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 [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455

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Jojolasage
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MessageSujet: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:06

Le labyrinthe de Quedal
Ecrit par Dame Tchii, habitante de Clermont



Tchii qui s'ennuyait ferme dans son bureau au chateau decidat d'aller se promener dans les rues dans la Capitale.
Toute contente de respirer l'air frais invironnant elle continua son bout de chemin ainsi et au détour d'un ruelle quelle ne fut pas sa surprise de découvrir une grande estrade ou étais juchés tel des ministres :

Angejeliel , Althiof, Lilou, Tangarius , Clothilde , Jgotheboss, laféeviviane, Sibille ,Lord Carlu, Helgvor.

Elle fit signe aux personnes qu'elle connaissait et alla s'enquerir de la situation, on lui expliqua donc le tout et elle reparti, tout en réfléchissant une idée lui vint en tête elle fit demi tour.

Elle remonta donc sur l'estrade et alla voir tout le monde et leur dit qu'elle se souvenait d'un histoire.
Les membres stoïques et surpris d'entendre ca de la part de Tchii l'invitèrent à s'assoir.

Je vous en prie Madame racontez nous celà dirent ils, la plupart ce disant qu'il falait faire vite, connaissant la jeune femme la mémoire lui faisait défaut...

Tchii pris un siège en face d'eux et commenca à raconter son histoire....

Cette histoire m'as étais contée un jour à la taverne ou j'étais comme d'habitude complétement saoule, certains passages risque de ne pas être cohérents mais bon faudras suivre la trame toutefois.

Celà ce passe en Auvergne dans des temps trés trés reculés ou on croyait encore à des dieux venus du ciel et ou les sorcières n'étaient pas encore brulées.


La jeune femme respira un grand coup et continua.

Donc commencons par le commencement car c'est bien là qu'il faut commencer je crois.
L'histoire prend sa source dans un coin trés reculé de la France .....endroit limite paumé pour ne pas dire même pas marqué sur une carte à l'époque, L'auvergne où il ne fait même pas bon allé se faire voir ( même à l'époque l'ambiance n'étais pas au beau fixe et on étais déjà trés avares).

Donc dans ce trou perdu vivait le comte Minosus et donc c'était le Comte ce qui le rendait fort fier.
A noter que cet orgeulleux souverain n'était pas n'importe qui puisse qu'il étais le fils d'un vieux dieux gaulois Touchatou, dieu trés trés connu , donc on peut dire que Minosius ce l'a pétait ouvertement mais il pouvais vu le pédigree de son père.

Minosius n'en faisait qu'à sa tête et le moindre mot de travers pouvais le faire entrer dans de grosses colère d'enfant gaté pourrit....
Et il n'écoutait pas les autres Dieu qui lui donner des conseils, hors le dieu de la Jordane Posetontridant ( un vieu barbu avec un rateau mais pas de sceau) du village paumé d'a côté, avait un contrat depuis perpette avec Touchatou.
Qui stipulait clairement que le comte devais sacrifier des jeunes vierges dans la rivière en signe de reconnaissance.
Mais Minosus ne voulait pas jeter de vierges effarouchées dans la rivière pour complaire à l'autre vieux dégeullasse...

Posetontrident trés en colère (et un petit peu en manque faut le dire) se facha rouge et déclancha une grosse tempete et pour montrer sa grande puissance fit surgire des flots un magnifique taureau blanc.
Et pas un petit taureau à la mangue non une bête superbe avec de magnifique yeux rouges et des cornes à faire palir les maris Auvergnat....
Minosus en tomba presque amoureux et pour se venger (chose à ne pas faire ca vous ruine la réputation d'un Comte à une table de négociation) sacrifia un taureau d'un paysan voisin beaucoup moins beau.

Du coup Posetontrident fut encore plus qu'en colère, là c'était pire que tout il étais plus rouge que la mer du même nom.
Il chercha la vengeance ultime à cet affrond un truc choc , vraiment hard qui allait le faire rentrer dans la mythe au logis (taverne trés upée de Clermont)

Le dieu de la Jordane décida donc d'ensorceler la femme de Minosus , Pasifacilekca.
C'était la fille d'un autre grand dieu gaulois Solarium dieu du soleil...
Et donc il fit tomber la femme de Minosus éperduement amoureuse du taureau et ce qui devait arriver arriva quand le Comte présenta le taureau à sa femme celui ci lui fit un effet boeuf ! Imaginez tout de même qu'elle lui trouva du charme.


Tchii fit une pause et se permit de demander à boire car elle avait trés soif, elle regarda les gens qui s'était attroupé en masse pour écouter l'histoire...
Elle réfléchit un instant et glissa au jury discretement qu'il faudrais peut être penser à éloigner les enfants car là l'histoire dérive un peu ca part sur des désirs zoophile inavoué, enfin du bidule pour pervers quoi.
Elle toussota et repris le fil de l'histoire.

Chaque jour qui passait , Pasifacilekca ne pensait plus qu'au taureau cela lui était insoutenable, presque incontrôlable.
Nuit et jour cela n'arrêtait pas et il faut bien dire que ca partais "en sucette" , des pensées toujours plus libidineuses voir cochonnes.
La jeune femme commencais à faire mauvais genre pour une représentable du peuple......même Auvergnat!!!! (on est déluré mais quand même il y à des limites!).
La pauvre Pasifacilekca le voyait bien elle étais tourmentée, mais elle ne pouvait se confier à personne.
Pensez vous à ce dirait son mari et tout les cornards des villages de cette ydille contre nature, elle allat donc voir l'harchitecte du royaume....

C'était un homme de trés bon conseil et de grand savoir pas du genre à s'étonner d'un telle requête et lui dit texto :
" Quedal (c'est son nom), j'aime un taureau et je veux refaire ma vie avec lui!"

Bon sérieusement le savant comme tout homme normalement constitué s'étonna un peu (en plus il étais secrétement amoureux de Pasifacilekca).
Il se dit d'abord que la jeune femme avais fait une overdose de parchemins à force d'écrire des décrets, celle ci réitéra vivement :
" J'en suis éperduement amoureuse, je t'en prie aide moi à séduire ce taureau ou j'en mourai, Quedal! "

Cette fois plus aucun doute la jeune femme étais atteinte du syndrome dit "de la vache folle"......
Il fallait trouver une solution rapidement pour soulager la belle contesse de cette folie fessière.
Il fallait eteindre ce feu qui la consumait!!! et tout le monde sais que fumer nuit gravement à la santé!! parfois même FUMER TUE !


Bon finalement l'harchitecte aprés avoir veinement essayé de disuader la jeune femme de corrompre sa belle pureté , se dit qu'il fallait faire vite et surtout cacher celà au comte qui pas moins qu'un autre homme étais fort jaloux.
Il decida donc de creer une fausse génisse , un genre d'appat ou se glisserait la contesse( je vous passe les détails) et pourrait ainsi profiter plainement de la rencontre.
Une fois le tout assemblé et la contesse bien installée dans son nid d'amour, Quedal amena l'appat dans le champ du taureau afin que s'accomplisse l'odieux forfait...l'accouplement hors norme....bref..

Le vielle ivrogne de m'as pas raconté si l'harchitecte à assisté à cette corrida, mais on connait un peu l'aspect voyeur du genre humain ma foi...


Pour vous dire que de cette copulation dégoutante naquit un enfant monstre.
En effet la comtesse mis au monde un enfant mi homme , mi bête doté d'une trés grande force.
Autant vous dire que Minosus ne fêta pas l'évènement il en fit même tout un fromage Auvergnat de surcroit.
N'étant pas complétement stupide et un peu dans la confidence des dieux grace à son père, il finit par apprendre la machination que lui avait fait Posetontrident.
Minosus ne pouvant pas laisser en liberté l'objet de cette infamie demanda la construction d'un gigantesque Labyrinthe!! Oui tout a fait un Labyrinthe inextricable!


Et à qui commanda t'on l'oeuvre?

Tchii fit une pause et regarda écouta la cacophonie ambiante.

Ceux qui on répondu Quedal peuvent rentrer chez eux pour les autres je conseil de voir avec le scrybe pour relecture de la légende Wink

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Dernière édition par le Jeu 8 Mar - 21:57, édité 1 fois
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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:08

Légende
Ecrit par Dame Roxxon, habitante de Montluçon



Une grande Dame au capuchon de velour noir relevé et à la svelte silhouette fit son entrée dans la salle.
Elle releva lentement son capuchon en déclinant son nom et l'endroit d'où elle venait pour ceux qui ne la connaissaient pas.
Enfin, elle s'installa et commença.



L’histoire commence très peu de temps après le long procès de Jeanne d’Arc qui la mena jusqu’au bûcher en l’an de grâce 1431.

Quatre voyageurs, aux vêtements souillés par une longue route et aux traits exténués par une grande fatigue, traversaient un soir les sentiers étroits de la forêt d’Evenstar, près de Montluçon dans le Bourbonnais-Auvergne. L’air était froid, les arbres sur lesquels commençaient à poindre la faible verdure de mars, frissonnaient au souffle des dernières bises de l’hiver et, un sombre brouillard s’épanchait sur la contrée à mesure que les rayonnements du soleil couchant s’éteignaient dans les nuages empourprés de l’horizon. Bientôt, le ciel devint obscur, et, des rafales passant comme en hurlant sur la forêt présagèrent une nuit orageuse. Malgré cela, les quatre compères durent faire halte pour la nuit car poursuivis pour brigandages divers et multiples meurtres de sang froid, aucun ne pouvait se permettre de se balader torche en main la nuit dans les bois sous peine de se faire repérer et arrêter.

En effet, vagabonds incultes ayant toujours baignés dans la violence et le mensonge à la Cour des Miracles ; ils vivaient de leurs méfaits et des butins qu’ainsi ils gagnaient quand un jour arriva où la justice de l’OST s’en mêla. Ils durent fuir Paris en hâte. Des portraits à leurs effigies recouvraient les panneaux d’annonces et circulaient dans tous le Royaume. L’armée ne les lâchaient pas et tentait coûte que coûte de suivre leurs traces.

Pourtant, cette nuit là, pas même l’orage ne vînt troubler leur repos tendit qu’ils dormaient tranquillement dans une petite grotte suite à un copieux dîné de deux lièvres grillés à la broche. Le matin approcha. L’orage passé, le ciel était pur, sans nuages et le soleil levant illuminait la forêt. La bise passant à travers les taillis entraînait dans l’atmosphère les senteurs âcres et pénétrantes du feuillage des chênes et les mille parfums des fleurs sauvages renaissantes. Sur les mousses, sur les herbes et les fougères, les gouttes de rosée brillaient tels de petits diamants ; aux coins des futaies chantaient et voltigeaient les oiseaux ; les daims bramaient dans les fourrés. Partout enfin la nature s’éveillait et les derniers brouillards de la nuit fuyaient au loin.

Ragaillardis, les quatre fuyards s’éveillèrent tranquillement et déjeunèrent des restes de la veille. Ils se sentaient à l’abris dans l’épaisse forêt et dialoguaient joyeusement de leurs projets quand soudain, des voix accompagnées de bruits de sabots se firent entendre non loin. Ce n’était pas l’OST, ça les quatre malfrats auraient pu en jurer et leur curiosité l’emporta sur la prudence. Ils jetèrent de la terre sur le feu et se levèrent en hâte pour se diriger discrètement et armes aux poings vers l'endroit d'où s'élevait les voix. Très vite, ils parvinrent près d’un grand croisement de routes où ils découvrirent trois cavaliers y faisant halte, deux chevaliers et un écuyer. Les bourses de cuirs attachées aux ceintures des chevaliers eurent tôt fait de motiver les quatre meurtriers à tendre une embuscade. Alors, deux d’entres eux munis de leurs arcs et les deux autres avec leurs dagues allèrent se placer sans bruit de façon à quadriller tous les côtés du grand carrefour et, au signal prévu : un gazouillement d’oiseau bien particulier ; deux flèches furent tirées pour aller se ficher directement dans l’abdomen des deux chevaliers qui dégringolèrent en même temps de leurs montures tendis qu’une troisième flèche passait en sifflant à l’oreille de l’écuyer et allait se ficher dans la branche d’un chêne au bord de la route.

L’écuyer, surpris et effrayé, sauta en bas de son cheval, se cacha derrière un arbre, banda son arc et se tînt sur la défensive. Mais, il eut beau surveiller les sentiers dans toute leurs longueurs, scruter du regard les taillis environnant et prêter l’oreille aux moindres bruits de la forêt, il ne vît rien, n’entendit rien et ne su que penser de cette attaque imprévue bien qu’il en eut le temps car ce ne fut que deux minutes plus tard, alors que les chevaux avaient déjà fuis au loin, qu’il entendit une voix grave lui exhortant de jeter ses armes au sol ; chose qu’il fit sans chercher à tergiverser outre mesure. Dès lors, les quatre meurtriers le rejoignirent en s’esclaffant sur la belle prise qu’ils venaient de faire et ramassèrent leur butin composé d’armes et pièces d’or avant de s’intéresser de plus près au jeune garçon. Celui-ci, redoutant la mort leur promis encore plus d’or. Il leur expliqua que le fils d’un riche Comte devait passer dans ce même carrefour le lendemain et en grande pompe car il allait demander la main de la fille d’une Duchesse de grand renom du Bourbonnais-Auvergne. L’homme fut ligoté bâillonné. Mais, le soir de ce même jour, les quatre vagabonds firent un plan pour le lendemain. Ils laissèrent les cadavres au milieu du croisement et dressèrent une sorte de pilori pour le prisonnier bien vivant.

Le lendemain aux aurores, ils l’y attachèrent toujours bâillonné et se postèrent aux aguets dans les fourrés, possédant maintenant trois arcs. Le jeune écuyer n’avait point mentit car bientôt, une cavalerie se fit entendre et très vite, un somptueux carrosse accompagné par trois chevaliers stoppa devant les cadavres. Les trois hommes tirèrent leur épée du fourreau, à l’affût, pendant que le cocher tout pâle gémissait des « Mon Dieu Messire » incessants quand une voix au langage châtier se fit entendre depuis l'intérieur du carrosse, le signal des brigands fut donné à cet instant. De nouveau, les chevaliers ne purent pas même riposter qu’ils étaient déjà tombés, le coché fut égorgé et le Duc reçu un traitement bien particulier avant de sombrer suite à ses blessures d’homme torturé. Cette fois-ci, le butin se composait de trois grands coffres garnis à ras bords, pour l’un de bijoux scintillants et pour les deux autres de pièces d’or. Tout ceci leur monta à la tête, s’était du jamais vu pour les quatre brigands qui creusèrent plusieurs trous afin d’enterrer leur trésor quelque pars dans la forêt. Enfin, n’ayant plus besoin du petit écuyer, ils le tuèrent aussi, froidement. Tous les cadavres furent entassés dans le carrosse et les deux chevaux encore attelés furent lancés à vivent allures avec des ronces dans leurs colliers provoquant leur fuite désespérée.

Les brigands, heureux, riches et bien cachés comptaient désormais faire leur domaine de ce grand carrefour afin de tuer et détrousser tout autre passant en cet endroit parfait pour l’embuscade. Ils continuèrent longtemps leurs méfaits mais plus tard, quand le carrosse après bien des recherches fut retrouvé brisé au bas d’une falaise, la plupart des flèches fichées dans les cadavres en putréfaction furent reconnues par les gens d’armes et signèrent leur perte. L’armée entama une grande battue à travers toute la forêt d’Evenstar dont les quatre brigands ne purent réchapper. Mais, l’un d’entre eux fut récupéré vivant. Il fut vite soumis à la torture et parla de leurs exploits, des trésors enfouis sous terres aussi mais il se moqua une dernière fois des soldats en leur citant de faux emplacements. Longtemps, ceux-ci avides d’or cherchèrent jusqu’à l’épuisement mais ne trouvèrent rien. Pas la moindre trace des coffres du Duc. Même autour du croisement qu’ils nommèrent « Carrefour des Voleurs » et depuis, la nouvelle du butin des quatre brigands se répandit à travers le pays pour voir de nombreux pèlerins, vagabonds et démunis s’engouffrer dans la forêt de l’Etoile du Soir (d'Evenstar) armés de pelles et pioches à la recherche des trésors perdus si bien que l’histoire en devînt peu à peu une légende.


N'attendant aucune réaction mais heureuse d'avoir put conter une des histoires connue de son village, Dame Roxxon lança un sourire à l'assemblée en relevant son capuchon et sortit tranquilement comme elle était venue.

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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:10

Légende
Ecrit par Messire LucasDeMinestrol, habitant de Polignac



Il y avait une fois dans le royaume de Pimprelin le roi le plus sot et le plus crédule qu'on ait jamais vu. En dehors de la chasse et de la pêche, son grand plaisir était d'aller chez sa soeur de lait, mariée à un nommé Cornancu, homme d'esprit subtil et rusé, qui lui faisait sur toutes choses, même les plus simples, de merveilleux récits.

Par des ruses inattendues, cet homme savait obtenir du roi qu'il lui donnât de grosses sommes d'argent.

Ayant si bon crédit et mille tours en leur sac, M. et Mme Cornancu menaient joyeuse vie, toujours en liesses, noces et festins, toujours d'ailleurs la poche vide, mais sachant la remplir quand il fallait.

Ils avaient la partie belle depuis quelques temps déjà que le roi s'était marié. La reine, fille unique et héritère d'un roi voisin, avait été mariée contre son gré, sous prétexte que le royaume de Pimprelin valait bien deux fois celui qu'elle devait avoir de ses parents. Et l'ennui de vivre en tête à tête avec la sotte Majesté lui avait donné une maladie noire.

Rien ne pouvait distraire sa tristesse; elle jaunissait à vue d'oeil, et les médecins du royaume, appelés en toute hâte, avaient déclaré qu'ils ne répondaient pas de sa vie si l'on ne parvenait pas à la faire rire, ou tout au moins à la faire sourire.

Après avoir vainement essayé de la distraire avec des fêtes, des danses, des spectacles badins, le roi s'avisa de rechercher les inventions les plus amusantes et les plus nouvelles. Cornancu avait fourni un grand nombres d'inventions; et comme une fois il avait failli faire sourire la reine, le roi venait voir très souvent chez lui ses dernières trouvailles.

Un jour, voyant de loin venir Sa Majesté, Cornancu qui se chauffait dans sa cuisine, au coin de la cheminée, jeta vite un plein seau d'eau sur le feu, au dessus duquel bouillonait une bonne soupe fumante; ensuite il prit à brassée les tisons mal éteints et les jeta par la fenêtre, non sans se brûler cruellement les doigts; enfin mettant la main à la crémaillère, il en détacha le pot au feu qu'il plaça par terre au milieu de la cuisine.

Un fouet à la main, il fouettait le pot à tour de bras de toutes ses forces, quand le roi entra seul, familièrement, comme il en avait l'habitude.

- Que fais-tu Cornancu? demanda-t-il intrigué.

- Sire le roi, tel que vous me voyez, je fais cuire ma soupe.

Et en effet, on voyait fumer le couvercle; une bonne odeur de légumes bouillis s'en échappait; on entendait chantonner un doux bruissement.

- Tu fait cuire ta soupe sans feu? Et comment ça?

- Et pardi! en tapant sur ce pot que vous voyez avec le fouet que voilà. C'est ma marraine qui m'a donné à la fois le pot et le fouet. Elle était un peu fée. Tenez! J'ai tapé trop fort et je me suis brulé les doigts! Aïe!

Mais maintenant la soupe est cuite, car il suffit de fouetter pendant cinq minutes.

- Voilà qui est vraiment merveilleux! s'écria le roi.

- Sire, je ne vous laisserai point sortir de chez moi que vous n'ayez taté de la soupe au fouet.

Le roi en mangea une pleine écuelle et demie et la trouva excellente, sauf qu'elle était un peu chaude.

- C'est une chose extraordinaire, dit-il, et ce prodige amusera la reine sûrement. Vends-moi donc le pot et le fouet de ta marraine. Combien en veux-tu Cornancu?

- Sire le roi, pour rien au monde je ne consentirais à me séparer de ces souvenirs deux fois sacrés, si ce n'était pour un aussi bon roi que vous l'êtes. En souvenir de vos bontés passées et dans l'espoir de vos bontés futures, je veux bien quand même vous les céder. Remplissez mon pot de pièces d'or trébuchantes et sonnantes, et il est à vous, avec le fouet par dessus le marché.

- Marché conclu, Cornancu!

Le roi revint à son château, ravi d'avoir à si bon compte acheté une merveille dont personne, en aucun pays du monde, n'avait encore entendu parler. L'intendant des Menus-Plaisirs, dépêché auprès de Cornancu, rapporta, moyennant finance, le pot et le fouet enchantés.

Ils furent placés dans le Grand Salon du château qu'on appelait le Salon d'Or, parce que tout y était en or, depuis les poutres du plafond jusqu'aux carreaux sur lesquels on marchait; les tentures étaient tissées de fil d'or; les fauteuils (dont le plus beau était naturellement le trône), la cheminée, les chenêts, et jusqu'à la pelle et aux pincettes, tout était en or massif. Ce qu'il y avait de plus beau, c'était le soufflet, un joli petit soufflet également en or, mais d'un ouvrage plus magnifique que tout le reste: on y voyait d'un côté le soleil rayonnant figuré par une profusion de diamants, et de l'autre côté la lune et les étoiles représentées par toute espèce de pierres précieuses.

C'est dans ce superbe salon que le roi fit appeler la reine, les dames de la cour, les ministres, les chambellans, ainsi que la foule des courtisans.

Ils s'assemblèrent en cercle autour du pot dans lequel solennellement, le Grand Marmiton du château prépara la soupe.

Alors le roi s'écria:

- Vous allez voir le plus grand prodige du monde. Quand j'aurai fouetté ce pot avec le fouet que voilà pendant cinq minutes, la soupe sera cuite à point.

Mettant bas son habit chamarré, il posa sa couronne sur un guéridon, releva ses manches de chemise et fouetta le pot de toutes ses forces.

Les dames de la cour en falbalas, les ministres avec leurs portefeuilles sous le bras, les chambellans avec leurs clefs dans le dos, la foule des courtisans, les marmitons attirés par la curiosité, tout le monde ouvrait de grands yeux; mais par respect pour la personne royale personne ne broncha.


Quant à la reine, voyant son auguste époux dans cet accoutrement, les cheveux ébouriffés, le visage rouge comme la crête d'un coq, le voyant suer, haleter, s'époumoner à fouetter le pot, elle fut prise de fou rire, et, assise sur le trône, elle se tordit dans les contorsions d'une joie extravagante.

Au bout de cinq minutes, lorsqu'il put constater qu'on l'avait mystifié, le roi entra dans une colère épouvantable:

- Qu'on aille me chercher Cornancu! Qu'on le jette en prison! misérable, tu as lésé ma Majesté! Tu seras pendu, Cornancu, pendu, pendu! Il faisait un bacchanal de tous les diables.

Voilà qu'au moment où il exhalait sa colère, les médecins accourent auprès de lui avec des exclamations de joie et de triomphe:

- Ah! Sire, la reine a ri, la reine rit, la reine a recouvré la santé! Venez la voir vous-même, elle se tord de rire sur le trône. Faîtes au plus vite publier cette heureuse nouvelle par tout le royaume.

- Sire, dit à son tour la reine, je me sens complètement rétablie. Voici le pauvre Cornancu que deux gardes amènent enchaîné; faîtes-lui grâce, je vous en conjure; c'est à lui que je dois la santé; et pour achever ma guérison, attachez-le à notre service; il sera notre bouffon.

Enchanté de voir que le visage de la reine respirait déjà la santé, le roi se mit à sourire discrètement.

- Cornancu, je te fais grâce, dit-il d'un ton paterne, et je te prends pour bouffon. Cependant, comme il serait d'un mauvais exemple qu'ayant lésé ma Majesté tu n'en sois pas puni, voilà la seule vengeance que je veux tirer de toi - et, ce disant, il lui allongea une maîtresse gifle qui lui fit voir trente-six chandelles.

- Sire le roi, grand merci de votre grâce et de l'honneur que vous me faîtes, répondit Cornancu d'un ton pénétré de reconnaissance. Voici justement ma femme qui arrive toute en pleurs parce qu'elle croit que je vais être pendu et qu'elle ignore tout de vos bonté pour moi. Permettez que je les lui fasse connaître; que je lui montre ma joue où sont imprimés vos cinq augustes doigts; qu'elle voie de quel magnifique soufflet Votre Majesté a daigné m'honorer. Et afin quelle n'en perde jamais le souvenir, permettez que je lui donne, moi aussi, un soufflet.

- Oui, dit le roi, mais un joli petit soufflet, bien doucement car c'est ma soeur de lait.

- Volontiers, Sire, un très joli petit soufflet, et très doucement, répondit Cornancu.

Alors tout doucettement, au coin de la cheminée, entre la pelle et les pincettes, il prend le joli petit soufflet d'or et le donne à sa femme.

Le roi en fut tellement ahuri et fit une si drôle de tête que la reine partit d'un éclat de rire encore plus bruyant et prolongé que la première fois: par où les médecins virent bien - et le déclarèrent - qu'elle était complètement guérie.

Son teint reprit ses belles couleurs; et le roi ravi de cette métamorphose, jugea qu'elle valait bien une nouvelle faveur. Non seulement il donna le soufflet d'or à Cornancu en riant de bon coeur, mais il y ajouta la pelle et les pincettes, et le nomma Premier Ministre.


Et depuis ce temps-là le royaume de Pimprelin est le plus florissant de tout l'univers.

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:12

Légende
Ecrit par Dame Shanna5, habitante de Thiers



Shanna arriva, ayant entendu parler de ce concours elle avait bien envie d'y participer.

Saluant d'une façon très théâtrale le jury , elle prit place sur l'estrade , s'asseyant en tailleur , Bonbec près d'elle.

Lui gratouillant le museau elle se mit a raconter d'une voix douce et posée.



Cette histoire est vraie , elle débute dans le petit village de Thiers , quelque part pas loin de l'orée de la foret , dans une modeste masure...

La vivait un homme et son seul fils , la mère était morte en couches comme souvent chez les pauvres gens , et le père avait toujours essayé d'inculquer a son fils l'honneteté , de l'elever dans les principes de la foi et l'eloigner du pêché , mais le garçon ne l'entendait pas de cette oreille.

Tout ce qu'il pouvait faire comme larcins ou autres méfaits il le faisait , le pauvre homme avait des visites quotidiennes des voisins qui se plaignaient de vols , le maire , les maréchaux, les plaintes étaient incessantes , autant de coups au coeur pour le père qui n'était plus si jeune.

Il essaya bien de parler avec son fils , c'était parler dans le vent , comme si un diable habitait le corps et l'esprit de cet enfant.

Un jour , las de parler , le vieil homme eut une idée , il convoqua son fils et lui monta des clous et lui dit:

- Mon fils a chaque bêtise que tu ferras a partir de ce jour , je planterais un clou dans notre porte.

Sans plus d'explications il s'en retourna vers la cheminée ou chauffait la soupe du soir , et s'en servit un bol , commençant a manger sans un mot.

Les jours défilèrent avec leur lot quotidien de tracas causés par le garçon , tranquillement l'homme plantait un nouveau clou a chaque fois , il ne disait plus rien , juste le marteau résonnait regulierement.

Vient le moment ou il n'y eut plus une seule place de libre sur la porte, elle semblait comme toute de métal faite , on ne voyait plus un seul morceau de bois , alors il rappela son fils et lui montra son oeuvre.

-Alors fils que fait on maintenant ?

Le jeune homme regarda son père dont les ans et les soucis avaient prematurement blanchi les cheveux et creusé son visage de rides profondes , il en eut les larmes aux yeux , réalisant qu'il était responsable de cela et il lui dit:

-Père je te jure a partir de ce jour je vais racheter ma mauvaise conduite en faisant des bonnes actions, a chaqu'une d'elle j'oterais un clou de cette porte, fais moi confiance , tu seras fier de moi.

L'homme baissa la tête , et s'en retourna a ses travaux des champs.

De nouveau les jours continuaient leur course folle , mais le jeune homme tenait sa promesse , les gens du village n'arrivaient pas a y croire tant il était serviable et bon, toujours prêt a rendre un service , et les clous peu a peu disparaissaient de la porte.

Le père regardait mais ne disait toujours rien.

Alors qu'il travaillait dans son atelier , son enfant vient le chercher excité et fier , le traînant devant la porte , d'un geste ample il lui montra , tous les clous avaient disparus.

-Voila père tu peux être fier de moi a présent , je suis un bon garçon , j'ai compris la leçon!!!

Le père le regarda longuement avant de lui répondre...

- Je vois mon fils , je vois ... mais dis moi si les clous ont disparus... que fais tu des trous ?

Le laissant méditer a cela il s'eloigna de son pas pesant , pensant lui aux trous que l'on fait dans le coeur des gens et que rien ne peut réparer.....


Les derniers mots moururent sur se lèvres , elle regarda l'assistance , avant de se lever lentement.

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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:14

Murat
Ecrit par Dame Arcadiane, habitante de Murat



Arcadiane arriva. Elle avait entendu parler d'un concour de légendes, et même si elle n'était pas sure de gagner (à vrai dire, elle était même quasiment sur de perdre, mais bon), elle avait envie de participer ! Un parchemin sous le bras, elle s'avançat. Saluant le jury, un sourire complice à son amie Viviane, elle se tourna vers le public. Elle prit le parchemin, le déplia dans un léger froissement, et s'éclaircit la voie. Elle avait écrit son histoire il y a quelques temps, avant ce concour, et elle avait eu l'idée de s'en resservir. Le sourire aux lèvre, elle débuta :

- Ecoutez bien, tous, écoutez. Ouvrez grand vos oreilles, entendez bien cette histoire que je vous conte. Car je vais vous conter une histoire. Mais pas n'importe quelle histoire. Celle de ...

Murat !


Et cette histoire commence comme un conte de fées ...
Il était une fois, il n'y a pas si longtemps que ça, un village.
Un village, où un jour, s'arrêta un voyageur. Il avait marché 10 jours, et 10 nuits entières, il ne s'étaient reposé que quelques minutes en tout et pour tout, et n'avait eu pour seule nourriture que quelques miettes de pains. Notre voyageur, donc, vit au loin de la lumière, et du feu qui montait. Poussé par l'espoir, il pressa la pas. Il arriva peu avant la tombé de la nuit, car il était déjà tard, et ce qu'il vit l'enchanta.
Il était dans un magnifique village, un village où s'agitait des dizaines de gens, habillés d'habits somptueux, parés d'or et d'argent. Les maisons étaient hautes et belles, grandes et imposantes. Tout était riche et richement décoré. Et lui, pauvre geux au milieu d'un tel luxe, resta ébahi. Au bout d'un moment, il osa interpeller un passant pour lui demander un peu de pain et d'eau fraiche. Et ce passant tourna la tête, regarda notre homme d'un air dédaigneux, cracha par terre en semblant dire "Mais pour qui me prend-tu ?!?", et s'en alla avec toujours ce petit air hautain. Le pauvre vagabond esseya encore, mais il rencontra à chaque fois la même réactions. Même les enfants faisaient un détour pour l'éviter ...
Le malheureux, découragé, reprit donc la route.

Et cette histoire continue, comme un conte de fée ...
Il était une fois, il n'y a vraiment pas si longtemps que ça, un autre village.
Un village, où, un jour, s'arrêta notre voyageur exténué.
Il faisait nuit et la lune était haute, quand il vit de la fumée dans le ciel. L'espoir devait être allé faire un petit tour, car il ne vint pas aussi promptement que la dernière fois ... Le petit vagabond n'avait pas très envie de renouveler l'expérience, mais il s'arrêta cependant dans le village. Il se retrouva sur la place publique.
Il regarda autour de lui, et vit une foule s'affairer, certains payaient le bouchers, d'autres marchandaient le prix d'un tapis, quelques enfants jouaient à la marelle. Et tout respirait le bonheur et la joie de vivre.
Le sourire vint aux lèvres du pauvre geux. Les hommes, les femmes, les enfants, n'étaient pas habillés commes des nobles. Il portaient de simples chemises, des braies et des chausses ou des robes. Mais il fut surpris. Aucun vas-nu-pieds ne mendiait dans les rues.
Il décida d'interpeller un habitant, et lui demanda un peu de nourriture ainsi qu'un petit pichet d'eau. L'homme sourit et l'invita à le suivre. Il l'emmena dans une taverne, et ils s'asseyèrent tous deux à une tables. L'homme lui offrit un repas délicieux, mais pourtant si simple. Ici, le pain, rien ne paraissait plus normal que ce pain, mais il avait un gout exquis, et l'eau était si claire et si fraiche ! Il n'avait jamais rien mangé de meilleurs. Les légumes fondaient délicatement dans la bouche, et la petite pomme rabougrie qu'on lui donna avait un gout sucré comme il n'en avait jamais gouté !
Il remercia chaleureusement l'homme qui lui avait offert la nourriture, et qui insista pour qu'il vienne chez lui. Notre vagabond ne put resister et il accepta. Ils allèrent donc ensemble dans la demeure de l'habitant. C'était une petite maison, rien de plus simple. Pourtant ... Il s'en dégagait une impressions de gaieté, de joie, de bonne humeur, de sourire. Et toutes les maisons de la petite bourgade avaient cette même expression chaleureuse et acceuillante. A l'intérieur, l'homme lui soigna ses plaies, et sa femme leur apporta un rafraichissement. Ils lui proposèrent de rester coucher ici, et il accepta joyeusement. Il s'endormit dans la grange, sur du foin. Mais sa nuit fut douce et le lendemain, il se réveilla en pleine forme. Ses hôtes lui firent visiter le charmant village. Si charmant d'ailleurs, qu'il prit la grande résolution de s'y installer. Les gens qui l'avaient acceuillis étaient à l'image de leur village : gentils, serviables et agréables. Quelle chance avait-il eut, notre pauvre petit vagabond, de se retrouver ici !!!
Mais quand il était en train de refaire encore une fois le tour du marché, qui regorgeait de produits frais et à la senteur si attirante, il eut une illuminations. Il se tourna vers son hôte et lui demanda :
"- Mais, où suis-je, où suis-je donc ?"

Et cette histoire se finit comme un conte de fée.
Il était une fois, un village où il faisait bon vivre. Un village où la joie régnait, où le bonheur se lisait qur tous les visages, où l'air sentait le fraicheur de vivre, il était une fois un village merveilleux, le plus merveilleux des villages.
Il était une fois, un village qui se nomme MURAT !


Elle sourtit, et observa l'effet de son récit sur l'assemblée. Elle se tourna vers le jury, salua poliment, le visage radieux, et alla s'asseoir pour écouter les autres candidats.

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:19

Légende
Anonyme



Il y a fort longtemps...

Il avait décidé d'installer son campement pour la nuit après une longue journée de marche harassante....
Il aime ce moment entre chien et loup au soleil déclinant, c'est un moment où le familier des bois retourne à l'éther et l'être qui peut se mettre à rêver, trouve merveilleux la trame de l'étoffe du temps qui marque une pause.
Les bruits dans le crépuscule sont devenus des messages.
Chaque brin d'herbe est un monde.



Le parement des feuilles s'efface au profit des essences. Les relents de sous bois deviennent nectars qui troublent le sommeil des elfes et les nuages dessinent dans le ciel autant de chemins d'accès aux cités miragineuses.
Puis vient l'astre de nuit qui s'entoure de larme, un rituel simple ou l'ombre dématérialise tout repère pour mieux accueillir le voyageur aux dimensions de l'âme.
Aidé par l'aura d'une luciole, d'un papillon de nuit, de prunelles de bêtes qui illuminent la voix lactée des mousses, au loin sur le lac des lambeaux de brumes se détachent et s'envolent pour vêtir l'esprit imaginant des créatures imaginaires.
Berçé par la douce quiétude du moment lui vient le souvenir de ce fameux soir où il bivouacquait.



Il avait plu toute la journée et les éléments en colère faisait pénétrer jusqu'à moi cette morsure si cruelle. Je tentais en vain de me réchauffer auprès d'un maigre feu alors qu’elle apparue à lueur des flammes.Sortant d'un bois inpénètrable, du néant peut être,pitoyable et trempée, sa longue robe blanche pour seul vêtement
collant à son corps que je devinais nu.
Elle était immobile et transi à l'orée du cercle de chaleur, alors je lui fis signe d'approcher.
Elle s'assit sur une souche à côté de moi. N'osant la regarder je reprenais ma tâche a essayer de maintenir un semblant de vie à ce foyer bien timide.
Je tentai en vain de lui adresser la parole, lui proposai de partager ma maigre pitance, quelques baies sauvages et un reste de quignon de pain noir, en vain elle ne se donna même pas la peine de refuser.
Puis je lui lançai quelques regards furtifs, son visage était calme, indifférent, ses longs cheveux dégoulinant de pluie se plaquaient sur ses joues.
Chacun de ses traits était emprunt d'harmonie et de douceur, la même rondeur au front qu'au menton.
Sa robe mouillée lui faisait comme une seconde peau,la boue et les herbes folles souillaient ses jambes et ses pieds nus.
Elle ne semblait ni souffrir du froid, ni de l'humidité...
je remarquais sa poitrine qui sous la fine étoffe semblait dénudée, se soulever en une respiration lente et posée.
Pourquoi ne faisait-elle rien pour cacher sa quasi nudité?
Ne pouvant m'en empêcher je portais mon regard sur son ventre, son pubis et ses cuisses...
Plus je la regardais, plus je la trouvais belle et attirante...
Elle se leva, me prit par la main et m'attira vers la limite du cercle de lumière où bientôt la pénombre nous enveloppa
Je ne savais plus où j'étais, je ne savais plus où j'allais...

Le lendemain je me réveillai à l'autre bout de la clairière où j'avais dressé ma tente. En ouvrant les yeux je constatai que j'étais seul et que je n'avais pas dormi sous ma tente, un chêne centenaire foudroyé pendant la nuit s'était abattu sur mon abri pendant la nuit.

Lorsque que je racontai ma mésaventure dans la taverne du village le plus proche, un vieil homme rabougri et courbé par les âges m'expliqua que j'avais rencontré l'âme de la Dame du chateau qui se promène sur la lande, elle va rejoindre son chevalier qui péri un jour en défendant l’ honneur de sa dame. Par amour quand il fut mort, elle l'embrassa, puis s'enfonça un poignard dans le cœur sur le lieu de la tragédie...

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:20

Légende
Anonyme



Luna s'approche du jury, souriante, elle s'incline puis s'adresse au public réunit :

Connaissez vous l'histoire de cet homme qui quitta notre région pour aller à la pêche et jamais ne revint ?

Chut... ecoutez ...





Il était une fois…

Une grève au bord d’une mer… dans un pays lointain… Il y a si longtemps… que la mémoire ne se souvient plus de l’époque, seul la légende est restée…

Une grève, une plage … était ce un matin, une nuit ? Un matin certainement car il est question de reflets scintillants…

Etait ce un homme, une femme ?
Une femme car il est dis que des larmes furent versées.
Pour elle ? par elle ?
Pour elle, tant de larmes de sang coulèrent pour les yeux d’une femme…

Mais sur cette grève était un pécheur, qui inlassablement lançait son filet, le ramenait, le relançait…nuls poissons ne trouvait grâce à ses yeux, à peine leur jetait il un œil dédaigneux.

Le pécheur n’attendait point de poisson… Dans ces filets se prenaient les regrets, les péchés… A la recherche d’une âme, d’un corps. il était… il attendait la grande marée…

Lorsqu’au matin du 5 eme jour, la mer fut haute sur la grève, le pécheur lançât son filet avec plus d’ardeur encore… De ses lèvres s’échappait une chanson :

« Quand arrivera la grande marée, je tiendrais la corde, te ramènerais… dans mes filets… ».

Et son filet trouva enfin, le trésor convoité. La naïade fut capturée…
Belle à en tomber en pamoison, trompeuse comme son élément d’origine, douce comme la plage ou le pécheur l’allongeât…

Doucement, le pécheur pris la femme entre ses bras, la berçât, la caressât… Et toujours il chantait :

« Je ne laisserais plus jamais ton corps
Au fil de l’eau dériver
Je deviendrais le sémaphore
Sur lequel tu pourras t’accrocher… »

Mais déjà la marée reculait…Les bras de la naïade, au corps du pécheur s’accrochaient…Mais rien n’y faisait…
Dans l’onde, l’ondine, la sardinelle fut rappelée… On ne change pas si simplement ce que l’on est…

Le pécheur repris son filet, se réinstalla sur la grève…Sa pèche toujours il recommencerait, sa chanson, jamais ne finirait :

« Je retournerait la nuit sur le port
Harponner tout tes péchés
Les ouvrir, les écaillers… »…


Sa légende achevée, Luna se lève et s'en repart comme elle était venue... Par hasard...


(HRP : Chanson de Miossec, merci à lui)

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:21

Légende
Ecrit par Messire Rick, habitant de Montbrisson



Rick prit son inspiration et monta sur le podium. Il s'installa devant les jurys et commença son conte...

Villageois et villageoises, nobles et pauvres gens, auvergnats et auvergnates, laissez moi vous conter une légende. Cette histoire vieille comme le monde, mais sans date précise, pourrait s'être passée le siècle dernier ou il y a seulement quelques années, nul ne le sait. Elle se raconte au coin du feu et se transmet de générations en générations. Et lors de notre dernier voyage, j'ai eu la chance d'entendre un ancien en faire le récit.


Cela se passe à Chambon, petit village bordé par un lac, qui d'ailleurs ressemble étrangement à Montbrisson. Ici vivait un homme tellement méchant et ambitieux que certains pensaient qu'il avait dû signer un pacte avec le Diable. En plus, il était hideux : petit et trapu, il était édenté et avait un pied bot ; ce qui lui avait valu le surnom du Nain Boiteux. Son ambition secrète était d'épouser la fille du Duc, afin de devenir plus tard le premier magistrat de la région. Certains prétendaient même qu'il s'adonnait à la Magie Noire et que c'est pour cela que tout le monde pensait qu'il était en relation étroite avec Satan. D'ailleurs, nombreux avaient été les habitants du village à tenter de le traîner devant le Tribunal de la Sainte Inquisition. Mais, il était vraiment très malin, et à chaque fois, il était sorti de ses procès, blanc comme neige. Mais pour se venger des personnes qui portaient plainte contre lui, il leur transmettait des maladies de peaux, mais jamais personne n'avait encore réussi à faire le lien entre ces problèmes et le Nain Boiteux. Ainsi la plupart des habitants du village était scrofuleux et l'autre moitié vivait dans la peur d'attraper de telles maladies. Ainsi au fil des années, notre homme s'était-il considérablement enrichi, en rachetant les terrains et propriétés des malades pour une bouchée de pain.
Cette histoire arriva jusqu'aux oreilles du Duc qui convoqua ses conseillers. Parmi eux, il y en avait un qui était très superstitieux et qui annonça à l'assemblée que le seul moyen de palier à ce problème était de faire appel à un marcou. Mais à sa connaissance, le dernier était mort il y a peu.
Le Duc envoya donc des émissaires dans toute la région pour trouver cette perle rare. Mais la tâche était d'autant plus difficile que certains envoyés ne savaient pas ce qu'ils devaient ramener mais ils ne voulaient pas poser la question de peur d'avoir l'air bête. D'autres ne voulaient pas laisser passer la prime de 1.000 écus que le noble avait offert pour ce garçon extraordinaire. Il y avait déjà cinq ans que les recherches avaient commencés sans résultat notable. Mais parmi les envoyés, l'un d'entre eux, qui venait juste d'être embauché pour cette recherche, se donna énormément de mal pour y arriver, car il était épris de la fille du Duc : Damoiselle Eleonore. Sentiment partagé par la jeune fille pour son Baptiste, c'est ainsi que se nommait le jeune homme. C'est d'ailleurs elle, qui lui avait révélé qu'un marcou était le 7ème garçon d'une fratrie nés consécutivement. Trouver une famille où il y avait 7 garçons était déjà difficile, mais en plus trouver une famille où 7 garçons étaient nés à la suite l'un de l'autre fut une tâche très difficile. C'est pour cela que la croyance populaire conférait de tels pouvoirs au septième.
Après plusieurs jours de recherche, Baptiste arriva dans le village d'Yssoire et au détour d'une conversation dans une taverne, il apprit qu'une jeune femme venait de mourir en mettant au monde son huitième enfant : une fille. Et que c'était bien dommage, car la fille était la première de la famille. Baptiste se fit indiquer la maison des bûcherons pour leur rendre une visite et proposa au père un marché.

Il avait besoin d'un écuyer pour devenir chevalier et il voulait lui acheter son 7ème fils. C'était à l'époque monnaie courante de vendre son enfant à un patron. Le petit Louis, c'est ainsi que se nomme notre Marcou, venait d'entrer dans sa huitième année et Baptiste proposait une somme faramineuse pour en avoir la garde : 500 écus. Le bûcheron, bien que triste de voir partir le plus jeune de ses fils, accepta le marché. Cet argent les aiderait à survivre en ces temps difficiles. En plus, cela faisait une bouche de moins à nourrir. Et voilà qu'après plusieurs semaines de voyage, notre Baptiste revint avec son "neveu" à Clermont. Il installa Louis chez lui et lui demanda de ne pas bouger pendant qu'il allait quémander audience auprès du Duc. Ce dernier accepta à contre coeur de le recevoir. Il faut dire que nombre de personnes était déjà passé le voir avec "leur" marcou. Pour certains, c'était un animal, pour d'autres un végétal. Et l'an passé, il avait reçu la visite d'un homme qui venait avec son frère Marc, que tout le monde dans le village appellé "le Marcou"... :wink:

Lorsque Baptiste annonça qu'il avait trouvé la perle rare, le Duc ne sourcilla même pas. Il se demandait ce que cet homme avait bien trouvé comme idée à lui proposer. Cette recherche durait depuis tellement longtemps que même un jeu était né chez les enfants. Ils jouaient au Marcou, jeu qui consistait à ramener des objets grotesques à l'enfant qui jouait le rôle du Duc, et qui devait lui faire accepter l'objet. Le vrai Duc en était là de ses réflexions lorsque Baptiste lui proposa un marché. Il lui amenait son marcou à une seule et unique condition. Le noble se mit en colère : comment un roturier osait-il lui proposer un marché. Notre jeune héros soutint le regard de son seigneur. Il acceptait de lui amener son protégé en échange de la promesse du Duc qu'il convaincrait le père de sa Dulcinée de lui accorder sa main. Et si le personne ne correspondait pas aux critères, il acceptait d'être battu de 200 coups de bâtons en place publique. L'aplomb du garçon plu au Duc qui accepta le marché contre 300 coups de bâtons. Il s'engagea donc personnellement à convaincre le père de sa bien-aimée, si cette dernière était éprise de lui. Il était bien sûr à mille lieux de penser à sa propre fille.

Baptiste alla donc chez lui et ramena le petit Louis à la cour du Duc. Ce dernier fit venir un malade ainsi que le conseiller qui lui avait indiqué le remède à la maladie. Et sous les indications du vieil homme, le marcou soigna le malade. Le Duc et toute la cour n'en revenait pas. Baptiste avait dit vrai et avait trouvé la perle rare. Il lui demanda donc de lui indiquer la damoiselle qu'il souhaitait épouser. Et comme Eleonore était présente dans la pièce à ce moment là. Il se dirigea vers elle, s'agenouilla devant elle et se retournant vers le Duc, il dit : c'est votre fille, mon seigneur. Le noble fit abasourdi par la nouvelle mais voyant le sourire de son unique héritière et l'aplomb du jeune homme, il ne pouvait refuser ; d'autant plus qu'il s'était engagé à convaincre le père de sa dame de coeur.

Baptiste et Eleonore se marièrent donc rapidement et décidèrent d'emmenager à Chambon avec le petit Louis pour soigner tous les malades. Mais croyez-vous que le Nain Boiteux l'entendait de cette oreille ? Que nenni ! Il disparut un matin en jurant à son voisin Baptiste que bientôt, il reviendrait se venger de sa famille....


Cependant, je n'ai jamais entendu la suite de l'histoire, car le vieil homme avait décidé de laisser le conte en suspens. La seule chose dont je suis à peu près sûr aujourd'hui c'est que le vieil homme était Louis. Mais, j'ai bien l'intention de retourner dans ce village afin d'écouter la fin de l'histoire et venir vous la raconter ensuite. Mais vraisemblablement, notre marcou et son père adoptif ont dû se battre contre Lucifer en personne.... Mais ceci sera pour une prochaine fois, mesdames et messieurs les jurys.

Rick salua les membres du jury et descendit en souriant...

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:23

Légende
Ecrit par Dame Caf, habitante de Moulins



Zaza s'approcha timidement du jury, fit un petit coucou à cloclo, toussota et commença son histoire :

Il était une fois ... dans un petit village d'Auvergne (dont j'ai oublié le nom), à une époque trés lointaine, un jeune garcon qui se prénommait Philibert.

Philibert était agé de 17 ans et dans ce petit village il y avait une coutume qui voulait que le passage des garçons à l'age adulte se déroule au cour d'une cérémonie particulière. Durant cette cérémonie les jeunes hommes devaient accomplir avec succés 3 épreuves, prouvant ainsi qu'ils étaient aptes à etre des hommes (c'est un peu macho c vrai, mais bon à l'époque...)

3 cabannes étaient dréssées sur la place du village, enfermant chacune des 3 épreuves. La cérémonie débuta et le chef du village s'avança pour expliquer le déroulement des épreuves :

"Dans la 1ère cabanne vous devrez boire 20 bouteilles de vin sans en laisser une goutte ...
Dans la 2ème cabanne vous devrez arracher une dent carriée à un ours féroce qui a une rage de dent...
Enfin, dans la 3ème cabanne vous devrezdonner 7 orgasme à une jeune damoiselle qui n'en a jamais eu ..."


Les règles étant posée, Philibert se senti prêt à devenir un homme et s'avança vers la 1ère cabanne sous les applaudissements des villageois.
Il entra dans la première cabanne ... et en ressort 2 heures plus tard en titubant, la dernière bouteille vide à la main, sous les applaudissements du village.
Puis il entre dans la seconde cabanne ... là s'en suivent des bruits étranges et inquiettants GRAAOOUUMMM !!!!! Shocked
Les villageois s'inquiettent ...
Finalement Philibert ressort tout débrayé, en sueur et les cheveux tout ébouriffés !!!
Il s'approche du chef en titubant et demande :

"Et maintenant où est la damoiselle qui a une rage de dent ? "... Laughing

Je ne sait pas si Philibert est devenu un homme, ma mémoire me fait défaut ...

Zaza salue le jury et s'installe dans le public pour écouter les autres histoires qu'elle trouve d'ailleurs trés interessantes dans l'ensemble ...

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:24

La légende du Forgeron de Montluçon
Ecrit par Messire toflegrand, habitant de Montluçon



Il existe une légende sur un forgeron de Montluçon qui avait mit trois ans à forger une épée.
Il était l’un des plus réputer du quartier des forges pour ses armes de très grande qualité.
L’épée portait le non de Lusensia elle est reconnaissable a l’inscription sur le pommeau Mons Lucens Inter Montes (devise de Montluçon) avec une pierre jaune en son sommet, elle a pour légende de donner a son possesseur le courage de braver n’importe quel danger et de vaincre le mal.
Le Forgeron a séparé la pierre de l’épée après avoir participé à la défense de Montluçon face aux anglais, il a caché l’épée dans une forge, et il est partit avec la pierre sur les routes du royaume.
Le forgeron avait fabriqué un triskel pour les trois pierres qu’il avait en sa possession et les porter en permanence, ces trois pierres représentaient le Courage, l’honneur et la Liberté.
La légende raconte qu’un jeune homme arrivera avec en sa possession la pierre jaune et qu’il s’installera à Montluçon tandis que les deux autres pierres seront séparé et distribué aux frères du jeune homme
Ce jeune homme serait la personne choisit par le vieux forgerons pour retrouver l’épée à un moment ou le peuple aurait besoin d’elle.
Les pierres feront leur apparition toutes les trois ensemble et sur leurs supports initiale a un moment des plus critiques pour la stabilité du bien.

Mons Lucens Inter Montes =>Mont étincelant entre les monts

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:26

Légende
Ecrit par Messire Ninjaturtel, habitant d'Aurillac



Alors que le public, bavardant tranquillement, attendait l’arrivé du nouveau légendeur, un homme, s’avança dans la foule, on pouvait entre « des excusez moi », « laissez moi passer s’il vous plait » ou tout autre expression pour avancer. La foule, se demandant pourquoi une personne faisait autant de remue ménage, laissait l’espace à ce Monsieur et continué de bavardé tout en attendant la suite.

Une fois monté sur l’estrade, on pouvait reconnaître Messire Ninjaturtel, élégamment vêtu, comme toujours dirais certains, il était partit discuté avec tonton rodrigue. On se rappel encore les moult questions que Messire Ninja lui avait demandé, alors ce dit on, peut être allait il maintenant passer ?
La foule, laissant les deux discutaillé tout en gardant un œil sur la scène juste au cas ou, se tus lorsqu’ils virent tonton Rodrigue tapoté le dos du doyen, lui montrant aussi la scène.

Ninja s’avança. Saluant de la tête tout les spectateurs présent, reconnaissant mainte personne parmis le public, il souriait à la vue de ces charmants et nombreux spectateurs. En zieutant la foule il aperçut sa femme, à qui il envoya un baiser.

Puis… dans un silence complet, après ce baiser envoyé depuis la scène, Messire Ninjaturtel commença…


Mesdemoiselles, mesdames, messieurs. Je suis ici pour vous contez une légende, légende qui autrefois me fut conté par un Aurillacois âgé, un pépé comme on le dirait si bien, aujourd’hui décédé, auquel je lui adresse encore mes plus humbles pensées…

Messieurs dames, vous avez, ou vous n’avez pas entendu parler de la légende du bébé dragon.

Ninjaturtel se tus, regardant ces spectateurs intrigué par son histoire…

Il se dit que, jadis, dans des temps très reculé, il y avait non loin d’ici, près de ce qui est maintenant la foret de Murat un clan de dragon… Oui, des dragons.
Ces dragons millénaires, aux écailles dorées, aux mâchoires destructrices, à leurs carrures plus qu’imposante, à leurs queues de plusieurs mètres de long, et ceux qui, par un simple souffle, feraient tombé nos villages, voir même le duché si l’humeur leur en prenait. Ces bien de ces dragons la que je vous parle…

Il se dit que, pendant la période où ces dragons régnaient en maître sur tout ce royaume, pendant que les volcans grognaient la colère de Dieu, pendant que le ciel n’avait comme couleur soit celle de la fumée de ces monstre volcanique, soit un alliage de bleu orangé disparut de notre époque et qui inspirerait les plus grands d’entre nous, pendant que la végétation souffrait de ce manque de soleil, on pouvait apercevoir, on pouvait remarqué l’arrivé dans notre clan de dragon d’un nouveau né… Ce nouveau né, sûrement l’élu, descendent direct du chef, serait celui qui succéderait plus tard au chef de son clan ; ses écailles blanches, sa queue encore minuscule, sa tête toute petite avec des yeux regardant partout autour de lui, il découvrait le monde…

Découvrir ce monde, s’y installer, trouvé sa place, apprendre a chasser, apprendre a voler, se faire respecter ; la vie n’était pas simple pour lui, on lui demandait tant. Mais l’apprentissage le fit grandir, l’enseignement le fit mûrir…

Puis quelques temps plus tard, quelques mois plus tard, en des temps fâcheux, un volcan s’activant de plus en plus, de la nourriture qui se faisait plus rare, le clan décida alors de bientôt changer d’endroit. Et notre bébé dragon, ayant prit ses aises, avait prit l’habitude de partir à l’aventure, partir explorer le monde qui l’entoure. Encore jeune, ses durées de vols étaient court, mais ces voyages se faisait de plus en plus et lui permettait de forger son caractère. Bien que ses ailes ne le porté très loin, il explorer aussi les zones a pattes découvrant la nature, les animaux, tout ce qui l’entoure…
Mais un jour, alors que rien ne prêté à un quelconque changement, une boule de feu surgit du volcan, entraînant alors tous les dragons à la panique, ce qui donna lieu à un rassemblant très soudain et à la décision d’un départ imminent… Malheureusement… notre bébé dragon… lui… explorant les environs… ne partit pas avec eux…

Certes il avait entendu un grondement plus fort qu’a l’habituel, mais pour lui c’était devenu une habitude. Alors s’amusant à parcourir les forets, s’amusant à chassé des proies, il se rapprochait du camps, un gibier dans la gueule. Tout content et fier de lui, il avait hâte de le montrer à son clan, hâte qu’on le congratule pour sa réussite, hâte qu’ils soient encore le centre d’intérêt, mais la réalité fus tout autre… oui… en revenant chez lui il ne vit… personne… Fatigué par son escapade, il se mit a terre, regardant encore, se demandant se qui se passer… Il aperçut les quelques dégâts du volcan et compris vite qu’il fus abandonné par ses proches, laisser seul dans cette endroit encore trop inconnu, oui il se retrouver la… avec plus personne autour de lui… Ses petits yeux encore chercher ses congénères, son cœur s’emballer de plus en plus vite, l’affolement commençait a l’envahir… c’était la première fois qu’il se retrouvait seul comme ça…

Pensant qu’il ne l’avait pas abandonné, se disant qu’il allait revenir il attendit patiemment ici. L’espoir était grand, on ne pouvait pas l’avoir laisser ici, pas lui. Mais, heure après heure… Le temps coulant encore et encore… une journée… puis deux… personne ne revenait…

Alors, de par sa grande tristesse, de par son envie de retrouver les siens… il s’envola… avançant au hasard… ce vol… trop court il était… ses petites ailes qui, maintenant porté une teinte vive en bordeaux, ne pouvait lui permettre de grande traversé, le fis s’arrêté très vite près d’une grand étendu d’eau… Etendu d’eau riche en animaux qui venaient s’y ressourcer, animaux qui lui permettrait de s’installé un moment, lui servant de principal nourriture…

Il se dit que… cet endroit lui donnant assez de vivre, il s’y installa… il n’avait pas la force de poursuivre les siens et voulait se reposer un peu, mais… trop rongé par la tristesse… trop malheureux d’être le seul de sa famille… son appétit avait sérieusement diminué, son envie de vivre étant de beaucoup atténué… il n’eu pas la croissance méritée…
Vivant alors seul, exclue par la totalité des animaux, rongé par l’obscurité qui l’entoura… son cœur se déchira… Il décida alors de rester en ces lieux… pleurant la tristesse de tout son corps… pleurant l’abandon de tout son clan… maudissant sa misérable vie… hurlant de peur pendant des nuits…

Ces hurlements messieurs dames, encore vous pouvez l’entendre. Oui.

Si vous passez par notre unique étendue d’eau, eau bénéfique à nos terres mais qui à depuis énormément diminué et n’est maintenant plus qu’un lac, oui messieurs dames, je parle bien de notre seul lac… le lac de Montbrison…

Il reprit d’une plus vive voix

Vous pourrez alors entendre lorsque, sur le lac, la visibilité est nul… lorsque, la brume doucement se lever puis peu à peu… viens recouvrir ce lac, laissant chaque son qui s’y aventure le malheurs de rapidement s’arrêter, de rapidement se stoppé au porte de cette brume épaisse.
Vous pourrez alors entendre un hurlement inconnu… un hurlement de douleur… un hurlement qui… quand vous l’écoutez vous donne froid dans le dos, ce son du désespoir, ce cri de tristesse… cette hymne à la mélancolie… sera interprété de bien des manières… mais tous en nos cœur… tous autant que nous sommes, nous avons encore cette histoire en tête. Ce petit être abandonné… ce petit être qui par ce cri… demande à être retrouvé…


Ninja laissa alors un petit moment de silence, la tête baiser, il repensait à ce petit être… Puis, releva la tête, un sourire au coin des lèvres, sourires mitigé, ses pensées lui étant adressé, il finit par salué le public, et a descendre prendre sa place…

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:27

Légende
Ecrit par Dame Clélie, habitante de Clermont



Après le beau récit de sieur Ninjaturtel, Clélie s'avança et monta sur la scène.

Je vous parle d'une époque révolue, d'une époque tellement ancienne que vous ne me croiriez pas si je vous disais qu'en lieu en place de nos magnifiques volcans, de nos belles forêts, de nos champs blonds, s'étendait un marais, sous un ciel de plomb que les rayons du soleil ne parvenaient pas à percer.

Le Bourbonnais-Auvergne n'était qu'une étendue d'eau noire et putride, de temps en temps secouée de remous gluants. Lieu hostile où l'homme n'avait pas sa place, infesté de créatures funestes enfouies sous la nappe sombre du marais, s'insinuant entre les herbes boueuses, émettant des grognements sourds.

Parfois, ces bêtes brutales sortaient de leur antre noire. Là, le spectacle était fabuleux : leur corps allongé était recouvert d'une peau d'écailles argentées, leurs yeux semblaient des pierres précieuses scintillantes. L’ensemble formait un halo qui crevait l’obscurité des lieux.

Seulement leur beauté sans égal était sans commune mesure avec leur sauvagerie. Sans cesse, de leurs griffes acérées, les monstres déchiraient la terre qui souffrait mille morts, faisant jaillir des flots noirâtres dans les profonds sillons laissés par leurs coups. Leurs hurlements rageurs déchiraient le silence.

Mais qui étaient donc ces bêtes immondes ?

On dit qu’elles étaient auparavant une armée de braves guerriers au service d’un roi qui remonte de la nuit des temps. Un roi cruel et sanguinaire. La guerre, les batailles, les carnages humains lui procuraient un plaisir intense. Quoi de plus beau, pour lui, que les corps déchiquetés, les cadavres gisant à terre, l’odeur du sang. Sa cruauté fut portée à un tel degré qu’un jour ses soldats se rebellèrent : ils n’en pouvaient plus de semer la mort dans toutes les contrées, de couvrir leurs mains du sang de leurs frères. On ne connaît pas vraiment les circonstances par lesquelles ils éliminèrent le cruel, mais l’histoire dit qu’avant de mourir, le roi prononça une malédiction qui s’abattit dans l’instant sur la région. En voici ce qu’il nous en est parvenu :

« Je vous maudis soldats infidèles ! Que s’ouvent les portes de l’enfer sur votre terre ! Que jaillisse l’eau noire des entrailles de la terre et qu’elle vous engloutisse, tous ! Vous, soldats félons, que votre vie ne soit que souffrance ! Soyez à jamais prisonniers d’une terre inféconde ! Que les Dieux oublient jusqu’à votre existence et que la Terre supporte pour l’éternité vos plaintes ! »

Ainsi se réalisa la malédiction. Les Dieux et les hommes eux mêmes abandonnèrent la région et elle tomba dans l’oubli.
La Terre, quant à elle se résigna à son supplice sous les yeux horrifiés du Soleil son époux … le Ciel rassembla les nuées et recouvrit cet endroit de malheur et de désolation.

Mais, les soldats, devenus créatures terribles, gonflés par leur rage ne cessèrent de lutter dans l’espoir que leurs cris réveilleraient un jour une conscience au loin, au-delà des Cieux et les tirerait de l’oubli.

Ce jour arriva, lorsque la Terre aculée par tant de souffrance, ne pouvant plus supporter son supplice, libéra le feu qui grondait en elle. Soudain, dans un vacarme épouvantable des gerbes de flammes jaillirent du sol, un incendie gigantesque s’étendit sur tout le marais, atteignant des hauteurs fabuleuses, brûlant le ciel lourd, bouclier impénétrable. Les brûlures déchirèrent la voûte sombre, laissant enfin un passage aux rayons du Soleil. Le marais fut alors baigné de lumière. L’eau noire fut dévorée par le feu. Le sol se soulevait. La Terre n’était qu’incandescence. Elle emprisonna les créatures dans sa lave et les figea pour l’éternité.

Souvenez-vous mes dames et mes sires, que les volcans qui dessinent notre horizon ne sont pas qu’un amas gigantesque de terre. Au centre de chacun, repose un fier guerrier.

Je ne vous dirai rien des retrouvailles entre la Terre et le Soleil… seulement, regardez autour de vous la nature rieuse et vous en saurez bien assez de leur union.

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 15:28

Montluçon
Anonyme



Dame Roxxon était réapparut dans le public avec un parchemin à la main. Un habitant de Montluçon lui avait envoyé un pli pour lui faire parvenir un des anciens contes connu des villageois habitants le Mont et Dame Roxxon voulait désormais en faire part aux spectateurs car elle avait elle-même plutôt bien apprécié l'histoire. Alors, une fois que la jeune femme déjà sur l'estrade eut finis de conter la sienne, d'ailleur très chouette, Dame Roxxon la remplaça en s'inclinant de nouveau devant le jury pour entamer son récit. Toutefois, avant de commencer, elle précisa bien que ce n'était que pour le plaisir de partager car cette histoire n'était pas écrite de sa main mais elle ne connaissait pas le nom de l'auteur et qu'elle était de toute façon hors concours.

Amis voyageurs, vous que les pas ont déjà menés dans notre beau village, laissez-moi vous conter une histoire.

La légende remonte à avant la fondation de Montluçon. On dit même qu’elle date d’avant la glorieuse époque de Rome la Grande.

En ces temps là, toute la région était couverte de forêts. La ou maintenant se dresse la fière église Saint Pierre de Montluçon se trouvait la partie la plus sombre et la plus ancienne de la forêt. Les arbres, plusieurs fois centenaires y étaient si épais et touffus que nulle lumière n’y pénétrait, pas même durant les longs jours d’été.

Au plus profond de ces ténèbres régnaient en maitres les terribles Frus, ceux que l’on ne nommait qu’en plein jour lorsque le soleil était haut dans le ciel. Nul ne sait d’où ils venaient. Anciens Dieux Celtes ou créatures du Malin, ils avaient toujours été la de mémoire d’homme. Petits, noir, velus avec des griffes à la place des doigts, ils étaient redoutés de tous et nul ne s’avisait de pénétrer dans cette partie de la forêt, pas même les loups. Les peuplades primitives les vénéraient et leur faisaient offrande de fruits et produits de leur chasse. L’arrivée des garnisons romaines et la fondation du fort de Montluçon par Lucius Appius apporta un semblant de civilisation à la région. Mais les Frus étaient forts et ténébreux, et les romains se plièrent eux aussi au rituel.

Un jour enfin arriva Saint Marien. Il éduqua les hommes dans la foi du Seigneur et leur appris à combattre leur superstitions et anciennes croyances. Il bâtit une église à l’endroit même ou les anciens déposaient leurs offrandes, et amena la lumière du tout puissant pour éloigner les ténèbres. Ainsi naquit vraiment Montluçon la belle, perle de l’Auvergne, dans la foi du Seigneur.

Peu à peu, les Frus disparurent de la région. Ils tombèrent dans l’oubli. De Dieux, ils devinrent souvenirs, de souvenirs, légendes. Ils n’étaient plus que source d’histoires utilisées par les mères pour effrayer leur désobéissante progéniture.

Jusqu’au jour ou…

C’était une nuit joyeuse et animée dans une taverne du village. Tout le monde chantait, buvait et riait. Un bruit sourd dans la cave attira la curiosité du tavernier.
« Maudits Rats » marmonna-t-il en saisissant un gourdin et se dirigeant vers la porte de la cave. La fête n’avait nullement été perturbée par le départ du tavernier, et tous continuaient à converser, jusqu’au moment où un terrible cri se fit entendre ! Le silence se fit aussi sec et tous tournèrent leurs regards vers la porte qui menait à la cave.

La porte claqua et le tavernier apparut !! Son visage était en sang, et de profondes entailles étaient visibles sur ses bras ! Il fit quelques pas avant de tomber, tête la première, au sol. Un bruit sourd amplifiait petit à petit de la cave….et, comme la légende les décrivait les terribles Frus, se ruèrent dans la salle.
Durant toute la nuit, les villageois combattirent cette menace du passé. Frappant du poing, du tabouret, ou de l’épée ils repoussèrent enfin les créatures alors que le jour se levait. Nombre de villageois furent blessés par ces viles engeances maléfiques. Leur griffe et leur sang infligèrent toute sorte de maladie, sans compter pleurésie et mélancolie. Le tavernier ne se remit jamais de ses blessures. Jours et nuits, les médecins tentèrent en vain de soulager ses douleurs, alors que ses bras, qui avaient doublé de volume, rejetaient pu et humeur malines par les plaies violacées. Enfin, au bout de trois jours et trois nuits, le Seigneur eut pitié de lui et il poussa son dernier souffle.

Depuis, régulièrement, les terribles créatures reviennent, sortant des caves des tavernes par nuées pour assaillir habitants et visiteurs de Montluçon.

Cette histoire vous a probablement fait sourire, et vous pensez que ce ne sont que racontars de fous et vieille femmes, juste bons à effrayer les enfants. J’espère sincèrement que pour vous, elle ne restera rien d’autre. Cependant, gardez à l’esprit ce conseil. Même si vous êtes saoul à ne pouvoir parler, ne vous endormez jamais la nuit dans une taverne de Montluçon. Qui sait si jamais vous vous réveillerez.


Cette fois, à la fin du récit, Dame Roxxon observa un instant les visages dans le public afin de déceller les sentiments et impressions de certains puis elle salua le jury et alla rejoindre le public en souriant pour écouter les autres histoires, contes et légendes du BA.

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 22:00

Légende
Ecrit par Messire Malven, habitant d'Aurillac



Un jour, alors que je m'en allais ranger le pain dans la petite ferme de mes parents, a l'epoque, je n'avais que 9 ans, je vis mon grand pere en sueur devant le miroir de notre laverie. Je m'approchai de lui et lui demandai avec stupeur et effroit :

- Papi ? Qu'est ce qui ne va pas ?

Il me fixa avec de grands yeux pleins de frayeurs, puis me conta son aventure. Il s'assis sur un petit tabouret et me regarda droit dans les yeux :

- Il t a plusieurs annees, ton pere et moi meme etions en marche dans la foret qui borde notre ville (a l'epoque, nous habitions a Rouen...). Nous etions au beau milieu des bois, chassant le gibier le plus proche de nous, quand tout a coup, un hurlement semblable a un cri de frayeur nou hanta. Aussitot le bruit parut a nos oreilles, il cessa instantanement, comme si on l'avait fait taire a jamais.

Tout en ecoutant mon grand pere, je sentis dans sa voix une profonde crainte, persuade que cela avait a voir avec son histoire (que je trouvais fortement tiree par les cheveux jusque la...).

- Mais ton pere, qui avait a l'epoque a peut pres le meme age que toi, etait, tout comme tu l'es certainement, tres curieux de savoir d'ou provenait ce son. Il me serra le cou et me dis a l'oreille : "Papa, on peut aller voir ?" Je n'eus d'autre choix que d'accepter, ou s'en serait suivie une crise de nerf... Nous voila donc partis a la recherche de ce bruit qui ne resonnait plus depuis belle lurette dans nos oreilles pourtant a l'affues. Apres une bonne demi-heure de marche, nous apercimes au loin un eclat lumineux, comme un reflet de quelque chose brillant.

- Et alors papi ? Qu'est ce que vous avez fais ? l'interrogai je alors.

- Ce que tout le monde aurait fait sur cette bonne vieille Terre : nous nous sommes approches de l'objet, et c'etait un miroir que nous vimes sous nos yeux ! En regardant d'un peut plus pres, nous pouvions voir a travers ce miroir une silouhette, celle d'une femme, une jeune femme, charmante, mais dont toutes les peines etaient contenues dans les yeux...

Ne croyant pas un seul mot de ce qu'il etait en train de me raconter, je lui repondis, persuade du mensonge qu'il me deballait depuis dix minutes :

- Mais papi, c'est bien beau tout ca, mais est ce seulement vrai ?

- ET COMMENT ? me repondit il . Mais tu ne me crois pas ! Pauvre bougre, va donc voir de par toi meme !!!

Il m'indiqua du doigt le miroir du fond du lavoir. Surpris, je ne compris pas ce qu'il voulait que je face, mais il m'eclaira bien asser vite sur le sujet... Il me dis d'une voix serieuse :

- Regarde dans le miroir... Regarde y, en pensant a ta mere... Regarde de en pensant a toutes ses ames mortes qui nous entourent encore... Regarde le... en pensant a ta soeur, que la maladie nuos a emportee... Regarde la verite en face, Malven...

Devenu vert, je ravalai ma salive. Ce qu'il venait de me conter la, ce fus l'histoire du miroir de notre laverie, ce miroir la que je voyais chaques jours, sans me rendre compte de son importante verite...
D'un pas ferme, je m'avancai vers la glace. Son reflet clair me parut etonnement noir tout a coup : son eclat brillant laissa place a un fond terne, sans la moindre joie, le moindre bonheur. Et, m'avancant en face du miroir, je pus y voir ma mere, les larmes aux yeux, mais le coeur emplis d'amor, un amour qu'il m'avais ete interdi de voir durant tant d'annees pendant lesquelles elle nous avait quitte pour rejoindre l'autre monde...

De cette histoire tragique, je m'en vais vous conclure quelque chose : si vous cherchez la verite, l'amour, ou simplement la connaissance, regardez dans un miroir en penssant a l'amour perdu de quelqu'un...

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 22:02

Légende
Ecrit par Dame Opheliane, habitante de Montluçon



Une jeune femme brune entra dans la salle dédiée au concours de légende du duché. Cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas parlé ainsi en public. Mais elle avait mis tant de temps à écrire cette histoire qu'elle mourrait d'envie de la raconter au jury. Elle s'avança alors et sortit plusieurs parchemin. Opheliane se racla la gorge, s'inclina et prit la parole une fois que tous les regards furent tournés vers elle.

Mes Dames et Mes Sieurs, voici une légende, ou je dirais plutôt un conte pour enfants, à raconter sûrement au coin d'un bon petit feu de cheminée...et je me dévoue pour vous la conter comme il se doit...


Quelque part dans les rues de Montluçon, vivaient, dans une époque lointaine, de drôles de petites créatures. Encore maintenant, elles existent, mais elles se cachent, se terrent, il en va de leur préservation…je vais vous conter quelle en est la vraie raison…

Une masure de fermier se tenait à l’écart de la ville. Cultivant blé et maïs, l’homme et sa famille se lamentaient de leur farfadet, Merippi. Il était très petit, laid et faisait régulièrement des bêtises au lieu de tenir leur foyer. Il leur arrivait même de se réveiller la nuit, de froid, car le feu se mourait. Lorsqu’ils appelaient leur elfe de maison, celui-ci dormait sagement dans un des recoins de la maison. Ne sachant plus quoi faire de lui, l’homme de la masure décida de le renvoyer. Pour cela, il lui donna des vêtements et de quoi manger au moins pour trois repas dans un petit sac.

**Petit interlude explicatif**
Car sachez cela, les elfes de maison sont une légende très ancienne. Ce sont des petits êtres qui vivent dans toutes les maisons et qui n’existent normalement que pour aider la famille qui habite celle-ci. Ils ne demandent rien en retour, juste un repas par jour, composé d’une soupe et d’un peu de pain. Si par malheur ils reçoivent le moindre cadeau – un peu de légumes en plus, un vêtement, un cadeau supplémentaire, n’importe quoi de superflu – et bien les voilà libres de tout mouvement. Ils ne sont alors plus rattachés, ni à la maison, ni à la famille et ils doivent se trouver un autre logis à choyer…ou tenter l’aventure.
**Fin du petit interlude explicatif**

Enfin ! Je m’égare, mais ce petit interlude était nécessaire je pense. Donc Merippi se retrouve dehors, un baluchon avec son repas et ses vêtements sur son épaule et il ne sait pas quoi faire. Vraiment pas. Il est complètement perdu. Il était né ici, il ne sait pas comment. Personne ne lui avait appris en fait à entretenir une maison. D’où ses nombreuses bourdes… Par contre, il se souvenait qu’il adorait imiter les enfants de son maître lorsqu’ils jouaient à l’épée. C’est peut être une chose qui pourrait l’aider à savoir où aller. Au loin, il vit que le chemin se séparait en deux directions. Sa petite taille lui empêchait de voir où l’un pouvait bien se diriger, mais l’autre descendait légèrement et il apercevait quelques toits à l’horizon. Il prit donc cette direction, certain de pouvoir trouver quelque chose à faire. Un autre foyer, ou, qui sait, peut-être rencontrer d’autres farfadets, comme lui.

En tout cas, voilà notre cher petit Merippi – petit étant un bien grand mot – vadrouillant sur la route, en plein milieu, sautant entre les nids de poules ressemblant plus à des baignoires pour lui qu’autre chose. La seule différence était que l’eau qu’elle contenait avait une couleur ..hum…comment dire…..bouesque. Bref ! Après plusieurs galipettes malheureuses et quelques pirouettes malencontreuses, notre farfadet vedette commence à trouver le temps long. Il n’a bien entendu pas l’habitude de marcher aussi longtemps. Et dire que les toits du village ne se rapprochaient même pas à sa vue !

C’est donc au bout de plusieurs jours et la besace vide qu’il réussit à arriver à bon port. Sur le chemin, quelques hérissons lui avaient redonné courage en lui disant qu'en quelques roulades, il pourrait enfin y être. Ecoutant donc leurs conseils, c’est sous forme de boule un peu difforme qu’il arriva dans le village et la route en pente l’amena tout droit contre un vieux tas de fumi….euh de foin. Il se releva, tant bien que mal, avec l’impression que tout tournait autour de lui et que les maisons et les gens étaient totalement biscornus….

Il zigzagua comme ça dans les rues, frôlant les murs et les rigoles lorsqu’il sentit quelque chose l’attraper par le col et le soulever du sol. Encore un peu étourdi, il se mit à rire. Une espèce d’humain venait de le prendre entre ses gros doigts. Mais, sa vue complètement déformée pour le moment, il ne ressemblait à rien de connu. Abasourdi, Merippi resta la bouche ouverte d’une manière assez comique bien malgré lui, son rire mourut dans sa gorge et ses yeux auraient pu sortir de sa tête s’ils n’étaient pas bien accrochés à ses grandes paupières (les yeux de ces farfadets sont très particuliers…).

Le peu d’esprit qui lui restait en pareille situation se mit en marche. Le géant (à ses propres yeux) ressemblait vaguement à un enfant d’homme. Mais il avait une tête d’homme. Mais il n’était pas aussi grand…Mais il ….Enfin, tellement de mais qu’au final il s’embrouilla et ne pu prononcer aucun son. Sa mâchoire se referma par une pression d’un des gros doigts du géant et ses paupières papillonnèrent. D’ailleurs, l’homme ou ce qui lui ressemblait, paraissait par contre bien rire de la scène. Lorsque le farfadet tourna la tête de droite et de gauche, il s’aperçut alors qu’il était au milieu d’autres farfadets et d’autres personnages comme celui qui le tenait.

Il se mit à se débattre, sentant tous les regards tournés vers lui et son attrapeur. Ce dernier le posa enfin à terre et s’accroupit pour se mettre à la hauteur des autres. Merippi n’avait même pas fait attention, dans sa paralysie, au fait qu’ils s’étaient déplacés et que l’endroit avait changé. C’est alors que ses semblables s’approchèrent aussi et le saluèrent, semblant être contents de le voir. Complètement perdu, il essaya de sourire à tous et de leur dire bonjour en hochant la tête systématiquement, ce qui lui donna encore plus l’impression que tout tournait autour de lui. Celui qui l’avait attrapé vers le col lui tapa sur la tête avec son doigt. Le farfadet se retourna et le regarda.


-« Hey, petit ! J’suis content de t’avoir enfin trouvé. Tu sais qu’ils t’attendent depuis longtemps ? Et moi aussi d’ailleurs. On va pouvoir s’amuser à présent que vous êtes presque tous là ! Je connais plein de jeu et vous n’avez même pas à nous rendre de service en échange. Tiens, je vais même vous dire mon nom, moi c’est Coutonet et eux …bin….c’est pas intéressant pour vous ça !! »

Merippi fronça les sourcils, inquiet. De quoi parlait ce gamin ? Et pourquoi les autres riaient-ils ? Ah oui ! Parce que ça lui était revenu finalement, c’était bien un enfant d’homme qu’il avait devant lui, mais il était tellement …tellement….aussi moche que lui en fait, qu’il n’avait pas cru que ça pouvait être ça ! Et puis, il voulait jouer avec eux…Pourquoi les attendait-il ? Comment savait-il que lui, Merippi, existait ? Et puis, jouer, jouer à quoi ?

Le petit farfadet ne voyait pas tout ça d’un très bon œil. Coutonet leur montra le chemin en les poussant avec ses grandes mains poisseuses, le sourire édenté prenant la place sur tout son visage. De temps en temps, notre petit bonhomme se retournait ou sautait pour voir où il les emmenait. Il faisait de plus en plus chaud en plus. C’était insupportable. Il aimait bien les feux de cheminée, mais de là à cuire de cette façon, c’était très désagréable. Soudain, quelque chose attira son regard. Il y avait une épée, toute petite, enfin disons à sa taille, sur le côté. Il se mit à traverser toute la foule jusqu’à pouvoir l’attraper. Il la regarda et se mit à jouer avec, comme le faisait les enfants de son ancienne maison. Cela le rendait triste en même temps. Et voir autant des siens l’inquiétait plus qu’autre chose. Il n’en avait pas l’habitude. Et puis les gosses qui les poussaient vers il ne savait où lui faisait peur aussi. Pourquoi les autres les écoutaient-ils ? Peut être qu’ils faisaient tous partis de cette maison ? Et qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de leur obéïr ?

Alors il tourna la tête et vit un trou dans le mur, un trou à sa taille. Il sourit, garda l’épée à la main et passa sa tête à l’intérieur. Il faisait tout noir et cela ne le rassura pas. Mais au bout, on aurait dit une petite lumière. Il prit son courage à deux mains et à deux pieds, se courba un peu et entra à l’intérieur. Il y avait du vent qui l’empêchait d’avancer vite mais il réussit à sortir de l’autre côté.

Il était dans la rue apparemment. De grandes jambes passaient juste à côté de lui et s’il ne faisait pas attention, il pouvait se faire marcher dessus. Il leva la tête et posa précipitamment sa main devant sa bouche. Il avait failli crier. Un énorme feu se trouvait à sa droite. Et il vit, horrifier, ses semblables plonger à l’intérieur. Mais ils ne criaient pas, et semblaient trouver tout ça très naturel. Merippi se cacha les yeux, se demandant comment faire pour sortir d’ici. Il se colla au mur et se dirigea vers le feu. Il voulait savoir pourquoi ils faisaient ça avant de s’enfuir et rejoindre peut être les petits hérissons croisés sur la route. (Vous vous en souvenez j’espère, je les ai pas mis pour rien eux …)

Et là, il écarta petit à petit ses doigts, et il se figea, comme tout à l’heure. De l’autre côté du feu, sortaient des petits hommes. Comme celui qui l’avait capturé tout à l’heure. Stupéfait, il s’approcha un peu plus et vit, de ses yeux, les farfadets grandir au fur et à mesure. Sa race était en train de disparaître…tout ça pour pouvoir avoir leur pouvoir en grandeur d’homme. Enfin, ça ce n’est pas lui qui l’avait déduit, Merippi n’était pas le plus malin des farfadets non plus…

C’est alors que pour échapper à tout ça, il retourna dans le trou et partit avertir tous ceux qu’il pouvait. Après plusieurs courses poursuites un peu partout, ils purent s’échapper en petit nombre et s’enfuir dans une direction inconnue.

Depuis, les farfadets sont revenus à Montluçon. Mais personne ne peut les voir. Ils se terrent et s’éloignent des feux dont avant ils étaient les gardiens. D’ailleurs il se murmure parfois qu’un farfadet averti en vaut bien deux…et comme à deux, deux et demi…Euh…D’accord, l’histoire est finie….Moralité…et bien….Faites votre travail et vous ne terminerez pas dans un feu…



La jeune femme plia ses parchemins et repris un visage un peu plus sérieux. Elle observa les tribunes, se demandant si la longueur du récit n'en avait pas endormis quelques uns.

-"Merci à vous de m'avoir écouté, en espérant que vous ne vous soyez pas endormis...."

Opheliane fit une courbette de saltimbanque, un peu ridicule et, faisant demi-tour, partit avec un petit sourire espiègle sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 22:04

Légende
Ecrit par Messire Rick, habitant de Montbrisson



Rick revint sur le podium pour proposer un deuxième conte, qu'il ne voulait pas voir faire parti du concours, pour la simple et bonne raison que cette histoire n'était pas de lui. Mais comme il la trouvait drôle, il ne put s'empêcher de la raconter. Elle se nomme les croqueurs de noix

C'étaient des gredins de la bonne sorte, le Baptiste et le Pascal. Pas trop prompt à l'ouvrage, toujours disposé à boire du lait qu'à traire la vache, et avec ça, chapardeurs en diable. Mais par ailleurs, bon camarades, francs, rieurs, prêt à rendre service pourvu que ça ne leur coûtât ni sous ni sueur.
On ne les voyait pas souvent remuer bras et jambes, sauf à l'époque des noix, parce qu'ils étaient juste un peu plus gourmands que fainéants. Seulement pour gauler les noyers, ils avaient tout ce qu'il fallait, excepté les noyers. Ainsi occupaient-ils les noyers des voisins, ce qui était bien gentil, sauf qu'ils oubliaient de demander l'avis des voisins. Et voyez comme ils étaient délicats : ils s'occupaient de leur petite affaire la nuit pour ne pas déranger le monde. Ils se couchaient à l'aube et dormaient jusqu'au soir. Chaque année, ils étaient exacts au rendez-vous des noix. On en avait même fait un dicton dans le pays : "Baptiste et Pascal au lit à midi, les noix sont mûres."
Ah, ils en faisaient de belles nos deux compères avec leurs noix ! Aussi , une fois après avoir fait bonne récolte, ils s'étaient installés derrière le mur du cimetière pour partager leur butin. Il n'était pas question que l'un en ait plus que l'autre. Aussi comptaient-ils les noix une à une à haute voix :


Celle-ci pour toi, celle-là pour moi. Celle-ci pour toi, celle-là pour moi...

Clac et tac, tac et clac, les noix tombaient dans les sacs. Qui va là soudain le long du cimetière ? Le sacristain qui revenait de l'église parce que Sainte Barbe lui était apparue dans son sommeil pour l'avertir qu'un feu couvait dans son clocher. Du feu en vérité, il n'y en avait pas plus à son clocher que sous les ponts de la Dore et notre sacristain s'en allait en maudissant Ste Barbe et sa mauvaise farce. Et voilà qu'il entend une voix derrière le mur du cimetière. C'était la voix de Baptiste qui comptait :

Celle-ci pour toi, celle-là pour moi...

Il fut pris aussitôt d'une si grande frayeur qu'il détala à toutes jambes et s'en vint chez monsieur le curé, hors d'haleine :

- Monsieur le cucu..., monsieur le réré..., balbultiait-il, les diables sont au cimeme... au cimetière à se partager les âmes de nos dédé... de nos défunts. Et clac et tac et tac et clac, on enen... on entend même les os qui claquent !
- Allons mon ami, dit le curé en baillant, tu as dû faire un mauvais rêve. Vas donc dormir, nous en reparlerons demain.


Mais le sacristain ne voulut pas démordre de ses diables et il fallut bien que le curé allât voir. Curé devant, sacristain derrière, voilà nos gens de l'église derrière le cimetière. Clac et tac et tac et clac, les noix tombaient sur les noix et la voix de Baptiste continuaient de plus belle :

Celle-ci pour toi, celle-là pour moi. Celle-ci pour toi, celle-là pour moi...
Et soudain la voix du compère Pascal se fait entendre :

Je vais chercher les deux autres qui sont derrière le mur.

Ils ne songeait ni au sacristain, ni au curé, nos voleurs, mais à deux autres sacs de noix qu'ils avaient laissés sur le chemin, parce qu'ils étaient trop chargés. Nos gens d'église, cependant, ne l'entendirent pas de cette oreille, ils se croyaient déjà en enfer, celui-ci avec le Diable, celui-là avec un autre. Curé devant, sacristain derrière, ils filèrent sans demander ni que ni quoi. Ma foi, s'il y avait eu le feu à l'église, ils auraient couru moins vite ! Laughing Laughing Laughing

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MessageSujet: Re: [légendes] Concours de Légendes : Comité du BA, Janvier 1455   Jeu 8 Mar - 22:05

Légende
Ecrit par Messire Totoriflette, habitant de Moulins



Totoriflette s'avança, monta sur l'estrade, se racla la gorge, et regarda le jury. Saluat les personnes qu'il connaissait, et se permit même un petit clin d'oeil à une personne. Puisse lança.

Mesdames, Messieurs les membres du jury, je vais vous conter ce jour, l'histoire de nos montagnes, sachez l'écouter, et ne pas oublier

Nous habitants de Moulins, connaissons tous cette chaine de montagne qui culmine sur toute l'Auvergne. Son plus haut sommet à quelques 1400 mètres, nous domine. Mais je vais vous conter, comme cette chaine de montagne et arrivé, et pourquoi de temps à autre, de la fumée s'en échappe, des sources chaudes en jaillissent.

Nos ancêtres, certes bien lointain, les romains édifièrent il y a bien longtemps, un temple dédié à Mercure, sur un terrain vague, qui comme chacun le sait était le dieu du Commerce, des Voyageurs et des Voleurs mais, également le messager des dieux. Il accompagne les âmes et leurs ouvre les portes du domaine des morts.

Mais ce dieu Mercure, était en fait bien plus que cela, il avait la capacité de transformer rien quand touchant la pierre, en un métal lourd, et de couleur blanchâtre, qui a le pouvoir d'émettre des vapeurs.

Aussi, un jour, les Auvergnois, l'oublièrent, chacun était devenu individualiste. Le commerce était fleurissant, les voyageurs n'étaient plus trop détroussés, et chacun savait que les morts reposaient en paix. De ce fait, plus personne ne se rendit dans le temple, Mercure était devenu l'oublié de tous, une grande colère monta en lui. Alors, il commença à toucher chaque pierre de la vallée, les transformer, la terre alors s'éleva, se déforma, formant des massifs de différentes hauteurs, et des cratères au milieu de certain. Ces cratères se mirent alors, à tousser, à cracher, de grands colonnes de fumée s'élevèrent alors, des sources d'eaux chaudes jaillirent en différents endroits. Cela décima bien des villages, beaucoup de personnes disparurent, chacun pleurait ses morts. Mais le temps passa, la terre se calma.

Ce phénomène apeurât bien du monde, mais certain y virent là un signe. Ce phénomène amena bien des curieux en ces lieux, des villages se créèrent à nouveau et le commerce grandit encore plus, Mercure leurs avait à nouveau prouvé qu'il était leur dieu.

Aussi, depuis, chaque jour, ils prient à nouveau ce dieu, et lui régulièrement leur rappelle par des jets de fumée qu'il peut à nouveau les détruire, si jamais il l'oublie …

Aussi ajouta t'il

Car un jour, le malheur pourrait à nouveau nous toucher si nous oublions.

[i]Puis il saluat le jury, et redescendit de l'estrade

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