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 [contes] Contes de Noël

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Jojolasage
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MessageSujet: [contes] Contes de Noël   Jeu 21 Déc - 22:30

Contes de Noël composés par les habitants du Bourbonnais-Auvergne
Décembre 1454

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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [contes] Contes de Noël   Jeu 21 Déc - 22:33

Ecrit par Dame Puissantwoody
Habitante de Murat



Les rues du village étaient habillées de blanc.

Nous étions en décembre et Noël approchait à grand pas.

Tous les villageois avaient décidé de décorer leur maison.

Sapin et bougie, noeuds de couleur rouge vif se présentaient à tour de rôle au regard des badaux.

Des troubadours venaient chanter au coin des rue, offrant ainsi leur douce mélodie à l'oreille attentive des passants.

Tout le monde se félicitait de tant d'imagination et de beauté.

Le Maire avait fait planter un immense sapin sur la place du village.

Chacun avait apporté sa contribution à sa décoration.

Une magnifique étoile d'or ornait son sommet.

Le curé était passé le bénir, il était ravi!

Une si belle parure pour la devanture de son église.

Quelle aubaine!

Et de plus cette année, quelques villageois s'étaient proposé de chanter des contes de Noël pour la messe.

Il se tapottait son ventre bien arrondi en signe d'approbation.

C'est qu'il était gourmand ce brave curé.

Le villageois le savaient.

La petite Flore parcourait les rues.

Admirative à tant de jolies choses, elle était à la recherche d'un sapin.

Elle se rendit donc chez les bucherons du village mais il n'en restait plus un seul.

Elle voulait tant que sa maison ressemble à celle de tous ces voisins !

Avec son écu, elle décida d’aller trouver un des notables du village.

Lui avait mis deux sapins à sa porte, un de chaque côté.

Elle frappa et la porte s’ouvrit.

L’homme rougeau et bedonnant s’enquiert de cette venue :



« Et bien petite Flore ! Que désires-tu ? »


« Bonjour Messire, que vos sapins sont beaux !

J’en cherche un pour ma maison mais il n’y en a plus au village.

Puisque vous en avez deux, je pensais que vous pourriez m’en vendre un ?
Voici le dernier écu qu’il me reste.

Je vous le donne de bon cœur en échange du plus petit de vos sapins. »



Avant de le montrer au notable, elle le frotta contre ses vêtements pour le rendre plus brillant.

Elle tendit la main vers l’homme et l’ouvrit.

Ses grands yeux vert reflétaient l’espoir d’une approbation.



« HA HA HA ! »


Un rire gras et moqueur résonnât alors dans toute la rue.

« Tu n’y penses pas petite gueuse ! Va donc avec tes haillons !


Et il referma bruyamment la porte au nez de Flore.

En larme, elle se remit en chemin.

Elle savait que désormais elle n’aurait pas un Noël comme les autres villageois.

En parcourant les rues, une vielle femme l’aborda.

Elle était voutée et ridée, ses longs cheveux blancs cachaient en partie son visage.

Mais on pouvait y apercevoir de magnifiques yeux bleus.

Elle tendit ses doigts crochus vers la petite fille.



« Viens petite, viens là.. Allons ! Avance !!!! »


Flore d’abord effrayée par son apparence, s’avança vers la vielle dame.

Cette dernière lui prit la main.



« Mais qu’as-tu donc petite fille ? »


Flore raconta alors à cette vielle femme tout son désarroi.

Elle pleurait de plus belle. Elle montra son écu tout reluisant..

La vieille dame hochait la tête en signe d’approbation.



Ecoute, si tu me donnes ton écu, je te donne ces trois noix en échange.

Tu en placeras une devant ta maison, l’autre dans la cheminée et la troisième sur la table de tes parents.

C’est tout ce que je possède.

Au moins cela garnira un peu votre maisonnée.




Flore accepta un peu à contre cœur.

Elle se disait que de toute façon son écu ne lui servirait plus à rien.

Et au moins cette vielle femme pourrait manger un peu.

Elle reparti donc avec les noix dans la main sous le regard protecteur de la vielle femme.

Elle plaça les noix comme il était convenu.

Ses parents étaient mécontents.

Plus d’écu et des noix en guise de décoration ! Ils auraient pu manger trois jours avec cet écu.

Flore se coucha plus triste que jamais.

Au petit matin, elle entendit des cris de joie et d’admiration provenant de la rue.

Elle descendit les escaliers quatre à quatre et se frotta les yeux.

Ce n’était pas possible !

Elle devait rêver !

Une somptueuse table remplie de victuailles et de cadeaux trônait au milieu de la pièce.

Un feu crépitait dans la cheminée et serait alimenté par une montagne de bois savamment rangé contre la cheminée.

Un magnifique sapin décoré de rouge et d’or était installé à la place du fauteuil de son père.

Et à l’extérieur deux sapins magnifiques décoraient la devanture.

Les villageois s’étaient rassemblés pour les admirer.

Un miracle s’était produit cette nuit.

Une femme blonde aux yeux bleus entra sans frapper.

Elle regarda Flore et ses parents.

Le sourire aux lèvres, elle ouvrit les bras afin d’y accueillir l’enfant.

Flore reconnu tout de suite ce regard.

C’était celui de la vieille femme aux cheveux blanc !

Elle se précipita dans les bras de la fée.

Car oui ! La belle dame n’était autre qu’une fée venue rappeler l’esprit de Noël.



« Voyez braves gens, l’esprit et le cœur de cette enfant sont nobles !

Elle n’a pas hésité à me donner son dernier écu pour que je puisse manger !

Pourtant, elle avait envie d’avoir un Noël comme le vôtre !

Elle s’est sacrifiée pour moi !

Enfant, regarde-moi ! Tu es la plus belle et la plus noble des petites filles !

Sois bénie ! Chaque fée penchera désormais son regard sur ta vie.

Jamais plus tu ne connaîtras ni la faim, ni le froid ni le malheur.

Quand à vous habitants de ce village, rappelez-vous que Noël est le temps du partage.

Faites en sorte que personne ne manque de rien.

Que personne ne soit mis à l’écart.

Je veillerai sur vous tant que vous respecterez mon vœu. »


On entendit de loin des cris de colère.

Le gros notable bedonnant arrivait en courant, soufflant et pestiférant.


« Malheurrrrr Dit-il

« Mes sapins sont noir comme le charbon, mes cadeaux plat comme des feuilles et ma cheminée froide comme les pierres ! »

La fée se tourna alors vers lui.

Tout tes biens sont devenus comme ton cœur ! Noir, froid et plat.

Apprends à devenir meilleur et nous verrons bien ce que nous ferons pour toi.

Va ! »


L’homme s’en retourna, rouge de honte sous les cris de la foule.

La petite fille passa le plus beau des Noël en compagnie de ses parents et voisins.

Elle chanta même à l’église.

En s’endormant le 25 décembre elle remercia encore la fée d’avoir rappelé à tous la magie du partage de Noël.

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Dernière édition par Jojolasage le Jeu 21 Déc - 22:49, édité 1 fois
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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [contes] Contes de Noël   Jeu 21 Déc - 22:37

Ecrit par Dame ExisTenZ-
Habitante de Montbrisson


Il était une fois, un enfant, que les autres enfants ne regardaient même pas. Un enfant différent et de sa différence est né une marginalisation. Il portait des haillons et il jouait avec un rat mort, dans une boîte, dehors, son seul ami, son confident. La neige tombait.
Cet enfant reconnu la voix de sa maman qui l'appelait :

- Léon rentre vite, la neige tombe ! Léon revient vite il y a du pain grillé et du beurre au gouter...

L'enfant à cette voix réagit aussitôt et couru à la porte de sa maison, ou sa maman l'attendait. Il entra retira ses chaussures, puis se dirigea à la cuisine ou son gouter l'attendait.

- Léon va te laver les mains, mon chéri lui mumura-t-elle, elle sont toutes noires mon trésor...

L'enfant s'éxécuta aussi tôt... sans un mot.
Léon était un enfant renfermé sur lui même, discret, parfois même effacé. Il était loin d'être un enfant turbulent, il se posait déjà bien trop de question sur le monde des adultes. Sa maman, s'efforçait de l'élever au mieux, même seule. Léon connaissait son père, mais c'était loin d'être un homme exemplaire. Les souvenirs qu'il avait de lui n'était que violence, douleur, haine... C'était un enfant a qui on avait volé l'enfance.

Léon sorti de la pièce réservée à la toilette, puis revint à la cuisine profiter de son gouter. Il mangea calmement. Sans un mot. Sa maman essaya d'entamer une conversation que l'enfant entendit, mais il se contenta de manger, sans parler.
Puis Léon demanda :

"- Maman est ce que je peux sortir ?"

La mère lui fit un signe de tête pour lui donner son approbation, mais en lui demandant de s'habiller chaudement car le temps etait froid et neigeux. L'enfant une nouvelle fois obéis à sa mère et lui fit un bisou avant de sortir.
Léon retourna auprès de son rat mort, l'unique et seul confident qu'il avait. Il lui avait déjà confier toute sa vie, ses questions existentielles, ses constatations sur sa vision du mon adulte, ses colères... Vu la neige qui tombait, Léon décida de remonter discrètement son ami dans sa chambre. Il savait que si sa maman tombait dessus, elle s'en débarrasserait.
Léon expliqua a son ami, qu'il devait rester discret, qu'il serait obligé de la caché dans sa chambre, mais qu'au moins il serait au chaud.

La nuit commençait à tomber, Léon rentra chez lui accompagné de son ami. Il ouvrit la porte de chez lui. se déchaussa et courut a sa chambre caché la boite. Puis redescendit. Sa maman ne travaillait pas. Elle se débrouillait tant bien que mal pour pouvoir payer ses factures et s'occuper de Léon au mieux.

"- ce soir nous mangeons de la soupe mon coeur, avec les quelques légumes que nous ont offert nos charmant voisin. On va se régaler tu vas voir..." en lui fesant un clin d'oeil.

Léon fit un sourire à sa maman. Il savait qu'elle fesait au mieux pour lui. Parfois elle se privait pour lui. Il le voyait bien, même si sa maman était discrète. Le repas se fit calmement, en echangeant quelques sourire.
A la fin du repas, la maman dit à Léon d'aller se laver les dents, enfiler son pijama, et se coucher. Comme chaque soir elle irait lui raconter une histoire, et le border.

Vint l'heure de dormir, la maman embrassa son enfant puis sorti. L'enfant sorti du lit et pri la boite qui cachait son ami. Il ouvrit la boite, sorti le rat qui etait en décomposition et le posa sur son oreillé. Il s'allongea à coté de lui, quand soudain une lumière très puissante apparu... Léon se redressa et se cacha les yeux avec ses mains. De jolies couleurs chaudes apparaissait... lui fesant mal au yeux. Quand enfin la lumière se dissipa, Léon vit son ami rat mais entouré d'une auréole blanche. Léon regarda son oreillé, le rat était toujours sur l'oreiller. L'enfant ne comprenait pas.
Le rat s'expliqua :

" - Mon cher Léon, je te remercie d'avoir pris soin de moi durant tout ce temps. L'amour que tu m'as porté m'a libéré d'un sortilège. J'étais le rat du Père Noëk, s'est moi qui lui ouvrait le courrier. Le courrier des enfants. Mais un jour le Père fouettard m'a attrapé, il voulait nuire au Père Noël. En me kidnappant, il n'y avait plus personne pour aider le Père Noël à ouvrir le courrier. Ainsi le Père Noël n'aurait pu lire tous les courrier et être à l'heure la nuit du 24 décembre. Le Père fouettard en aurait profiter pour prendre sa place. Mais heureusement tu étais là et tu m'as délivré du sortilège que le Père fouettard m'avait jeté... un corps mort voilà ce qu'il avait fait de moi.

Léon écouta avec attention, émerveiller d'entendre la voix de son ami, triste de part le parcour de son ami et heureux de le savoir libéré.

Le rat continua :

" - Merci de m'avoir sauvé, veux-tu visiter la maison du Père Noël avec moi ? demanda le rat.

Léon sourit. Le rat grimpa sur l'épaule de Léon et demanda à Léon d'ouvrir la fenêtre. Léon s'éxécuta et fut émerveiller de voir le traineau du Père Noêl et ses rênes.

" - Qu'attends tu montes, as tu peur?

Léon fit signe que non, mais avait un air triste. Le rat s'en rendit bien compte. Léon dit :

" - Pourquoi suis-je différend?

Le rat lui repondit :

" - Si tu es différend ce que tu as un don. Se n'est pas une tare loin de là. La différence est enrichissante, la différence te donne un pouvoir. Tu peux voir ce que d'autre ne voit pas. Laisse le temps faire les choses et soit patient. Tu trouveras tes réponses. Allé monte, il est temps d'aller voir mon ami le Père Noël

L'enfant et le rat grimpèrent sur le traineau, mais l'enfant pensa à sa maman.

"- Je ne peux pas partir et laisser maman ici, toute seule..." dit Léon.

Le rat rassura encore une fois l'enfant en lui promettant d'être rentré à l'heure.
Le traineau parti en direction du Père-Noël, à une vitesse impressionnante. Léon était tout souriant, à cet instant tout lui paraissait enfin futile, il ressentais comme une liberté d'être libéré. Un enfant emporté par la magie... un enfant comme les autres.
Le traineau ralenti et le coeur de Léon se mit à battre plus fort. Il semblait si excité de voir le Père Noël. Le traineau s'arréta enfin...

"- Descends... mais sois prudent ici il y a beaucoup de neige." dit le rat à Léon.

Léon descendi du traineau et se retrouva avec de la neige jusqu'à mi cuisse. Evidament, Léon avec ses petites jambes, ne pouvaient pas marcher. Il se retrouva coincé dans la neige. Le rat abandonna son ami, un instant... Puis un pas lourd se fit ressentir sur le sol. Léon leva la tête.
Ses yeux étaient fasciné, émerveillé. C'était le Père Noël.
LE Père Noël s'approcha de Léon et le pris dans ses bras... et dit à Léon :

" - Ainsi donc, c'est toi le héro... entrons vite à l'intérieur il fait meilleur."

Quand la porte s'ouvrit, l'enfant contempla tout ce qu'il pu. Comme hypnotisé. LE Père Noêl posa Léon à terre. Et lui dit :

" - Veux tu boire un chocolat chaud ? Saches que tu es le bienvenu en ma demeure. Mais tu ne dois en parler à personne. Je sais que je peux avoir confiance en toi. Tu es différent, c'est pour cela que j'ai confiance en toi. "

A ces mots Léon réagit...

"- Alors être différent s'est voir ce que d'autres ne voient pas?"

- S'est bien cela Léon... tu as tout compris. Nous sommes tous différent, nous pensons tous différament, nous sommes tous unique. Mais certains n'ont pas conscience de leur différence, et de leur pouvoir. Toi tu le sais déjà, tu es en avance... Tu es un bon garçon, obéissant, sage... et tu n'es pas matérialiste. Si je devais t'offrir quelques chose ce soir? Se serait quoi?

- Je voudrais que tous les enfants de la terre voient ce qu'il ne voit pas et que les enfants changent le monde adulte."


Le Père Noêl regarda l'enfant surpris par sa demande et se gratta la barbe. Il trouvait cet enfant très touchant. Il accepta donc la requête de Léon.
Léon eut une longue conversation avec le Père Noêl... pendant ce temps le rat rattrapait son retard, il ne cessait d'ouvrir des lettres, d'une immense montagne de papier. C'était tous les courriers des enfants du monde. Notre avenir....
Léon finit par s'endormir sur la table du Père Noël, il n'avait même pas eut le temps de visiter la fabrique de jouet dans la maison, que les petits lutins entretenaient. Soudain...

" - Léon mon trésor, réveilles toi... tu vas être en retard à l'école... "

Léon reconnu la voix de sa maman, il se réveilla d'un trait, très souriant, il sorti, couru dans les bras de sa maman et lui fit un gros bisou. La maman de Léon le trouva très en forme aujourd'hui, elle souriait également. Puis Léon se mit à parler, et à parler, rendant heureuse sa maman.

Depuis ce soir là, Léon fut un garçon épanoui. Il n'avait plus peur d'être différent. Sa différence lui avait permis de faire connaissance avec le Père Noël. Aussi, quelques années plus tard, en grandissant, Léon eut une vie des plus formidable. Les enfants de son epoque, avait changé le monde. Plus personne ne connu la guerre, les meurtres, la misère, la faim, la soif, l'homme n'était plus destructeur envers ses congénères...

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MessageSujet: Re: [contes] Contes de Noël   Jeu 21 Déc - 22:50

Ecrit par Messire Rick
Habitant de Montbrisson


Tout commence par un beau matin de décembre, dans un petit village auvergnat. Un petit garçon est à la fenêtre. Aujourd'hui, c'est mercredi et il n'a pas école ! Il regarde tristement les flocons tombés, en se demandant comment va son amie Florence. Elle est dans la même classe que lui, en CE1. Secrètement, il est amoureux de cette jolie fille aux yeux clairs. Mais hier matin, elle est venue en classe accompagnée par sa maman. Toutes deux sont venues dire à tous les camarades, que la jeune fille ne reviendrait pas à l'école, car elle était gravement malade ! La maman a parlé d'une leucémie. Tom ne savait pas ce qu'était une leucémie. Il avait juste compris que c'était très grave et que sa petite amoureuse risquait de mourir. Il avait aussi compris qu'il ne la verrait plus à l'école, et qu'elle ne s'assoierait plus à côté de lui, qu'ils ne partageraient plus leur goûter, et qu'ils ne se disputeraient plus sur l'existence du Père Noël. Le jeune garçon savait que le bonhomme à la barbe blanche était une invention et que c'était les parents qui offraient les cadeaux. Mais son amie était persuadée que quelque part, il existait !

Tom regardait tristement par cette fenêtre, lorsque sa maman arriva derrière lui et vit les larmes dans ses yeux.


- Tu penses à Florence, mon chéri ?
- Oui, maman ! C'est tellement injuste ce qu'il lui arrive... Pourquoi elle est tombé malade
?

Sa mère le prit sur ses genoux et tenta de lui expliquer que la maladie pouvait arriver à n'importe qui et que personne n'était à l'abri de ce type de catastrophe.

- Tu sais, tu devrais aller la voir et lui tenir compagnie. Je suis sûre que cela lui ferait plaisir !
- Mais qu'est-ce que je vais lui dire ? Ce ne sera pas pareil maintenant !


La maman lui expliqua de rester naturel face à son amie et de la distraire pour qu'elle oublie pendant quelques heures sa maladie.

L'après-midi, elle le conduisit chez Florence qui était très heureuse de la voir !


- Tom ! Merci d'être venu ! Je suis très contente de te voir !
- Bonjour Flo ! Tu vas.... Euh, je voulais dire, euh...
- Tu sais tu peux me demander si je vais bien, c'est pas un problème, lui répondit-elle en souriant !
- Alors, tu vas bien ? Qu'est-ce que tu faisait ?
- Je lisais ce livre très intéressant sur Noël. Tu veux bien qu'on le lise ensemble.
- Oui, si tu veux, répondit le garçon en souriant.


Il s'assit aux côtés de son amie et commencèrent l'histoire ! C'était un très joli conte de noël où il était question de miracles. Pendant toute l'après-midi, ils lirent puis s'amusèrent à inventer des histoires, ainsi qu'à se chamailler gentiment.

Le soir en rentrant chez lui, il demanda à sa maman :


- Tu crois que ça existent les miracles de noël ? Tu crois que si j'écris une lettre au Père Noël, et que je lui demande de soigner Florence, ça marchera ?
- Tu sais, mon garçon, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c'est que tu peux toujours essayer.


La mère ne voulait pas décourager son petit garçon, et elle trouva son attention très charmante. Tom se mit donc à son bureau et commença sa lettre :

Citation :

Cher Père Noël,

Je m'appelle Tom. J'ai 7 ans et je suis très sage avec ma maman. Je ne veux pas de cadeaux pour moi cette année. Je veux juste que tu soignes mon amie Florence qui est très malade. Et moi, je veux pas qu'elle parte au paradis, comme mon papa... Alors Père Noël, si tu existes, fais disparaître la leucémie de mon amie....



Le lendemain, la maman posta sa lettre. Et si comme moi, vous croyez en la magie de Noël, vous ne serez pas surpris qu'elle arriva entre les mains de son destinataire. Cette missive émut beaucoup le vieil homme qui avait l'habitude de recevoir des lettres égoïstes demandant des cadeaux, toujours plus de cadeaux...

Noël arriva avec ses paquets cadeaux, ses jouets, son repas et son sapin illuminé. Tom était très anxieux car le lendemain sa jeune amie devait passer une nouvelle visite chez le médecin. Il avait tellement peur, car ces derniers jours, elle était vraiment très faible et lorsqu'il allait la voir, elle ne quittait plus son lit. Tous les jours, il avait passé l'après-midi à ses côtés, pour lui raconter des histoires.
Le 26 au soir, le téléphone sonna chez Tom. Sa maman répondit et lui tendit le combiné.


- Mon chéri, c'est Florence qui veut te parler !
- Allo ! Flo, c'est toi !
- Tom ! Tom ! Il faut vite que tu viennes s'il te plaît ! Viens vite !
- Mais pourquoi ? Qu'est ce qui se passe ?
- Vite dépêches toi, s'il te plaît ?
- Maman, est-ce qu'on peut aller chez Florence, elle dit que c'est urgent ! J'ai peur maman.


Voyant le chagrin de son fils, elle lui dit

- Bon d'accord mais tu ne restes pas longtemps !

Lorsque Tom arriva chez sa voisine, il la trouva debout ! Elle se jetta sur lui et lui prit ses mains en sautant, elle dit :

- Tom ! Tom ! Je suis guérie ! Guérie ! Le Père Noël existe, tu vois je te l'avais dit. Il a apporté ma maladie avec lui !

Guérie, guérie... Ce mot cognait dans la tête du petit garçon ! Ainsi, c'était donc vrai, le grand barbu existait...

A partir de ce jour, Tom cru dur comme fer à l'existence du bonhomme rouge à la barbe blanche. Bien des années plus tard, une veille de noël, il épousa Florence, avec qui il vécut très longtemps, et il apprit à leurs enfants à croire aux miracles de noël...

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MessageSujet: Re: [contes] Contes de Noël   Jeu 21 Déc - 22:51

Ecrit par Messire Rick
Habitant de Montbrisson


Tout a commencé, il y a bien des années dans le village du Père Noël. Plus, le temps passé et plus le vieil homme voyait que cette très jolie fête avait perdu son aspect féérique, pour ne garder qu'un côté commercial. Il en était très attristé et décida de prendre sa retraite anticipée. A cette nouvelle, tous ses collaborateurs étaient très indignés. Le Père Noël ne pouvait quitter la magie de Noël. Sans lui, la fête perdait son côté féérique. Pourtant, rien ne le fit changer d'avis.

Je reviendrais un jour, si quelque part dans ce monde prononce ces mots magiques "Je crois que le Père Noël existe et je veux qu'il revienne nous voir la nuit de Noël" !

Les lutins eurent bon chercher pendant des années une personne qui accepteraient de dire ces mots, mais malgré leurs recherches ils ne trouvèrent pas. Il faut dire que les enfants avaient leur cadeau le 25 décembre sans avoir à dire cette phrase, alors pourquoi l'auraient-ils dit ?

Revenons maintenant à notre époque, je n'étais alors qu'un enfant, qui avait eu la chance de grandir dans une famille aisée et où j'avais les plus beaux cadeaux et cela en nombre suffisants. Mais il me manquait le plus important : l'amour ! Mes parents ne pensaient qu'à leur travail et à faire fructifier les différentes entreprises qu'ils dirigeaient. Ainsi, ils me laissaient toujours seul, au milieu de mes cadeaux et de mes jouets. Je crois que le déclic en moi c'est fait, lors de mon quinzième noël. Ce jour-là, pour changer, j'étais tout seul dans le salon avec des magnifiques cadeaux : un très beau scooter tout neuf, un ordinateur portable, des CD que je voulais... et puis une lettre de mes parents
Citation :
Joyeux noël mon garçon ! Nous reviendrons ce soir ! Passes une excellente journée !
Tes parents qui t'aiment

Les paquets à peine ouverts, je ne les regardais pas ! Je préféra choisir de voir la neige qui tombait depuis le matin... Cela faisait un petit moment que je fixais tristement ces flocons, lorsque je vis un petit bonhomme étrange au milieu de la pelouse. Je me frottais les yeux pour voir si je ne rêvais pas, et je le vis me faire signe. Je me dépêchais de m'habiller et courait dans la propriété afin de le voir.

Je le trouvais bien étrange. Il était minuscule et très vieux et bougeait dans tous les sens.

Bonjour monsieur ! Il fait froid dehors, vous voulez rentrer vous mettre à l'abri au chaud !
Je ne crains plus le froid, mon jeune ami, contrairement à toi !


Il est vrai que j'étais là, dehors, avec seulement un petit pull et un pantalon, et que je commençais à trembler. Je lui souris et le fit monter dans la maison.

Je m'appelle William ! Vous êtes venus voir mes parents ? Parce que si c'est le cas, ils ne sont pas là !
Je sais déjà tout ça, jeune Will ! C'est pour toi que je suis venu !
Pour moi ? Je ne comprends pas !


Alors il me raconta l'histoire du Père Noël et m'expliqua comment c'était avant ! Je n'arrivais pas à croire que cette fête avait pu être aussi belle ! Pour me convaincre, il me proposa alors un petit voyage dans le temps ! Et il me fit visiter des maisons pleines de joies et de bonne humeur parmi les cadeaux ! L'ouverture précipitée des enfants qui ne savaient pas ce que contenaient leurs paquets ! Leurs yeux émerveillés par ce qu'ils découvraient, et surtout le regard heureux des parents devant la joie de leurs enfants ! C'était donc ça la magie de Noël ? C'était donc ainsi que se passait un vrai Noël en famille ?

Nous étions revenus dans le salon, et alors que je croyais que le voyage avait durer plusieurs heures, je vis qu'une minute seulement c'était passé depuis l'arrivée du lutin !

Veux-tu que tes parents reviennent pour passer Noël avec toi et qu'ils passent plus de temps avec toi ?
J'aimerais bien, monsieur, c'est vrai mais cela est impossible, répondis-je d'une voie très triste.
Rien n'est impossible William, lorsqu'on le veut de tout son coeur. Le veux-tu vraiment ?
Oui, monsieur, j'aimerais que mes parents m'accordent un peu plus de temps et reviennent passer Noël ici !
Alors, jeune homme, la seule chose que tu ais à dire c'est "Je crois que le Père Noël existe et je veux qu'il revienne nous voir la nuit de Noël"


J'étais un petit peu réticent, mais je me dis que cela ne m'engageait à rien. En plus, le petit voyage dans le temps m'avait beaucoup plus ! Et peut-être que grâce à cela mes parents reviendraient de bonne heure aujourd'hui. Je prononça donc les mots qu'il attendait :

Je crois que le Père Noël existe et je veux qu'il revienne nous voir la nuit de Noël !

Le lutin me sourit et je vis les changements en lui s'opéraient. Il perdit toute trace d'âge, ses rides disparaissèrent comme par magie. Ses habits retrouvèrent un aspect majestueux et féérique. Et tout en gardant sa petite taille, j'eus l'impression qu'il grandit un peu.

Merci William ! Grâce à toi, Noël ne sera plus comme tu l'as connu. Alors va te recoucher et à ton réveil une surprise t'attendra.

Il me fit un clin d'oeil et disparut aussi soudainement qu'il était apparu. Je suivis ces conseils et je retournais dans mon lit. Contrairement à ce que je pouvais croire, le sommeil ne tarda pas à venir et je m'en rendormis profondément ! Pendant ce temps, le Père Noël était de retour parmi ses amis dans son joli village de Laponie. Les lutins et les rennes lui firent fête en le voyant !

Mes amis, aujourd'hui est un grand jour, et nous n'avons pas le temps de nous amuser. Nous avons une tournée de Noël qui nous attend ! Alors en avant mes amis !

Le traineau s'envola et s'arrêta à chaque maison déposait des cadeaux. Lorsqu'il arriva dans celle de William, le Père Noël lui promis de veiller toujours sur lui et sur les siens.

Et je peux vous dire mes amis qu'il tint sa promesse. Lorsque je me réveilla, mes parents étaient là et je remarquais chez eux un changement. Je ne pourrais dire exactement ce qui avait de différents, mais ils étaient différents. Depuis, ce jour de Noël, Je crois que le Père Noël existe et je veux qu'il revienne nous voir toutes les nuits de Noël !

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