’il ait quitté Moulins. Mais comment ne pas comprendre son envie de partir à l’heure où elle-même ressentait impétueusement ce même besoin. Elle lui sourit, pas très sure qu’il l’ait reconnue et entra avec Colhumban cherchant Apolonie en vain. Ninon manquait aussi mais çà !!!…. Le souvenir de son amie essoufflée arrivant à la fin de son baptême moins d’un mois auparavant lui tira un petit sourire en coin. Elle vit arriver Yal et s’apprêtait à le féliciter pour son récent anoblissement, lorsque la silhouette d’Apolonie se dessina enfin.

Bonjour 'Théa ! Pas trop intimidée ?
Un peu plus de monde que pour ton baptême, mais bon, tu me connais, j'ai toujours envie de voir plein de gens...

Il sonnait doux ce « Théa » … c’était le sien, le surnom qu’Apo lui avait donné. Bonjour Apolonie ! Et toi ?

Quatre petits mots de rien pour marquer un passage. Théa ne tutoyait presque personne, jamais. Seule Ninon et Krups évitaient le voussoiement. Et si Apolonie avait réussit à effacer le « Dame » qu’elle lui servait au début, le tutoiement n’était jamais venu.

Réconfortée par les quelques mots d’Apo, Thea chercha le regard de Col qui devait s’ennuyer aussi ferme que la jeune tribun à un certain mariage…


Dame Thea, vous plairait-il de prendre place calmement dans une alcôve de la pièce en attendant que la cérémonie commence ?

La proposition ne tombait pas si mal. Apo allait sûrement faire le tour de l’assemblée alors… ça ou se jeter sur le buffet…Pourquoi pas ? … Mais derrière l’épaule de Col elle aperçue enfin Ninon, Anyenka et le Vice Chambellan Modsognir. A moins que tout le monde ne soit arrivé et que la cérémonie ne débute.
Clothilde a écrit:

Clothilde aperçut Dame Alathea, nouvelle attachée diplomatique du Bourbonnais-Auvergne pour la Touraine.
Elles avaient eu le temps de faire un petit peu connaissance à la Chancellerie, dans leur bureau, et Clothilde de lui présenter leur homologue, l'ambassadeur de la Touraine pour le BA.

Clothilde voulut aller à elle, mais au moment d'émerger de ses confortables coussins, une petite douleur bien caractéristique et bien connue de la future maman, la rappela à l'ordre.
** Ah non ! ce n'est ni le lieu ni le moment, tu ne vas pas recommencer comme pour le Bal ! on se tient tranquille, ce soir on sera de retour au domaine, et alors seulement, il sera temps de venir au monde ! **
Une main posée sur son ventre pour calmer les ardeurs de l'enfant, Clo murmura silencieusement ces mots à son futur héritier.
Douleur fugace, rapidement estompée : soulagement.

Clothilde fit un petit signe à Alathea, l'invitant à s'approcher, car elle tenait à la saluer.
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 22:56

Apolonie a écrit:
Ils sont là. Presque tous. D'une pensée s'envolant aux extérieurs du duché elle songe à ceux qui ne viendront pas. Et qui même s'ils avaient été dans le coin ne seraient surement pas dans cette salle. D'un sourire imagine leurs trognes s'ils la voyaient ainsi... Et d'un mouvement de tête un peu brusque revient à la réalité et à l'évènement.

Son écuyer est dans un coin, il se tient presque bien. Son attitude depuis leur arrivée est... Presque surprenante. Elle sait qui il peut être, elle l'a déjà vu dans plusieurs situations, jouer des masques comme elle sait le faire, se moquer comme d'une guigne du quidam pour être touché en plein coeur par une simple phrase, un souvenir. Une relation particulière, une amitié qui refuse de s'avouer, une punition mutuelle qu'ils s'infligent en riant presque. Des mots qu'il ne prononcera jamais, mais qu'elle entend au milieu des autres. Un éclat azuréen qu'il sait interpréter, sans qu'elle ait besoin de le traduire. Et des efforts de part et d'autres, aujourd'hui surtout de la sienne d'ailleurs. Apolonie espère qu'il sait qu'elle apprécie.

Alors que main dans la main avec celui fait battre son cœur chaque jour un peu plus, elle promène son regard de la porte à l'assemblée; un souffle d'air frais, une échevelée qui se plante devant elle, un sourire qui s'épanouit sur les lèvres d'une ancienne bourgmestre, un élan vers Ninon.


Bonsoir dame Apolonie, vous êtes en beauté ce soir, et je suis ravie de vous revoir en cette occasion.


Et quelques notes cristallines d'un rire spontané qui égaye soudain l'échange. Sacrée Ninon... Une jeune femme comme on en fait peu. Espiègle, fouineuse, impulsive, charmante à l'occasion. Un caractère bien trempé et un coeur gros comme ça. Les débuts entre les deux femmes n'avaient pas été évidents, chacune sur la défensive. Apolonie en demi teinte, blessée, ne laissant s'approcher personne, en maire tyrannique. Ninon qui cherche, et trouve. Et au final, deux amies qui avaient appris à se connaitre sans se juger. Juste simplement, comme ça. Acceptant même des bisouilles de l'autre, quand comme maint'nant le moment s'y prête. La future octroyée lance un regard à Alayn, enlace la moulinoise, en lui pinçant dans le même mouvement un côté.

C'est ça, continue avec ce dame et ce vouvoiement et j'te fais mettre dehors...
Ce serait dommage, j'suis ravie de te revoir ma belle.
Viens, que je te présente.
D'une poussée du bras, elle met face à face son amie et celui qu'elle aime.
Ninon, je te présente Alayn de Viverols. Alayn, voici Son Excellence Ninon, ambassadrice et marchande ambulante, qui m'a beaucoup aidée quand j'étais maire de Moulins.

Et son fameux sourire niais d'étirer ses lèvres, ravie de ses présentations façon Apo... Et encore, elle est sûre qu'elle aurait pu faire bien pire. Mais déjà derrière eux se présente Anyenka. Et les plantant là, elle s'en va d'un pas guilleret accueillir celle qui restera la Sénéchale. Un regard surpris vers l'enfant, puis retour sur Any qui s'était déjà installée, discrètement pensait-elle surement.

Ravie de te voir ici, Madame Varthak ! C'est gentil d'avoir pu te libérer...

Une bise accordée à la jeune mère, avant de voir la porte qui s'ouvre timidement. Une entrée aussi furtive, elle devine qui le pan de bois masque à sa vue, et s'excusant auprès de la moulinoise, elle va ouvrir en grand, histoire de voir si Modsognir rougira ou pas. Un grand jeu pour elle. Puis le rire en voyant sa tête, une embrassade. Le regard brillant de plaisir, elle l'invite à entrer et à trouver une place.

Merci d'être là mon ami... Tiens, Elegie est un peu seule, peut-être pourrais-tu aller l'embêter avec la diplomatie ?
Mais pas trop hein, c'est ma journée, et puis... Elle est chouette la petite, je voudrais pas que tu la dégoutes d'entrée de jeu !


Un tirage de langue discret plus tard, elle tourne les talons. Au fond de la pièce elle les voit tous. Ils sont là, ils ont fait l'effort, et de belle manière. Réunis ici, pour elle, entre autres. Il est l'heure. Un petit air déçu qui se chasse vite. Elle comprend que sa blonde n'ait pas pu faire tout ce chemin avec les responsabilités qu'elle a, et se concentre sur ceux qui sont venus. A l'autre bout de la pièce, le trône de Sa Grace qui l'attend. D'un geste, elle se rappelle à son bon souvenir, signifiant qu'on va pouvoir commencer.

Nerveusement elle lisse sa robe. Puise dans le regard d'Alayn un peu de courage. Et elle traverse la salle, d'un pas mesuré, l'azur rivé sur celui qui sera bientôt son suzerain en plus d'être son ami. A chaque pas un souvenir qui refait surface. Pied gauche devant, et leur première rencontre. Une taverne moulinoise, une jeune fille terriblement timide et rougissante, et un maire nouvellement amoureux de la soeur d'une sentinelle. Un pot de miel qui tourne, des plaisanteries qui fusent... Pied droit devant... Une course poursuite. La peur des amoureux de se faire découvrir par Armagnac, le sourire d'Apolonie qui les encourage... Pied gauche, encore... Et Marty qui fouille les livres de compte pour savoir pour qui la bourbonnaise envisage de déménager à Moulins... Des soirées entières à chercher... Le pied droit qui l'approche encore du serment, et une dispute... Une cicatrice sur sa main pour rappeler ce soir alcoolisé où Mativa, Marty et elle avaient tant crié... Senestre de nouveau... Et une annonce joyeuse... Une demande, à Montpensier : elle sera la marraine de leur enfant à venir... Un départ, un voyage... Les mois s'écoulent, l'amitié ne faillit pas... Le retour, rieur. Leur mort, terrible... Et eux deux, toujours là. Alors qu'elle est presqu'au bout, elle revoit ses derniers mois... Comme il l'a aidée, comme il s'en voulait de ne pas avoir été là ce fameux soir sur les remparts... Comme il a défendu la veille et les jours suivants... Comme il s'est confié à elle, comme elle l'a encouragée à écouter son coeur... Les prunelles brillent maintenant d'un éclat particulier, alors qu'elle passe devant Beths. Oui... Amis...

Elle est maintenant devant lui. La demoiselle en bleue devant Sa Grace. La Directe devant l'Altruiste. Fidèles amis prêts à se lier d'un serment prononcé. Et dans un sourire, elle incline la tête et plie le genou, descendant dans un mouvement de velours jusqu'au sol, se présentant devant lui. Auvergne n'est pas loin, impatiente sans doute. Mais pour Apolonie le moment revêt une importance particulière, de celle qui mérite qu'on le fasse durer un peu, qu'on en savoure chaque seconde, qu'on goute précieusement l'instant... Puis relever les yeux, juste assez pour trouver les siens. Et de trois mots glissés dans un souffle ému...


Je suis prête.
Martymcfly a écrit:
Nous y voilà donc... Petit tour de salutations. Petit tour de bonjour-bonjour. La dame en bleu en avait finalement terminé avec tout ceci.

Assis sur son siège, sorte de trône, le Duc de Billy regardait tout ce petit monde s'agiter, et Apolonie de les saluer les uns après les autres. La cérémonie à proprement parlé allait pouvoir débuter. Le grand moment arrivant. Un genou à terre, elle était prête. Elle allait s'engager devant une majorité d'amis venus en nombre la soutenir. Non ce que cela relevait du supplice de devenir vassal. Enfin quoique...


Ton un peu solennel.

Ma chère Apo, Orvalounette... Regard vers Auvergne, sourire en coin. Toussotte. Dame Apolonie de Nerra. Regard vers la grimace profonde de la future octroyée, nouveau sourire. Depuis longtemps j'attends ce jour. Depuis très longtemps et ce ne fut pas aisé crois le.

Il se leva de son siège.

Lorsque j'ai reçu du Bourbonnais-Auvergne mon Duché de retraite, j'ai décidé de récompenser ceux et celles qui, à mes yeux, méritaient de devenir noble, qui méritaient l'octroi d'une terre. Il fallait bien évidemment des gens de confiance, des personnes pour qui le vivre noblement n'était pas un problème. Mais aussi et bien sûr des amis qui comptent pour nous et qui sauraient administrer avec bienveillance l'une de nos seigneuries.

Il ne me fallut pas très longtemps pour faire ces choix. Regard vers ses deux vassales dans la salle. Je n'ai pas l'habitude de regretter mes décisions et je suis fier et honoré de celles-ci. Coup d'oeil vers Modsognir, le gueux forever ou non. Même de celles qui n'aboutissent pas, bien que je trouve cela très dommage, et je crois que personne ne me contredira. Sourire vers la Baronne d'Herment.

Si aujourd'hui nous sommes tous réunis, c'est pour toi Apolonie. Faut il rappeler les faits qui m'ont fait te choisir pour vassale ? Je le crois, afin que ceux qui ne croient pas en toi s'aperçoivent de leur erreur.

Il lui sourit, ce qui suivait ne lui plairait sûrement pas.

L'envie d'aider les autres ne lui fait pas peur. L'envie d'apporter son soutien à son Duché, oserai-je dire sa patrie de coeur, le Bourbonnais-Auvergne. Dès très tôt, Elle s'engage dans la vie de son village et du Duché en devenant Tribun puis Attaché Diplomatique. L'activité est son mot d'ordre et elle déborde d'énergie. Journaliste au Petit Bourbon, elle s'occupe de l'animation de Moulins un temps également. Puis elle entre à la COBA, l'armée du Duché et devient rapidement Sergent de la caserne de Moulins. Parallèlement, elle est nommée Ambassadrice en Orléans.

Mais ce sont des décès qui l'inflige et lui font tourner la tête. Peut-être un peu trop. Celui d'un Vicomte cher à son coeur principalement.
Regard vers l'autre Vicomte... le premier devant se retourner dans sa tombe en effet. Elle démissionne du Conseil municipal et de la COBA et rejoint le Clan des Sentinelles, devient proche de membres de Libertad aussi.

Et toujours des deuils... Des proches. Des voyages. On dirait le Sud. Dax, Mimizan, Labrit... Une longue convalescence. Et puis un espoir. Elle devient Consul du Bourbonnais-Auvergne, n'ayant jamais renoncé à ses activités à la Chancellerie. Elle décide de rentrer dans son village. Devenue dame d'Orval elle revient à Moulins et devient Maire, à la suite d'un pari, qui suivit une soirée arrosée.

De sombres événements la retiennent alors coincée à Moulins. Nouvelle convalescence après avoir défendu son village dans tous les sens du terme.


Il s'en voudra toujours de cette terrible nuit. C'était lui qui aurait du conduire la défense, lui qui aurait du, probablement, recevoir le coup d'épée. Pas elle.

Et la voilà devant nous, genou à terre, pour prêter serment d'allégeance une nouvelle fois.

Marty s'adresse alors directement à elle.

Apolonie, tu as toujours été une de mes amies proches. Tu l'as été de ma défunte épouse également. Tant de moments passés à vous chamailler pour une cuillère de miel dans vos tisanes. Il était normal que nous te choisissions comme marraine pour notre héritier, trop tôt disparu.

Un soupir, chassant ses événements malheureux. Tente de retrouver le sourire dans celui de Beths à ses côtés.

Ton encore solennel.


Apolonie de Nerra, acceptes tu ce jour, devant nous, Martymcfly de Montfort-Balmyr, de recevoir les terres de Varennes sur Allier, seigneurie relevant de notre Duché de Billy ? Promets-tu d'assurer la protection, la justice et la subsistance aux habitants de ce fief ?
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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 23:03

Alayn a écrit:
De présentations en présentations, de bonjours en bonjours, puis cet instant où elle entre dans la pièce, une rare beauté, un charme sans égal, cette robe de velour la met vraiment en valeur. A son tour de saluer les personnes qu'elle n'a pas encore vu, je l'observe d'un œil bienveillant, elle paraît si à son aise, même dans cette tenue qui n'est pas sa préférée, loin de celle qu'elle revêt chaque jours... Souvenir de la première fois où je l'ai vue dans pareils habits, lors du banquet donné à l'occasion de la venue de Sa Majesté Lévan III de Normandie où nous étions allés ensemble après une invitation pas très conventionnelle, c'est elle qui m'avait invité à m'y rendre en sa compagnie.

Son entrée s'était faite au bras de Chlo, son jeune écuyer qui a laisser de côté lui aussi les habits de tous les jours pour revêtir quelque chose de plus adéquat. Il ressemble ainsi d'avantage au Baron qu'il est, ou qu'il veut paraître, car il n'en a que le titre... pour le moment. Un jour il deviendra ce Baron, ce Duc même, et je suis persuadé qu'il portera ce titre comme il se doit. Ce petit à un potentiel énorme, il est navrant de le voir le gâcher comme il le fait. J'espère arriver à lui faire ouvrir les yeux durant ces deux mois que nous allons passer ensemble, mais la tâche ne sera pas aisée. J'en suis quelque part l'exemple même, il m'aura fallu des mois, voir des années, pour laisser tomber ce Vicomte hautain, cet héritier de Ravel trop sûr de lui, celui-là même qui refait surface encore maintenant, mais il faut me pousser à bout pour que j'en arrive là...

Apolonie poursuit son tour de salle, puis revient vers moi, toujours plus ou moins occupé à saluer les nouveaux arrivants. Je l'accueille auprès de moi avec un sourire sincère, heureux qu'elle le soit elle-même. Un discret
« vous êtes vraiment ravissante dans cette robe mon amour. » soufflé à son oreille, un baiser poser sur sa joue rosie sur l'instant et déjà ce tout petit moment d'intimité prend fin. Une nouvelle personne, encore, que je ne connais point, comme tant d'autres icelieu, vient saluer la dame d'Orval, ou plutôt Apolonie. Les présentations sont faites par mon aimée, un ton taquin que j'avais maintenant l'habitude d'entendre. Une révérence de ma part adressée à Ninon, et quelques mots de politesse.

Ravi de faire vostre connaissance vostre Excellence. Apolonie m'a déjà, par de nombreuses fois, parlé de vous.

A peine le temps de finir ma phrase que la future octroyée est déjà partie saluer d'autres convives... puis encore d'autres, presque sautillant de bonjours en bonjours. Jusqu'au moment où elle se fige, faisant face à son futur suzerain. Un azur tourné vers moi, comme y cherchant dans mes yeux une forme d'aide, elle qui a cet instant peut paraître presque fragile mais qui possède tant de courage en elle. Je lui renvoie un simple sourire, tendre, heureux, sincère en somme.

Oui il est l'heure, le silence se fait dans la salle alors qu'Apolonie avance religieusement vers le Duc de Billy et met un genou à terre une fois arrivée à sa hauteur. La cérémonie peut débuter. Tout d'abord un discours, une éloge des faicts de la dame d'Orval, un rapide retour sur sa vie, en passant tout naturellement, bien que l'évocation de ce nom me valu un léger haussement de sourcil, par son premier amour, feu le vicomte Willen, XVI ème Duc du Bourbonnais-Auvergne, celui qui m'a précédé et que j'ai combattu sans relâche alors qu'il entamait cette guerre opposant notre duché au Berry, j'étais juge sous son mandat. C'était un grand homme, que je respectais beaucoup, mais qui avait commis une erreur en déclarant la guerre à nos voisins. Ironie du sort, c'est moi qui avait signé le traité de paix. Et aujourd'hui c'est moi qui suis icelieu, les yeux rivés vers celle qui s'est emparée de mon cœur, celle qui fut la compagne de mon rival d'un temps. J'en viens à cet instant à regretter bon nombre de mes actes passés... et surtout à apprécier le fait que je n'ai plus rien à voir avec la politique ducale, cette politique qui avili les Hommes, pas tous heureusement, mais je ne faisais pas partie de ces exceptions à cette époque, ô non...

Je recouvre mon esprit alors que le Duc prononce les mots « Apolonie, tu as toujours été une de amies proches. (...) », un petit sourire toujours figé, instinctivement, sur mes lèvres qui se fait plus franc lorsque je reprends le fil. Puis Marty termine son discours par l'habituelle question du futur suzerain à son futur vassal, c'est maintenant à Apolonie de répondre.
Modsognir a écrit:
Modsognir entra doucement dans la salle regardant dejà les personnes présentes. Il reconnut aisément le personnel diplomatique qui se trouvait déjà présent. Chancellerie, véritable lieu de rencontre pour lui et de bonnes amitiés construites. Comment oublier certains visages, certaines discussions, certains sourires. Cela était impossible. Le regard vers l'autre, la sensation d'une douceur passagère, le souffle d'une parole qui vient réveiller les sens.
Il n'y pas toujours à en écrire des romans, mais l'amitié, cet amour fort, est toujours présent. Un sourire partagé, assis sur un banc, le regard vers le lointain laissant écouler le temps tel cette île qui dérive sur l'océan des yeux de sa compagne. Un instant passé, l'envie d'en passer un autre dès que possible. La crainte d'aller la trouver, l'envie d'être à ses côtés, se demander ce qu'elle pense, passe-t-elle un bon moment aussi? Toutes ces questions que chacun se pose à un moment donné mais qui s'efface au fur et à mesure de connaître la personne.
Amitié, mot étrange. Amitié nait par un travail en commun, grandissant par une envie de discuter d'autre chose, de se connaitre davantage. Puis l'envie de juste la voir, discuter, rire ensemble sans avoir une raison pour aller la retrouver. Apolonie faisait partie de ces personnes. Nul besoin de montrer une amitié, elle se découvre, se dévoile naturellement. Le sourire qui se forme à la vue de l'autre, la main tendue vers l'autre, l'envie de la taquiner de suite.....un état second.
Aolonie, drôle de femme....une amie très chère à ses yeux, une mère pour lui à certain moment, une compagne de jeux d'enfants à d'autre, la compassion à d'autre encore....ce qu'on doit appeler l'amitié.

La porte entrouverte, la main sur la poignée, l'espèce pièce de bois se mit à s'ouvrir rapidement. Sa vue plongea dans le regard de celle dont il était venue voir. Nul besoin de décrire ce que son regard trahissait. La seule vue d'Apolonie suffisait pour lui rendre un sourire perdu. Il ne put s'empêcher de la regarder de haut en bas puis de bas en haut. Elle resplendissait de plus en plus. Elle devenait un fruit qui atteint sa maturité, cette douceur agréable au toucher, cette saveur succulent aux sens, cette forme généreuse au regard, cette couleur montrant sa grandeur. Elle ne manqua pas de le chercher de sa venue. Il lui sourit l'air de rien ne voulant pas la satisfaire d'une quelqconque gêne. Il lacha la poignée de la porte entrant dans la salle


Tu es toujours très belle Apo, encore plus que d'habitude.

Il la regarda posant sa main sur son épaule puis déposa une tendre bise sur sa joue.

Allez file, Marty a l'air de t'attendre. Je vais aller voir notre nouvelle attachée oui, j'essaierais de ne point l'ennuyer mais tu sais c'est pas gagné

Il la regarda aller de l'avant. Quant à lui il s'avanca dans la salle rejoignant les autres invités près d'Elegie. Il lui adressa un sourire, content de la voir mais ne dit mot voulant écouter les paroles du duc. Il ne put s'empecher un sourire envers Marty lorsqu'il le regarda au sujet de décision prise. Il rougit légèrement disparissant assez vite au fur et à mesure du discours. apolonie avait fait effectivement beaucoup de choses pour son duché, ses amis. Une fierté monta en lui, heureux de participer à cet évènement, fier d'être l'ami de personnes d'exception, de coeur et de courage.
Korydwen a écrit:
Grand sourire à Clothilde, elle se portait bien, c'était une bonne chose avec tout ce qu'elle faisait. Elle s'excusa et salua respectueusement, elle retourna aux côtés de son époux glissant sa main dans la sienne, beaucoup de nouveaux arrivants. Elle les salua avec un sourire, sa nièce venait de lui rendre le sien, soulagement chez la Baronne. C'était stupide comme attitude, mais c'était comme ça. Un grand signe de la main, elle avait l'air pleine de vie et pourquoi pas s'approcher d'elle ?

Elle entraîna doucement son époux avec elle qui serait certainement content de voir sa filleule-nièce. Mais alors qu'elle se déplaçait Marty commença la cérémonie, vite vite se dépêcher. Elle s'approcha de sa nièce qui semblait un peu perdue, enfin c'est que Korydwen pensait.

Elle lui murmura doucement.
Ma nièce j'ai appris que tu avais été anobli, mais n'ayant pas été prévenu, je n'ai pas pu être aux côtés de ton parrain, je te félicite maintenant que j'en ai l'occasion.

Elle ne savait pas trop quoi dire, bein quoi elle ne la connaissait pas énormément, heureusement la cérémonie continuait cela lui laissait le temps de trouver un sujet de conversation pour tout à l'heure, éviter de passer pour une personne froide était déjà un premier objectif... Objectif essentiel même. Tiens le Chlo, elle devrait peut-être aller le saluer, un peu mieux, ils s'étaient croisés quelque fois au BAR et ils avaient bien rit, enfin cela serait pour plus tard... Apolonie était joliment vêtue, pas que d'habitude elle était moche, mais elle ne se souvenait plus si elle l'avait vu en robe, l'image d'Apo le ventre en sang revenant avec une certaine récurrence quand on lui parlait d'elle...
Elegie2 a écrit:
soulagée de voir s'approcher d'elle sa tante et son oncle, Elégie se sentit plus à l'aise.

Ma nièce j'ai appris que tu avais été anobli, mais n'ayant pas été prévenu, je n'ai pas pu être aux côtés de ton parrain, je te félicite maintenant que j'en ai l'occasion.

sourires et chuchotements

Merci infiniement .. C''etait une surprise que ma mère a voulu me faire et j'en suis fort heureuse et honnorée.. ma tante .. hum .. c'est un peu cérémonieux.. je peux vous appeller Kory ?? si cela ne vous choque pas ?
Apolonie a écrit:
Vu d'en bas, il est presque impressionnant, le futur suzerain. Quand il lui parle, elle sourit, réprimant de justesse un tirage de langue qui aurait été déplacé... Marty la cherche, mais l'émotion chevillée aux tripes, elle se contente d'un sourire amusé.

Depuis longtemps j'attends ce jour. Depuis très longtemps et ce ne fut pas aisé crois le.


Elle le sait, Apolonie, que ce ne fut pas aisé. Du tout. Elle a reçu nombre de courriers d'amis, aux quatre coins du royaume, qui devaient donner leur avis sur la jeune femme. Un veto du Roy d'Armes suivi d'une enquête... La décision se comprend sans se comprendre. Imbroglio de décisions, de rumeurs... Il faut vivre noblement, mais comment le faire avant de l'être... Et puis, depuis août, elle l'est déjà, noble, et ne croit pas avoir failli à ses devoirs depuis. Pas d'antécédent judiciaire, aucun brigandage à son actif, une grâce accordée en Gascogne... Rien qui empêche Apolonie de recevoir des terres de son ami. Et puis même, un duc a bien le droit de prendre comme vassal qui bon lui semble, s'il est prêt à en assumer les conséquences, le collège héraldique ne devant se prononcer que sur les liens de mérite, ceux qui lient un noble à son duché, et non à une personne qui sait ce qu'elle fait. Il faut croire cependant que ses amis savent se faire convaincants, puisqu'ils sont réunis dans cette salle.

Et puis Sa Grace entame un discours, rappelant pourquoi elle est là ce jour, un genou au sol devant lui, faisant rosir les pommettes de la jeune femme qui n'est pas du genre à apprécier le traitement, déjà qu'elle a retenu un grincement de dents au "dame" qui fait sourire Marty. Elle revoit tandis qu'il les évoque, les étapes qui ont marqué sa vie en Auvergne... tribun quelques semaines après son arrivée, la Chancellerie en évidence depuis plus d'un an maintenant, la COBA un temps où elle avait rapidement progressé... Il aborde ensuite la douleur, les deuils... Willen bien sur, le premier d'une longue série, son frère Shura, Phaleg, Clélie, Modjo, Etolus, et son parrain, Melkio... La lèvre se mordille inconsciemment. Elle se souvient de la douleur, du chagrin qui avait obscurcit l'âme et le coeur, glissant la lame dans sa main.

Peu savent ce qu'elle a vécu là-bas, dans le Sud. Ce qu'elle a vu, partagé, ri, pleuré. L'émulation, l'envie, la rage de vivre et les blessures, la vie de groupe, et quel groupe... Une famille qui se serre les coudes, l'entraide en mode de vie, tout se donner et vivre plus pleinement que jamais, se moquer de tout et tous, l'instinct qui guide les mots comme les actes, sans se soucier de rien. Une Lune qui restera son astre, un frangin trouvé, le colosse en toile de fond depuis, toujours là. Une rupture avec un Rasé qui marque la reprise d'une amitié qui n'aura jamais cessé d'être, la franchise et la confiance en pierre angulaire. Et la convalescence pendant qu'ils construisent un Empire...

Le retour aussi, revenir en Bourbonnais, revoir les siens, son autre famille, les auvergnats. Sa Grace retrouvée, il effleure les problèmes rencontrés, la culpabilité qu'il ressent elle la connait, il sait lui qu'elle n'a même pas effleuré la pensée d'lui en vouloir. Chacun ses choix, et leurs conséquences. Elle a assumé les siens, et il a été là pour l'épauler. Un sourire offert à son ami quand il énonce tout haut ce qu'ils savent tout deux. Un nouveau lien se crée aujourd'hui, mais un autre date d'une année, et se révèle chaque jour infaillible.


Apolonie de Nerra, acceptes tu ce jour, devant nous, Martymcfly de Montfort-Balmyr, de recevoir les terres de Varennes sur Allier, seigneurie relevant de notre Duché de Billy ? Promets-tu d'assurer la protection, la justice et la subsistance aux habitants de ce fief ?


Une inspiration, s'imprégnant des mots, la responsabilité du serment en chuintement doucereux à ses oreilles, et c'est d'une voix claire, teintée de la force de sa conviction, qu'elle prononce :

Ma Grace Martymcfly de Montfort-Balmyr, mon ami, mon suzerain, moi, Apolonie de Nerra, dame d'Orval, j'accepte de recevoir de ta part les terres de Varennes-sur-Allier, sises en ton duché de Billy.
Je jure d’assurer protection, justice et subsistance aux habitants de ce fief.
Je jure de t'assister , de te conseiller , et de t'être fidèle envers et contre tout.
Cet engagement est indissoluble et représente beaucoup pour moi. Je te remercie, Ma Grace, pour la confiance que tu places en moi.


D'un sourire, elle se tait. La voix n'a pas tremblé et pourtant comme elle est fière l'auvergnate, la moulinoise, de recevoir de Marty des terres. Une mèche de cheveux vient chatouiller la joue, la main se retient de l'en chasser, le visage toujours levé vers celui de son suzerain. Elle sait qu'il va l'appeler à se lever, scellant le pacte d'un baiser. Si l'émotion n'était si vivace, elle en rirait presque, tenterait une sottise. Celle que Johanara appelle la Fière Vassale, sera sans doute pour Marty la Taquine, ou Agaçante Vassale.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Jeu 27 Nov - 23:07

Martymcfly a écrit:
L'acceptation est faite. Ouf, elle a dit oui ! Porte son regard vers Modso... Sourire en coin alors qu'il revient vers les yeux de sa future vassale. Elle a l'air de se plaire à genoux. Elle va y rester encore quelques instants le temps de prêter maintenant allégeance.

J'entends ton acceptation des terres de Varennes sur Allier, Apolonie. Il te faut à présent prêter serment d'allégeance envers moi, et me jurer aide armée, conseil et fidélité, ou en latin... sourire amusé... auxilium, consilium et obsequium. Et un peu plus bas. Il faut dire ces trois termes sinon la Chef elle va nous faire une crise.

Sourit de toutes ses dents vers Auvergne qui ne bronche pas.

Je t'écoute prononcer ton allégeance Apolonie.

La cérémonie se poursuivait et elle allait bientôt se conclure par un chaud et langoureux, délicieux et plaisant, amical et vassalique baiser de paix.
Korydwen a écrit:
La cérémonie continuait, Apolonie venait d'accepter les terres maintenant il fallait qu'elle prête serment, souvenir... Elle se voyait elle et son ami, son frère de coeur Nictail, lui remettant les terres de Sarliève.

Elle écoutait d'une oreille sa nièce, histoire de faire semblant d'être toujours concentrée à 100% sur Apolonie, alors qu'il fallait répondre, discrètement, comme toujours, ne pas troubler la cérémonie. Au fil des discussions, l'appréhension et la peur de la Baronne retombait, c'était un peu bête comme attitude, il n'y avait pas avoir peur, mais bon, c'était tout elle, la peur de mal faire.

Merci infiniement .. C''etait une surprise que ma mère a voulu me faire et j'en suis fort heureuse et honnorée.. ma tante .. hum .. c'est un peu cérémonieux.. je peux vous appeller Kory ?? si cela ne vous choque pas ?

C'est une très belle surprise que ta.. Devait elle dire "vous" après tout sa nièce venait de la vouvoyer, elle était perdue, passant du "tu" au "vous". Elle répondit avec du "tu" cela briserait encore plus cette barrière inexistante que la Baronne pensait voir mère t'a fait, c'est une grande responsabilité. Tu peux m'appeler Kory, je n'y vois absolument pas d'inconvénient et je trouve ça même mieux et le "vous" si tu enfin vous, oui bon le "vous" tu peux le laisser de côté si cela te chante.

Elle sourit à sa nièce, liant peu à peu connaissance, c'était étrange de faire connaissance maintenant, alors qu'elle était si grande, mais tout aussi intéressant. Bien contente d'avoir été convié à cette anoblissement, elle faisait d'une pierre deux coups et elle en était absolument ravie.
Alethea a écrit:
Apo et Ninon qui se taquinaient et Clotilde qui tentait de se déplacer … mauvaise idée !… Heureusement l’ambassadrice renonce et lui fait signe de s’approcher. Retour sur Colhomban… Alethea lui murmure : « Je reviens » et file vers celle qui lui a gentiment passé le relais à la chancellerie. La jeune femme n’oublie pas de laisser traîner une oreille en passant. Apolonie présente un homme à Ninon.

Ninon, je te présente Alayn de Viverols. Alayn, voici Son Excellence Ninon, … les regards échangés entre le « de Viverols » et l’anoblie ne trompent pas … Théa a sa réponse et en est assez soulagée. Depuis la missive d’Apo elle avait imaginé mille raisons pouvant interrompre la marche d’Apolonie vers le sud mais celle ci était la meilleure.

Bonjour Dame de St Nicolas. Je vois que le bébé vous fait languir. Vous n’êtes pas trop impatiente de le voir arriver ?

Puis voyant que la cérémonie commence, elle rejoint Col
Clothilde a écrit:

Clothilde sourit à Dame Alethea venue la saluer.

Bonjour Dame de St Nicolas. Je vois que le bébé vous fait languir. Vous n’êtes pas trop impatiente de le voir arriver ?

Bonjour Dame Alathea. Ravie de vous voir en ce jour.
En effet, le bébé semble pressé d'arriver. J'ose espérer qu'il attendra cependant la fin de l'allégeance, et mon retour à Laveissière.

Petits sourires échangés. Puis chacun se concentra sur l'allégeance qui débutait.
Legowen a écrit:
La salle se remplissait , Leg avait un peu délaissé la cheminée et la douce chaleur qui en émanait afin de se rapprocher du buffet , le temps de croquer dans un petit canapé , un délice , et Apo fit son entrée dans une robe somptueuse

Petit tour auprès des nouveaux arrivants, Anyenka qu'elle a elle même rencontré à la caserne quand elle était connétable. Elles ont apprécié de travailler ensemble, il faudra qu’elle aille la saluer après , tout comme Modso, son vice chambellan arrivé juste après deux jeunes femmes croisées récemment à la chancellerie …… Sourires, embrassades, Leg regarda sa marraine aller de l’un à l’autre, ravie de voir autant de personnes présentes, témoignage de l’estime, de l’affection portées à son amie

Et puis, Le Duc de Billy s’assied sur le siège ducal , les conversations cessent , atmosphère d’attente qui s’installe, la cérémonie va commencer , émue , la jeune femme , émue d’être là, elle avait manqué le premier anoblissement de son amie , cette fois ci elle est bien là

Elle écoute le discours de Marty, revoyant en images le parcours de sa marraine, dont certains passages réveillent en elle l’échos de souvenirs. Bourbon , deux jeunes filles voulant s’impliquer , liées par leur envie de ne pas rester juste là à regarder pousser leur blé ou brouter leurs vaches
Où leurs routes d’abord pour leur ville puis leur duché se croisent , et se recroisent , marraine et filleule , filleule et marraine , et puis des départs , des absences
Mais par delà le temps, par delà l’éloignement , cette amitié jamais démentie , se retrouvent quelques fois, se comprenant à demi mot , un regard suffisant souvent

Comme en ce moment où Apo passe près d’elle , bleu et gris qui se croisent lorsque celle-ci rejoint Marty , émotion , fierté de la jeune femme qui fait échos à la sienne

Une acceptation , une Leg ravie , plus qu’à attendre le serment qui ne devrait tarder
Apolonie a écrit:
Il te faut à présent prêter serment d'allégeance envers moi, et me jurer aide armée, conseil et fidélité, ou en latin... auxilium, consilium et obsequium. Il faut dire ces trois termes sinon la Chef elle va nous faire une crise.

Légère lueur d'étonnement dans l'azur de la demoiselle. Elle était pourtant persuadée d'l'avoir dit... Auxilium, aide armée, assistance... Une question de sémantique qui interroge la jeune femme. C'est si précis ? Un simple mot qui amène à répéter tous les autres ?

La sémantique... La précision du vocabulaire. Pourtant Apolonie y est attachée. Avec la diplomatie, il faut savoir choisir ses phrases, pointer de la langue la bonne acception,griffonner sur les parchemins l'exacte expression de sa pensée et surtout ne rien oublier, ne rien ajouter. Mais il semblerait qu'elle ait failli. Elle qui danse sur les sonorités, qui s'amuse des double-sens, qui joue de la linguistique pour faire accepter ses idées, qui sautille d'une syllabe à l'autre avec l'agilité d'un grillon, a oublié un simple mot.

Pourtant elle maîtrise là aussi le sujet... Aide armée, militaire, combat, assistance... Femme d'armes elle est guerrière, comment a-t-elle pu ne pas songer à prononcer ces quelques lettres qui aurait évité d'avoir à se répéter ? Comment a-t-elle pu imaginer qu'assister suffirait à traduire l'auxilium ? Naïve jouvencelle qui se retrouve au milieu de ses pensées, se demandant si moyen de louvoyer il y a, et s'il existe une façon de se sortir honorablement du défi lancé par Sa Grace et sa Chef réunis en un complot pour la faire bafouiller.

Le genou sert de catalyseur à la fraicheur du sol qui remonte maintenant le long de sa cuisse, rejoignant le froid du métal de sa dague qui pourtant tendait à se réchauffer au contact de la peau elle-même attiédie par le velours. Mais une petite musique dans sa tête la force à se concentrer sur ce qu'on attend d'elle. Zut, le mot vient encore de s'échapper. Elle le visualise bien, là, devant elle, ce satané "militaire" qui s'enfuit avec son souffle, sans vouloir prendre forme ... Et toujours baissée devant son futur suzerain, elle s'imagine, comme son idole, chevauchant une barbe-à-papa, ce satané adjectif fuyant comme un flan aux quetsches trop cuit...

Un clignement de paupière plus tard, elle récupère enfin ses pensées, son vocabulaire, 'fin tout ce qu'il faut pour enfin prêter une allégeance dans les formes. Redresser son minois angélique, le sourire accordé, empreint de la solennité du moment... Et d'une voix douce répéter dans les règles l'allégeance.


Marty, je jure de t'accorder auxilium, consilium, et obsequium. Ou aide armée, conseil et et fidélité. Et même ασσιστανcε αρμεε, cωνσειl ετ φιδελιτε. Sans compter ौेेगेूौलमा ौीचाा मदलेागत ाू िग्ातगूा et bien sur : ضسسهسفضىؤث ضقكثث ؤخىسثهم ثف بهيثمهفث et אססיסטאנזא ארמאא זאנסאיל אט פידאליטא. Quel que soit le chapeau que tu porteras le jour où tu en auras besoin. Je serai toujours là pour toi, telle la vassale taqui... fidèle que tu mérites.

Elle espère que cette fois-ci elle n'a rien oublié, mal dit, fait. Que tout a été respecté, et elle sourit doucement, s'apprêtant à recevoir le baiser vassalique qui scellera leur nouveau lien. Un regard à Auvergne, qui veille au bon déroulement de la cérémonie. Et elle attend, dignement.

[HRP : Je remercie LJD Cerridween et de Guilhem_de_Vergy, sans qui ma recherche musicale aurait bien moins complète et le fou rire moins partagé. Merci à vous et désolée pour les autres. Je remercie aussi mon idole Constant Corteis pour les alphabets grec, sanscrit, arabe et hébreu, et pour la barbe à papa bien sur.]
Martymcfly a écrit:
Le temps semblait s’éterniser. A genou devant lui, Apolonie avait prononcé les paroles adéquates, et même d’autres dans des dialectes qui étaient inconnus au Duc de Billy. Ce devait être des parlers de Labrit que sa nouvelle vassale avait appris. Pensez donc tout ce temps coincé dans le Sud Ouest à ne rien faire à part attendre. Ou peut-être qu’elle avait dû manger, parait qu’il y a de la bonne pitance dans ces coins là. Valezy lui avait parlé d’un plat nommé cassoulet, entre autres. Et d’ailleurs quand il avait revu Apo, il avait bien remarqué une légère rondeur au niveau des hanches. Elle avait dû bien profiter, gourmande qu’elle était et est toujours.

C’était maintenant à lui de répondre et d’assurer la deuxième partie du serment vassalique, devant les yeux de toutes les personnes proches de la nouvelle Dame de Varennes sur Allier.


J’entends et accepte ton serment d’allégeance Apolonie. Soit assurée dès maintenant que je t’apporte la protection du suzerain envers sa vassale. A partir de ce jour, tu ne connaîtras jamais plus la faim car je te promets subsistance. Enfin, je te dois la justice et je m’engage à t’assister.

Puis il fit un signe à Barbelivien qui comprit aussitôt. Le valet apporta un coussin d’étoffes sur lequel reposait une bague d’or.

Voici une bague frappée des armes de Varennes sur Allier. Cet objet symbolise ton fief, sis en mes terres de Billy.

Marty invita alors Apolonie à se lever pour ce que tous attendaient surtout, a priori, le Duc. Le moment final où le serment serait scellé. Un baiser de paix, chaste mais sincère, certainement pas vicieux, quoique…

Il s’approcha de sa vassale et leurs bouches de se coller l’une à l’autre. Impression de chaleur qui envahit le corps. Sourire dans le regard.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Pour un baiser (Apolonie)   Mar 2 Déc - 23:10

--Auvergne a écrit:
Relevant la tête de temps à autre, elle pu apercevoir Gals entrer, Yal, un tout nouveau noble qui semblait intimidé par la chambre des nobles, puis enfin Apolonie fit son entrée dans une.... décidément la robe bleu nuit c'était la mode, et le héraut avait un peu de mal avec cette couleur qu'elle ne trouvait pas assez vive... Surtout qu'Apolonie était LA personne de la soirée. La robe était certe belle mais la verte plaisait mieux à Auvergne et trouvait qu'elle avait embelli Apolonie au Lavardin.

Puis la Dame au furet fit son entrée, Auvergne sourit, elle adorerait avoir un même animal. Anyenka la suivit, puis... Modso... Pourquoi refusait il constamment. Elle pouvait bien le comprendre car elle n'aimait pas les octroi à la volée... Mais lui... Enfin...

Puis la jeune Balsac se détacha du mur, assurément la cérémonie allait bientôt commencer.

Le geste furtif de la main de Marty invita le témoin héraldique à les rejoindre tandis qu'Apolonie ployait genoux. Auvergne se posta près de Marty et écouta si tout était conforme.

Et la faute de la débutante fut, débutante ? Mais non, Apolonie avait déjà était anoblit... Puis son poursuivant qui pensait qu'elle ne l'avait pas entendu renchéri.


Il faut dire ces trois termes sinon la Chef elle va nous faire une crise.

Auvergne fronça les sourcils en direction de Marty... Entre Chef et sévérité... La sanction allait effectivement tomber. Manque de pot, aucune peine prévue pour le moment, il faudrait remédier à cela.

Mais Apolonie la vengea en ce moquant de son suzerain. Auvergne étouffa un rire puis continua de suivre la cérémonie. Le baiser vassalique ne tarda pas. Ahhhhhhhhhh ses lèvres, hrum hrum, donc... Il fallait clore l'anoblissement.



J'entends bien les serments ce jour échangés dont je suis témoin.
Dame Apolonie, dorénavant Dame de Varennes sur Allier..
A Moi !

Par ce contreseing et ce blasonnement tu es officiellement reconnu Dame de Varennes sur Allier. Puisse tu faire honneur à la Noblesse en général et à ton suzerain en particulier.


Elle chuchota, je n'en doute pas.

Porte ostensiblement tes couleurs et veille au Vivre Noblement. Gagez que j'y veillerai personnellement

Avec toutes mes félicitations Apolonie.


Auvergne sourit et pris le contreseing, le déposa sur le pupitre puis fit couler la cire avant de déposer son sceau délicatement.

Citation :
Par la présente, Nous Naluria Marthun Vaast, Héraut du Bourbonnais Auvergne faisons acte de la demande de Martymcfly de Montfort-Balmyr, Duc de Billy et Seigneur de Terves, quant à l'octroi d'une seigneurie se trouvant sur ses terres de Billy Sise au fief nommé Varennes sur Allier à Dame Apolonie de Nerra.

Apres recherches héraldiques dument entérinées, le Fief de Varennes sur Allier est bien seigneurie du Duché de Billy.
Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à ladicte seigneurie est : de vair au chef de gueules, soit, après dessin :


Pour compléter le présent dossier, voici une lettre manuscrite de Messire Martymcfly de Montfort-Balmyr, Duc de Billy et Seigneur de Terves, attestant de la volonté d'octroi d'une seigneurie à Dame Apolonie de Nerra :

Martymcfly a écrit:
Nous, Martymcfly de Montfort-Balmyr, Duc de Billy et Seigneur de Terves, souhaitons octroyer la seigneurie de Varennes sur Allier sise sur nos terres de Billy à dame Apolonie d'Orval.

Dame Apolonie nous a toujours un soutien indéfectible, aussi bien pour notre personne que pour feue notre épouse dont elle était très proche. Elle fut tout aussi proche de notre défunt fils qui l'eut pour marraine le temps de sa trop courte vie. Dame Apolonie a toujours défendu avec ardeur nos terres et c'est tout à son honneur. Nous souhaitons récompenser les méritants à nos yeux et elle ne peut qu'en faire partie. Nous serons plus qu'honoré de la compter parmi mes vassaux.

Fait à Thiers le dix-septième septembre, l'an mil quatre cent cinquante six.




Par nostre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux réglements Héraldiques et nous engageons en tant que Héraut du Bourbonnais-Auvergne, à être le témoin Héraldique des serments vassaliques échangés entre l'octroyant et l'octroyée.

Fait le I jour du Mois de Décembre 1456 sous le règne de notre souverain bien aimé le Roy Lévan le troisième de Normandie.




Je te donne donc ces clés, donnant accès à la chambre des nobles du Chasteau de Clermont. Il te faudra me contacter afin d'établir ton cry et ta devise. Avec la nouvelle réforme sur les sceaux, tu ne pourra changer de sceaux qu'en établissant un blason familial... Auvergne sourit, ou en attendant de te marier.

Puis après une courte pause, elle la félicita de nouveau, lui donna les textes dont elle devait prendre connaissance et le contraseing avant de s'excuser et partir.


Citation :
DE LA NOBLESSE, DE LA VASSALITE ET DE LA DEROGEANCE

Précision vocabulaire :
-Allégeance : serment de fidélité à une province ou à une institution
-Hommage : serment de fidélité à une personne
-Suzerain : seigneur du seigneur

De la hiérarchie vassalique

Arrow Les barons et vicomtes doivent l'allégeance à leur province, en échange de leur fief. Ils la prêtent au comte/duc en exercice en tant qu'il est l'incarnation de la province. Ils la renouvellent tous les deux mois, et ne doivent l'allégeance qu'aux comtes/ducs légitimement élus et ayant prêté l'hommage au Roy. Ils sont par là considérés vassaux du comte/duc en exercice.

Arrow Les comtes et ducs en exercice doivent l'allégeance à la Couronne, en échange de leur province. Ils la prêtent au Roy, en tant qu'il est l'incarnation de la Couronne. Ils la renouvellent à l'avènement d'un nouveau roy sur le trône. Ils sont par là considérés vassaux du Roy.

Arrow Les comtes et ducs en retraite restent vassaux de la Couronne en prenant leur fief de retraite. Ils restent par là vassaux du Roy. Néanmoins, leur fief est administrativement rattaché à la province auquel il appartient, les lois qui y sont appliquées sont les lois ducales/comtales de la province.

Arrow Le Roy a ses propres vassaux directs, fieffés à l'intérieur du domaine royal. En cela, les osts normands et champenois actuels dépendent directement du Roy.

Arrow Tout noble peut prêter l'hommage à un autre noble qui le reçoit ainsi comme vassal (avec, par exemple, octroi d'une seigneurie -donc non recensée par la Hérauderie-. Ça n'est pas obligatoire, notamment dans le cas d'un noble titré ayant déjà son fief inclus dans celui de son seigneur). Un baron peut ainsi prêter l'hommage à un comte en retraite, qui lui attribue une seigneurie dans son fief. Le baron devient par là vassal du comte en retraite.
Un noble non titré peut être vassal d'un noble titré, l'inverse n'étant pas vrai. Néanmoins, la seigneurie accordée au vassal non titré pourra fort bien être retirée au seigneur et attribuée comme fief de noble titré, selon le bon vouloir du comte/duc en exercice de la province. L'octroi d'une seigneurie à un noble non titré dont on veut se faire un vassal n'est pas un anoblissement au sens où on l'entend. La Hérauderie se réserve le droit de limiter le nombre de ces vassaux non titrés, avec effet rétroactif.

Arrow Il est en principe interdit d'être le vassal de plusieurs seigneurs. En pratique, lors d'un conflit ou de la réunion des osts, un noble titré dans différentes provinces devra choisir à quel seigneur va son allégeance, perdant tout droit sur ses fiefs dépendant d'autres seigneurs.

Arrow Lors de la transmission d'un titre par héritage au fils d'un noble, celui-ci est astreint à continuer de prêter l'allégeance à qui de droit pour ce fief : fief et allégeance sont indissociables. Si un noble meurt sans descendance, son fief retourne au comté/duché dont il était vassal, et est à nouveau distribuable par anoblissement.

Arrow Les pairs de France prêtent un serment d'obéissance au Roy, qui n'est pas incompatible avec leurs liens de vassalité antérieurs.

Arrow ATTENTION : "Le vassal de mon vassal n'est pas mon vassal", c'est à dire que le vassal d'un seigneur ne doit pas l'obéissance au suzerain (=seigneur dudit seigneur).


Des devoirs des vassaux

Arrow Tout vassal doit fidélité, aide militaire et conseil à son seigneur. Il appartient aux duchés et comtés de légiférer, le cas échéant, sur les modalités de ces devoirs, qui ne sauront être exorbitants.

Arrow Interdiction de nuire au seigneur, à sa famille et à ses biens. Les critiques politiques respectueuses ne sont pas considérées comme une volonté de nuire, mais relèvent du devoir de conseil au seigneur.


Des devoirs des seigneurs


Arrow Les seigneurs doivent justice et protection à leur vassaux.

Arrow Pour leur assurer subsistance, ils octroient un fief à leurs vassaux. Ce fief ne peut être ôté via la procédure normale de destitution (destitution prononcée par le comte ou duc en exercice) qu'après vérification de la conformité des motifs auprès de la Hérauderie Royale. Il ne sera donné aucune suite aux destitutions pour opposition politique.

Arrow D'autres relations de vassalité pourront exister sans octroi de fief. Par exemple, à l'intérieur d'un ordre de chevalerie, ou dans le cas de la concession d'un office (municipal, comtal/ducal...).


De la félonie

Arrow Une allégeance est prêtée à vie (un baron prête l'allégeance à vie à son duché). Si un seigneur ou un vassal contrevient à ses devoirs, il peut être déclaré félon par la Haute-Cour des Pairs. La Haute-Cour des Pairs sera chargée de juger les procès en félonie et les cas de rupture des serments vassaliques.

Arrow Un vassal ne saurait être condamné pour avoir obéi scrupuleusement à son seigneur félon : le seigneur portera seul la responsabilité des consignes données.


De la nécessité de vivre noblement

Arrow [HRP : Être anobli est une distinction purement RP, il est donc logique que tout noble fasse un minimum de RP, sinon, cela revient à montrer qu'il se moque bien d'avoir été anobli. Il faut donc à tout le moins qu'il se conforme aux bases du RP noble, défini ci-après.]

Arrow Vivre noblement, c'est :
-prêter l'allégeance à qui de droit pour son ou ses fiefs ;
-porter blason en règle ou montrer que l'on cherche à l'acquérir rapidement ;
-ne pas exercer d'activités manuelles [HRP : dans votre RP noble, ne mentionnez pas le métier de votre personnage, qui est souvent incompatible avec votre état de noblesse] ;
-ne pas épouser un(e) conjoint(e) qui ne soit pas noble [dans son RP : les "seigneurs" et "dames" autoproclamés sont donc acceptés]
-ne pas avoir été condamné par une juridiction ducale, comtale ou royale pour les chefs d'accusation suivants : brigandage, sorcellerie, meurtre, et pour escroquerie grave (car le goût du lucre est incompatible avec la noblesse). Ne pas avoir été condamné par la juridiction du duché auquel on doit l'allégeance, pour les chefs d'accusation suivants : trahison et haute-trahison.

Arrow Tout noble qui ne vivrait pas noblement pourra se voir réduit, lui et sa descendance, à l'état de roture. Il appartiendra à la Haute-Cour des Pairs, suivant des dispositions déterminées ultérieurement, de trancher les cas de dérogeance.

Arrow L'époux(se) d'un noble titré ne prête pas l'allégeance au seigneur pour le fief de son (sa) conjoint(e), attendu que son époux(se) l'a fait pour toute sa maison. Mais il est tout de même astreint à l'obligation de vivre noblement, et sa dérogeance entraînera celle du conjoint (de la conjointe) titré(e).


Acte adopté par la Hérauderie Royale le vingt-septième de février de l'an de Pâques mil quatre cents cinquante trois.
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