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 [contes] Concours de Noël

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Jojolasage
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MessageSujet: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 18:53

Concours de Contes de Noël

Lancé lors des festivités données avec la participation des Duchés
d'Artois, du Berry, de Bourgogne, et du Bourbonnais-Auvergne


Décembre 1454

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Jojolasage
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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 18:55

Ecrit par Messire Vlaams, habitant de Thiers



Noël amena un froid très vif, le vent du nord faisait tressaillir les arbres jusqu’aux racines et de brusques foucades les déportaient violemment de droite puis de gauche. Une brume violette flottait comme un voile sur la ville encore endormie et seules quelques lumières éparses perdues dans l’entassement roussâtre des toitures lui donnaient un semblant de vie. De temps à autre, des paquets de neige glissaient des toits et dégringolaient à travers les arbres avec un bruit soyeux.
Une grande tour en bois, qui gardait la porte nord, détachait sa silhouette de la masse blafarde de la ville. De son poste de surveillance, le garde de faction ce jour là distingua, a travers la forêt, la route, un curieux équipage qui se dirigeait vers la ville
Il y avait un homme, une femme et un petit enfant. Ils cheminaient sur la route enneigée. Les masses sombres de sapins alternaient avec les tapis blancs étalés sur les flancs de coteaux. Ils cheminaient, c’est-à-dire que l’homme marchait devant, suivi d’un mulet attelé à une roulotte. A la fenêtre de la voiture une femme montrait un visage jeune qu’encadrait une étoffe voyante, comme aiment à en porter les gitanes. Et si on prenait la peine de s’approcher davantage, on pouvait découvrir, contre la joue maternelle, la joue d’un tout petit enfant.
- José, cria-t-elle, quel pays de solitude et de froid ! Arrêtons-nous au prochain village ! Allons-nous passer Noël dans un désert ? Il faut des présences humaines pour avoir le cœur au chaud !
- Maria, cria-t-il, je vois un clocher là-bas dans le creux de la vallée. Si notre bourricot veut bien y mettre du sien, nous y serons bientôt.
Quand ils se furent arrêtés sous le platane près de l’église, la femme sortit, heureuse de se dégourdir les jambes et de montrer à son petit enfant comment est fait un village chrétien : une église avec des maisons tout autour. Et aussi un garde, ce qu’elle avait omis de dire. Comme pour s’excuser de l’oubli, elle offrit son plus charmant sourire à l’homme important qui arrivait. L’homme avait un casque, une armure légère, une hallebarde, et une grosse voix qui fit sursauter Maria et pleurer l’enfant.
- N’avez-vous pas lu l’écriteau, vous autres ? Défense aux nomades de stationner sur le territoire de la commune ! Allons, déguerpissez, et tout de suite !
- Monsieur le garde, fit l’homme assez décontenancé, c’est vrai. Mais le soir tombe et nous ne connaissons pas de place où nous installer.
- Quoi, le pays n’est pas assez grand pour vous ?
- D’un geste large, il avait désigné la montagne, la plaine, les champs, la forêt, comme pour dire : « Tout cela pour vous ; nous ici nous restons entre nous ! »
- Monsieur, dit la femme à son tour, nous sommes des gens honnêtes et des chrétiens. Noël, ça se fête ensemble, le cœur au chaud autour du même foyer. L’église que voici nous parle de Celui qui est né cette nuit-ci.
- Allez-vous en !
- Quoi, pas plus de place pour nous parmi les braves gens qu’il n’y en eut pour Lui quand il vint sur la terre ?
- Bonne femme, vous prenez-vous pour la sainte famille , Allez passer la nuit où vous voudrez, mais pas ici. Je suis la loi, moi !
Ce n’était pas qu’il fût mauvais, le garde; mais il était tenu de mainteneur de l’ordre public, et c’était cela qui mettait tant de rudesse dans sa voix de brave homme et dans son geste péremptoire. Il ne bougea pas d’une semelle que les autres, comme il disait, n’aient déguerpi. Il jeta alors les yeux autour de lui, comme pour prendre choses et gens à témoin qu’il avait fait tout son devoir, et sans faiblesse.
« Personne, se dit-il avec une nuance de regret, personne ne m’a entendu ! »
Il se trompait. Un chien l’avait entendu, un chat aussi et puis, puisqu’il faut tout vous dire, sous un hangar voisin, une chouette. Un chien qui lui cria en son jargon : « N’êtes-vous pas honteux d’envoyer ces gens dans la montagne par ce soir de Noël, dans la solitude et le froid ! Ce n’est pas un temps à mettre un chien dehors ! » Un chat qui lui cria en son langage : « C’est abominable, Messire le garde, d’avoir si peu de sentiments humains en une nuit où pourtant le Dieu que vous adorez a répandu de la chaleur de son cœur sur les hommes, pour réchauffer le leur ! » Une chouette qui, emmitouflée jusqu’aux yeux dans ses plumes, hulula son indignation dans la solitude de son hangar : « Sont-ce cela les hommes ? Aussi implacables qu’une buse qui joue avec une souris, et cela la nuit où leur sauveur est né »
Mais le chien, le chat et la chouette ayant exprimé leurs sentiments en leur langage particulier, le garde qui n’y entendait rien, n’en pu tirer profit. Et ce fut bien dommage, car il put s’éloigner, avec une bonne conscience.

Ils se retournèrent encore une fois pour regarder disparaître la ville
Il ne rentra chez lui que tard, très tard. Il avait fêté Noël à sa façon, en inspectant les deux ou trois auberges du village, pour vérifier si le vin y était bon. Quand il rentra, le silence régnait partout. Il se sentit heureux. « Paix sur la terre ! » dit-il en écho à une parole qu’il avait entendue quelque part, il ne savait plus où. Mais il se trompait. Il ne pouvait y avoir de paix sur la terre, pas en tout cas pour tout le monde. S’il avait su quel complot s’était tramé dans les cours, venelles, hangars et greniers du village, il ne serait pas entré chez lui en sifflotant : « Minuit ! Chrétiens… » comme il faisait.
Il commença à être étonné quand, ayant fermé la porte derrière lui, il n’aperçut pas sur le coin de la table son assiette, et le plat, et le pain. Catherine avait-elle oublié ?
Catherine était la femme de ménage qui s’occupait aussi de la cuisine. Le feu était éteint. Pas de ragoût à mijoter doucement en l’attendant. Pestant contre cette manie qu’a tout le monde, maintenant, de réveillonner, ce qui expliquait évidemment que Catherine ait manqué à ses devoirs, il alla à l’armoire. Il avait faim. Pas la moindre trace de jambon, de lard, rien des restes du repas de midi, pas la plus petite croûte de pain. Rien ! Que c’était donc là quelque chose d’insolite et d’inexplicable !
Il était furieux : on l’eût été à moins, même sans être garde. Et qui accuser ? L’homme d’autorité se sentait atteint dans sa dignité même. Si seulement il avait eu l’idée d’aller jeter un coup d’œil dans la pièce voisine ! Il aurait vu une demi-douzaine de chats qui se pourléchaient les babines en clignant – parfaitement – de l’œil.
Il saisit sa lanterne. Il ferait se lever quelqu’un dans le village. Il ne pouvait tout de même pas aller se coucher sans souper ! Il remit son casque, sa lourde casaque…Que la nuit était donc noire ! De lune point. Etait-elle du complot ? la seule lumière de tout l’univers qui l’enveloppait lui pendait au bout du bras.
Il fit quelques pas sur la route et s’arrêta. Devant lui, au ras du sol, deux yeux brillaient. Que dis-je, deux yeux : vingt paires d’yeux, cent paires d’yeux, un firmament d’yeux de chats en lesquels brûlait une flamme ardente, une flamme de colère. Et quel bruit soudain, quel tintamarre ! Ce n’était pas un miaulement, mais un crachement ! On eût dit la nature entière lui affichant son mépris ! face à l’homme qui commençait à s’affoler, un mur de feu et une insulte inarticulée, volumineuse, véhémente, en tempête ! Il était devant une manifestation de la justice immanente, et ne le savait pas encore.
Il se retourna brusquement avec le dessein de regagner sa demeure. Halte-là ! Son poil se hérissa. Comme à un signal, un grognement féroce venait d’éclater qui se prolongea, s’étendit, s’allongea, s’épaissit en profondeur. Il éleva sa lanterne ou se consumait de l’huile de baleine à bout de bras : devant lui un front mouvant de crocs étincelants, de langues pendantes, d’oreilles furieusement dressées. Tous les chiens du village étaient présents au rendez-vous de minuit. Il n’en manquait pas un, pas même le sien.
Le garde soupçonna une farce. Comment une telle chose était-elle possible en une nuit comme celle-ci ? Il prit conscience tout d’un coup d’un grave danger : les crocs avançaient. Les aboiements se faisaient plus rauques, mais sur tous les tons, montant de la basse profonde au soprano aigu. Jamais fanfare guerrière n’avait été aussi magnifiquement nourrie. Qu’allait-il faire ?
Une gifle le fit sursauter. Comment, on osait ? On osait, et de quelle manière ! A la fois vigoureuse, moelleuse, duveteuse, gifles de chouette, s’il fallait croire le hululement prolongé qui peuplait la nuit, à hauteur d’homme. Toutes les ailes poussiéreuses des greniers et hangars du pays s’agitaient autour de lui, ailes silencieuses, sournoises ; et sans en avoir l’air, mine de rien, quels furieux coups de bec !
C’en était trop ! Avec un grand hurlement, ne sachant vraiment pas en quel chemin il s’engageait, le garde se mit à fuir comme un fou. Une immense acclamation avait répondu à son cri, mais il ne put jamais savoir si c’était une clameur de colère ou un énorme éclat de rire, ces bêtes ayant, au fond, un répertoire très particulier et assez restreint.
La belle fuite que ce fut là, à travers champs et jardins, fossés et talus ! Les chats lui couraient entre les jambes : cette gent est sournoise. Les chiens le harcelaient aux mollets. Quant aux chouettes, elles mirent le comble au grand désespoir et à la fureur de l’homme en fuite, en fouettant à grands coups d’ailes, aussi désobligeants que possible, et en faisant du coup voler au loin le casque, emblème malheureux d’une autorité bafouée. Alors, avec un grand cri, le garde culbuta dans un fossé embroussaillé. Il était au bout de son énergie.
Avait-il rêvé ? Un silence absolu s’était substitué à l’invraisemblable charivari de tout à l’heure. Il releva la tête. Il découvrit qu’il était affalé dans un champ de neige, près de grands sapins. Devant lui une lumière, puis une autre : un homme approchait, une lanterne à la main.
- Hé là ! Il y a quelqu’un ?
- Moi, grogna le garde. Mais il n’osa pas dire qui il était, assis dans la neige tout débraillé les habits tellement déchirés et sales qu’on aurait cru qu’il s’était vêtu de serpillières! Il venait de reconnaître, sous la lune qui brillait maintenant de fort réjouissante façon, la roulotte, et l’homme, et, à la fenêtre, un gentil visage de femme.
- Un vagabond ? Qui que vous soyez, vous êtres le bienvenu auprès de notre feu. C’est Noël.
Laissera-t-on dehors un pauvre type qui, sans doute, a froid et faim ? Entrez, brave homme !
Quand la porte de la roulotte se fut refermée derrière lui, le garde se trouva dans un petit intérieur plein de lumière et de chaleur. Dans le fond, la jeune femme lui souriait, serrant son petit enfant dans ses bras. Que peut faire un homme ayant tout simplement le sentiment d’avoir perdu, avec son couvre-chef, le signe extérieur de sa dignité, et aussi les signes intérieurs de ladite dignité, bonne conscience et respect de soi-même ? Il baissa les yeux et fit bien. Vraiment il était un vagabond, il en avait l’air et la chanson, et plus misérable que n’importe lequel de ceux qu’il avait dans le passé expulsés de la commune, au nom de l’ordre et de la décence.
- Monsieur, Madame, je vous prie de me pardonner…je vous dérange sans doute…
- Pas du tout ! Il ne faut pas fêter Noël dans la solitude, en égoïstes. On n’a pas de mérite à vous recevoir. Aujourd’hui le cœur est large, par nécessité. Il faut se mettre à la mesure du cœur, plus grand encore que tous les cœurs du monde réunis. José, donne un gobelet à Monsieur. Et puis il reste du boudin. Allez, vous allez être bientôt tout gaillard !
- Peut-être que vous ne savez pas qui je suis ?
- Ça n’a pas d’importance. Vous êtres l’hôte de notre petit bébé. Savez-vous bien que c’est la nuit de toute grâce ? L’enfant est le maître, et il n’a pas de mémoire. Faites donc comme chez vous.
- Et si je vous disais qui je suis ?
- Ne vous donnez pas cette peine, monsieur le garde; car on vous a bien reconnu, allez, bien que vous n’ayez pas votre casque…
- Si c’est comme ça…
Mais je vous jure qu’en mangeait son boudin, le garde champêtre pleurait. La loi fléchissait devant la grâce.

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 18:56

Ecrit par Le Conteur Itinérant (pour l'Artois)



Notre histoire se déroule dans une pauvre chaumière... Notre héros, ne vous en déplaise, est un bien fort pauvre petit garçon, vivant en Artois au bord de la froide Somme. Ses parent quittèrent notre monde il y a deux ans, le laissant seul, pauvre orphelin... Il s'occupait seul que ses trois cochons, mais les récoltes de cette année étaient si mauvaises qu'il savait bien qu'une fois les maigres betes tuées et vendues, il n'aurait jamais assez pour en racheter. Cette nuit là, il venait juste de finir son dur labeur quand il décida de s'occuper de sa maison. Il commença donc à la nettoyer, en brave garçon, mais alors qu'il sortit dans le froid mordant pour nettoyer sa serpillère dans la proche Somme, son regard fut attiré par le chateau du seigneur qui se trouvait non loin... Il voyait des lumières, un feu sans doute, et des ombres dansaient à l'intérieur. Intrigué, il décida de s'approcher du chateau pour comprendre ce qu'il s'y passait. Les lumières, les rires et les chansons l'attiraient comme les chandelles attirent les papillons égarés. Il colla son nez crasseux à un carreau, et ce qu'il y vit le laissa rêveur: des gens, réunis dans une grande pièce où régnait un bon feu dansaient, riaient, et mangaient des mets incroyablement variés, apportés par nombre de serviteurs!

Le pauvre garçonnet, transit de froid, laissa couler une petite larme. Non pas qu'il fut jaloux, oh non! Simplement voir toute cette gaité lui donnait une joie qu'il n'aurait su exprimer. Mais tout à coup, il l'aperçut. Une magnifique fillette qui ne devait pas être beaucoup plus jeune que lui entra dans la pièce. Immédiatement, le garçon sentit son coeur s'emballer à la vue de cette demoiselle. Il lui semblait que sa poitrine fut trop étroite pour contenir son coeur, changé en oiseau. Mais le rêve fut vite brisé, quand il entendit derrière lui une grosse voix!

"Ahaaaa ! Je t'y prend petit voleur !"

C'était un garde du chateau. Le prenant pour un petit gredin, il dardait vers le pauvre garçon sa hallebarde, lui ordonnant sechement de ne plus bouger. Mais le garçon ne bougea pas, et il pleurait maintenant tout à fait. L'innocence de son âge toucha le garde, qui lui demanda d'une voix adoucie:

"Qui es-tu petit ? Que viens-tu faire ici ?"

Le pauvre gosse passa sa manche sur son visage crasseux pour essuyer ses larmes.

"Je..., dit il, je ne suis pas un voleur... Je voulais juste voir la fête, monsieur... Je vis seul là-bas, juste à côté"

Il retenait ses larmes, apeuré. Le garde prit l'orphelin, et l'amena avec lui dans le chateau afin de le présenter à son seigneur. Il fit attendre le garçon dans le grand hall du chateau, décoré de magnifiques tapisseries, dont une représentant des héros grecs en prise avec des monstres effrayants. Il y avait aussi, car le seigneur était un grand voyageur de son temps, des représentations d'animaux extraordinaires. Soudain, ce dernier entra, accompagné du garde de l'entrée, et de sa fille, la splendide jeune fille que le garçon avait vu de dehors. Il posa ses yeux sur lui, et le garçon se sentit rougir de sa saleté, et de sa condition. Mais le Seigneur lui sourit, et, lui tendant la main, lui dit:

"Petit, ainsi tu vis seul?
-Ou... Oui Monseigneur..., lui répondit-il timidement.
-Ecoutes moi. Il y a de celà quelques années, mon fils est mort alors que j'étais en voyage... Il devrait avoir ton âge maintenant... Dis moi petit, aimes-tu cet endroit?
-Oh oui Seigneur! Je l'aime beaucoup! Ici tout est si... merveilleux!"

Le seigneur éclata d'un rire sincère, chose qui ne lui était plus arrivé depuis un long moment. Il regarda ce beau garçon, tout sale et tout timide, et dans un sourire lui demanda:

"Quel est ton nom?
-Je... Je me nomme Firmin, Monseigneur...
-Et bien, Firmin, si ce chateau te plaît et si tu l'accepte, que dirais tu d'y vivre avec nous?"

Firmin regarda le Seigneur sans comprendre, puis un énorme sourire se dessina sur son visage, et des larmes de joie coulèrent de nouveau sur son visage d'enfant. Il acquiesça, et se croyant dans un rêve se laissa mener dans une gigantesque salle d'eau, au sol pavé d'un grande mosaïque représentant une baleine bleue, où lui furent donnés toilettes et habits propres. Quand il redescendit un peu plus tard, le Seigneur lui demanda:

"Accepterais-tu de passer Noël en notre compagnie Firmin? Celà me ferait énormément plaisir."

Firmin entra donc dans la salle accompagné du Seigneur et de sa fille, et passa Noël avec eux, entouré de gens sympathiques. C'était la première fois qu'il fêtait Noël, et étant devenu le fils adoptif du Seigneur, ce ne serait pas la dernière...

Ainsi c'est l'innocence de l'enfance qui permet parfois que les miracles arrivent. Gardons nos âmes d'enfants, et émerveillons nous encore et encore, afin que ces doux moment se renouvellent, et que la magie de Noël puisse encore nous accompagner tout au long de nos vies.

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 18:58

La naissance de Noêl...
Ecrit par Dame Tecki_Lâ, habitante de Péronne



Cette histoire se passe il y a fort longtemps…
Christos, agé de 33 ans venait de mourir, et tous les pauvres, les riches, les seigneurs et les gueux pleuraient la disparition de ce saint homme…

Un être pourtant, semblait plus peiné que les autres : c’était un vieil homme, à la longue barbe blanche, éleveur de rennes, et fabricant de traîneaux. Il se nommait Baleine.
Il vivait dans le grand Nord, et n’avait jamais rencontré Christos… pourtant il le connaissait bien. Baleine était homme de bien, et avait souvent communiqué avec le saint homme, passionné lui aussi par ces animaux magnifiques que sont les rênes.

Le pauvre Baleine, à la veille de l’anniversaire de la naissance de Christos, un 24 du mois de décembre, pleurait la disparition de son ami lointain, à qui il ne pourrait souhaiter ses vœux de bonheur pour son anniversaire… Il se souvenait d’une lettre dans laquelle Christos lui expliquait qu’il aurait voulu partager tous les présents reçus à cette occasion avec les pauvres et les enfants.
Baleine eut soudain une idée : il allait rendre hommage à Christos !

Il se mit immédiatement en action, sortant de chez lui, et allant trouver les enfants de son village afin de leur demander quels présents les rendraient heureux.

Le premier qu’il croisa était le fils d’un paysan pauvre, exploité par le seigneur du village. Le pauvre gamin était en train de laver le sol d’une ecurie à l’aide d’une serpillère trouée. Il avait les mains rougies par le froid, le visage gonflé par les larmes que la faim lui faisait couler.
L’enfant, n’osa tout d’abord pas répondre au Père Baleine, persuadé qu’il recevrait des coups pour son audace… puis, rassuré par l’attitude du vieil homme, il lui expliqua que le plus beau cadeau qu’il pourrait recevoir serait de voir tout le village réuni autour d’une belle table, et que tous pussent manger à leur faim.
Il n’avait rien demandé pour lui… juste pour les autres…

Baleine fut touché… les autres enfants qu’il rencontra lui tinrent le même discours… sauf un, qui demanda une hallebarde afin de tuer le vilain et méchant seigneur qui rendait tant de gens si malheureux…

Sans attendre, le père Baleine commença à chercher de la nourriture, sacrifiant trois de ces rennes, et vidant son garde-manger.
Dans le village, le bruit avait couru : le vieux Baleine, sans doute devenu fou, prévoyait un festin et une grande fête pour tous… en hommage a la naissance de Christos…
Tous voulaient participer à cette folie… les charpentiers travaillèrent comme des fous afin de créer de petits jouets de bois, les femmes décorèrent le village, les enfants se remirent à jouer, les musiciens accordèrent leurs instruments…

Le 25 au matin, un miracle avait eu lieu : le village entier résonnait de cris et de rire, de danses et de jeux… Les gens étaient toujours aussi pauvres, mais l’espoir venait de naître.
Devant un sapin décoré par les femmes, des dizaines de jouet de bois attendaient… chaque enfant reçu le sien, personne n’avait été oublié… pas même le méchant seigneur qui avait été, lui aussi, invité à la fête.

Le soir, tout le monde se coucha le ventre plein, des souvenirs pleins la tête. Même le méchant seigneur se promit d’être meilleur à l’avenir…

L’année suivante, les villages alentours fêtèrent aussi la naissance de Christos, et d’année en année, ce fut toute la planète qui fit la fête à la même date… le 25 décembre était devenu le jour de Baleine… puis, d’année en année, le nom de Baleine se transforma… aujourd’hui, qui se souvient que Noêl vient de Baleine ? personne…
Mais le principal reste : l’esprit du père Baleine (ou père Noêl) est resté vivace. De partout sont fêtés l’amitié, l’amour et la générosité…

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 18:59

Les perles de Noël
Ecrit par Messire Olivier Le Gentil, habitant de Bertincourt



Il était une fois un jeune homme pauvre du nom de Godefroy. Il n'était pas grand chose et n'avait pour tout avenir que la perspective de s'engager sur un navire qui chassait la baleine et mouillait dans le port de son petit Comté. Ce futur ne le réjouissait guère, lui qui rêvait d'une Dame chaque nuit que Dieu faisait. Il était amoureux de la fille du Comte, ni plus, ni moins, qu'il avait aperçue un beau jour se promenant sur les remparts du château. Elle s'appelait Gwendoline et était d'une telle beauté que le jeune homme ne voyait plus les autres femmes, ce qui ne manquait pas d'attirer les quolibets de ses camarades. Seul un ami le comprenait, un homme d'armes qui servait sous les ordres du Comte et qui avait déjà vu lui aussi la beauté de la Dame. Mais son ami était parti avec l'armée du Comte guerroyer en de lointaines contrées à l'appel du roi. Certains disaient même le Comte mort et son armée décimée. Godefroy était bien seul sans cet ami qui le comprenait. Aaah, que n'aurait-il point donné pour approcher la belle, que n'aurait-il point offert pour un baiser de sa bouche, même sur la joue, même une seule fois. Le jeune homme était désespéré car il savait cela impossible, mais il ne pouvait s'empêcher d'y penser.

Vint la nuit de Noël. Toute la journée, Godefroy qui vivait seul avait passé la serpillière, rangé la maisonnée, installé la petite crèche qu'il avait faite de ses mains et dressé un petit sapin par dessus pour la protéger car par endroit la toiture était trouée et laissait passer parfois quelques flocons de neige. Il était temps à présent pour Godefroy de se rendre à la messe de minuit, lui qui espérait apercevoir à nouveau la Dame de ses rêves.

Lorsqu'il arriva à la porte de la cathédrale celle-ci était déjà si pleine qu'il ne lui restait plus qu'un petit endroit où il pouvait encore se tenir, debout près de l'entrée. Lui le manant, le moins que rien était bien à sa place, dernier des derniers, dans les courants d'air que laissait passer la lourde porte de bois. Là-haut sur les toits, les gargouilles de pierre qui l'avaient vu entrer dans cette cathédrale comble semblaient rire à présent de son malheur, lui qui ne verrait pas encore cette fois la dame de son coeur. La messe commença, mais il ne voyait rien et entendait à peine l'évêque qui annonçait la naissance de Christos. Alors Godefroy se mit à genoux sur les froides dalles de la cathédrale et se mit à prier celui qu'on était venu célébrer cette nuit-là. Il le pria de tout son coeur, de toutes ses forces afin qu'un jour, il put enfin l'approcher et la voir. Quand quelqu'un ouvrit la porte.

C'était un homme d'armes, avec sa hallebarde, son casque et sa cotte de mailles. Le soldat lui mit la main sur l'épaule et il se releva. C'était son ami ! Il était revenu au pays. Mais il avait l'air mal en point et complètement épuisé. « Godefroy, je n'aurai pas la force, c'est à toi de le faire. Va donner ceci à la fille du Comte. En mains propres. Tout de suite. Va, mon ami, va. » Et il lui remit un petit rouleau de parchemin avant de s'effondrer. Les gens qui étaient là prirent immédiatement soin de lui et Godefroy ne perdit pas un instant.

Il se fraya tant bien que mal un passage à travers la foule qui se massait debout près des portes de la cathédrale. Puis il emprunta l'allée centrale qui traversait la nef sous les regards médusés de toute l'assistance qui se demandait qui osait interrompre ainsi la messe de Noël. Godefroy n'en avait cure, il devait remettre son message à la fille du Comte et était prêt à tout pour cela. Mais la garde comtale ne l'entendit pas de cette oreille et s'empara de lui au moment où il allait arriver près d'elle. Les soldats allaient l'emmener au dehors pour lui faire payer de sa vie son impudence quand dans un dernier effort, Godefroy eut le temps de crier à la Dame qu'il avait un message à lui remettre en mains propres. Celle-ci ordonna à la garde de le lâcher et enfin Godefroy put s'approcher d'elle. Son rêve s'accomplissait. Lui, le dernier des derniers, le plus humble d'entre tous allait enfin voir la fille du Comte.

Quand il fut face à elle, il fut tellement émerveillé par sa beauté qu'il en oublia de lui remettre son message, ce que la Dame lui rappela avec douceur, touchée par le courage de cet homme qui avait osé braver sa garde, seul et sans arme. Elle déroula le parchemin qu'il lui tendit et le lut avec empressement. C'était l'écriture de son père. « Père est vivant » cria-t-elle enfin, les larmes aux yeux. Et la foule acclama la bonne nouvelle dans toute la cathédrale. De bonheur, Gwendoline lâcha le parchemin, prit Godefroy dans ses bras et l'embrassa sur les deux joues pour le remercier. Puis, n'ayant plus un sou car elle avait tout donné à la quête pour les pauvres, d'un geste gracieux, elle détacha les deux perles qu'elle portait aux oreilles en pendentif et les offrit en cadeau à Godefroy. « Nous nous reverrons. » lui chuchota-t-elle dans un sourire.

Lorsque le jeune homme revint dans sa chaumière, il accrocha les deux perles à son sapin juste au-dessus de la crèche, s'assit dans son petit fauteuil tout prêt de l'âtre et les yeux pleins de rêve, il contempla les perles en pensant à sa Dame jusqu'au bout de la nuit, une merveilleuse nuit de Noël.

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 19:00

Ecrit par Dame ExisTenZ, habitante de Montbrisson



Il était une fois, une jeune fille de 16 ans, prétentieuse et arrogante. Ses parents de bons nobles, ne comprenaient pas pourquoi leur fille unique était si pretentieuse et arrogante. Le père de la jeune fille, un noble Vicomte, respectable et sa mère, une bonne mère aristocrate.

Un soir d'hiver, la veille de Noel, le père de famille ramena une nouvelle servante en leur demeure. Une toute jeune servante, à peu près de l'âge de leur fille. Les parents pensaient que se serait une bonne idée, que de trouver une servante à leur enfant, du même âge. Cela pourrait lui faire une potentielle amie.
Seulement, la jeune fille prétentieuse eut une réaction plutôt opposée. Elle fit des bêtises accusant la jeune servante. Les parents prirents des sanctions contre la jeune servante, l'avertissant qu'au prochain incident, elle serait renvoyée. La jeune servante garda son calme et ne fit rien pour nuire à celle dont elle était la domestique.
La neige tombait dehors. La jeune fille prétentieuse entraina sa servante dehors et entama une violente bataille de neige. La jeune fille reçu une boule de neige bien glacé dans le nez. elle tomba au sol un peu assomée par le coup. Tandis que la jeune prétentieuse riait aux éclats. La jeune servante se reléva le nez en sang. Puis dit à sa jeune patronne :

- Tu devrais être plus gentille. Le Père Noel passe bientôt, mais pour les jeunes filles comme toi, il ne se déplace pas. Seul le Père Fouettard te rendra visite avec sa hallebarde. Tu ne mérites aucun cadeau. Tu es arrogante et prétentieuse, voir méchante.

La jeune noble couru en hurlant de rire à l'intérieur sans se déchausser. Elle mit de la terre partout à l'intérieur de la demeure. Puis elle cria :

- Et la manante, prend une serpillère et vient nettoyer les traces que je viens de faire.

La jeune servante exécuta les ordres. Une fois tout néttoyé, la jeune servante se mit à réciter un texte dans une langue étrangère, elle tenais dans ses mains, une poupée semblant ressembler au Père Noel.
La jeune peste vit la servante et entreprit de dérober la poupée à la jeune servante. Elle lui arracha des mains.

- Non ne fait pas ça ! , dit la jeune servante... Je suis la fille du Père Noel et cette poupée me permet de communiquer avec lui. Je suis venue enquéter sur toi. Je suis envoyée par mon père, je dois lui dire si oui ou non tu mérites un cadeau.

La jeune fille prétentieuse, très tétue, la contredit en lui disant que c'était des calomnies, que le Père Noel n'était qu'une légende urbaine... et que c'était fait pour les enfants naif. Puis elle se jeta sur la jeune servante, qui se révéla être la fille du Père noel. LEs jeunes filles commençèrent à se battre, quand tout à coup ... la constellation de la baleine sintilla dans le ciel sombre. Les jeunes filles céssèrent de se battre. Et la jeune fille prétentieuse s'exclama :


- Tous les ans à la même heure, le même jour, la veille de noel, le ciel s'illumine à cet endroit... Et... J'ignore pourquoi...

La fille du Père Noel lui expliqua que la ou les etoiles sintillaient , elle y vivait avec son Père, le Père Noel... Elles lui parla aussi des petits lutins, qui travaillaient à la fabrique . La jeune prétentieuse était fascinée. Elle écoutait avec plaisir tout ce que lui contait la jeune fille au yeux émerveillés et qui ne s'énervaient jamais.

La gentillesse avait su libéré une jeune fille noble de la prétention et de l'arrogance, tout simplement en lui fesant ressentir des émotions oubliées. Des émotions liées à l'enfance. Avez vous oublié qui vous étiez enfants ? L'émerveillement et le bonheur ressenti par nous, autrefois quand nous étions enfants... au pied du sapin de noel, avec les cadeaux apportés par un homme légendaire... et la magie que cela entraine.
Cette année là, et les années qui suivirent la jeune fille qu'on surnomait la jeune prétentieuse devint une jeune des plus sociable.

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 19:02

Conte d'un Noël lointain...
Conte à quatre mains écrit par Dame Xénica, et Messire Erikdejosselinière, habitants d'Autun



Il était une fois, l’histoire de deux jeunes et pauvres petits paysans, arrivés depuis cette histoire dans nos contrées, mais qui vivaient alors dans les très, très, lointaines montagnes de Transylvanie.

Iubita et Iubito étaient leurs petits noms, et ces noms-là leur allaient comme un gant puisque dans leur langue inconnue cela signifie « mon amour » ! On pouvait dire sans crainte de se tromper que ces deux-là s’aimaient, en effet, du plus tendre, du plus pur, du plus fort des amours.

Cependant, Les temps étaient très durs pour nos deux gentils compagnons : La Reine de ce froid pays, une affreuse, une exaspérante mégère passée maîtresse dans l’art subtil et maléfique des poisons, avait signé un pacte avec le démon. Ce dernier lui avait promis, contre un échange infâme, de la nommer impératrice des mondes connus et inconnus. Mais pour battre les armées des humains, il fallait que le diable réveille son épouvantable compagnie de morts terrifiants, armés d’épées, de francisques, de hallebardes et de masses.

Le drame pour nos tourtereaux c’est que les squelettes de cet Ost de l’ombre nécessitaient, afin de leur redonner un semblant de vie abominable, que l’on vole le cœur de tous les amoureux du pays… Voila ce qu'il en était de ce marché de dupe !

Iubita et Iubito étaient donc les derniers amants de Transylvanie à l’époque où cet affreux drame se nouait, nul n’osant plus s’approcher ni se regarder et encore moins s’embrasser.

Cela faisait des jours qu’ils fuyaient, n’ayant que racines pour repas, dormant quand ils le pouvaient, au creux d’un arbre, sous des futaies épaisses, dans quelque grange abandonnée, buvant à même les flaques d’eau ou, quand ils le pouvaient, laissant fondre un peu de neige au fond d’une sobre écuelle en bois.

Or, si l’amour était toujours de plus en plus fort entre eux dans cette adversité, leurs corps avaient de plus en plus de mal à supporter le froid, la faim, et les cris roques des premières troupes de morts-vivants que la Reine à la sombre allure menait d’une main de fer à leur recherche, les pousuivant sans cesse...

Noël cependant approchait, et nos deux héros malgré eux avaient de tendres pensées pour ce petit enfant né dans de bien précaires conditions, des années et des années auparavant. Leurs prières pour ce petit être de pureté, recherché par le roi Hérode aux temps jadis, pour de malfaisantes raisons, redonnait un peu de cœur à nos fuyards.

Tant et si bien que, suivant l’immense fleuve Danube, ils parvinrent, ce 24 décembre 14.. aux abords de la mer Noire !

Las ! La Reine Sombre, emplie de mille folles pensées et d’au moins autant de mauvaiseté, comprenant que les jouvenceaux allaient se retrouver acculé à la mer, avait décidé de porter elle-même le coup de grâce fatal !

C’était cependant sans compter sur la bonté de Christos et des miracles d’Aristote !!!

En effet, parvenus sur une plage immense, nos Iubita et Iubito aperçurent une masse énorme et grise qui ressemblait à un énorme rocher mais qui paraissait pourtant vivant ! Iubito, n’écoutant que son courage et aidant dans leur ultime course une Iubita épuisée, lui chuchota dans un râle que cet étrange roc serait leur ultime cachette contre les forces du diable.

La nuit était presque tombée en cette veille de Noël, et ce n’est qu’arrivés au pied de ce qu’ils avaient pris pour un récif qu’ils s’aperçurent que c’était en fait un énorme et extraordinaire animal dont aucun d'eux n’avait jamais entendu parlé !

La bête semblait avoir les pires difficultés à respirer et, en la contournant, ils s’aperçurent qu’un énorme harpon était planté dans son flanc gauche… Du sang s’écoulait abondamment de la plaie tandis que, déjà, de voraces mouettes commençaient à entailler les chairs.

Nos deux amis, pourtant à deux doigts d’être mis à mort par la Reine des bavardes sanguinaires, furent pris d’une immense pitié pour les souffrances de la bête. Tandis que Iubito enlevait le fer avec autant de dextérité que possible, Iubita, se saisissant d’une antique serpillière qui leur avait servi tout au long de leur fuite à conserver un peu d’eau lorsqu’il n’avaient le temps de trouver mieux, et de quelques aiguilles dont elle ne se départissait jamais Elle épongea d’abord la cicatrice ouverte puis, étirant les fils de ce pauvre morceau de tissu, recousu du mieux qu’elle put la vilaine blessure…

Malheureusement, l’aide que nos deux amis apportaient à l’animal blessé avaient été repérée par la troupe démente. La Reine Glauque à leur tête, l’équipée macabre n’était plus qu’à un souffle des amants inconscients du danger lorsque…

...Lorsque, dans un réveil d’une force absolument incroyable et d’un mouvement d’une fabuleuse précision, l’immense animal se redressa brusquement de tout la force de sa queue et se laissa retomber dans un grognement de rage sur la troupe maudite ! En moins de temps qu’il ne m’en faut pour vous le dire, plus une trace de la Reine noire pas plus que sa troupe d’os furieux ! Tous avaient été écrasés !

Ce que mes deux amis me contèrent en suite dépasse encore plus ce que je puis accroire mais je les sais de bonne foi et sans doute auront-ils aussi un peu rêvés, la disette et l’émotion faisant le reste.

Après avoir repris son souffle, l’incroyable bestiole tourna sa lourde tête vers nos petits amis effrayés et, dans un murmure d’une douceur infinie, leur adressa ces quelque mots :

« Comment vous remercier, mes si frêles compagnons, vous qui, sans mots dire, soignèrent ma blessure et ma peine, méprisant tout danger ! Moi, la reine des Baleines, je ne pouvais faire mieux en retour, que de vous délivrer de cette méchante Folle et de ses sbires défunts. Car apprenez ceci, mes enfants, que votre bonté pure est un don du ciel et que le mal ne peut vous atteindre ! Votre amour est de celui qui déplace les montagnes ou qui, à tout le moins, sauve les êtres en détresse ! Aimez-vous, et aimez
votre prochain, car c’est pour les mêmes raisons qu’un tout petit enfant naquit il y a si longtemps ! C’est pour cela aussi qu’au royaume des cieux et dans les profondeurs des mers vous serez à jamais bénis ! »

Sur ces dernieres paroles, la baleine se laissa glisser dans l’onde claire et rejoignit son empire bleuté, laissant nos tourtereaux sans voix, comprenant seulement qu’ils étaient sains et saufs !


Cette histoire n'est pas qu'un conte, les enfants ! Retenez bien ceci, qu’un bon geste est toujours récompensé, qu’amour est plus fort que folie ni que haine, et qu’à la Noël, les histoires les plus étonnantes sont toutes vérité lorsqu’on a un cœur pur !

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 19:03

Ecrit par Messire Rick, habitant de Montbrisson



Amis lecteurs, laissez moi vous contez l'histoire d'un ami vagabond avec qui j'ai passé plusieurs années de ma jeunesse, avant de m'installer à Montbrisson. Mon ami est désormais mort, et il ne verra donc pas d'objection à ce que je raconte cette aventure qu'il a vécut, il y a de très nombreuses années, alors qu'il était encore qu'un adolescent.
Orphelin, il a passé toute sa vie à errer sur les routes du Royaume mais aussi sur toutes les étendues d'eau et de Terre que nous connaissons. Il a toujours voulu savoir si il y avait autre chose au-delà de l'océan ou si la Terre était vraiment plate avec un vide au bout.
A 15 ans, il voulut donc devenir marin et pour cela se rendit au château du comte, afin de s'enrôler dans l'équipage de ses navires. Ce riche homme avait à l'entrée de sa demeure, plusieurs gardes armés de hallebardes, qui refusèrent de le laisser rencontrer leur maître.
Il se dirigea donc vers la taverne du village où il entendit une étrange discussion.


Je pars ce soir chasser la baleine dans des contrées totalement inexplorées et pour fêter mon départ, je vous offre une tournée...

William, puisque tel est le nom de notre jeune héros, sursauta en entendant ces mots. Peut-être allait-il pouvoir réaliser son rêve. Il s'approcha alors du vieux loup de mer et lui demanda de l'embaucher sur son bateau. Il acceptait toutes les offres et il n'avait aucune famille qui le pleurerait en cas de problème.

Le capitaine regarda l'adolescent qui était grand et fort et lui dit :

Tu es bien jeune pour découvrir la mer et ses dangers, mais tu m'as l'air d'être un solide gaillard. Alors si tu es prêt à accepter tout type de travail, je t'offre de devenir mousse.

Mousse ? En quoi consiste le travail ?

C'est simple, tu auras l'entretien du pont à faire. Tu devras passer la serpillère, l'astiquer, le nettoyer afin qu'il brille. Et tu devras aussi aider en cas de pépin.

William était ravi de cette offre et s'empressa d'accepter le travail.

Le lendemain, le bateau appareilla vers des destinations inconnues et il navigua pendant des jours et des jours. William astiquait le pont et était devenu le roi de la serpillère Laughing Laughing Une nuit sans lune, il arriva un malheur : le capitaine, qui avait un peu trop abusé de la divine boisson, tomba à la mer, sans que personne d'autres que lui ne le vit ! Il cria alors :

Un homme à la mer ! Un homme à la mer !

Et n'écoutant que son courage, il sauta pour sauver le capitaine qui était tellement ivre, qu'il ne pouvait nager. Rapidement, ils furent tirés de l'eau par ses amis, qui l'acceptèrent enfin comme l'un des leurs et surtout arrêtèrent de l'appeller le roi de la serpillère. Le lendemain, le vieux loup de mer le convoqua.

Tu m'as tiré d'une fâcheuse position et je t'en remercie. Alors dis-moi, ce qui te ferais plaisir et je te l'accorderais de suite. Tu n'es pas obligé de me donner une réponse tout de suite. Cette offre durera aussi longtemps que je serais en vie. Alors n'hésites surtout pas...

Et puis un matin, alors qu'il était en pleine besogne, mon ami entendit un marin criait :

Baleines à babord, baleines à babord...

William se précipita alors à gauche du navire et vit un spectacle magnifique... Des dizaines de baleines... Et il vit aussi que les marins s'empressaient sur le pont. C'est vrai, il était sur un baleinier... Il ne pouvait laisser faire cela... Il se précipita sur la dune et apostropha le capitaine.

Capitaine, j'ai trouvé le service que vous pouvez me rendre...

William, je suis occupé à diriger les opérations donc on en reparle tout à l'heure...

Capitaine, je veux que vous arrêtiez cela.. Je veux que vous me promettiez de ne plus jamais chasser la baleine. Regardez le spectacle magnifique de ces animaux. Ce serait inhumain de les tuer pour un peu d'argent.

Le vieux loup de mer hésitait entre la promesse faite au jeune homme et l'appât du gain. Mais étant en homme de parole, il accepta à contre coeur d'arrêter la chasse et ordonna à ses hommes de poser leurs harpon et de regarder le spectacle. Les hommes furent surpris par un tel changement mais comme aucun d'eux ne voulaient voir ses animaux mourir, ils obéir sans rechigner !

La nuit suivante, William était assis sur le bord du navire et regardait l'étendue d'eau lorsqu'une baleine s'approcha du navire, et d'un mouvement de queue lui jetta un médaillon. L'adolescent s'empressa de récupérer le bijou et lorsqu'il le mit autour de son cou, il put entendre le chant des baleines et surtout le comprendre. Cet objet lui fit apparaître une dame à ses côtés qui lui dit :

Jeune ami, nous savons que grâce à toi, notre peuple n'a pas été décimé par ses chasseurs et qu'ils ne chasseront plus mes compatriotes. Alors pour te remercier, garde ce talisman sur toi et si un jour tu as besoin de mon peuple, crie et nous viendrons t'aider.

William remercia la reine des baleines qui replongea rapidement dans la mer. Quelques semaines plus tard, le navire fut pris dans une tempête qui détruisit le matériel de navigation. Et lorsqu'il réussit à sortir de là, le bateau était dans un sale état avec très peu de vivres. Qu'allait-il pouvoir faire, alors qu'aucune côte n'était visible ? Tous les marins commencèrent à perdre la foi et le moral. Mon ami se souvint alors des paroles de la reine. Il se précipita alors à la poupe du bateau et cria :

Baleines venez nous en aide...

En entendant ces cris, ses amis crurent qu'il avait perdu la raison. Mais lorsqu'il vit l'apparition de la reine devant eux, ils n'en crurent pas leurs yeux.

Jeune William, comme promis, nous allons t'aider. Suivez mes congénéres et dans moins de deux jours, vous serrez en vue d'une terre non hostile et pleines de vivres.

L'adolescent transmis alors les ordres au capitaine incrédule, qui accepta néanmoins car perdu pour perdu, il pouvait toujours essayer. Et deux jours après, ils arrivèrent effectivement en vue d'une île sur laquelle ils purent se ravitailler. Depuis ce jour et cette étrange rencontre, les marins renommèrent leur navire : "Le roi des baleines" et ils renoncèrent définitivement à la chasse aux baleines. Quant à mon ami, il décida de quitta la mer pour voyager sur la terre ferme, et c'est quelques années après que je fis sa rencontre.

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MessageSujet: Re: [contes] Concours de Noël   Ven 6 Avr - 19:04

Ecrit par Messire Bedincour



L’ami Pierre traversait le royaume du nord au sud afin d’entendre les rires des enfants lors de son passage quand il leur remettait bien empaqueté dans des feuilles de mais séchés teintés de pourpre, d’ocre, de sienne et enrubanné de belles étoffes de bien jolis présent, tantôt des toupies sculptés par de généreux artisans rencontrés en automne, pour d’autre des poupées de chiffons que les tisserands heureux de participer à la joie des petits fabriquèrent de leurs doigts agiles , Pierre rencontrât même un « indigène » qui lui aussi tenait à participer au don de cadeaux et offrit ce qu’il possédait et le rapproché de ses îles lointaines un os de baleine ce présent fut offert au petit dernier d’une famille de huit enfant dont le père forgerons de son état fabriquât un modèle réduit de hallebarde qui à son tour sera offert à un autre petit et tout cela pour la magie de noël …Quand tout à coup un groupe d’homme de piètre vie aperçurent Pierre avec sa grande barbe blanche chargé de sa hotte en roseaux vêtu de son rouge manteau et l’attaquèrent, en souhaitant lui dérober son bien que leurs déception fut grande ne trouvant que des jouets, ils furent éberlués et vexés. L’un deux lui demanda mais à quoi cela te « sers Pierre »( houps pardon serpillière) celui ci répondit simplement au bonheur des petits , l’homme apparemment plus humain que ses complices demandât
« comment te nomme tu? »
« Pierre » répondit il , « Pierre Noël »
Et l’homme rejoignit ses amis de beuverie et à eux tous firent la réputation de l’homme en rouge à la barbe blanche faiseur de joie et de bonheur dans les yeux et le cœur des petits et plus grands l’histoire de Pierre Noël, qui traversant le royaume devint le père Noël.

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