Grande Bibliothèque Ducale

Bibliothèque du Bourbonnais-Auvergne ouverte à tous
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Les Chevaliers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jojolasage
Admin
avatar

Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Les Chevaliers   Mer 31 Mai - 15:05


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliothequeduba.positifforum.com
Jojolasage
Admin
avatar

Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Re: Les Chevaliers   Mer 31 Mai - 15:11

Devenir un Chevalier


A l'âge de 7 ou 8 ans, les jeunes garçons de la noblesse étaient envoyés comme page auprès d'un grand seigneur. Les pages apprenaient les règles sociales essentielles auprès des femmes de la domesticité ainsi que les principes de base du maniement des armes et de l'équitation. Vers l'âge de 14 ans, l'adolescent devenait un écuyer, un jeune chevalier en apprentissage. Les écuyers étaient placés sous la responsabilité d'un chevalier qui poursuivait leur éducation. L'écuyer était à la fois un compagnon et un serviteur du chevalier. Les devoirs de l'écuyer consistaient à cirer l'armure et les armes (sujettes à la rouille), aider le chevalier à se vêtir et à se dévêtir, veiller sur ses biens et même le protéger en dormant devant la porte tel un garde.

Au cours de tournois et des batailles, l'écuyer assistait le chevalier en cas de nécessité. Il lui apportait des armes et des chevaux de rechange, pansait ses blessures, éloignait du danger un chevalier blessé ou s'assurait, en cas de décès, qu'il reçût des funérailles dignes de son nom. Il arrivait souvent que l'écuyer accompagne son maître dans la bataille et combatte à ses côtés. Un chevalier évitait, dans la mesure du possible, de se battre avec un écuyer du camp opposé et cherchait plutôt à affronter un chevalier d'un rang similaire ou supérieur au sien. Les écuyers, par contre, cherchaient à affronter des chevaliers ennemis, car la mort ou la capture d'un chevalier de haut rang leur apportait la gloire et la considération.

En plus d'un entraînement guerrier, les écuyers consolidaient leur formation et leurs capacités par la pratique des jeux. S'ils n'écrivaient pas, Ils apprenaient au moins à lire. Ils étudiaient également la musique, la danse et le chant.

A l'âge de 21 ans, un écuyer était éligible au titre de chevalier. Les candidats étaient adoubés chevaliers par un seigneur ou un autre chevalier de haut rang. Au début du Moyen Âge, la cérémonie de l'adoubement était assez simple. Le futur chevalier recevait un coup sur la nuque à l'aide d'une épée puis revêtait un baudrier pour soutenir son épée. Avec le temps, la cérémonie devint plus élaborée et prit, sous influence de l'Eglise, l'allure d'un sacrement. Les candidats se baignaient, coupaient leurs cheveux à ras et veillaient la nuit entière dans la prière. Au matin, le candidat recevait l'épée et les éperons de chevalier.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliothequeduba.positifforum.com
Jojolasage
Admin
avatar

Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Re: Les Chevaliers   Mer 31 Mai - 15:11

Les activités des chevaliers



Les batailles

La principale activité des chevaliers était la guerre. Elle était pour eux un moyen d'agrandir leurs seigneuries ou de s'enrichir grâce aux butins et aux rançons.

Si certains avaient peur, d'autres se réjouissaient à l'idée de la bataille. Voici ce qu'en a dit le troubadour Bertran de Born (1140-1215), seigneur de Hautefort en Périgord. "J'ai grande joie quand je vois, à travers les champs, bien rangés, les chevaliers armés et les chevaux. J'aime voir les châteaux assiégés, les palissades rompues et démantelées. Je vous le dis, je trouve moins de plaisir à manger, boire et dormir qu'à entendre le cri "à moi" s'élever dans les deux camps, les chevaux sans cavalier hennir sous les ombrages et les appels au secours, moins qu'à voir tomber les uns et les autres dans l'herbe au-delà des fossés, qu'à voir les morts avec, fichés dans leurs flancs, des tronçons de lance et leurs petites bannières."




Les loisirs

1) La chasse

Tout au long du Moyen Age, la chasse resta une véritable passion pour la noblesse. On distinguait alors la chasse à courre avec meute de chiens, et la fauconnerie, chasse avec des oiseaux de proie. Elles étaient pratiquées même en temps de guerre.

Le noble chassait le gros gibier (sangliers, cerfs, loups, ours) ou le petit gibier (oiseaux, faisans, lapins...).

La chasse était un bon entraînement pour la guerre ; c'était une sorte de sport, mais elle a également eu son utilité lorsqu'il s'agissait de détruire des bêtes féroces qui menacaient les récoltes, les animaux domestiques ou même les hommes. Tel était le cas du loup, très répandu au Moyen Age.

2) Les tournois

Les combats simulés entre plusieurs chevaliers, appelés tournois, apparurent au Xème siècle. Le second concile de Latran, sous le pape Innocent II, et les rois d'Europe condamnèrent aussitôt ces joutes, déplorant les morts inutiles de chevaliers au cours de ces tournois qu'ils considéraient comme une activité frivole. Cela n'empêcha pas toutefois les tournois de se multiplier et de devenir partie intégrante de la vie des chevaliers.

Les tournois étaient au départ de simples concours entre chevaliers avant de devenir de véritables parades de luxe et d'élégance au cours de siècles. Ils devinrent des événements sociaux de première importance qui faisaient venir les patrons et les adversaires de régions les plus éloignées. Des listes spéciales (champs clos de tournois) étaient dressées ainsi que des tribunes pour les spectateurs et des pavillons pour les combattants. Les chevaliers pouvaient combattre individuellement ou en équipes. Ils s'affrontaient en duel en utilisant un large éventail d'armes et constituaient des mêlées simulées avec plusieurs chevaliers d'un côté. Les joutes, ou coups de lances, opposant deux chevaliers armés de lances devinrent l'événement primordial. Les chevaliers concourraient, comme les athlètes de notre époque, pour les prix, le prestige et l'attention de dames qui remplissaient les tribunes.



Le nombre de chevaliers tués lors de ces tournois avait atteint une telle importance au XIIIème siècle que la classe dirigeante, y compris le pape commença à s'alarmer. Soixante chevaliers périrent dans un tournoi qui eut lieu à Cologne en 1240. Le pape voulait garder un maximum de chevaliers disponibles pour combattre dans les Croisades en Terre Sainte, plutôt que de les perdre lors de ces tournois. Les armes furent émoussées et les règles des tournois modifiées afin de réduire les risques de blessures. Toutefois, il arrivait encore que des chevaliers soient grièvement blessés ou tués. Henry II de France fut mortellement blessé dans une joute lors d'un tournoi tenu en l'honneur du mariage de sa fille.

Les défis étaient souvent provoqués par des combats amicaux, mais la moindre animosité ou rancune entre deux combattants pouvait se terminer en lutte sans merci jusqu'à la mort. Les perdants des tournois étaient capturés et devaient payer une rançon en nature (chevaux, armes et armure) aux vainqueurs afin d'obtenir leur libération. Des hérauts suivaient les résultats des tournois, comme c'est le cas aujourd'hui avec les panneaux affichant les scores au base-ball. Les prix remportés permettaient aux chevaliers de bas rang d'amasser des sommes considérables et d'attirer les faveurs d'une future et riche épouse.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliothequeduba.positifforum.com
Jojolasage
Admin
avatar

Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Re: Les Chevaliers   Mer 31 Mai - 15:11

L'Héraldique



Afin de reconnaître les chevaliers dans un champ de bataille, un système d'emblèmes appelé l'héraldique fut développé. Des emblèmes spécifiques furent dessinés pour chaque famille noble. Ceux-ci étaient représentés sur le bouclier, le surcot (chemise de toile portée sur la cotte de mailles), les bannières et le sceau. Un surcot orné des emblèmes d'un chevalier devint connu sous le nom de cotte d'armes. Ce terme fut ensuite utilisé pour désigner le blason d'armoiries. Une organisation indépendante appelée Le Collège des Hérauts dessinait les armoiries et s'assurait que chacune était unique. Les armoiries étaient répertoriées par les hérauts dans des recueils particuliers qu'ils conservaient précieusement.

Les armoiries se transmettaient de génération en génération et étaient modifiées lors d'un mariage. Certains dessins étaient réservés à la royauté dans différents pays. Vers la fin du Moyen Âge, les villes, les guildes et même les personnages importants non issus de la noblesse possédaient des armoiries.

Sur le champ de bataille, les combattants portaient des cottes d'armes. Cela permettait de distinguer les ennemis des alliés et de choisir un adversaire de taille dans une mêlée. Les hérauts dressaient les listes des chevaliers qui devaient se battre à partir de leurs blasons d'armoiries. Ils ne prenaient pas position dans le combat et agissaient comme intermédiaires entre les deux armées. De cette façon, ils pouvaient transmettre des messages entre les défenseurs d'un château ou d'une ville et les assiégeants. Après une bataille, les hérauts identifiaient les morts à leurs armoiries.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliothequeduba.positifforum.com
Jojolasage
Admin
avatar

Nombre de messages : 334
Date d'inscription : 13/05/2006

MessageSujet: Re: Les Chevaliers   Mer 31 Mai - 15:12

La Chevalerie



Le terme chevalerie fut utilisé la première fois pour désigner les spécialistes de l'équitation et du combat cavalier. Les membres de cette élite guerrière du Moyen Âge formaient une classe distincte de celle des paysans et du clergé. Ils se distinguaient également entre eux par leurs talents de cavalier et combattant. Des chevaux rapides et puissants, des armes splendides et redoutables, des armures fiables constituaient les signes extérieurs de richesse de cette époque.

A partir du XIIème siècle, la chevalerie définissait désormais tout un mode de vie. Un chevalier devait se montrer généreux, courtois, brave, délicat et audacieux. Le parfait chevalier, sur son cheval blanc, défendait les pauvres et volait à la rescousse des demoiselles en détresse. Cette façon d'être répondait à l'idéal chevaleresque: la courtoisie.

Les règles fondamentales du code chevaleresque étaient les suivantes:

* Protéger les femmes et les faibles.
* Défendre la justice contre l'injustice et le mal.
* Aimer et honorer sa patrie.
* Défendre l'Eglise à ses risques et périls.

Mais de nombreux chevaliers ne faisaient pas honneur aux nobles idéaux de leur condition. Au début, ils étaient souvent ignorants et barbares. Lorsqu'ils envahissaient un pays ennemi, les soldats lançaient des bébés en l'air et les rattrapaient avec la pointe de leur lance.


L'Esprit Chevaleresque


La Loi des armes prescrivait la façon d'agir lors des batailles. Il était interdit de maltraiter un prisonnier ou de laisser un chevalier ennemi mourir de ses blessures.

Au XIIe siècle, certains chevaliers devinrent jongleurs (ménestrels). Inspirés par leurs chansons d'amour, plusieurs chevaliers firent vœu de galanterie auprès des dames. Peu importe qu'elles soient mariées car au Moyen-Âge, le mariage était plus une question d'affaires que de sentiments. Le véritable amour consistait à désirer quelqu'un qu'on ne pouvait jamais épouser.

Cet amour courtois est un des aspects les plus étranges de la chevalerie. Les chevaliers accomplissaient de grands exploits juste pour le sourire d'une dame. Une noble dame nouait son foulard au bras de son chevalier qui faisait vœu de se battre pour elle lors d'un tournoi. Un chevalier participa à un tournoi vêtu de la robe de sa dame au lieu de son armure. Il fut gravement blessé. L'époux de la dame donna un banquet en l'honneur du chevalier et la dame porta la robe tachée de sang.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bibliothequeduba.positifforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les Chevaliers   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les Chevaliers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» chevaliers galadhrims
» Bonjour les chevaliers pourpres-11 avril 2010
» salut aux vrais chevaliers !!!!!!!!!!!!!!!
» Les Chevaliers d'Emeraude
» Tournoi des chevaliers...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grande Bibliothèque Ducale :: La Bibliothèque :: Tour Nord-Est : La vie au Moyen-age-
Sauter vers: