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 Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé

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Gypsie

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MessageSujet: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:06

Carmody a écrit:
[ Sur une route de Bretagne en quittant le Monastère.]

En ce jour le Carmo sortait de son séjour dans le monastère breton qui l'avait "accueilli" sous une autre identité pour qu'il se remettent de ses blessures reçues au combat plusieurs semaines avant. Non content de pouvoir enfin quitter ce monde qu'il ne connaissait que peut et qu'il avait appris a découvrir pour modifier sa vision de la religion, le jeune homme avait aussi vécu des événements marquant pour lui.

Après un franc sourire a sa compagne de voyage qui avait accepter de venir avec lui sur la route les yeux de Carmo tomberaient sur ses fontes qui renfermais justement l'un des éléments des événements qui avait bercé sa vie parmi les moines. Des lettres. Et cette vision fit remonter en lui les souvenirs du jours où il était entré dans la cellule vêtu de sa robe et qu'il avait écrit la première missive qui avait déclencher tous cela.


[ Plusieurs semaines plutôt dans une cellule monacale.]

Voila il relevait la main et regarda la cire qui était maintenant marqué du sceaux d'Auzance, il aurait du le faire avant mais à présent le pigeons pouvait volé en toute liberté vers la destinataire avec son message.

Citation :
Le temps nous a fait défaut.

Douce Duchesse,

Les temps troublés et de menus problèmes personnels ne m'ont point permis de prendre la plumes pour vous écrire ou faire part de mes sentiments suite au départ de feu votre époux vers Aristote comme lui même m'avait annoncé.

c'est sans honte que je dois bien avouer que l'idée de vous revoir, même si les circonstance sont tragique, me ravit plus que de revoir votre mari pour affermir les liens qui devraient nous unir en plus de ceux que ceux que nous avions par le passé tissé par nos charges respectives. Il est toujours heureux de voir que l'on peux retrouver sur nos routes, des connaissances avec qui l'on n'avait forcement pris le temps de vraiment faire connaissance.

Bien que de menues nouvelles me soit parvenus, je profite de l'occasion de pouvoir vous écrire, dans le cadre de ma demande d'audience pour mon allégeance et établir avec vous les modalités pour la réaliser devant les yeux de tous dans le but qu'il soit largement su comment se portent nos liens, pour débuter une correspondances qui pourrait être assidue et fort intéressante le temps qui nous séparera du jour fatidique.

En espérant que les chemin qui se sont croisé de nouveau nous apporteront un plaisir que j'envisage déjà avec le souvenir des jours où travaillions de concert,

Bien a vous,

Charles Martial de Tartasse.


[Peu de temps après.]

Un messager aillé lui apportait la réponse et rapidement, Carmo lut avant de se remettre a écrire avec un léger sourire.

Citation :
Le temps passe désespérement trop vite...

Cher Seigneur d'Auzances,

Un poète pourra dire un jour qu'il y a deux sortes de temps, celui qui attend et celui qui espère. J'attends et j'espère, je ne sais quoi d'ailleurs, mais il faut bien faire passer ce temps qui file inéxorablement.
Je vous remercie donc d'avoir égayé quelque peu ce temps, temps passé à lire et relire votre si gentille missive.

Je me réjouis à mon tour de voir nos relations se resserer par un lien vassalique que j'entends honnorer et afficher aux yeux de tous. Cela ne pourra se faire qu'à l'issue de l'enterrement de feu mon époux, enterrement qui ne devrait tarder d'ailleurs. Je vais quitter la Bretagne pour ramener le corps de Melkio à Balsac. Me ferez vous le plaisir de m'accompagner?

Qu'Aristote guide vos pas et vous protège où que vous soyiez, quoique vous fassiez.

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac


Citation :
Dans l'attentte ou sous la tente.

Duchesse de douceur,

La cote poétique que vous donne a ce pli n'est pas pour le plaisant a lire bien au contraire. Et vous me voyez ravi d'apprendre que j'ai pu un moment égayer le temps vous passez soit a attendre soit a espérer, même si vous ne savez encore ce que cela peut être et je souhaite que l'issu de ces temps devienne votre.

Je ne puis, comme vous le savez déjà vous accompagner au cour de votre périple qui vous mène vers notre terre d'Auvergne. Le Bretagne, la guerre et le service du Roy retient encore pour un temps qui me reste indéfini à l'heure actuelle. Mais je n'oublie pas de pouvoir venir vous retrouver en Auvergne. Si cela ne peut se faire pour l'enterrement de votre époux sachez que je me joins a vous dans la tristesse de cet événement, et je serais votre pour toute démonstration qui nous ferait honorer et faire connaitre les liens qui nous unissent. Ce sera un plaisir de jouir de votre compagnie pour toute discussion qui nous permettrons de toujours mieux connaitre e de réaliser ensemble la ceremonie une fois que feu votre époux sera en terre.

Que vos pas vous mène dans les contrée que vous désirez et que le destin vous préserve où vous alliez et quoi que vous faisiez,

Bien a vous,

Charles Martial de Tartasse.

[ Une nuit et une surprise]

Citation :
Souvent femme varie...

Cher Seigneur de Tartasse,


Les jours passent et ne se ressemblent pas. Un jour le coeur va mieux, le lendemain le voilà pleurant.
Je suis triste, vraiment triste. Souvent je repense à ma vie avec feu mon époux. Tant de simplicités, d'évidences. Et aujourd'hui...Non pas que l'avenir me fasse si peur mais je m'inquiète de davantage de choses. Sans doute est-ce normal me direz vous.
Une chose cependant m'a fait sourire ces derniers jours : un noble est venu me trouver, français, me parler de mariage. La raison sans doute. L'appat des titres aussi. Je ne sais si je dois répondre de suite et surtout si je peux refuser. Qu'en pensez vous, cher Seigneur d'Auzances?

Je suis bien désolée de vous envoyer telle lettre, sans doute n'aurais-je pas du l'écrire en ce jour de tristesse.

Mais je dis, je raconte...Qu'en est-il de vous? Comment vous portez-vous? Avez vous des craintes? En quoi consistent vos joies? Ne répondez que si vous le désirez.

Prenez bien soin de vous,
Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac


De nouveau les yeux de Carmo parcourent les mots qu'on lui envoyait et bien vite sa main se mit a coucher la réponse sur le vélin.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:07

ThemisLaDouce a écrit:
[A Mauriac, "dévidant et filant, direz, chantant mes vers en vous émerveillant..."]


Ces derniers jours troubles pour la Duchesse la cloitrait en son castel à présent. Sortant pour de rares balades près du lac, ses journées depuis la mise en terre de Melkio étaient bien pieuses. La Douce passait le temps entre prières pour feu son époux et correspondances.
Une Correspondance de plus en plus abondante avec ce Seigneur d'Auzances. Les relire était tout autant agréable et permettait de patienter en attendant la prochaine, sa réponse à lui...



Citation :
... et l'homme s'adapte.

Chère Duchesse Penthièvre Balsac,

Il est certain que chaque jour ne peux être identique vraiment a son prédécesseurs comme, excusez moi l'expression, un homme ne l'ai vraiment par rapport a celui que l'on connais avant. c'est en un sens la diversité des situations que l'on peut connaitre qui donne une part de sa beauté a la vie.

Je suis tout fois, attristé d'entendre que votre état d'esprit n'est point des plus radieux mais cela aussi je le comprend parfaitement avec l'épreuve que vous vivez. Mais vous savez il est tout naturelle que les souvenir de votre vie avec feu Melkio vous revienne si fortement en mémoire en ce moment et vous plonge dans la nostalgie d'une vie heureuse et simple où vous ne doutiez de rien. Mais le destin dans ses grandes œuvres en a voulut autrement pour vous. Vous ne savez encore ce que sera votre vie a présent mais je sens toute fois en vous l'âme d'une battante qui saura prendre les chose en mains comme elle vient mais aussi , oserais je dire, a bras le corps.

Une chose est certain, si déjà, comme vous me le dite, un noble français est venu vous parler c'est que ne vous devriez douter des charme dont vous êtes dotée. Je ne vous cacherais évidement que ma première pensée est que ce bellâtre puisse en avoir surtout après vos titres mais c'est aussi a mes yeux un marque de l'attrait que votre personnalité peux avoir.

Vous me demander conseil sur le fait de devoir répondre prestement ou même de lui répondre favorablement. Je vous conseillerais, bien que ne connaissant le nom de ce sieur qui vous parle épousailles, de ne point trop vous hâter. il est nombre de poissons qui dans vos filets se laisser attraper et je pense que vous devriez prendre votre temps sans avoir crainte de ne plus trouver hommes a épouser. Vous avez certes déjà été marier et avez donner naissance à de beaux enfant mais cela ne vous a point dénué d'un charme certain. Je vous pense plus femme a être consommer par la passion que les basses raisons surtout dans ce qui concerne vos amours. Donc a moins de vouloir vraiment retrouver rapidement un époux que peut être vous n'aimeriez point, et vous n'en aimerais peut être jamais un autre autant que vous lavez fait pour Melkio, je vous déconseille de hâter de répondre de manière favorable au premier venu vous proposant le vie a ses cotés.

En ne craignez point de m'écrire quand cela vous plait et la teneur qu'il vous plaira. Il ne faut se restreindre quand une envie nous prend et laisser son cœur même si cela nous parait inconvenant de prime abord est parfois la meilleurs de manière de rencontrer des surprises.

Quant a répondre aux questions que vous vous posez sur moi, je me porte aussi bien que je le puis, je me remet des blessures que j'ai reçu en e battant pour ce que considère être mon devoir et en ce moment e me retrouve dans in endroit bien inhabituel pour moi et l'on pourrait dire que je découvre des valeurs sur lesquelles je ne mettaient point encore pencher avant. et en ce qui concerne mes joies c'est surtout de me sentir vivre, de toujours trouver matière a rire dans ce qui m'entoure et de faire de mon existence une sort de jeu perpétuel ou je trouve divertissement , rire larmes et parfois souffrance malheureusement auprès de mes amis.

Je n'ai rien a vous cachez comme je ne le fait avec personne. la vie est comme un théâtre et son l'on ne s'ouvre pas au autre pour les inviter à la représentation de notre spectacle alors ce ne vaux d'être vécu.

Que le Destin ne vous joue point de vilain tour encore,
Bien a vous

Charles Martial de Tartasse.



Réponse ne s'était pas faite attendre longtemps, la veille de l'enterrement de Melkio à Clermont :


Citation :
Quand le jour renaît...


Mon cher Seigneur,


Cette gentillesse envers moi que vous faites transparaître à travers vos mots, au fil des lettres, n'est pas sans me toucher. En l'instant, veille de l'enterrement de feu mon époux, je peux nous imaginer à Mauriac, le long du ruisseau Saint-Jean, dévisant des histoires de votre famille et des miennes, riant autour d'une bonne table accompagnée de bons vins des frasques des notres, faisant jouer la mélancolie quand au coin du feu en vous narrant mes épousailles avec Melkio, en la Cathédrale qui tout à l'heure recevra son corps froid.

La vie n'est qu'un temps, la vie n'est qu'une fois. Je ne veux pas la regretter, jamais. Je n'ai pas à rougir de mes actes passés, je ne regrette rien de mes passions, de mes engagements. Rien. Je ne veux à présent pas mourir à petit feu pour rien, mais vivre encore, par la grâce du Très Haut qui me prête vie encore.
J'espère que vous vivrez aussi et que vous me ferez parvenir dans votre prochaine correspondance si Dieu veut et si l'envie ne vous manque point, un peu de ce bonheur qui vous anime, et me ferez partager bientôt les rires qui vous tiennent en vie.

Il est tard ou tôt, ma bougie se meurt, le jour renait. Jour triste, jour d'épreuve. Mais la foi m'accompagne, l'amour pour cet homme froid, l'amour de mes enfants, l'amour de mes amis et à présent une pensée de vous et votre amitié.
Je dois me résigner à partir dire au revoir à mon amour, à bientôt à mes rêves envolés. Je dois m'obliger à quitter mon autre moi-même, mon ange qui veillera à présent sur nous. Mais il le faut.


Bien à vous cher Seigneur,

Themis de Penthièvre Balsac



Une hirondelle et une réponse...


Citation :
... une nouvelle aube s'offre a nous.

Ma chère et Douce duchesse,

vous me voyez plus qu'heureux d'apprendre que mes mots puisse laisser transparaitre de telle émotion qui vous permettent de vous sentir mieux. Et de plus je suis humblement flatté et surpris de voir que même la veille de l'enterrement de feu votre mari vous pensiez ce que nous pourrions faire ensemble. Tous cela semble même des plus attirants et donne l'envie d'être vécu ne serais ce qeu pour la curiosité de voir où peuvent mener ses instants et ce que nous pourrions nous dire.

Mais je vous rejoint entièrement sur votre volonté en point laisser le temps vous étioler et de vivre comme l'on a toujours voulu le faire sans regretter les actes que nous faisons. Je compte bien vivre encore longtemps de cette façon et que rien de ce qui nous fait vivre ne vienne a interrompre cette correspondance tant qu'il nous plaira de garder constante. Si en plus cela vous apporte du bonheur alors il y a encore moins de raison d'y mettre un terme, l'on ne doit se couper de ce qui nous plait que l'on y est vraiment obligée. Mes rires sont légions maintenant car mon esprit s'amuse de tout autan qu'il le peut et si je puis vous faire partager cette vision et qu'elle vous apporte aussi le sourire, j'en serais fort aise.

A l'heur où vous recevrez cette missive le jour de la mise en bière de votre époux dans la cathédrale de Clermont sera surement plus que révolu. Vous avez du avoir la chance de pouvoir erte entouré de vos enfants, des vos amies et de nombres de vos proches pour vous soutenir. Je regrette encore n'avoir pour assister a cela.

L'on ne peut toujours tenir la vie entre nos main et parfois elle nous échappe avec la personne que l'on aime et les rêves que l'on faisait avec elle. je ne puis que souhaité qu'un jour il soit un hommes qui puisse recommencer a faire battre votre cœur comme Melkio le faisait même si cela sera absolument différent car il ne sera point votre aimé. D'ailleurs pensez vous qu'un tel homme puisse exister? existe il une personne qui adoucirais la vie que vous allez devoir a présent et pourrait même la redevenir comme une des feu d'artifice dont les maitre de la poudre on le secret? Pur cela je pense que vous êtes la seul a en connaitre la réponse.

Mais ma plume coure et coure toujours comme une libre pensante quand je vous écris et j'en viens a vous poser des question que je ne devrais certainement pas. Enfin peu de chose me sont vraiment une gène et étant de nature curieuse surtout si cela permet de pouvoir apporter mon aide, je ne me prive jamais de rien.

En l'attente d'une réponse, surement toujours aussi plaisante à lire, de votre part.

Bien a vous,

Charles Martial de Tartasse.



Quelques jours avant de répondre à cette dernière. Jours difficiles de séparation du corps de Melkio et son repos éternel. Themis reprit la plûme...


Citation :
Il manque un temps à ma vie...

Mon cher Seigneur,


Comment faire pour que les yeux pleurent? Savez vous par quelle magie les larmes coulent ou bien refusent elles de se répandre sur nos joues?
Melkio repose à présent à Balsac, la tristesse doit partir, la nostalgie prendra peut-être le dessus, mais nous sommes tellement peu de choses sur cette terre qu'il nous faut remercier notre Seigneur de nous avoir permis de vivre déjà tant de choses. Melkio n'est plus, ma vie doit continuer.
Oh je sais très bien ce que certains esprits chagrins diront. Les commentaires vils et acerbes ne se sont sans aucun doute pas arrêtés devant le corps froid de feu mon époux. Je n'en ai que faire. J'ai appris à vivre avec les jalousies des unes et des uns et leur méchanceté et tout ceci ne peut plus m'atteindre. N'y a t'il pas une certaines fierté à avoir autant d'ennemis? Cela ne justifie t'il pas un comportement envié par beaucoup? Je ne supporte pas une seule chose : l'attaque à mes enfants. Ma faiblesse sans doute.

Donc voilà, c'est fini. Et je ne pleure pas. Je ne pleurerai plus.
Pleurez vous, mon cher? Cela doit vous arrivez, même si vous me répondrez sans doute que non, l'Homme est ainsi fait qu'il ne montre jamais ses sentiments...Montrez vous vos sentiments? Iceux vous trahissent ils parfois? Quand sont prévues vos épousailles?
Voyez, à moi de vous poser questions indiscrètes, pardonnez moi.

Quant à vos questions, je ne sais que répondre. Oserais-je avouer que j'espère qu'un homme, un jour, pourra m'aimer à le mesure de l'amour de Melkio et faire ainsi battre mon coeur? J'ose.
Cet homme existe t'il? Peut-être, je ne sais pas. Peut-être se cache t'il?
Existe t'il un homme qui adoucira ma vie....A cette question mon cher, je dirais que je l'espère sincèrement mais que je ne puis le dire avec certitude, seul Aristote le pourrait.

J'espère que vous nous reviendrez biêntôt en Bourbonnais Auvergne.

Bien à vous,

Themis de P-B.



Sourire aux lèvres, la duchesse s'assoupit, parchemins à la main, les rêves enchainant sur la lecture...
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:08

Carmody a écrit:
[ Sur la route encore, "...Vers des places jamais connues, voyant de choses qu'il ne verra plus."]

Le voyage continuait, le soleil montait dans les cieux et une silence tomba entre les deux compagne qui devisait de tout et de rien. Souvent un regard leur suffisait pour déclencher un rire sur une idées qu'ils partageaient mais a ce moment, l'esprit que Carmo revenait sur leur pas, revivant des événements du passé qui ne maquait de faire naitre un certain sourire su sont visage a chaque fois qu'il pensait.

Après une interruption de plusieurs jours que le Carmo comprenait, une missive lui était parvenue de nouveau et c'est donc avec une joie renouvelée qu'il se mit a rédiger une réponse.


Citation :
... mais celle ci en créera de nouveau.

Ma duchesse de douceur,

Je ne saurais vous dire comment l'on peut inonder ses joues de larmes ou ce qui fait que nous pouvons ou non pleurer selon les condition et même si la situation est tragique. Pour moi le larmes vienne le plus souvent d'elle même sans que je en sache toujours les raisons de cela. surement le coup des émotions qui nous submergent et emplissent notre être des eaux visant a purifier notre âme et nos pensées. Cela expliquerais aussi le gout si amer que laissent les larmes et pourquoi nous ne pouvons le retenir quand elle nous prennent mais cependant je en puis expliquer ce qui ferait qu'elle en coule point dans les moments où s'attend le plus a ce qu'elles soient présentes.

Comme vous les dites Melkio est en terre, un pan de votre vie qui fut des plus heureux assurément repose désormais avec lui. Mais je suis d'accord avec vous la tristesse se doit de partir et la nostalgie peut être la remplacer. Vous en pouvez cesser de vivre même si ce sera un rude combat que le votre pour parvenir a surmonter les obstacle qui se mettront sur votre route. Heureusement vous avez des gens de confiance sur lesquels vous pouvez compter pour vous épauler dans cette tache.

Mais, excusez ma curiosité, quoi sont ses esprits chagrins dont vous parler et ses commentaires fait avant mémé le repos de votre époux? Je vous rejoint dans le fait que le nombres des ennemis peut être un gage que l'on mène alors sa vie de maniéré a produire un intérêt envers soi qu'il soit bon ou non. J'avoue porter fort de cas a ceux qui peuvent l'être pour moi et ne même pas me soucier de qui sont mes ennemis. Parfois ce sont même ceux en qui j'avais la plus grande des confiance qui se révèlent être les premier a me passe une main dans le dos en portant une lame. Enfin l'on vit avec nos force, nos faiblesses et les trahison que l'on subit ou que l'on peut perpétrer au yeux des autres en suivant notre propre voie.

Mais pour répondre a votre question oui, il m'arrive de pleureur et je ne le cache pas. je connais une part de faiblesse et être capable de montrer ses sentiments n'en est pas une a mes yeux. ce serait plutôt de constamment les cacher pour paraitre autre qui en serait une grave. quand est touché ou que la rage nous envahie, alors il faut le montrer ouvertement et ne point se dissimulé derrière des faces pour paraitre plus fort qu'on ne lai réellement. mais peut être suis je un utopiste de croire en l'authenticité des gens dans ce qu'ils disent, écrivent ou font.

Quant a mes épousailles, je suis fort surpris de vous entendre parler mais il est vrai que je vous ai dis avoir une belle dans ma vie. Et d'épousailles, il n'est pour l'instant pas sujet actif de discussion. L'on verra quand notre relation nous mènera sir loin que cela et quand se jour devra arriver. Maintenant je ne suis plus aussi enclin a m'enflammer sur ses domaines quand je vois comment se sont passé les temps passé même si par le passé, je n'accorde plus autant d'attention. L'on ne sait jamais jusqu'où l'Amour nous mené mais je pense que vous devez en avoir une très bonne idée vous qui l'avez déjà vécu.

Si vous pensez qu'un jour vous trouverez un homme qui fera de nouveau battre votre cœur, je vous souhaite sincèrement qu'il croise votre route. de même si je puis vous être une aide pour quoi que ce soit en ce domaine, je me ferais votre et aussi bien mon bras que ma langue seront a votre disposition.

Que le destin guide vos pas et votre cœur pour qu'il apparaisse devant vous.

Je ne sais encore quand je reviendrais en Bourbonnais-Auvergne, mais j'ai ouïe dire que le Grande Maitresse de France et le Duc breton étaient parvenu a un accord pour la mise en place de trêves et de négociations. Je serais cependant présent tant que le Roy aura besoin de nous même en tant que force de pressions pour empêcher les Félons de ne briser la trêve impunément avec leur actes de déshonneur si connu maintenant. Mais qu'attendre de plus de gens de cet acabit?

Enfin ma lame est celle de mon roy, de mon comté et surtout de mon âme, mon devoir et mon vouloir.

Au plaisir de continuer notre correspondance a travers tout les événements qui nous entoure.

Encore Votre,

Charles Martial de Tartasse.


Il ne lui fallu attendre très longtemps avant de recevoir des nouvelle de sa correspondante si assidue.

Citation :
Continuer à désirer ce qu'on possède mais toujours plus.

Mon très cher Seigneur,


Décidément, la chaleur de vos mots n'ont d'égal que le charme qu'ils cachent.
Vous avez raison pour les larmes, je ne dois pas les attendre, elles me surmègeront bien un jour, ne m'y attendant point. Gageons qu'elles soient alors larmes de joie. Bonheur et félicité, bien sûr la vie n'est pas faite que de celà, mais au soir de la vie, il ne devrait rester que cela. La vie est une lutte, faite de combats, de convictions à défendre, de passions, politiques et amoureuses, mais ne recherche t'on pas tous le bonheur finalement?

Comme vous, je ne fais que peu de cas des esprits chagrins, qui sont légions et dont le nom importe peu. Les gens sur lesquels nous pouvons compter avec certitude ne sont pas si nombreux, mais la qualité prévaut toujours sur la quantité. Famille, amis, vassaux, je n'ai pas à me plaindre des gens qui m'entourent.
Je suis une femme entière. Quand je donne ma confiance je ne la reprends pas si facilement. Néanmoins, si trahison il y a, pour moi c'est irrémédiable.

Je vous remercie pour votre sollicitude envers moi et note votre proposition de votre bras ou votre langue. J'aime déjà beaucoup correspondre avec vous, je pense que nos discussions futures ne seront que très agréables.
Melkio en terre, bientôt son testament sera ouvert. Nous pourrons lors mettre en place une cérémonie vous reconnaissant officiellement et devant tous comme vassal de Combrailles et nous lier, comme vous le disiez précédemment.

Qu'Aristote guide votre route mon cher, et vous ramène dès cette guerre terminée et les négociations entamées, vers vos terres d'Auzances où j'aurai plaisir de vous rencontrer.

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac


Sa main comme si cela li était devenu un seconde, prit la plume et se mit a courrir sur le velin en y couchant mots et sentiments siccités.

Citation :
Ne jamais refouler ses désirs et les accomplir.

Ma douce Grâce,

D'un charme l'on m'avait dit que j'étais doté et je n'en doutais point mais je ne savais qu'il se cachait des mots chaleureux. Ceux ci me sont inspirés lorsque je prend la plume pour vous écrire. Peut être êtes vous comme une muse dont la simple pensée suscite la création ou alors il existe une telle personne dans mon entourage.

L'on ne connais jamais vraiment la nature des larmes que l'on vers avant que celle ceux ne coulent sur nos joue mais il est certain que plus l'on se rapproche de la fin de notre vie et plus il se devrait qu'elle fussent de joie. Mais nous comme encore bien loin de la fin justement, du moins je l'espère, et même si il nous reste luttes et combats à mener pour mener a bien nos convictions vers la place que nous jugeons être la leur, il est certain que nous ne le faisons pour la simple raison de se battre. Le but de toute vie est de trouver le bonheurs, de le garder et toujours de le faire grandir pour qu'il devienne encore plus beau.

Cette recherche nous mène même parfois a nous retrouver avec des personnes en qui nous ne pensions pouvoir trouver heureux événements mais les surprises de la vie ne cessent et l'on est parfois bien étonné de ce qui peut se réaliser sous nos yeux. Voir un ennemi d'hier devenir suite a une rencontre, une discussion ou un événement marquant un de nos plus proches pourvoyeurs de bonheur. Ce doit être cela qui me fait me lier si aisément avec les gens leur accordant parfois trop aisément ma confiance, je pense qu'il y a du bon en chacun et qu'il suffit le chercher pour faire naître un joyau. Par contre comme vous si je considères que l'on me trahi alors je deviens bien différent et quand l'on perd ma confiance, il est peu aisé de pouvoir la récupérer, et encore cela ne se fait jamais entièrement. Ma famille, mes amis, voila sur quoi le plus souvent me sens en droit de compter pour m'épauler quand le besoin se fait sentir. En cela ne suis point différent ce ma sœur comme je vous le disait et peut être de vous selon ce que vous me dites dans votre lettre précédente.

Je ne doute en rein que notre correspondance et nos discussion a venir seront toujours fort intéressantes et révélatrices de nos personnes si nous nous laisse de plus en plus découvrir et montrer nos personnalités profondes par delà nos statuts respectifs.

Comme vous le dites de plus en plus le jour ou nous pourrons mettre en connaissance publiques ce qui nous uni approche. Il me faudra encore pouvoir me rendre en Bourbonnais-Auvergne pour assurer que cela soit fait comme chacun de nous peut le souhaiter Mais je gage que nous ne serons point déçu de ce jours et de ce qu'il mettra en lumière.

Priez donc pour que les négociations se déroulent comme elles le devraient et que des accords soient rapidement mis en place. Notre Connétable et Armoria semblent très enclins à mettre fin au conflit alors souhaitons qu'il n'y ai point de nouvelles félonies qui ne mettent a mal tous les efforts et les actions qui ont été entreprissent.

En l'attente me trouver un jour devant vous ou de voir nos relations évoluer toujours plus avant.

Je vous amicalement souhaite du bien.

Charles Martial de Tartasse.


Une journée encore a vaquer au occupation et lieu puis la lecture attendue se présenta.

Citation :
Tous les désirs ne sont pas toujours avouables..

Charmant Seigneur de Tartasse,


Calliope s'est-elle personnifiée pour guider votre plume sur le velin? Que vous dit votre conviction intime? Vos mots me laissent songeuse, tant j'aime à penser que nous sommes toujours guidés par quelque chose de plus fort que nous, qui nous dépasse, qui nous pousse à avancer, à faire nos choix, à rêver...

Oui, mon cher, je pense comme vous, et je vous cite, que "Le but de toute vie est de trouver le bonheur, de le garder et toujours de le faire grandir pour qu'il devienne encore plus beau." On peut trouver le bonheur en toute chose, dans une musique, des écrits, un sourire d'enfant, un amour naissant. Je suis souvent émue aux larmes à la lecture de poèmes et peux rester de marbre devant des critiques acerbes envers moi.
Ainsi va ma question, mon cher, avez-vous trouver le bonheur?

Comme vous, j'ai une famille et des amis sincères sur lesquels je puis m'appuyer. Certains parlent de "clan". Ce mot là m'amuse, mais c'est sans doute ce qu'il en est. A cela près que "clan" insinue qu'il y a "clan" adverse. Oh peut-être...Qu'importe ! J'aime ma famille et mes amis.
Mais je crois savoir qu'il en est de même pour vous, que nous partageons cet amour familial.

J'ai en tête deux phrases qui résonnent en moi en ce moment. "Patience et longueur de temps font plus que force ni qui rage". Mais on dit aussi que "la chance sourit aux adacieux" ! Prises séparemment, j'adhère à ces deux phrases. Mais ensemble, elles sont antinomiques. Pensez-vous que nous choisissions dans le cas qui nous occupe de pencher sur l'une ou l'autre de ces deux phrases? Ou pensez-vous qu'une seule est vraie, pour vous, par votre expérience?

Dans votre dernière lettre vous parlez de nos personnalités, que nous pourrions nous découvrir à travers ces correspondances. Il y a en chacun de nous deux personnalités je pense, c'est mon point de vue. L'une est "l'officielle", celle que nous laissons voir, la personnalité "publique", que les autres aiment ou détestent. Cette personne n'est qu'une face de nous-même, une comédie que nous jouons, sans nous en rendre compte. Ce qui importe plus est qui se cache derrière ce pantomime.
Pensez -vous que nous pourrions connaître ces choses là de nous à travers cette correspondance? Personnalité que j'ai souvent pris pour habitude de cacher...Pour quelle raison, cela est difficile à savoir.

Je ne doute pas non plus que le jour approchant révèlera des choses ne nous décevant point. Comment cela serait-il possible mon cher?
Pour ce qui est des négociations, je m'en remets à Aristote et en l'Alliance du Centre pour qui je travaille. J'espère que la diplomatie trouvera un accord très rapidement et libèrera les soldats, vous ramènera chez vous, près des personnes qui pensent à vous, vous aiment...

Toujours bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:08

ThemisLaDouce a écrit:
[A Mauriac, "Vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, déjà sous le labeur à demi sommeillant"... ]

Nouvelle journée, nouvelles lectures, d'autres souvenirs, encore...


Citation :
...Mais l'on peut les susurrer aux bonnes oreilles.

Subtile douceur ducale,

Je ne saurais s'il s'agit de Calliope, Erato ou bien Polymnie qui se soit faite femme mais il est de ma conviction qu'il doit y avoir bien plus que les mots que mon esprit puisse d'ordinaire crée qui s'animent au cours de mots échanges. Je suis moi aussi persuadé qu'il existe une chose, que souvent je nomme Destin, qui nous fait nous mouvoir pour réaliser les actes qui nous poussent à avancer, qui nous apporte nos envies et fait naître les rêves qui nous tiennent à cœur de réaliser. Pensez-vous que ce soit cela qui nous ai fait de nouveau se croiser nos chemins et qu'il existe une raison plus grande que celle qui peut paraître évidente?

Le bonheur se trouvant en chaque chose qui nous entoure, il suffit parfois de laisser ses yeux prêts à le voir pour que cela nous devienne alors évident et nous amène a ne plus avoir à souffrir de petits chagrins temporels qui nous accableraient. Les critiques sont aisées tout comme d'avoir la prétention de révolution les choses mais l'art de vivre selon ses propres principes est parfois bien plus difficiles que nous ne le laissons voir. Heureusement qu'il y a de petit instant de bonheur pour illuminer une journée, comme la lecture de quelques lignes ou de petits mots échanger avec la bonne personne. Mais pour répondre à votre question, oui comme tout un chacun, je recherche le bonheur en tout endroit où je puis le trouver et je pense parfois l'avoir trouver. Mais le bonheur est comme l'onde si l'on ne prend gare, il finit par nous filer entre les doigts et alors il nous faut nous remettre à le chercher ou alors il nous étreint de telle façon que l'on veut le rendre encore plus grand et nous continue à rechercher ce qui l'alimenterait plus encore.

Je n'ai jamais vraiment pensé à la notion pour caractériser une famille a moins qu'elle ne fut parmi les plus grandes et encline à défendre ses membres sans conditions aucune et en dépit du bon sens. Mais c'est aussi cela une famille des gens prêts à se serrer les coudes en toute circonstance et là je prends le sens de famille qui englobe les liens familiaux mais aussi d'amitiés avec ceux qui nous sont très proche. Donc a l'avis de certain qui vous connaisse vous, votre famille et vos amis, auriez un groupe ennemi a vous qui s'opposerait systématiquement?

Pour ma part je serais prêt a beaucoup pour ma famille et mes amis, donc je dirais qu'effectivement nous partageons cet amour familial.

De ses deux phrases je me ferais bien aussi l'adepte et même si je conviens qu'ensemble elles peuvent paraître très éloignées voir incompatibles, il est un temps pour chaque chose et donc il faut aussi bien faire preuve parfois de patience et laisser la tempête passe pour porter l'estocade qui traversera la cuirasse de l'opposant que d'autre fois, se jeter dans l'arène comme un lion plein de fougue pour permettre de faire avancer les choses et apporter un vent nouveau qui souffle par notre audace. D'ailleurs sans celle ci nous resterions souvent sans rien faire; elle permet de pouvoir se lancer des défis et les assumer en s'acquittant de nouvelles fonctions.

Deux personnalités dites-vous? Voila une théorie des plus intéressante et sûrement des plus vraies. Bien souvent lorsque nous sommes en public nous affectons un visage qui se peut être un masque dit mondain. C’est cette personae a travers laquelle l'on nous identifie et l'on nous juge, qu'elle plaise ou non, elle est la manière dont nous nous comportons et le rôle que nous empruntons nous faire le plus grand de notre vie publique. Et notre autre visage, celui que nous ne laissons voir qu'au personne en qui nous avons la plus grande confiance et qui importe le plus. Ce visage ci nous est plus personnel et plus important. Il est certain que l'on ne peut le laisser exposer à tout les vents dans la protection de notre asque public.
Mais j'ose espérer que sûrement au fil de nos correspondances les barrières puissent s'abattre et que l'on apprenne à connaître la personnalité la plus cachée et intime de l'autre. Peut être me trouverez vous cavalier de dires cela, mais je ne suis point homme à aimer les mondanités fades et les paroles vaines. Pour moi il ne faut se dissimuler de trop car à faire ainsi l'on perd ce qui nous caractérise le plus. Enfin l'avenir nous dira jusqu'où nous mènerons nos correspondances et nos discussions, nous pourrions finir par être fort étonnés de la tournure que cela pourrait prendre et ainsi nous finir par nous connaître bien plus que nous ne pourrions le penser a présent.

L'avenir est parfois rempli d'événements qui nous dépassent et nous même a de plus grands plaisirs que l'on ne pouvait imaginer dans les premiers temps. Mais c'est aussi pour cela que je ne doute point que le jour de l'allégeance ne nous décevra pas et je vois déjà se dessiner des visions de cette journée qui pourrait encore plus nous apporte une certaine joie. Il me parait fort peu possible que cette cérémonie ne soit pas un comble de lumière et de liesse.

Aristote ne m'a encore jamais montré de signe prouvant que je puisses remettre mon destin entre ses mains mais il est que celle de l'Alliance du centre sont toujours présente. Une nouvelle fois elle vient se présenter comme force de négociation entre la Bretagne et le Roy. Comme toujours nous sommes prompts à nous mettre au service du Roy et à servir les intérêts de notre peuple. Cette fois ci peut être les conciliations qui seront passées seront pérennes et autant la Bretagne que la Parie entendront raison. Toute fois a un vite les discussions prendront fin au plus vite les soldats pourront retourner chez eux, auprès de ceux qui leur sont chers, auprès de ceux qui pensent à eux.... il me tarde de retrouver ceux qui m'aiment....

En souhaitant amicalement un jour voir faire du bien,

Charles Martial de Tartasse.



Les lettres devenaient plus longues, Themis se souvint de sa réponse.


Citation :
Aux oreilles qui peuvent les entendre, du bout des lèvres...

Doux Seigneur d'Auzances,


Calliope, Eratos ou Polymnie ou autre divinité ailée, la grèce semble se pencher sur votre plûme, pour mon plus grand plaisir j'avoue puisque j'ai le bonheur de recevoir vos mots. Egoïste bonheur que je ne veux partager avec d'autres et bien vite répondre pour attendre encore...
Le Destin rend les choses inéluctables. J'aime à penser que la fatalité est là, domine nos destinées, mais que nous pouvons faire des choix, si nous le désirons et admettons ces désirs. Libre de notre Destin en somme ou libre malgré notre destin.
Faites-vous souvent des choix inconsidérés parce que poussé par quelque chose de plus fort que vous, que vous ne savez contrôler?
En ce qui concerne la raison pour laquelle nous avons repris si agréable contact, je ne saurais dire s'il s'agit uniquement de ce Destin ou d'un hasard, un évênement fortuit. Pensez-vous que cela était, comme l'on dit "écrit"?

Je ne peux qu'approuver votre définition du Bonheur. Tout le monde court trop souvent vers un bonheur absolu et on oublie souvent qu'il se cache derrière un paysage, un regard, une pensée, un sourire, des mots chuchotés, écrits...A moins qu'il ne s'agisse de plaisirs et que le bonheur soit tout autre. Trouve t'on le bonheur à la fin de sa vie, au jour du fameux bilan? J'aime votre vision d'un bonheur qui nous étreint et que nous cherchons à faire grandir encore, cherchant la chose, la personne, le moment qui l'alimentent, nous comblent de désirs, désir d'un bonheur total.

J'ai la faiblesse de penser que le bonheur nous entoure, à nous de le trouver, de le chercher peut-être, mais là...Il faut avoir de l'audace, et vous allez sans doute sourire, mais je suis une femme apparement forte mais ceci cache une certaine forme de timidité.
Et là nous arrivons aux différentes personnalités que nous cachons souvent sans le vouloir vraiment...

Oui, il y a le rôle que nous nous donnons en public, celui que nous avons en famille, la personne sur laquelle on peut compter, sur laquelle reposent beaucoup de choses, et la personne que nous sommes intimement, celle que peu de gens connaissent, connaissance qui se mérite, qu'il faut savoir découvrir en le désirant ardemment, qui ne se révèle pas comme ça...

Pour ce qui est de la famille, au sens large, englobant les amis proches, oui, nous avons tous des groupes qui systématiquement, sans chercher plus de raisons que l'habitude, ou la pensée qu'ils croient collective, s'opposent à nous. Qu'importe, tous les avis sont dans la nature, heureusement. La pensée unique m'ennuie. Tant que cela reste du débat d'idées, je n'ai rien à dire. Quand on s'attaque à une personne pour des liens familiaux, je m'insurge et réagis. Mais pour un membre de cette famille au sens large, je suis de celles qui peuvent s'investir et je puis "tout" faire.

Je suis attristée en ce moment d'une décision de notre Duc en ce qui concerne la destitution du cardinal Ivrel, destitution soutenue par notre Héraut. Pour quelle raison? Elle n'a pas répondu à deux courriers de notre Duc! Ne faut-il pas chercher là un procès politique inique? Je suis peinée pour mon amie Ivrel, une dame qui s'est toujours beaucoup investie pour notre Duché à tous les niveaux. Et je le suis d'autant plus que le Duc est une personne que j'apprécie beaucoup.
Je suis très déçue et réflechis à comment dois-je réagir.

Nos correspondances nous en apprennent déjà beaucoup l'un sur l'autre. Si je ne puis dès lors dessiner un portrait fidèle et intime de vous-même, j'en appréhende déjà les contours, devine certaines choses de votre personnalité qui m'étaient jusqu'à présent inconnues. J'oserais même dire que cela me plait de pouvoir vous découvrir de la sorte. Mais bien sûr, uniquement parce que vous aurez décidé de ne point vous masquer, mais pour cela il faut beaucoup de confiance, ne pas trop réflechir à ce que nous voulons faire passer et être soi-même. Difficile chemin, très intéressant pour moi.

Me confierez-vous les dessins que vous voyez dès à présent concernant ce jour attendu de l'allégence? Comment l'imaginez vous?
Il faudra attendre encore un peu le temps de votre démobilisation qui arrivera sans doute rapidement je l'espère sincèrement. J'imagine combien les gens qui vous aiment désirent vous voir revenir...

Prenez bien soin de vous mon cher,

Themis de Penthièvre Balsac

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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:09

Citation :
Le messager ailé s'était pressé et la réponse était arrivée non sans faire attendre la duchesse.


Citation :
Aux lèvres qui pourraient effleurer notre peau.


Ma douce correspondante,

Vous ne pouvez connaître le plaisir qui étreint mon cœur et mon esprit quand je puis lire que mes mots provoquent en vous un tel bonheur que vous les attendez après chacune de vos lettres et que vous vouliez les partagez avec d'autres pour qu'il ne restent a jamais que vôtres.
Le destin guide en effet parfois nos pas mais il est écrit, je crois, dans le livre des Vertues que justement nous avions été doter d'un libre arbitre pour pouvoir le plus souvent nous rechaper d'une direction que l'on chercherais a nous imposer. Je chéries cette idée de me dire que je puis a tout moment briser les lignes directrices de la vie par des actes inconsidérés de ma part. Donc vous devez vous en doutez oui il m'arrive souvent faire des choix inconsidérés comme si j'étais mener pas une force qui je ne contrôle pas. Mais plus qu'un guide universelle je pense que cela vient d'un envie inconsciente de ne point être prévisible même pour moi même et de pouvoir surprendre a tout moment par réactions et attitudes qui ne sont en rien conventionnelles ou plutôt entièrement dicté par un code qui me serai spécifique. Et pour notre rencontre même sans la considérer comme "écrite", j’ai le sentiment qu'elle devait se faire ne serait ce que pour le plaisir que nous nous apportons tout deux et celui qui pourrait être notre plus tard dans les relations que nous pourrions entretenir.

Le bonheur nous ne pouvons en effet le voir du premier coup d’œil ou alors c'est qu'il est tout artificiel. Et l'on ne se rend compte vraiment de ce qui l'as constituer que lorsque 'l'on jette un regard sur notre passé et que l'on peut analyser de manière plus froid ce qu'il fut. Ainsi l'on peut parler aussi de deux bonheur, celui de l'instant qui est fugace, rapide, souvent très fort et que l'on recherche de manière presque instinctive, on l'appelle aussi le plaisir. Et ensuite il y a le bonheur qui se fait sur la durée qui nous entoure, qui berce notre vie qui nous parait comme presque naturel et que souvent l'on ne reconnaît que lorsque l'on le perd. Cela peut revêtir bien des forme, comme un époux, une famille des amis, de enfants ou encore simplement une vie dans une région que l'on doit finalement quitter. Mais tout cela n'est qu'une vision qu'il se peut que vous ne partagiez pas et alors nous pourrions parler plus en détail de nos considérations plus personnelles du bonheur, que ce soit par nos lettres ou au cours de rencontres plus proches.

Mais sachez toute fois que penser voir le bonheur autour de soi et le chercher en toute chose n'est en rien une faiblesse. Je suis même comme vous, cherchant dans tout ce qui m'entour de quoi me réjouir, de quoi me plaire et de quoi rire ou m’amuser comme si la vie n'était qu'un grand terrain de jeu pour les enfants que nous restons au fond de nous. Certains parle de Théâtre sûrement en raison des rôles dont nous parlions précédemment. Et là comme vous le dites si bien nous choisissons avec grandes précautions ceux qui peuvent voir notre vrai visage. et c'est certainement pour cette raison que je ne rirais point de vous entendre dire que malgré l’apparence forte que vous donnez vous pouvez aussi cacher une grande timidité. Je dirais même que ce sont parfois les personnes l'étant le plus qui, pour se prémunir des maux du monde, se construisent une carapace de dureté et d'assurances autour d'eux et ainsi se donner une vision plus forte que celle qui est la vérité dans leur moment les plus intimes, il reprennent alors leur vraie nature et ne la laissent connaître que une poignée de leur plus proches et plus intimes compagnons. il faut mérité cette confiance pour voir se dévoiler les autres a nous. Et je ne prétend en rien mériter de pouvoir vous connaître ainsi un jour mais peut être pourrais voir tomber certaines couches de votre personnalité publique pour aller plus vers votre personnalité intime. Cela vous vous seule pourrez en avoir le choix et ouvrir les portes de votre être si vous le désirez vraiment.

Nous partageons donc vraiment la même conception de la famille, cette entité qui est un tout que l'on veux défendre et préserver comme il se doit quelques soit les moyens que l'on doivent employer pour y parvenir. Ce doit être pour ces raison aussi qu'il se trouvent toujours des gens qui ne supporterons cette cohésion et qui voudront la mettre a mal. Mais appartenir a une famille c'est aussi se faire au fait qu'elle puisse nous apporter des ennemis ou inimités. Nombre sont ceux qui ne comprennent pas qu'être membre d'une famille ne veut pas dire qu'on en partage les valeurs mais tout autant sont les membres de grandes familles marquant qui aime a jouir du prestige de leur noms tout en ne voulant pas qu'on les y assimile. pour ma part je trouve ces deux mentalités assez simplistes. D'un coté on trouve grande diversité dans une famille et de l’autre si l'on ne se sent pas un lien avec une famille , il ne sert a rien de continuer a en porter le nom, fusse t il reconnu ou non.

Ah vous me votez fort mari pour votre ami, il est vrai qu'un duc a tout pouvoir décisionnaire par rapport a ce qui peut ou non être fait comme anoblissement ou destitution dans la mesures où le collège des hérauts n'ont point leur mot a dire. J'avoue ne pas avoir des connaissance très poussé dans le domaines de l'Héraldique ou alors comme souvent ce ne peut être qu'une marque mon attitude a me sous estimer pour mon travail, mais apprendre cela me plairais fortement. Et de plus je ne connais Dame Ivrel que vu ne m'intéressant point a ce qui touche a la religion en général. Certainement que la justice frappe ou sera rendu comme il se doit. Dep lus j'ai cru comprend en parcourant les discussion au sein de la Salle de noblesse que ce cas fut dument discuter au sein de la Chapelle de Saint Antoine, sûrement que les hérauts reviendrons sur la destitution ou l'entérineront si ils le jugent nécessaire. Puis un titre n'est pas ce qui nous fait mieux servir le duché et même si la destitution est entériné, je ne doute que si le Cardinal Ivrel est une dame si méritante elle retrouvera rapidement une nouvelle seigneurie ou qu'un de ses amis lui en fera l'octroi, elle semble être très appréciée de ce que j'en ai vu.

S'attacher tant a un détail comme un titre est a mon sens futile, les mérites ne changent en rien que l'on soit fieffé ou non, c'est simplement une marque de reconnaissance supplémentaire. Et un moyen de se trouver un peu plus prés de la cave lors que l'on ne mélange plus les torchons et les serviettes. Enfin vous aurez certainement la réaction qu'il faudra pour mener a bien cette histoire qui semble impliqué tant de gens que vous appréciez.

Par delà nos correspondances, je vous aurais donc permis de tracer un portrait fidèle de ma personne, il est vrai que je n’ai rien caché de moi et qu'il m'est plus que naturel de laisser transparaître dans mes écrits quand je me laisse aller a écrire de la sorte. Il ne m'est jamais bien difficile d'être moi même n'aimant point faire usage de masque pour autre chose que mon divertissement. Mais je suis aussi de nature curieuse et je me demande quel est ce portrait que vous avez pu tracer de moi et si l'on peut si aisément me reconnaître dans mes oeuvres. L’avenir nous le dira si vous me faites la description que vous pensez être la mienne ou si il nous sera permis de discourir de manière plus rapproché pour confronter jusqu'a quel point nous pouvons découvrir l’autre et voir de sa personne sans guère plus d'obstacle que ceux que nous désirerons laisser.

Ah le fameux jour de l’allégeances et les dessins que j'en imagine déjà. Je vous confierais sans ombrage ce qui apparaît en ce moment a mon esprit en y pensant. Un dessin tout en contours, ceux du corps d'une femme si j'en crois le formes qui apparaissent. Je ne sais vraiment ce que cela signifie encore mais ce qui apparaît a mon esprit quand je pense a ce jour. Pensez vous que ça soit un symbole d'une quelconque nature? Peut être en découvrirons nous la raison entre temps ou le jour même de la cérémonie.

La démobilisation ne saurais tarder pressent les missives, ordres et information qui se font de plus en plus présentes ne peuvent que confirmer que bientôt un retour des troupes sera effectifs dans nos régions. Ce sont les gens qui désirent me voir revenir ou qui m'aiment qui vont en trouver le sourire revenir. Et ainsi même je serais sur le chemin qui me mènera vers vous, qui faites peut être même partie des personne dont un sourire ornera le visage a cette idée.

En l'attente de vous apporter le plaisir de ma personne,

Charles Martial de Tartasse.



La longueur de la dernière missive avait enchantée Themis. Elle prit le temps de répondre, pesant bien ses mots.

Citation :
A nos corps défendant, peut-être pas longtemps...

Mon doux seigneur,


Vos premiers mots m'ont faite rougir tant il est vrai que mon coeur bondit et mon esprit sourit à la réception de nouvelles de vous...Ces correspondances m'enchantent de plus en plus...

Y a t'il de la honte à exprimer ce qui est vrai? Il est des choses qu'on ne doit pas dire, si l'on respecte un temps soit peu les convenances. Mais je suis comme vous je pense, la langue bien acérée quand il le faut, le verbe haut, les convictions chevillées au corps, ne regrettant aucune de mes passions, les revendiquant bien haut, même si cela déplait.

Voici d'ailleurs quelques traits que j'ai pu tirer de votre personne, à travers vos écrits. Je ne sais si iceux sont bien fidèles à qui vous êtes intimement, je ne demande qu'à l'apprendre. Me risquerais-je à continuer ce portrait...Pourtant vous le demandez, je vais donc essayer, quelques bribes, des traits, des contours...Je vois se dessiner un homme généreux, de convictions, de passions, la famille au coeur, fier, qui aime plaire. Mais au-delà, et c'est là que je puis me tromper, je sens un homme doux, timide et surtout très sensible...Me direz-vous si je me trompe et entrevoir alors qui vous êtes véritablement? Sans calcul ni faux-semblant...

Au travers de nos correspondances, les barrières que je mets souvent se sont petit à petit affaissées je ne pense pas avoir mis un masque quelconque et serais bien amusée de voir à quel point vous avez pu transcrire quelques traits de ma personnalité...

les Hommes tentent toujours de se soustraire, desespéremment au Destin. Vous avez raison pour le libre arbitre, il nous reste cette porte de sortie, sachons nous en servir, sauter dedans dès qu'elle se présente à nous... Des choses inconsidérées dîtes-vous...Cela est intéressant. Je me demande si ce ne sont pas ces choses inconsidérées, spontanées, ces passions, fugaces ou non, qui font que la vie garde du piquant, du mordant...Avez-vous des exemples de ces choses?

Le bonheur et le plaisir...Bonheur sur la durée et plaisir instantanné? Il est possible que ce soit là que se cache leur différence. Par plaisir on peut néanmoins entendre la Passion, ce qui confère au plaisir une durée un peu plus longue. La Passion amoureuse, par exemple, pensez-vous qu'elle ne dure qu'un temps? Ensuite se transforme t'elle en amour raisonnable, entendu, sage, ou bien elle s'estompe et meurt tout aussi rapidement qu'elle soit arrivée.
Mais tout mérite d'être vécu parce qu'il y a vie justement. Il peut y avoir des attirances qui planent sur des mots, des idées de bonheur, mais ces fantasmes, à mon avis, laissent un goût plus amer qu'une tentative de bonheur même si cette tentative n'aboutit pas. Les regrets sont plus difficiles à vivre à mon humble avis. Je préfère toujours avoir des echecs que des regrets.

Il y a encore une dimension à tout cela. Et je prends un exemple fortuit : J'ai beaucoup de plaisir à recevoir et lire vos missives. A les écrire aussi. Cette correspondance rajoute à mon bonheur. Donc pour moi le bonheur est fait de beaucoup de plaisirs...L'éphémère, l'instantané, additionné et multiplié à l'infini donnent ce bonheur que vous dîtes vous-même trouver dans toutes sortes de choses, de la famille à la région d'origine, des enfants...Et le bonheur que l'on perd se révèle à nous, je le crois également, parfois, quand on n'a pas su le cueillir avant, en profiter, s'en abreuver jusqu'à plus soif...

En ce qui concerne mon amie, Ivrel, décision a finalement été prise de lui laisser son titre. Loué soit le maréchal d'armes qui est revenu sur la décision des hérauts concernés et du Duc. Certes, la personne ne vaut pas plus grâce à un titre, mais cela fait partie de la reconnaissance que l'on peut attribuer concrètement à une personne pour un engagement pour le duché, une amitié sincère et fidèle... Même si cela est bien peu de choses je le reconnais. Pour ma part, plus qu'aux titres, c'est à la terre que je suis attachée, mon destin lié à ces quelques poignées de terre.

Un contour de femme pour le jour de l'allégence? Je ne sais de quelle nature est fait ce symbole, ce qui se cache derrière ce flou artistique...Avez vous avancé dans cette réflexion? J'en reste bien intéressée.

Démobilisation, retour des troupes, votre arrivée en Bourbonnais Auvergne, jour de l'allégence, je rougirais presque en avouant que le sourire ceindra sans conteste mes lèvres...

En l'attente de vous revoir, recevez mes meilleurs sentiments,

Bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac



A présent elle attendait, scrutant le ciel de temps à autres. Rangeant toutes les missives dans son coffre en bois aux armes de Mauriac, Themis sourit, sortant balader toujours auprès du lac, la tête emplie de questions.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:10

Carmody a écrit:
[Une nuit à la belle étoile, "... mais dans les songes, les mots deviennent parfois vérités."]

La journée s'était bien déroulé et la nuit était tombé sur le couple alors que les habitations restaient encore bien éloignées. IL ne leur fallu pas longtemps pour installer un petit camps dans une prairie sur le bord de la route. Après avoir fait bombance des plats mijotées pas sa complice, le Carmo s'était mis a regarder le feu crépitant puis il sortie de sa besace la dernière missive qu'il avait reçu, la relisant plusieurs fois avec un sourire réjoui qui ornait son visage aux ombres dansantes. Finalement il sorti encre, plume et vélin puis se mis a rédiger une réponse en usant d’une souche comme appui.

Citation :
... Car les temps changent et la volonté de résister elle aussi

Duchesse de volupté.

Ne rougissez pas non, ne rougissez pas, vous avez, vous avez toujours de beaux.... Vous n'avez point d'inquiétude a avoir sur une disparition de notre correspondance. Celle ci m'enchante sûrement tout autant que ce doit l'être pour vous a lire. Après chacune de mes missive j'attends de revoir poindre un pigeon qui m'apporterait vos mots a nouveau. L'envie de connaître ce qui a inspirer ceux ci et de pouvoir voir toujours plus loin a travers ceux ci. A défaut de ne pouvoir user de notre langue, nous nous plaisons à les faire avec nos yeux et nos mains.

Mais vous avez raison il n'y a pas de honte a exprimer ce qui est vrai et ce serait sûrement une faute de ne point le faire par crainte de la honte ou de la réaction d'autrui. J'ai toujours penser que les convenances n'était faite que pour brider les esprit trop créatif ou libre qui s'échapperait du carcan de la société et tenterait de la modifier. Q'importe lavis d'autrui sur ce que l'on fait? Si l'on a l'amour d'affiner notre verbe pour le rendre tantôt tranchant ou tantôt doux, si l'on a l'esprit qui s'éleva plus haut que le commun et sait imaginer théorie et stratagème complexe, si l'on a la force de défendre nos convictions et de vivre nos passions avec intensité et sans complexe aucun, alors je ne vois point de raison de se restreindre pour rester au niveau ce qui prône la normalité et la continuité simplement car il sont incapable de s'adapter. Sens enjeux et risque de déplaire, une vie prend rapidement une teinte fade et monotone. Quitte à déplaire à une foule, je trahirais pas mes conviction et dresserais fièrement, même enchaîné et dépouillé, face qui voudrait me voir a genoux sans que je le désire.

Je lis avec une curiosité et un étonnement grandissant le portait que vous faites de moi. Je suis toujours surpris que les gens puis si aisément lire en moi pour me percer a jour et découvrir ce qui me caractérise le plus. Vous ne vous étés fourvoyé sur ces traits que vous m'avez accorder. Comme tous, il est une part de moi qui recèle force et fierté alors qu'une autre, elle est douceur et sensibilité. Vous me semblez pas tant vous tromper sur la description que vous faites de moi. Mais j'espères tout de même pouvoir continuer a vous surprendre par mes actes et garder un certain mystère m'entourant. Vous vous lasseriez de moi sinon et cesseriez de m'écrire. Mais je ne pense point faire usage de faux semblant ou de calcul en rien de ce que je fais, il est toujours aisé de me voir tel que je suis et de connaître mes intentions en m'écoutant. La malice pour moi n'est qu'un autre forme d'amusement dans ce qui nous entoure.

Mais comme vous me le demandez avec tant de courtoisie et de curiosité après avoir dressé mon.... mon portrait a travers mes écrits, je vais tacher de faire de même pour vous. Ainsi de prime abords par vos mots je sens une femme de volonté, passionnée, généreuse et protectrice envers sa famille et ses amis, mais quand vous permettez de voir plus loin on peut déceler une âme peu sur d'elle, quelques peu timide et rêveuse, recèle une douceur qui transforme en violence si jamais on touche a ce qu'il ne faut pas, et surtout un manque confiance en soi qui se traduit par la volonté de ne point le montré et de faire plus forte pour ça n'apparaisse pas. En un sens se portait me rappelle une autre personne mais c'est juste une idée de ma personne.

Fuir son destin ou tenter de se prouver que l'on peut le changer est une caractéristique même de l'homme. après en se servant de cette envie de ne point être contrôler, l'on peut aussi en tante habile contrôler les gens. Quand a ses acte inconsidérés que vous me demande de décrire, je dirais déjà celui de parti du jour au lendemain sans raison autre que l'envie de voir ailleurs ce qui se passe et donc de laisser derrière soi toute mes charges et fonction voir même mon comté sans savoir si je reviendrais Ou encore l'Amour qui d'un coup nous prend pour disparaître quelque temps après alors que l'on pensais que plus jamais l'on ne pourrais aimer. L'idée sur un coupe de tête de se lâcher dans un jeu de l’esprit et de voir ce qui en ressortira. Ce sont de telle actes irréfléchis sur le moment don je parle.


La Passion !! Ah la Passion !! Comment ai je pu oublier ce lien indéfectible entre la plaisir simple et le bonheur durable ? Oui la passion est une élément essentiel pour prolonger la durée du plaisir la faire vivre et revivre si possible de manière perpétuelle. Une passion peut être très longue tout comme elle peut n’être qu’une feu de paille. Mais je ne pense pas qu’avec le temps ; si elle ne fini pas par mourir, elle devienne alors un amour sage et raisonnable. Au contraire même je pense que tant que passion il y a elle s’exprime par des actes de la force de cette passion et donc si on sait la renouveler, la Raison n’as plus sa place dans ce schéma de vie. Cependant vivre par la passion que souvent nous le faisons tout deux, il me semble, n’empêche pas aussi de vivre dans l’amour. Mais ce lui ci est alors teinté par cette passion qui nous anime et le feu qui couve en nous ne s’éteint que rarement et quand bien même il le ferait, ce ne serait que pour se remettre a brûler plus intensément encore. C’est en cela qu’il est fort agréable de s’émerveiller et de trouver le bonheur dans tout ce qui nous entoure. Ainsi même si certaine attirances, comme vous le dites, peuvent laisser un goût amer, elle sont parfois bien vite oublier pour laisser la place a de nouvelles recherche du bonheur menant ou non a de nouveaux échecs cela est une autre question mais se dénuant ainsi des regrets qui naissant lorsque que l’on se penche trop sur le passé. Construire un avenir est bien plus palpitant que de vivre dans un passé déjà révolu. Il serait même sensé de ses demandes si sur la fin de sa vie, il ne vaudrait mieux pas entre vraiment malheureux pour au final ne rien avoir a regretter au moment de notre départ.

Mais l’exemple de notre correspondance est en effet fort significatif, car il apporter elle apporte depuis que nous avons débuter nos échanges, une plaisir que nous avons tout deux partagé très rapidement sans pour autant que celui nous fusse un manque avant que nous ne le connaissions. Un plaisir qui a force de se poursuivre fait naître un bonheur que l’on ne voudrait point voir prendre fin maintenant. Cette foule de petits plaisir qui nous paraissent tout naturel quand on les garde toujours près de soit et dont une fois privé, on ressent cruellement le manque et dont on ne cesse de se demander si l’on n’aurait pas du en profiter autrement pour en tirer encore plus grande satisfaction. Peut on se sentir réellement privée de ce que l’on ne considérait sien qu’une fois que cela nous fut ôter ? Reconnaît vraiment le bonheur dans tout ce que l’on peut voir ou alors imagine t on simplement le bonheur que l’on désirerais y voir sans que celui ci existe vraiment ? Encore une fois je en pense point être en mesure d’apporter une réponse a ses questionnement mais rien n’empêche de chercher a le faire de concert. Deux esprit uni recèlent parfois bien plus d’idées que ses deux même esprits séparés.

Cette décision prise pour votre amie Ivrel semble vous remplir de joie si j’en juge par les mot que vous employer pour en décrire l’issue. Voyez, qu’il suffisait d’avoir confiance et que toujours la bonne marche prend sa place. Ayez plus confiance dans ceux qui servent les instances royales et dans la sagesse de leur jugement. Et même si je soutient qu’il n’y avait vraiment lieu de s’effaroucher pour pareil situation tant il me paraissait aisé de la corriger dans l ‘avenir proche si telle était la volonté de ceux qui en ont le pouvoir, je comprend aussi que vous vouliez défendre votre amie quel qu’en soit la manier et les moyens qui pourraient le permettre. Comme je vous le disait si au contraire, la décision du duc avait été entérinée et bien il vous suffisait de faire lettre a Auvergne pour octroyer a votre amie une nouvelle seigneurie qui lui plairais certainement tout autant que la précédente. N’est ce point ainsi que l’on offre reconnaissance a ceux que l’on juge soit même gardien de grands mérites ou acteur primordiaux de la beauté de notre duché? Je ne vois l’intérêt de se compliqué inutilement l’existence avec des détails quand il est en notre pouvoir de rapidement les corriger par la suite. Mais trêve de scribouillage inutile de ma part, comme vous le dites c’est notre amour pour la terre qui nous porte qui importe le plus, si tant est que l’on ne finisse pas par en être recouvert. Et ce qui fait la force d’une terre c’et aussi les personne quelle porte avant tout..

Je me suis en effet penche sur cette réflexion durant le temps qui sépare mes courriers. Je n’ai pas pu finalement en faire disparaître entièrement le flou et donc connaître avec précision les trait au delà des contours mais je me dis dans mes folles pensées que cela peut être le résultat inconscient de mes désirs, de faire qu’en cette fournée justement ou dans les temps qui la précède, je puisse continuer ce dessin et y apporter les traits finaux en gagnant la connaissance entière de ce qui peut représenter cette femme dont le visage véritable me reste inconnu et dont je ne e peux avoir qu’une vision encore partielle de l’entre qu’elle est. Mais je ne désespères pas de tirer cela au clair peut entre les rayons d’une lune ou le bord d’une onde me permettront d’avoir l’inspiration qui tracera les trait qui manque a ce tableau. Et peut etre même pourrons nous au cours de l’allégeance contempler la beauté de ce dessin par nos yeux encore imprégnés de l’émotion du moment. Mais cela je ne puis le décider seul, je ne puis que me poser la question sur ce qui sera et sur comme ma vision de ce jour pourra se réaliser et même ce qu’elle représente concrètement. Je ne voudrais m’immiscer ainsi en votre personne sans que ce ne soit le désir qui anime votre esprit. Il serai malvenu de ma part de penser pouvoir y prétendre ni même pourvoir le faire avec mes humbles vues de l’esprit.

La démobilisation et le retour des troupe est en passe de se faire certainement d’après ce que j’ai entendu. Cependant je ne serais point parmi le hommes qui rentrent pour l’heure préférant mener mon devoir envers le Roy jusqu’au bout et même jusqu'à la signature des accords de négociations si il le faut. Mais lorsque enfin je remettrais pied en Auvergne et que ma présence ne s’y fera plus grande, alors j’aurais certainement la joie de voir le sourire qui sur vos traits s’affichera au moment de nos retrouvailles.

En l’attente de donner satisfaction au cours de mes allées et venues et de toujours entretenir nos échanges,

Votre lecteur assidu,

Charles Martial de Tartasse.


Enfin la cire se durcissait et il pu enrouler le parchemin qu'il confia a un messager ailé habituer maintenant au trajet qui était le sien.
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:11

ThemisLaDouce a écrit:
[A Mauriac, près d'un lac, je m'étais endormie...]


Le travail à l'Alliance du Centre occupait beaucoup Themis ces derniers jours. En retrant à Mauriac, un soir, fort tard, sa servante lui porta une missive attendue. Sourire aux lèvres, elle s'installa dans un petit salon pour décacheter lentement, lire, et répondre, à la lueur d'une chandelle.


Citation :
Les grandes passions se préparent en de grandes rêveries...


Cher subtil correspondant,

C'est éclairée par une chandelle finissant que je vous écris ce soir. J'aime ce clair obscur, j'aime voir la petite flamme jouer d'ombres sur le parchemin, les volutes de fumée noircissant encore plus l'air à son bout...

Plaisir renouvelé que la réception de votre missive et sa lecture toujours plus intéressante. Comme vous le dîtes, pouvoir imaginer ce qui a inspiré ces mots est plaisant et occupe mon temps lors de relecture des lettres.
Mettre en prespective ces mots, jouer sur les signifiants, autant de divertissements...Pour vous paraphrasez une nouvelle fois, à défaut de pouvoir jouer de la langue, jouons sur les mots écrits.

De l'Audace, il en faut pour vivre ses passions et créer sa chance, comme nous en parlions déjà précédemment. Et de la patience...Pour voir ses rêves accomplis. Ce qui manque aux adacieux, souvent, c'est du temps. Point trop se presser, mais toujours sourire à la vie et aux chances qu'elle présente, jours après jours, sous de différents aspects.
Sic, je vous rejoins sur les actes que vous décrivez comme étant inconsidérés, sans eux, la vie n'aurait pas le goût et la saveur qu'elle peut avoir quand le fou qui nous habite s'épanouit. Douce folie que celle qui nous pousse à vivre, ne pensez-vous pas?

En ce qui concerne le portrait, que dis-je l'esquisse, que j'ai pu tirer de vous à travers vos écrits, elle ne mérite qu'une chose : être confrontée à la réalité. Ah mais rassurez-vous, je ne me lasse pas de vous encore, il y a quelque chose en vous qui tient de l'onde qu'on ne peut réellement décrire encore, un mystère sur votre personne. Mais comme j'aime les surprises, je pense ne point être déçue à l'avenir. Hum..Les bonnes surprises surtout, si vous me permettez un trait d'humour.

Vous avez d'ailleurs su aiguiser ma curiosité en dressant le portrait que vous vous faîtes de moi. Vous parlez de manque de confiance en soi...Je ne saurais le dire. Néanmoins, j'ai confiance et une foi inébranlable en mes convictions les plus profondes, celles que je défendrai toujours corps et âmes. Comme je défendrai toujours, vous avez raison, mes très proches, ceux que j'aime sincèrement.
Ainsi je dirais comme vous, dès lors que vous avez déjà sur moi des connaissances si intimes, la lassitude ne tardera pas à vous gagner, et peut-être devrais-je vous dire au revoir de suite, avant de voir cette correspondance s'achever par votre volonté.

Oui, il faut savoir construire son avenir, mais non, point chercher le malheur pour la fin de sa vie afin de ne rien regretter. Tout du contraire ! Il faut créer son avenir jour après jour, minute après minute, ne pas oublier de se retourner sur ce que nous avons créer pour analyser, rapidement, et remettre sur l'ouvrage l'avenir. Toujours aller au bout de ses idées, forçant parfois ce destin qui nous enchaine et ne rien regretter, jamais. Comment le pourrait-on si nous sommes allés jusqu'au bout de tout ce que nous désirions?

Je suis en effet très heureuse pour mon amie le Cardinal Ivrel. Il n'est pas question de perte de confiance dans la Hérauderie, il y a beaucoup de hérauts que je respecte énormément tant leur travail est grand et leur implication sans faille. Il y a comme partout des fats. Pour cette facheuse histoire, je trouvais que les décisions avaient été prises beaucoup trop rapidement, cela me déplaisait fortement. Ivrel a tant donné pour notre duché que c'était normal qu'elle soit récompensée par le Duché plus que par une amie seule.

Si votre vision se précise et si les traits que vous entre-apercevrez sont ceux d'une femme, ne pourrait-elle pas être votre Dame? Peut-être sera t'elle à vos côté pour ce jour de liesse, celle qui fait battre votre coeur, vous anime, peut-être est-elle votre muse également...
J'ai hâte de découvrir tout cela en ce prochain jour sans doute fort agréable...

Mais malheureusement, je ne crois pas que ce jour arrive si vite qu'il était permis de le croire vues vos dernières nouvelles. En savez vous davantage? Que ferez-vous après votre retour et le jour tant attendu? Rentrerez-vous à Auzances ou en Limousin? Voyagerez vous à nouveau?

En attendant de retrouver le sourire à la lecture de vos mots, prenez bien soin de vous pour moi,

Themis de Penthièvre de Balsac



La chandelle se mourant, l'obscurité s'épaississant, Themis moucha ce qu'il restait de la bougie et partit rejoindre sa couche, en attendant.
Carmody a écrit:
[Sous une tente d’azur brodée, « …Il venait de nulle part, il surgit, l'aigle d’argent… »]

Une organisation toute militaire l’entourait de nouveau, il retrouvais ses marques perdu depuis des semaines et une nouvelle constante de sa vie refit rappeler a lui , ces missives qu’il recevait et qui apportaient toujours autant de plaisir à lire. Sous l’ombre de la tente, le Carmo fronça légèrement les sourcils en se demandant si il comprenait bien ce qui était écrit. Puis il pris la plume pour rédiger sa réponse encore imprégné de l’émotion de la lecture.

Citation :
… et l’on voudrait toutes les faire dans les bras de ceux avec qui on les vivrait.

Ma partenaire d’esprit,,

Il est plaisant de se trouver à a limite entre les ombres et la clarté. L’on dit même que c’est dans ses conditions alors que les heures les plus sombres nous entourent que l’on est le plus créatifs et que l’on accomplie les plus belles choses. Je vous dirais même que si un jour nous avions le plaisir de nous trouver ensemble a la lueur d’une chandelle, alors selon vos désirs je me ferais fort de redonner flamme pour qu’elle grandisse toujours plus ou de la souffler pour que l’obscurité nous enveloppe comme un manteau protecteur. Ainsi nous mêlerons peut être nos passions car si vous l’ignorez j’aime le feu et les jeux qu’il permet.

Devant les plaisirs mutuels que nous ressentons a lire et écrire je ne puis que comprendre ce qui de plus en plus nous pousse a avoir un intérêt grandissant pour cela délaissant peut être même parfois nos obligations pour prendre le temps de trouver les mots les justes pour exprimer ce qu nous voulons dire. Et plus encore quand cela nous permet de donner plusieurs signification a ce qui nous couchons sur le vélin a défaut de ne coucher ailleurs et avec, qui sait, nos concours réunis.

Ah de l’Audace, cela je connais la sensation d’en faire preuve et de ne point s’arrêter a ce qui paraît évident ou convenable Mais de Patience, il me faut encore fait l’expérience et de la développer pour justement ne pas manquer les plus beau rêves qui se pressentent a moi. Il est certain que de trop se presser empêche de voir mûrir les fruit de la vie et de les cueillir quand ceux sont les plus beau, murs et dénués de vert ou de vers selon qu’on les cueille trop tôt ou trop tard. Ainsi pensez vous que si je prenais pour une fois le temps de voir les choses se poser et se développer je pourrais recevoir le fruit de mes effort et ainsi pourvoir y goûter en Auvergne ?
Mais je pense en effet qu’il faut une certaine pour mener notre que sans cela elle n’aurait de goût et nous paraîtrait n’être qu’une longue continuité de moment fade et sans saveur, l’on ne pourrait même pas y vivre des passions. Sans se petit grain de particularité qui nous prend de temps a autre, nous ne serions rien. Juste des êtres qui suivent une ligne de vie que l’on leur dicte sans jamais en dévier. Je préfère grandement tracer ma propre ligne et quelle croise celle des autres pour le meilleur et pour le pire.

Ce n’est certes qu’une esquisse que vous avez dressez, bien que je suis certain que vous seriez habile a dresser plus si vous le vouliez, je trouve déjà celle ci en très bonne voie pour faire une image précise en devenir. Si vous désirez une confrontation à la réalité, celle ci finira par se faire n’en doutez pas. Une fois cela fait vous pourrez entièrement vous conforter a ma personne et peut être même arrivera t il que la sentiez pleinement si les circonstance s’y prêtent. Apres tout le meilleurs de moyen de disperser un mystère et de l’écarter avec ses propres mains te de s’assurer que ce qui se trouve derrière et bien réel. Comme l’onde je pourrai être dormant, fuyant, clair ou trouble mais avant que de pouvoir vous filler entre les doigts, il faudrait déjà que vous pensiez a poser ceux ci sur moi. Surprise ou non, ce n’est pas en se réfugiant derrière quelques barrières et en évitant de prendre trop de risques que l’on puis parvenir au bout de ses desseins. Mais il est vrai que je en connaît point les votres, du moins point encore. Et donc vous ne pouvez connaître de bonnes surprises ou de mauvaises en l’instant pressent juste en présumer de l’existence et agir en conséquence selon ce qui pourrait être a votre avis nos désirs mutuels. Donner de soi un peu pour recevoir beaucoup en retour. Est ce que je fait pour vous ?

Quand a la vision que j’ai eu de vous elle pu être mauvaise, surtout en ce qui vous concerne au plus intime. Donc oui peut être ai je méjugé votre confiance si j’en crois ce que vous mentionné sur la force de vos convictions et des vos engagements. Votre force de moral et de volonté n’est pas entaché de tout en ce qui concerne cela et j’aurais du le reconnaître tout de suite. Vous n’estes point femme a céder facilement devant les obstacles et la Patience vous est une vertu entièrement dévoué. Et je me réjoui de voir que je ne me suis pas tromper sur les notion de défenses envers vos proches. J’aime les gens qui sont ainsi. Comme vous vous en doutez et que vous l’avez précisé je suis de même. Et même plus encore me demande comment vous réagissez par rapport au assaut contre ce qui vous est de plus intime et de plus précieux. Je suppose que cela doit varier en fonction des personne mais qu’il doit y avoir une constante comme pour votre famille. Peut être le saurais je un jour aussi.

Puisqu’il semble que vous ayez trouver déjà par le passé une manière de vivre qui garantisse un certain bonheur pour ne pas dire un bonheur certain avant que le Destin ne vienne a modifier légèrement la distribution des carte de Ramponeau, je pense que je devrais certainement penser a suivre votre conseil sur le fait ne point vouloir finir sa vie malheureux. Je vais donc continuer a me bâtir mon avenir jour après jour, avancent sur le chemin que jai choisi pour être le nuit, retrouvant les personne qui pourrons m’aider a parfaire ses bonheur et contrairement a ce que je faisais avant, je en me tournerais plus pour me focaliser su r ce qui n’as pas fonctionner mais plutôt sur qui s’est réaliser et dont je suis fier. Je en laisserais plus mon impatience détruire ce que mon audace et mes dons russisent a créer pour moi et ne quittent plus mes projet sans les avoir finaliser entièrement. Ainsi sûrement aurais je le sentiment de laisser une marque réel autre que le piste de phéromones qui se dégage dans mon sillage. Par contre celle ci permet tout de même quelques situations exaltantes. D’ailleurs cela me fait me remémorer un projet que je dresse en ce moment où vous pourriez avoir un rôle a jouer activement mais je ne veut vous en dévoiler la finalité de suite, l’attente accentue le plaisir de voir aboutir l’acte a ce qu’on dit. Ainsi comme vous dite il n’y aura rien a regretter car en tout ce que j’aurais entrepris le bout sera atteint et consommé entièrement.

Vous savez nombre de gens oeuvrent pour le duché sans toujours être récompensé comme ils le mériterait peut être car justement en ce même duché des fats, comme vous dites, et que ceux ci s’empressent de crié haut et forte comme ils méritent d’entre récompenser pour ce qu’il font ou le clame pour leur proches espérant par la même accorder plus de pouvoir et d’importance a ceux qu’il représente ou affectionne. Ce sont des généralités qui se faisait coutume dans les anciens temps qui lentement tendent a disparaître maintenant. La notions de mérite et de reconnaissance est toujours très flou et subjective a la personne qui la juge. Cependant il y a un point sur lequel je diverge grandement de vous. Pour ma part j’accorderais plus d’importance et fierté a un fief qui m’ai octroyé par une personne que j’affectionne et respecte que le fief que je puisse recevoir d’un duché ou d’un comté. Sûrement qu’a mes yeux la symbolique de la personne et du lien qui m’unit désormais a elle et plus important qu’un travail que de toute façon je fait ans rien attendre en retour car je considère que c’est mon devoir et qu’il est normal d’agir ainsi. Enfin ne doute pas que surtout dans ce domaine nous aurions des points à discuter et sur toute ses divergence nous trouverons matière a toujours plus approfondir notre lien encore plus et a trouver un endroit où confronter nos idées de manière active et peut être brutales pour finir par ressentir le plaisir d’être parvenu a instillé en l’autre une part de nous et de nos idées ou passions.

Ma vision de se jour s’affine , les traits se précision mais toujours le visage restent flou et je peux en déterminer l’appartenance. Et ne poussant pas l’audace a penser pouvoir reconnaître les femmes par leur formes surtout si celles ci sont habillés, je ne me lancerais dans une spéculation de la personne que j’imagine face a moi. Cela pourrait être ma Dame comme vous le dites mais je ne pense point que je me présenterais a son bras le jour où se déroulera mon allégeance. Ce peut aussi être une autre dame ou bien vous particulièrement, n’est vous pas une des personne centrale de cette journée ? il serait alors logique que quand je pense a ce jour ce soit vous qui habitiez mon esprit. Apres je ne sais dans quelle position mon dessein pourrait nous mener moi et cette dame qui pourrait être vous. Doit on toujours s’attendre a savoir ce qui que sera notre avenir ou ce que notre esprit tente de nous montrer ? Mais tout en cette journée me promet qu’elle sera agréable a vivre a bien des égards et révélatrice de nombreuses choses qui nous animent.

Je n’en sais toujours pas d’avantage, j’ai rejoins maintenant le nord alors que j’ai appris que mes compagnons de combats doivent être a présent rentrés en Limousin. Je resterais encore le temps qu’il faudra avant que l’on me dise que je doive rentrer et que je sois liberté de mes devoirs. J’ai fait le choix de me ranger au cotés des Ordres royaux pour tenir position et donc rentrerais avec eux et leur membres. Mas pour répondre a votre question Une fois le jour que nous attendons tous deux passez, je pense reste un temps en Auvergne pour rendre visite d’abord a des amis et régler diverses affaires. J’ai aussi pour idée d’entreprendre un voyage pour des raison personnel vers le sud u royaumes mais pour cela il me faut encore contacter quelques personne susceptible de donner les premières pièces nécessaires a mes recherches. Telle sont mes projet après le jour de l’allégeance.

En espérant que le plaisir sera votre par mes mots et attendant de pouvoir l’apporter autrement a votre personne,

Charles Martial de Tartasse.

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:11

ThemisLaDouce a écrit:
[A Mauriac, Près de moi, dans un bruissement d'ailes, Comme tombé du ciel...]


L'attente était toujours plus longue même si le temps raccourcissait entre deux lettres. La nouvelle missive fit rougir Themis. Elle décida de ranger tous ces parchemins dans un autre coffre sur lequel elle fit poser un système de fermeture pour s'assurer que personne ne lirait...parce que si Althiof tombait là-dessus...
En pure égoïste elle prit parchemin, encre et plûme et laissa gambader son imagination le sourire aux lèvres.




Citation :
Aux désirs qui prennent forme lentement...

Mon cher ami très félin,


J'ai toujours plus apprécié l'ombre à la lumière. Il est des choses que nous faisons plus facilement entre chien et loup, des choses inavouables en pleine lueur, des choses que la morale désaprouve le jour.

Me trouver avec vous près d'une chandelle se mourant est bien faisable. Je nous imagine très bien à Mauriac, après un bon repas, dans mon petit salon, une coupe de vin dans une main, parlant, riant, discutant à plus soif. Je ne savais point que vous aimiez le feu à ce point, et les jeux autour du feu...Certains de ces jeux peuvent être dangereux tant il est facile de se brûler avec cette flamme...J'aime les jeux également et me positionner en meneuse le plus souvent ou pas, tout dépend de l'organisation, qui doit être concertée avant. Néanmoins l'on peut laisser se mettre en place tout ceci dans le feu de l'action de ces jeux, ne pensez vous pas?

J'ai entendu une femme de lettres, une certaine Dame Colette, dire : "Il y a souvent plus d'angoisse à attendre un plaisir qu'à subir une peine." Pensez-vous qu'attendre un plaisir est angoissant? Pensez-vous que les émotions ressenties dès lors, celles qui étreignent le ventre en attendant, s'apparentent à de l'anxiété? Est-ce pour cela que mon ventre se noue de plus en plus depuis quelques jours? Les dernières peines que j'ai subies ne m'ont pas tant stressée.

En attendant autre plaisir, c'est de recevoir à nouveau vos mots qui me procure émotions ce jour. Vous me trouvez également, ce jour, très curieuse...Quels sont ces efforts que vous aimeriez voir récompensés en Auvergne? Quel est ce fruit que vous laissez mûrir tout ce temps...?

En ce qui concerne mes desseins, ils sont clairs : je veux de l'amour, des plaisirs, vivre mes passions et du bonheur pour ceux que j'aime. Quant à savoir si j'ai déjà pensé à poser mes doigts sur vous, la surprise, bonne ou mauvaise, sera entière le jour de nos retrouvailles. Ou bien il est aisé de lire entre mes lignes.
"Donner de soi un peu pour recevoir beaucoup en retour." Pour répondre à cela, je vous dirais que je n'attends pas des autres quand je donne de moi. Ni de reconnaissance, ni de remerciements. Rien. Par expérience je peux vous dire qu'on ne peut être que bien déçu si l'on raisonne ainsi. Par contre il est vrai que lorsqu'en retour de nos actes nous obtenons quelques menues choses qui nous ravissent le coeur cela est fort agréable. D'autant plus agréable que nous ne l'aurions point attendu par ailleurs.

Je suis heureuse de lire que vous pensez à présent à vivre votre vie pour trouver dessein heureux. Je peux même vous aider à bâtir cet avenir pour qu'il soit le plus heureux possible. C'est bien là ce qu'une suzeraine peut proposer à son vassal. A moins que...
Je vous en prie, ne me laissez pas dans l'attente plus encore et expliquez moi quel projet échaffaudez-vous dans lequel je pourrais jouer un rôle à vos côtés. Voudriez-vous que je témoigne à votre mariage? Que je sois marraine de votre baptème? Que vous m'assistiez aux prochaines joutes? Ne me laissez plus dans l'ignorance mon ami, expliquez moi tout cela...

Quant à ce jour qui approche, je ne peux que sourire en lisant vos mots. Je ne pense pas que nous devions chercher toujours quand notre esprit divague, mais je ne peux m'empêcher d'imaginer tous les scénarii possibles quand une journée importante approche. Sic je trouve normal que vous tentiez de mettre un visage sur cette Dame, un sourire sur cette journée, un but à cette attente et des mots sur ces choses qui nous animent.

Ne tardez plus à venir, je vous attends... Un voyage vers l'extrême sud se profile pour ma part. Je pense qu'il me sera difficile de rester très longtemps en Auvergne pour l'instant. Mais je vous attends, vous avez fait naître en moi une attente de ce jour d'allégence telle que je ne peux partir sans l'avoir vécu avec vous.

Toujours bien à vous,

Themis de Penthièvre Balsac


Carmody a écrit:
[Sur les routes de France, L'oiseau vint se poser,Il avait les yeux couleur souris... ]

Le moment pour s'adonner ne lui était plus aussi souvent donné qu'avant maintenant qu'il avait reprit ardemment la route. Plus il approchait de son but et plus il lui brulait de reprendre la plume pour apporter renonce au dernier pli reçu. Ainsi donc un soir, profita d'être auprès de l'âtre d'une taverne berrichonne et les mots se mirent a couler comme une onde pur sur le papier.

Citation :
…Aux formes qui donnent désirs lentement.

Ma chère duchesse souris,

Ah je ne peux nier de fait qui paraît des plus évident lorsque l’on y réfléchit attentivement. Pour ma part j’aime autant l’ombre que la lumière, tout deux ont leur attrait et il ne faut point en privilégier l’un plus que l’autre, juste savoir quelles sont les activités que l’on peut effectuer dans chacun. Mais voudriez vous dire que vous aussi vous penser des actes inavouable a exécuter et donc privilégier les ombres prochainement ? Enfin la morale n’est pas toujours a respecter si on ne le désire pas, du moins c’est mon avis. Nous pourrions confronter et entremêler les nôtres pour savoir ce qui en sortira.

Cette soirée que vous décrivez et des plus attirante, et je suis certain qu’il me plairait grandement de vivre de tels moments avec un charmante partenaire. Un bon repas, un peu de vin pour délier les langues et faire disparaître légèrement le peu d’inhibition que nous pourrions avoir, des discutions qui pourrait nous conduire jusqu'à tard dans la nuit et même dans le jour naissant. Tout ceci est très séduisant mais certainement moins que des fins des soirée que l’on puissent imaginer après de tels évènements. Et de même voyez vous je penserais même a y adjoindre, malgré la chaleur de l été, des flammes qui accompagneraient dans un âtre, si vraiment la température montait plus qu’elle ne l’aurais fait autrement alors il existe des moyens de se rafraîchir et jamais je ne les ai trouver déplaisant. Le feu est comme un ami et c’est aussi en n’ayant point l’effroi de se brûler que l’on peut jouer avec. Mais si vous aussi aimez les jeux et surtout les mener alors vous devez connaître la sensation et l’excitation de voir nos attentes être comblée ou encore d’avoir en face soi un joueur qui est a notre niveau et permet de faire perdurer le jeu. L’on retrouver ainsi pendant un temps notre esprit d’enfant même si toute fois il arrive qu’il ne parte jamais bien loin. Que pensez du fait d’avoir un enfant comme interlocuteur ? Et , par curiosité, je me demandais quels étaient les jeux que vous affectionniez le plus ?

Je ne connaissait point cette dame de lettre mais je pense qu’elle a bien raison, rester dans l’incertitude et attendre un plaisir dont on ne sait si il viendra ou non , ‘et une chose angoissante qui est d’autant plus difficile a vivre quand l’on le plaisir à venir est grand ou que notre imagination et nos rêveries nous le font miroiter comme tel. Je ne pourrais dire si les sentiment qui nous étreignent donc par la suite sont anxiété ou non mais je pense qu’il sont lier a une certaine appréhension quand a voir finalement si nos attentes seront ou non récompensées. Et en ce qui concerne votre ventre qui se noue depuis quelques jours, je ne m’avancerais pour en déterminer la raison sans pouvoir par mes yeux ou par mes mains en voir et ressentir les symptômes et la conditions. Voici activités qu’il nous faudra garder a l’esprit pour les mettre en pratique quand nous nous verrons, quelques soit le lieu rien ne devrait pouvoir empêcher cela.

Mon plaisir de vous écrire ne peut que s’enflammer de savoir le votre est de pouvoir de nouveau me lire pour combler la distance qui nous sépare encore et que nous amenuisons par l’habile travail de nos mains et de nos plumes. Et je vais pour l’heure tenter de vous satisfaire malgré notre éloignement , enfin de satisfaire votre curiosité plus précisément le reste m’étant a ce jour encore inconnu mais pressent dans les ombres. Ces effort dont je parles sont ceux des prémices de ce que l’on appelle bien souvent une vie nouvelle. En effet c’est en Auvergne que je pense de plus en plus a trouver ce pourrait faire prendre a ma vie un tournant nouveau. Comme ce fut le cas, il y a des années alors mes pieds foulèrent pour la première fois les terre d’un duché où ma vie pris son essor. Donc en Auvergne, je sens poindre la venue grandissante d’un désir de vivre toujours plus ardent et sans jamais de grandes déceptions. Peut être est ce cela ce fruit que je laisse mûrir, un sentiment nouveau qui m’habite, une sentiment qui trouve sa place, s’épanoui et grandi grâce ce que je peux vivre a mesure que je me rapproche toujours d’Auvergne jusqu’a un jour y trouver ma place ou bien plus encore car je pourrais ne plus vouloir la quitter tant j’aurais compris avoir recouvert ce que j’ai chercher au fils des ans. Vous qui vivez depuis si longtemps dans notre beau duché, devez connaître mieux que moi les merveilles qui s’y trouve et j’espère bien pouvoir compter sur votre soutien quand mon entreprise de les saisir et de tenter de les faire miens se fera.

Vos desseins me paraissent être fort attrayant et j’en suis certain, nombreux doivent être ceux qui aimerais les partager. Moi même je ne renâclerais en rien devant de tel avancées et je les vivrais sans conteste avec délectation pour ce qu’ils apportent et pour les plaisir de les connaître en la présence d’une femme qui les rendrait encore meilleurs. J’attens donc avec impatience le jour de nos retrouvailles pour voir éclater les surprises qui pimenterons notre vie a tout deux en cette journée en plus de la raison première qui nous réunira en un lieux si plaisant a nos cœurs respectifs. Quant a lire entre vos lignes , je préfère grandement pouvoir le faire avec celle qui dessinent les corps mais je forcerait point votre honneur en vous le demandant quand je me trouverais devant vous, du moins point au début. Ainsi je relirais vos écrits et dans ceux ci chercherais le sens que vous dites y avoir caché et que peut être je n’ai su distingué de prime abord , sûrement trop concentré sur les muses et les dessins qui hante mon esprit.

Je n’attend plus vraiment des autres non plus ce que l’on m’apporte je l’accepte ce que l’on me refuse, je le vis tout de même a ma manière et en rien je ne me limite dans ce que je désire donner quand j’œuvre pour ce crois être juste. Il n’est rien de plus important que de se sentir être soi me et de ne point rechercher reconnaissance dan le regard d’autrui. A quoi cela sert il de vivre si ce n’est que pour les autre et finir par s’oublier soi même dans ce que l’on se plait a accomplir. Cependant j’admet qu’il doit arriver que souvent l’on fasse, par les actes de notre cœur, passer au devant de nous des intérêt bien plus grand. Qu’importe une reconnaissance matérielle quand de toute façon avant de l’obtenir l’on a déjà eu c’est de notre propre assentiment en voyant nos actes. Toujours ai t il que vous avez raison, il ne faut rien attendre quand l’on donne, et notez qu’a aucun moment je n’ai prétendu le faire. J’ai simplement mis en avant qu’en donnant un peu on récoltait beaucoup pas que cela devait être une récompense mais j’aime assez votre façon de voir désintéressée avant tout. Nous allons faire une route fructueuse une fois cote a cote je ressens déjà le vent de grands évènements qui commence à souffler entre les pages de nos missives.

Vivre desseins heureux et en effet devenu mon prime objectif et en cela je me suis mis a commencer renseignement sur ma famille perdu et qui sait peut être celle qui sera mon avenir ou retrouvé. J’apprécie grandement votre offre de m’aider a faire rendre se projet encore plus réaliste et si cela vous sied, j’accepterais de voir ma suzeraine cheminé a mes coté. Mais outre ce devoir a quoi aviez vous comment a penser que votre pensée semble s’être arrêtée pour en laisser le mystère. Et de ce fait dans l’ignorance, je ne vous laisserais point. Il n’est venu a l’esprit d vous demande si je pourrait le jour de mes noces compter sur votre présence pour pouvoir y jouer un rôle important voir prépondérant. Mais peut être vais je un peu vite en besogne car comme vous le dites, m’on baptême n’est point encore effectué et parler de mariage n’est pas chose que l’on aborde aussi rapidement, il faut se laisser le temps de savoir ce que l’on fait et d’user de patience pour être certain que le choix qu l’on fait est bien celui que l’on désire garder pour le restant de nos eux vies. Ce genre de lien est profondément ancré en nous. En parlant de lien, et de joutes, je tenais a vous informer qu’étant remis de mes blessures et libérer totalement mes obligations, je comptais participer au joutes qui se tiendraient en Poitou prochainement. J’espère pour cela avoir votre entière bénédiction et pouvoir vous y voir, vous entrevoir et profiter de tout les instants qu’il nous sera donner de partager à l’ombre des tente ou dans la lumière de la lice. Je n’ai encore jamais eu a jouer le rôle d’écuyer au cours de joutes tout a plus je fut homme lige du Baron des cieux ou de ma sœur avant que de ne participer sous mes propres couleurs. Etes vous aussi une femmes a affectionner les joutes ?

Les traits de mon égérie inconnue ne me sont point encore apparu mais une chose est a pressent certaine, bientôt nous aurons la réponse a nos question sur elle car je me trouve a pressent au portes d’Auvergne et il est affaires de jours avant que ne me soit de nouveaux sur les terres de notre duché. Je m’en remet d’ailleurs entièrement a vous pour organiser la cérémonie publique où je me dois de renouveler les liens qui nous unissent et où j’ai le secret espoir de voir s’en tisser de nouveau plus profond en nos êtres. L’attente est certes de plus en plus menu mais elle n’empêche de s’accroître d’autre phénomènes qu’il est parfois plus délicat de calmer mais cela sera certainement affaire qu’il nous plairait a voir se régler en comité plus réduit comme ceux que vous avez pu décrire dans vos précédentes missives.

Ainsi vous l’aurez compris, votre attente, notre attente touche a sa fin me voici de retour chez nous pour y vivre une nouvelle fois l’aventure de la vie et le faire pleinement pour ne jamais avoir rien à regretter et ne rien laisser être différent de l’art comme j’ai toujours voulu le vire. Votre compagnie en ce jour là me sera un plaisir encore plus grand que je n’ose l’imaginer encore.

En attendant e jour où je pourrais enfin vous permettre de jouir par ma présence près de vous de tout les honneurs qu’un vassal peut donner à sa suzeraine,

Charles Martial de Tartasse.


Relâchant enfin son messager, le Carmo resta un instant a contempler le lointain et ses yeux regardèrent en direction d'Auvergne, un léger sourit ornant son visage, Auzances se mis déjà à imaginer de quoi serait fait les jours a venir.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:12

Themisladouce a écrit:
Quelques jours après l'allégence, à Clermont, au nouveau regnant du Bourbonnais Auvergne, Themis faisait préparer le château pour recevoir un Seigneur attendu. Le matin du jour J, la duchesse relisait encore les derniers courriers, le sourire aux lèvres.

Les mots du Seigneur avaient été un reconfort très fort pour la peine de Themis. Elle avait pu, ainsi, raconter tout ce qu'elle vivait dans sa récente solitude. Et la personne qui recevait ces lettres, ces confidences, était de conseils avisés. Quelque chose de drôle, de coquin, de quasiment subversif même sortait de cette correspondance que la Penthièvre avait appris à apprécier, attendant avec impatience les pigeons dans le ciel de Mauriac...

Colomba, la servante fidèle de la Douce arriva en trombe, avec sa classe naturelle de bonne bougnate, dans la chambre ducale.


M'dame la duchesse, faut vous préparer ! Y'a un valet qu'a dit au Jean qu'il avait vu un cheval au loin !! C'est surement votre invité !

Une dernière retouche à sa coiffure, cheveux longs noir de jais lâchés et tombant sur les reins, un dernier ajustement sur sa robe de soie bleue nuit, et la Duchesse descendit dans la Grande Salle, richement décorée pour le jour...un point au ventre, un sourire aux lèvres...il arrivait.
Carmody a écrit:
[ Sur la route menant a Mauriac.]

Voila maintenant quelques jours qu'Auzances avait pu retrouver sa douce Auvergne et prendre le temps de d'aller arranger divers affaires au sein de ses terres. Que n'avait il trop délaisser cela et laisser a son intendant les plein pouvoir quand il ne le trainait a telle ou telle festivité qui réjouissait le jeune homme, mais n'était plus laisser des travaux a finir et il avait du mettre de l'ordre dans qu'il avait laisser de coté depuis la guerre.

Et aujourd'hui était un jour spécial qui l'avait amener a se rendre au château de Mauriac pour répondre l'appel du devoir mais aussi a celui de son plaisir. Ce jour était celui tant attendu, , celui dont ils n'avait cesser de parler durant leurs échanges et qui maintenant prenait forment, mais c'était aussi celui de ses premiers pas dans les terres de Mauriac et dans surement celui de sa première entrée dans le domaine personnel de la duchesse. Qu'elle impression y fera t il, qu'elle genre d'entrée voudra t il y faire, cela il ne le savait encore et se doutais bien que cela ne dépendrais uniquement de son bon vouloir bien que son audace y jouerait certainement un grand rôle. Maintenant il en lui restait plus qu'a voir jusqu'à quelle point les Charmes de Mauriac se dévoilerais et s'offrirait a lui pour celle première visite des lieux.

Vêtu, comme bien souvent depuis son retour de Bretagne, d'une longue robe blanche brodé de motifs écarlate, retenu par des attaches de la même couleur. Pour parfaire son accoutrement et paraitre a son avantage, il avait même repris l'écharpe noire qui allait avec. Assurément que peu s'attendrait a le voir ainsi mais l'habit lui allait vraiment comme à un porteur habituel. De plus en plus, il se demandait si il ne finirait pas la garder un jour et en adopter les plus haute pratique que permettait telle vêture.

IL ne lui restait plus que les dernier mètres a parcourir pour être devant la porte du castel et une nouvelle idée germa dans son esprit. Arrêtant Choléra auprès d'un des homme de garde en faction, il se pencha légèrement pour lui adresser la parole.


Mon brave pourriez aller faire dire a votre maitresse que la compagnie faite homme est à sa porte et vient a sa rencontre en ce grand jour enfin arrivé. Et ajouter que les desseins ne tarderont a se faire connaitre. La route est longue pour obtenir ce que l'on désire voir se réaliser. surtout cette ceremonie dont on parle depuis si longtemps et tout ce qui se passera a coté.

Laissant l'homme partir au devant, le Carmo se rendit dans la cour du château et mis pied a terre avant de donner ses instruction a un palefrenier, qui lui semblait plus enclin penser qu'il n'en avait besoin pour panser un cheval connaissant déjà son office. Relâchant le jeune homme, Auzances fit les pas qui le menait a l'intérieur de la demeure et se laissa guider par une servante vers le grand salon, non sans en profiter pour essayer de deviner les forme de celle ci au mépris de ses vêtements et sans aucune gène quand au fait qu'il ne montrait aucune discrétion dans son acte.
Themisladouce a écrit:
[A Mauriac - Grand Salon]

Salle de cérémonie, Salle de rencontres, Salon de repas partagés...Cette Salle était trop grande. Themis pensa tout haut à faire changer la décoration, trop de souvenirs qu'il fallait évacuer pour continuer à vivre correctement.

Madame la Duchesse, articula le page le plus guindé de Mauriac, page que Themis soupçonna d'avoir des origines angloises, la "Compagnie faite homme" est arrivée, avait-il dit avec son air pincé et dédaigneux.

Un sourire vint éclaircir le visage de la Duchesse.

Bien, faîtes le entrer, je vais le recevoir.

Levant un sourcil incréule, le valet continua sur le même ton, en faisant bien comprendre qu'il n'approuvait pas cette rencontre.

Madame la Duchesse, si vous me permettez du peu, la "Compagnie faite homme" a précisé des choses que je n'ai comprises mais il vous attend dans la cour du château.

La Duchesse éclata de rire.

Ben tiens ! C'est nouveau ça !

Très amusée par ce Seigneur qui la conviait littéralement dans son propre château, Themis tira sur sa robe pour rajuster le bustier de satin et sortit vers la cour du château, devant les yeux écarquillés du valet-lord-anglais qui n'en revenait pas de voir une duchesse répondre à un quasi ordre d'un seigneur. Méprise du valet...Problème de langue...

Resté seul dans la pièce, le valet soupira et tout haut :
"Ce n'est plus ce que c'était cette noblesse ! J'aurais tout vu, my god!

Le soleil se montrait encore généreux en cette fin de saison estivale. La Duchesse resta un instant dans l'embrasure de la Grand Porte pour observer le Seigneur d'Auzances qui avançait, guidé par une servante aux formes on ne peut plus généreuses. La Douce observa avec quelle aisance le Seigneur louchait sur ces formes et elle fut piquée dans son orgueil. De façon impromptue donc elle se montra et tendit une main au Seigneur, le port altier, réprimant un sourire tendre pour un froncement de sourcils noble et faussement snobe.
Elegie2 a écrit:
(A Mauriac - Appartements Hélène de Marigny )

Elégie paraissait dans sa chambre, allongée sur son lit, découvrant page à page un livre qu'elle avait subtilisé dans la bibliothèque maternelle. Elle avait trouvé sa mère bien apprêtée pour cette journée et un curieux sourire aux lèvres à l'annonce de l'arrivée d'un visiteur.

Des bruits de sabots dans la cour du chateau. Elegie fit un bond sur ses deux pieds et regarda par la fenêtre. L'invité arrivait. Jetant le livre sur son lit, elle courut dans les long couloirs à la recherche de son frère, perdant les bonnes manières enseignées, elle criait à tue tête.


Semias ! Semias ! Viens voir !!! "L'invité " est arrivé !!!
Semias a écrit:
[Mauriac - Appartements "Gomoz de Penthièvre"]

Il est un avantage non négligeable, lorsque l'on habite les appartements "de Penthièvre", tout comme c'est le cas pour les appartements "de Marigny", c'est d'avoir vue sur la cour du château de Mauriac et donc de pouvoir contrôler les entrées et sorties tout en restant discret. Oh bien sûr, tout le château avait été prévenu de l'arrivée du Seigneur d'Auzances, mais connaissant sa mère et son humeur pour le moins susceptible lorsqu'une visite se prépare, le jeune Balsac avait préféré rester dans ses appartements, prétextant qu'il n'était pas encore prêt pour attendre l'invité dans le Grand Salon.

Le bruit des sabots sur les pavés de la cour avait de plus pour effet de signaler l'arrivée de tout visiteur à cheval et le Seigneur d'Auzances ne se fit pas prier pour entrer dans cette même cour sur sa monture, signalant ainsi qu'il était arrivé à bon port. Le jeune Balsac observa quelques instants l'homme et son allure fière et pleine d'aisance. Puis, faisant signe à Lahire, le valet, de le suivre, il sortit de la chambre en direction du rez-de-chaussée.

Il n'y eut guère besoin des hurlements de sa soeur jumelle qui arrivait en courant, mais il en fut ainsi.


Hé fais donc silence ! Que va penser l'invité ? Et puis tâche au moins de l'appeler Seigneur d'Auzances, le bellâtre.

Puis, à l'oreille d'Elegie, il ajouta :

Et n'oublie pas les bonnes manières.

Sourire à sa soeur, il ne faut pas se montrer trop brusque tout de même. tous deux descendent l'escalier en compagnie de Lahire, un peu en retrait.

L'avantage, lorsque l'on a un valet du secteur qui a reçu un minimum d'éducation, et qui n'est pas aussi niais qu'Hector, le valet de Mauriac, c'est qu'on peut lui faire la conversation sans avoir l'impression de parler à un mur...


Lahire, allez me chercher la "cuvée spéciale" pour notre hôte. Celle que je garde pour les invités... hem... les invités d'exception.

Le valet prenant la direction des cuisines, et les deux jumeaux approchaient de l'entrée. Leur Mère se tenait debout à quelques mètres de là. Le jeune homme parla pour lui même, mais sachant pertinemment que sa soeur, et peut-être même sa mère entendraient.

Non mais quelle idée à eu Mère, franchement, d'inviter ce vieux beau. Que va-t-on penser à Clermont, une femme seule comme elle qui reçoit, à Mauriac qui plus est...

Nous voici, Mère.


Le jeune Balsac posa sa main sur l'épaule ducale et afficha brièvement un sourire complice à l'attention de sa mère. Il observa un moment le Seigneur d'Auzances, le jaugeant du regard et ajouta, alors que celui-ci approchait, discrètement, à sa Mère, sans abandonner ce sourire faussement amical qu'il tenait pour l'invité :

On sent d'ici son côté hâbleur. Voilà qui promet...
Elegie2 a écrit:
Tâche au moins de l'appeler Seigneur d'Auzances, le bellâtre. Et n'oublie pas les bonnes manières.

Elegie tira la langue à son frère et le suivit sans dire un mot. Le message adressé à son valet lui arracha un sourire malicieux. Lissant un peu sa robe, elle déposa un rapide baiser sur la joue de sa mère et vint se mettre à son autre côté, un sourire enjôleur aux lèvres.

Nous voici mère.

La jeune fille inspectait de la tête aux pieds l'homme qui venait d'arriver et le dévisageait sans complexe. Sans cesser de sourire, elle murmura à l'adresse de son frère et de sa mère.

Mais c'est un vieux ! Vous avez vu comment il est habillé ? C'est la mode des années 40 ça ! Si sa conversation est de la même veine que son habit .. voilà qui promet ..
Carmody a écrit:
[ Dans le couloir de la ...Mauriac. Grandeur et Descendance.]

Une vague impression de se sentir observer le pris alors qu'il terminer son étude de la chute de rein dissimulé. Pourquoi donc le balancement avait il pris fin de manière si inattendue? Relevant les yeux, il en compris très rapidement la cause, la duchesse n'avait point attendu dans la salle mais se trouvait en face de lui, et flanqué de plus par deux de ses enfants. Un instant surpris par pareille scène auquel il ne ne s'attendait point, son regard alla alternativement sur chacune des trois paires d'yeux qui le fixait. Puis son sourire s'élargit alors qu'il fit les derniers pas pour les rejoindre.

Saisissant la main tendu de la Duchesse, il s'inclina et effleura la peau de la main avec le bout de ses lèvres, cherchant a profiter, comme a dans une certaine habitude, de l'instant pour découvrir comme cette robe ne lui laissait connaitre que trop peu pour remplir sa curiosité mai bien assez pour donner le désir d'en connaitre plus si le consentement accompagnait . Se redressant, il ne lâcha pour autant la main de Themis, profitant des quelques secondes qui s'écoulaient dans le silence pour voir si le visage de la dame changeait de celui d'une statue qu'elle offrait a l'instant. Puis détournant son regard, il inclina la tête pour saluer le jeune homme. Puis ses yeux se posèrent de nouveau sur le jeune fille et e sourire du seigneur se fit plus amusé encore. alors s'accordait a penser qu'elle méritait de recevoir même hommage que sa mère et qu'il s'exécuta.

Presque comme si cela était naturel, il repris la main de son hôtesse dans la sienne.


Mais que voici un accueil digne des plus beau tableaux familiaux, l'on croirait presque voir l'attente d'un mari et père. Serais je arrivé a place d'un prétendant que vous vouliez leur présenter ou bien d'un nouveau précepteur qui n'occuperait d'eux? D'ailleurs je ne refuserais pas d'apprendre le latin en bonne compagnie comme je l'avais déjà proposer.

Sourit puis se reprend.

Mais je en suis point ici pour étude ou être appeler Père donc la question n'est pas de mise encore. Ainsi bien que ce soit un enchantement de vous retrouver comme toujours, surtout parée de si belle manière, que vaux pareil accueil pour l'humble Carmody que je suis?

Attendant de recevoir réponse et de connaitre leurs réactions, Auzances laissa ses yeux entreprendre une étude des deux dames, détaillant sans honte les courbes que pouvaient laisser transparaitre les robes et oubliant, comme souvent avec son esprit divergent, la présence d'un jeune homme dans l'assemblée de ses hôtes. Sans même y penser, il laissa échapper un commentaire à voix basse.

Elle mange pas assez la petite ou c'est un effet de sa robe. Enfin elle tiens bien de sa mère, y a pas de doute.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:13

Themisladouce a écrit:
[Mauriac - La rencontre...Pauvre de lui !]


Comme poussés par une jalousie taquine, les jumeaux venaient l'entourer, se rapprocher d'elle, se coller à ses jupes et toiser le Seigneur invité avec le dédain que la mère leur connaissaient. La Douce craignait qu'elle n'aie fait ses jumeaux à son image...Plus les semaines passaient et moins, malheureusement, ils ressemblaient à Melkio. Il aurait été bon pour eux qu'ils héritent de sa pondération et de son calme, mais ils étaient sans contexte entiers, sans mesure, orgueilleux, fiers et ils savaient très bien ce qu'ils voulaient, comme leur mère...

Sémias ouvrit les hostilités en premier:


On sent d'ici son côté hâbleur. Voilà qui promet...

Sémias !, avait murmuré Themis, en serrant les dents et tentant de garder son sourire devant le Seigneur qui approchait d'eux.

Non sans reste, Elegie prit à son tour la parole, commentant la tenue vestimentaire de Carmody. Tout allait donc y passer...

Mais c'est un vieux ! Vous avez vu comment il est habillé ? C'est la mode des années 40 ça ! Si sa conversation est de la même veine que son habit .. voilà qui promet ..

Elegie ! Gronda Themis en murmure, le ton ferme.

Charles arriva enfin tout près d'eux, sourire enjoleur aux lèvres, manifestement content de l'accueil que les Penthièvre-Balsac lui avaient réservé. La Duchesse avait choisi une robe de soie sobre mais suggestive. Le comble du chic était, pour elle, de susciter le désir, d'inspirer un rêve sans pouvoir être accusée de tout montrer. Tout se méritait selon Themis, et à tous les niveaux...


Mais je en suis point ici pour étude ou être appeler Père donc la question n'est pas de mise encore. Ainsi bien que ce soit un enchantement de vous retrouver comme toujours, surtout parée de si belle manière, que vaux pareil accueil pour l'humble Carmody que je suis?


Les yeux plongés dans les siens, sentant une poindre une once de badinerie dans le regard de son invité, elle sourit de plus belle, sur le même ton que son seigneur...sans relever l'humour du "père" attendu, elle lui en parlerait plus tard...plus seuls...

Tous nos invités sont toujours accueillis de la même façon mon cher.
Bienvenu à Mauriac Charles, je vous présente mon fils Semias et ma fille Elegie. Avez-vous fait bon voyage cher ami?


Elle lui tendit le bras avec un sourire encourageant, espérant le mettre à l'aise et surtout surtout que ses démons ne le martyrisent pas trop...
Semias a écrit:
Hmmm il n'y avait aucun doute, l'homme les avait calculés tous deux plus rapidement que son air décontracté ne le laissait penser. De toute évidence il faudrait jouer bien plus finement que ce qu'il avait prévu. Un excellent entraînement pour la Chambre des Nobles, à n'en point douter, bien que la finesse de certain fasse parfois défaut, même en un tel lieu...

D'ailleurs, en y repensant, c'était là-bas qu'il avait déjà vu vadrouiller le Seigneur d'Auzances. L'homme était assurément toujours aussi sûr de lui, et si le jeune Balsac avait laissé entendre son véritable avis, il aurait sans doute dit que le Carmody était imbu de sa personne. Mais la Duchesse ne semblait que peu encline à la boutade, du moins pour cette fois. Il s'abstiendrait donc naturellement tout commentaire un peu trop cru. Et puis si l'homme arrivait à discerner les quelques sens cachés, sans doute mériterait-il plus d'intérêt qu'il ne le laissait penser.

La voix ducale s'enquerra alors du déroulement du voyage de son vassal. Sans doute les usages. Le jeune Balsac jeta un regard à sa soeur. Oui, de toute évidence elle non plus n'en avait pas grand chose à faire. Avant que le Seigneur d'Auzances ne réponde, le jeune Balsac intervint.


Enchanté Messire. Mère, je doute véritablement que le Seigneur d'Auzances ne souhaite ici faire étalage de son ennuyeux périple à travers les landes désertiques...

Regard courroucé de la Duchesse, il fallait se rattraper d'urgence.

... et je pense que nous serions bien plus à l'aise dans le Grand Salon pour écouter un si pas-sion-nant récit de voyage, récits dont je ne me lasse presque jamais.

Beh on se rattrape comme on peut... Maintenant il faudra écouter les platoniques histoires du Seigneur tout en faisant mine de s'y intéresser. Soyons positifs, un excellent exercice d'interprétation ! Le jeune Balsac fit mine de retourner vers l'intérieur de la demeure avant d'ajouter quelques mots, un sourire au lèvres.

De plus, je suis certain que notre hôte appréciera le petit remontant que j'ai fait apporter lorsque l'on m'a signalé son arrivée.

Il lança un regard discret à la jumelle qui lui sourit. Lui même, à deux doigts de pouffer de rire, s'en retourna pour montrer le chemin à l'hôte et mener la marche, tout en dissimulant son visage pour le moins amusé.

Avant de passer la grande porte, il ne pu s'empêcher, en réponse aux mots du Carmody et à son attitude lors de son arrivée, d'ajouter quelques mots sur un ton qui se voulait faussement comique.


Je pense qu'il faudrait bien plus qu'un mariage pour que je vous appelle Père, n'ayez aucune crainte sur ce point... Quant à ma jumelle, je la trouve bien trop jouvencelle pour un homme tel que vous. Avis hautement subjectif, j'en conviens.

Il sourit avant de s'engouffrer dans le château.
Elegie2 a écrit:
Citation :
Je pense qu'il faudrait bien plus qu'un mariage pour que je vous appelle Père, n'ayez aucune crainte sur ce point... Quant à ma jumelle, je la trouve bien trop jouvencelle pour un homme tel que vous. Avis hautement subjectif, j'en conviens.

Elegie sortant du couvent ne connaissait rien ni personne à la vie politique. le couvent duquel elle sortait l'avait preservée de la politique et de la vie mondaine. Ainsi, elle etait etonnée de tout ce qu'elle decouvrait.

pince son frère au passage, et lui chuchote

T'es pas obligé de lui dire ça !! je suis jeune soit ! mais il va me croire idiote !!! Et tu as vu comme il m'a devisgée ? à croire que toutes les anguilles de la rivière avalées ne m'ont pas suffit pour paraitre toutes formes voulues ! C'est un rustre ! je te le dis ! Et puis .. n'est pas père qui veut ! C'est qui celui ci ? je t'ai dit ! un riche sinon rien !
Carmody a écrit:
[rp]Mariac - L'invitation dans l'antre de la Douce et ses démons extérieurs.[/rp]

Ainsi tous les invité venant a Mauriac était reçu avec telle prestance. Le Carmo fut étonné qu'une famille ducale presque au complet fasse pareil prestation chaque visiteur mais il était vrai qu'il n'avait connu les mœurs des Balsac en leur propres demeures, une lacune que peut être l'avenir viendra combler. Au moins une chose était a retenir, il ne s'était mépris en reconnaissant les derniers nés de la famille au cotés de leur mère. Cela eu été quelques peu indécent de prendre des serviteurs plus richement vêtus que la normal pour eux, encore une fois, il jugea de sa méconnaissance des us de la maison Balsac et de l'étendu de ce qu'il devrait apprendre. Mais Carmo oubliait rarement les visage féminin et la fortune voulu que le damoiseau est des traits proches des autres membre de sa famille, si proche que... Non, un seigneur digne de se nom ne pouvait se permettre de penser cela mais tout de même l'idée trotta dans l'esprit du jeune homme alors qu'il tentait de garder une image mentale de l'être qui lui faisait face mais sans succès, il rejoignait la longue succession de flous du sexe a ne pas retenir plus que nécessaire. Un léger soupir passa entre les lèvres d'Auzances quand il se résigna a l'exercice et choisi d'accorder plus d'importance au dames.

Toutefois, a son grand soulagement, alors que la matriarche lui demandait des nouvelles de son voyage, le jeune maitre des lieux proposa de se rendre au Salon et de profiter de rafraichissements, allant même jusqu'à ouvrir la marche et lui laisser la délectation de jouir plus encore de la compagnie féminine. LA duchesse, en plus de son sourire renouvelé, lui pressentait son bras pour l'inviter être plus a l'aise certainement. Mais comment résister a pareil vision que celle ci et faire un pas en arrière, d'autant que cela n'était point dans son caractère. Répondant, comme par nature, le bras de Carmo se souleva en même temps que ses lèvres s'étirèrent, mais ce ne fut point son homologue ducal qu'il vient rencontrer mais plus assurément il se plaça autour de la taille de Themis, la serrant légèrement. Et comme par un effet de miroir, et car il ne fallait point manquer de toujours donner même traitement comme il en avait convenu plus tôt, son autre bras se leva pour trouver même position auprès de la taille de la jeune fille de la famille. Ses mains resteraient en place longtemps, il ne le savait mais le sourire qu'il arborait laissait penser qu'a l'instant la question ne lui importait en rien.

Puis enfin la voix se remit a résonner en dehors de sa propre tête pour continuer les conversations qui débutaient et dont son auditoire le régalait depuis qu'il l'avait retrouver.


Le jeune maitre a raison, nous devrions rentrer si vous voulez m'entendre vous narrer cela. Enfin on ne m'enlèvera pas de l'idée que le vivre est bien mieux mais j'admets que certain se passionnent de vivre a travers les actes d'autrui plutôt que les faire. Vu l'impatience du jeune homme, il doit en être donc je vous narrerais mes chevauchées en Auvergne, mon regard parcourant les mont en vallée qu'il me plait a redécouvrir encore et encore, comment m'enfoncer dans les terres boisées me ravit. Peut être même pourrons nous partager nos expériences, vous devez connaitre toutes les routes qui peuvent mener par ici et si en plus nous avons de quoi garder la sécheresse loin de nos gorges nous trouverons mémé sujets plus intéressant a aborder.

Sourire désinvolte sur le faciès Carmodien pour appuyé ses dires et son regard s'arrêta un instant sur la silhouette qui marchait devant lui, reconnaissant a la démarche un quelque chose de familier. Et donc penchant légèrement la tête vers la duchesse il continua sur un ton plus, trop peut être même, familier comme il en avait toujours l'habitude et ne cherchant a dissimuler ses paroles, elles n'eurent de mal a être entendu a toute personne se trouvant près d'eux.

Il est heureux de savoir qu'un mariage ne fait point un pere, les connaissance en biologie et en anatomie sont elle bien enseignées pour en connaitre la vrai raison par chez vous? il sera triste de passer a coté de cette révélation.

Du moins, il faudrait se le demander, Même jeune, votre fille a de quoi attirer l'œil, même des plus aguerris des hommes, et je ne doute point que vous trouverez homme a être son mari un jour, c'est aussi grand rôle d'une mère que de savoir apporter a ses enfants ce qui est le mieux pour eux, n'est ce pas.

Mais en les voyant, je comprend de plus en plus ce qu'il peut y a avoir de si précieux chez eux


Oui il avait bien réussi a retrouver le mot qui lui trottait dans l'esprit et son sourire s'élargir a cette idée. Ces lieux lui plaisait de plus en plus a mesure qu'il en découvrait les habitants.

Faisant un pas en avant, il se décida avancer avec les dames pour rejoindre Semias qui allait vers leur nouvelles destination et surement point la dernière de la journée qui s'annonçait si plaisante en l'instant.
Elegie2 a écrit:
A l'invitation de Semias, Elegie commença à faire quelques pas vers le salon, bien décidée à ne pas se laisser intimider par quelques propos que ce soit. Écarquillant les yeux elle vit avec stupeur le bras de l'homme se poser sur la taille de sa mère avec une familiarité qui dévoilait une peut être intimité qu'elle ne soupçonnait pas. Le Seigneur d'Auzances badinait tout en faisant ce geste et parlait .. de quoi ?? d'un mariage !! Elle lança un oeil couleur des eaux profondes à son frère qui avait lancé le sujet. La jeune fille s'avançait légèrement quand elle sentit le bras de l'invité passer autour de sa taille. La carnation de la jeune Balsac passa d'un blanc laiteux au rouge cramoisi. La politesse voulant qu'elle ne réagisse pas à ce geste d'une manière ostensible, elle accrocha un sourire enjôleur à sa face et se dégagea doucement, cherchant quelque objet à mettre dans les mains de "l'invité". Quelques fleurs glanées le matin et déposées au pied des marches attendant un vain vase lui servirent de prétexte.

Messire, il est de coutume chez nous d'accueillir nos invités avec des fleurs .. s. Bienvenue !

Tendant le bouquet, elle fixait son regard sur lui, évitant de croiser les yeux de sa mère, qui a coup sûr étaient réprobateurs.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:14

Carmody a écrit:
Quelques pas les avait conduit à se rendre toujours plus avant en la demeures des Balsac dont l'accueil commençait de plus en plus à lui paraître celui d'invité de marque bien plus estimée que ce qu'il pensait être. Il lui faudra revenir très souvent pour continuer à jouir de tel accompagnement et même à en connaître de nouveaux qui pourraient se dissimuler plus loin encore. Le Carmo ne doutait plus que cette famille lui réserverait bien des surprises à l'avenir.

Surprises qui d'ailleurs ne se firent point attendre car l'une de ses compagnes se détacha de son étreinte mais prit soin de lui faire part d'une autre des coutumes de la maisonnée: Une remise de fleurs fraîchement cueillies. Le jeune homme était assez peu connaisseur de fleurs, de celles ci en tout cas, mais cela ne l'empêchait point d'avoir commencer à prendre soin de deux spécimens que l'on avait déposé chez lui pour commencer à lui apprendre les vertus des soins aux plantes. En l'instant présent, il ne savait ce qu'il allait faire de ce nouveau cadeau mais ce qui était certain c'est qu'il ne le laisserait point présenté de la sorte sans agir. Amplifiant légèrement la pression de sa main sur la taille de Themis, il saisit le bouquet avec son membre libre et ne manqua de laisser ses doigts s'attarder plus que nécessaire sur la peau douce d'Elegie. Puis ses yeux se plissant accompagnés d'un sourire qu'il voulait être l'homologue de celui que lui offrait la jeune femme, il répondit simplement.


C'est un honneur de recevoir toutes les fleurs que vous et votre mère désirerez m'offrir. Je tacherais d'en prendre soin de la plus belle des manières que je connais, surtout si il est question d'une Fleur particulièrement rare à recevoir.

Mais n'étant pas aussi à son aise qu'il le pensait avec cette flore à la main, il eu un léger sourire et une lueur de malice dans le regard en avisant que la servante qui lui avait servi de guide ne s'était pas éloignée de trop. Détournant un instant le regard de ses hôtesses, il lui fit signe de s'approcher pour lui remettre le bouquet le temps qu'un vase pour les garder fraîches soit trouvé.

Comme à son habitude, il profita de l'instant non seulement pour caresser les mains de la domestique mais aussi pour l'attirer doucement et lui offrir la place délaissée par la jeune Balsac. Reprenant sur un ton mutin sa discussion avec la duchesse, il murmura pour celle ci.


Ainsi nous serons surs qu'elle nous accompagnera et ne perdra point le présent qu'elle détient. Et nous pourrions avoir besoin de ses services plus tard donc sa présence nous sera assurée encore plus, n'est ce pas ?

Et je vous félicite pour le choix de vos gens, si son art domestique se compare à la vision qu’elle offre, je dirais que vous avez trouvé une personne de choix à plusieurs égards. En détenez-vous d'autres dans son genre ou est ce une pièce rare à la mesure de sa patronne?


Se laissant aller à un petit rire, le Carmo continua son avancée, encore mieux entouré puisqu'une nouvelle compagne s'était ajoutée le temps de leur marche. Puis une légère pensée traversa son esprit et le conduit à reprendre la parole.

Mais pour notre affaire, quelles furent les dispositions prises déjà? .... Oh mais je manque de politesses, nous parlerons de cela une fois installés confortablement. Ce grand jour se rapproche et l'excitation me prend de manière assez intense rien que d'y penser et de savoir que peut être les desseins envisagés deviendront réels.

Un léger regard vers les bas lui confirma qu'il n'avait tout de même pas encore commis la plus grande marque d’inconvenance qui pouvait arriver à quelqu'un portant le même habit que lui. Et de nouveau ses yeux se remirent à courir pour ne rien perdre des trois femmes qui l'accompagnaient encore.

[HRP] Voulant faire un RP aussi ouvert que possible et sujet a l’improvisation, j’invite ceux qui le souhaitent à venir prendre part à ce qui se déroule soit par leurs rôles propres si en ont l’occasion soit par des rôles annexes de personnes pouvant se trouver sur les lieux où se passe l’action. Toute participation est la bienvenue et haut les cœurs![/hrp]
--Colomba a écrit:
Colomba finissait de faire les retouches des robes que lui avait demandé sa Douce maîtresse lorsqu'elle aperçue un homme de haute stature entrer dans la cour du château des Balsac. Jean arriva en courrant lui expliquant que le valet qui trainait avec Mathilde dans un petit bosquet du domaine qu'il n'avait pas fini de trousser avait vu un cavalier arriver. Colomba regarda Jean étonnée puis ne chercha pas plus loin que le bout de son nez.

Eh v'là l'homme attendu alors que j'ai pas fini ce travail de fourmi,
pensa t'elle.

La servante soupira puis lâchant toutes les étoffes elle s'empressa de courrir voir sa maîtresse. Elle entra en trombe dans la chambre de la Douce penthièvrique encore essoufflée des maudites marches entre le bas et le premier étage du château.

Ils cherchent à me tuer,
murmura la servante entre ses dents.

M'dame la duchesse, faut vous préparer ! Y'a un valet qu'a dit au Jean qu'il avait vu un cheval au loin !! C'est surement votre invité !

Un sourire aux lèvres, Thémis descendit et Colomba la suivit de près, regardant sans cesse si la robe n'était pas trop échancrée ou décoltée. Le bleu nuit lui allait a ravire. Depuis un moment, la Duchesse aimait cette couleur, certainement depuis le décès de feu son époux.

Tandis que sa maîtresse allait dans le Grand Salon, elle profita pour aller voir qui était l'inconnu.


Plutôt pas mal le nobliaux. Bon je préfère les blonds comme feu mon maître mais enfin, pensa Colomba tout sourire. Elle s'approcha de l'homme puis s'avançant vers elle, Colomba comprit qu'il allait la suivre, elle tourna donc les talons et se dirigea vers le Grand Salon, tout en balancant les hanches tel un métronome comme l'appellait les maîtres de la maison. La chose qui de balancait comme un pendule à l'envers en faisant des petits tic tic tic régulièrement, quand elle remarqua sa maîtresse et se plaça à côté en baissant la tête ne voulant voir son regard désapprobateur.

On peut même plus séduire tranquillement. Je ne disais rien quand le maître m'emmenait compter fleurette, bougonna la servante dans son coin.

L'acceuil semblait digne du Roy, comme chaque invité qui foulait le sol des terres de Mauriac d'ailleurs, mais le noble prit ses aises rapidement alors que les présentations se faisait entre le candide et les enfants de la maison. Il posa allégrement ses mains sur les tailles des maîtresses de maison, mais la jeune Balsac échangea sa croupe pour une fleur arrachée. Dès lors, le nobliaux lui donna les fleurs, l'attrapa par les reins comme jamais aucun homme l'avait fait et la serra contre lui. Après un moment de gêne et de peur d'une future correction de la Douce, elle sourit et profita pour travailler son déhanchement.

Pour sûr que je ne perdrait pas ces fleurs fanées tant que le maintient est aussi vigoureux, pensa Colomba en souriant et regardant face à elle pour ne pas croiser le regard penthièvrique.
Themisladouce a écrit:
Une main sur ses hanches, passe encore...mais sur celles de sa servante !

Themis stoppa le pas et jeta un regard noir au seigneur. Pas un mot mais un regard encore plus sombre à la Colomba qui souriait, émoustillée par cette main noble proche de son postérieur.


Colomba, je crois que la cuisine vous attend. Servez comme mon fils l'a demandé, de l'Hypocras à notre invité. Et....Elle se penche vers la soubrette : Rangez moi ce sourire !

La Douce, qui n'avait jamais aussi mal porté son surnom en cet instant, se reprit et afficha un sourire à l'intention du Carmody.

Mes enfants sont très beaux, vous pouvez le remarquer. Ils sont aussi, très jeunes...Elle avait insisté sur ce dernier mot comme pour faire passer un message.

Qu'il réessaie la même chose sur ma fille et il va prendre cher, pensa t'elle en cet instant avec un sourire qui laissait apparaître ses deux rangées de dents blanches et étincelantes.

Venez donc, le Grand Salon est prêt à vous recevoir, mon cher Homme de Compagnie...Un clin d'oeil amusé.

Petit balancement de hanches, il avait l'air d'apprécier cela, elle reprit la marche direction Grand Salon.
Carmody a écrit:
Doux moment durant quelques pas. Un équilibre presque troublant dans lequel il jouait le centre imparfait. D'un coté servitude, docilité et peur de remontrance, de l'autre vie aisée, grandeur, autorité et richesse. Toute deux renferme une certaine beauté au yeux du jeune homme mais bien peu en connaissent les raisons véritables. Balancement des reins apparemment bien maîtrisé sous ses doigts, le sourire du Carmo ne pouvait qu'être un invité des plus enjoué à cet instant.

Mais cet instant ne dura pas aussi longtemps que le seigneur aurait pu le croire, il eu le droit a une nouvelle surprises Balsamique, ou était ce Penthievresque? Du moins leur avancée fut stoppée par une duchesse au regard noir qui renvoya la servante vers les cuisines sur un ton qui n'appelait a aucune controverse. Bien conscient que la soubrette ne souffrirait de rester ainsi près de lui , a moins qu'il ne décide de l’accompagner à la cuisine, il la libéra doucement de son maintien avec une légère amertume d'être privé d'un ses points d'équilibre et de rester finalement avec un bras vide. Sa main glissant sur l'étoffe elle descendit lentement alors qu'il faisait tapoter ses doigt puis finalement, armé un grand sourire assurément taquin, il donna une petite tape sur le postérieur de Colomba comme pour l'encourager dans la tache qui allait être la sienne.

Puis pour la première fois depuis son arrivée, son sourire devint exclusivement pour Themis à cet instant précis. puis paru comme boire ses parole, non sans affiché un air des plus amusé à les entendre et se rendre compte de ce qu'elles évoquaient en lui ainsi que la vision que la duchesse même évoquait. Il eu un petit rire quand elle l’appela par le petit sobriquet qui était devenu le sien au fil de leurs conversation puis elle reprit le chemin du grand salon, prenant un peu d’avance sur Auzances. Simple hasard, volonté de la duchesse ou dessein du seigneur, cela on ne le saura point mais ce qui était certain fut que ce décalage de pas permit au Carmo d’avoir un point de vue légèrement différent de la duchesse dans les couloirs de Mauriac, inconsciemment, il pencha la tête sur le côté en fixant le mouvement des hanches de la maîtresse de maison, le coin de ses lèvres se retroussant un peu plus. Puis finalement il se repris et se hâta de rejoindre son hôtesse afin de redonner à sa main la place qu’elle avait quitter peu de temps avant et de jouir du balancement d’une autre manière, mais tout autant a son goût.

Finalement en peu de temps entre ses murs, il pouvait penser avoir assister à deux des aspects de la duchesse, une petite part de lui se demanda à quoi pourrait ressemble le dernier des Trois Reflets, et plus grande part quand elle se dit qu’il serait certainement plaisant de pouvoir la voir sous toute ses facettes si cela était un jour possible. Ils n’étaient plus très loin de leur destination a pressent mais le Carmo ne pouvait s’empêcher de reprendre une réflexion qu’avait éveiller Themis par ses mots.


Jeunes certes mais déjà bien en age de connaître ce que certains considèrent comme les aspects les plus plaisants de la vie et surtout à ce qui me semble bien déjà en age de permettre d’offrir des liens nouveaux par leur personne. Et puis il serait bien plus sur de s’assurer que des mains mal avisées ne se posent jamais sur eux. Je ne sais si vous les avez déjà ou compter les enfermer dans un cloître, mais jeunesse s’envole très vite autrement et il faut être certain qu’ils soient instruits dans toute les domaines qu’il leur sera donner de vouloir explorer un jour.

Son regard se fit plus lointain et voilé alors qu’il continuait a parler et que sa main libre commençait a jouer ave les liens de sa robe.

Parfois, nous ne sommes pas toujours préparer a ce qui peut se montrer devant nos yeux, nous menons une telle vie que nous nous laissons aveugler par des illusions qui finissent par se briser brutalement pour nous remettre devant les faits les plus simples. La vie n’est pas toujours tendre, ce n’est pas à vous que je l’apprendrais certainement. Pour voler un papillon a besoin de ne pas rester trop dans son cocon et parcourir le monde grâce a ses propres ailes le rend plus fort et lui permet de trouver la fleur où se poser pour s’abreuver du nectar qu’elle referme. Machinalement sa tête se tourna vers Elegie, bien que ses yeux n’eurent qu’une brève réaction à cette vision lié aux fleurs maintenant dans son esprit puis ses yeux se portèrent de nouveau vers l’avant légèrement orientés pour avoir la duchesse à la périphérie de son champs de vision. Mais il faut aussi le garder dans un environnement où l’on peut lui apporter son aide et que l’on peut contrôler en imperceptiblement si nécessaire.

Un battement de cil et le regard redevint rieur et la voix plus chantante.

Et si vous le permettez, je pourrais même m’acquitter de certains aspects pour former au mieux votre descendance et lui faire connaître ce qui pourrait lui avoir manqué. Sans vouloir vous manquer de respect, je me doute que vous les avez bien fait éduquer et instruire mais il est des apprentissages qu’une mère ne peut donner, bien que j’ai déjà vu en ces lieux personnel qui aurait pu être mandater pour cela ou alors que vous l’eussiez fait par voir même est aussi possible.

Mais je parles, je parles, je dois vous ennuyez avec mes dires qui n’ont point d’intérêts autre que de combler le temps qu’il nous fallait pour parvenir ici.


En effet, voici que le couple précédé et suivi par les enfants Balsac passait les porte du grand salon. Libérant la duchesse de son étreinte, laissant toutefois sa main glisser et caresser l’étoffe de la robe ducale, le Carmo se permit de prendre sur dans un divan qui occupait la salle,. Il verrait bien par la suite qui l’y rejoindrait ou comment la maisonnée Balsac s’organisaient en pareil circonstance. Il ne doutait pas que leur accueil en cette pièce serait a l’égal de ce qu’il avait connu jusqu’ici, d’autant que des rafraîchissements avaient été évoqué précédemment. Un sourire amusé, dénotant le coté joueur de la personne, s’affichait sur le faciès du seigneur alors qu’il lissait et rajustait sa robe maintenant qu’il était assis. Il serai fort déplaisant de ne pas être du plus belle effet en si haute compagnie surtout pour un homme de compagnie.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:14

--Colomba a écrit:
Colomba, je crois que la cuisine vous attend. Servez comme mon fils l'a demandé, de l'Hypocras à notre invité. Et....Elle se penche vers la soubrette : Rangez moi ce sourire !

La voix penthièvrique ne se fit pas attendre et le ton autoritaire n'était pas inattendu non plus. Colomba arrêta de sourire.

Et v'là que c'est moi qui prend. Pour une fois qu'un homme est à Mauriac depuis l'enterrement. C'est encore un cureton celà dit,
maugréa la servante.

Elle s'éloigna de l'emprise de l'homme.

Bien maîtresse, je vais de ce pas préparer le Grand Salon pour accueillir votre invité.

Elle tourna les talons et commença à partir quant elle senti une légère tape sur son arrière train. Colomba sursauta puis rit comme une jeune pucelle et accéléra le pas pour aller dans la cuisine pour éviter une nouvelle réprimande.
Elegie2 a écrit:
la jeune Balsac suivait le curieux cortège quand sa mère mis le hola à l'attitude complaisante de Colomba.

Bien fait ! pensa t elle dans sa jeune tête. Ces servantes se croient tout permis à présent. Et que je te balance des reins par ici et que je te souris de l'autre.. Elle avait entendu parler des "amours" ancillaires mais n'avait jamais assisté à tel spectacle de servante se mettant au même pas que sa maîtresse.

Elegie regarda partir la servante au rire niais et s'attacha aux pas de sa mère et de son invité jusqu'à parvenir jusqu'au grand salon.

Tendant l'oreille aux propos du Seigneur d'Auzances, elle commentait dans sa tête chacune de ses paroles.


Pour voler un papillon a besoin de ne pas rester trop dans son cocon et parcourir le monde grâce a ses propres ailes le rend plus fort et lui permet de trouver la fleur où se poser pour s’abreuver du nectar qu’elle referme. Mais il faut aussi le garder dans un environnement où l’on peut lui apporter son aide et que l’on peut contrôler en imperceptiblement si nécessaire.

un sourire amusé de la jeune fille .. s'il savait .. le pauvre homme .. que je suis incontrôlable comme un jeune cheval echappé comme dit si souvent Mère .. Je suis sûre que si Semias entend ça, il va eclater de rire !

Ne comprenant pas ou esperant ne pas comprendre la suite de la phrase, Elegie regarda l'invité s'asseoir sur un divan, l'air fort à l'aise. Elle attendait que sa mère s'assoit à son tour pour prendre place sur un des larges fauteuils du salon. Les rafraichissements se faisaient attendre, et la jeune fille tournait son regard malicieux vers Semias. Elle attendait la suite avec une grande impatience, mains croisées dans le dos, affichant un doux sourire innocent sur les lèvres.
--Lahire a écrit:
Un regard furtif au coin de la salle, par une porte entrebâillée, pour signifier au maître que la "cuvée spéciale" est prête. Le valet de Montaigut prend le temps d'observer la scène, digne des meilleures pièces burlesques du moment sans doute. Son maître regardait l'invité avec un air partagé entre le dédain et la curiosité. De toute évidence, il en était intrigué autant qu'il avait envie de lui remettre les idées en place.

Puis, comme sorti d'une transe, le jeune Balsac observa dans la direction de Lahire. Une hochement de tête vint répondre à un autre. De toute évidence il fallait préparer la commande pour l'hôte. Le Seigneur d'Auzances en serait sans doute hautement surpris, ce n'était pas tout les jours qu'on sortait cette fameuse "cuvée"...

Un sourire au lèvres, il referma la porte et se pressa vers les cuisines. Colomba venait tout juste de s'y diriger quelques instant auparavant, il ne fallait pas la rater.
Semias a écrit:
Le valet venait de partir en direction des cuisines, il ne fallait pas manquer cette occasion de gratifier ainsi l'invité. Le jeune Balsac avait fait sortir la "cuvée spéciale" rien que pour lui. Assurément il en serait surpris. Les derniers propos du Carmo l'avaient conforté dans ce choix, qui s'avérait à présent comme une évidence pour un invité tel que lui.

Soyez assuré, cher hôte, que mon jeune âge me confère une ouïe dont la force dépasse sans aucun effort celle d'un... d'un homme d'âge plus mûr, disons.

Le jeune Seigneur de Montaigut avait attendu que sa Mère prenne place dans un des moelleux fauteuils du salon, excellents pour les arrières-trains délicats, soit dit en passant, et vint se mettre sur le côté, prenant appui sur le dossier de ce même fauteuil, une main caressant, d'une geste acquis avec une certaine habitude, la longue chevelure à la couleur d'ébène et au toucher satiné de la Duchesse.

Je note l'amabilité avec laquelle vous proposez vos humbles services, croyez bien que nous en sommes tous ici profondément touchés...

Ainsi il croyait pouvoir s'inviter au château avec tant de facilités. D'une part c'était impossible, le jeune Balsac aurait grand mal à pouvoir le supporter régulièrement à Mauriac, mais de plus, "la Douce" avait déjà employé une armée de précepteurs en tout genre pour parfaire l'éducation des jumeaux. Nul doute qu'il faudrait décliner l'invitation avec politesse avant que la Duchesse ne se laisse abuser par quelque jeu de séduction bien rôdé.

... Mais hélas ma soeur et moi avons déjà appris tout ce dont nous avions besoin. Vous verriez, ma soeur brode les tissus avec un talent divin, et pour ma part, je monte depuis déjà quelques temps avec une agilité digne de certains experts en la matière.

Le jeune homme afficha un sourire entendu à l'abri du regard de sa mère. Le Carmody n'aurait aucun mal à comprendre le sous-entendu si la réputation qu'on lui donnait était effective. Ne voulant cependant laisser trop le temps de la réflexion à sa chère mère et à sa chaste jumelle, il poursuivit la discussion qu'ils avaient eue devant l'entrée de la demeure.

En attendant que les rafraîchissements arrivent, racontez-nous donc vos péripéties sur le voyager d'aller. Je me languis véritablement d'entendre récit si... si... si intéressant ! Voilà que l'excitation m'en fait perdre mes mots.

Tu parles d'une excitation. Il va falloir maintenant écouter les barbantes paroles d'un tout aussi ennuyeux voyage. Gageons que le valet se dépêche de faire amener à la Colomba le si précieux rafraîchissement, que l'atmosphère puisse enfin se... détendre !?

--------
[HRP] Si la personne qui joue Colomba peut me contacter par message privé, ça concerne la "cuvée spéciale"...
Les MP aux PNJ ça semble cafouiller à moitié :/
Merci d'avance.[/HRP]
Elegie2 a écrit:
Elegie observe Semias un tant soit peu .. Elle trouve qu'il a de la prestance malgré tout et est joli garçon. Se dit qu'elle va le taquiner si filles tournent autour, juste comme ça, pour le faire bisquer.

je brode ? moi ? je brode ? oui je brode .. et alors ? ça ne veut pss dire que je ne maitrise pas aussi d'autres talents ! et l'équitation je te le rappelle ! ! lui lança t elle dents serrées, sourire dressé, chuchotant suffisamment bas esperant que personne ne l'entende d'autre que son jumeau ..
--Colomba a écrit:
Alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine, Colomba aperçue le valet de Montaigut en train de regarder dans entrebâillement de la porte alors qu'elle entrait dans la cuisine.

Qu'est que tu fais là toi ? Tu sais pas que c'est vilain d'observer ses maîtres ?

A ces mots Colomba remarqua qu'elle même était une fouineuse et une friande de commérages, mais il fallait bien faire la morale à ce laquais qui pouvait lui prendre la place du jour au lendemain.

Il entra à l'intérieur, sans même être honteux.


T'as ce qu'a d'mandé les maîtres ? J'sais pas ce que je dois apporter, la Duchesse m'a dit d'aller en cuisine. Pour sûr qu'elle n'apprécie pas que son invité me flatte la croupe.

Le valet, Lahire de son nom qu'elle avait vaguement écouté sachant qu'il n'avait rien à faire à Mauriac, apporta un seau puis rempli deux verres d'argent et lui expliqua que c'était une « cuvée spéciale » demandé par son maître, le jeune et fringuant Semias. Colomba, curieuse comme à son habitude, alla renifler la douce...

POUARK ! Mais c'est quoi que tu veux leur faire avaler ? Ca pue ! dit elle en se reculant. Puis, se pinçant le nez, elle se rapprocha espérant qu'en plus ca ne pique pas les yeux afin de voir en quoi consistait la fameuse cuvée. De l'eau croupie... Un peu moins verdâtre que celle que l'on trouve dans un étang mal entretenu mais qu'on ne pouvait trouver chez nous.

Ah ca non, la maîtresse faisait tout et dépensait des fortunes pour l'entretien de ces différents châteaux. Elle pourrait forcer sur notre solde à la place,
pensa la servante.

Sur le dessus de l'eau, flottait une sorte de légère pellicule de graisse putride et des relents gâtés. Colomba se senti défaillir.
--Colomba a écrit:
L'air hautain de Lahire fit soupirer Colomba. L'homme avait décidé de ne pas répondre.

Répond pas surtout malautru, marmona t-elle.

La servante fit fit de l'homme puis passa l'étrange "cuvée spéciale" dans un linge afin que le dessus reste dans sur le tissu et que l'eau soit filtrée, le tout au dessus de deux coupes en argent incrusté de pierre rare et précieuse.

Foutu pierre, c'est difficile à laver et en plus j'ai pas réussi à en désincruster une. Ca tiens bien,
pensa Colomba.

Elle essuya le peu d'eau qui avait coulé sur le bord des coupes, puis le moment était venu de servir. Il fallait être convainquante, faire croire que c'était bon, croire au point d'en changer le goût par un sourire.

La servante prit une inspiration et ouvrit la porte menant dans le Grand Salon.

Faut que j'me fasse belle pour séduire l'homme et qu'il boive cet horreur. Pour la patronne, mon comportement devrait suffire à lui faire venir son courroux et qu'elle se désaltère sans faire attention à la chose, réflichissait en silence et tout sourire la porteuse d'eau.

Colomba s'approche de l'homme, se courba pour avoir leur visage face à face puis elle présenta le cru avec un grand sourire et un regard insistant.


"Cuvée Spéciale" choisi par Semias de Balsac, fils de la Duchesse Themis, ma maîtresse.


La servante insistait sur les "s" afin de captiver l'attention du nobliaux sur ses lèvres et non sur la coupe qu'elle déposait près de lui. Elle se releva puis déposa la coupe pour sa maîtresse, la regardant avec crainte puis accélèra le pas pour rejoindre la cuisine.

En entra elle gronda contre Lahire.


J'espère que je n'vais pas avoir d'ennui !
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:15

Carmody a écrit:
[Dans le salon au milieu de rafraîchissantes causerie.]

Et voila que la petite famille se trouvait confortablement installée dans leurs meubles et apparaissait même dans les gestes une force de l'habitude a de telle situation. Le "jeune Mis" se mit à le remercier pour sa proposition d'apporter une pierre à l'édifice de leur enseignement et lui assura qu'ils avaient tout deux reçu toute l'éducation qui leur était nécessaire. un instant le Carmo eu un doute sur cette affirmation en voyant le damoiseau se permettre de tels jugements et surtout répondre à la place de sa mère dans des affaires où l'avis seul de la douce avait intérêt mais n'avait-il pas toujours été lui aussi emprunt d'une telle impétuosité et désir de se mettre en avant, du moins quand il était encore un jeune ingénu prétentieux.

Au vu des remarques de Semias, celui ci se pensait donc a la mesure des hommes plus murs de part ses ridicules expériences de la vie alors qu'il n'avait cessé d'être élevé dans le cocon de soie qu'avaient tissé ses parents autour de lui. Et bien soit accédons au désir du jouvenceau et oublions la retenue qu'avait pu lui valoir son statut de Fils Balsac pour lui offrir le traitement d'un homme fait.


Et bien, messire, vous me voyez ravi d'apprendre que vous avez reçu tous ce dont vous aviez besoin pour être a l'aise en toute circonstance. Un sourire mauvais retroussa un des coins des lèvres du seigneur tandis que dans ses yeux une lueur de malice brillait. Mais au risque de vous décevoir, je ne portais d'intérêt qu'a ce qui concerne la gente féminine de cette maisonnée dans mes propos. Vos penchants ne seront point satisfaits par mes soins, il est donc inutile de me faire remarquer vos dons pour la monte que ce soit de destriers ou de cavalières.... ou bien encore de cavaliers que sais-je de ce qui habite votre esprit. Gageons que ce n'est point par cela que vous accorder valeur et signification a votre existence sinon vous seriez bien plus insignifiant qu'il n'y paraîtrait.

Détournant les yeux pour accorder un regard lourd de sens a la duchesse, le Carmo se contenta remuer simplement la tête de droite a gauche avant de rependre la parole.

Quant à faire un récit de mon voyage a moins que cela intéresse la duchesse et sa fille, je trouve cela hautement sans intérêt puisqu'il suffit de faire soi même le chemin pour le connaître, enfin c'est ce qui viendrait premièrement à l'esprit d'un homme, surtout fin cavalier, et même de nombres de femmes que je connais. Votre intérêt pour les récits que l'on peut vous faire dénote peut être d'une explication plus profonde. Sachez tout de même que j'ai remarqué plaines, collines, futaies, bois et caverne d'Auvergne qu'il me plaira de visiter en d'autre temps. Je vous invite tout trois à en faire de même si cela vous est possible. il est bien plus intéressant de découvrir soi-même que d'entendre un autre nous le narrer.

Et puis je suis venu pour affaire plus importante que de divertir une maisonnée par mes récits. Si c'est ce que vous attendiez, engagez un troubadour ou encore un bouffon si vous ne craignez de finir par voir vos défauts être singer et mis en exergue.



Se sentant à présent pleinement dans son environnent, il savait qu'il ne manquerait de venir dans peu de temps aux moments les plus intéressants de sa visite et des raisons qui lavait conduit ici en ce jour. Âpres son voyage et toutes les paroles qui avaient du être prononcé, il fut plus que reconnaissant envers la servante quand il la vit revenir avec des coupes emplies du breuvage qu'on leur avait promis. une cuvée spéciale choisi par "le jeune Mis" a ce qu'elle lui annonçait. Annonce qui lui paru si sibylline que le regard du seigneur s'attarda quelques secondes sur Colomba jusqu'à ce qu'elle quitte la pièce. Puis machinalement sa main se porta sur la coupe et il commença à la porter vers ses lèvres. Une forte odeur lui prit les narines et stoppa son geste un instant. D'où cela pouvait-il bien venir? une rapide vérification lui appris que c'était de la coupe et son contenu. Fronçant les sourcils, il se demanda comment on pouvait affectionner un breuvage a l'arrivée si remarquable mais il était loin de s'arrêter à ses premières impressions et surtout était devenu fort assoiffé.

Ainsi donc la coupe se posa contre ses lèvres et il laissa le liquide glisser entre celles ci. A peine sentit-il le goût qui commençait à emplir ses papilles qu'une vive réaction se produisit. Recrachant tout de go ce qu'il avait été sur le point d'avaler sans prendre la moindre précaution de ne pas tacher ses hôtes, il jeta sa coupe à travers la pièce et sauta sur ses pieds.


Mais c'est proprement infect cette cuvée spéciale. Faut-il être stupide ou n'avoir aucun goût pour faire servir cela? Je m'attendais à bien mieux de la famille Balsac. Tenir des enfants doit être bien difficile quand ceux ci se croient tout permis. Tout cet accueil ne devait donc être qu'une mascarade, fort peu digne d'une duchesse si vous voulez mon avis. J'ose espérer que vous n'en saviez rien que l'importun qui s'est permit cela verra venir les conséquences de son acte.

Braquant un regard amusé sur les enfants, le Carmo continua à respirer comme si la colère et l'indignation l'habitaient toujours. Puis dans des gestes vifs et malhabiles, il poussa la coupe qui était destinée à la duchesse vers elle, en renversant quelque peu sur le sol dans sa précipitation et éclaboussant par la même de quelques goûtes la robe de la duchesse et la sienne.

Tenez! Buvez l'offrande qui nous est faite par votre "bien élevé" et jugez par vous-même la mesure de que vous devriez faire en tant que mère. Si le reste de l'accueil chez vous est dans cette veine, j'espère que rapidement nous prendrons la route vers Clermont.

N'attendant même pas de voir ce qui arriveraient, Carmo tourna les talons et se rendit vers l'une des fenêtres du salon pour laisser la petite famille régler cela entre eux. Regardant le domaine de Mauriac qui s'offrait à lui, il ne put s'empêcher d'arborer de nouveau un sourire empli de malice alors qu'il attendait de voir comment se dénouerait cette situation et entreprenait de remettre ses atours en place.
Elegie2 a écrit:
(dans le salon, souriante)

Elegie voit enfin entrer la servante avec les verres présentés; Son sourire s'élargit. Un verre offert, un autre .. Quelques phrases echangées , l'homme goûte à la mixture. Il crache ! la phrase qui sort par dessus le crachat est plus qu'insultante vis à vis de sa famille

Mais c'est proprement infect cette cuvée spéciale. Faut-il être stupide ou n'avoir aucun goût pour faire servir cela? Je m'attendais à bien mieux de la famille Balsac. Tenir des enfants doit être bien difficile quand ceux ci se croient tout permis. Tout cet accueil ne devait donc être qu'une mascarade, fort peu digne d'une duchesse si vous voulez mon avis. J'ose espérer que vous n'en saviez rien que l'importun qui s'est permit cela verra venir les conséquences de son acte. ... Tenez! Buvez l'offrande qui nous est faite par votre "bien élevé" et jugez par vous-même la mesure de que vous devriez faire en tant que mère. Si le reste de l'accueil chez vous est dans cette veine, j'espère que rapidement nous prendrons la route vers Clermont.

La jeune fille regardait tour à tour son frère puis sa mère. Lentement elle s'avança vers la coupe de sa mère, et la porta à ses lèvres en serrant les dents. Connaisant bien le contenu du breuvage, elle ne pouvait faire autrement que pour couvrir son frère. Lentement elle porta la coupe à ses lèvres et fit mine de boire une gorgée de l'infect breuvage. Le liquide en sa b ouche avait une odeur putride. Elle s'esaya de l'absorber en toute serenité. Les larmes coulaient le long de ses joues mais elle ne voulait pas faillir. N'est point Balac qui veut. Avalant peniblement la gorgée, elle osa avancer

Ce vin est une merveille mon frère ! Ceux qui ne savent apprecier ne sont que buveurs de petit lait de nos chèvres, n'est ce pas mère ?

La jeune Balsac fixe sa mère prete à sortir griffes non aiguisées mais fort armées, et lui chuchote doucement

Mère .. il vous a insultée .. et insulté vos enfants ! dites quelque chose !

prise de nausées la jeune fille s'enfuit en courant vers les jardins pour decharger son estomac de l'abominable breuvage
--Colomba a écrit:
[rp]Un long silence.[/rp]

Colomba écoutait ce qui se passait, l'oreille posée contre la porte. Après un esclandre de l'invité, un long silence se fit. Qui aurait pu croire qu'il y avait tant de voix et de force dans le corps du séduisant nobliaux. Colomba se retourna vers Lahire qui souriait, fier de la bêtise de son maître.

Tu vois, ça va encore me retomber dessus tes bêtises. J'te jure que si je perds ma place chez le Balsac je vais te faire souffrir.

Colomba bougonna et recolla l'oreille sur la porte.

En plus ca ne fait pas de bruit. J'attends encore un peu mais après je vais devoir vérifier s'ils ne sont pas mort.

Colomba tourna autour du Lahire comme pour se préparer à lui sauter à la gorge.

Qui va payer ma solde si la famille Balsac ? Certaines mauvaises langues diront que c'est tant mieux, ca leur fera des vacances, mais pas moi. La Duchesse a bien voulu que je sois à son service et je lui en suis reconnaissante malgré le fait que son époux ai été plus que prévenant avec moi et que ca ne me plaisait pas.

Colomba s'inquiéta soudainement.

Et les secrets qu'elle m'a confiée, si elle meurt ca sera toujours un secret ? Je pourrais peut être faire fortune avec ca et vivre sans travailler, se demanda t-elle.

Colomba écouta à la porte une nouvelle fois et elle reconnu la voix de la jeune Elegie.


Quoi ! Elle dit qu'c'est bon !

Colomba entrebailla la porte pour mieux voir le visage de la menteuse.

Bon, au moins elle garde la face devant cet homme qui ose faire trembler les murs du château avec sa voix. Etre fier, c'est ça être un Balsac. Etre fier jusqu'au bout et faire bonne figure, quitte à mentir. Le Très Haut jugera les âmes ensuite, mais le pardon sera accordé car je ne doute pas des bienfaits qu'a apporté ma maîtresse et sa famille à l'Auvergne, se rassura la servante.

Colomba continua de regarder la scène.


Mais pourquoi elle ne répond pas à ce malautru la Duchesse !

Colomba était énervée que sa maîtresse ne montre pas sa grandeur et toute l'autorité qu'elle a et a eu lorsqu'elle était Duchesse.
Themisladouce a écrit:
La Duchesse de Mauriac était restée de marbre un moment devant toute cette mascarade. Elle observa les uns et les autres attentivement et sorit enfin, à la surprise générale.
Non seulement voir ses enfants faire les idiots - elle n'était pas dupe - l'amusait beaucoup - et la rassurait sur leur bonheur -, mais en plus le Seigneur ne les laissait pas en reste en théâtralisant le tout....Drôlatique !

Elle regarda les gouttes perler sur sa robe et leva les yeux aux plafond en soupirant. S'adressant à la Colomba, elle dit enfin :



Colomba, préparez moi une autre Robe, je me changerai avant de partir pour Clermont.

Voilà toute la réaction de la Douce...
Se retournant vers Carmody toujours à la fenêtre :


Homme de Compagnie, m'accompagnerez-vous à mes appartements, que je vous fasse visiter les lieux ?

Le Carmo se retourna en entendant la voix de la douce duchesse qui s'adressait à lui et il reprit son air outré alors qu'il les regardait, elle et ses enfants.

- Une visite de vos appartement dites-vous?... Voilà qui me permettra de me changer un peu les idées avant la cérémonie. Vais-je y trouver des secrets? Les devoilerez-vous à mes yeux ebahis?

Sourire en coin du Seigneur fier de sa réplique...

Sans un regard pour ses enfants qui devaient bouillir de jalousie, Themis se leva et tendit une main à Carmody.

Si vous ne faîtes pas le déplacement, vous ne pourrez constater si j'ai certains secrets à vous dévoiler...

S'avancant vers elle, le sourire du Seigneur s'elargit et il prit délicatement la main qui lui etait tendue avant de s'arrêter ax côtés de son hotesse.

- Ah voilà qui a le don d'aiguiser ma curiosité et de me pousser à vouloir encore plus les decouvrir... Ces secrets et leur détentrice. Mais avant celà j'aurais une question qui me brûle les lèvres...

Regardant avec un mépris non dissimulé le jeune homme de la famille, Auzances soupira avant d'accorder son attention a Trois reflets à nouveau.

- Non , en fait j'aurais du m'y attendre. Réaction typique qui ne mérite même pas de commentaire... Je m'attendais juste a mieux mais je constate qu'il n'en est rien.

Légère caresse de ses doigts sur ceux de la maîtresse des lieux et sourire qui s'efface alors.

- Allons donc a ce qui est digne d'intérêt et sûrement moins futile.

Themis tenta de réprimer un sourire, elle savait les enfants attachés à elle, mais elle ne se doutait pas qu'ils puissent être terribles à ce point et qu'ils le seraient avec son homme de Compagnie...

Sémias mon enfant chéri, fais préparer le carosse que nous puissions nous rendre tous à la Capitale.
Dis à Elegie qu'elle se prépare avec soin, une surprise l'y attend.


Elle sourit au seigneur d'Auzances, toute son attention pour lui à présent, frémissant de plaisir à la petite caresse sur sa main.

Je vous guide mon cher...

Elle l'entraine hors de la pièce.


Le Seigneur la suit de près sans laisser ce contact qui les unissait disparaitre devant les meandres des chemins empruntés par son esprit à cet instant. C'était donc ainsi que cela se deroulait en ces lieux et bien soit, il naurait qu'à s'en accomander et profiter de ce climat détendu pour le mener à son idée.

- Je suis votre, ma chere guide. Je ne voudrais point entrer en des endroits où vous ne jugeriez pas ma presence acceptable.

Serrant un peu plus la main de la dame, il régla son pas sur le sien alors qu'ils cheminaient dans les couoloirs de la demeures familiale.

- Vous avez un art certain pour mener a bien et prestement les affaires pressentes icelieu? Celà est déroutant mais efficace!
Pourriez-vous m'apprendre après que vous m'ayez fait acteur ou spectateur des potentiels secrets que vous detenez, a l'abri dans vos apparterements?


Un art pour mener à bien les affaires... Elle sourit. Disons plutôt, mon cher Seigneur, que j'ai toujours su ce que je voulais et que je pense qu'il ne faut pas aller par quatre chemins. Me trouvez-vous entreprenante? *Sans le laisser répondre: Des secrets...Eh bien, je ne peux pas tout vous dire, mais peut-être vous en montrerai-je certains....

Elle le guidait encore dans les couloirs du château.
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:16

--Colomba a écrit:
La patronne se mit à sourire, et Colomba regardait avec intérêt la bouche de celle-ci cherchant à connaître les premiers mots de sa réaction.

Colomba, préparez moi une autre Robe, je me changerai avant de partir pour Clermont.

Tout, elle s'attendait à tout mais pas ca. L'avait elle vu ? Colomba poussa la porte et se présenta.


Bien Maîtresse.


Colomba fit demi-tour et parti en direction de la chambre de la Duchesse afin de préparer une robe. De loin elle entendit qu'il fallait être de circonstance pour Clermont, une robe de riche facture serait du plus bel effet. Elle accéléra le pas dans l'escalier puis s'affaira dans la chambre afin que tout soit prêt pour l'arrivée de sa maîtresse, et de l'invité qui allait selon toute vraissemblance l'accompagner.
--Colomba a écrit:
[Dans la chambre de Themisladouce]

Colomba entra dans la chambre Penthièvrique, sorte de boudoir cossu et richement décoré où trônait un imposant lit pouvant accueillir facilement trois personnes ou le couple ducal et leurs enfants en bas âge.

Elle se dirigea vers une armoire pour y prendre une des plus belle robe de la Duchesse. La robe bleue nuit en velour glissait dans entre les doigts de la servante. Le tissu était doux et maléable, la coupe était très fine et mettait les atouts de sa maîtresse en avant. Themis était l'une de ses femmes dont les regards accrochait l'oeil des hommes, ou de certains mâles éhontés qui osaient poser leur regard grivois sur une femme de ce rang.

Elle posa la robe sur le lit conjugal puis se plaça près de la coiffeuse, attendant sa maîtresse et le loisir de lui coiffer ses cheveux.
Carmody a écrit:
[Dans un dédale, un cerf et un reflet vers leur énigmatique secret]

Marchant a ses coté, le Carmo sentit un sourire empli de malice naître et s’épanouir sur son visage a mesure que les paroles de la duchesses étaient prononcées. Serrant légèrement sa main, il regarda la jeune femme avec des yeux brillants et rieurs et sa seconde main vient rejoindre l’autre, ses doigts caressant leurs homologues Themisiens.

Quand bien même pourrais je le penser, cela ne me gênerait en rien. Au contraire car j’aime ce type de tempérament qui marque une grande volonté, soyez en assurée ou enchantée selon ce qui pourrait en découler. Et je serai ravi, mais non moins curieux de pouvoir un jour savoir plus, d’être le témoin de tout ce qu’il vous plaira de me montrer. Je serais toujours votre homme de compagnie jusqu’au bout, ne vous en déplaise, ma maîtresse.

Ils arrivèrent enfin devant les porte des appartement des la dame alors que le rire su seigneur s’éteignait et sans le moindre arrêt, il entra sans rompre son contact avec l’occupante penchant la tête en s’apercevant que la servante les avait devancer pour préparer le vêtement et attendait encore.

Un regard vers le lit lui montre que déjà la robe avait été choisi, il ne restait donc plus qu’a prendre soin de celle qui allait la porter prochainement. Reprenant son sourire charmeur, il s’adressa a Colomba.


Et bien vous avez bien travailler, je vous félicite pour ce choix. Vous devriez nous laisser à présent, je pense que maintenant je devrais réussir apporter toute l’aide et les services désirés par votre maîtresse.

Le regard que la servante darda sur lui montrait bien tout ce qu’elle pensait d’un nobliaux qui entendait la commander a la place de la duchesse. Sans bouger le moins du monde, la soubrette reporta ses yeux sur la seule qui puisse lui dire que faire. Passablement amusée du jeu qui se déroulait dans la pièce, l’hôtesse lui fit signe d’obtempérer avant de lâcher la main de Carmo et de se rapprocher de sa nouvelle robe ainsi que du lit confortable et accueillant qui la portait.

Colomba lanca un regard d’incompréhension vers sa maîtresse, mais s’exécuta en s’éloignant de la coiffeuse pour rejoindre la porte. Passant a coté du seigneur, elle sourit en le voyant tendre la main et lui caresser légèrement la joue avant de l’accompagner jusqu'à la porte. Carmo fit un clin d’œil a la servante puis se mit a refermer la porte derrière elle en lançant sans la moindre discrétion.


Alors, je vous aide à retirer cette robe tachée et nous….

La fermeture des portes coupa la fin de la phrase et ne permit plus de savoir ce qui se déroula au sein de la chambre ducale malgré les sons étouffés et non-identifiables qui s’en échappaient.

[ Longues au dehors, courtes au dedans, les minutes s’écoulèrent et l’œuvre fut jouer.]

Puis finalement les portes se rouvrirent et laissèrent apparaître un Carmody en train de réajuster le col de sa robe d’évêque et une Themis dans une magnifique robe de velours bleu nuit qu’elle portait comme si elle était la beauté nocturne incarnée et qui remettait en place une mèche de ses cheveux échappée de la coiffure qu’avait réussi à réaliser les mains du seigneur en suivant ses conseils. Tous deux arboraient un air malicieux mêlé à une petite pointe d’amusement. Pressentant son bras a la duchesse , il sourit en la regarde de bas en haut.

Avec tel prélude, nul doute que la cérémonie sera un spectacle à couper le souffle. Et vous este d’une élégance manifeste quelque soit votre parure. Et encore merci pour les secrets que vous m’avez laisser entrevoir et toucher.

Nouveau souvenir teinté de complicité et le duo sortit ,bras entremêlés, de la chambre conjugale pour retourner dans le labyrinthe de couloir de Mauriac et rejoindre la cour avant de prendre la route de Clermont.
Elegie2 a écrit:
Appartements Hélène de Marigny

Elégie etait montée à ses appartements, le visage un peu pâle de l'aventure du breuvage mal digéré. Semias l'avait regardée d'un air narquois et elle avait pincé les lèvres sous son air goguenard.

Elégie ! prépare toi, notre mère nous attend pour partir à Clermont ! Une surprise t'y attend à ce qu'il parait !

Sant attendre la réponse de la jeune fille, il partit en sifflotant un air à la mode.

Rhooo !! Et moi qui n'ai plus rien à me mettre !

Elégie entrouvit largement les portes de sa garde robe pleine à craquer. Passant l'entevue des robes une à une, elle ne savait laquelle choisir. Elle ne voulait pas appeler sa chambrière à l'aide et n'arrivait pas à décider laquelle mettrait le plus son teint en valeur. Son regard s'arrêta sur une d'un bleu couleur du jour. Ravie, elle la passa devant elle en dansant. Tout à coup, la jeune fille poussa un cri horrifié. Un trou béant en faisait pendre la jupe jusqu'au sol.

Ah ! Fichtre de fichtre ! j'avais oublié que je l'avais déchirée en courant dans les bois lors de la dernière reception ici !

Elégie opta finalement pour une robe vert d'eau qui lui allait à merveille. Un léger passage de ses doigts dans ses cheveux rebelles pour les discipliner, un ruban assorti à la robe et le tour etait joué. Elle dévala l'escalier à toute allure pour ne pas manquer le départ du carosse aux armes familiales.
Themisladouce a écrit:
Enfin le départ....Les lecteurs les plus curieux chercheront à savoir à tout prix ce qui s'était finalement passé dans la chambre Ducale, mais la Duchesse aimait ces secrets qui faisaient fantasmer les uns et les autres -et moi aussi :p

Bras dessus, bras dessous, les deux protagonistes descendirent donc le Grand Escalier, vite rattrapés par une Elegie toute excitée, dans une robe superbe. Thmis sourit à sa jeune fille à peine majeure et lui caressa la joue, rajustant une mèche de sa coiffure.


Elegie, pressez vous Sémias et toi pour rejoindre le Carosse. Le Seigneur et moi sommes prêts.
Clermont nous attend, Auvergne et le Chambellan Fabien également.


Un clin d'oeil énigmatique à sa fille, une bise rapide sur sa joue et un geste pour Sémias qui trainait la patte. Se retournant vers Colomba les joues rouges depuis la caresse de Carmody sur sa joue - elle ne s'en remettait visiblement pas encore - elle s'adressa à elle :

Ma chère Colomba, accompagne les enfants au carosse et prends place. Un panier de petits sandwitchs est prévu j'espère, si jamais les enfants ont un petit creu pendant le voyage...

Elle lui sourit, visiblement bien plus guillerette qu'avant son entrée dans sa chambre - suspect diront les curieux :p, reprit le bras de Carmody et tous deux se remirent en chemin vers le carosse.

Mon cher Homme de Compagnie, vous me parliez de secrets...Je suis une femme de secrets, ils sont importants...Il ne faut pas tout dire, on ne le peut....Qu'en pensez vous?

Sourires entendus, clin d'oeil discret.
--Colomba a écrit:
Quand le couple ducal entra, Colomba se redressa pour faire bonne figure. A peine entré l'homme s'avisa de congédier la servante.

Non mais il se prend pour le maître de maison où quoi !

Colomba le regarda hautainement puis l'ignorant.

Il va pas commander non, ce noblinaux de pacotille.

Puis sa maîtresse confirma les propos de l'homme. Elle en resta ébettée. Puis reprenant plus de constance elle ne discuta pas et se dirigea vers la porte. L'homme lui caressa la joue, elle sourit avant de partir.

A peine la porte refermé que des rires se firent entendre. Colomba colla l'oreille sur la porte puis sourit avec espièglerie. Des rumeurs allaient encore s'enfuir de chez les Balsac.




Quelques temps plus tard, les deux soupirants descendèrent, retrouvant la jeune Elegie. Douce, pure, belle, symbole de sa mère.

La Duchesse s'adressa à elle avec un large sourire de satisfaction.


Ma chère Colomba, accompagne les enfants au carosse et prends place. Un panier de petits sandwitchs est prévu j'espère, si jamais les enfants ont un petit creu pendant le voyage...

Colomba acquiesca et s'excecuta.

Bien Maîtresse.


La servante s'engoufra dans la cuisine confectionner les "sang d'Ouich", nom réputé pour son coulis de tomate venant de Lorraine ou le oui était prononcé ouich avec un peu de lard dans deux tranches de pain.

Cela fait, elle mis le tout avec des pommes dans un panier et attendit tout le petit monde près du carosse.
Carmody a écrit:
[Les voies de sa Destinée]

Le grand escalier se fit le lieux du rassemble de la mesnie Balsac. Mais ce fut loin d'être l'entière vision que le Carmo eu de la scène. Alors même que ses doigts jouaient légèrement sur l'avant bras de la duchesse comme animée par une petite brise de fin d'été tandis qu'ils cheminaient tout deux, son regard se retrouva captiver par une apparition a laquelle il ne s'était attendu. Ainsi apprêtée dans cette robe verte qui lui paraissait avoir été cousu dans le seul but de faire resplendir la jeune femme et sur son corps lui même tellement il s'y accordait a la perfection, ce point point ci aurait sans doute pu être vrai, l'on aurait cru qu'elle était l'innocence incarnée, la douceur faite femme a l'image de sa mère et tentation des sens a n'en point douter.

Les yeux du seigneur restèrent fixes et ses doigts cessèrent leur mouvement, s'immobilisant comme si une chape de glaces s'était emparé d'eux en une secondes. Sous sa main l'hôtesse s'échappa en prenant les devant et en allant expliquer a sa famille ce qui allait se dérouler maintenant. Léger soupir s'échappant des lèvres du Carmo puis un sourire amusé orna son visage alors que se remit à voler dans son esprit le souvenir de ce qui s'était déroulé seulement quelques instant auparavant. Nouveau errements puis l'exercice habituel qu'il réalisait toujours quand il était en compagnie de dames qui le lui permettaient de par leur relation et leur rencontre. son imagination eu plus ou moins besoin de faire un travail profond alors que ses yeux se mettait a papillonner entre mère, fille et servante et que le bout de sa langue passa lentement sur ses propres lèvres.

Puis enfin il fut ramener a la réalité, non moins plaisante, par la main de la duchesse qui venait retrouver son bras avant de lui faire reprendre le chemin du carrosse apportant par la même des paroles qui ne pouvaient que continuer à faire monter en lui un certain amusement lié a ce qu'ils avaient partager a tout ce qu'elles pouvait laisser entendre. La regardant avec des yeux pétillants , il répondit.


Je pense moi aussi qu'il faut garder quelques mystères sur soi et sa vie pour ne pas laisser s'échapper l'intérêt que l'on suscite mais aussi pour avoir un coin qui n'appartiendrait qu'a soi-même.... et aussi a la personne qui est vouée a les partager selon l'occasion. J'espère bien que lentement la femme des secret que vous estes, Douce Duchesse , en apprenne quelques un a l'homme mystérieux que je pensais être avant d'apprendre comme je pouvais être ouvert tel un certain livre dans votre bibliothèque.

Sourire malicieux et petit clin d'œil complice . puis dans un élan que les regards posés sur eux ne pu éteindre, il se pencha et découvrit légèrement l'épaule de Themis du tissu tissu de sa robe pour y déposer deux petits baisers avant de recouvrir de nouveau et de reprendre leur marche animée de leur rire et des échanges de mots qui les déclenchaient.

Puis ils furent en vu du carrosse préparé pour eux avec une Colomba qui les attendait panier de collation a la main et mine patiente surement issu de l'expérience sur le visage. S'approchant, le Carmo ne pu s'empêcher de faire une remarque en la regardant.


Voila de quoi se régaler durant le trajet la gourmandise nous emplit.

Petit rire puis il caressa délicatement la main de la duchesse avant de l'aider à monter dans le véhicule, prenant bien note d'où elle s'installait. Se retournant son fameux sourire charmant et malicieux, il tendit la main à Elegie pour l'aider elle aussi a venir prendre place elle aussi. Préférant s'assurer qu'elle ne pourrait trébucher et tomber malencontreusement, il posa ses mains sur les hanches de la jeune fille et les laissa glisser a mesure qu'elle montait, allant même jusqu'à sourire en sentant le mouvement de ses hanches sous ses mains et à se préparer a lui adresse un clin d'œil et une moue faussement dessolée si jamais elle se retournait avec un regard marquant un déplaisir quelconque. Un fois qu'elle se fut installer et qu'il eu croisé le regard d'une Themis qui n'avait pu manquer d'assister a la scène, il fit ce qui lui paraissait le plus naturel du monde et tendis une main vers Colomba alors que l'autre s'ouvrait vers la porte ouverte du carrosse et l'enjoignait à monter elle aussi. Surpris, le seigneur vit apparaitre une sourire enchantée sur sur le visage de la soubrette et des joue qui commencèrent à s'empourprer alors elle avait le droit au même traitement que ses deux maitresses.

Maintenant que les trois dames avait pris leurs place sures le banquettes moelleuses, ce fut au tour du Carmo de mettre le pieds sur le marche pied et de faire la légère ascension pour trouver sa place après avoir refermer la porte derrière lui. Et ce fut certainement plus par une volonté réfléchie que par un accident inopportun qu'il choisi de prend place entre la mère et la fille. Alors même que son dos se mettait a reposer contre le dossier, les doigts de Carmo furent comme attirés par les tissus bleu et vert et il se reposèrent dessus jusqu'à sentir sous eux une douce résistance qui arrêta leur descente.

Ainsi installé, le Carmo laissa son regard errer sur les trois visage qui l'entouraient en leur adressant un sourire et et un clin d'œil espiègle.


Plaisant début de voyages que celui ci. je devrais en faire de tel plus souvent. Ne le pensez vous?
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:17

--Colomba a écrit:
Ah les v'la enfin, c'est pas qu'il fait frais dehors mais il ne fait pas chaud chaud non plus, pensa Colomba.

Le nobliaux arriva tout sourire, ses mains dans le creu des reins des deux penthièvriques femmes. L'homme devait avoir faim vu comme il regardait avec envie le panier que portait Colomba à bout de bras.


Voila de quoi se régaler durant le trajet la gourmandise nous emplit.


L'homme rit, il semblait aimer rire, cela changait de la tristesse de la Maison Balsac depuis le décès du Duc. Il monta les deux jeunes femmes dans le carosse tandis que Colomba s'inquiétait du sort du fils Balsac. L'Ainé avait déjà quitté la maison depuis un bon moment, mais Semias vivait encore de temps en temps à Mauriac bien qu'ayant sa demeure à Montaigut. Lahire se faisait toujours une joie de le lui rappeler.

Colomba n'apercevait toujours pas le jeune fils de la maison et cela l'inquiéta. Elle regarda sa maîtresse dans le carosse en signe de questionnement, mais celle-ci ne semblait pas inquiète. Elle laissa la jeune et pure Elegie monter alors qu'elle aperçu ce saligot de noble lui carresser les hanches et en profiter pour descendre au-dessous des reins. Colomba toisa l'homme puis tourna son regard vers la porte d'entrée de Mauriac, beaucoup plus important que ce noble de bas-étage.

Lahire fit son apparition à la porte et fit signe à la servante de s'approcher. Il lui signifia de loin que le Seigneur de Montaigut en Combraille semblait souffrant et ne viendrait pas avec eux. Colomba haussa les épaules puis revint vers le carosse.

Le "gindé" tendit une main vers Colomba alors qu'il ouvrait la porte du carosse comme pour l'aider à monter. Elle s'empourpra, pris la main de l'homme, posa le panier sur le plancher du carosse et enfin monta les quelques marche avant de s'installer dans celui-ci, en face de sa maîtresse et sa fille.

Le "galant" entra a son tour, l'air satisfait de sa personne et de sa position dans le carosse. Il osa poser ses mains sur les cuisses des deux femmes l'entourant.

Oh le bougre, peloter la Maîtresse je dit pas, mais la fille !, s'offusqua intérieurement la servante.

Plaisant début de voyages que celui ci. je devrais en faire de tel plus souvent. Ne le pensez vous?

Colomba fusilla du regard le pernitieux.

Je te donnerais une rouste moi !, s'énerva toujours intérieurement la domestique, il ne fallait pas faire d'esclandre et rester à sa place.
Elegie2 a écrit:
vers Clermont ..

Elégie monta prestement dans le carrosse à main aidée. Elle pétillait de joie à l'idée de la surprise annoncée par sa mère. Tout le monde semblait joyeux et sa mère étrangement calme et sereine. La jeune fille pencha sa tête à la fenêtre attendant son jumeau mais les mots de Lahire lui firent comprendre qu'il ne serait pas du voyae. Un peu attristée par cette séparation jémélaire, elle s'attachait au départ. Colomba avait pris un panier de victuailles fort rempli, sa mère semblait heureuse et l'invité .. l'invité ! Elégie ouvrit les yeux grands comme des soucoupes de petit déjeuner. Une main s'attardait à sa hanche .. Elle fusilla le sire du regard. La proximité du carrosse etait si étroite qu'il etait impossible de se dérober. Trouvant la parade, elle alla s'asseoir en face de l'homme aux côtés de la servante et chantonna un air à la mode

Ah! vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment,

Depuis que j'ai vu Sylvandre
Me regarder d'un air tendre,

Mon cœur dit à chaque instant,
Peut-on vivre sans amant ?

L'autre jour dans un bosquet,
De fleurs il fit un bouquet,
Il en para ma houlette
Me disant : « Belle blondette,
Flore est moins belle que toi,
L'Amour moins tendre que moi. »

« Étant faite pour charmer,
Il faut plaire, il faut aimer ;
C'est au printemps de son âge,
Qu'il est dit que l'on s'engage.
Si vous tardez plus longtemps,
On regrette ces moments. »

Je rougis, et par malheur,
Un soupir trahit mon cœur.
Le cruel avec adresse,
Profita de ma faiblesse
Hélas ! Maman un faux pas
Me fît tomber dans ses bras.

Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien
L'Amour voulant ma défaite,
Écarta chien et houlette.
Ah ! qu'on goûte de douceur
Quand l'amour prend soin du cœur

Ah ! Vous dirais je maman
Ce qui cause mon tourment
Papa veut que je raisonne
Comme une grande personne
Moi je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison...
--Colomba a écrit:
Tout le petit monde était enfin partis en route vers Clermont. La jeune Balsac avait rejoint la servante avant le premier pas des équidés. La gaité de la jeune fille et sa chanson donnait à l'odalisque une envie de danser comme elle le faisait en s'imaginant dans les robe de sa bourgeoise. Elle se laissa emporté dans ses rêves, se balançant de droite à gauche, suivant le mouvement de la calèche feignant ainsi le fait qu'elle tenter de danser. Elle commença a chantonner intérieurement.

C'est moi la servante du châtieau
J'remplis les vases et j'vides les sieaux
J'manie l'balai et puis l'torchon
J'fais la pâtée pour les cochons
Et puis la soupe pour les patrons
J'ai pas deux pieds dans l'même sabot
J'ai d'la vaillance plus qui n'en faut
Ici qui c'est qui fait l'boulot ... c'est mouais.
La baronne c'est une mijaurée
Qui est pas capable de surveiller
C'est moi qui dirige la maison
J'compte les bouteilles et les chapons
Et puis les liquettes du baron
Faut avoir, comme dit Monsieur le Maire,
Un oeil au bal, l'autre au cimetière
Qui c'est qui sue même en hiver ... c'est mouais.

Faudrait pas croire qu'j'sois un laideron
Les gars me courent au cotillon
Si n'gardent point leurs mains dans leurs poches
Moi j'te leur refile une taloche
Même le baron quand il s'approche
Je le chasse à grands coups d'plumeau
J'ai d'la vertue plus qui n'en faut
Qui s'ra la rosière du hameau ... c'est mouais.

Quand Mademoiselle dans l'potager
Fait la causette à son fiancé
Aussitôt je quitte mon torchon
Pour surveiller un peu c'qui font
Je sais qu'il a de bonnes façons
Mais comme disait Monsieur not' curé
Chauffe un marron ça l'fait péter
Qui c'est qu'y'a d'la moralité ... c'est mouais.

Aux noces j'ai dit à mademoiselle
Fleur d'oranger craint pas la grèle
L'évêque est v'nu bénir la fête
Mais comme l'bedeau était pompette
C'est moi qui a porté les burettes
L'soir quand les époux se sont retirés
J'avais d'la peine à les quitter
Qui c'est t'y qui les a bordé ... c'est mouais.

Pour m'consoler j'ai été trinquer
Avec Nicolas l'riche meunier
On a dansé sous les lampions
Le v'là qui tripote mon jupon
Pour voir si c'est pas du coton
Moi je l'laisse faire, j'pense au moulin
C'est quand y gèle qu'on cueille les coings
Qui qu'aura l'homme, qui qu'aura l'grain ... c'est moué.

J'serais pas rosière mais j'serais patronne
Et je me mettrais un chapeau
Pour faire visite à la baronne
Changement d'herbage réjouit les veaux
Qui s'ra l'invitée du chateau ...
C'est moué !
Carmody a écrit:
[ Les voix impensables.]

Sous un regard telle une tempête prête a se déchaîner sur lui, le seigneur vit que la balance des plaisirs qu’il s’était octroyé connaissait un déséquilibre manifeste. D’un coté, les doigts ducaux se refermèrent sur son poignet, d’abord ce fut une étreinte forte et presque douloureuse pression comme un avertissement puis suite au second déséquilibre, les doigt se firent plus détendus et devinrent telle une caresse de douceur et un réconfort. De l’autre conté le s’aperçut que l’autre plateau venait à se défiler sous son contact et ne laissant plus qu’un vide froid pour venir prendre place face a lui et entonner un chant.

Emportés par la mélopée, les doigt du Carmo se mirent a battre le rythme doucement sur le tissu, puis il se lancèrent dans de petit pas danse sur le plis de la robe themisienne. Mouvement qui les menèrent à se déplacer et remonter sur les cuisses de couverte de la duchesse comment il était en train d’effectuer une marche sur la mer de tissu. Les yeux du seigneur restèrent fixés sur la jeune femme alors que sa voix s’élevait et sa tête se mit a se balancer au rythme des chaos de la route pendant tout le temps de la mélodie.

Cependant le Carmo ne comprenait pas totalement le sens des paroles de la chanson, il reste un instant silencieux, ses yeux parcourant de nouveau le visage des trois dames pressentes. Puis une chanson familier et appréciée naquit dans l’esprit d’Auzances, Sachant qu’ils se rapprochait toujours de leur destination, , il se dit qu’il serait bon de faire partager son plaisir a celles qui voyageaient avec lui. Ainsi donc ce fut l’œil malicieux et la voix enjoué, il se mis lui aussi a jouer de sa voix.


Jeanneton prend sa faucille
Lalirette,lalirette
Jeanneton prend sa faucille
Pour aller couper les joncs

En chemin elle rencontre
Lalirette,lalirette
En chemin elle rencontre
Quatre jeunes et beaux garçons

Le premier un peu timide
Lalirette,lalirette
Le premier un peu timide
L'embrassa sur le menton

Le deuxième, un peu moins sage
Lalirette,lalirette
Le deuxième, un peu moins sage
L'allongea sur le gazon

Le troisième encore moins sage
Lalirette,lalirette
Le troisième encore moins sage
Lui releva son blanc jupon

Ce que fit le quatrième
Lalirette,lalirette
Ce que fit le quatrième
N'est pas dit dans la chanson

Si vous le saviez, Madame
Lalirette,lalirette
Si vous le saviez, Madame
Vous iriez couper les joncs

La morale de cette histoire
C'est qu'sur 4, y a 3 couillons

La morale de cette morale
C'est qu'les hommes sont des cochons

La morale de cette morale
C'est qu'les femmes aiment les cochons



Finissant les dernières notes de sa chanson, le Carmo regarda les trois dames, ses yeux se faisant plus insistants sur la duchesse et la jeune Balsac puis il se mit a rire alors que le carrosse aux armes mêlées de Combrailles et Mauriac passait les porte de Clermont et commençait à remonter la grand rue pour les mener a leur destination finale.

Nous voici arrivés, mesdames. Mais nous pourrions poursuivre nos récital plus tard si le cœur vous en dis.

Le véhicule s’arrêtant enfin, le Carmo en ouvrit la portière puis un fois descendu, il tendit la main pour aider les dames a descendre a leur tour. Déjà une petite foules les regardait et le seigneur les saluait de petits signes de la tête. Il ne doutait pas que nombre de gens allait être pressent, c’était un avènement de grand ampleur qui allait avoir lieu et tous étaient invité si ils le désiraient. Devant les folies que pouvait concevoir l’esprit Carmodien, il se demanda un instant si la salle pouvait vraiment être assez grande pour contenir toutes celle que sa présence pouvait attirer.
Naluria a écrit:
Faite place, Faite place, s'était écrié un page pendant tout la matinée.

Auvergne ne le supportait plus et pire, ne comprenait pas toutes ces jérémiades. Entre les cris tendant à attirer le monde et la mise en scène qui semblait se préparer, elle n'y comprenait plus rien.


Mais que faite vous ? Je ne puis me concentrer vous savez ?, s'exprima le héraut.

M'dame le héraut, le Seigneur d'Auzances nous a payé pour attirer l'assistance et décorer la Grande Halle.




L'homme coupa court à la conversation et courra vers la dite Grande Halle pour donner ses ordres aux ouvriers.

Faite venir les troubadours, étendez les oriflammes, il faut que tout soit prêt avant l'heure de l'Office. Ca va sonnailler là-dedans et on entendra plus les serments.



Auvergne en resta coi. Auzances avait financé des hommes pour sa venue sans en parler au héraut local. Cela ne l'étonnait guère cela dit. Pour avoir vu sa prestance aux Chasses Royales ainsi qu'aux joutes, nul doute que tout devait être parfait pour Lui, mais tout de même, sans passer par le héraut. Il allait concurrencer le Sublime si ça continuait ainsi. Elle regarda donc les oriflammes se faire accrocher aux poutres de la Grande Halle. Tout à coup, le jeune page tout frêle la fit sursauter lorsqu'il se hâta vers elle, lui tendant les bras. De suite la héraut fit une tête de refus et déclina toute étreinte de sa part en faisant un signe de la tête. Arrivant à sa hauteur, elle eu la surprise qu'il l'ignora totalement pour se mettre à crier derrière elle. Aurait il prit des cours avec Beths ?

AAAAAAAAAHHHHHHHHH, Messire le Seigneur d'Auzances, mais la bienvenue à vous, la bienvenue à vous et à vos Dames.


Auvergne se retourna et observa que le page faisait moult courbettes sans oublier de tendre la main comme pour recevoir une nouvelle récompense pour son travail accomplit. Elle fronça les sourcils en voyant cette vénalité masculine.

Elle se tritura les mains, pas du tout prête pour l'allégeance qu'elle n'attendait plus puis attrapa un autre page qui s'affairait pour lui demander d'aller chercher son écritoire qui était dans son bureau. Le page s'exécuta tandis que le tapageur reprenait son activité.


Nobles gens, Douces Dames, badauds ou enfants de la rue, venez, venez. Le Seigneur d'Auzances, dans sa grande bonté vous invite à son allégeance, qu'il prêtera à Sa Douce, Suzeraine bien aimé de notre Duché, la Duchesse Themis de Penthièvre.

Qu'est ce qu'il ne fallait pas entendre. Auvergne leva les yeux au ciel en entendant l'homme qui comme un charlatan tentait de vendre une allégeance qui serait somme toute comme les autres. Elle en profita pour se rapprocher des nouveaux arrivant, véritables acteurs de la future allégeance. Elle fit une révérence puis sourit.

Bonjour Votre Grâce, Seigneur d'Auzances, jeune Elegie. Pardonnez tout ce chahut, j'ignorais qu'un bellâtre viendrait ameuter tout le BA en un seul lieu juste pour vous. Si la discrétion vous sied mieux nous pouvons aller ailleurs, bien qu'apparemment notre volonté ne soit pas prise en compte.

Elle regarda de nouveau la Grande Halle en habit de fête, les gens s'amasser puis un son commença a résonner. Les troubadours se mirent à chanter.

Sur ces douces voix, je vous propose de vous avancer, ainsi nous pourrons commencer.

Auvergne ouvrit la marche, découvrant peu à peu la Grande Halle et remarqua un petit coussin de velours rouge au centre de l'estrade, se situant elle-même au centre du marché couvert. Un petit escalier permettait l'accès à ce piédestal qui assurément ne pouvait que plaire au Seigneur d'Auzances, Charles Martial de Tartasse.

Elle monta les trois petites marche puis se plaça dans un des coins de l'estrade attendant la suite ducale.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:18

Rosie_posie a écrit:
Rosie Posie était arrivée en même temps que le reste de la foule que le page avait ameutée, se faisant un devoir d’être au premier rang, quitte de jouer des coudes. C’était l’allégeance de son grand frère chéri et elle exultait. Enfin sa première cérémonie officielle après tant d’années passées enfermée chez les nonnes et en plus dans une cérémonie qui mettait un Tartasse en avant, tout était réuni pour que le renardeau soit au comble de l’impatience.

A chaque nouvelle arrivée, elle tournait la tête affichant un large sourire qui se transformait rapidement en grimace quand elle voyait qu’il ne s’agissait pas de Carmody, ce qui ne manquait pas d’amuser les personnes déjà présentes particulièrement un page qui faisait beaucoup de bruits et qui semblait agacer Auvergne.

Rose attendait et attendait encore et Dieu sait que la patience n’était pas son fort. Elle tortillait ses doigts ou triturait sa robe quand elle ne tiraillait pas sur le bustier. Ca aussi c’était un inconvénient de l’attente, elle avait toute l’occasion de se sentir serrée, coincée dans cette tenue de fête. Pour sûr, ce n’était pas dans cette robe qu’elle pourrait courir ou chevaucher ou faire toutes les autres activités auxquelles elle avait l’habitude de s’adonner. A chaque respiration, elle avait l’impression que la robe allait éclater, tellement elle se sentait étouffer.

Enfin le frère tant attendu arriva dans la grande halle, accompagné de deux femmes, l’une d’elle devait être sa futur suzeraine et elle était facilement reconnaissable, la seconde jeune femme, jouvencelle, paraissait encore plus jeune que la pestote ce qui n’était pas le cas de la première. Dès qu’elle aperçut le roux tartassien, elle afficha à nouveau son large sourire angélique et leva sa main pour le saluer :


Eh Carmo, je suis ici

Réplique emplie de fraîcheur et de vivacité qui eut au moins le mérite de faire rire son frère ce qui ne fut pas le cas de tout le monde. Toutes les paires d’yeux présentes ce jour-là sur la grande place de Clermont se tournèrent vers elle. Elle n’en perdit néanmoins pas le sourire ne les remarquant même pas, bien trop fier du tit démon.
Elle regarda enfin les héros du jour suivre la héraut du Bourbonnais-Auvergne jusqu’au centre, attendant encore plus impatiemment la suite de la cérémonie.
Elegie2 a écrit:
Elegie avait pris main tartassienne pour descendre du carrosse. Une légère pression des doigts carmodiens sur les siens lui fit froncer les sourcils. Chaque manoeuvre du Seigneur d'Auzances lui faisait monter le rouge aux joues.

Bonjour Votre Grâce, Seigneur d'Auzances, jeune Elegie

Elégie offrit son plus joli sourire à Auvergne.

Dame .. bonjour. Quel jolie cérémonie avez vous préparée ! Je vous félicite !

Suivant le pas de sa mère et de son allegeant, la jeune fille alla se placer au bas de l'estrade préparée pour l'occasion, et attendit le début de la cérémonie.
Themisladouce a écrit:
A Clermont.


Un voyage somme toute agréable, accompagné musicalement par des chants. Préoccupée, la Duchesse ne fit pas trop attention à ce qu'il se passait, ou plutôt se tramait, à l'intérieur du carosse... Peut-être valait-il mieux pour elle après tout...

Enfin arrivés à Clermont, Themis ne fut pas mécontente de quitter le carosse. L'accueil, des plus chaleureux, donna le sourire de suite à la Duchesse. C'est avec le même sourire sincère qu'elle salua le Héraut du Duché.


Chère Auvergne, je ne peux que vous remercier pour cet accueil et ces préparatifs grandioses. Merci infiniment.

Pour la première fois et de façon complètement instinctive, Themis prit la main d'Auvergne dans la sienne, la serra un instant et inclina la tête avant de se retourner vers sa famille, son homme de compagnie et les invita à la rejoindre en suivant Auvergne. Ue jeune fille, à peine plus âgée que les jumeaux, se tenait non loin de Carmody. Une vague ressemblance, une soeur pensa Themis. Elle lui adressa un sourire radieux.

Un beau jour pour une triple allégeance, c'est cette pauvre Auvergne qui allait avoir du travail aujourd'hui.


Auvergne, Messire Fabien ne devrait plus tarder, ensuite nous serons au complet et vous pourrez commencer à votre guise.
Fabien74 a écrit:
Une missive avait été reçue à Aurillac. Fabien revenait de la Chancellerie, chevauchant Astir et galopant à toute vitesse, pressé de revoir son épouse Noeline, qui devait sans doute jardiner, quand, aux abords de la propriété, il vit Francine, la bonne de l'église, qui accourait vers lui, en se tortillant le derrière, avec une missive cachetée dans la main, qu'elle brandissait aussi haut que ses petits bras le lui permettaient.

M'ssire Fabien! M'ssire Fabien!
Une missive d'la Dud, d'la Duchch, d'la Duchesse Themis!


Etonné, Fabien s'arrêta à la hauteur de la bonne femme, il prit la missive qu'elle lui présentait.

Merci ma bonne Francine, j'apprécie votre hardiesse à m'apporter ce courrier, nul doute que le Très-Haut vous remerciera!

Avant de décacheter la lettre et de la lire, il lui dit:

Et bien Francine, avez vous balayé l'Eglise?
Il faut que tout soit parfait pour la messe demain!


Il sourit puis regarda la bougresse s'eloigner en bougonnant.
Toujours juché sur son fidèle Astir, Fabien ouvrit la missive et la parcourut rapidement.


...Clermont...la halle...rapidement...important...

Il talonna son cheval pour regagner au plus vite le 91.5 de la rue de la Traverse, pour rejoindre Noeline. Il mit Astir à paître dans la pâture attenante à la grange et scella Ciboulette, la jument de Noeline. Puis il entra en trombe dans le hall d'entrée.

Noeline! Noeline! Où es-tu?

Il parcourait les pièces une à une, cherchant l'objet de son amour. Comme il s'y attendait, il la trouva dans le petit jardin, occupée à faire pousser ses simples. Le jardinage était sa passion. Il lui dit:

Mon amour, nous devons nous rendre au plus vite à Clermont, tu n'es pas obligée de m'accompagner mais cela me ferait plaisir. Si tu y consens...

Un sourire et il sut que sa réponse était positive.
Devant la grande armoire typiquement auvergnate, il dit:


Essayons de trouver toilettes propres et bien arrangées, nous allons au devant de la famille Balsac.

Il sourit à sa bien-aimée, sachant pertinamment ce qu'elle pensait de ces "mondanités".
Une fois apprêtés, il confièrent la maisonnée à Francine, qui plumait un canard dans la cuisine. En sortant ils humèrent l'odeur de la brioche pour la messe du lendemain, qui s'échappait par la fenêtre ouverte.


J'ai sellé Ciboulette en arrivant, attend moi si tu veux, je vais chercher Astir, il paît dans la pâture.

Il revînt quelques minutes plus tard avec un cheval reposé et sellé.
Ils galopèrent de longues heures jusqu'à arriver aux portes de la capitale auvergnate. Il prirent chambre dans une auberge et confièrent leurs montures à un palefrenier à qui ils donnèrent quelques écus. Ils se défirent de la poussière du chemin et se rendirent sur le lieu du rendez-vous, sous la grande halle de Clermont. Elle avit été décorée aux armes des maisons de Balsac et d'Auzances. Fabien trouvait tout ceci un peu exagéré, il sourit.
Le couple se présenta devant les Balsac, la Duchesse Themis et sa fille la jeune Elégie.


Bien le bonjour votre grâce, clin d'oeil, c'est un honneur pour nous de nous trouver ici en votre compagnie!

Puis il se tourna vers la jeune fille:

Bonjour Elégie! Comment allez vous depuis notre dernière rencontre?

Puis il rajouta, en désignant sa mie:

Il me semble que vous ne connaissez pas mon épouse, Noeline.

Il rit en voyant sa femme un peu gênée.
Puis à Naluria:


Naluria! Quel plaisir de vous revoir, il est vrai qu'on ne vous a encore point croisé au Banquet en l'honneur de Sa Majesté!

Il sourit.Puis considérant l'homme qui observait les décorations avec un large sourire, lui dit:

Et vous devez être le Seigneur d'Auzances?
Enchanté de faire votre connaissance Messire, Fabien de la Fléchère, et voici mon épouse Noeline.


Il sourit.
Carmody a écrit:
[Jour de liesse et de rire.]

A peine avait il mis le pied que sol que tout le travail de décoration et de rassemblement effectué par les hommes qu'il avait employé lui apparu. Jamais encore il avait vu la grande halle de Clermont de la sorte. Il lui faudrait aller féliciter une fois qu'il aurait terminer ce dont il était venu s'acquitter. Voir ses couleur qui trônaient entre celle des Balsac fit naitre sur son visage un franc sourire. C'était comme l'image d'être entouré par les bras de cette famille s'imposait a lui par le simple regard des bannière qui volaient au vent. Voila bien une image de l'esprit qui paraissait plus que charmante a voir se réaliser et petite idée germa dans l'esprit du seigneur. Pourrait il la réaliser et ainsi pousser plus encore le décorum? çà il ne le savait encore.

Comme pour le ramener a la réalité, une main se glissa dans la sienne et la serra doucement tandis que du carrosse la douce duchesse faisait une sorti qui ne manquait d'attirer les regards. l'aidant a descendre, il s'assura que rien ne venait gêner les déplacements de sa compagne puis dans un mouvement qui semblait étudié, il pris place de l'autre coté de la portière et présenta son autre main au moment où la jeune Elegie descendait. Et voici!! il avait réaliser de manière fort artistique une similitude avec les bannières. Appuyant doucement la pression de ses doigts sur les mains Balsacienne, ils se mirent tout trois a avancer dans la foule pour aller retrouver une Auvergne apparemment impatiente si ce n'était exaspérée par les cris du rabatteur qu'il avait payé.

Et quelle surprise agréable que d'entendre une voix familière qui se faisait entendre par dessus la cohue de la halle. Yeux vagabonds pour en trouver la source et il ne put retenir un rire sonore en voyant que même pas elle ne réalisait la presence de tout les regards qui s'étaient tournés vers elle. Ah il n'y avait aucun doute que sa sœur avait hérité du caractère si particulier des Tartasse.


N'est elle pas exquise? un vrai bouton de rose qui s'ouvre sur un renard.

La dernière ligne droite avant le grand spectacle. Ses faisant plus souples ses doigts caressèrent ceux de la jeune Elegie quand sa main se détacha pour qu'elle reste au bas de l'estrade puis accompagné de de Themis, il vient prendre prendre place devant Auvergne. Puis d'un voix où pointait l'amusement.

Auvergne, cette place est magnifique. celui qui organisé tout ca l'as fait avec brio, je ne m'attendais vraiment pas a tout cela pour moi. heureusement que d'autre en profite, je pourrait prendre la grosse tete de voir tout ce monde réuni pour ma personne.

Nouveau sourire malicieux qui orna ses lèvres. puis ce fut l'arrivée d'un couple qu'il ne connaissait point encore, mais cela n'allait tarder de changer. Il suivit l'échange entre l'homme et les Balsac puis Auvergne. Rapidement ses yeux s'était mirent a dériver de cette homme qui ne pouvait a l'instar des autres réussir a focaliser son attention plus de quelques secondes et il se posèrent tout naturellement sur les courbes des femmes a ses cotés, les yeux brillant et un coin de ses lèvres se relevant en un rictus appréciateur. Puis alors qu'on l'appelait par son titre, il se rendit compte qu'on s'adressait a lui et il remontât lentement yeux vers son interlocuteur. Ses paupières clignèrent alors qu'il remettait dans l'ordre les mots qui lui étaient destinés.

Moi de même messire, c'est une réel plaisir de rencontrer votre épouse en ce jour si particulier.... et vous même aussi , cela va de soi.

Alors même qu'il prononçait ses mots, ses doigt se mirent a jouer sur la mains qu'il tenait encore et son regard se fit plus lointain.

Un jour qui nous mettra tous en émoi qui restera dans nos mémoires par ce qu'il recèle, j'en suis persuadé.

Ainsi donc tous les acteur a l'honneur en ce jour sont présent. Comment se déroulera la suite? Tirons nous au sort la première a qui mes lèvres seront offertes?


Nouveau rire puis il il regarde la duchesse.

Votre plaisir, maitresse. nous sommes sommes vôtres. Nous pouvons débuter quand bon le semblera a sa Grasce et à Auvergne.
Fabien74 a écrit:
Il voyait clair dans le jeu du suivant de la Duchesse. Si cela l'amusait...
Fabien serra la main de sa bien-aimée et lui adressa un de ces sourires dont il avait le secret. Ils pouvaient commencer.
Tous étaient suspendus aux lèvres d'Auvergne et de la Duchesse.
Elegie2 a écrit:
au bas de l'estrade

Elegie s'etait arrêtée ainsi que le protocole l'exigeait. Elle aperçut Fabien et le salua souriante. Son épouse était fort belle et la jeune fille l'en félicita.

Dame .. je ne doute pas que tel homme soit épris de vous à voir votre beauté! Et sans doute egalement votre esprit à ce que je sais . .

Elegie sourit doucement à rire franc. Puis s'attachant à spectacle carmodien, attendit l'allegeance. Elle n'etait pas là pour cela. Elle patienterait jusqu'à ce que sa mère lui fasse signe.
Noeline a écrit:
Aurillac 91.5 Rue de la Traverse

Elle profitait de cette belle journée ensoleillée pour faire les recoltes d'automne. Fabien tel un ouragan apparu, l'entrainant vers la maison.

Mon amour, nous devons nous rendre au plus vite à Clermont, tu n'es pas obligée de m'accompagner mais cela me ferait plaisir. Si tu y consens...

Une telle exitation ne devait que promettre un évenement important, elle n'attendit pas de savoir de quoi il retournait pour accepter son offre.

Nous allons au devant de la famille Balsac.


Elle s'arrêta net, la fam.... oh mon dieu ...la seule chose qui lui vint à cet instant précis fut sa toilette .... une robe ... vite, faut que je trouve une robe .... c'était futile et délicieux finalement.
Elle arrangea ses cheveux comme elle savait, mélés de quelques perles et libres dans son dos.

A Clermont

Elle n'était pas très à l'aise en arrivant peu habituée à ces mondanités contrairement à Fabien qui lui rayonnait visiblement.
Ils arrivèrent devant la Duchesse Thémis.

Votre Grâce, c'est un honneur de vous rencontrer enfin.

Elle s'inclina respectueusement puis se tourna vers une toute jeune fille qui la complimenta, Fabien la présenta, Elegie ...bien sûr, elle lui sourit.

Je vous remercie Elegie, j'avais déjà le plaisir de connaitre votre frère Semias, c'est un grand jour pour moi maintenant de vous rencontrer votre mère et vous.

Elle salua ensuite Naluria et l'homme qui se trouvait près d'eux, le Seigneur d'Auzances.

Ravie de vous connaitre Messire.

Elle sentit la main de Fabien se refermer sur la sienne. Son coeur battait à tout rompre, elle respira profondement, tout allait très bien.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:18

Sunburn71 a écrit:
Invitation lui avait été remise pour assister , enfin , à l'allégeance de Carmody .
Elle était impatiente d'y aller et ne croyait , d'ailleurs , plus devoir s'y rendre , tellement le temps lui avait paru long .
Elle espérait ne point être trop en retard , le retard étant quelque chose d'inné chez elle et ce , pour toute chose ... en y réfléchissant , seules celles concernant son époux et sa fille dérogeaient à la règle .
Elle s'était rendue à Clermont à cheval , le confiant à un palefrenier dès les portes de la capitale dépassées .
C'est alors que cherchant du regard ou pouvait bien avoir lieu la cérémonie , elle entendit un page clamait celle-ci .
La discrétion n'était pas de mise assurément .
Un fin sourire étira ses lèvres et elle s'y dirigea d'un pas vif , fendant habilement la foule .
Sa cape noire recouvrait sa tenue d'un rouge sombre , ses cheveux étaient comme habituellement , libre de toute attache .
Elle écarquilla les yeux en découvrant les bannières représentant les blasons , songeant qu'il devait s'agir de l'oeuvre de Carmody .
Se retient de rire puis s'avança vers l'estrade , montant les quelques marches .
Elle alla tout d'abord saluer Auvergne qui se tenait en retrait .


Bonjour ma chère Auvergne , je suis ravie de te revoir .

Puis se dirigea vers le groupe que les personnes présentes avait formé .
S'inclina devant sa Grâce Thémis avant de dire :


Votre Grâce , bonjour , celà laisse augurer une cérémonie des plus exceptionnelles auquelle je suis ravie d'assister .

Bonjour mon cher Carmody , comment vous portez-vous ?

Messire , Mesdames , bonjour à vous .
Naluria a écrit:
Auvergne était, malgré son calme apparent, toute chamboulé par l'intention que la Duchesse avait émis envers elle. Elle avait sourit lorsqu'elle l'avait remerciée pour l'accueil et les préparatifs, mais c'était celui dont elle tenait la main qu'il fallait remercier. Elle n'avait fait... que subir le page. De même, elle avait acquiescé par un hochement de tête lorsque l'attente de Fabien, qui fut relativement courte, lui fut annoncée.

Une fois sur l'estrade, ce fut le tour du Seigneur d'Auzances de remercier le héraut après un rire d'icelui lorsque sa soeur Rose l'interpella dans une innocence telle qu'elle ne remarqua pas qu'on l'observait. Elle sourit.


Vous remercierez le page en bas des marches. Il a tout préparé selon vos ordres, selon ses dires.

Puis Fabien apparu avec sa jeune mariée, toujours aussi radieuse que le jour du mariage. Apparemment, le mariage faisait rajeunir les femmes mieux que la chaux et les fars que l'on pouvait se mettre sur le visage pour resplendir et paraître moins âgées.

Fabien, toujours aussi heureuse de te voir et revoir. Fait moi penser que je ne t'ai point envoyé le présent de mariage que je t'avais destiné à toi et sa délicieuse femme.

Auvergne sourit en regardant Noeline.

Tout à coup, Sunburn débarqua sous un grand étonnement du héraut, montant les marches de l'esplanade. Elle se sentait redevir l'enfant, la filleule, comme si elle avait fait une bêtise. Les salutations étaient de mise, mais fortement protocolaire. Pas de bise, pas de léchouille, non juste un "Bonjour ma chère Auvergne". Du moins, il y avait ma chère. Elle salua le reste des personnes surélevées par rapport au reste de la foule.

Auvergne sourit, Naluria fit de même intérieurement, un regard malicieux et une petite gêne à mettre en place. Elle pris le bras de Sun puis lui chuchota quelques mots.


Ma Sun, tu vas devoir redescendre au bas de l'estrade tout à l'heure.


Elle sourit tendrement. L'assemblée de la cérémonie étant prête, il n'y avait plus qu'à officier.


Votre Grâce, Seigneur d'Auzances, des que vous voulez nous pouvons commencer. Charles-Martial de Tartasse, vous n'aurez qu'a déposé votre genou sur le coussin de velour rouge, et votre suzeraine vous demandera si vous acceptez de renouveler votre serment vassalique pour vos terres d'Auzances, sise sur les terres de Combrailles.
Fabien74 a écrit:
Fabien, toujours aussi heureuse de te voir et revoir. Fait moi penser que je ne t'ai point envoyé le présent de mariage que je t'avais destiné à toi et sa délicieuse femme.

Fabien lui sourit, sincère.

Merci Naluria, pour le cadeau, cela peut attendre, tu sais. Mais je suis néanmoins heureux de l'attention que tu portes à notre union.

Nouveau sourire à celle qui fut son guide à son entrée à la Chancellerie.
La cérémonie commençait, Auvergne appela le Seigneur d'Auzances à ployer le genou devant sa suzeraine.
Fabien observait, sentant toujours Noeline à ses côtés.
Sunburn71 a écrit:
Elle finissait tout juste de saluer les personnes présentes qu'elle sentit une main sur son bras .
Tourna la tête , il ne s'agissait que d'Auvergne qui lui indiquait la descente des marches qu'elle venait à l'instant de gravir .
Esquissa un sourire malicieux envers Auvergne et un sourire en coin envers messire Fabien qui n'avait point daigné la saluer puis s'éloigna de l'estrade en redescendant les marches .
Elle se plaça de sorte de rien manquer de la cérémonie qui allait suivre , un sourire étirant ses lèvres .
Fabien74 a écrit:
Fabien salua bien aimablement Dame Sunburn, qui redescendait de l'estrade. En éspérant qu'elle n'ait pas remarqué son retard.
Fabien74 a écrit:
Le temps semblait bien long. En effet Fabien devait partir en voyage diplomatique le jour même, il éspérait pouvoir se libérer à temps.
Carmody a écrit:
[ Sous un souffle le voile se lève. ]

En plus de toute les décorations que les fond d'Auzances lui avait permit de mettre en œuvre, l'estrade eu la visite d'un Soleil. celui là même qui lors de leur rencontre en Normandie lui avait permit de retrouver un aspect plus dans son ordinaire et ne l'avait aider a revenir en Auvergne en bonne compagnie. Quelle ironie que justement en ce jour il porte les même atours que le jours de cette rencontre, au moins cette fois ci l'on se mettait point a lui donner du "mon père" car il était assez connu dans la région pour avoir une idée clair de sa position face a la prêtrise. Bien qu'il était cette adoration qui prenait de plus en plus de place dans son esprit dernièrement... Mais le Carmo chassa rapidement ses pensée sur le sujet, il avait affaire autre à effecteur a cette heure.

Accueillant la nouvelle venu avec un sourire radieux, il pensa tout de même a vérifier si le monstre qui en voulait a son bras était présent ou pas. Non, elle l'avait garder éloigné. en ce jour, il ne risquerait de se retrouver avec la grange de la Reine au point de devoir se faire trépigner. Sure mes murmures d'Auvergne, le Soleil prit le chemin du couchant et alla trôner en contre bas. Alors qu'elle passait prés de lui, il laissa échapper quelques mots.


Heureux de vous voir, mon Soleil. Et je me porte bien bien , en robe encore et avec deux bras toujours. Les spectacle n'en ai que plus beau ainsi.

Puis ce fut la venue de l'instant auquel il avait penser depuis si longtemps. Combien de fois avait il pu imaginer cet instant depuis qu'il savait arriverait irrémédiablement. Certaines nuits, il n'avait pu faire disparaitre les images qui habitaient son esprit qu'en réveillant dans la douce chaleur qui habitait son lit, la respiration profonde et rapide. et maintenant tout se réalisait, les mots se bousculait dans son esprit car il était loin de les avoir appris par cœur préférant le repousser comme souvent sur son instinct et son ressenti du moment. Son regard se posa sur Themis et un sourire empli de malice illumina ses traits. Oh qu'il avait apprécié tout les échanges et tout ce qui s'était passer entre eux jusqu'alors. Nul doute que tout continuerait ainsi tant qu'elle le voudra comme homme de compagnie et cette idée le ravisait déjà a l'avance. Puis lentement ses yeux se mirent a Glisser vers la jeune fille en contre bas. Ah encore une rencontre pleine de surprise que celle ci. il était évidente qu'a mesure qu'il avait fait connaissance, ils avaient plus que le simple lien vassalique qui le liait a la famille Balsac et le Carmo n'allait surement pas s'en plaindre, cela lui procurait un joie et un plaisir qui était évident.

Ses yeux se mirent a briller alors que sa tête se penchait lentement? il ne devrait pas penser a cela pour le moment. plus tard.... oui plus tard tout serait plus clair pour tous. Se déplaçant doucement il relâcha la main de la duchesse et il vient prendre place face a elle, plongeant son regard dans le sien.


Douce duchesse, il y a de cela un certain temps, nous nous sommes rencontrer pour la première fois dans le cadre de nos charges diplomatiques. Mais il n'y a que depuis quelques mois que nous avons appris a vraiment nous connaitre et nous ouvrir l'un a l'autre, partageant nos idées sur tout et rien dans nos correspondances.Petit sourire complice. Ainsi nous avons pu peu a peu nous découvrir et laisser tomber les barrières qui auraient pu nous séparé pour profiter pleinement de tous ce que nous pouvions entrevoir de l'autre. Souvent nous avons parler de ce jour, souvent nous avons aborder ce qui était important dans nos cœurs et ce en quoi nous croyions. Si j'osais le dire ce pourrait être comme si nous pouvions être l'un en l'autre tant il nous est arriver de se laisser pénétrer parles instants qui était nôtres. Sourire mutin en repensant a ce qui s'était produit déjà.

Le Carmo balaye l'assemblée du regard puis prend un longue respiration avant de reprendre la parole.

Ainsi, je suis certain que vous connaissez la teneur des mot que je désire et vais prononcer prochainement. Mais avant cela, il me faut vous rappelez où se trouve ma fidélité et mes valeurs premières. La défense de la Couronne, la foi en soi même mais par dessus tout la famille et tout ce qu'elle implique. Auzance est pour moi une fierté a bien des égards, un symbole de tant d'aspects de ma vie. c'est parfois comme un enfant que l'on chérie et qui nous émeut quand on le voit grandir.

Petit silence alors que son sourire se fait plus doux est ses yeux s'allume d'une lueur d'amusement.

Or vous n'êtes pas sans ignorer que je ne ne ploie le genoux que devant qui je le désire et là nous somme face a une petite contrariété que vous devez bien connaitre. Ce nom que vous portez. Celui là même qui est affublé le plus souvent a ceux qui servent leur propres intérêts avant tout et qui porte la marque la félonie que suis aller combattre dernièrement et qui emporté votre époux. Tragique conséquence de la folie de ceux ne savent où est le bon sens et surtout de celui qui fut la base de tout cela par ses idées honnies.Ainsi quand bien même ce serait une douleur de renoncer a qui est tant a mes yeux, je ne peux concevoir de servir une engeance Penthievre alors que je me dresse contre ce qu'ils représentent et donc je ne peux me résoudre à être vos vassal. Il est malheureux que justement vous ayez, avec votre époux, choisi Combrailles comme fief de retraite quand vous le putes. Mais ce qui est a Combrailles reste a Combrailles et ainsi si le destin l'as décidé ainsi, j'en accepte les termes et me ranges au actes qui doivent être pris.

Laisse échapper un soupir théâtral alors que son sourire ne quitte son visage. Puis glissant une main dans les pli de sa robe, il en sort un pli scelle avec le sceaux d'Auzances et se tapote la joue avec.

Cependant le temps passer a vous connaitre ne fut pas vain et j'ai cru percevoir en vous, une petite lueur d'espoir. Peut être pourriez vous vous renoncer a ce patronyme encombrant si vous mes désiriez..... comme vassal. Ne suis je pas votre homme de compagnie après tout? Une famille est un tout qui partage plus que des sonorités, il ne faut en rejeter une part tout en profitant de ce qu'apporte le reste.

Continuant a jouer avec son pli, il ne quittait le regard de la duchesse, pensant déjà connaitre la suite mais peut être allait elle le surprendre.

Et ce n'est qu'un début d'entonnement, je présume.
Rosie_posie a écrit:
Attente saupoudrée d’allers et venues. De plus en plus de monde s’agglutinait autour du coussin rouge où son frère devait plier genou. Mais c’est qu’ils allaient finir par l’empêcher de voir !
Une femme finit par s’en aller et rejoindre la foule, laissant un peu plus de vision à Rosie.

Mais cela n’était pas suffisant pour le renardeau qui n’arrêtait pas de se dandiner, d’allonger son cou et de se mettre sur la pointe des pieds pour voir encore mieux. Derrière elle, les gens commençaient à s’énerver sur la crinière rousse qui leur bouchait la vue, mais encore une fois, elle n’en avait cure. Tant qu’elle pouvait voir, les autres, tant pis pour eux ! C’était son frère qui était au centre de l’action, c’était donc normal qu’elle soit prioritaire, les autres n’avaient qu’à attendre que leur frère soit mis à l’honneur !

Alors qu’elle était encore affairée à bousculer tout le monde, une voix s’éleva, celle de Carmody.
Elle stoppa net toute gesticulation allant même jusqu’à demander de se taire aux autres personnes présentes pour mieux entendre. Il ne manquerait plus qu’ils lui fassent louper les paroles de son frère !

Elle n’en manquait pas une miette, buvant chacune de ses paroles, pas peu fière d’être sa cadette.
Il parlait des Penthièvres et, semblait-il, de la guerre contre les bretons.
Rosie avait vaguement étudiée ces guerres lorsqu’elle était au couvent, enfin entre deux somnolences. Mais qu’importe de connaître le sujet, si Carmody le disait, c’était forcément vrai. Les Tartasse ont toujours raison, alors que dire de leur aîné.

A la fin du discours du tit démon, les yeux de la pestote se tournèrent immédiatement vers la duchesse. Qu’allait-elle répondre ? Allait-elle renoncer à son nom pour Carmo ? La tension était à son comble et elle trépignait d’impatience de connaître la réaction de la peut-être future suzeraine de son grand frère chéri.
Fabien74 a écrit:
Fabien avait écouté avec attention le Seigneur d'Auzances, jusqu'à cet instant où il posa un "ultimatum" à la Duchesse Themis. Décidément ce Tartasse était plein de surprises. Qu'allait répondre Themis? Allait-elle renoncer au nom de son bien-aimé père? Allait-elle renier son propre sang, ses origines, pour Carmody? Fabien avait une idée sur l'issue de cette discussion, mais il suivit l'avancée du dialogue avec intérêt et non sans un certain amusement.
Elegie2 a écrit:
Elegie avait écouté sans mot dire le discours carmodien, ouvrant grands les yeux devant le chantage proposé. Ce fut comme un voile qui se dechirait devant elle. Un masque carnavalesque abaissé.

La jeune fille aimait profondemment son grand père, au dela de toutes considerations mondaines, et son sang coulait dans ses veines. On ne peut renier son propre sang. Elle même avait fait son choix, elle garderait le nom Penthièvre quoiqu'il arrive et ce n'etait pas une demande courtisane qui la ferait changer d'avis.

Levant les yeux vers sa mère, la jeune Penthièvre Balsac la regardait fièrement et attendit que la Duchesse prenne la parole.
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:19

Themisladouce a écrit:
Themis avait salué chaleureusement Fabien et son épouse, dont elle avait longuement entendu parler par Sémias. Un sourire à l'arrivée de Dame Sunburn, tout le monde était là, la cérmonie pouvait commencer.
Auvergne invita Carmody à faire son allégeance et quand icelui commença à parler, la Duchesse écouta attentivement.


Quel beau-parleur celui-ci...Ari a quand même plus d'aisance...., pensa-t'elle en regardant le Seigneur, sans expression.

Puis il enchaina avec ce qui semblait être sérieux pour lui, mais qui était sans conteste une fumisterie sans nom.
Elle le laissa finir sa dernière phrase, prononcée avec une arrogance habituelle qui n'avait pas déplu à Themis par le passé, mais qui en l'instant la dérangeait quelque peu.
Elle ne dit mot, port de tête altier, regard fier, le dévisagea de pied en cap et leva un sourcil.
Le silence entre les deux était pesant. La Duchesse, qui en avait vu d'autres, prit le temps de jauger ce petit seigneur qui se permettait l'impensable. Un temps de silence encore puis elle se tourna vers le Héraut.


Dame, pouvez-vous noter que la duchesse Themis de Penthièvre Balsac - elle avait insisté sur ces mots - refuse d'accepter une quelconque allégeance d'un homme qui ose l'insulter de la sorte. Ainsi donc, je vous rédigerai ce soir une lettre pour retirer la Seigneurie au Sieur Carmody, profondément déçue par ces paroles si malheureuses.

Elle adressa un dernier coup d'oeil à Carmody et quelques paroles.

Sieur Tartasse, par ces paroles vous avez définitivement rompu la confiance entre nous. J'ai un grand respect pour votre soeur et votre beau-frère, qui ont d'ailleurs, comme mon père, été résidents bretons à une époque. Vous n'insultez pas que mon nom et ma personne par votre acte lâche, mais la mémoire de mon époux tombé à mes côtés pendant la dernière guerre qui nous avait engagés contre la Bretagne, mort pour la Couronne de France que nous respectons.
Vous m'avez déçue, mais je m'en suis déjà remise. Adieu.


Son ton de voix n'avait jamais été très fort, elle méprisait les gens qui salissaient son nom. Elle ne pouvait pardonner cette impertinence. L'affaire était close.
Un clin d'oeil et un sourire en direction de sa fille.

Elle fit à nouveau un mouvement vers le Héraut du Bourbonnais Auvergne et s'adressa à elle, sans laisser le temps à Carmody de répondre, elle n'avait que faire de ses paroles à présent.



Auvergne, j'aimerais continuer cette cérémonie ubuesque.

Un mouvement de main vers Fabien qui se leva, visiblement intrigué.

Cher Fabien, je vous ai demandé d'être présent ce jour pour une raison qui me tenait très à coeur. Je voudrais ce jour vous remercier pour la fidélité de votre amitié en vous octroyant une de mes seigneuries. Accèptez-vous de servir ces terres et de devenir devant tous, mon vassal?
Fabien74 a écrit:
Fabien avait suivit la discussion qui avait cours entre Carmody et la Duchesse Themis. Il avait été surpris par la demande du Tartasse, mais beaucoup moins par la réaction de la Duchesse. Il la savait une femme digne, fière et noble, dans tous les sens du terme. Ses origines étaient ce qu'elles étaient, mais il aurait été déçu si elle avait répondu par la positive à la demande de Carmody. C'était pour cela que Fabien admirait la Duchesse, et qu'il éprouvait une profonde révérence à son égard.

Soudain elle fit un geste vers lui, et lui dit:


Citation :
Cher Fabien, je vous ai demandé d'être présent ce jour pour une raison qui me tenait très à coeur. Je voudrais ce jour vous remercier pour la fidélité de votre amitié en vous octroyant une de mes seigneuries. Accèptez-vous de servir ces terres et de devenir devant tous, mon vassal?

Il ne comprenait pas. Il regarda Noeline, qui lui adressa un sourire et un regard qui semblaient vouloir dire:

Vas-y, mon amour, lève-toi, c'est toi que l'on appelle...

Visiblement troublé, il se leva donc et vînt se placer devant la Duchesse, évitant de justesse le coussin de velours, encore un peu et il s'écroulait en bas de l'estrade. Puis il dit, enfin:

Duchesse, chère Themis...C'est non sans émotion que j'accepte l'honneur que vous me faîtes. Si telle est votre décision, j'accepte de servir avec zèle, loyauté et honneur les terres que vous m'octroierez, et j'accepte, ici devant tous, de devenir votre vassal, celui qui vous servira sans faille aucune, jusqu'à ce que le Très-Haut veuille me prêter souffle.

Quel chemin il avait parcouru, le petit mineur d'Aurillac, depuis son arrivée en BA en déçembre dernier... Un nouvel avenir se présentait à lui, il était fier et heureux d'y emmener avec lui sa chère épouse Noeline.
Il sourit à Themis, son regard exprimait toute la reconnaissance et l'amitié qu'il ressentait pour elle.
Themisladouce a écrit:
La réponse de Themis avait jeté un froid sur l'assemblée, mais la duchesse n'en avait cure, elle était à présent toute à l'annoblissement de Fabien, qui semblait, pour le coup, vraiment étonné.
La Duchesse en sourit, amusée. Elle adressa un clin d'oeil à Noelline et retourna son attention vers Fabien.


Fabien, mon Cher Fabien, l'instant est très important....Me jures-tu Obsequium, Auxilium et Consilium donc? Jures-tu devant notre Héraut et ta future Suzeraine, de prendre le plus grand Soin des terres de Challiers sises en mon duché de Mauriac ainsi que de veiller au bien être età la sécurité de ses habitants et du domaine?
Noeline a écrit:
Noeline n'en cru pas ses oreilles ... elle ne connaissait personne de cette assemblée à part Naluria et si peu en fait, mais comment cet homme qui semblait proche de la Duchesse pouvait il seulement penser ce qu'il disait.

Le choc de sa déclaration, la réponse sans appel de la Douce laissèrent un silence et un malaise dans l'assemblée.

Puis virent ces mots de la bouche même de Thémis

Citation :
Cher Fabien, je vous ai demandé d'être présent ce jour pour une raison qui me tenait très à coeur. Je voudrais ce jour vous remercier pour la fidélité de votre amitié en vous octroyant une de mes seigneuries. Accèptez-vous de servir ces terres et de devenir devant tous, mon vassal?

Fabien ne semblait pas reagir, Noeline lui adressa un sourire, une sorte d'encouragement, elle eut presque envie de lui prendre la main et de l'amener devant la Duchesse dont le regard complice la toucha et la rassura en même temps.
Le moment était important pour Fabien, pour elle aussi, elle le savait.

A cet instant, le regard qu'elle porta sur son époux n'avait d'autre but que de lui signifier sa fierté de partager sa vie et l'amour qu'elle ressentait pour lui.
Elle suivit Fabien des yeux, enfin il s'avançait vers celle qui allait devenir sa suzeraine.
Carmody a écrit:
Le sourire du Carmo s'élargit et l'amusement fit concurrence à la satisfaction sur son visage. Il avait tout de même bien appris a la connaitre et ne s'était pas tromper sur la réponse qu'elle lui apporterait. il n'y avait pas de déception, elle avait le même choix que celui qu'il aurait pris a sa place. Peu de chose sont plus importantes que la famille à ses yeux, et il était heureux qu'il en soit de même pour elle.

Elle comptais en finir au plus vite et passer au plus vite a ce qui devait suivre mais le seigneur déchu ne l'entendait pas de cet oreille. il avait prévu plus que la surprise de de sa déchéance forcée. La lettre entre ses doigts cessa de rencontrer sa joue et pris une place plus conventionnelles dans sa main. Et bien au moins de la sorte il pourrais éviter une certaines fatigue a son ancienne suzeraine, ce serait toujours ça gagner puisqu'elle ne voulait plus avoir a faire a lui pour le moment.


Je vais vous éviter la peine de l'écriture ce soir et une attente pour Auvergne qui aurait certainement mieux a faire , j'en suis certain et assuré. Petit sourire malicieux. Ayant tout de même appris a vous connaitre assez bien , je me doutais déjà de votre réponse et je me suis donc permis de rédiger cela en prévision. Tend le pli a Auvergne et profite de l'instant pour laisser ses doigts s'égarer plus que de raison sur ceux héraut, les caressant sans la moindre discrétion.

le pli a écrit:
Auvergne,

Nous, soussignés, Charles Martial de Tartasse dictes Carmody, voulons par la présente signifier à l’hérauderie notre décision de rendre nos fiefs, sis en Bourbonnais Auvergne sur les terres du duché de Combrailles, les terres de la Seigneurie d'Auzances. Terres acceptées par la Duchesse Themis de Balsac - Penthièvre pour être rendues au duché de Combrailles.

Fait à Clermont, le 10ème de Novembre de l’an de grâce 1456.

Charles Martial de Tartasse.


Son regard s'attarda dans celui d'Auvergne, il cherchait a retrouver la femme derrière la charge et, il eu un sourit empli de malice puis un soupir avant de lâcher la missive qui mettait fin a son séjour en Auzances.

Se tournant vers la femme qui avait pris le parti de l'ignorer, il reprit de parole que surement elle n'entendrait jamais. Oui le Carmo n'avait cure de l'anoblissement qui se déroulait avant qu'il ne puisse mettre fin a se prestation de surprise.


Avec tort de penser que votre confiance en moi était mal placée, Mais en sachant ce que je ferais en ce jours ne n'ai rien trahie ou cacher. je me suis appliquer a être votre dévoue et a protéger votre famille de tout mon être. Le mots que je vous avais écris n'étaient pas feints et vous disiez les apprécie et les attendre ardemment dans votre lettres, mes gestes envers vous n'était pas forcés et je ne vous ai point entendu vous en plaindre quand je fus invité dans vos appartements pour vous faire changer de robe. J'ai pris soin, autant qu'il mettait donné de votre fille, l'escortant plusieurs nuits jusqu'à la chambre qu'elle avait a l'auberge et me faisant gardien de son corps et de son âme comme elle s'est plus a m'appeler quand la le confort des lieux et la douceur de la situation l'inspirait de la faire.

Se tournant vers la jeune fille blonde, il sourit chaleureusement.

D'ailleurs en y repensant, je vous avais fait la promesses de faire connaitre au grand jour cet amour qui n'habitait et auquel vous désiriez pouvoir répondre en vous assurant que je en fut point amant de votre mère. Simple homme de compagnie pour elle si elle le veut encore et Gardien de votre corps et de votre âme selon votre désir. Car je ne peux répondre a ce que vous disiez éprouvé malgré votre jeune age. Car la dame qui habite mon cœur et dont le feu anime ma passion, n'est pas vous jeune Elegie Jolie mais une femme que jeu le temps de découvrir au cours de l'un de mes retour en Auvergne, durant un Allégeance comme celle de ce jour. Je laisserais les détails de tout les événements dans l'ombre, bien qu'il ne le resterons pas longtemps, mais il s'agit de...

Ayant toujours préféré les actes au mots, le Carmo fit ce qu'il lui était le plus naturel et s'approchant de Naluria, il pose ses mains sur la taille de celle ci et vient déposer un baiser fougueux sur ses lèvres. Détachant leur lèvres, il sourit avec un air d'enfant à sa compagne et se décida a la laisser officier comme elle le devait en retournant au bas bas de l'estrade pour se placer au coté de sa sœur.

Ainsi l'Enfant terrible se retire en vous laissant a vos affaire importante mais reste a la disposition de celles qui désirerons toujours sa presence. E sachez que comme votre Père et , nombre de ma famille, je fus résident de Bretagne aussi. Je n'insulte aucun serviteur de la couronnes juste les félons... si cela vous mets a l'aise, je pense que le probleme vient de plus profondément que mes mots, pensez y. Votre mari est mort pour la couronne, on ne peut lui reprocher d'avoir agir en fidèle alors ne le souillez pas en le mettant dans la même catégorie que ceux que je décris, si il avait un mal alors il est autre. Et vous avez fait le meilleurs choix qui soit.

A ses derniers mots, il remit le pied sur le parvis de la halle et passa son bras autour de la taille de Rosie, bien intéressé d'assister au reste des anoblissements de ce jour.
Themisladouce a écrit:
Dérangée par l'intervention capricieuse de cet arrogant, elle fronça les sourcils, sans poser une fois les yeux sur le seigneur déchu. L'ignorant encore complètement, elle se tourna vers Auvergne et s'adressa à elle en ces termes :

Auvergne, vous voudrez bien écouter mes premiers mots, attendre ma lettre et refuser cette lettre sortie du chapeau. Je reprends la Seigneurie au Sieur Carmody, Auzances revient à Combrailles, c'est ainsi que je le désire.

Les gardes de la Duchesse, voulant protéger la Douce, s'avançèrent devant le Sieur Carmody de façon à l'inviter à quitter la Halle où il n'avait plus rien à faire à présent.

Reportant son attention à Fabien, Themis l'interrogea du regard et lui dit :


Pardonnez cette interruption mon cher, je vous écoute.
Fabien74 a écrit:
Il allait répondre à la Duchesse, il sentait le regard de Noeline sur lui. Quand le dict Carmody s'engagea dans un monologue impressionnant. Fabien le laissa faire, bien que la cérémonie aie été coupée. En effet, si cet homme voulait s'exprimer, qu'il le fasse, si des choses devaient être dites, qu'elles le soient, et si choses devaient être faîtes, qu'elles le soient également. Petit sourire face au geste de Carmody, qui suscita baucoup de surprise de l'assemblée. Fabien lui-même n'en crut pas ses yeux. Et bien, Ce Tartasse était bien plein de surprises, et qui sait ce qu'il préparerait encore! Cette pensée fit sourire Fabien. Détournant enfin son regard de la scène, et Carmody redescendu, il reprit son sérieux. Il pesa dans sa tête chacun des mots qu'il allait prononcer envers celle qui allait devenir sa suzeraine, envers celle à qui il prêterait bientôt allégeance.

Citation :
Fabien, mon Cher Fabien, l'instant est très important....Me jures-tu Obsequium, Auxilium et Consilium donc? Jures-tu devant notre Héraut et ta future Suzeraine, de prendre le plus grand Soin des terres de Challiers sises en mon duché de Mauriac ainsi que de veiller au bien être età la sécurité de ses habitants et du domaine?

Il ploya le genou, évitant de se servir du coussin de velours, je réétudirai la question lorsque je serai vieux et impotent, se dit-il.
Puis il prit sa respiration et répondit à la Duchesse:


Chère Duchesse, je vous jure Obsequium, Auxilium et Consilium, je jure devant vous et devant tous ici de prendre soin des terres de Challiers et de ses habitants, comme s'il s'agissait de ma propre vie.

Il pensait chacun des mots qu'il avait prononcé. Son regard, celui d'un homme convaincu et dévoué, vînt se poser sur celui de Themis. Il ne savait comment devait se dérouler le reste de la cérémonie. Dans le doute il attendit.
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:20

Themisladouce a écrit:
Themis lui sourit à nouveau. Elle se souvint de sa propre Allégeance à son cousin en Poitou, elle savait bien que ce moment était important...

J'accèpte votre allégeance et en retour vous promets ma protection. Auvergne ici présente va pouvoir nous apporter le Contreseign de la Hérauderie et je voudrais vous offrir ce présent.

Colomba s'avança avec un petit coffret de bois précieux, le tendit à sa maîtresse qui s'en empara.

Cher Fabien, voici dans cette boîte, de la Terre de Challiers. Gardez la avec vous toujours, qu'elle ne vous quitte jamais dans vos voyages et soiyez-en toujours fier.

Relèvez vous mon cher Fabien.

Le moment agréable de la cérémonie était arrivé. Elle s'approcha de lui et le serra un instant dans ses bras, le baiser d'allégeance...
Fabien74 a écrit:
Toujours sous le coup de l'émotion, Fabien ne prêta pas même attention à la servante de la Duchesse, Colomba, qui s'approcha de sa désormais Suzeraine pour lui remettre un petit coffret de bois.

Citation :
Cher Fabien, voici dans cette boîte, de la Terre de Challiers. Gardez la avec vous toujours, qu'elle ne vous quitte jamais dans vos voyages et soiyez-en toujours fier.

Relèvez vous mon cher Fabien.

Fabien prît la boîte que lui tendait Themis, son geste fut accompagné d'une respectueuse révérence. Puis il répondit, soutenant toujours le regard de la noble Dame:

Chère Suzeraine, chère Themis, c'est avec un plaisir immense et un respect profond que j'accepte cette boîte, qui représente la terre de Challiers et qui symbolise désormais l'engagement que j'ai pris envers vous. Elle ne me quittera pas, comme pour me rappeler le serment que j'ai prononcé envers ces terres qui me sont déjà chères.

Puis il se releva.
Vînt le moment important de la cérémonie, celui qui scellait les engagements pris. Fabien ne put réprimer un sourire. Il s'agissait sans doute de la première et de la dernière fois qu'il étreindrait la Duchesse de la sorte. Amicalement, il la serra lui aussi dans ses bras et lui donna le baiser d'allégeance. A quoi pouvait-elle penser à ce moment précis?
Puis il sentit comme des éclairs fuser dans son dos. Il se retourna et compris qu'ils provenaient de son épouse Noeline. Il la regarda comme pour lui dire:


Ne t'en fait pas mon amour, ce n'est qu'un baiser d'allégeance.

Puis il esquissa un sourire qui se voulu rassurant. Tous maintenant attendait l'intervention d'Auvergne, qui devait apporter le contreseing de la Hérauderie.
Naluria a écrit:
Le Seigneur d'Auzances, après son appel, s'approcha mais ne ploya pas genoux devant sa suzeraine. Droit, fier, il regardait la Duchesse et se mis à entrouvrir les lèvres pour laisser échapper de longues phrases douées de sens importants. Cela parlait de leur rencontre mutuelle, leur lettre... Les lettres, non Naluria ne devait pas faire surface, la chambre où il l'avait habillée... Du moins il ne l'avait pas déshabillée. Puis, d'un coup, il lui demanda de renier son nom penthièvrique, chose que lui même n'aurait pas fait. Auvergne sourit, assurément l'Orateur savait captiver son auditoire par toute sorte de provocation. Le page qui l'avait énervée avant la cérémonie fit faire des « OHHHHHHHH » à la foule. Un silence lourd naît. La suzeraine rompu le silence en s'adressant directement à elle, la faisant sortir de sa réflexion du moment. Il fallait dire que cette allégeance n'était pas habituelle et était de plus une clé de voûte.

Dame, pouvez-vous noter que la duchesse Themis de Penthièvre Balsac refuse d'accepter une quelconque allégeance d'un homme qui ose l'insulter de la sorte. Ainsi donc, je vous rédigerai ce soir une lettre pour retirer la Seigneurie au Sieur Carmody, profondément déçue par ces paroles si malheureuses.

Elle acquiesça de la tête avant qu'icelle entreprenne un sermont envers son vassal d'encore quelques minutes. Elle rendait hommage à son défunt époux... Ce même époux qui à peine enterré... Non, Naluria ce n'est pas le moment. Auvergne se mordit la lèvre. Garderait elle le nom d'icelui alors que même elle ne souhaitait plus porter son blason. Les blasons, une autre affaire à traiter, du moins pour les enfants. Le blason à la tortue avait été enfouit bien que validé par le héraut de l'époque, Lancelote... Sa Grâce Themis la fit sortir une nouvelle fois de ses réflexions pour clôturer la cérémonie de celui qui l'avait déçue. Qui décevait qui ? La question serait pendante pour une durée indéterminée... Enfin une femme qui séduit un homme et le veux dans son lit alors même qu'elle le sait fiancé.... Enfin bon, Naluria devait vraiment quitter son esprit bien que son coeur battait la chamade. Elle acquiesça de nouveau de la tête, ne sachant quoi répondre vraiment. Puis le page lançant des « AHHHHHHHHHHHH ».

L'allégeance de Fabien commençait donc, mais Carmody ne l'entendait pas ainsi. N'est pas Tartasse qui veut, le caractère allant avec.

Il s'exclama haut et fort avant de remettre une lettre au héraut, s'attardant sur sa main, comme à l'habitude avec toute femme devant lui. C'était sa lettre stipulant le fait qu'il rendait les terres d'Auzances, rendait son titre et retournait à la roture. Le Très-Haut sait combien il a du lui être difficile non pas de retourner à la roture, mais de quitter les terres que sa soeur lui avait octroyé. Dieu qu'Auzances était belle, son autel... Puis il expliqua comment, alors qu'on souhaitait profiter de lui, les choses s'étaient retournées... Ca ne serait que le début... Naluria ! Enfin, son regard se posa sur la jeune Balsac. La même qui criait haut et fort en taverne vouloir avoir des amants. Cela avait choqué la jeune femme. L'innocence des enfants se perdait peut à peu. La rencontre de la rouquine l'avait cependant rassurée. Puis une main se posa sur sa taille, puis deux, elle ressortie encore de ses pensées intimes et n'eu le temps de comprendre ce qui se passait lorsque Carmody l'embrassa avec fougue. Un peu surprise tant pas le nombre de personne qui assitait à leur premier baiser en public que par son intensité, elle regarda son enfant terrible avec tendresse, ses yeux luisant, son teint s'empourprant et sa température montante. Elle le regarda fixement dans les yeux, et sentant qu'elle devait néanmoins finir d'officier avant qu'ils se retrouvent réellement, et montre leur amour au grand jour. Un grand « OHHHHHHHHHH » se fit entendre de nouveau accompagné de quelques applaudissement. Cette allégeance était pire que la potence niveau animation de la place publique. Il commença à partir lorsque Themis haussa la voix.


Auvergne, vous voudrez bien écouter mes premiers mots, attendre ma lettre et refuser cette lettre sortie du chapeau. Je reprends la Seigneurie au Sieur Carmody, Auzances revient à Combrailles, c'est ainsi que je le désire.

Auvergne en resta pour le coup bouche bée. Depuis quand un noble allait lui dicter son travail. Déjà que les institutions ducales semblait vouloir ingérer dans son office ! Puis des gardes penthièvriques embarquèrent Carmody comme un mal-propre vers le bas de l'estrade. D'où sortaient ils ? Elle ne les avait pas vu descendre et arriver avec le carosse. Ceux-ci voulant par dessus tout le faire quitter la place publique. Mais depuis quand on contrevenait aux lois héraldiques ? C'était un monde.

Elle s'écria.


Garde, je vous interdis de sortir cet homme hors d'icelieu ! Ordre héraldique. Une cérémonie d'allégeance est publique. S'entend par publique toute personne roturière, manant ou autre pouvant attester de la cérémonie.

Puis fronçant les sourcils elle se tourna vers la Duchesse avec un ton beaucoup plus calme. La foule ne faisait plus un bruit.

Votre Grâce, je crains que la date fait foi. Nous avons le même cas avec l'affaire Anguerand. Je demanderais à mon Roy d'Armes, mais selon moi la restitution du fief d'Auzances prévaut sur la destitution que vous demandez.

La suite de la cérémonie continua sous son regard inquisiteur envers les gardes de Mauriac. Les serments étaient bien échangés, le baiser vassalique aussi. Elle fixa les lèvres, puis secoua la tête. Pourquoi ne s'était Il pas reculé...

Et enfin, ce fut le moment de contresigner.


J'entends bien les serments ce jour échangés dont je suis témoin.
Messire Fabien74, dorénavant Seigneur de Challiers..
A Moi !

Par ce contreseing et ce blasonnement vous êtes officiellement reconnue Seigneur de Challiers. Puissiez vous faire honneur à la Noblesse en général et à votre suzeraine en particulier.

Portez ostensiblement vos couleurs et veillez au Vivre Noblement. Gagez que j'y veillerai personnellement

Avec toutes mes félicitations.


Auvergne pris le contreseing, le déposa sur le pupitre puis fit couler la cire avant de déposer son sceau délicatement.

Citation :
Par la présente, Nous Naluria Marthun Vaast, Héraut du Bourbonnais Auvergne faisons acte de la demande de Dame Themis de Penthièvre, Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, quant à l'octroi d'une seigneurie se trouvant sur ses terres de Mauriac Sise au fief nommé Challiers à Fabien74 .

Apres recherches héraldiques dument enterinées, le Fief de Challiers est bien seigneurie du Duché de Mauriac.
Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à ladicte seigneurie est : D'or, à la salamandre de gueules, au double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du même. , soit, après dessin :


Pour compléter le présent dossier, voici un lettre manuscrite de Dame Themis de Penthièvre, Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, attestant de la volonté d'octroi d'une seigneurie à Messire Fabien74 :
ThemisLaDouce a écrit:
Nous, Themis de Penthièvre Balsac, dicte "la Douce", Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, à tous ceux qui cette présente liront ou se feront lire, Salut;


Pour donner contentement à nôtre tres-cher ami et fidèle escuyer, le Sieur Fabien de la Fléchère, dit "Fabien74", en luy étant gré de son amitié précieuse, de son soutien sans faille, de ses qualités diplomatiques,

De part nostre volonté, nous luy ceddons notre fief de Challiers joint & uni à nostre Duché de Mauriac en Bourbonnais Auvergne.

Pour ces causes, & autres considerations à ce nous mouvans, avons à nostre dict ami et escuyer, qu’il joüira de l’effet entier de la Seigneurie de Challiers, de toutes les maisons, Places, Châteaux, annexes appartenances & autres choses qui en dépendent. & de tous les fruits, profits revenus & émolumens d’icelles aux auctorités, & droits qui sont ordonnées & declarées par ladite Lettre patente, dont copie collationnée est cy attachée sous le contre scel de la Hérauderie.



Donné à Mauriac le premier jour de Septembre de l’an de grasce mil quatre cent cinquante six, ansi signé et scellé par Themis de Penthièvre Balsac, dicte "la Douce", Duchesse de Mauriac et Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay.




Par notre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques et nous engageons en tant que Héraut du Bourbonnais-Auvergne, à être le témoin Héraldique des serments vassaliques échangés entre l'octroyante et l'octroyée.

Faict le XIIIe jour du Mois de Novembre 1456 sous le règne de notre souverain bien aimé le Roy Lévan le troisieme de Normandie.


Je vous invite donc Fabien, à vous présenter et à demander vos clés à la chambre des nobles du Château de Clermont et de me contacter lorsque vous le pourrez afin d'établir votre cry et devise afin d'effectuer votre jeu de sceaux tricolores qui ornera dorénavant vos missives.

Elle montra le contreseing et s'échappa en bas de l'estrade pour sauter au coup de son éternel amour ; qui avait pu rester en contrebas malgré la contrainte des garde et la répression d'elle même ; Lui, Lui et Lui, celui à qui elle vouerait tous, l'embrassa avec tendresse, le serra contre lui comme si elle devait se rassurer qu'il soit encore en chair et en os.

L'on est heureux de te retrouver mon amour.

Elle sourit.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:21

Rosie_posie a écrit:
La rouquine écouta attentivement les paroles de la duchesse, elle n’avait beau pas la connaître, le fait qu’elle préféra sa famille à un homme la rassura sur cette femme, même si cet homme était un être aussi exceptionnel que son frère. C’est vrai que ça l’aurait beaucoup moins dérangé et elle aurait même trouvé cela admirable, si ça n’impliqua pas son cher Carmody.

Mais elle se devait tout de même de reconnaître, qu’à sa place, elle aurait fait la même chose.
Sa famille, les Tartasses, rien n’était plus important à ses yeux et elle n’aurait permis à personne de dire du mal d’eux.
C’est vrai que Rosie en faisait voir de toutes les couleurs à son grand frère, le taquinant, l’embêtant et le chahutant jusqu’à épuisement, mais cela ne changeait rien au fait qu’elle l’adorait et qu’elle serait bien perdue sans lui. Et elle éprouvait évidemment la même chose pour Aria. Elle n’avait pas la même vision de la vie qu’elle et n’avait pas choisi la même voie, mais celui qui pourrait se permettre de salir sa sœur devant elle, n’était pas encore né.
Non, personne, pas un homme, même le meilleur poisson du monde ne lui ferait renier sa famille !

La Balzac enchaîna sur l’allégeance suivante, visiblement très vexée, mais Carmody, en bon Tartasse n’avait pas dit son dernier mot et sa façon de voir les choses correspondait, comme souvent, à celle de sa cadette. Il avait tout prévu, même la lettre à Auvergne signifiant la restitution des terres d’Auzances au duché de Combrailles.
Rosie n’était vraiment pas peu fière de son frère. D’accord, il n’était plus noble, mais il préférait ses idées à une noblesse, ce qui en faisait un grand noble aux yeux de sa sœur, un noble de cœur.

Le renardeau l’écouta poursuivre, ne perdant pas un mot de ce que le roux tartassien disait. Il en vint à faire de drôles de révélations : camériste le temps d’une robe pour la duchesse, garde du corps nocturne pour sa fille… Rosie était bien loin de s’imaginer le rôle de vassal ainsi !
Elle en vint même à penser, un bref instant, que si elle était la vassale de quelqu’un son frère ne pourrait plus trouver d’objection à ce qu’elle se nourrisse de poissons, puisque ce serait dans ses fonctions.

Pensées interrompues par de nouvelles paroles de son frère, qui attisèrent la curiosité de la pestote, bien qu’au fur et à mesure de ses mots, elle se doutait de qui, il faisait allusion.


D'ailleurs en y repensant, je vous avais fait la promesses de faire connaitre au grand jour cet amour qui n'habitait et auquel vous désiriez pouvoir répondre en vous assurant que je en fut point amant de votre mère. Simple homme de compagnie pour elle si elle le veut encore et Gardien de votre corps et de votre âme selon votre désir. Car je ne peux répondre a ce que vous disiez éprouvé malgré votre jeune age. Car la dame qui habite mon cœur et dont le feu anime ma passion, n'est pas vous jeune Elegie Jolie mais une femme que jeu le temps de découvrir au cours de l'un de mes retour en Auvergne, durant un Allégeance comme celle de ce jour. Je laisserais les détails de tout les événements dans l'ombre, bien qu'il ne le resterons pas longtemps, mais il s'agit de...

Rosie trépignait d’impatience, allait-il le dire enfin ? Il prenait bien son temps le bougre, beaucoup trop pour l’impatience de sa sœur.
Mais la réponse fut mieux qu’un mot lorsque Carmody, faisait fi de toutes convenances, embrassa Naluria devant tout le monde.
Sans plus attendre, Rose se mit à applaudir de bon cœur, enfin c’était officiel ! Elle le savait depuis quelques temps déjà, les ayant déjà vu à l’œuvre en taverne lors de leur passage à Polignac.

Regards qui se tournèrent vers elle, murmures en tous genres. Cette fois-ci, elle les remarqua et s’arrêta doucement de battre des mains, fixant les gens alentours sans perdre la face, leur dit d’un ton sec :


Ben quoi ?

Heureusement la foule ne s’attarda pas longtemps sur la cadette tartassienne, l’aîné reprenant son discours après le baiser fougueux au héraut :

Ainsi l'Enfant terrible se retire en vous laissant a vos affaire importante mais reste a la disposition de celles qui désirerons toujours sa presence. E sachez que comme votre Père et , nombre de ma famille, je fus résident de Bretagne aussi. Je n'insulte aucun serviteur de la couronnes juste les félons... si cela vous mets a l'aise, je pense que le probleme vient de plus profondément que mes mots, pensez y. Votre mari est mort pour la couronne, on ne peut lui reprocher d'avoir agir en fidèle alors ne le souillez pas en le mettant dans la même catégorie que ceux que je décris, si il avait un mal alors il est autre. Et vous avez fait le meilleurs choix qui soit.

Elle se retint d’applaudir cette fois-ci, mais le cœur y était.
Le grand frère, source de tant d’admiration en ce jour, vint prendre place près d’elle et elle lui murmura avec un franc sourire:


Bravo, je suis fière de toi, tu peux pas imaginer !

Au même moment, les gardes de la duchesse vinrent s’emparer de son frère pour le faire quitter la place, ce qui ne plut pas du tout au renard.
Elle leur emboîta le pas et les assona de coups :


Non mais pour qui vous prenez-vous ?
Vous allez le lâcher, oui ?
C’est pas parce qu’il n’est plus noble qu’il faut le traiter comme un bandit !
On peut bien regarder la fin, non ?


Elle ne mâchait ni ses mots, ni ses coups. De quel droit s’en prenaient-ils ainsi à son frère ?
Si elle avait le droit de le frapper et de le faire devenir chèvre, ces gardes n’en avaient certainement pas le droit !
Voix d’Auvergne venant de l’estrade :


Garde, je vous interdis de sortir cet homme hors d'icelieu ! Ordre héraldique. Une cérémonie d'allégeance est publique. S'entend par publique toute personne roturière, manant ou autre pouvant attester de la cérémonie.

Sourire victorieux de la pestote alors que les gardes lâchent enfin son frère, réhaussé de petits piques donnés sur un ton moqueur :

Nananère et toc !
J’avais raison !
Au revoir les affreux !


La seconde allégeance suivait son cours, mais Auvergne semblait troublée…

J'entends bien les serments ce jour échangés dont je suis témoin.
Dame Linoa, dorénavant Dame de Tyx..
A Moi !

Par ce contreseing et ce blasonnement vous êtes officiellement reconnue Dame de Tyx. Puissiez vous faire honneur à la Noblesse en général et à votre suzeraine en particulier.

Portez ostensiblement vos couleurs et veillez au Vivre Noblement. Gagez que j'y veillerai personnellement

Avec toutes mes félicitations.


Dame Linoa de Tyx ?!
Il s’appelle pas Seigneur Fabien de Challiers ?

Et ben, il lui a fait de l’effet ton baiser !


La preuve de la dernière phrase du renardeau fut vite surenchérit par une Auvergne se dépêchant de finir pour mieux venir se jeter dans les bras du tit démon et l’embrasser à nouveau.

Rosie les regarda, souriante, attendant, presque sagement, la fin de leur second baiser, avant de poser à son frère une question qui lui brûlait les lèvres :


Dis, je comprends pas.
Combrailles, c’était bien le duché d’Aria ?
Pourquoi cette duchesse l’a-t-elle repris ?
Moi à sa place, je n’aurais pas pris un duché avec un passé aussi… sulfureux, sauf si vraiment il représentait quelque chose pour moi ou ma famille.
Elegie2 a écrit:
Elegie avait l'impression de rêver. Non seulement le tartasse refusait allegeance à sa mère mais de plus il inventait scènes rêvées pour les abaisser un peu plus. A peine lui avait elle permis de la raccompagner sous l'oeil concierge de sa compagne, qui avait du oublier ses chandelles ce jour la, mais en plus elle l'avait gifflé pour qu'il ne s'introduise pas en sa chambre. Elle en avait tenu sa mère au courant dès le soir même. La jeune fille sourit malgré elle à cette sotte vengeance offerte à refus imposé. Troublée par ses effets de manches, la jeune fille n'avait su que faire. La vérité s'etait imposée à elle. Elle le regarda embrasser publiquement le herault telle la ribaude du coin et sourit. M'etonne pas de lui ça !

Sa mère avait raison. Ces gens ne méritaient pas un regard. A force de flatteries on n'en acquierre pas noblesse pour autant. Ca se saurait. Attachant son regard à Fabien et à son epouse, la jeune fille sourit franchement. Un fier vassal, digne de ce nom, un être noble venait d'être élevé à ce titre. Le reste n'etait que vétille.




Citation :
Votre Grâce, je crains que la date fait foi. Nous avons le même cas avec l'affaire Anguerand. Je demanderais à mon Roy d'Armes, mais selon moi la restitution du fief d'Auzances prévaut sur la destitution que vous demandez.


La jeune Penthièvre Balsac hausse un sourcil et élève d'une voix claire

Auvergne .. voyons, Dame .. vous savez très bien que ne vaut en matière juridique et heraldique que le moment où le document est déposé officiellement. Le premier document donné est acte verbal de sa Grâce la Duchesse Themis, avec ordre d'acter justement en heures et jour. Il y a la matière onthologique. Le document fourni par Carmody peut avoir été écrit la veille de sa prime allégeance que l'on s'en contreficherait. La seule preuve à retenir est la date .. non de l'ecrit, mais du dépôt du dit écrit. Cela pour une raison très simple .. la falsification de documents . Telle est la loy .. je crois ..

Elegie sourit

Je vous l'apprends peut être ?
Naluria a écrit:
*Non mais on ne peut pas être tranquille, c'est fou ca.*

Elle caressa la joue de son Futur et répondit à la jouvencelle.

Je vous cite : " La seule preuve à retenir est la date .. non de l'ecrit, mais du dépôt du dit écrit. "

Elle laissa un moment pour que la jeune fille réentende intérieurement ses propres propos puis elle continua en montrant la lettre.

Le dépôt de l'écrit de Carmody est le premier qui me fut en main, donc comme c'est la loi, comme vous me le rappellez très justement, il n'y a pas matière à discuter.

Un nouveau silence, elle prend la main de Carmody puis reprit.

Mais je demanderais à mon Roy d'Armes. Mais si la jurisprudence fait acte, je pense que le resultat sera selon que nous énonçons toute deux.


Elle sourit puis regarde Carmody dans les yeux.

On y va mon tendre amour ?
Fabien74 a écrit:
Après s'être reculé et avoir repris sa place, Fabien écouta Auvergne.

Bien, merci beaucoup Auvergne pour cette cérémonie, et pour votre disponibilité! Gagez que je ferai honneur à la noblesse du Bourbonnais-Auvergne, Duché qui m'a vu grandir et que je servirai sans failles.

Il sourit puis, adressant un dernier regard reconnaissant à Themis, il allat retrouver son épouse, et lui chuchota ces mots:

Alors, comment était le spectacle, Dame de Challiers?

Il termina sa phrase avec un sourire espiègle.
Noeline a écrit:
Il est des instants dans la vie d’un homme qui restent à jamais gravés, assurément, celui-ci en serait un pour Fabien.
Il devenait Seigneur, la Duchesse Thémis lui avait fait l’honneur de lui octroyer le fief de Challiers. Aucune hésitation, il saurait en prendre soin, Noeline n’avait aucun doute.
Elle aussi bien évidement par son mariage était concernée et savait déjà qu’elle aimerait cette terre, un morceau de cette auvergne si chère à son cœur.

Le baiser d’allégeance … petit pincement au cœur mais elle se plaisait à simuler d’être courroucée parfois, plus par taquinerie que réelle jalousie même si elle laissait Fabien penser qu’elle sortait ses griffes.
Il fallait bien qu’elle ait quelques défauts …

Son regard se fit intense, cela n’échappa aucunement à son époux qui en sourit, convaincu qu’elle enrageait. Elle sourit.

Alors, comment était le spectacle, Dame de Challiers?

Etrange impression, s’entendre ainsi nommée, à son tour elle lui murmura

Parfait mon amour, tu as été parfait

Se tournant à son tour vers Thémis, elle lui sourit, lui adressant un regard de reconnaissance pour sa confiance.

Soyez certaine, que nous prendrons soin de la Seigneurie de Challiers comme il se doit, Dame Thémis.

Elegie, ravie de vous avoir rencontré, vous êtes une jeune fille charmante, transmettez, je vous prie mes amitiés à Semias.


Puis s’approchant doucement de Fabien en riant, … Seigneur Fabien, je suis à votre disposition, prête à vous suivre, montrez moi le chemin quand il sera temps
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:22

Carmody a écrit:
Et le voila a présent en bas de l'estrade le yeux levés pour voir la fin de la ceremonie qui se déroulait. Il avait fait son maximum pour rendre la halle agréable et pour que ce jour soit somptueux et animé donc autant en profiter jusqu'au bout. Une petit voix se glissa a son oreille , celle d'un renardeau qui donne son petit assentiment.

Bravo, je suis fière de toi, tu peux pas imaginer !

Ses yeux se tournèrent vers elle et brillèrent avec ce coté enfantin qu'il aimait tant mettre en œuvre. Ses lèvres commencèrent a s'entrouvrir pour lui répondre sur le même ton mais il sentit dans le même instant des mains rude le saisir. Regardant a dextre puis sénestre, il se vit entourer par des garder portant la livrée de la duchesse. Le Carmo convenait aisément qu'un évêque soit un homme dangereux mais lui ne faisait qu'en porter l'habit pour ce jour et avait même omis de se parer de ses armes. Ah peut être ceux ci voyait dans son esprit une arme ou qu'alors,il s'était mis a considérer qu'une robe d'église était une menace pour la sécurité de la Famille. A cette idée le Carmo se mit a rire, il lui faudrait penser a se rendre plus amical en ne portant rien la prochaine fois.... Et encore surement trouveront il son "arme" trop hostile envers les dames pressentes. Son hilarité ne fit que s'accroitre quand il vit sa sœur qui le défendait avec ses poings. Ah sang de Tartasse n'est point vinasse.

Toute a son rire qui se répercutait sur les mur de la halle, semblable a celui d'un enfant a qui l'on aurait offert un nouveau jouet, il ne compris pas de suite la raison du silence qui s'abattait. Mais les mots d'Auvergne lui revinrent alors que les mains relâchait leur étreinte et que sa sœur lançait des piques aux gardes qui le gardaient a l'œil.

Le seigneur déchu entreprit de relisser sa robe et murmura a sa renarde.


Merci de m'avoir défendu, je suis fier de voir que tu fais honneur a la famille.

Reprenant sa place, il resta silencieux pendant le reste de l'anoblissement. Hochant le tête au moment du baiser vasssalique. c'était vraiment l'un des meilleurs moment quand on avait une suzeraine, surtout si l'on pouvait le réitérer en divers occasion comme aimait l'imaginer le Carmo. Auvergne prononça alors les paroles rituelles et remis le contreseing au sieur. L'Auvergne portait a présent une nouveau seigneur, l'équilibre était donc retrouver. Acte du destin, aléas fortuit,cela il n'aurait su le dire lui revenu un parmi tant d'autre pour le plus grand nombre. Mais comme le montrait ce qui suivit, il n'est plus qu'un autre pour d'autre personne. Naluria, ayant terminé son rôle d'Auvergne, vint le retrouver au bas de l'estrade, retirant le contact de leur lèvres et lui offrant une étreinte a laquelle ses propres bras répondirent et reprirent durant leur baiser une place qui était devenu leur autour de la taille de la jeune femme. plus rien en les restreignant maintenant dans leur actes et ils entendaient bien en profiter. Son sourire devient jumeau de celui de sa belle devant ce détournement de sa phrase fétiche.

De l'ombre a la lumière, maintenant tout sera notre territoire, ma Destinée.

S'en suivit donc une discussion juridico-heraldique entre la jeune Elegie Balsac et le héraut. N'ayant jamais entendu grand chose en matière de justice, le Carmo profita de cet instant pour répondre a sa sœur en quête d'information.

Oui, il s'agit bien du Combrailles qu'Aria et Lafouine ont rendu a l'Auvergne il y a de cela un moment. Donc tu en connais tout le passer et les symbole qui y sont liés. Quand j'ai demandé pourquoi ils avaient choisi ce duché, j'ai eu une réponse de la sorte: "le choix de Combrailles se fit en partie pour l'amitié et le respect que nous avons pour votre sœur et son mari." Enfin tu comprend comme moi, la motivation je pense. mais aussi...

Regarde sa sœur, avec un sourire amusé qui s'élargit puis n'arrive a se retenir et se met a rire.

Si ils avaient su, je suis certain que Aria et Lafouine seraient comme nous. Enfin je leur dirais quand nous nous les reverrons et nous en aurons l'assurance. Combrailles restera marqué par notre famille a n'est pas douté.

La discussion ayant pris fin les derniers mot de Naluria lui furent adressés et contribueraient a intensifier son amusement.

Et bien puisque tu me le demande et qu'il semble que ne je ne soit plus très désiré en ces lieux vu les regards d'hommes en armes sur moi donc je suis tout a toi prêt a reprendre la route vers où il te semblera bon de nous rendre. j'ai bien une idée sur une célébration d'Azazel à venir pour marquer plus encore cette journée. et mon habit est de circonstances de plus.

Petit regard coquin sur sa compagne et il ses mirent en branle. L'Enfant Terrible lança tout de même.

Rosie, tu viens avec nous ou tu veux aller a la fête qui sera surement chez les Balsac?... Non tu viens avec nous,je préfère te surveiller et je sais pas ce que tu aurais trouver la bas.
Themisladouce a écrit:
La Duchesse, outrée par le comportement insultant du Héraut ribaude et qui prouvait enfin au grand jour son parti pris.
Elle balaya d'un revers de la main les paroles stupides du Carmody et de sa "douce" et la rappela.


Auvergne, je ne change pas mes paroles, je demande la destitution du titre du Carmody, et vous demande instament de ne pas accépter ce papier sorti du chapeau.
Objectivité et neutralité sont normalement les qualités essentielles d'un Héraut.
Je tacherai de m'entretenir avec le Roy d'armes personnellement de cette affaire.
Mais si Héraut est bien votre travail en Bourbonnais auvergne, je vous demande de rester pour que je puisse anoblir ma fille, Elegie. Si vous refusez, j'en réfèrerai également à votre Maréchal ou votre Roy d'armes.


La Duchesse se retourna vers sa fille, lui sourit, tendant vers elle une main.

Elegie, monte sur l'estrade, la cérémonie n'est pas terminée. Je voudrais ce jour faire de toi ma vassale et te confier les terres de Vaulmier, sises en mon duché de Combrailles.
Elegie2 a écrit:
Elegie regarda sa mère, étonnée. Mais habituée aux douces paroles maternelles, elle obéit et gravit les marches, souriante.

Mère .. etait ce cela cette surprise que vous vouliez me faire savoir ?

jElegie sentait les larmes qui lui montaient aux yeux et n'en voulant rien faire paraitre detourna un peu son regard en arrière le temps de les essuyer.

Mère .. nous sommes .. nous sommes Balsac n'est ce pas ? et qui nous dira le contraire ? et peut etre un jour on nous repprochera notre nom un jour sous pretexte de jalousie mal placée ? et qui repprochera un jour à mon père de vous avoir élue pour sa plus tendre aimée épouse ? Mère .. je regrette l'absence de mes frères ici lieu. Je regrette infiniement. Et se tournant vers le herault la jeune fille sourit narquoisement. Auvergne ? vous dormez ?
Themisladouce a écrit:
Themis caressa une mèche de cheveux de sa fille en souriant. Elle s'adressa à Elegie, en attendant "Auvergne ou la neutralité faite femme" ,de la sorte

Sois tranquille ma fille, la personne qui voudra nous faire renier notre nom, notre famille, nos origines, notre être n'est pas née. Nous sommes les femmes de Penthièvre Balsac, nous n'avons pas à rougir de qui nous sommes et devons être fières de tout cela.
Il ne faut jamais rien regretter dans la vie, ma chérie, retiens bien cette leçon.


Un sourire complice et un clin d'oeil.

Je t'aime ma chérie.
Elegie2 a écrit:
la jeune fille s'avance devant sa mère, émue.

Mère .. je vous aime aussi .. rien ne nous enlèvera ce que nous sommes.

Regarde la hérault entre bras carmodien et pense qu'elle manque à son devoir de herault. l'interpelle

Auvergne ! you hou !!!
Naluria a écrit:
Ayant terminé son office et s'étant réfugiée dans les bras du troubleur de fête, elle avait demandé à un page d'aller voir le Roy d'Armes qui rodait encore en BA pour lui expliquer la situation quand soudainement :

Auvergne, je ne change pas mes paroles, je demande la destitution du titre du Carmody, et vous demande instament de ne pas accépter ce papier sorti du chapeau.
Objectivité et neutralité sont normalement les qualités essentielles d'un Héraut.
Je tacherai de m'entretenir avec le Roy d'armes personnellement de cette affaire.
Mais si Héraut est bien votre travail en Bourbonnais auvergne, je vous demande de rester pour que je puisse anoblir ma fille, Elegie. Si vous refusez, j'en réfèrerai également à votre Maréchal ou votre Roy d'armes.

Ah non mais elle se retena de s'énerver ou d'applaudir tant la prestation allant en faveur des véléitaires de la Hérauderie du Bourbonnais-Auvergne était réussi. Comment, refusant d'accepter la défaite, la jeune femme tentait d'avoir l'assentiment de quelques peu,malheureusement pas là. Puis pire encore, elle fit monter la jeune Elegie pour un anoblissement dont elle n'avait pas été averti. Déjà que pour l'anoblissement de Fabien ce fut le vassal qui avertissa le héraut. Et l'on voulait apprendre la fonction héraldique au héraut alors que le noble lui même n'effectuait pas les démarches simplissimes qu'on osait lui demandait. L'Hérauderie devra founir le velin, la plume et l'encre bientôt. La fille d'en rajouter.

Auvergne ? vous dormez ?

Elle avait les yeux grands ouverts, les bras croisés par tant de commandement envers un officier royal, un sourire s'affichant. Un grand moment d'amour entre la mère et la fille. Naluria ne pouvait s'exprimer mais elle n'aurait pas hésiter à informer la foule qu'après que la mère veuille mettre son vassal dans sa couche, le même vassal du batailler pour garder ses braies que la fille voulait lui enlever.

Le bouquet final, comme celui que l'on lance dans les mariages si, si, vous savez, celui pour qui toute les femmes se battent, sauf Nalu.


Auvergne ! you hou !!!

Le Summum. La pensée se fut directement comme la pensée penthiévrique. Mais comment une roturière, fusse t'elle fille de noble pouvait elle oser manquer de respect au héraut du Bourbonnais-Auvergne. L'offusquement et la vexation aurait du être de mise, mais non, un simple sourire malicieux. Depuis qu'elle connaissait Carmody, elle était beaucoup plus calme. Elle déposa un baiser sur les lèvres de Carmody et poussa la foule qui s'était amassée pour accéder aux escaliers et monter sur l'estrade.

Enfin à hauteur de l'insultante, elle prit son pupitre.


Vous permettez j'ai un acte à contresigner.

Elle prit son temps, dessina des beaux pleins et des beaux déliés. La patiente, la mère des vertus, ce que dans le Clan Penthièvre, ils ne connaissaient pas.

Elle fit couler doucement la cire, appliqua délicatement le sceau, souffla sur le scel afin qu'il sèche plus rapidement. Elle en fit plusieurs copies. Cela finit elle en donna une copie à Carmody, puis une autre à Sa Grâce Themis avant de reprendre place, sortir son cahier, et noter tout ca. La place publique était inhabituellement silencieuse.


Citation :
Après cérémonie n'aboutissant pas à une nouvelle allégeance, et demande orale de retrait de fief de la part de la suzeraine,
Après lettre de remise de fief, daté antérieurement à la cérémonie,
Après demande d'avis à la Hérauderie,
Actons que Messire Carmody retourne à la roture et et n'est plus en droit de jouir des avantages qu'apporte la noblesse. Le fief d'Auzances revient à la couronne de combrailles et redevient octroyable.

La lettre faisant foi est ici jointe.

le pli a écrit:
Auvergne,

Nous, soussignés, Charles Martial de Tartasse dictes Carmody, voulons par la présente signifier à l’hérauderie notre décision de rendre nos fiefs, sis en Bourbonnais Auvergne sur les terres du duché de Combrailles, les terres de la Seigneurie d'Auzances. Terres acceptées par la Duchesse Themis de Balsac - Penthièvre pour être rendues au duché de Combrailles.

Fait à Clermont, le 10ème de Novembre de l’an de grâce 1456.

Charles Martial de Tartasse.


Par notre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques.

Fait le XIIIe jour du Mois de Novembre 1456 sous le règne de nostre souverain bien aimé le Roy Levan le troisième de Normandie.


Elle prit un nouveau velin, trempa sa plume et commença a parler.

Vous voyez, je ne dors pas, j'ai toujours plein de travail grâce à mes nobles, enfin, les nobles du Bourbonnais-Auvergne car certains ne me reconnaissent pas comme héraut. De même, le héraut n'est pas le vassal du noble, mais plutôt une entité à qui on doit le respect. Ce que vous ne faite pas en m'interpellant. Je ne suis pas votre amie, je suis celle qui officie et gronde si vous ne vivez pas de façon noble, comme vous venez de le faire.

Le titre était noté.

Désolée de ne pas être un héraut sous la croupe des nobles et que je n'accepte ni les ordres ni les corruptions.

La date était notée.

Désolée donc de vous demander pourquoi je n'ai pas eu de lettre m'informant de votre anoblissement. Même pour Fabien, ce fut lui même qui m'a averti. Ne trouvez vous pas que c'est un manque dans vos engagements. Le minimum pour anoblir une personne est de ce soucier de leur anoblissement.

Le nom de la Suzeraine était noté.

Je n'attends pas de réponse.

Le nom de l'octroyée était noté.

Je suis disposée à vous faire l'honneur de procéder à l'office non prévu. A vous.

Elle ne releva pas la tête de sa feuille et écouta.
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:22

Rosie_posie a écrit:
Discutions autour de lois héraldiques auxquelles Rosie n’entendait rien.
Heureusement Carmody en profita pour répondre à ses interrogations :


Oui, il s'agit bien du Combrailles qu'Aria et Lafouine ont rendu a l'Auvergne il y a de cela un moment. Donc tu en connais tout le passer et les symbole qui y sont liés. Quand j'ai demandé pourquoi ils avaient choisi ce duché, j'ai eu une réponse de la sorte: "le choix de Combrailles se fit en partie pour l'amitié et le respect que nous avons pour votre sœur et son mari." Enfin tu comprend comme moi, la motivation je pense. mais aussi...

Petite pause et un éclat de rire plus tard, la fin de la réponse :

Si ils avaient su, je suis certain que Aria et Lafouine seraient comme nous. Enfin je leur dirais quand nous nous les reverrons et nous en aurons l'assurance. Combrailles restera marqué par notre famille a n'est pas douté.

Eclate de rire à la suite de son frère, imaginant la réaction de sa sœur et de son beau-frère :

Hâte de les voir pour leur dire. On a pas fini d’en rire !

Mais son frère ne l’écoutait déjà plus et s’adressait à Naluria, comme toujours Rosie écouta :

Et bien puisque tu me le demande et qu'il semble que ne je ne soit plus très désiré en ces lieux vu les regards d'hommes en armes sur moi donc je suis tout a toi prêt a reprendre la route vers où il te semblera bon de nous rendre. j'ai bien une idée sur une célébration d'Azazel à venir pour marquer plus encore cette journée. et mon habit est de circonstances de plus.

Rosie, tu viens avec nous ou tu veux aller a la fête qui sera surement chez les Balsac?... Non tu viens avec nous,je préfère te surveiller et je sais pas ce que tu aurais trouver la bas.


Ehhh je fais ce que je veux !
Oui bon je viens avec vous, ça va ! Faut bien quelqu’un pour vous surveiller de toutes façons, sinon Aria va encore crier contre toi Carmo.


Mais Auvergne fut rappeler par les Balzac mère et fille, profitons du retard dans le départ, Rosie continua son interrogatoire :

Comment vous allez célébrer Azazel ?
Et puis d’abord, c’est qui Azazel ?

Tu me réponds Carmo, oui ?!


Son frère semblait ailleurs, mais de toute façon, elle aurait le temps de lui redemander durant leur voyage qui allait débuter sous peu.
Rosie prit donc parti d’attendre sagement la fin et de partir ensuite avec son frère et sa conscience.
Elegie2 a écrit:
sourit et regarda sa mère une fois de plus, lui chuchotant à l'oreille,

Mère .. s'il vous plait de me donner cette seigneurie .. ainsi soit il .. s'il ne doit pas en etre ainsi . ainsi soit il aussi.

Elegie de Penthievre Balsac toisa le herault et chuchota à sa mère ..


pff herault sous la croupe des nobles ... moi j'aurai dit sous la coupe . Et bien . après tout ce carnaval carmodien., elle dit qu'elle n'est au courant de rien et pourtant pour Fabien produit un document de votre main, .. on fait quoi à present ?? je vous prête serment ?

sourit franchement à sa mère et lui fait un baiser sur la main en signe d'hommage

que m'importe Mère .. l'intention vaut l'action .. c'est du droit je crois ..
Themisladouce a écrit:
Temis regarda le torchon qui ressemblait à une copie d'élève de prime jeunesse avec des ronds, des liés d'un enfant qui apprend à lire, et ce fit sourire la duchesse.

Je n'accèpte pas que la lettre sortie du chapeau fasse partie de cet acte. J'aimerais que vous mettiez la lettre de destitution que je vous ferai transmettre après la cérémonie et je vous en remercie. Si vous n'en êtes pas d'accord, je me renseignerai auprès de votre Roy d'armes pour qu'il prenne position dans cette affaire pour nous mettre d'accord.

Un instant, puis, nouveau sourire.

Vous parlez de respect, moi j'objecte la Neutralité, qualité indispensable du Héraut.
Maintenant que vous consentez si gentiment à faire office de témoin héraldique pour l'anoblissement de ma fille, j'aimerais que nous procédions à cette cérémonie.


Elle se retourna vers Elegie et lui prit la main.

Ma fille, tout comme le nouveau Seigneur de Challiers, tu dois mettre un genou à terre et me dire avec la plus grande sincérité si tu accèptes de prendre soin des terres de Vaulmier et des gens qui y résident. Accèptes-tu de devenir ma vassale et si oui, tu peux dois me promettre Obsequium, Auxilium et Consilium. L'accèptes-tu, ma tendre fille?
Elegie2 a écrit:
Elegie regarda sa mère gravement et mit un genou à terre sans quitter son regard, visiblement émue

Mère.. enfin je suppose qu'à cet instant c'est à la Duchesse que je dois m'adresser.. Duchesse je vous remercie de la confiance que vous me faites en m'octroyant cette seigneurie de Vaulmier en Combrailles. Je vous jure de prendre soin de ces terres et de ses habitants comme de ma propre vie. Je vous jure Obsequium, Auxilium et Consilium chère Duchesse.

La jeune fille avait parlé doucement, d'une voix claire, sans trembler. Elle ne quittait pas sa mère des yeux.
Themisladouce a écrit:
Duchesse! Themis en sourit.

Ma fille, ma vassale, je te promets en échange protection pour tes terres et pour toi, ma chérie. Relève toi à présent, que nous échangions le baiser vassalique qui clora cette cérémonie.

Elle attendit qu'Elegie se relève et la prit dans ses bras, l'embrassant tendrement.

Colomba apporta un petit coffretà bijoux en bois, aux armes de Vaulmier gravées sur le couvercle et le tendit à Elegie.

Ma fille, voici un présent que tu garderas ta vie durant.
Sunburn71 a écrit:
Elle avait asquiécier de la tête en passant près de Carmody avant de descendre , lui signifiant qu'elle était en accord avec lui .
Sa place prise en bas de l'estrade , elle écouta avec attention le début de la cérémonie .
Carmo s'adressa à sa suzeraine ou peut-être ex-suzeraine vu la demande qu'il venait de faire à la Duchesse afin de demeurer son vassal .
Nul doute que celle-ci refuserait de perdre son appartenance penthiévrique , même pour le conserver en tant que vassal .
La légère hésitation de Carmody sur ce terme lui amena un froncement de sourcils .
Sans doute avait-elle mal entendu , de là ou elle était .

Le silence se fit puis la Duchesse apporta réponse à la demande de Carmo .
Comme elle s'en doutait , elle refusa de perdre son nom penthiévrique au profit de Carmo et demanda la destitution de la seigneurie dès le soir même .
Une lueur d'amusement brillait dans son regard , songeant qu'elle aurait refusé de porter allégeance à un nom qui représentait la félonie devant la Couronne .
La Duchesse ordonna la suite de la cérémonie par l'annoblissement du jeune homme qui avait omis de la saluer .
Léger haussement d'épaules en regardant la suite . Elle était plutôt impatiente d'entendre ce que Carmo rétorquerait à la Duchesse .
Ce qu'il fit aussitôt en tendant un pli à Auvergne .
Nouveau froncement de sourcils quand il mentionna les lettres échangées avec la Duchesse et accroissement du froncement de sourcils à l'évocation de son entrée dans les appartements de la Duchesse et ce , pour lui mettre une robe .
Elle allait d'étonnement en étonnement . Elle ne s'était pas fourvoyée lors de l'hésitation quant au terme "vassal" énoncé par Carmo plus tôt .
Au vu de ceci , il semblait que la Duchesse ait souhaité bien plus avoir Carmo en tant que ... qu'amant ... Etait-ce ainsi qu'elle remerciait ses vassaux ?
Puis il parla d'Elegie , Elégie qu'il avait raccompagné maintes fois dans sa chambre .
Ecarquillement des yeux en entendant qu'Elegie , elle aussi , aurait voulu l'avoir en tant qu'amant ... Il lui semblait que la jeune fille , pourtant tout juste sortie du couvent , aurait d'autres priorités que celle-ci ...
Toute à ses pensées , elle songea qu'il était fort heureux qu'il n'y ait pas une troisième Balsac , les deux premières , mère et fille , se disputant visiblement Carmody .
Elle chassa ses pensées en l'écoutant parler de celle qui avait pris son coeur .
Un sourire chaleureux s'afficha sur ses lèvres lorsqu'il embrassa Auvergne .
Elle saluait le courage de celle-ci qui avait su garder son calme tout le long .
Ah qu'elle était fière d'elle , comme elle se répétait à le dire , elle avait des filleuls exceptionnels et Naluria ne dérogeait pas à celà .
Carmody entreprit alors de descendre de l'estrade , après le baiser échangé afin de rejoindre la jeune femme qu'elle avait aperçu .
Que de rebondissements ...
L'allégeance suivante repris son cours tandis que son regard discret observait Auvergne .
C'est alors que des gardes zélés s'emparèrent de Carmody pour l'aider à descendre de l'estrade .
Elle ne les avait point vu ceux-là , d'ou sortaient-ils ?
Ordre d'Auvergne afin que les gardes n'interfèrent pas ...
S'ensuivit une discussion entre Auvergne et la Duchesse pour le retrait d'Auzances .
Annoblissement en cours terminé , elle aurait de nombreuses chose à raconter à son époux en rentrant chez elle , quel dommage qu'il n'ait pas été avec elle ...
Elle songeait que tout était enfin clos quand Elegie voulu donner des cours de héraldiques au Héraut . Elle pouffa discrètement .
Auvergne qui avait entretemps rejoint Carmo du répondre à la jeune fille .
Elle commença à s'avancer vers le trio pour les saluer d'un sourire et repartir en sa demeure quand une autre demande d'annoblissement fût faite .
Demande non soumise à Auvergne d'ailleurs ...
Léger soupir puis attente de la fin , enfin ...
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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:23

Naluria a écrit:
Auvergne jubila, la Duchesse demandait à ce que le Roy d'Armes prenne partie alors qu'elle venait de recevoir sa lettre lui indiquant ce qu'il fallait y inscrire. Elle sembler continuer à croire et vouloir la Hérauderie pour elle. Puis elle parla à la place de sa fille. Il est vrai qu'il y a peu ni l'une ni l'autre ne savait l'âge de la jeune Balsac, allant à se contredire même. Mais pourtant, la parole, elle l'avait beaucoup, certes pas en gargote, ni à l'écrit, mais beaucoup plus par les oiseaux de chant.

Les serments s'échangèrent, elle écrit toujours avec application le contreseing, pleins et deliés s'entremêlant dans une danse héraldique. Avant de clore la cérémonie, elle répondit tout de même à la Duchesse.


Votre Grâce, sans vouloir vous vexer, mais demander à ce qu'un membre de la Hérauderie, fusse t'il le Roy d'Armes, d'obéir à vos exigence est loin d'être digne d'un noble. L'on ne cherche pas a vouloir absolument voir son point de vu être le meilleur, surtout que le contreseing adressé est une copie des phrases que mon Roy d'Armes m'a indiqué d'écrire. Voyez comme il est neutre. Il ne vous donne pas raison, et ne donne pas raison à Carmody. Il laisse à la libre appréciation des gens qui pourront le lire. C'est du moins le mieux.

Mais... Passons, je vais ainsi clore la cérémonie d'allégeance douées de nombreux rebondissements. Ah une chose, je rapelle qu'un fief est soumis au vivre noblement. L'on ne peut savoir s'il sera gardé toute une vie durant. Carmody en fut la preuve.


Elle commença à clore la cérémonie.

J'entends bien les serments ce jour échangés dont je suis témoin.
Demoiselle Elegie de Balsac, dorénavant Dame de Vaulmier..
A Moi !

Par ce contreseing et ce blasonnement vous êtes officiellement reconnue Dame de Vaulmier. Puissiez vous faire honneur à la Noblesse en général et à votre suzeraine en particulier.

Portez ostensiblement vos couleurs et veillez au Vivre Noblement. Gagez que j'y veillerai personnellement

Avec toutes mes félicitations.


Auvergne pris le contreseing puis fit couler la cire avant de déposer avec délicatesse son sceau.

Citation :
Par la présente, Nous Naluria Marthun Vaast, Héraut du Bourbonnais Auvergne faisons acte de la demande de Dame Themis de Penthièvre, Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, quant à l'octroi d'une seigneurie se trouvant sur ses terres de Combrailles Sise au fief nommé Vaulmier à sa fille, Elegie de Balsac .

Apres recherches héraldiques dument enterinées, le Fief de Vaulmier est bien seigneurie du Duché de Combraille.
Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à ladicte seigneurie est : Gueules à la tete de cerf 10 cors d'argent et au canton de Combrailles , soit, après dessin :


Pour compléter le présent dossier, voici une lettre manuscrite de Dame Themis de Penthièvre, Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, attestant de la volonté d'octroi d'une seigneurie à Demoiselle Elegie2 :
ThemisLaDouce a écrit:
Nous, Themis de Penthièvre Balsac, dicte "la Douce", Duchesse de Mauriac et de Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay, à tous ceux qui cette présente liront ou se feront lire, Salut;


Pour donner contentement à nôtre tres-chere enfant Elegie De Penthièvre Balsac,

De part nostre volonté, nous luy ceddons notre fief de Vaulmier joint & uni à nostre Duché de Combrailles en Bourbonnais Auvergne.

Pour ces causes, & autres considerations à ce nous mouvans, avons à nostre dicte fille, qu’elle joüira de l’effet entier de la Seigneurie de Vaulmier, de toutes les maisons, Places, Châteaux, annexes appartenances & autres choses qui en dépendent. & de tous les fruits, profits revenus & émolumens d’icelles aux auctorités, & droits qui sont ordonnées & declarées par ladite Lettre patente, dont copie collationnée est cy attachée sous le contre scel de la Hérauderie.



Donné à Combrailles le troisième jour de Septembre de l’an de grasce mil quatre cent cinquante six, ansi signé et scellé par Themis de Penthièvre Balsac, dicte "la Douce", Duchesse de Mauriac et Combrailles, Baronne de Balsac, Dame de Saint Hilaire de Loulay.




Par notre Scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques et nous engageons en tant que Héraut du Bourbonnais-Auvergne, à être le témoin Héraldique des serments vassaliques échangés entre l'octroyante et l'octroyée.

Faict le XIIIe jour du Mois de Novembre 1456 sous le règne de notre souverain bien aimé le Roy Lévan le troisieme de Normandie.


Je vous invite donc jeune Elegie, à vous présenter et à demander vos clés à la chambre des nobles du Château de Clermont et de me contacter lorsque vous le pourrez afin d'établir votre cry et devise afin d'effectuer votre jeu de sceaux tricolores qui ornera dorénavant vos missives.

Elle fit une pause, ramassa ses affaires et donna les contreseing aux personnes consernées.

Puissiez vous apprendre le vivre noblement jeune fille. Les hérauts ne mentent pas et déteste cela, même pour faire bonne figure. J'espère donc vous revoir en taverne dans de meilleures postures.

Elle descendit les trois marches qui la rendit simple Naluria, n'étant plus au devant de la scène comme héraut, enlaça ses doigts avec ceux de son Désiré et prit la direction du Château de Clermont pour un dernier au revoir de sa moitié. Bizarrement, les gardes penthièvriques les escortèrent avec quelques peu de violence. Ah, eux aussi doivent être corrompus par la beauté et l'effroi que provoque leur maîtresse. Un sourire entendu vers la servante des Balsacs, puis ils disparurent.
Elegie2 a écrit:
Colomba apporta un petit coffretà bijoux en bois, aux armes de Vaulmier gravées sur le couvercle et le tendit à Elegie.

Ma fille, voici un présent que tu garderas ta vie durant.


La jeune fille ecarquilla les yeux et rosit de plaisir. Le coffret à bijoux etait ravissant et ce cadeau si personnel .

Mère ! Quelle folie ! Il est magnifique !

Elégie se jeta à nouveau dans les bras de sa mère l'embrassant chaleuresement.

Merci ! Merci pour tout ! Merci d'être ce que vous êtes ma douce maman !

La jeune Balsac se tourna alors vers Auvergne.

Puissiez vous apprendre le vivre noblement jeune fille. Les hérauts ne mentent pas et déteste cela, même pour faire bonne figure. J'espère donc vous revoir en taverne dans de meilleures postures.


Je vous remercie Dame de vous être déplacée et d'avoir assisté à ces cérémonies comme Hérault.

Elégie esquissa une légère révérence un sourire malicieux aux lèvres. Elle ne comprenait pas la signification des paroles d'Auvergne mais cela sous entendait sans doute quelque ragot supplementaire de sa part.

Le vivre noblement .. vous avez raison.. je dois le cultiver ainsi que mes parents me l'ont appris. Merci encore Dame de vos precieux conseils..
Fabien74 a écrit:
Fabien avait assissé à tout le reste de la cérémonie, aux côtés de Noeline. Après moults rebondissements, la jeune Elegie recevait elle aussi fief. Décidément, les Balsac ne cesseraient de l'étonner! Ils observèrent la scène avec tendresse. Moment de tendresse d'une mère à une fille... Fabien suivait de loin les premiers pas d'Elegie en politique, et à la Chancellerie bientôt. Quand la cérémonie fût terminée, ils se dirigèrent vers Themis et Elegie:

Chère Themis, je suis désormais votre vassal, ne doutez pas de ma fidélité, dès alors. Mais pour l'heure, nous devons faire seller nos chevaux, car une longue route nous attend, en Berry, en Champagne, puis en Franche-Comté. Nous serons de retour début déçembre. Gagez ue nous porterons haut et fièrement les couleurs de Mauriac et de Challiers à travers ces contrées!

Il sourit tendrement, puis se tourna vers Elegie:


Et bien, vous avez fait une entrée remarquée dans la fosse aux lions! Mais à ce que j'ai entendu de votre verbe, et au vu de vos aïeux,nul doute que vous êtes damoiselle à ne point vous laisser faire. Bon courage, et soyez fière des terres de Vaulmier!

Puis vers Auvergne.

Merci Naluria, d'avoir officié malgré les quelques interruptions. Ce fût un plaisir, tu le sais! A très bientôt je l'éspère, je passerai le bonjour de ta part en Champagne, si tu le désire.

Il sourit.
Puis, laissant Noeline s'exprimer, il descendit au bas de l'estrade pour saluer les autres personnes présentes.


Merci de votre présence, ce fut un plaisir, et j'éspère qu nous aurons l'occasion de nous revoir!

Nouveau sourire.
Puis il s'en allèrent vers l'auberge, pour récupérer leurs affaires, et seller leurs chevaux, aux armes de Challiers cette fois-ci. La petite boîte éait rangée bien précieusement dans un des baluchons...
Noeline a écrit:
Ils prirent congé, la route les attendait, elle n’aimait rien tant que leurs chevauchées à travers le pays, heureux d’être ensemble.
Ils partaient pour de longues semaines, fiers représentants de leur Duché et maintenant de leurs terres de Challiers.

Noeline a son tour vient saluer la Duchesse.

Madame, sachez que je serais aux cotés de Fabien pour porter les couleurs de Challiers dignement, je vous remercie de votre confiance et de votre bienfaisance. Comme vous l’a déjà dit Fabien, soyez certaine de notre fidélité.

Elle sourit à Elegie,

Si j’ai bien compris, nous aurons le plaisir de nous revoir dans les couloirs de la Chancellerie, d’ici là portez vous bien.

Elle s’avança vers Naluria à son tour,

Naluria à bientôt, à notre retour, au Château sans aucun doute et merci.


Elle salua d’un signe de tête les autres personnes et tendit la main à son cher époux en souriant.
Semias a écrit:
Le valet de Montaigut avait eu la joie, qu'il avait grand peine à dissimuler d'ailleurs, de reprendre la route à dos de baudet pour livrer ça et là quelques missives, et surtout de s'échapper quelques temps de la demeure, pendant que le jeune maître reprenait lentement des couleurs après ces quelques jours passés alité.

Ainsi donc s'était-il retrouvé à la cérémonie d'anoblissement de l'ex-chambellan, de sa femme accessoirement, et de la jumelle du Seigneur de Montaigut. Profitant de la fin de la petite fête, il s'approcha du couple et leur tendit une lettre, s'excusant auparavant pour la gène occasionnée. c'est qu'ils étaient nobles les deux là maintenant !


Citation :
A l'attention de Fabien et Noeline de la Fléchère,

Chaleureuses salutations.


Chers amis, veuillez me pardonner de n'avoir pu faire le déplacement pour assister à votre anoblissement étant encore, pour le moment, contraint de rester enfermé dans la demeure de Montaigut sur ordre de mon efficace mais néanmoins ennuyeux médicastre.

Si tout s'est passé comme je l'espère, vous voici à présent respectivement Seigneur et Dame de Chaliers. C'est donc avec grand plaisir que je vous fais parvenir toutes mes félicitations.

A présent que vous avez rejoint les rangs de la Noblesse, peut-être daignerais-je faire le voyage jusqu'à votre domaine pour y passer quelques bons moments en votre compagnie. Soyez assurés que cette visite que je vous ai promis n'a été que retardée encore et encore, mais pour une fois, j'en suis bien peu responsable.

J'ose espérer que cette cérémonie se sera passée sans trop d'accrocs et que Dame Naluria, ou Auvergne, ou je ne sais quel autre nom fantaisiste elle aura choisi cette fois, n'aura pas été trop rude.

Amicalement.


Semias de Penthièvre Balsac,
Seigneur de Montaigut en Combraille.


Puis le valet prit la direction de la jeune Balsac et fit de même.

Citation :
A l'attention d'Elegie de Penthièvre Balsac,

Salutations.


Ma très chère jumelle, tu sais combien j'aurais aimé être à vos côtés en ce jour, mais hélas ce fichu médicastre, que tu trouves à juste titre "terne et rabat-joie", m'interdit de franchir ne serais-ce que la porte menant au jardin. Aurait-il peur que je tombe malade une seconde fois ?

Je souhaitais néanmoins te transmettre mes sincères félicitations pour ton anoblissement. Nous aurons vite fait de fêter cela à Vaulmier, je comptes d'ailleurs sur toi pour nous concocter une fête fort sympathique.

Simple restriction de ma part, ne songe même pas inviter le vieux beau. Je sais qu'il devait renouveler allégeance aujourd'hui et je compte bien lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenu à Mauriac, Combrailles, Balsac, ou tout autre endroit où notre tendre mère se trouve. Je compte sur toi pour éviter tout débordement de sa part d'ailleurs.

A très bientôt.


Semias de Penthièvre Balsac
Seigneur de Montaigut en Combraille.

Elegie2 a écrit:
Elegie lisait avec une joie malicieuse le message adressé par son frère. Arrêtant le valet du bras elle le fit patienter quelques instants.

Pouvez vous patienter quelques instants, s'il vous plait, ce message mérite réponse.

La jeune fille donne quelques écus au valet afin qu'il aille se desaltérer à la taverne qui était proche en attendant sa réponse.

Je ne serai pas longue je vous promets. Et vous avez mérité une bonne choppe pour la route accomplie. Je vous retrouve dans quelques instants.

Trouvant en haut de l'estrade un parchemin vierge et une plume, Elegie répondit à son jumeau sourire aux lèvres.

Citation :
Merci mon cher frère de ta missive qui m'a fort touchée. Je ne manquerai pas de faire une fête à Vaulmier ainsi que tu me le suggères, c'est une excellente idée ! Ici la cérémonie fut fort belle et émouvante, à part un incident sans importance que je te raconterai de vive voix avec tous les détails croustillants qui s'y attachent. Notre mère semblait émue et moi plus encore tu imagines ! Voici maintenant Fabien et son épouse Seigneur et Dame de Chaliers. Joli nom ne trouves tu pas ?

J'espère que tu te remettras rapidement et si tu veux mon avis .. si le vieux et terne medicastre t'ennuie .. saute par la fenêtre ! (enfin pas celle de ta chambre qui est trop haute ! )

Sois bien tranquille pour notre mère, elle se porte à merveille et vient de se débarrasser d'un poids encombrant.

A très bientôt !

Elégie

Retrouvant le valet attablé à l'auberge, Elegie lui confia sa missive à destination de son frère

Merci de vous faire le messager de ceci .. et bonne route !
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Comment s'entretiennent Trois reflets et l'Aigle boisé   Dim 21 Déc - 0:24

Althiof a écrit:
Althiof avait été prévenu pas sa nièce qu'elle allait enfin recevoir la seigneurerie de Combrailles. Il n'avait guère de temps ces temps ci entre la prévôté et la visite royale mais il avait promis de venir, espérant simplement ne pas arriver complètement en retard mais ça ce n'était pas gagné.

Et pis il avait entendu des bruits de couloir. Il n'avait pas tout compris mais visiblement Carmody voulait que sa soeurette renie son nom pour qu'il reste son vassal. Voilà une requête qui l'avait fort surpris et donc il connaissait déjà la réponse ? Pour lui l'honneur revenait au vassal vis à vis de son suzerain et non l'inverse. Etrange. De toute façon connaissant sa grande soeur, s'il ne la trouvait pas assez bien pour prêter allégeance il pouvait aller voir ailleurs.

Arrivé enfin au domaine de sa soeur il fit comme à son habitude il passa devant le garde à l'entrée et le laissant sur place pantois.


Salut mon pote, te déranges pas va. Je connais la maison.

Puis il continua et entra dans le château et harpenta les couloirs. Mais là en arrivant il compris bien vite.

Et flûte ! Tout le monde se retourna. Oui je sais je suis pas réputé pour ma ponctualité mais là je suis vraiment en retard.

Je devais inconsciemment pas vouloir voir quelqu'un ployer le genou devant ma soeur. Rien que de penser que quelqu'un veuille le faire ça me donne des palpitations.


Il rit et se dirigea droit vers sa soeur et la serra fort dans ses bras.

Tu m'as manqué soeurette.

Il s'approcha ensuite de sa filleule et lui fit une bise. Hum Dame de quoi alors ? T'as un beau et grand château j'espère. Pour accueillir tout plein d'hommes et faire de grande fête, murmura t-il la main devant sa bouche.
Ken_cohiba a écrit:
Depuis le début du spectacle, car il ne trouvait d'autre mot pour décrire ce qu'il venait de voir, il était resté emmitouflé dans sa cape noire, dans un coin sombre, en toute discrétion. Il devait bien se l'avouer, il avait du mal à suivre tout cela et à en comprendre toutes les ficelles. A force de battre les routes, il pouvait comprendre le marchandage, la politique, en partie à tout le moins, mais l'étroitesse d'esprit de chacun il avait encore bien du mal.

Quand les Duchés ne se faisaient pas la guerre, les nobliaux trouvaient toujours à s'occuper en se tirant dans les pattes entre eux pour des raisons la plupart du temps qui auraient dépassé l'entendement du commun des mortels.

Pour sa part, un nom n'était qu'un nom, une fonction qu'une fonction, et ni l'un ni l'autre ne définissait une personne. Par contre, c'était dans les actes et les paroles justes qu'il pouvait reconnaistre la noblesse, celle qui vient du coeur, celle qui se traduit et se voit tous les jours. En cela, la Duchesse de Mauriac n'avait plus aucune preuve à faire, pour lui en tous les cas. Par contre, de ce qu'il avait vu d'autres, il avait plus de doutes...

Mais peu importait finalement, tant que cela n'était pas dans un but fallacieux. Il n'avait aucunement prétention à se mêler des affaires de politique intérieure, ni des manipulations d'alcôve des autres. Tant que l'honneur pouvait estre sauf... Certains étaient proches de la limite, mais bon, il n'était pas là pour cela.

Il n'avait été informé que fort tard de l'objet de la surprise de sa mère à Elegie, et il n'aurait voulu rater cela pour rien au monde. Il ne put s'empescher de ressentir une bouffée de fierté en voyant la jeune femme, des mains de sa mère, entrer dans le grand monde. Il attendit encore un peu dans son coin, que la cérémonie se termine, et s'avança quelque peu, puis se dirigea directement vers Elegie, un sourire radieux lui barrant le visage... Il s'approcha au plus près, dans son dos, et lui lança doucement


Que la Demoiselle Elegie de Penthièvre Balsac, Seigneur de Vaulmier prenne garde à ne point autant se laisser plus impressionner par le clinquant de bijoux que par la responsabilité et par le grand honneur que lui fit sa mère par ce jour mémorable...

Il sourit d'autant plus, la fixant et attendant de voir quelle réponse alambiquée elle allait encore pouvoir lui trouver
Apolonie a écrit:
Pressée, en retard, à la bourre, carrément pas à l'heure... Echevelée, la tenue débraillée par la course folle pour avoir la chance d'être là à temps. Mal barré. Quand enfin elle aperçoit le domaine, c'est pour voir des gens s'en éloigner. Elle reconnait quelques têtes sur le chemin. Nalu, accompagnée d'une jeune femme inconnue, un jeune homme qu'Elegie lui avait récemment présenté, derrière eux, Fabien et Noeline à qui elle adresse un sourire même si elle doute qu'ils la remarque à cette distance. Et le pas crisse toujours sur les graviers, amenant la jeune femme sur le perron, à l'entrée, perdue, les joues et le nez rougis par le froid.

C'est qu'elle avait promis. Et qu'elle n'a qu'une parole. D'autant qu'elle apprécie beaucoup la jeune fille qui lui avait sauté au cou dans une taverne moulinoise il y a quelques semaines, persuadée qu'Apolonie était sa marraine. Depuis le quiproquo avait été dissous, mais elles continuaient à échanger, et la compagnie de la fille de son parrain réjouissait la brunette retardataire. D'où le souffle court qui s'échappe maintenant de ses poumons en feu. Elle avait promis de venir.

Et d'un oeil paniqué, elle se rassure en voyant le baron de Cournon passer juste devant elle. Au moins ne serait-elle pas la seule à se pointer à l'arrache. Hum... Quand elle entre à sa suite, laissant de nouveau le garde pantois, lui accordant un petit signe genre "J'suis avec lui, laissez passer", elle se fait discrète, le laissant assumer son retard. Puis elle se présente à son tour devant Thémis, après avoir claqué un clin d'oeil malicieux à la jeune Elegie, et sourit.


Bonjour Thémis. Merci de l'invitation. Apolonie se demande si Elegie a pris le temps de prévenir sa mère... En doute mais fait comme si. Un plaisir de te revoir en de meilleures circonstances. A leur dernière rencontre, un fantome cher à leur coeur les avait ébranlées en taverne, la précédente était l'enterrement de Melkio. Alors même avec les péripéties dont Apo n'avait aucune connaissance à cause de son retard, ce sont de meilleures circonstances.

Puis elle se tourne vers la jeune dame de Vaulmier. Plus naturellement, elle la prend dans ses bras, glissant une bise sur chacune de ses joues, puis la gratifiant d'un large sourire elle la félicite.

C'est un serment important que tu viens de prononcer, je suis sûre que tu en seras digne. Ton frère n'est pas là ? Chopant le murmure d'Althiof elle fronce les sourcils en le regardant. M'enfin ! Voilà une façon de "te porter garant" de ta filleule et de la "conserver sur le droit chemin" ? Et de se mordre la lèvre pour retenir un rire qui démasquerait immédiatement la plaisanterie.

Un autre retardataire, un sourire encore plus large, un clin d'oeil à Ken. Finalement, il n'y a rien à regretter dans ce manque de ponctualité.
Elegie2 a écrit:
Missive à peine remise au valet de Montaigu qu' Elegie voit arriver son parrain avec bonheur.

Hum Dame de quoi alors ? T'as un beau et grand château j'espère. Pour accueillir tout plein d'hommes et faire de grande fête,

La jeune fille rougit en riant

Mon oncle voyons ! Merci d'être là .. Déjà que cette femme.. montre Naluria fuyant du bout du menton. cette femme tente de detruire ma reputation par je ne sais quelle invention .. Mais vous avez raison .. faire de grandes fêtes .. avec de grands hommes .. Dame de Vaulmier mon cher parrain ! Je vous y attends avec votre épouse prochainement j'espère. Semias m'a suggéré un bal .. pourquoi pas un bal .. masqué ?

Sent une main sur son épaule et un chuchotement prononcé

C'est un serment important que tu viens de prononcer, je suis sûre que tu en seras digne. Ton frère n'est pas là ?

Merci d'être là Apo .. du fond du coeur .. ma chère "fausse marraine"

L'embrasse en retour et prononce un non du bout des lèvres..

Malade .. le pauvre doit garder le lit..

M'enfin ! Voilà une façon de "te porter garant" de ta filleule et de la "conserver sur le droit chemin"

Elegie entoure de ses bras son parrain et sa "fausse marraine"

Ce que je suis contente que vous m'entouriez ainsi ! Merci d'être là !! Je vous aime !

Une sensation étrange.. un souffle en son dos.. Elegie se retourne brusquement prête à giffler l'importun.

Que la Demoiselle Elegie de Penthièvre Balsac, Seigneur de Vaulmier prenne garde à ne point autant se laisser plus impressionner par le clinquant de bijoux que par la responsabilité et par le grand honneur que lui fit sa mère par ce jour mémorable...

Ken !!!!!! mon mentor !!!!!!!!!!!!

saute au cou du nouveau venu et sourit un peu mysterieusement

Vous n'êtes pas sans savoir mon cher mentor que les bijoux ont plusieurs facettes, certaines brillent plus que d'autres. Et les bijoux ne sont ils pas fait de plusieurs pierres précieuses ? Et ces pierres, à leur taille, on peut dire si elles ont un "crapaud" , un défaut ou au contraire sont d'une pureté parfaite. Regardez en dessous ou au travers de la lumière ... Jamais on ne fera passer pour diamant un vulgaire caillou de verre. Mais seules les pierres précieuses laissent aller leur chatoyante lumière vers le regard d'un oeil même non averti. Ainsi en est il de l'honneur que ma mère me fait aujourd'hui en m'octroyant cette seigneurie de Vaulmier. Je sais le cadeau qu'elle me fait et la valeur de ce cadeau. Penthièvre Balsac je suis, je me rendrait digne de cela. Il arrive parfois qu'on soit berné par un faussaire, mais les pierres qui tombent du bijou sont des pierres non precieuses qu'on ecrase d'un coup de talon et qui s'eclatent. Pas les véritables pierres. Et ces véritables pierres forment un bijou d'une valeur rare. Enfin tout ça pour dire .. que j'aime les bijoux mais la valeur du cadeau que m'a fait ma mère ce jour est plus importante que quelque bijou que ce soit. Il s'agit de bien et de personnes. J'espère m'en montrer digne et les habitants de Vaulmier seront tant de pierres précieuses pour moi que je me battrai pour empecher les brigands de les saisir.

sourit charmeuse

Ma réponse vous satisfait ?
Ken_cohiba a écrit:
Il la regarde gravement, lève un sourcil à sa réponse... décidément, elle avait toujours sa petite botte secrète, sa réponse à toute question. Un sourire se dessina lentement sur ses lèvres...

Fort bien Demoiselle, gageons que vous réussirez à éviter les "crapauds" en cette nouvelle vie... Je suis fort fier de vous jeune Elegie, et sachez que je ne dis jamais ces mots à la légère... Profitez bien de cette vie Demoiselle... Et sachez que je ne serai jamais loin si tant est que vous ayez encore besoin de mon avis

Il sourit en coin, tourna la tête, puis revint vers elle

Sur ce, je vais vous laisser célébrer et aller présenter mes hommages à vostre mère, je reviendrai ensuite

Il la laissa avec les nouveaux arrivants, inclina la tête en faisant un clin d'oeuil à Apolonie, et se dirigea vers la Duchesse
Elegie2 a écrit:
sourit et se tourne enfin vers Noeline, faisant une légère révérence

Dame .. toutes mes félicitations... A vous revoir bientôt ..
Fabien74 a écrit:
[hrp]Nos persos sont en Berry mais nous avons toujours accès à la gargotte auvergnate, aussi, ne vous étonnez pas de ce post! XD[/hrp]

Là bas, en Berry, Fabien et Noeline reçurent une missive de leur ami Semias. Ils remercièrent le messager qui s'était fait le descendant du coureur de Marathon, pour leur apporter au plus vite la lettre du jeune Balsac. Ils s'arrêtèrent au bord d'un chemin, là où une cascade chantait, puis Fabien sortit de sa besace sa plume et son encre de voyage, cadeau de sa bien-aimée, et apposa sur le velin:

Citation :
Cher Semias, cher ami,

Ton courrier nous a ravi au possible tu t'en doutes. Il est vrai que nous n'avions pas eu de nouvelles de toi depuis bien longtemps, depuis trop longtemps. Cependant nous avons appris ton malheureux état, et c'est ainsi que nous te souhaitons un prompt rétablissement, et ménage tes laquais, tu dois pourtant savoir qu'ils ne veulent que ton bien. Mais ce que nous lisons dans la missive que tu nous a adressé nous rassure, te voilà sur la voie de la guérison.
De notre côté nous sommes en pleine campagne, nous avons quitté Bourges hier soir, et nous arriverons à Montargis demain à l'aube. Nous en repartirons après une bonne journée de repos, pour entrer enfin en terres champenoises.
D'autre part, sache que nous n'oublierons pas ta promesse de visite. Notre demeure d'Aurillac ainsi que notre Château de Challiers te sont grand ouverts, je ne te permets pas d'en douter.

Affectueusement,
Fabien et Noeline de la Fléchère,
Seigneur et Dame de Challiers.

Après s'être restauré, grâce aux bons soins de Noeline, le messager bredouilla:

M'erci b'en m'ssire et M'Dame! Z'êtes b'en aimab'!

Puis il reprit son chemin. Petit à petit il disparû dans la brûme, il faisait frais ces jours-ci. Et voilà Fabien et Noeline repartis sur les chemins...
Althiof a écrit:
[hrp : dsl pour le délai avec une connexion qui rame à mort le forum est trop lourd à charger]


Althiof souriait en voyant sa filleule et nièce gênée. Il vit arriver Apolonie qui s'approcha avec un air faussement reprochant. Il avait le don pour remarquer ces choses là. Il était rarement très sérieux et il repérait les signes chez les autres.

M'enfin ! Voilà une façon de "te porter garant" de ta filleule et de la "conserver sur le droit chemin" ?

Salut Apo, tu vas bien ? La conserver sur le droit chemin dis tu ? C'est l'rôle de sa mère ça ? Celui de l'oncle c'est s'assurer que la fille fasse enrager la mère nan ? On m'aurait menti.


Il rit de plus belle. Mon oncle voyons ! Merci d'être là ..

Bein quoi ? Vi je suis en retard mais j'avais promis de passer ma ch_re nièce.


Dame de Vaulmier mon cher parrain ! Je vous y attends avec votre épouse prochainement j'espère. Semias m'a suggéré un bal .. pourquoi pas un bal .. masqué ?

Oh joli nom. J'espère que c'est pas juste à côté du château de ta mère. Tout au fond des terres du domaine ça s'rait mieux. Un bal ? Oh vi j'adorerais. Ca me rapellera les bals chez Tante Ermeline. Pis masque on verra pas la tête de ta mère. Ca s'annonce déjà parfait.

Il jettait quelques coups d'oeils vers sa soeur qui semblait un peu ailleurs. Surement que le retour de baton n'allait pas tarder.
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