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 Elle arrive...

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Gypsie

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MessageSujet: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:33

--Vieilhomme a écrit:
Le vieil homme marchait péniblement sur la route qui menait vers la capitale de ce grand duché, Clermont. Il faisait froid et il n'était guère vêtu, mais ce n'était pas le froid qui le ronger, c'était une douleur bien autre.

Il continua à marcher dans le blanc immaculé, regardant les carrioles qui passaient, ne faisant guère attention à lui. Le vent était glacial mais les pauvres restaient pauvres et les riches ne faisaient rien pour aider les mendiants et surtout un vieil homme comme lui.

Le vieil homme arriva en face de la grande porte de la capitale du duché. il la regarda de ses yeux larmoyants, se disant qu'il ne verrait peut être plus sa terre natale, il avait besoin de soins mais il n'en avait plus la force.

D'un pas chancelant, il fit quelques mètres et s'effondra dans la neige. Il supplia les passant de l'aider, peut être un médecin ou une infirmière viendrait-elle à son secours...
Aiguemarine a écrit:
Aiguemarine quittait Clermont avec Rick en direction de Montpensier.
Elle chevauchait Altaïr, tandis que son ami conduisait sa cariole.

Ils passaient la porte Est de la Capitale lorsque l'attention d'Aiguemarine se porta sur une masse allongée sur le sol.
Yeux qui se plissent afin de mieux voir.
Ils se rapprochèrent doucement...

Elle jeta un regard intrigué à son ami, descendit de son cheval et s'avança vers l'homme. Enfin, le supposait'elle vu la corpulence.
Ce dernier était chichement vêtu.

Aiguemarine s'agenouilla sur lui, le tourna doucement afin de voir son visage, puis lui redressa la tête...lui donnant quelques petites tapes sur la joue afin qu'il ouvre les yeux.


Messire, Messire... Vous m'entendez ?!

Puis, tournant sa tête vers Rick.

Rickkkkkk, viens m'aider s'il te plaît !

Aiguemarine lui prit une main. Celle-ci était glacée. L'homme semblait en hypothermie.
Il fallait absolument le réchauffer sinon il risquait d'y laisser la vie.


Et ramène une couverture ! cria t'elle à son ami...
Rick a écrit:
La cérémonie de l'ODM venait de terminer et Rick, sa petite famille et Aiguemarine, regagnaient leurs pénates à Montpensier. Soudain Aigue stoppa net sa monture et dans un crissement de roues, Rick fit de même avec la cariole. Il espérait qu'il n'avait pas réveillé Georges. Il croisa le regard de son amie qui avait déjà mis pied à terre. Lui, se contenta de rassurer son épouse sur l'arrêt qu'il venait de faire. Et soudain un cri dans la nuit

Rickkkkkk, viens m'aider s'il te plaît !

Le jeune homme sauta donc de la cariole quand soudain un nouveau cri

Et ramène une couverture !

Rick courut donc jusqu'à l'arrière. Heureusement qu'il était prévoyant et qu'il y avait toujours plusieurs couvertures dans la cariole. Cela permettait aux passagers d'être au chaud durant le voyage. Et en deux temps, trois mouvements, il se retrouva auprès de, ma blonde qu'il fait bon fait bon dormir, (hum excusez moi, pour ce petit interlude musical), son amie Aiguemarine. Il vit alors qu'elle soutenait un individu de sexe masculin. Il tendit alors la couverture à Aigue et l'aida à recouvrir l'homme.

Tu... Tu crois pas qu'on devrait l'amener au dispensaire ou à quelque part, où il fait plus chaud ? Il risque d'attraper la mort ici, non ?

Rick n'était pas du genre frileux, mais il faut dire que les températures étaient plus que négatives en cette nuit étoilée. Il fallait absolument l'amener au chaud et rapidement en plus.

On le met dans la cariole ?

Rick espérait qu'il n'était pas contagieux puisque dans la charette, il y avait Georges qui dormait tranquillement dans son couffin. Mais en tout état de cause, le futur médecin qu'il était ne pouvait laisser le malheureux dans la neige, sans lui porter secours.
--Vieilhomme a écrit:
Le vieil homme vit approcher une femme suivit d'un homme. Il n'entendait pas bien ce qu'on lui disait. Lui qui n'entendait plus beaucoup et qui parlait sa langue de village.

Il voulu les prévenir mais il n'y arrivait pas...aucune parole intelligible ne sortait de sa bouche. La femme le retourna et il sentit son souffle chaud sur son visage glacé.

L'homme s'approcha également et il comprit le mot dispensaire, on allait l'y conduire mais il devait les prévenir.

D'un mouvement lent et douloureux il fit glisser le tissu qui le recouvrait et il fit apparaître son corps recouvert de tâches noires, les tâches du fléau qui sévissait dans sa terre natale...
Aiguemarine a écrit:
[ Aux Portes de Clermont - "Panique à bord" ]

Le vieil homme essayait de parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche.
Aiguemarine suivait du regard tous ses gestes, quelque peu inquiète.
Et voilà que, lentement, il découvrit une partie de son corps, laissant apparaître des tâches noires, par çi, par là.

Une odeur pestidentielle flotta dans l'air soudain...
Une odeur de mort.
Celle-ci qui prend aux tripes et ne vous lâche plus.
Aiguemarine esquisse un mouvement de recul, la gorge nouée, et ne peut s'empêcher d'aller vomir un peu plus loin...

Ces tâches, ces tâches noires, mais c'est quoi cette fichue maladie ?!
Sûrement...contagieux...
Aiguemarine essaie de se souvenir où elle a pu voir, sous forme de gravures, ces tâches.
Encore un livre de médecine de Nic. Oui... mais lequel ?!
S'il était là...ce serait beaucoup plus simple. Mais il est à Sarlieve au chevet d'un paysan. Et seul Aristote sait pour combien de temps il en a.

Elle pâlit à cette dernière pensée.
Et si, et si... Aiguemarine ne le revoyait pas.
Et si, elle aussi, était contaminée...comme ce vieil homme.
Condamnée à une mort lente, mais certaine.

Il lui faut protéger Rick et Tia.
Son instinct lui dit d'agir...et vite.
Revenant vers le vieillard, Aiguemarine crie à Rick...


Rick...écartes toi de cet homme !
Ne restes pas près de lui !
Et ne m'approches plus non plus.
Je...suis peut-être...contagieuse.
Autant ne pas prendre de risques !


Ecrire... Il lui faut prévenir le Bourgmestre de Clermont.
Erfff... Mais qui est-ce ?!
Un claquement de langue pour faire venir à elle son cheval.
Dans une de ses sacoches, Aiguemarine extirpe du parchemin, un peu d'encre, et se met à écrire avec les doigts d'une écriture peu lisible...


Citation :
Au Bourgmestre de Clermont,

Je suis Aiguemarine, habitante de Montpensier.
Ce jour, en quittant votre ville, j'ai portée secours à un vieillard qui se meurt.

Je suis médecin et aie quelques doûtes sur sa maladie, mais aucune certitudes.
La seule chose dont je sois sûre, c'est que le mal dont il est atteint est contagieux.

Je vous suggère vivement de mettre votre ville en état d'alerte et de prévenir rapidement le Conseil Ducal.
Ceci n'est point une blague de mauvais goût ou un canular.

J'attends de vos nouvelles à la Porte menant à Montpensier.

Aiguemarine

P.S. : le jeune garçon porteur de cette missive sait où me trouver exactement.

Et de reprendre un nouveau parchemin.
Contacter l'Université, Gypsie, afin qu'elle entre en rapport avec Galswinthe, Ninja ou tout autre médecin qui a terminé ses études.
Peut-être pourront'ils l'aider à distance ?!



Citation :
Gypsie,

Cette brève missive pour vous prévenir d'un grave danger qui menace Clermont.

En quittant la capitale, j'ai croisée sur ma route un vieillard mourrant.
Celui-ci est porteur d'une maladie contagieuse, mais je ne sais malheureusement laquelle.
Son corps est maculé de tâches noires.
Cette maladie me parle un peu, mais comme vous le savez, je n'ai pas encore finie mon cursus. Je pencherai pour la Peste mais sans aucune certitude.

Pourriez vous prévenir l'un de nos médecins ?!
J'aurai besoin d'aide à distance pour savoir ce que je peux faire.

Sachez également qu'en parallèle, je viens de prévenir le bourgmestre de Clermont afin que la ville soit mise en état d'alerte et que le Conseil Ducal soit informé.

J'ai été moi-même en contact avec cet individu.
J'espère ne point l'avoir contractée, étant enceinte...

Vous êtes mon dernier espoir.
Amicalement.

Aiguemarine

Puis accrocher la missive pour la rectrice à la patte de sa fidèle colombe Plume...

D'héler un gamin dans la rue...afin qu'il porte d'urgence le pli au Bourgmestre de Clermont.


Hey, toi... de lui jeter quelques écus avec la missive et de lui donner ses consignes tout en gardant ses distances.

Tu sais où se trouve la mairie de Clermont ?!
Portes ce pli de toute urgence là-bas et remets le en main propre au maire.
Dis lui aussi de brûler la missive après lecture...on ne sait jamais.


Le gamin la regarde étonné.
Aiguemarine prend un air grave.


Allez...dépêches toi ! tu devrais d'ailleurs être déjà parti.

Puis, elle s'asseoit quelques minutes à même le sol, s'inspectant sous toutes les coutures.
De fermer les yeux et de penser à Nic.
Que ferait'il à sa place ?!

Aiguemarine releva la tête, les yeux légèrement humides. Un regard vers la charrette où se trouvent toujours Rick, Tia et Georges.
L'on peut y lire la colère, le désespoir...
Colère de les avoir entraînés dans cette histoire...
Désespoir de ne pas savoir si elle reverra son époux...




Edit pour cohérence rp...Aigue ne peut pas tuer un autre perso sans son accord.
--Vieilhomme a écrit:
Le vieil homme entendit les cris de la femme qui s'éloignait, il espérait ne pas avoir fait de mal.

Il avait parcouru les routes jusqu'à Clermont pour trouver un médecin mais c'était trop tard, la maladie l'avait rongé. Il regarda les portes de la capitale, se demandant où il mourrait.

Il ne sentait plus le froid, il sentait seulement sa vie qui s'éloigner, qui regagner ce dieu qui l'avait certainement puni. Oui puni mais le vieil homme ne savait pas pourquoi. Il n'avait été qu'un pauvre toute sa vie sans femme ni enfant.

Le vieil homme pensait aux autres mendiants qui étaient avec lui. Lui avait-on donner cette maladie? Leur a-t-il donné? Tout ce qu'il savait c'est qu'ils étaient tous partis sur les routes de ce duché pour trouver de quoi manger par cet hiver.
Liloote a écrit:
Liloote travaillait tard ce soir là sur ces parchemins. Quand elle vit un jeune garçon arrivait en courant. Il lui tend une missive et lui dit qu'elle doit etre brulée une fois lu. Elle prend le parchemin et le lit. Son visage se fige. Se tourne vers le garçon .

Merci va mon garçon

Elle se lève va vers la cheminée et lance le parchemin et va vite se laver les mains dans la bassine et retourne à son bureau sort sa plume et commence à rediger deux missives.

Citation :


Dame Aiguemarine, 'j'ai bien pris conscience de la gravité de votre missive
Je viens d'informer les villageois par lettre municipal.Une cellule de crise vient d'etre mise en place sur la gargotte.
J'ai demandé aux medecinx de se présenter à moi.
Et j'en ai informé le duché en adressant une missive à dame RoséeduMatin

Liloote repose sa plume héle le garçon par la fenêtre qui jouait devant.
Va mon garçon apporte çà à la dame qui te la transmise

Elle lui donne un miche de pain
Elle se rassoit à son bureau et pose sa tête dans ses bras et elle se dit que la nuit risque d'être bien longue.
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:35

Korydwen a écrit:
[Saut dans l'espace temps : Avant l'arrivée du pestiféré... Chancellerie du BA... Bureau de l'Ambassadrice du BA en Limousin... 13h43min17sec]

C'était un jour presque comme les autres... Elle venait d'écrire à son homologue pour une histoire de laisser passer qu'une amie n'arrivait pas à obtenir, la réponse ne tarda pas à arriver par pigeon. Korydwen a trois mille lieux de se douter que c'était pour cause de peste y alla franco, elle attrapa le pigeon, détacha la missive de la patte du pigeon et l'ouvrit. Pendant qu'elle lisait, elle se reculait et à la lecture de l'explication des causes de la fermeture des frontières, Korydwen se laissa tomber sur son siège... Et là elle n'était franchement pas bien du tout...

Elle ne connaissait rien à la peste... Et ça se trouve elle l'avait contracté en touchant le pauvre pigeon... Sauf qu'elle n'en savait rien... Elle jeta la missive dans le feu, parait que ça détruisait certaines choses pouvant rendre malade... Alors pourquoi pas cette chose affreuse...

Korydwen regarda par la fenêtre le pigeon était toujours là... Mais ce qu'elle s'apprêtait à faire la répugnait au plus haut point... Elle attrapa le tisonnier et la pince de la cheminé, s'approcha de la fenêtre chopa le pigeon avec la pince et avec le tisonnier...


Aristote veuillez me pardonner... Je ne fais pas ça de gaité de coeur ! Je préserve le BA... ou du moins tente n'ayant pas de connaissance... Sur cette chose...

Korydwen ferma les yeux et abaissa très rapidement et fortement le tisonnier sur la tête du pigeon... Un léger couinement de la bestiole lui donna un haut le coeur... Qu'est-ce qu'elle venait de faire... Tenant la bestiole du bout de sa pince, la tête en sang, elle la jeta dans le feu... Elle plaça les instruments dans le feu, du moins la partie qui avait touché le pigeon, un instant avant de les remettre à leur place. Avant de s'asseoir sur son siège... Complètement blanche... Elle reprit contenance mais l'odeur que le corps du pigeon donnait... Était vraiment à vomir... Elle s'approcha du feu et approcha ses mains le plus près possible du feu... Peut-être qu'elle se débarrasserait des méchantes bestiole de la peste... Qu'elle avait peut-être eu hypothétiquement...

Elle retourna s'asseoir et s'installa à son bureau... Que faire ? Il fallait prévenir le BA... Elle remarqua à ce moment là sur un coin de bureau, un mot d'Apolonie... Qui lui parlait de la peste en Limousin... Les infos arrivaient en même temps... Elle décida de se rendre aux postes du duché pour y déposer l'annonce du Limousin... Pour le moment, elle ne savait que faire de plus...

Les journées passaient, la Baronne avait appris que son homologue avait approché des pestiférés avant de lui écrire, l'angoisse montait et Al n'était pas là... Que dirait-il si il la retrouvait... Morte à son retour, non ce n'était pas envisageable ! La Baronne secoua la tête... Et ses enfants ? Elle ne pouvait les approcher ? Elle... Elle attendit plusieurs jours enfermées, seule dans son bureau, hurlant après les ambassadeurs... Qu'il lui passe les mots sous la porte... Qu'ils brûlent ses messages... Plusieurs jours avaient passé... Et rien ne s'était produit... A son grand soulagement...


[Saut temporel... Lendemain de l'ODM... Pas de connaissance sur la rencontre de certains sur les chemins... Juste une missive en Limousin...]

Korydwen ce matin était rapidement partie pour la chancellerie, elle voulait écrire à son homologue... Histoire de voir quelle mesure le Limousin avait pris outre la fermeture des frontières contre l'épidémie... Elle pourrait de cette façon transmettre au Conseil Ducal, pour qu'il transmette les informations aux villageois....

Elle prit sa plume, un bout de parchemin... Et commença à écrire.


Citation :
A mon homologue Kaloth,

Si aujourd'hui je prends ma plume, c'est pour vous demander à nouveau des informations sur le Limousin, mais ces dernières s'avèrent vitales...

J'aimerai savoir, connaître les mesures que le Limousin a pris contre cette épidémie de peste... Le BA n'est pas encore touché à ma connaissance... Mais si nous pouvons appliquer rapidement les mesures nécessaires, peut-être que nous pourrons sauver plusieurs de nos villageois...

Je vous remercie une fois de plus,
Korydwen Ambassadrice du BA en Limousin

Elle enroula le parchemin sur lui même et l'accrocha à la patte d'un pauvre pigeon qu'elle venait de condamner sans le vouloir réellement... Elle laissa le pigeon s'envoler et attendit une réponse tournant sur elle même... L'attente serait longue...
Gypsie a écrit:
A l'université

Par Aristote ! On préfèrerait égorger certains pigeons que de lire leurs missives !!! La peste !!

Gypsie lisait et relisait les mots d'Aiguemarine. Certes, pas terminé son cursus, mais certains symptômes ne trompaient pas et les taches noires sur le corps de cet homme étaient hélas très révélatrices et significatives de ce mal !! Il ne connaissait pas les frontières !! Certainement venu du Limousin où était parti Ninja voilà quelques jours.

La maladie à la capitale... Mais Aiguemarine savait certainement que le meilleur moyen de contenir l'épidémie était la quarantaine et le feu ! Tout bruler !

Déjà, ne pas cèder à la panique qui pouvait avoir dans la population des effets tout aussi néfastes que la maladie elle même. Nombreux étaient les professeurs à savoir reconnaître le mal. Après, il en allait du civisme de chacun, de l'entraide en bonne intelligence.

Sortant son registre, la rectrice fit un rapide recensement des éventuelles personnes capable d'aider dans chaque village. Car il ne fallait pas envoyer tous les médicastres et autre à la capitale.

Montluçon : Karox
Montbrison : Galswinthe, Paxter
Bourbon : Father Tom
Montpensier : Nictail, Ladyblueeyes
Aurillac : Ninja => absent

Prenant sa plume, Gypsie rédigea un premier message.


Gypsie a écrit:
Cher Galswinthe,

Cette petite missive pour te prévenir d'un danger qui menace notre duché. En effet, un premier cas de peste a été décelé à la capitale. Aiguemarine m'a avertie et donné les symptômes de ce qu'elle pense être la peste : un mourant au corps recouvert de taches noires...

Pourrais-tu te rendre rapidement à Clermont Galswinthe, et aider à prendre les premières mesures qui s'imposent. Je ne sais si remède existe pour soigner, et endiguer ce mal.

Fais au plus vite Gals, je te remercie.

Qu'Aristote nous protège tous,
Gypsie.

Elle appela un page universitaire et l'envoya au plus vite trouver la médicastre, au chateau, ou ailleurs. Le menaça de toutes les foudres du ciel s'il revenait sans l'avoir trouvée.

La rectrice continua à écrire.

Gypsie a écrit:
Cher Father Tom,

Ce petit mot pour te dire qu'un premier cas de peste a été décelé à Clermont. Pour te prévenir, de faire attention à Bourbon, ouvre l'oeil, et le bon, et même les deux !! Prend toutes les mesures nécessaires et radicales si tu constates dans ton village le moindre symptôme de cette maladie.

Je compte sur toi,
qu'Aristote nous protège tous,
Gypsie

Missives identiques envoyées par pigeons à Karox, Paxter, Ladyblueeyes et Nictail.

Puis un dernier message s'envola de l'université, vers Clermont.

Gypsie a écrit:
Chère Aiguemarine,

Bien reçu votre message, j'espère que vous vous êtes trompée !! Mais comme tous, je sais bien que ces taches noires sont révélatrices de cette maladie.

J'ai prévenu Galswinthe, elle ne va pas tarder à vous rejoindre à Clermont.
Si je puis vous être utile de quelque manière, n'hésitez surtout pas.

Prévenu aussi les autres médecins un peu partout dans le duché, les premières mesures sanitaires vont être rapidement prises.

Faites attention à vous,
Qu'Aristote nous protège tous,
Gypsie

Que faire d'autre ? Comme elle se sentait inutile et impuissante à cet instant Gypsie. Prier, la seule chose à faire en cet instant. Les prochaines heures et jours risquaient d'être difficiles à vivre en Auvergne. Peut être écrire un mot à M4DBoris, Monicaa, que tous prient le Très Haut et lui demandent protection et clémence...

Et de regarder soudain ses mains... touché le papier... Elle se leva, jeta le parchemin dans le feu, puis alla se laver les mains, frottant comme une forcenée sur ses doigts peut être déjà contaminés.
--Vieilhomme a écrit:
Le vieil homme avait été réchauffé avec une couverture dont on l'avait recouvert. Il entendait un peu mieux et pouvait à présent parler...ou en tout cas sortir quelques mots.

Il regarda la femme qu'il avait peut être contaminé et tenta de lui parler
.

M'dame...Fai...faites att..attention...

C'est quelques mots étaient déjà pénibles pour lui, et une larme coula sur sa joue froide.

Marchands...une fi...fille...Vent...adour...

Il s'arrêta de parler, la douleur et le froid lui faisant perdre conscience...
Roseedumatin a écrit:
[Chateau de Clermont]


A l'aile des conseillers ducaux, dans son bureau, la jeune Porte-Parole, plume à la main, rédigeait ses missives et répondait aux différentes requêtes, demandes et interrogations des citoyens comme à son habitude, un moment par ici pour afficher les annonces officielles, un moment par là auprès de ses collègues. La journée s'annonçait longue comme à son habitude... C'est là que la Dame de Montmorillon, légèrement lassée de plusieurs querelles infinissables qui avait recommencé entre quelques conseillers ducaux, rentra dans son bureau, ferma la porte derrière elle pour profiter d'un moment de solitude, se servant un verre en s'approchant de sa fenêtre pour prendre un peu d'air frais. Regard vers le vide, plongée dans ses pensées, quand elle aperçut un petit point noir dans le ciel qui bougeait lentement, yeux fixés vers la chose, ou plutôt le volatile... C'était un pigeon qui s'approchait petit à petit de l'immense château de Clermont, qui venait ... droit vers sa fenêtre ! Terrifiée, elle se pencha habilement pour éviter le choc avec le pigeon, résultat, elle avait renversé son verre sur sa robe... Ne sachant s'il est égaré ou porteur de message, son regard se posa sur les pattes du pigeon, un petit parchemin attira son attention...

Sourcils qui se froncent, normalement le page du château lui remettait les missives des citoyens, mais là c'était une exception. La lettre ouverte en un clin d'œil, elle remarqua d'abord le seau de la mairie de Clermont qu'elle reconnut facilement, elle la parcourut, la lu et la relu ...Non, impossible, inimaginable... Comment cela est-il possible ? Serait-ce la Peste ?


Citation :
Expéditeur : Liloote
Date d'envoi : 2009-01-17 01:01:57
Dame,

je viens de recevoir une missive d'une voyageuse Aiguemarine de Montpensier qui en quittant notre ville ce jour a portée secours à un vieillard mourrant.
Elle dit etre étudiante en médecine à l'Université et presque au Ëlle a quelque idée sur la maladie dont souffre ce vieil homme, Sa seule certitude : cette maladie est très contagieuse et très grave.

En espérant de vos nouvelles.

Dame liloote de clermont

Aiguemarine la tribun de sa ville Montpensier, maladie contagieuse et grave, chaque mot écrit, Rosée essayait de l'associer avec des paroles qu'elle avait déjà entendu auparavant et récemment ...Main sur sa tête, se remémorant quand ses sœurs lui avaient parlé de la Peste qui avait atteint plusieurs duchés... Terreur, malheur...Tête levée à présent, il fallait faire l'impossible pour éviter que cela se propage dans les autres villes Bourbonnaises et Auvergnate, et ne guère laisser la situation s'aggraver dans la Capitale. La jeune Porte-Parole se précipita vers les locaux du conseil, se dirigea vers la table ronde ou tout ses collègues réunis débattait sur de différents sujets... Elle poussa la porte se toutes ses forces violemment, cheveux en bataille, sueur au front, fixa tous les conseillers et s'apprêtait à annoncer la terrible nouvelle...

J'ai...Je...

Incapable de prononcer un seul mot... Regards fixés vers elle, on attendait une réponse...

La peste ! ici ! à la capitale !!!

Nous devons agir et au plus vite ...
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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:37

Aiguemarine a écrit:
[Aux Portes de Clermont ou de celles de l'enfer ?! ]

Aiguemarine vit revenir le jeune garçon.
Avait'il trouvé le Bourgmestre ?!
Avait'il un message pour elle ?!

Se tenant toujours à bonne distance de lui, elle le laissa reprendre son souffle...
Elle vit qu'il tenait un parchemin roulé dans sa main.
D'un air grave et ferme...


Mon garçon, pose là à terre et recule de 10 pas.
Que je puisse la récupérer.
Mais restes dans le coin...au cas où j'aurai encore besoin de toi.


La chose faite, elle s'avança, la déroula prestement et la parcourut.
Aiguemarine poussa un soupir de soulagement.
On la prenait au sérieux, et l'information allait parvenir ou était déjà parvenue au Conseil Ducal.

Rick était retourné près de Tiadriel et tentait de son mieux de la rassurer sur le pourquoi du comment ils étaient "bloqués" là.

Au même moment, le vieil homme marmonna quelques mots.
Aiguemarine rabattit la capuche de sa cape, remontant par la même occasion le haut de sa cape sur toute la partie basse de son visage, ne laissant apparaître que ses yeux bleus...

S'agenouilla près du mourrant, sans le toucher...elle l'écouta.
Sa voix était faible... Quelques heures à vivre tout au plus.


M'dame...Fai...faites att..attention...
Marchands...une fi...fille...Vent...adour...


Un clignement des yeux. Sa façon à elle de le remercier.
Aiguemarine avait, malheureusement, vue juste. C'était donc la peste.
Ventadour...Le Limousin...
Cet homme avait donc voyagé, mais pas seul !
Où diable se trouvaient ses compagnons ?!

Aiguemarine voulait lui poser la question, mais ce dernier ne lui en laissa pas le temps et sombra dans le coma...
Coup de poing rageur dans la neige.
Elle se relève...fait quelques mètres puis se laisse tomber à terre.
Pourquoi cette nouvelle épreuve ?!
Pourquoi maintenant, alors qu'elle porte de nouveau la vie depuis peu ?!

Une envie de crier, d'hurler le désespoir qui est le sien.
Mais elle n'est pas seule !
Il faut mettre à l'abri Rick, Tia et Georges.
Puis transporter le pestiféré hors de la ville, brûler ses vêtements puis le corps lorsque celui-ci sera mort.
Pour elle, il n'y a rien à faire...Sinon attendre et ... prier.

Aiguemarine sait que ses amis ne voudront pas la laisser ici, seule...
Il lui faut agir, avec ou sans leurs consentements.
L'urgence est là, donc ce sera sans leurs consentements.
Se murmurant quelques mots pour elle-même tout en s'approchant discrêtement du cheval qui tire la cariole...


"Seigneur... Si tu me prêtes vie après cette épreuve, faites qu'ils me pardonnent...et comprennent le geste que je m'apprête à faire"

Aiguemarine frappe d'un coup sec l'arrière-train du cheval qui, sous l'effet de surprise, se cabre légèrement et se met au galop.
Elle suit des yeux l'attelage, espérant que Rick ne commettra pas l'irréparable en revenant seul...

Puis, retour de sa fidèle colombe Plume...
Déroule le parchemin. Des nouvelles de Gypsie.
Galswinthe ne tardera plus. Et, à priori, tout s'organise au mieux dans tout le dûché pour enrayer ce fléau.
Quelques mots qui lui arrachent un maigre sourire "faites attention à vous"...
Sûrement trop tard. Son avenir ne dépend plus d'elle.
Soit, elle a contractée la maladie et ce n'est plus que question d'heures ?! de jours ?!
Aiguemarine sent un frisson la parcourir à cette idée.
Son coeur saigne. Son coeur pleure.
Puisse Aristote lui accorder un dernier voeu. Voir une dernière fois son époux avant son trépas s'il doit avoir lieu...

Mais il lui faut encore agir, ne pas baisser les bras.
Elle doit trouver un endroit, de préférence, hors de l'enceinte de Clermont pour elle et le vieil homme.
Une fois de plus, faire appel à la Bourgmestre de Clermont.
Une vieille grange ou tout autre bâtiment, dans un lieu isolé.

Nouvelle missive vite rédigée...


Citation :
Au Bourgmestre de Clermont,

Afin d'enrayer l'épidémie, pourriez vous m'indiquer un lieu, de préférence, hors de la ville où je pourrai conduire ce vieil homme.
Par ailleurs, mes soupçons se confirment. C'est bien la peste noire.
De surcroît, l'homme, avant de tomber dans un profond coma m'a indiqué ne pas être venu seul.
A priori, des marchands ainsi qu'une fille de Ventadour étaient du voyage.
Je ne saurai que trop vous conseiller de demander de l'aide au prévôt des Maréchaux ou aux douaniers afin de vite les retrouver.

Merci de votre aide.

Aiguemarine

Le jeune garçon, voyant la gravité de la situation n'a pas bougé d'un cil.
Elle lui lance la missive toujours avec les mêmes consignes de "sécurité"...et le regarde s'éloigner en courant...

Et d'Aiguemarine de s'asseoir de nouveau, d'attendre et de...prier pour son salut, mais aussi de réfléchir à comment transporter le vieillard.
Désormais...elle est seule et ne peut compter que sur elle-même et son fidèle destrier.
--Theodorina a écrit:
La blanchisseuse était là, au lavoir, sur la grand place de Clermont, elle lavait les fripes souillées qui lui avaient été confiées par les gens sans le sous de la capitale. Un lavage par an, ça n'était pas de trop. Elle frottait, frottait, et frottait sans cesse, contrainte de travailler chaque jour que le Très-haut faisait, pour gagner sa croûte et celle de ses enfants, qui mendiaient sur le pavé.

Une étrange agitation semblait avoir pris de court Clermont. Par-ci par-là elle avait entendu des rumeurs, toutes plus folles les unes que les autres. La Peste! Elle n'en connaissait qu'une de peste, sa fille Yvonne. Paraissaît quand même qu'un cas avait été repéré en ville. Un vieil homme. Ah pour ça les nouvelles allaient vite parmi les petites gens. Elle espérait tout de même que le fléau n'emporterait pas trop de gens, pour qu'elle aie encore des fripes à laver.

Elle avait presque terminé son ouvrage lorsqu'elle sentit une étrange douleur sur son bras. Peu importait, elle devait terminer son bac, encore à moitié plein, c'est que les écus rentraient pas tout seuls. Quelques minutes passèrent et la douleur se fit plus insistante, la sueur perlait sur le front de l'ouvrière, elle avait de pus en plus chaud. Encore une fripe et elle soulèverait sa manche pour voir de quoi il s'agissait. Hop elle jeta la vieille chemise propre dans le bac propre et souleva sa manche, après l'avoir déboutonnée.

Un cri de terreur fut lâché, les blanchisseuses qui se trouvaient à ses côtés coururent en hurlant "La peste! C'est la peste!". C'est fou ce qu'une tâche noire sur un bras pouvait produire comme effet.

Sa vue se brouillait, sa bouche devenait de plus en plus sèche, la fièvre l'emportait, et là, elle s'écroula au beau milieu du linge qui séchait. Un nouveau malade était à compter à Clermont.
Korydwen a écrit:
hrp pour les censeurs.... missive postée avec l'autorisation de ljd milosa

[Chancellerie... Le calme avant la tempête...]

L'attente était cruelle... Le nez collé contre la fenêtre, elle attendait de voir un oiseau revenir, les pinces et le tisonnier était toujours à côté... Elle devrait remettre cet odieux assassinat d'oiseau en place... Lorsque la réponse reviendrait, elle en était dégoûtée... Sa fenêtre donnait sur les rues de la capitale... Elle semblait en effervescence... Que pouvait-il se passer. Elle aurait bien ouvert la fenêtre, mais elle n'aurait rien entendu de plus... Descendre ? Peut-être... Mais elle risquait de rater le pigeon... Quoi que... Il ne reviendrait pas avant quelques jours... Même si le village de son homologue n'était pas loin... Il fallait qu'elle se calme, elle faisait les cent pas dans son bureau, lorsqu'elle glissa sa main dans sa poche... Et trouva la fameuse missive de sa soeur.

Elle la déplia doucement et la parcouru...


Citation :
Chère Kory,

Quelques nouvelles de la famille. Nous allons tous bien et nous nous amusions comme des fous à une animation sur le lac gelé. Laurent et moi animions et j’ai essayé quelques figures avec les patins mais c’est assez difficile ! Cependant nous avons dû nous rendre à une taverne pour nous protéger d’une tempête… Cela m’a rappelé de forts mauvais souvenirs, heureusement je crois qu’elle vient de se terminer. Il y a eu plus de peur que de mal mais les enfants vont bien à présent. Ils sont en train de faire de magnifiques dessins pour que vous puissiez, selon eux, les accrocher à vos murs (ne t’inquiète pas ce n’est absolument pas une obligation et je ne m’offusquerais pas de ne pas les voir accrocher !).

Sinon j’ai hâte de savoir quand Timothée sera baptisé pour en être la marraine. Tu me diras je laisse cela trainer depuis un long moment avec mes petits bouts. Cependant je vais t’étonner en t’apprenant que nous avons l’intention, Laurent et moi, de les baptiser prochainement. Ne me demande pas la date exact, je ne le sais pas encore moi-même ! Cependant je pense que cela se fera dans quelques mois, aux beaux jours. Bien sûr je te tiendrais au courant dès que je le saurais. J’espère qu’on pourra trouver une bonne date pour qu’Al et toi puissiez rester faire la fête à Montbrison !

A part cela, pour le reste rien n’a vraiment changé. Je ne suis plus bouchère et je cherche encore quel métier pourrait m’intéresser. En attendant il y a beaucoup de travail aux champs, à la maison et à la mairie. Et puis j’essaie aussi d’aller à la mine quand je le peux pour soutenir le Duché.

Embrasse toute ta petite famille de ma part ainsi que de celle de Laurent et des enfants. Nous avons hâte de vous revoir. Il faudrait penser à faire une petite soirée entre nous car même quand vous êtes à Montbrison nous ne nous voyons que très peu.

En espérant avoir de tes nouvelles.

Affectueusement,

Milo, ta petite sœur

Il faudrait répondre... Il faudrait lui annoncer, le pourquoi de la réponse tardive... La prévenir, qu'elle fasse attention... La Baronne était coincée à Clermont.

Parchemin... Plume... Encrier...

En gros sur le parchemin, des lettres qui vous marque et vous oblige à les voir...


Citation :
NE TOUCHE PAS LA MISSIVE AVEC TES MAINS ! UTILISE DES PINCES EN BOIS !

La plume commençait à gratter le parchemin... La Baronne ne savait pas trop par quoi commencer...

Citation :
Ma chère soeur,

avant même de t'annoncer quoi que ce soit... Jure moi de suivre les instruction que je vais te mettre...
Premièrement ne touche en aucun cas la missive avec tes mains... Personne ne doit la toucher.
Deuxièmement, brûle cette missive après lecture, jette la dans un feu...
Troisièmement brûle les pinces également...

Une tempête ? Encore ? Il doit s'agir d'une tempête annonciatrice de malheur... J'espère que vous vous êtes bien amusé et avez profité de la vie...

Je m'excuse pour la réponse tardive à ta missive, mais des choses graves m'ont tenu éloignée... La peste risque à sévir dans le duché... Oui tu lis bien... La peste ce fléau... J'ai eu des nouvelles de mon homologue, ayant appris qu'il avait approché un pestiféré, j'ai du, rester quelques jours coupées du monde, heureusement, il ne m'est rien arrivé encore...

Je ne puis que vous conseillez de brûler sur place les personnes que vous trouvez morts dans les rues du village... Ne les toucher surtout pas !! Brûlez les ! Ne les enterrez pas ! Est-ce clair ? Un pestiféré mort dans sa maison... Brûlez le tout... Brûlez le lui et sa maison... Même si il s'agit d'une taverne... De n'importe quel lieu...

Je suis désolée, mais les dessins de tes enfants, même très beaux... Ont été brûlé par sécurité... Tout comme ta missive... Le baptême c'est une bonne chose... Enfin, en espérant que tous soient sains et saufs... Ce qui est loin d'être le cas... M'enfin, nous verrons dans quelques mois...

J'embrasserai ma petite famille bien plus tard... Quand je serai certaine de ne pas avoir contracté cette maladie... Je vous embrasse de loin et pense à vous... N'oubliez pas la solidarité nous permettra de nous en sortir...

Korydwen...

Korydwen plia la missive de façon à ce que le message soit bien visible et que sa soeur ne touche pas la missive... Elle l'accrocha à la patte d'un pigeon et l'envoya vers Montbrisson... Au moins, elle avait prévenu sa soeur... Si elle n'avait pas vue l'annonce qui avait du être placardé... Celle de la Comtesse du Limousin qu'elle avait fait transmettre dans tous les villages. Les dessins et la missive de sa soeur furent jeter dans le feu. La Baronne resta dans son bureau... Attendant... Faisant les cent pas... Tournant en rond... Si seulement elle avait un livre sur la peste... Elle aurait pu le lire pour passer le temps...

Elle regardait la fenêtre, les mains dans son dos... Attendre était la pire des choses... Et ses enfants ?
Sofio51 a écrit:
Elle venait d'en être avertie par une missive et avait sur le fait déjà postée panneau a la COBA, les renforts devaient arriver, il était pas question pour l'armée de se cantonner a la caserne alors que le pire fléau arrivait, un ennemi est un ennemi sous quelques formes qu'il peut prendre.

ayant très peu de connaissances sur cette misère, elle avait pris soin de relever ses cheveux, et de nouer un foulard autour de sa bouche, pas question d'armes ce coup ci, même la plus hardie des épées, ne ferait pas face.

Elle essaya de se diriger, vers un petit groupe pour repérer aigue .
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:40

Liloote a écrit:
Liloote sommeillait sur son bureau quand elle vit le garçonnet revenir et lui tendre une nouvelle missive qu'elle lit avec attention.
Citation :
Au Bourgmestre de Clermont,

Afin d'enrayer l'épidémie, pourriez vous m'indiquer un lieu, de préférence, hors de la ville où je pourrai conduire ce vieil homme.
Par ailleurs, mes soupçons se confirment. C'est bien la peste noire.
De surcroît, l'homme, avant de tomber dans un profond coma m'a indiqué ne pas être venu seul.
A priori, des marchands ainsi qu'une fille de Ventadour étaient du voyage.
Je ne saurai que trop vous conseiller de demander de l'aide au prévôt des Maréchaux ou aux douaniers afin de vite les retrouver.

Merci de votre aide.

Aiguemarine

Après avoir lu le mot, livide s'approche de la cheminée et y jette cette nouvelle missive. Rince ses mains dans une bassine. Mais, elle se dit que vu l'ampleur de la maladie qui sevit que ce n'est pas de l'eau qui va enraillée tout celà . Elle répète dans sa tête "Peste noire". A clermont mais ce n'est pas possible.

Elle prend un nouveau parchemin sa plume et refléchit a un endroit réculée de clermont. Et elle pense aux vieux moulins a moitié en ruine.

Citation :
Dame aiguemarine, il y a un vieux moulins à l'entrée de clermont certes il est en ruine mais une partie y est encore habitable vous pourriez emmener ce viel homme et vous y mettent à l'abri. Prenez soin de vous dame

Liloote confia la missive au garçonnet, et alla dans une vieille malle au fond de son bureau et y farfouilla dedans. Elle en sortit une vieille civière certe pu de toute jeunesse mais qui pourrait etre utile et ainsi qu'une couverture. Elle fit de tout celà un ballot qu'elle donna au garçon

Va mon garçon fait attention à toi et soi prudent.

Puis elle retourna à son bureau et prit un parchemin pour ecrire au prevot des marechaux

Citation :
Dame Thibantik

Suite à une missive reçu de dame Aiguemarine hier soir m'informant de la decouverte d'un vieillard malades aux abords de clermotn je viens d'avoir confirmation que c'etait la peste noir maladie grave et contagieuse sans aucun remède
je vous demande si vous pouviez proteger la zone ou se trouve ce vieillard et cette dame et les diriges vers le vieux moulins en ruine
je vous remercie
dame liloote maire de clermont
--Nanard a écrit:
Son age avancé lui permettait plus de parcourir cent lieux , il se trainait déjà depuis quelques années, une canne dans la main, et la gnole dans l'autre, seule bonheur qui au fil du temps était devenu son amie pour la vie a la mort.

La tête lui pesait lourdement, et son estomac criait, il avait rendu en chemin son maigre repas de la veille, et se demandait encore ce qu'il avait pu manger de verdâtre.

d'horribles démangeaisons lui prenait de la bedaine, bien mal lui en prit de vouloir voir si quelques morpions lui croquait pas en être, il découvrit quelques tâches noirâtres bel affaire, sa dernière conquête remontait un bail déjà, et ne pouvait pas lui avoir filer chaude *gelbe Flüssigkeit*, alors serait ce ces quelques champignons de son gueuleton dernier , qu'importe il trouverait bien un guérisseur en la capitale.

Mais pourquoi le chemin tourne en ce sens, puis dans l'autre, quel virage sans cesse, il était si près de la fontaine tremper sa tête dans l'eau, ferait un si grand bien.


nanard sentit la fraicheur de cette eau si pure comme un délice.
Rick a écrit:
[Portes de Clermont]

Rick était en train de s'approcher avec sa couverture d'Aigue et du blessé. Il avait hâte de voir son amie examiner le malade et prendre des notes. Pour une fois qu'il allait avoir un cas pratique à traiter, c'était une excellente chose. Et avec un peu de chances, elle lui demanderait son avis. Le jeune étudiant en médecine ne s'attendait pas à ce qui allait suivre et surtout à ce qui allait se passer.

Rick...écartes toi de cet homme !
Ne restes pas près de lui !
Et ne m'approches plus non plus.
Je...suis peut-être...contagieuse.
Autant ne pas prendre de risques !


S'écarter ? Contagion ? Rick se posait des questions mais son amie avait pris les choses en main. Elle interpella un enfant qui passait par là et lui demanda de faire brûler la lettre par le destinataire. La première des choses à faire, c'était d'aller prévenir Tia de ce qui se passait. Il laissa la couverture assez proche de son amie et remonta en charette. A Tia, il lui expliqua ce qu'il avait vu : un homme avec des tâches bizarres, la voix tremblottante d'Aigue et surtout surtout Aigue qui lui disait de ne pas s'approcher. Il expliqua à son épouse qu'il ne pouvait laisser leur amie seule avec lui, mais qu'elle, elle devait se protéger, protéger leur fils et la vie qui poussait dans son ventre. Bien entendu, Tia ne serait pas Tia si elle avait accepté cela sans protester. Il était hors de question pour elle de le laisser porter secours à cet homme sans les aider aussi. Aujourd'hui, d'ailleurs plus qu'un autre jour. Rick savait qu'il fallait se dépêcher d'aller retrouver Aigue. Elle avait besoin non seulement de son ami, mais aussi d'une personne pouvant la seconder dans ce qu'elle allait être amené à faire. Le diacre qu'il était pourrait aussi prier à ses côtés.

Bref, Rick avait presque réussi à convaincre son épouse de le laisser là quand soudain, le cheval se cabra et partit au galop. Le jeune homme n'eut que le temps de voir qu'Aigue avait donné un coup à leur monture pour les obliger à partir. Il fallut faire un peu de contorsion pour que le jeune homme arrive à récupérer les rênes et à arrêter l'animal. Tia s'était retournée pour voir si Georges n'avait pas eu à souffrir de ce départ précipité. Le cheval était maintenant arrêté et la cariole stabilisée.


[A quelques centaines de toises des portes de Clermont]

Au milieu de la campagne, Rick prit les mains de son épouse dans les siennes et il lui rééxpliqua calmement que son devoir était auprès d'Aigue et que le sien à elle était de protéger la vie qu'elle avait mis au monde et qu'elle portait. Les larmes aux yeux, elle accepta finalement de le laisser partir, non sans lui avoir confié son épée. Le jeune homme récupéra aussi une des deux torches qui se trouvait sur la cariole quand ils voyageaient de nuit. Un dernier baiser à son épouse, enfin Rick espérait que ce ne serait pas le dernier et un dernier coup d'oeil à son fils. Il espérait qu'Aigue s'était trompée et que ce n'était pas contagieux et encore moins mortel. Il attendit que son épouse parte pour partir à l'opposé. Ce fut le coeur lourd qu'il retourna sur ses pas en se disant que Tia devait avoir le coeur encore plus lourd et plus triste que lui.
Mais Aristote avait une fois de plus fait un choix pour eux. Il aurait très bien pu placer ce pauvre malheureux à une autre porte de la ville. Il aurait pu le placer après leur passage ou longtemps avant. Mais non, il avait choisi précisement ce lieu et ce moment là pour que le groupe de Tia, Aigue, Georges et Rick croise le chemin du pestiféré. C'est au pas de course que Rick arrive enfin auprès d'Aigue. D'une main, il tient sa torche, de l'autre l'épée de Tia.


[Au chevet du pestiféré - Un moment tant redouté]

Aigue... Je suis revenu... Je ne pouvais pas retourner à Montpensier sans toi... Aurais-je pu me regarder à nouveau dans le psyché si je t'avais laissé là-bas ? Qu'aurais-je dit à tes enfants si....

Rick chassa vite son idée noire. Il passa l'épée à sa ceinture. Dommage, il n'avait pas pensé à prendre le fourreau mais il réussit tant bien que mal à la faire tenir. Il toucha la base de son cou et sentit avec soulagement que la médaille que lui avait passé son parrain, le padre Foulke, presque deux auparavant, était toujours là. Aristote veillait sur lui et donc sur Aigue.

Tia est rentrée à Montpensier, Aigue. Dis moi, ce que je peux faire pour toi. De quel mal souffre ce pauvre malheureux ?
Galswinthe a écrit:
Au château : bureaux du conseil économique :

Galswinthe était en train de constituer un dossier pour la prochaine réactualisation du montant des impôts, lorsque l'on frappa à la porte de son bureau. Un valet du château lui annonça qu'un page avait une missive à lui transmettre de la plus haute importance.

Faites entrer ce jeune coursier, je vous prie.


Le page lui tend la lettre dont elle reconnait immédiatement le sceau. Prenant connaissance de la missive, son visage se décompose au fur et à mesure de sa lecture :

Citation :
Cher Galswinthe,

Cette petite missive pour te prévenir d'un danger qui menace notre duché. En effet, un premier cas de peste a été décelé à la capitale. Aiguemarine m'a avertie et donné les symptômes de ce qu'elle pense être la peste : un mourant au corps recouvert de taches noires...

Pourrais-tu te rendre rapidement à Clermont Galswinthe, et aider à prendre les premières mesures qui s'imposent. Je ne sais si remède existe pour soigner, et endiguer ce mal.

Fais au plus vite Gals, je te remercie.

Qu'Aristote nous protège tous,
Gypsie.

Un mourant recouvert de taches noires? Et la peste qui sévit déjà non loin en Limousin... A l'heure qu'il était le pauvre homme aurait sans doute succombé si vraiment de peste il s'agissait.
Elle posa la missive sur la table, demeurant un instant interdite. Elle savait que le meilleur et le seul remède contre la peste était de l'éviter en prenant moultes précautions. Faire bouillir l'eau, rôtir les viandes, prendre des bains chauds pour qui le pouvait, pratiquer des saignées... éviter le contact avec les malades, tuer les rats... les brûler, bruler les cadavres aussi.
Mais de remède à la maladie, il n'y en avait point. Une seule chose à faire, prendre toutes les mesures afin d'éviter la propagation de la maladie.


Aussitôt elle prit la plume pour répondre à Gyspie :
Citation :

Ma chère Gypsie,

Je viens de recevoir ta missive. Ce dont tu m'informes, ce qui semble arriver est ce que je craignais par dessus tout. Il semble que cette épidémie venant du Limousin arrive jusqu'à nous. Il est urgent que nous mettions en place toutes les mesures possibles pour éviter le plus possible la propagation de la maladie. Je vais me rendre sur Clermont au plus vite, afin de pouvoir identifier clairement ce dont il s'agit.
J'imagine qu'à l'heure qu'il est le pauvre homme n'est plus et qu'on aura brûlé sa dépouille, mais Aiguemarine saura me décrire ce qu'elle a vu.
J'espère pour elle qu'elle n'a pas approché cet homme de trop près.

Prends soin de toi et de ton fils.

A très bientôt,

Galswinthe.

Aussitôt la plume posée, elle demande au jeune page de porter la lettre à Gypsie. Elle le remercie chaleureusement et lui tend une bourse avec quelques écus.
Aiguemarine a écrit:
[ Aux Portes de Clermont - Seule au monde...Ah ben faut croire que non ]

Elle priait, réfléchissait.
La nuit déclinait doucement.
En levant les yeux vers le ciel, Aiguemarine remarqua que c'était pleine lune.
Etais-ce un présage ?!
Mais la jeune femme ne savait qu'une chose : celle-ci serait, à n'en point doûter, la plus longue et la plus terrible de sa vie...

Le vieil homme était toujours inconscient.
Parfois, celui-ci poussait quelques gémissements.
Aiguemarine détournait la tête, se sentant impuissante à ne pas pouvoir le soulager.
Elle avait bien pensée à abréger les souffrances de ce pauvre malheureux, mais n'en avait pas eue le courage ?! la force ?!

Quand tout à coup... Rick était là non loin d'elle...


Toujours assise, elle recula de quelques mètres sur les fesses en le voyant.
La jeune femme bouillonnait intérieurement... se tenant la tête entre les mains.
Jeune médecin, il n'avait donc rien compris.
Non sans peine, elle l'écouta...

Fixant Rick, ses yeux habituellement bleus virèrent au gris, tellement la colère la submergeait.
Dès qu'il eût terminé, et le fixant toujours, Aiguemarine se releva, droite comme un I, l'air sévère.


Cette fois, tu vas m'écouter Rick.
Si j'ai fait tout à l'heure ce que j'ai fait...ce n'était pas pour rien. Nul caprice ou autre frivolité. L'heure est grave. GRAVE Rick...
Tu veux savoir de quoi souffre ce malheureux ?! la Peste...
Puis plus fort... LA PESTE NOIRE !
Un mal dont on ne réchappe pas si on l'attrape !
C'est ça que tu veux ?!
Faire de Tia une veuve et de Georges, un orphelin, c'est vraiment CA ?!


Aiguemarine marqua une pause...
Fallait qu'elle soit convaincante. Elle savait de quoi son ami était capable.
Puis, elle reprit.


Je ... déglutit doucement... Je suis peut-être condamnée à mourir moi aussi !
Laissant couler une larme...Va t'en ! VA T'EN ... Tant qu'il est encore temps !
Dis à mes enfants que je les aient aimés, les aime et les aimeraient toujours n'importe où que je sois !


Détourne son regard et voit au loin le jeune garçon qui était devenu son "lien" avec la Bourgmestre de Clermont.
Celui-ci reste à distance et lui lance un ballot.

Aiguemarine, ne se préoccupant plus de Rick se jeta dessus.
Elle décacheta violemment la missive et la parcourut attentivement, laissant échapper un soupir de soulagement. Un vieux moulins en ruine. Ce devrait faire l'affaire, du moment que c'est à l'extérieur de la ville.
Elle soulève la couverture et voit la civière. Ca va bien l'aider pour transporter le vieil homme.

Un claquement de langue pour qu'Altaïr s'approche.
Au fond d'une de ses sacoches, Aiguemarine garde toujours de la corde.

Elle s'approche de l'homme agonisant, pose la civière dans son prolongement, puis, évitant tout contact avec sa peau passe la corde autour des 2 pieds du vieil homme.
Tire de toutes ses forces dessus afin de le faire glisser sur le "transport de fortune".

Puis, se tournant vers Rick...remarquant qu'il avait une torche.


Tu veux faire quelque chose pour moi ?! Laisse moi ta torche. S'en saisit comme d'un trophée. Je vais en avoir besoin pour brûler ce malheureux lorsqu'il sera mort. Seul moyen pour enrayer le mal.

Puis, regardant de nouveau la missive de l'endroit où elle doit se rendre, qu'elle laisse tomber négligemment au sol...

Retournes à Montpensier prévenir Nic de la situation dans laquelle je me trouve. Dis lui que je l'aime. Et... sa voix s'étrangle un peu... donnes lui ça. Retire son alliance de mariage et la jete aux pieds de Rick... Autant que son époux se prépare au pire...

Un dernier regard à rick...un dernier avertissement...


Et ne t'avises pas de me suivre si tu veux vivre. Puis, beaucoup plus bas...presque inaudible... A dieu Rick !

Son regard scrute les alentours...
Elle éteint la torche, la place sur une des sacoches accrochée à la selle de son cheval, puis attrape les 2 bras de la civière et se met en route. Direction le moulin en ruines...
Son cheval la suit instinctivement...
--nanard a écrit:
l'eau de la fontaine si apaisante il s'y serait bien baignée, mais il lui fallait trouver guérisseur en ces lieux, mais l'oppressante brulure lui serrait la poitrine, il s'assit contre le baquet, heure de la journée ou les allers venus finirait bien par passer, tout se brouillait brouillard dense ses pauvres yeux....

un murmure un seul un souffle pour cela, inspirer quelques bouffées le temps d'appeler.


"a l'aide"
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:43

--Theodorina a écrit:
Combien de temps était-elle restée allongée au milieu des fripes sales? Seul le Très-Haut pouvait le savoir. Il faisait plus frais, plus sombre aussi, et la Blanchisseuse se sentait plus faible qu'elle ne l'avait jamais été.

Quoi donc? Personne ne l'avait donc vue? Si peu de personnes passaient donc près du lavoir? Et ses amies fripières, qui s'étaient enfuies, quelle bande de vipères, de...de...de pestes! Ah quand on avait besoin d'aide il n'y avait personne. Sur soi-même qu'il fallait compter, pour sûr!

Les tâches noires avaient gagné la poitrine et le cou de l'ouvrière, qui suait toute l'eau de son corps. Il fallait qu'elle boive sinon sa vie s'en irait. Dans un ultime effort elle se tira de sous l'auvent qui abritait le lavoir, ses mains s'agrippaient aux pavés, pour tenter d'avancer, de trouver de l'aide.

Heureusement qu'elle ne se laissait pas enterrer comme ça, la bonne femme.

Enfin elle s'était hissée en vue, sur la grande place de Clermont. Peu à peu ses forces la quittaient, elle ne pourrait bientôt plus se mouvoir, ni même tenter de sauver sa peau. Elle poussa tout à coup un cri rauque, qui pouvait bien signifier "Au secours"...

Mais que faisaient donc les secours?
Rick a écrit:
[Aux côtés d'Aigue - aux portes de Clermont]

Elle était là, elle priait. Il venait de la déranger et il s'en voulait un peu. Mais soudain elle bougea et s'éloigna de lui, comme si... comme si elle avait peur.... peur de quoi ? De lui ? D'elle-même ? Pour lui ou pour elle ? Et soudain, il n'eut plus à se poser la question, car elle se releva. Et si Rick n'avait jamais vu son regard autrement que bleu quand il se posait sur lui, il put enfin, à son plus grand regret, voir l'autre couleur. Une couleur plus sombre, plus grise, plus triste aussi. Il n'y avait plus la chaleur de son regard. Il ne l'avait jamais vu ainsi.

Cette fois, tu vas m'écouter Rick.
Si j'ai fait tout à l'heure ce que j'ai fait...ce n'était pas pour rien. Nul caprice ou autre frivolité. L'heure est grave. GRAVE Rick...
Tu veux savoir de quoi souffre ce malheureux ?! la Peste...
LA PESTE NOIRE !
Un mal dont on ne réchappe pas si on l'attrape !
C'est ça que tu veux ?!
Faire de Tia une veuve et de Georges, un orphelin, c'est vraiment CA ?!


Rick chercha ses mots pour répondre. Non ce n'était pas ça qu'il voulait... Mais il venait de recevoir un coup de poing dans le ventre. Un coup si fort qu'il vous estomaque à vie et qu'il vous laisse KO sans que vous ne puissiez faire quoi que ce soit. La Peste Noire... Ces mots résonnaient dans sa tête.... On n'en réchappe pas.... on n'en réchappe pas.... Tia veuve.... Tia veuve.... Orphelin.... Vraiment ça.... Vraiment ça.... Ces mots tourbillonnaient dans sa tête. Rick mit ses mains sur ses tempes pour faire taire ses phrases que son amie venait de lui dire. Mais voilà qu'elle reprennait....

Je ... Je suis peut-être condamnée à mourir moi aussi !
Va t'en ! VA T'EN ... Tant qu'il est encore temps !
Dis à mes enfants que je les aient aimés, les aime et les aimeraient toujours n'importe où que je sois !


Rick avait ressenti l'émotion dans la voix d'Aigue. Il avait alors levé son regard vert en sa direction et il avait vu une larme perlée dans son regard si bienveillant quand elle le regardait, lui et ses amis.... L'émotion commençait à monter en lui... Il voulait dire qu'elle ne pouvait pas mourir et qu'il ne pouvait porter ce message, mais son corps refusa de parler. Il aurait voulu aller jusqu'à elle et la serrer dans ses bras mais il ne pouvait décemment pas. En plus son corps refusait de bouger ne serait-ce que d'une toise. Etait-il devenu couard ? Non, il ne le pensait pas... Mais dans sa tête résonnait encore les mots veuve et orphelin.... Son regard fut alors porté sur l'enfant qui aidait Aigue à communiquer avec le monde des vivants. Elle qui était aux portes de l'Enfer. Une nouvelle missive bien cacheté pour ne pas attrapper cette diable de maladie... Mais déjà Aigue s'occupe de transporter le malade. Rick ne peut s'empêcher de penser à la vie qu'elle porte en elle. Comment se peut-il qu'Aristote permette cela ? Il aimerait tant l'aider... Et soudain, la future médecin l'interpelle à nouveau, comme si elle avait lu dans ses pensées. Il la regarde l'oeil triste...

Tu veux faire quelque chose pour moi ?! Laisse moi ta torche.Je vais en avoir besoin pour brûler ce malheureux lorsqu'il sera mort. Seul moyen pour enrayer le mal.

Rick lui la tend en faisant attention à ne pas entrer en contact avec elle. Mais de toute manière son amie a déjà fait attention et elle s'en est emparaît. Les mains libres, Rick laisse tomber ses bras ballants le long de son corps. Aigue vient de laisser tomber la lettre mais le jeune homme n'a pas la force de la ramasser. C'est complètement abattu qu'il entend à nouveau Aigue parler

Retournes à Montpensier prévenir Nic de la situation dans laquelle je me trouve. Dis lui que je l'aime. Et... donnes lui ça.

Rick a du mal à voir maintenant que la lumière n'est plus à ses côtés. Mais il a compris ce que c'était en voyant le geste de la femme. Elle vient de lui envoyer son alliance. Elle veut qu'il aille l'apporter à son époux. C'en est trop pour Rick qui a du mal à ne pas pleurer. Les mots s'étranglent toujours dans sa gorge. Avec mille précautions, il prend son mouchoir et attrape le beau bijou puis, il fait un noeud au tissu. Il a compris que le bijou, qui avait été en contact avec la peau de la femme, pouvait être porteur de la maladie.

Et ne t'avises pas de me suivre si tu veux vivre. A dieu Rick !

Le jeune homme la voit éteindre sa torche et elle s'en va. Il reste seul dans le noir. L'enfant est parti. Il tombe alors à genoux et tape violemment sur le sol. Il laisse une mère et son enfant partir à la boucherie, sans avoir pu rien faire, sans avoir voulu rien faire. Peut-il encore se regarder dans un psyché dans de telles conditions ? Et alors qu'il est encore genoux à terre, il sent le froid du métal sur son torse nul. Le froid de sa croix aristolécienne.
Ne serait-ce pas là un signe d'Aristote même ?

Le jeune diacre reprit alors confiance en lui et il se remet debout. Son regard glisse alors sur la missive laissée par Aigue. Avec l'épée de Tia, il la touche et la déplie. Il veut savoir ce qu'il y avait dedans. Peut-être que cela lui sera utile par la suite. C'est ainsi qu'il apprend qu'elle est partie en direction d'un moulin en ruines. Il faut qu'il écrive à Nic. Lui est un grand médecin. Lui va pouvoir sauver sa femme. Il connaît la peste. Il sait forcément la guérir. Et quand à lui, Rick, il ira faire ce qu'il sait le mieux faire, c'est à dire prier Aristote.


[Course dans les rues de Clermont]

C'est donc au pas de course que Rick s'engage dans les rues de la capitale. L'épée de Tia claque sur sa jambe. Il doit paraître fou aux yeux des Clermontois. Mais que lui importe ce détail. Il faut absolument qu'il trouve un pigeon. Et à cette heure-ci, le seul endroit qu'il voit c'est la cathédrale. Il remonte donc en courant la rue des Gras. Pour l'une des premières fois de sa vie, il ne s'aperçoit pas de la difficulté de la côte. Il passe devant la taverne de Son Eminence Ivrel, mais il en a cure. Il s'arrête devant la volière et prend parchemin et plume pour écrire à Nic.

Citation :
Mon cher Nic,

J'aimerais que mon message soit porteur d'une meilleure nouvelle que celle-ci. Malheureusement ce n'est pas le cas. Il s'agit de ton épouse Aigue... Te rassurer ne servirait à rien, car un malheur vient de la frapper.
En sortant de la cérémonie deremise de médaille de l'ordre du mérite, nous sommes tombés nez à nez avec un vieil homme. Ce dernier était le nez dans la neige. Ce fut ton épouse qui la première alla lui porter secours. Elle le prit donc dans ses bras et s'aperçut à ce moment là qu'elle venait d'aider un pestiféré....
Je suis vraiment désolé de t'annoncer cela de cette manière, mais il est difficile pour moi de faire dans la diplomatie, tellement mon coeur est meurtri. Elle m'a ordonné de ne pas la suivre lorsqu'elle est partie avec l'homme. Je sais juste qu'elle a été mis en quarantaine dans un vieux moulin en ruines. Je ne saurais te dire où cela est exactement. Peut-être le sais-tu ! Il faut absolument la sauver, Nic....
Je reste à la Cathédrale pour prier Aristote...

Ton ami effondré,

Rick

PS : elle m'a confié son alliance, mais je ne peux me contraindre de te la donner par pigeon. J'ai pris des précautions pour me protéger mais elle est en ma possession. Puisse Aristote te venir en aide pour sauver Aigue...

Rick n'eut pas le courage d'ajouter le message pour les enfants. Si ses informations du début de soirée étaient bonnes, Nic se trouvait à Sarliève pour sauver un paysan. C'est donc dans cette direction qu'il envoya le pigeon. Puis, il prit une seconde feuille de parchemin et écrivit un autre mot. Il fallait qu'il prévienne sa soeur Kory.

Citation :
Ma très chère Kory, ma ch'tite soeur,

Je sais que tu vas être étonnée de recevoir un pigeon de ma part, quelques heures seulement après t'avoir quitté, mais je me devais de t'annoncer cela. Je préfère que tu l'apprennes par moi.
La terrible maladie qui sévit dans ton duché d'attribution vient d'arriver dans le nôtre par le biais d'un vieux voyageur qui a croisé notre chemin. Jusqu'ici cela pourrait encore être une information importante et sérieuse. Mais c'est plus que cela... Il faut que tu saches que si je sais ce détail, c'est parce qu'Aigue en a fait le diagnostic...

Malheureusement... J'aimerais te dire quelque chose de rassurant, mais je pense que tu ne veux pas que je tourne autour du pot. Il faut que tu saches que ta vassale a pris l'homme dans ses bras. Cette maladie est très contagieuse et elle est partie, seule, avec ce mourrant....

Je ne peux faire que ce que je fais le mieux, à part écrire des poèmes, c'est à dire prier. Je serais donc en la cathédrale pour faire amende honorable à Aristote.

Ton frère qui t'aime....

Rick

[Dans la cathédrale]

Rick remonta la nef d'un pas calme, puis il se mit à genoux devant l'autel et commença sa prière.



Peut-être que d'autres personnes viendraient le rejoindre afin de faire entendre leur demande auprès d'Aristote.


Aristote entend ma voix ! Protège Aigue et l'enfant qu'elle porte de cette terrible maladie ! Protège les habitants de ce duché !
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Gypsie

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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:45

Korydwen a écrit:
Toujours le lendemain...

La missive de son frère venait de lui parvenir, visiblement on l'avait cherché partout à entendre la voix de l'homme ou de la femme essoufflé, la porte toujours close, la missive passa sous la porte. Korydwen l'attrapa, elle venait forcément d'une personne saine si on la lui portait en main propre...

Korydwen reconnu l'écriture de son frère dessus... "Korydwen"... Un moment d'appréhension, elle regarda longuement le pli sous toutes ses coutures, le tournant dans tous les sens, comme si elle avait peur de l'ouvrir... Elle hésitait, sa main tremblait. Elle décacheta la missive et l'ouvrit...

Ma très chère Kory, ma ch'tite soeur,


Ca commençait bien mal... Deux fois... D'habitude un seul "chere Kory"... Elle continua et descendit dans sa lecture...

Je sais que tu vas être étonnée de recevoir un pigeon de ma part, quelques heures seulement après t'avoir quitté, mais je me devais de t'annoncer cela. Je préfère que tu l'apprennes par moi.

Les sourcils et le front de la Baronne se fronce, elle regarde... Elle ne comprend pas de quoi son frère pourrait bien lui parler... Elle continua... Elle avait l'impression de l'entendre... Comme si son frère lui lisait la lettre...

La terrible maladie qui sévit dans ton duché d'attribution vient d'arriver dans le nôtre par le biais d'un vieux voyageur qui a croisé notre chemin. Jusqu'ici cela pourrait encore être une information importante et sérieuse. Mais c'est plus que cela... Il faut que tu saches que si je sais ce détail, c'est parce qu'Aigue en a fait le diagnostic...

Elle se figea sur place tenant toujours la missive dans ses mains, elle savait bien... La peste, elle venait d'envoyer une missive en Limousin et elle restait cloîtrée dans son bureau à la Chancellerie attendant des nouvelles... Tuant, brûlant missive sur missive, pigeons sur pigeons... Son visage s'assombrit lorsqu'il lui parla d'Aigue... Elle continua...

Malheureusement... J'aimerais te dire quelque chose de rassurant, mais je pense que tu ne veux pas que je tourne autour du pot. Il faut que tu saches que ta vassale a pris l'homme dans ses bras. Cette maladie est très contagieuse et elle est partie, seule, avec ce mourant....

Ses yeux parcouraient plus vite le parchemin qu'elle ne pouvait le lire... "vassale" "homme" "partie" "contact" "contagieux"... Elle se crispa sur la missive...

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Pourquoi ?!

D'une déchirure... Elle jeta la missive sans prendre la peine de lire la suite, elle n'en avait que trop lu, l'insupportable était bien là. Elle tomba dans son fauteuil, les yeux fatigué... La vue flou... Elle s'effondra en larme les bras croisés sur son bureau, le visage au creux de ses derniers... Un long moment, elle resta ainsi, elle finit par se relever, des traces de larmes sur les joues. Son bras droit se lève et sa main frappe l'encrier les dossiers qui se trouvaient sur son bureau, le tout fini sa route sur le mur, l'encrier explose dans un grand fracas...

Elle se relève... Énervée... Folle de rage... Comment pouvait-IL lui faire ça... Comment pouvait il lui prendre sa vassale, son amie, sa confidente, celle qui avait toujours été là pour ? Comment... C'était injuste... Elle... Elle leva les yeux au ciel... La missive était par terre, elle se baissa en larme pour la récupérer... se cognant au passage contre son bureau... L'autre côté du bureau parti également contre le mur... Un champ de bataille... Dans son bureau régnait une drôle d'atmosphère...

Elle regarda autour d'elle... Elle était perdue... Voilà qu'Aristote lui volait son amie... Et faisait entrer dans le duché... La peste...


Je ne peux faire que ce que je fais le mieux, à part écrire des poèmes, c'est à dire prier. Je serais donc en la cathédrale pour faire amende honorable à Aristote.

Ainsi il voulait prier Aristote... LUI... Celui qui avait envoyé ce fléau... Pourquoi qu'avaient il fait ? Pourquoi les punir ? Regardant le ciel par la fenêtre...

Pourquoi ? Parce que j'ai tué un pigeon ? C'est ça ? Pour un pigeon que tu m'as fait CA ? C'est cher payé le pigeon !

Elle lui aurait bien envoyé des noms d'oiseaux pour le coup... La fin de la missive enfin...

Ton frère qui t'aime....

Rick


Moi aussi je t'aime mon frère... Kory...

Il fallait lui répondre... La Baronne regarda autour d'elle... Tout n'était que chaos, les bouteilles d'encre se vidaient sur le sol... Les parchemins absorbaient l'encre... Ses plumes étaient brisées...

Elle s'installa en tailleur et attrapa un morceau de parchemin encore potable, trempant ses doigts dans l'encre gisant par terre, elle commença à écrire...

Citation :
Mon cher frère, mon tendre frère...

Que de biens tristes nouvelles m'apportes-tu là... Ma vassale, mon amie, ma confidente... Qu'allons-nous devenir ?

La peste... Plusieurs échanges avec le Limousin... J'essaye de connaitre l'état de l'épidémie chez eux... Et ce qu'ils ont mis en place... Mais je vois que c'est trop tard... Promets moi... Promets moi que si il lui arrivait malheur... Jure le... Que tu me préviendras... Jure le moi... Je veux être là quand... Quand on la brûlera...

Prier...

Je t'embrasse... Fort... Je t'aime mon cher frère...

Je doute sortir de mon bureau pour le moment... Je guette les missive du Limousin... Je te tiens au courant...

Prends soin de toi... Brûle cette lettre on ne sait jamais... J'ai beau faire attention... je t'aime... mon tendre frère...

L'écriture était bien peu lisible... Le parchemin parsemés de tâches d'encre et de larme... Elle n'en pouvait plus elle était à bout... Impuissante face à tout ça... Elle glissa la missive sous la porte héla la même personne qui lui avait apporté... Direction Rick alors que la lettre portée venait de finir au feu... Elle se releva péniblement, remit sa chaise debout, se calma... Les bras croisés, la tête dans ce creux... Elle en pleurait... Elle attendait des nouvelles...
Guignard a écrit:
[Clermont - Troupes de la COBA]

L'ordre venait de tomber. Tous les soldats disponibles de la COBA devaient se rendre immédiatement à Clermont. Un mal étrange venait de frapper la ville et les bras n'étaint pas de trop. D'après les rumeurs, plusieurs cas avaient été signalés : des tâches noires sur le corps, des abscès suppurant à outrance...la mort.

Arrivé en ville avec quelques camarades Montpenserois, Guignard se mit en quête d'un responsable. Aussitôt, le jeune soldat vit le Sénéchal Sofio qui courait d'un bout à l'autre de la place :

"Sénéchal !!! Sénéchal !!! Que devons nous faire ??"
Nictail a écrit:
[Terres de Sarliève, au retour d'un des quelques petits villages.]

Nic avait dû aller soigner un paysan. Devoir de médecin, et de Seigneur.
Juste lui prescrir du repos ! Pas content le paysan, comment allait-il travailler ...
Toujours faire "peur" dans ce cas-là ! Lui prédire des souffrances plus grandes s'il n'accepte pas ! Espérons qu'il se tienne tranquille le temps de guérir.

Bon, il était dans l'incapacité d'assister à la cérémnie de l'ODM.
Il décida donc de passer par leur domaine pour voir si tout allait bien !
Il arriva tranquillement et trouva, comme souvent Anselme à la grille. il lui avait pourtant demandé de rester un peu plus au château, mais l'intendant n'écoutait pas toujours tout. M'enfin !

Tiens, une missive l'attendait ... Il avait bien fait de repasser.
Apparemment, tout allait bien au domaine, bonne nouvelle, on peut lire la missive ...
Tiens, c'est Rick ... Il était rare qu'ils s'écrivent, se voyant régulièrement.


Citation :
Mon cher Nic,

J'aimerais que mon message soit porteur d'une meilleure nouvelle que celle-ci. Malheureusement ce n'est pas le cas. Il s'agit de ton épouse Aigue... Te rassurer ne servirait à rien, car un malheur vient de la frapper.

Oula ... Un malheur ?! Non, elle ne pouvait ...
Besoin de s'asseoir ... Entre dans la cabane de la garde, se trouve une chaise.
Tout le monde le regarde, ils le voient inquiet, ils sont inquiets.


Citation :
En sortant de la cérémonie deremise de médaille de l'ordre du mérite, nous sommes tombés nez à nez avec un vieil homme. Ce dernier était le nez dans la neige. Ce fut ton épouse qui la première alla lui porter secours. Elle le prit donc dans ses bras et s'aperçut à ce moment là qu'elle venait d'aider un pestiféré....
Je suis vraiment désolé de t'annoncer cela de cette manière, mais il est difficile pour moi de faire dans la diplomatie, tellement mon coeur est meurtri. Elle m'a ordonné de ne pas la suivre lorsqu'elle est partie avec l'homme. Je sais juste qu'elle a été mis en quarantaine dans un vieux moulin en ruines. Je ne saurais te dire où cela est exactement. Peut-être le sais-tu ! Il faut absolument la sauver, Nic....
Je reste à la Cathédrale pour prier Aristote...

Ton ami effondré,

Rick

PS : elle m'a confié son alliance, mais je ne peux me contraindre de te la donner par pigeon. J'ai pris des précautions pour me protéger mais elle est en ma possession. Puisse Aristote te venir en aide pour sauver Aigue...

Nic avait lu la suite d'une seule traite.
Au moins, elle n'était pas morte ... pour l'instant ! Mais ... la peste ! Elle n'avait pas fini ses études ... Lui, si ! il devait aller l'aider, et vite ! Elle aurait besoin de certaines choses.
Il avait besoin de la voir, d'être près d'elle ! Elle devait vivre.
Penser ! Vite ! Ne rien oublier ! Il n'aimait pas cette maladie ! La pire qui soit ! Pourvu qu'il ne soit pas trop ! Qu'elle ne l'ait que peu touché !! Bon Dieu, pourquoi elle ?! Et leur enfant à venir ... Qu'allait-il devenir ?! Et les famille ne pouvait perdre Aigue ...

Froisse la lettre avec colère et fureur ! Si seulement il l'avait accompagné à cette cérémonie !
Et sa fichue bonté d'âme la menait toujours vers des catastrophes !!!
Mais ... elle était comme ça ! Il l'aimait pour ça ! Aider les gens, c'était sa vie ... pourvu que ça ne soit pas pour sa mort.

Se lève enfin, déterminé ! Maintenant, il convient de s'y mettre !!


La garde ! Allez au village le plus proche ! Réquisitionnez un cheval fort et assez rapide ! Précisez au paysan que nous le rembourserons !! Vite, foncez !

Une première chose de faite ... On continue, avec empressement.

Anselme ! Occupez-vous de Blitz ... Faites qu'ils soit prêt au départ !
Je ne veux pas avoir de problème sur la route ! Faites tout votre possible !!
Et ne laissez qu'une petite sacoche ! Retirez le surperflu !


Le ton ferme de son Seigneur sembla étonné An,selme qui fila aussitôt au travail.
Nic courra ensuite en direction du château.

Première direction, la bibliothèque !! Où est ce fichu livre !
Cela fait si longtemps qu'il est rangé, mais où ?!
Recherches frénétiques, tendues ... la paniques est proche de le submeger ...
Trouve enfin le livre recherché ! Le livre d'études sur la peste ! Se pose et reprend ses esprits ! Son épouse a besoin de lui, il doit se ressaisir !

Maintenant, à la salle de bain ... Récupère tout le savon qu'ils avaient en stock !
Heureusement qu'Aigue aime la (sur)propreté ! Ca leur sera trèssss utile !!

Bon, ils ont ça quelque part pour leurs voyages ... Voilà, les outres, toutes les outres.
Court maintenant au puits, pourvu qu'il arrive à puiser de l'eau ...
Lance le seau ... Zut glacé ... Remonte le seau ... Le décroche ! Attache son épée à la corde. Lance l'épée ... Crac, un trou dans la glace ! Lame solide et coupante ! remonte l'épée, al range au fourreau ! Faudra la faire aiguiser à nouveau !
Raccroche le seau ! Le lance ! Galce brisée ! Eau dans le seau ! Rmonte le seau !
Et c'est parti pour le remplissage d'outres !

Retour enfin à la grille ! Prend le tenps de penser ...
La garde revient, un cheval robuste, pas de soucis !
Sonne la grande cloche d'entrée ... Arf, pourvu qu'Anselme comprenne !!

Il apparait enfin au détour d'un chemin, Blitz est avec lui ! Ouf !
L'intendant semble avoir saisi la gravité de la situation.
Tout le monde est enfin réuni !

Pendant qu'il attache les outres, très nombreuses en fait, sur le cheval "inconnu";, il parla à ses serviteurs.


Messires ... La peste est entrée dans notre duché ! Vous, la Garde, allez prévenir les villageois ! Dites-leur de faire bouillir tout ce qu'ils mangent ! De se laver s'ils peuvent, et surtout de partager le savon.
Dites-leur aussi de fermer leurs portes aux étrangers !
Qu'ils ouvrent un bâtiment à l'écart pour eux !
Enfin, si jamais, des gens ont des tâches noires sur eux, qu'il partent ! à l'écart du vilage ! Et que les villageois brulent leurs morts, brûlent les rats, tous les rats ! C'est une question de survie !! Et après, quand toutes les terres auront été parcourues, rentrez !

Anselme ! Filez à Montpensier ! Prenez l'étalon le plus rapide de l'écurie.
Allez chercher *Ma* dans notre petite maison ! ramenez tout le monde au domaine de Crounon ! Le eprsonnel vont aidera ! Prévenez-les ! Et soignez prudent, n'aidez pas les malheureux ! Surtout n'aidez pas ! Votre priorité ! Les enfants !
Chez nous, il devrait y avour une cariole pour ramener tout le monde !
Je compte sur vous !!! Et tant que l'épidémie n'est pas enrayée, restez là-bas !
Conseillez à Childebert de prévenir tous els villageois ...


Anselme le toisa et le fit se taire ...

Seigneur, j'ai compris les consignes ! Filez auprès de votre épouse ...

Nic regarda l'Intendant et acquiesça ...
Toutes els outres étaient attachées ... Aigue se seraient surement procuré de quoi faire un feu, elle savait que c'était essentiel.

Il prit la route sur Blitz, tenant l'autre cheval par une longe ...
Petit trot en direction de Clermont ...
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MessageSujet: Re: Elle arrive...   Dim 18 Jan - 18:46

--Theodorina a écrit:
A..à...à l'aide...

Depuis combien de temps gisait-elle sur le pavé? Sans personne pour l'aider? Qu'avait-elle fait au Très-Haut pour mériter cette souffrance. Yvonne, ah sa fille Yvonne, elle devait se demander ce que sa mère fabriquait... Aura-t-elle eu la bonne idée de s'enfermer dans la chaumière?

Mazette, qu'il était loin le temps du bonheur, à jacasser avec les copines autour du lavoir de Clermont. Ah elle les voyait, ces pleutres, ces couards qui passaient sur la place, sans même un regard pour la pestiférée qu'elle était, bande de lâches. Et aurait bien tout fait pour arranger les choses elle, toucher personne, elle voulait bien, respirer dans un mouchoir, ça aussi elle voulait bien. Mais par pitié qu'on l'aide. Elle voulait pas mourir la Théodorina, ça pour sûr que non.

Mais pouvait-on leur en vouloir à ces gens? Fuir, oui, fuir, voilà qui était un des plus bas instincts de l'Homme. Fuir devant le danger, en laissant les plus faibles derrière.

Elle regarda les fenêtres du Château. Tant de hauts personnages, barricadés là derrière leurs larges murs et leurs profondes murailles. Et le petit peuple qui s'entretuait en bas, sur la grand place. Mazette mais qu'avait-elle fait pour mériter ça?

Elle gisait toujours sur le pavé, espérant toujours qu'on viendrait l'aider, ses forces diminuant peu à peu... Monde injuste.
Thibantik a écrit:
Dans son bureau

De son bureau Thib attend l'ordre de fermer les frontières si les cas de maladies sont bien répertorié comme peste.

Elle entend dans le bureau voisin, son amie Kory faire des allées retours et imagine comme celle ci doit être anxieuse au sujet de ses enfants ....

Elle reçoit toujours les courriers de demande de traversée et elle est bien obligée d'y répondre. A cette vitesse là, il faudra un pigeonnier tout neuf , vu que tout les pigeons sont occis au fur et a mesure . . .
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