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 Passé, présent, futur ou les rencontres improbables

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Gypsie

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Date d'inscription : 06/06/2006

MessageSujet: Passé, présent, futur ou les rencontres improbables   Sam 10 Jan - 1:11

Liamchaa a écrit:
[dans un village]

Vallée de l'Auvergne
Si longtemps déjà.
Il s'arrête sur une crête
Le soleil se lève juste.
La brume reste accrochée.
Son mantel ruisselle.

Aurillac en vue.
Il hâte le pas.
Le guet passé.
Il tourne un moment dans les ruelles.
Cela a bien changé.
Six mois... un an... plus...
Une taverne éclairée.
Havre de paix avant de repartir.

Porte poussée.
Tavernier salué d'un signe de caboche.
Repas commandé en passant devant.
Une chaise tirée, le dos contre le mur face à la porte.
Fenêtre sur sa droite, rue déserte qu'il observe.
Capuche qui se baisse laissant apparaitre son visage.
Noir.
Les yeux fermés, il revoit la scène...


[rp]
Il s'avançait dans la nuit.
Il avait repéré un feu de camp
La nuit était froide
Le brouillard dense par endroit.
Rien ne craque.
Silence total.
Il se déplaçait.
Il tourna un moment autour du camp
Une seule personne
Elle semblait dormir
Un bâton auprès d'elle.
Il s'approcha.
Resta au dessus d'elle.
Il contempla la brune endormie.
Elle était mignonne.
Il caressa une joue rougie par le froid.
Sa main s'aventura sous la peau de mouton.
Un bras nu, une hanche.
La peau descendit lentement.
Il fit le tour du ventre.
Délia la bourse.
Pas grand chose.
Un soupire le ramena à sa besogne.
Sa main glissa sur une cuisse.
Plus rien à soulager chez la donzelle.
Une miche qui trainait.
Il rajusta la peau sur elle.
Une bûche sur le feu qui se mourait.
Comme il était venu,
Il s'en alla.
[/rp]
Kar1 a écrit:
Départ de Toulouse, lieu de sédentarisation qu'elle commençait tout juste à oublier. Ces histoires à deux balles qui avaient failli la rendre folle la blonde, lui passaient enfin au dessus de la casquette. La voilà de retour vers des terres qu'elle avait parcouru pendant des années entières. Des visages qu'elle reconnait, d'autres qui n'étaient autre que la nouvelle génération. Karine prenait visiblement un coup d'vieux.

C'était quand même cheveux aux vents et charrette sous l'coude qu'elle était arrivée dans le comté du Bourbonnais-Auvergne. Les routes étaient pas des plus fameuses, ça Karine ne l'avait pas retenu. Tête de linotte de surcroit, elle alla comme une bourrine sur chacune des pierres qui passaient, si bien que les poissons qu'elle transportait à l'arrière de cette charrette virvoltaient.


Dans un village

La blonde n'était pas dans c'duché par hasard. Elle voyageait au gré de ses envies certes, mais elle aimait bien qu'un but la mène par le bout du nez. Ne sachant trop si elle était arrivée à bon port, elle chercha un lieu ou s'poser, s'reposer et vendre ses poissons qu'elle considérait comme fardeau maintenant.
Elle tira sur les rênes et fit arreter le ch'val non loin d'un abreuvoir. La blonde jeta un coup d'oeil en biais sur la poiscaille et se mit à siffler traduisant facilement son agac'ment.

L'avait des envies d'meurtre en ce moment paraissait il, mais ses poissons étaient déjà monté voir Aristote, ça ne f'sait aucun doute.
Liamchaa a écrit:
Du bruit au dehors.
Les yeux se rouvre lentement.
La tête pivote.
Une charrette qui passe.
Une tête blonde aperçue subrepticement.
Il se lève brusquement.
D'un bond, il est à la porte.
La lourde cède.
Ouverture fracassante.
Voix qui grogne.


Deuuu Pooommiiiièèèèrrrre!!!

Poings sur les hanches.
Sourire aux lèvres.
Les gens qui se retournent.
D'autres s'écartent apeurés.
Il rigole de voir la tête de la Blonde.
Une blonde... une autre...
Invitation lancée.
Main qui appelle autant que la voix.


Ramène tes miches par 'ci!!!

La taverne est aux quatre vent.
Le tavernier frigorifié commence à beugler.
Le sombre se retourne.
Regard noir alors que la donzelle stoppe le convoi.
Saut gracile à terre.
La voilà qui rapplique.
Déjà, le noir est assis devant choppes et repas fumant.
Leylalil a écrit:
[tard dans la nuit]

Grises fumées qui s’élèvent des chaumières.
Volets fermés
Du givre partout…
Brefs éclats de glace, fugaces scintillements sous la lueur des torches de ceux qui osent encore sortir par cette sombre nuit d’hiver.
Leylalil avançait lentement serrant contre elle les pans de sa pelisse, au loin une taverne où elle irait chercher un peu de chaleur.
Ephémère virevoltant dans le noir à la recherche d’un feu.
Serpent avisé et discret, silencieux et patient.
Son amant était arrivé en ville, quelques heures encore et ils seraient l’un contre l’autre.
Elle ne lui avait rien dit de l’incident près de Rodez…
Et si ce n’était sa bourse vide à son réveil elle aurait juré avoir rêvé…
Après tout c’était peut-être un Djinn qui lui avait joué un vilain tour ?
Ley frissonna et essaya de se souvenir de cette nuit là :

« Un mauvais rêve
Une forme indistincte qui se penche sur elle
Un souffle, une caresse ou les deux?
Chaud, froid, sa peau frissonne...
Nuit froide ou aube incandescente dans le désert?
Le Djinn est toujours là tapi sous ses paupières
Est-ce lui ? Ce djinn qui l'habite?
Réveil lent et pénible
Non elle n'est pas dans son pays
Le feu crépite encore... étrange
Elle se frotte les yeux, s'assied et regarde autour d'elle
Une silhouette s'éloigne furtivement.
Nul Djinn en ce pays ... juste des voleurs...
Elle tend sa main vers sa bourse : vide.
Son sac de pain : vide...
Sourde rage qui monte en elle.

« Attendez ! »
Un bond en direction de la forme qui s'en va...
Son cri meurt lentement dans l'épaisseur de la nuit
Juste le silence pour réponse.
La silhouette se fond parmi les ombres de la forêt et disparaît
Que faire? Se lancer à sa poursuite?
Un éclat de rire secoue sa poitrine
Colère
Amertume
Ironie du sort...
Se laisser choir sur les peaux étalées à même le sol et rire, rire
Puis, petit à petit se calmer et lever les yeux au ciel
Les nuages défilent rapidement
Etoiles parsemées entre les nuances de bleu
Croissant de lune...
Sourire à l'astre lunaire et hocher la tête.
Un murmure:

« Une allégeance, une seule: le Chaos ! »
Vite, ramasser le peu qui reste et:
La route est longue jusqu'à Aurillac et demain sera un autre jour! »

Pourquoi se souvenir de cela ?
Demain est passé.
D’autres jours sont nés et morts depuis cette nuit.
Elle marchait maintenant dans les rues d’Aurillac et sa bourse s’était de nouveau remplie…
Elle haussa les épaules, sourire aux lèvres et se dit en elle-même :
« le Chaos donne et enlève… Nul salut pour celui qui n’accepte pas d’aller au gré du vent et des saisons »
Grain de poussière tournoyant dans les airs, souffle de vie qui s’élève et s’évapore comme ces volutes qui sortaient de ses lèvres, se figeaient un instant dans le froid et s’évanouissaient aussitôt.

Les lourdes portes d’une taverne
Nul bruit à l’intérieur, besoin de calme et de solitude
Sentir le sang affluer de nouveau dans son visage gelé
Contempler les flammes se tordre dans l’âtre et se griser de vin épicé, chaud et sucré.
Ôter sa cape, se réchauffer autrement…

D’un geste elle interpella le tavernier pour lui passer commande.
Puis, sa boisson servie, Ley se cala confortablement sur la chaise et perdit son regard dans les flammes.
Dehors il commençait à neiger ...
Selenic a écrit:
La blondinette avançait à grands pas à travers la ville.L'énervement se lisait sur son visage ainsi que la honte et la déception.
Les commérages, radotages et autres avaient réussi à la miner.

Entrant d'un geste vif dans la taverne,la jeune femme salua froidement les personnes présentes sans se soucier de ceux qui étaient dehorset partit s'installer dans un coin médisant sur sa prochaine vengeance.

La porte s'ouvrit brusquemment tirant Sel de ses pensées. Regard noir mais discret vers l'importun. Titillant de ses doigts sa lame...une envie démente d'assassiner quelqu'un...
Mais sa pensée reprit le dessus..et un vent glacial parcouru la taverne lui raffraichissant par la même occasion ses idées.


Si je dois ....autant que cela soit bien fait...

Dit dans une presque murmure..La jeune femme se demandait quand allait cesser le vacarne laissant son regard parcourir les personnes présentes..
Kar1 a écrit:
La blonde s'était visiblement trompée de village. L'avait essayé de le chercher le but en question mais en vain. Pas d'emmerdeur en vue, en taverne ou ailleurs. Fallait qu'elle perde une journée, c'tait bien sa veine.
Elle se couche, seule, dans sa charrette recouverte de peaux qui ne ressemblaient franchement plus à du cuir de bête. Prendre les poissons pour couverture, mieux vaut creuver.
Forcément, réveil froid au p'tit matin et Canasson qui trépigne.


Ouai ouai... on y va!

Résignée v'la qu'elle se remet en route avec autant de tact qu'à l'accoutumé. 'tain.. mais pourquoi fallait qu'elle oublie le nom d'sa destination. Pourquoi fallait qu'elle soit assez cruche pour ne plus s'y r'trouver. Visiblement, le sens de l'orientation, ça s'perd. Six mois en caverne et hop.. comme une môme. Contraste bizarre vu l'âge avancé qui arrivait à grand pas.

Un autre village

Têtue comme une bourrique, elle ne veut pas faire la même connerie cette fois persuadée qu'elle a encore de la route à faire. Même pas un r'gard, rien.. Elle avance.

Deuuu Pooommiiiièèèèrrrre!!!

V'là que ça v'nait de derrière elle. V'là qu'elle reconnaissait cette voix. V'là qu'elle reconnaissait c't'accent.
Bon port? Enfin?
Une seule journée de retard. c'tait carrément honnête, pas besoin de trouver une excuse! Parfait. Un sourire en coin nait alors sur son visage.

Elle fait ralentir la charrette qui allait bon train. Trop tard, la blonde avait déjà sauté, et la bête continuait de galoper en direction de l'horizon pour finir par prendre une bonne dizaine de mètres d'avance et s'arrêter.
Après ce saut des plus graciles, elle le voit la, au loin. Elle s'avance.

Il la guettait..
Liamchaa a écrit:
[taverne qui s'emplit]

Il avait tourné talons.
Le tavernier servait une femme.
Son regard vert se posa sur elle.
Le reflet d'une lame passa sur le visage de la donzelle.
Il plissa les yeux.

Dans le font une autre femme.
Belle... très belle.
Une beauté que l'on n'oublie pas.
Il tique.
Ses pensées vagabondent à une nuit.


[rp]Il s'éloigna sans bruit.
La nuit l'enveloppa.
Un appel.
Sa victime tentait de le rappeler.
Il n'avait que faire de cela.
Sa vie, c'était la rapine.
On ne choisissait pas sa cible.
Ou si peu.. et c'était parfois bien dommage.
Plus de traces, plus de bruits.
Silence...
Quelques brindilles qui craquaient.
Il était déjà loin.
Nouvelle attente
Prochaine victime en vue. [/rp]

C'était elle.
Il sourit en s'asseyant.
Ses yeux se portent sur la blonde.
Karine est là.
Il se demande ce qu'elles ont les blondes.
Le suivre, l'avoir, le désirer.
Étincelles vertes de son regard bouteille.

Son godet se lève.
Sa main noire c'est refermée dessus.
Il le lève.
Semble trinquer avec son invitée.
Clin d'œil en direction de la brune.
Il descend sa gueuse d'un trait.
Le revers de la main essuie la mousse.
Il reluque la blondinette.
Toujours aussi belle.
Cela faisait si longtemps.

Invitation à reprendre des forces.
Fourchettes, cuillères de bois.
Bol qui se vide.
Faut bien rassasier son black de temps en temps.
La vie ne vaut d'être vécue que pleinement.
C'est ce qu'il faisait.
Une éructation plus tard.
Mains sur la nuque.
Etirage du corps repus.
Question à la Blonde posée...


T'viens 'vec moi?
J' t'apprendrai à t'nir ta lame.
Au moins... elle servira au lieu d'rouiller...


Rire tonitruant raisonnant dans la taule.
Les têtes qui se tournent vers eux.
Le tavernier rapplique avec une nouvelle tournée.
Kar1 a écrit:
La blonde suit le pas de Liam dans la taverne. Elle salue le tavernier qui bougonne puis pose son regard sur les miches du Noir. Pas mal qu'elle pense. L'a toujours pensé d'ailleurs. Mais certaines circonstances font qu'on garde ça pour soi. Bouarrf.. Karine secoue la tête, v'la qu'elle repense à Toulouse.
Eviter Toulouse et regarder devant elle.
Une seconde passe, elle le voit tourner les yeux vers le fond de la taverne le Liam. Elle suit son regard et évite de croiser celui de cette femme aux cheveux brun. Par contre, elle se surprend à penser que la m'zelle est belle. L'aime pas cette idée. Jalouse? Pas possible.. clairement non. Elle passe finalement à autre chose, au Liam qui s'installe par exemple.
Karine s'accoude, c'est l'repas qu'elle matte maintenant. Et lui, face à elle, même pas un merd', il se goinffre. Moins sexy, z'en conviendrez, hein..?
Elle s'enfonce puis s'affale alors sur sa chaise et baisse les yeux jusqu'à ses doigts qu'elle triture.
Un reflet vient lui titiller le visage. Ca brille. La blonde fronce les sourcils et essaye de trouver la direction du gamin qui se fout d'sa trogne. Elle roule des yeux, et remarque que c'est simplement une autre blonde qui tient ce couteau que le Noir avait vu plus tôt.
Elle se replonge dans le trifouillage de doigts pas forcément prête à penser dague et sang pour le moment, elle sait qu'un jour, elle aura à le faire... elle n'y coupera pas.
Il la regarde, la trouve belle. Elle le sent ça ne fait aucun doute.
Elle sourit en coin, éviter de montrer que ça la touche.
Etre patiente qu'il lui a dit, elle le fera. Elle saura faire l'indifférente, à n'en point douter.

Il s'étire.

T'viens 'vec moi?
J' t'apprendrai à t'nir ta lame.
Au moins... elle servira au lieu d'rouiller...


Elle répond.

Oui...
Liamchaa a écrit:
Il zieute le monde.
Toujours, il a fait ça.
Plus que de causer... Observer.
La donzelle de la forêt par exemple.
Elle semble éviter son regard.
Il sait qu'elle l'a reconnu.

Il se balance sur deux pieds de sa chaise.
Lentement, un va et vient qui fait grincer le bois.
Observer, rester aux aguets.
Son lot, sa vie.
Il repose son regard sur la blonde.
Le son de sa voix se fait entendre.
Presque un chuchotement.


Oui.

Sourire qui se dessine.
Pieds qui se soulève du sol.
La chaise reprend sa position.
Le godet termine contre ses lèvres.
Il est reposé vidé de son contenu.
Il se penche vers la blonde.
Lui montre la femme au fond.
Lui murmure.


T'vois la brune là bas... ben elle m'a r'connu j'suis certain....
Elle 'vait pas grand chose, mais l'malheur d'dormir quand j'suis passé près d'son camp'ment... t'crois qu'je fais un geste?


Pose une main sur la sienne.
En écarte les doigts.
Glisse les siens entre.
La zieute.
Zieute la brune.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Passé, présent, futur ou les rencontres improbables   Sam 10 Jan - 1:13

Leylalil a écrit:
Courants d’air, voix d’homme qui gronde, deux femmes blondes qui entrent l'une après l'autre.
L’une silencieuse mais bouillante de colère, l’autre jolie mais qui sent un peu le poisson.
Odeur qui se mélange à celle des bières et de la nourriture grasse et répugnante...
Bruit des chopes qui heurtent la table, des cuillères qui raclent les assiettes.
Mastications, sucions, salivation, déglutitions...

Leylalil plisse les lèvres de dégout et, agacée tourne la tête vers le trublion: l’homme sourit et lui fait un clin d’œil.

Un frisson lui parcourt l’échine…

Etrange sentiment, impression de déjà-vu…

Ley lève un sourcil, le détaille rapidement de la tête aux pieds
Elle le voit mieux maintenant… il est... noir…
Non pas que sa couleur de peau la choque, elle est fille de feue Babylone et les hommes noirs elle en a connu.
Non juste que celui-ci est noir. Noir comme Cette nuit, comme ce Djinn !
Et ses yeux... d'un vert trouble comme les eaux profondes des marécages...

Les flammes rougeoient et dansent projetant milles ombres improbables sur les murs de la taverne.
L’air semble devenir plus lourd, plus opaque presque palpable, assourdissant les sons tout autour d’elle.
La forêt, le froid, cette ombre qui s’éloigne.
Parfums de terre, senteur d’ailleurs… il faudrait qu’ elle se rapproche, qu’elle sache.

Soudain une lame étincelle et Leylalil lance un regard vers la dame blonde assise plus loin.

Soupir de soulagement, diversion propice.

Elle ramasse une bûche et la jette dans le feu qui crépite et se tord.
Lueur dorée qui caresse sa peau blanche et l’attire à nouveau dans sa contemplation même si elle sait que l’homme l’observe.
Peut-être même se doute t’il qu’elle l’a reconnu…

Le silence est revenu dans la taverne excepté ce grincement de chaise et le cri du plancher qui souffrent sous le poids du sombre qui se balance.
Grincement qui cadence une attente suspendue...


Leylalil écoute le discordant va et vient de la chaise et sourit : « Par Enki et sa sagesse ! La vie est pleine de surprises »
Kar1 a écrit:
La blonde qui pue le poisson, c'est elle en effet. Jolie bien sûr. Liam n'a pas non plus l'air d'en douter à la manière dont il la regarde.
Elle a dit oui, il a sourit. Il amène sa main vers elle. On voit au regard en amande de Karine qu'elle essaye d'anticiper, de ne pas réagir, de ne pas rougir. Il lui prend la main, les doigts, et les mêlent ensemble. Elle n'a qu'une peur, avoir la main moite et donc montrer qu'elle n'est pas encore sure de ce qu'elle fait. Non.. pas qu'elle ne soit pas sure d'ailleurs, mais plutot qu'elle ne sache pas ce qui l'attend. Sacrifices elle doit faire, ça prend du temps de les travailler, d'accorter de l'importance aux choses qui ne l'étaient pas, refaire une nouvelle vie, mais elle le ferai rien que pour le voir courir à coté de la charrette. Cette pensée, un sourire.
Elle va devoir se reconstruire, les convictions, plus forcément les mêmes. Elle le savait en venant, et ne fera pas marche arrière. Le doute, c'est le doute, on peut rien y faire.

Il mêle alors ces doigts ensemble pendant qu'il lui chuchote.

T'vois la brune là bas... ben elle m'a r'connu j'suis certain....
Elle 'vait pas grand chose, mais l'malheur d'dormir quand j'suis passé près d'son camp'ment... t'crois qu'je fais un geste?


Elle tourne la tête tout en bougeant distraitement son pouce sur l'index du sombre. Karine lève un sourcil lorsqu'elle remarque que la femme en question n'est autre que la brune qu'il zieutait plus tôt.
Elle sourit au fur et à mesure qu'il parle.

C'est étrange comme l'être humain peut etre plein de surprise. Peut être les blondes surtout. Karine décide à ce moment là, précisément, qu'il n'est plus question qu'elle se torture le cerveau avec des "oui.. mais non.. mais oui.. mais non..". Typique des filles ça..
La blonde se redresse sur son fauteuil et se penche à son tour vers lui. Elle effleure le coin de ses lèvres et sourit très nettement. Elle arrive à l'orifice de son oreille. Un geste, bien sur qu'il fallait qu'il fasse un geste! S'il ne se trompait pas, si c'était bien elle sa victime, alors oui, il ne devait pas hésiter une seconde. Rien qu'pour sa beauté.


C't'à moi que tu poses cette question?
Fais ta BA va.. Chacun ses sacrifices..
Liamchaa a écrit:
Un blonde calmée
L'autre qui s'enhardit.
Doigts enlacés.
Lèvres qui s'approchent.
L'effleurent.
Vert qui disparait.
Son parfum qu'il hume.
Derrière le poisson tout un programme.


C't'à moi que tu poses cette question?
Fais ta BA va.. Chacun ses sacrifices..


Le rêve s'évanouit.
Le vert s'assombrit.
Pas la réponse escomptée.
Il grogne, une vieille habitude.
De la main libre fouille le balluchon.
Délie la seconde.
Se lève d'un coup.
Crépitement de l'âtre rassasié par la brune.

Il scrute Karine.
Pousse sa chaise contre le mur.
Il est face à la brune en deux pas silencieux.
Sa pogne glisse dans son dos.
Son regard se fait encore plus dur.
Il la jauge.
Le bras revient devant rapidement.
La bourse tombe sur la table
bruit d'écus qui s'entrechoquent.


Ça d'vrait compenser l'autre nuit!

La voix est sourde.
Il sourirait presque.
Son regard la transperce.
Des flammes y dansent ajoutant une touche au vert.


Dors pas comme une souche la prochaine fois qu'on s'croise.

Tête qui se tourne vers la blonde.
Retour vers Karine.
Elle l'observe.
Plutôt son postérieur.
Là... il sourit en coin.
Dent blanches qui apparaissent.
Signe au tavernier de servir la brune.
En d'autres temps, d'autres circonstances.
En aurait fait son affaire de la brune.
Leylalil a écrit:
Un grognement, des pas qui s’approchent.
Senteurs boisées mélangées à des remugles de graillon qui affleurent.
Les narines de Ley palpitent et frémissent.
C’est bien lui … Le sombre…
Rien d’un Djinn finalement...
Humain trop humain…

Elle se mord l’intérieur de la lèvre pour masquer son sourire : s’il la menace d’une quelconque façon, elle lancera du monde contre lui.
Nous ne sommes plus sous le couvert de la forêt cette fois mais dans le BA et ici, des hommes forts, elle en connaît …
Des hommes qui se feront une joie de lui porter secours.

Bruit métallique des écus étouffé par le cuir d’une bourse qui atterrit sur la table.
Voix rauque et chaude :


Citation :
Ça d'vrait compenser l'autre nuit!

Pas même un coup d’œil vers la maigre escarcelle: elle sait qu'elle lui appartient...

Impassible elle reste les yeux rivés sur les flammes : elle attend la suite.
Trop de morgue et d’assurance chez lui pour qu’il se contente d’une tirade aussi simpliste.
Ce n’était que l’effet d’annonce, l’accroche.
D’autant plus qu’il a un public: sa blonde et l’autre au fond qui suit la scène des yeux.
Arrive le mot d’esprit, cinglant et moqueur … La superbe !


Citation :
Dors pas comme une souche la prochaine fois qu'on s'croise.

Tiens ? il la tutoie…
Frôler sa peau lorsqu’elle dort ne signifie pas la connaître…
Profiter de son sommeil pour lui voler sa bourse et ses biens n’engendre pas une relation...


Il se tourne fait un clin d'oeil à sa blonde puis un geste de la main et le tavernier dépose une chope de bière devant Leylalil.
Liquide jaunâtre aux relents suspects, pauvre mousse éparse et grisâtre
Pfff… Stupide taulier qui ne sert que selon l’apparence du client sans se soucier de ses intentions !


Ley se détourne lentement vers lui et le toise avec hauteur.
Elle ne cache plus sourire désormais, bien au contraire, elle l’affiche avec insolence.


« Et bien Messire, si j’avais eu un doute sur votre réalité vous me l’ôter tout à fait… Je le regrette presque.. Vous imaginez en Djinn me plaisait bien plus… »

Ce n’est pas un Djinn mais il pourrait facilement passer pour l’un d’eux :
Sa peaux noire et lisse, son cou large et puissant, ses yeux verts et changeants, ses muscles enfin se devinant sous la chemise…
Attraction.
Répulsion.
Séduction.


Du pied elle pousse la chaise devant elle, l’invitant ainsi à s’assoir.
Elle porte son verre d’hydromel à ses lèvres fines et délicates, déguste lentement sa gorgée puis, sur un ton désinvolte lui demande :


« Pourquoi me la rendre à présent ? »
Liamchaa a écrit:
Un Djinn!!!

Tête en arrière, rire qui fuse.
Coup de tête vers la blonde.


T'entends ça, j'serais un Djinn maint'nant.
Quoique... j'aurais pu en effet en être un...


Chaise qui bouge.
Pied botté qui se pose dessus.
Arrêt.
Il suit le bord du verre que recouvre les lèvres.
Fine, appétissante, certainement sucrée comme le miel.
Bien des mouches devaient s'y laisser prendre.
Posé de question.
Son bras se pose sur son genou.
Sa tête se rapproche de celle de la brune.
Il peut respirer les senteurs orientales de la donzelle


T'veux p't'être pas la récupérer... et puis disons... humm.... qu'c'est ton jour d'chance et l'mien d'bonté.


Il se redresse.
Stature qui en impose.
Le tavernier fait un détour
Haussement des larges épaules en le voyant faire.
Doit avoir à se faire pardonner celui là.
La chaise retrouve sa place raclant le sol
La botte a fait son boulot.
Derniers instant reluquant la brune.
Il plaindrait presque ceux qui tombent dans ses filets.
Sourire en coin à cette pensée.


T'es la première à qui j'rends c'que j'lui ai pris.... surtout la dernière 'ssi. J'suis sur qu'ça doit t'plaire!

Il se marre.
Se retourne sans plus rien attendre.
Regard à Karine qui se lève.
Balluchon attrapé.
Godet vidé en un battement de cil.
Choque du cul sur la table.
Bientôt ils ne seront plus là.
Kar1 a écrit:
Du haut de sa chaise, Karine admire la scène. Après son intervention presque insolente, elle le regarde ébahie puisqu'une seconde plus tard il l'écoute et se dirige vers la brune pour lui rendre ce dû. Sa surprise reste peu d'temps, elle part dans ses pensées n'apportant plus vraiment d'importance à ce qu'il se passe autour d'elle. Ses yeux se posent instinctivement sur l'arrière train de Liam, 'tain.. et v'là qu'elle se fait griller en plus. La blonde fixe ses yeux verts bouteille et essaye de lui faire comprendre qu'elle n'a pas fini de les regarder. Les dents de Liam apparaissent et font naître un contraste inévitable avec sa peau noire, constraste d'ailleurs qu'on retrouve entre Liam et Karine. Lui noir, elle blanche, pas b'soin de faire un dessin. Conclusion, il avait visiblement compris Karine.

Un sursaut, elle avait eu le temps de river ses yeux sur l'âtre la blonde.

Un Djinn!!!
Il s'adressait à elle visiblement. Elle hausse finalement les épaules. Intérieurement, c'est une toute autre histoire. l'aurait pu et voulu le trouver toute seule ça. Un djinn.. L'était presque en colère contre elle même.
Sans rien laisser transparaître, elle regarde les moindre recoins de la carrure du Liam se demandant ce qui fait qu'il est clairement un humain en fin de compte.
Les secondes passent, ils s'expliquent, l'un toise l'autre, l'autre toise l'un. L'a bien fait de pas s'en mêler tiens.
Bruit de chaise. La blonde se lève sentant le départ. Dernier regard sur la brune, voulant lui souhaiter bonne continuation.

Ils ne sont déjà plus là..
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